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 D'improbables retrouvailles [PV Arthur, Mathilde]

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Nimmio de Velteroc
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MessageSujet: D'improbables retrouvailles [PV Arthur, Mathilde]   Sam 23 Mar 2013 - 12:57




Favrius d'Automne ; premier jour de la cinquième ennéade ; An 7, Cycle XI.

Les préparatifs allaient bon train. Les bateaux étaient progressivement chargés des vivres et équipements nécessaires à l'expédition, tandis que les hommes, venus des quatre coins du médian, montaient les tentes qui les accueilleraient pour une nuit seulement. Le départ était prévu pour le lendemain et les derniers retardataires venaient d'arriver. Nimmio contemplait cet attroupement hétéroclite, dans un état d'esprit qui oscillait entre amusement et agacement. Il avait fait lever mil-cinq-cent hommes, mais le nombre qui s’étalait devant lui était bien plus important. En effet, aux soldats s'étaient mêlés tout ce que le territoire avait de commerçants ambulants et autres racailles avides d'extorquer aux mobilisés la moindre pièce d'argent qu'ils recevraient. Cette masse grouillante devait bien à présent peser ses deux-mille âmes et ne ferait que croître avec le temps. Certains de ces parvenus avaient par ailleurs réussi à s'octroyer des navires sur lesquels ils embarqueraient quiconque aurait suffisamment de moyens pour en payer le prix.

Se lassant du spectacle, le Comte entra à nouveau dans la tente où l'attendaient ses conseillers, toujours empêtrés dans des questions de dates, de temps de trajet et de météorologie. Bien malin serait celui qui saurait suffisamment lire les cieux pour en prédire les pensées et les volontés. Néanmoins, certaines bases étaient-elles invariablement valables. L’hiver approcherait bien assez tôt et il était vital que l'expédition soit confortablement installée dans les Wandres avant que celui-ci ne paralyse définitivement toute entreprise d'ampleur.

A son entrée, les débats cessèrent et tous se tournèrent vers le jeune seigneur qui se rapprochait de la carte péninsulaire qui lui avait été fournie par le Châtelain de Beltrod. Selon les estimations, ils mettraient plus où moins d'une ennéade pour atteindre les Wandres, si le temps se maintenait dans la clémence qu'il accordait ces derniers jours. Il faudrait ajouter à cela deux jours pour constituer le fortin de défense et deux enneades de plus pour que le fort velterrien ne soit entièrement terminé. Il lui resterait alors un mois, voir plus si les dieux le voulaient, pour effectuer la première parie de sa campagne.

Votre Grandeur, vous voici enfin. Il nous faut décider de ce que nous ferons des manants, qui semblent se faire à l'idée de nous accompagner. Parmi eux, beaucoup sont des commerçants qui nous garantissent, une fois sur place, de parvenir à nous ravitailler à des prix « raisonnables ». Je ne sais s'il serait une bonne idée que de les écouter.

S’asseyant sur le siège de campagne qui trônait au centre de la tente, juste à côté du brasero utilisé pour chauffer les lieux, le Comte jaugea un instant l'assemblée qui l'observait avec insistance avant de finalement répondre, comme à son habitude, sur un ton égal.

Et bien laissez-les faire Darius. S'ils sont capables de ce qu'ils prétendent, ils règleront bien des problèmes de ravitaillements pour nos hommes. S'ils en sont incapables, nous nous en débarrasserons bien vite, je peux vous en assurer. Les Wandres sont des terres dangereuses pour quiconque ne porte pas d'armes et je te garantis que le prix de leur sécurité sera intenable s'ils ne nous fournissent pas ce qu'ils ont annoncé fournir... et je ne parle pas de leurs besoins en nourriture qu'ils ont intérêt à satisfaire par eux-mêmes.

C'est alors que l'un des gardes entra précipitamment sous la tente, stoppant net en voyant toute la petite troupe qui y était assemblée s’interrompre pour tourner vers lui un regard interrogateur et quelque peu agacé.

Vot' Grandeur, ya quelqu'un qui veut vous entretenir. C'est visiblement d'un seigneur... enfin j'dis ça parce qu'il parle comme tel en tout cas et...

Ils n'avait pas fini de parler qu'une silhouette bien connue se dessinait déjà dans l'embrasure de la tente. Aussi improbable que cela eut pu paraître, il se tenait devant lui, ce bon vieux corbeau....
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Arthur
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MessageSujet: Re: D'improbables retrouvailles [PV Arthur, Mathilde]   Dim 31 Mar 2013 - 15:45

Un tel détour n'avait de cesse de l'ennuyer... Il ne devait qu'être sur ces maudites terres deux à trois jours durant, et le voici s'embarquant dans un véritable petit périple à travers le Médian. Oh, certes, la compagnie qu'il avait trouvé était des plus plaisantes et lui faisait oublier ses soucis, souvent, mais il n'oubliait pas la première réaction de la Chouette d'Ancenis, et craignait par certains côtés de tomber sur des hommes du Bâtard.

Il était parvenu dans le pays eracien, non sans conduire la petite troupe à travers des chemins à l'écart des principaux axes, ça et là, il glana quelques informations, tant sur la situation de la région que sur le comte qu'il recherchait, et l'expédition qu'il entendait mener, et l'endroit où il avait dressé son campement provisoire. Les Chouettes étaient partout à présent. Folie que voilà, de voir une famille félonne prétendre à tant de force désormais, pullulant dans toute la Péninsule. Il devait repartir... Vite.

Finalement, après une ennéade de voyage, ils avaient rejoint le campement du comte et c'était une chose impressionnante à voir, magnifique même, quoiqu'il ne douta pas qu'il y ait des parts malsaines dans ce tableau. Il y avait là des opportunistes de toutes sortes, tant marchands ou escrocs que catins. Une armée ainsi apprêter pour une longue campagne était pleine d'occasion.
Ils progressèrent, plus prudent à présent, jusqu'à l'entrée du campement militaire lui-même. Là, il demanda un entretien auprès du comte, prétextant quelques affaires urgentes, n'offrant pas un nom.

L'attente fut longue avant qu'on ne les conduise, escortés – mais il doutait que leurs sécurités soient la préoccupation première de cette initiative – par un soldat jusqu'à la tente du comte, ou plutôt, celle qui devait lui servir à réunir ses conseillers, à en juger par la compagnie qu'il y découvrit.

Une main posée sur l'épaule du brave soldat qui avait commencé à l'introduire, il l'interrompit toutefois pour conclure.

« Seigneur, il ne l'est plus à présent. »

Et là-dessus, retirant sa main, il s'inclina devant l'assemblée. Il savait interrompre quelques urgentes affaires en rapport avec la campagne qui serait mené, aussi décida t-il d'abréger pour l'instant.

« Pardonnez-moi si je vous dérange, Messeigneurs, je sais vos préparatifs importants, aussi puis-je patienter... Mais si nous devions attendre, pourrait-on nous apporter, à moi ainsi qu'à mes compagnons, un bon repas chaud ? »

Certains des présents le connaissaient déjà, mais il avait préféré opté pour un certain recul, n'offrant aucune familiarité dans sa démarche, ne s'imposant nullement, ni dans son ton, ni dans son attitude, même si on pouvait lui reprocher son entrée.
Il demeura à l'entée, attendant la décision du comte.

(Désolé, c'est un peu court et j'ai été long... Ça ira mieux une fois le sujet vraiment lancé
Au vue de la situation, il vaudrait peut-être mieux que tu répondes, Nimmio, Mathilde pourra s'introduire quand les choses seront lancés... Enfin contacte la dans le doute.)
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Nimmio de Velteroc
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MessageSujet: Re: D'improbables retrouvailles [PV Arthur, Mathilde]   Lun 8 Avr 2013 - 18:49

Arthur de Melasilnir, en chaire et en os se tenait à présent au beau milieu de la tente de commandement Velterienne. Si le hasard le plus improbable devait frapper, ce devait être de cette manière. Ainsi, le Corbeau était de retour dans le médian. Que cela pouvait-il augurer ? Un retour en nombre des Trystaniens dans la péninsule ? Peu probable ! Une invasion Drow ? Peut être ! Enfin, il convenait, pour l'heure de saluer le vieil amis et ne pas se concentrer sur l'oiseau d'augure qu'il était.

Arthur de Melasilnir ! Quel bon vent te ramène dans notre rude pays ? Moi qui croyais que tu t'en étais allé vers des contrées plus chaudes pour y passer tes vieux jours ?!

Il se rendit soudain compte qu'il s'était levé et avait littéralement oublié les seigneurs qui, coupés dans leur discussion concernant les préparatifs de l'expédition, le regardaient avec un effarement certain.

Excusez-moi mes braves, un vieil ami qui revient mérite bien quelques minutes de mon temps ne pensez-vous pas ? Les préparatifs avancent bien tous seuls pour le moment et nous ne devrions pas avoir grand péril à repousser cette conversation plus tard dans la journée.

Sur ces mots, il les congédias d'un geste de la main avant de reporter son attention sur son ôte. Ce dernier avait l'air quelque peu dépenaillé et semblait plus fatigué que lors de leur dernière entrevue... Elle remontait à quand d'ailleurs ? Dans tous les cas, le Corbeau avait perdu de sa superbe et il semblait de plus avoir perdu quelques kilos dans toute cette affaire. Mais quelqu'un d'autre semblait accompagner notre homme. Une belle jeune femme avait fait son apparition, timidement, dans l'embrasure de la tente. Elle portait ce qui semblait être un couffin et une petite fille la suivait comme son ombre, ne lui laissant que l’espace strictement nécessaire afin de lui permettre de marcher.

Et je vois que tu es accompagné... Une grande dame, comme toujours j'imagine. Mais peut-être me ferras-tu l'honneur nous présenter. Dit-il en essayant vainement de savoir s'il devait exprimer de quelconques égard envers la jeune femme qui venait de lui apparaître pour la première fois et dont il ignorait l'identité. Que deviens-tu sinon mon bon Arthur ? L'exil ne semble pas te convenir aussi bien que l'administration de la Baronnie d'Ancenis.

Ces mots étaient imprégnés d'une certaine compassion. Il avait trouvé en cet homme bien plus qu'un vassal lors qu'il avait eu besoin de ses services pour pacifier les monts qui les séparaient. Aussi avait-il été fort peiné en apprenant son départ. Longtemps il avait attendu quelques nouvelles ou espéré un retour. Ses souhaits étaient enfin exaucés.
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Arthur
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MessageSujet: Re: D'improbables retrouvailles [PV Arthur, Mathilde]   Lun 29 Avr 2013 - 6:42

« Juste quelques affaires à récupérer, des adieux à formuler avant de pouvoir sereinement et sans regret me tourner vers l'Est. Ce pays n'est plus le mien à présent que les Chouettes prétendent y régner. J'ai apprit pour ton mariage avec l'une d'elles, mais ne t'offusques pas si je ne t'adresse ni félicitations, ni vœux de bonheur. »

Malgré les discussions avec Aemon, il n'en serait pas pour autant apaisé dans sa relation avec cette maudite famille. Une vie n'y suffirait pas à cette tâche, bien qu'il ait choisit de porter son regard dans une autre direction, c'était un passif qui exigeait la réparation par le sang.

« De cœur, oui, mais sa naissance ne la rendrait qu'humble pour la noblesse. Je te présente Aurore, sa fille Elinor et son fils Killian. Nous sommes fort heureusement tombés l'un sur l'autre à un moment délicat, et avons décidé pour qu'il n'y en ait plus de faire un bout de route ensemble.»

Comme Roxane, sauf qu'elle répondait parfaitement à cette définition quand Aurore ne voyait ses origines humbles ne découler que d'une petite cachotterie. La vérité de son identité appartenait à Aurore, si elle voulait se dévoiler, elle le ferait, lui préserverait le mensonge.
Cela devra contenter la curiosité du comte pour l'instant, surtout sachant qu'il n'avait pas l'intention d'offrir trop. Cet homme était peut-être un allié et un ami autrefois, mais aujourd'hui le Médian était entre les mains des chouettes. Et d'une chouette il avait fait sa compagne. Trop offrir dans ces conditions qui n'excluait malheureusement pas la trahison, c'était folie qu'il ne commettrait pas.

« Quant à prétendre que l'exil ne me convient pas... Tu ne pourrais davantage te tromper. Si je m'étais accroché à mon siège, je serais mort ce jour, un poignard dans le dos, ou pire. Pourtant, me voilà bel et bien vivant devant toi. »

C'était dit avec légèreté, malgré la gravité du propos. Que l'exil lui ait coûté quelques kilos, il n'en avait cure, car ce n'était pas ça qui l'avait conduit à ce triste état, malgré sa bonne santé au delà des apparences.

« Mais je ne compte pas m'attarder trop longtemps, j'ai apprit pour ton expédition, et puisque c'est peut-être la dernière fois que nous aurons l'occasion de voir nos routes se croiser, toi partant vers le Nord, moi vers l'Est, il ne fallait pas manquer l'occasion. »

Il espérait le revoir un jour, peut-être... Cela signifierait qu'il aurait survécu tant aux Wandres, à sa femme, et sa belle-famille.


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Nimmio de Velteroc
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MessageSujet: Re: D'improbables retrouvailles [PV Arthur, Mathilde]   Ven 3 Mai 2013 - 9:36

Arthur avait, selon les souvenir du Comte, pour habitude de parler franchement. Et il ne démentait aucunement cet état de fait par son attitude actuelle. Ainsi, son ressenti historique envers les Ancenis s'était-il entretenu durant toutes ces années. Bien qu'il n'eut jamais réellement su ce qui s'était passé entre le corbeau et les chouettes par le passé, Nimmio respectait son ami et son point de vue. Ainsi ne se courroucea-t-il pas des tirades lancées contre son épouse et sa belle famille.

Je ne puis qu'espérer que tu te trompes sur le compte de la Comtesse mon cher Arthur. Elle ne m'apparait pour l'heure aucunement sous les traits que l'on m'a donné d'elle jusqu'à présent. J'ose croire que d'aucun peut se tromper et qu'elle demeure une réelle beauté d'âme et de cœur fort incomprise par son monde. Néanmoins, tu me connais suffisamment pour savoir que jamais je ne me mettrais en danger, de quelque manière que ce soit et que je garde toujours une échappatoire au cas où quelque chose devait se tramer contre ma lignée.

Arthur avait également présenté la jeune femme qui l'accompagnait. Ainsi s'agissait-il d'une rencontre fortuite, prolongée d'une proposition d'escorte. Cette idée fit sourire le Comte. Arthur avait toujours eu ce chic de se charger du sort de pauvres âmes en peine fort dépourvues et de leur apporter son aide sans aucune distinction de milieu où de richesse. Il s'agissait bien de Arthur qu'il connaissait, cet étrange énergumène dont les valeurs semblaient incarner les idéaux de la chevalerie elle même.

Je suis fort enchanté de vous rencontrer gente dame. Les compagnons d'Arthur sont toujours les bienvenus sur mes terres. Puis-je savoir d'où vous venez, ainsi accompagnée de jeunes enfants ?

Se retournant vers son compagnon d'hier, le Comte fit légèrement la moue, laissant apparaitre un visage qui n'avait d'existence que dans son intimité la plus proche. Quelque chose le tracassait dans ce que venait de dire son vieil ami. Il avait employé le ton de la plaisanterie, mais cette image du poignard dans le dos était sans doute la cause de son départ précipité.

Quelque chose me chagrine dans cette histoire de complots mon cher Arthur... Après la mort de notre bon Roi Trystan, beaucoup de royalistes comme toi ont disparus du jour au lendemain, tandis que d'autres semblaient s'enfermer et s'isoler sur leurs territoires. Si des rumeurs troublantes me sont parvenues, elles restent pour l'heure sans fondement et je me demande si tu ne disposerais pas de sources plus fiables que les miennes pour m'éclairer sur ce qui se trame dans l'ombre.

Laissant le temps à son ami de répondre, il ne revint pas sur le départ de ce dernier pour l'est. Bien qu'il l'intriguait tout autant que son arrivée impromptue, il savait que le temps viendrait plus tard pour le questionner à ce sujet. Pour l'heure, quelque chose d'autre retenait toute son attention.
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Mathilde de Clairssac
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MessageSujet: Re: D'improbables retrouvailles [PV Arthur, Mathilde]   Sam 4 Mai 2013 - 12:43

    Dans la tente du Comte de Velteroc, Mathilde se sentait moins angoissée qu’à l’extérieur. Il régnait une telle effervescence dehors… Pour la première fois de sa vie elle avait entraperçue la mer, mais elle n’avait guère pu se perdre dans sa contemplation. Elle avait suivi le pas pressé d’Arthur et était restée en retrait derrière lui. Kiel dormait à point fermé contre elle et Lyse ne la lâchait pas d’une pousse. Sa petite main s’agrippait dans sa robe. La fillette ne semblait pas rassurée de se trouver là et elle gardait le silence en jetant de brefs coups d’œil à droite et à gauche.
    L’inquiétude de Mathilde refit surface malgré les paroles d’Arthur quelques heures plus tôt. Il lui avait affirmé que l’épouse du Comte ne se trouvait pas là et que lui aussi préférait la fuir comme la peste. Malgré l’incompréhension mutuelle sur leur raison respective, Mathilde faisait entièrement confiance à Arthur. La jeune femme craignait de son côté que la femme qui avait rendu visite à son frère courant de l’été ne la reconnaisse. Elle ne l’avait que brièvement croisé lors de son passage à Etherna mais c’était tout de même suffisant pour qu’elle la reconnaisse, même vêtue aussi simplement.
    La voix du Comte la tira de ses pensées. Une grande Dame ? Un jour oui, elle l’avait probablement été, mais les évènements de ses derniers mois l’avaient profondément changé. La réponse d’Arthur à son sujet la laissa bouche bée. Il répondait avec un tel aplomb. Intérieurement elle le remerciait d’avoir répondu sa place, mais moins d’une minute après le Comte s’était tourné vers elle pour lui demander d’où elle venait. Cette fois Arthur ne pouvait pas voler à son secours sans que cela paraisse bizarre. Prenant une inspiration elle décida d’opter pour le petit couplet qu’elle avait répété depuis son départ d’Etherna.


    « - Nous avons due fuir Oësgard lorsque notre…village a été ravagé par les flammes. Nous venions du nord lorsque notre route à croiser celle d’Arth…du Seigneur de Melasinir. »

    Lyse s’écarta légèrement et plia rapidement les genoux pour faire une révérence au Comte. La fillette avait retenu les leçons qu’elle avait reçu à Etherna mais elle ne pouvait pas s’empêcher de dévisager le Comte, malgré le regard sévère que lui adressa Mathilde.

    La conversation reprit entre les deux hommes et la jeune femme se détendit lorsque l’attention du Comte se reporta sur son ami. Passant sa main dans les cheveux de Lyse, elle l’attira contre elle et lui adressa un fin sourire pour la rassurer.

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Arthur
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MessageSujet: Re: D'improbables retrouvailles [PV Arthur, Mathilde]   Jeu 9 Mai 2013 - 18:56

Le Comte n'était pas un idiot, Arthur le savait. Il serait prudent, suffisamment pour tenir en respect la plupart des menaces.

« Je te le souhaite, même si j'espère que tu n'en auras jamais recours. »

C'était sincère. Même si il n'avait aucune réelle conviction sur le sujet, il espérait pour son « ami » qu'il eut raison sur le compte de sa compagne, et qu'il ait tord de se méfier aussi intensément des Chouettes, toutes sans exceptions.
Le Comte éveilla plus encore de forts mauvais souvenirs, mais il était évident qu'embarquer sur cette voie, il devait en passer par là. Aussi répondit-il, franchement, mais sans son habituelle rigueur. Il voulait tourner la page, oublier ce drame, oublier ses ennemis et laisser la Péninsule chuté pour avoir laissé sur le trône un félon et un assassin.

« Je n'ai pas de sources, d'informations, pas même un soupçon de preuves à t'offrir... A l'instar d'autres, j'imagine, je ne me suis pas attardé pour savoir la réalité, moins encore vu ma position et le trône que j'occupais, et ceux que je savais être dans mon entourage direct.
Tout ce que j'ai, c'est le sentiment que cet Aetius d'Ivrey qui tient désormais les ficelles du regrettable pantin qu'est devenu le prince n'est pas innocent dans cette affaire, après tout, c'est dans la continuité d'un chaos qu'il a provoqué à Diantra, et après que son armée eu pénétré ville et château que le roi tomba. Il n'y a pas de preuves, il peut prétendre qu'un autre en est l'auteur, mais je constate qu'autrefois félonne, chassée de ses terres, condamnée, exilée ou exécutée, la famille d'Ancenis, depuis que le bâtard du félon, est revenue, pour posséder finalement plus d'influence et de poids qu'elle n'en a jamais eu...

Celui qui tire le mieux son épingle du chaos en est souvent à l'origine... »


Ce n'était qu'une théorie, ne reposant que sur des soupçons, des impressions, un constat... Mais il n'avait pas besoin de plus... Il n'avait pas désiré en savoir plus avant de partir. Avec une demi-chouette sur le trône de Diantra, cela aurait pu réveillé quelques chouans dormant dans son château et dans sa cour, dans ses armées. C'était la raison pour laquelle il avait préféré fuir aussitôt... Et le retour d'un Ancenis à Vielmot si vite avait de quoi lui avoir donné raison.

« Mais sois prudent... Plus encore lorsque ta compagne aura mit au monde un fils. »

Jusqu'à ce moment, il sera relativement protégé, pas au delà.

« Mais ne nous étalons pas sur le sujet... Je n'ai ni les informations, ni l'objectivité, pas même l'envie d'en parler davantage. »

C'était trop de mauvais souvenirs... Un bagage qu'il ne pouvait pas jeter, mais qu'il voulait le plus enfouis possible. Aussi prit-il l'initiative de changer la conversation sur un autre sujet, bien moins pénible pour lui.

« Mais dis-moi... Quelle folie frappe donc ton esprit pour que tu en sois venu à concevoir cette expédition vers nos voisins des Wandres ? »

Une folie d'autant plus grande depuis son mariage... Mais Monarth écarta lui-même cette pensée, soucieux de voir son compagnon envahit par ces idées et cette obsession malsaine. A la place, il lui offrit la pensée de l'Est, du voyage qui les attendait, et de la distance qu'il mettrait avec ses soucis mineurs.

Tu as raison... Pardonne moi.
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Nimmio de Velteroc
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MessageSujet: Re: D'improbables retrouvailles [PV Arthur, Mathilde]   Mar 21 Mai 2013 - 8:34

Ainsi la jeune femme qui accompagnait son vieux camarade était-elle sgardienne. Une grande tristesse s'empara du Comte, sans que cela ne transparaisse sur ses traits. La Sgardie n'était rien de plus qu'une terre dévastée en proie aux épidémies et à la guerre. Si un camp semblait l'emporter, invariablement, un autre succédait au vaincu pour tenter, à son tour, de récupérer le territoire sous sa coupe. Et devant ce déchainement de haine inutile, futile, le régent restait passif... Et tandis que les seigneurs de guerres se succédaient les uns aux autres, le petit peuple souffrait des affres de la guerre, de la faim et des épidémies.

Quelle cruel destin que celui de vivre en sgardie en ces temps obscures. Puissent les cinq venir en aide au pauvre peuple que les fous semble déterminés à gouverner par la force. Vous avez dù voir bien des horreurs Gente Dame et je comprends d'autant plus les motivations de mon bon Arthur à vous accompagner. Si je puis vous apporter une quelconque aide pour que votre cheminement n'en soit que plus léger, n'hésitez pas à m'exposer vos requêtes et j'y répondrais selon le code de l'honneur des seigneurs de Velteroc.

Le Comte se tourna alors en direction de son vieux camarade. Sa réflexion était pleine de bon sens, comme toujours, mais il ne possédait visiblement pas ce que le seigneur de Velteroc recherchait, à savoir un début de preuves tangibles. Les Rumeurs, toujours les rumeurs et aucun début de piste sérieuse. Les coïncidences étaient nombreuses et fort troublantes, mais jamais la main du Régent n'avait été prise sur le poignard qui ôta la vie au bon roi Trystan.

Je comprends ta réaction. En ces temps de terreur et d'instabilité , tu as senti le vent tourner et ta vie fut rapidement menacée par la famille de celui qui se dressait désormais comme ton probable ennemis. Néanmoins, je ne puis que t'inviter à reconsidérer ton opinion sur les « chouettes ». Elles sont bien moins unies que tu ne sembles le penser et le régent a causé bien des torts aux siens. Aemon IV sort à peine de prison et Blanche semble éprouver une haine sans borne pour celui qui fut son mari. Néanmoins, je prends bonne note de tes remarques et comme toujours, garderais l'oeil ouvert sur ce qui m'entoure.

Retournant son attention sur la carte, toujours ouverte et qui représentait le trajet à effectuer afin d'atteindre les Wandres, le seigneur de Velteroc entendit la question de son ami concernant les raisons d'un tel périple. Elles étaient fort nombreuses et toutes n'étaient sans doutes pas bonnes à laisser ébruiter. Cependant, si la loyauté eut du être incarnée, c'eut été en Arthur. Restait à savoir si la femme qui l'accompagnait était, elle aussi digne de confiance. Mais cette charge en incombait désormais au corbeau.

Et bien mon cher Arthur, ce projet a de fort nombreuses facettes. Vois-tu, au delà de l'objectif communément présenté de rétablir la route commerciale des Wandres entre les royaumes nains et la Péninsule, il s'agit d'une opération stratégique majeure. Ce comptoir commercial sera en effet le lieu rêvé pour installer une garnison dans le nord afin de participer à sa stabilisation en cas de difficultés. En effet, vous n'êtes pas sans connaitre la situation de Seramire qui, sans communes mesure avec la Sgardie, connait bien des troubles. Si la providence me le permet, je compte apporter mon aide au jeune Jérôme de Clairsac, dans son entreprise de stabilisation du Marquisat. Mais je crains de ne parvenir sur place que trop tard. Néanmoins, si d'autres troubles devaient éclater, je serais en capacité d'intervenir au nom de la stabilité du Royaume et de la protection de ses habitants. Je sais que cette charge en incomberait normalement au Régent, mais il semble malheureusement se désintéresser de nos glacis défensifs, ce qui s'avèrera un jour fatal si nous n'y prenons pas garde...

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Mathilde de Clairssac
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MessageSujet: Re: D'improbables retrouvailles [PV Arthur, Mathilde]   Jeu 6 Juin 2013 - 11:50

    Le Comte semblait sincèrement compatir, cela ne fit d’ailleurs que renforcer son sentiment de culpabilité. Elle n’avait jamais aimé mentir et pourtant depuis son départ d’Etherna elle ne faisait que ça. Parfois elle mentait juste par omission ou bien elle s’arrangeait pour détourner la conversation… Mais cette fois c’était bien le gros mensonge qu’elle récitait à chaque personne qui l’interrogeait qu’elle venait de sortir.
    La jeune femme inclina la tête alors que le Comte lui proposait son assistance, quoi qu’elle demande et elle resta silencieuse, laissant Arthur reprendre le fil de sa discussion.
    Alors que Mathilde commençait enfin à se détendre, le prénom de son frère surgit dans la conversation et elle se raidit presque aussitôt. Des nouvelles de Jérôme… elle n’en avait pas eu depuis des jours…Lyse avait émis un petit couinement en entendant le prénom de son ancien protecteur, regrettait-elle d’être partie ?
    Baissant les yeux vers la fillette, Mathilde croisa son regard sombre et triste, mais étrangement elle avait l’impression que Lyse était triste pour elle. Elle leva alors la main pour caresser affectueusement sa petite joue et lui arracher un sourire. Il ne fallait pas qu’elle éprouve ce genre de sentiment. Mathilde avait pris elle-même sa décision et elle souffrirait seule de l’absence de ses frères, inutile que la petite fille se mette en tête de partager sa peine.

    La conversation reprit alors sur le prochain départ du Comte pour les Wandres. Mathilde se mit à espérer que son voyage se passe pour le mieux. Son code de l’honneur et sa prestance lui rappelait tellement Jérôme en cet instant, qu’elle se surprit même à adresser une prière au cinq pour que son entreprise rencontre le succès et qu’il y trouve honneur et gloire.


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