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 {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)

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MessageSujet: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Jeu 28 Mar 2013 - 23:14

38ème jour de Favrius, 7ème année du 11ème Cycle.

C'était un beau soir d'automne, un où le vent était certes assez fort pour soulever les pans de robe des demoiselles, mais où la mer était assez calme et où il ne faisait pas trop froid. L'automne pouvait encore être doux à cette période de l'année, tout comme les beaux seins d'une courtisane des maisons closes... Et oui, en cette soirée bien des marins profitaient de cette escale ou de cette courte pause pour se réfugier dans ces bâtisses où bien des vices étaient permis, ce qui était loin d'être le cas sur les bateaux, où la distraction manquait parfois cruellement. Mais il n'y avait pas seulement les marins qui étaient de sortie ce soir là. Des gens plus ou moins aisés, pour certains de bonne famille, buvaient un verre en la compagnie de ces dames, pour peu qu'ils ne soient pas dans les quartiers plus huppés de la ville. Les badauds, eux, se vautraient dans les auberges pour boire un nombre incalculable de verres, encore et toujours, jusqu'à ce que les tavernes ferment. Puis ils rentraient alors chez eux, comme chaque soir, se soutenant les uns les autres et titubant tout en poussant la chansonnette sans vraiment maîtriser leur voix.

La soirée battait son plein, les premiers loustiques sortaient en piaillant faute de ne pas vraiment être habitués à boire, les pirates et les crapules commençaient seulement à se dégourdir les jambes et autres parties de leur anatomie, et un certain noble de Thaar prenait du bon temps auprès de ces femmes dont il n'avait que peu à craindre... Mais la soirée qui commençait plutôt bien, comme un début de soirée ordinaire à vrai dire, risquait de prendre une ampleur dont les amateurs de plaisirs n'avaient pas idée.

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Neïra "Fortune"
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Ven 29 Mar 2013 - 13:30

Neïra était revenue à Thaar depuis quelques jours. L'expédition en Nisétis s'était finis voilà plusieurs ennéades et elle avait choisit peu après de revenir en Ithri'Vaan, espérant y trouver rapidement travail. Elle avait plutôt réussis et s'était fait quelque or auprès de deux ou trois marchands qui souhaitaient divertir leurs invités avec des combats de gladiateurs.
Combattre devant un parterre de bourgeois, au centre d'une cour privée, entre les buissons de roses et la fontaine ornementale, n'avait décidément rien à voir avec un vrai duel. Si ce n'était la violence des combats. Les bourgeois étaient friands de sang, et les combats à mort n'étaient pas rares. Elle avait décidé d'arrêter ce genre de distractions avant que cela ne tourne mal. Elle arborait d'ailleurs une longue balafre toute fraîche sur son épaule gauche et jusqu'à son cou, lorsque son adversaire avait faillis la transpercer de part en part.

Elle commençait à envisager de trouver de nouveau un bateau pour la Péninsule, mais souhaitait encore rester un peu dans la région. En attendant, elle visitait les estaminets et exécutait un peu tous les petits boulots qu'elle pouvait trouver. Elle logeait dans une piaule minable près des ports, au matelas infestés d'insectes divers, mais ce n'était pas pire que le sable qu'elle avait supporté des jours entiers.
Elle se retrouvait donc attablé avec trois autres coquins typiques des tavernes de port. L'un d'eux semblait un vieux loup de mer avec sa face séchée par le sel et sa barbe hirsute, les deux autres étaient assez quelconques pour passer inaperçus. Ils disputaient une partie de cartes que la rousse menait pour le moment, un petit tas de souverains se formant devant elle. La soirée était partie pour ressembler à toutes les autres.
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Eden
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Ven 29 Mar 2013 - 15:20

Du ralir... Il y a bien longtemps qu'il n'en avait pas manger, mais c'était toujours aussi agréable. Revenant des terres nordiques, Chaz avait en effet du se contenter de soupes et de plats chauds et fades durant des mois, faute de mieux... Il faut croire que l'influence du peuple sombre faisait parti intégrante de la vie en Ithri'Vaan, et des habitudes culinaires. Les reins de la bête, saupoudrés d'une pointe d'épice qui n'était pas pour lui déplaire, étaient particulièrement savoureux. Ce n'était pas du Jak'nir, mais ça s'en rapprochait, la langue picotait légèrement... Dieu qu'il aimait la nourriture noirelfique. Une gorgée de Darnab, et sans doute la nuit serait-elle mémorable.. C'est ce que disait le proverbe. Toujours est-il que la ville de Thaar paraissait bien calme ce soir, y'avait-il une tempête en approche ?

La taverne sombre devant laquelle il était assis était située dans un coin reculé du port, la bâtisse à peine éclairée laissait entrevoir quelques carcasses d'animaux accrochées au mur, n'incitant guère les étrangers à s'y aventurer...
Chaz n'avait jamais vraiment été le bienvenue parmi la communauté drow présente, mais le gérant, Zerki, était un bon ami du mulâtre. Ils avaient fait affaire par le passé... Connaitre des pirates à Thaar était chose courante, mais un pirate de sang-mêlé, situé des deux côtés du fleuve, était plus rare, et plus bénéfique. Le métissage, mal vue en territoire sombre, trouvait son bonheur dans les territoires neutres, permettant d'accomplir de belles actions commerciales... Il avait toujours su bien se faire voir de chaque côté de la péninsule.

- Où est ton équipage? murmura le tavernier drow, détachant son tablier et s'adossant à la porte d'entrée.
- Je suis seul ce soir.

Il acheva son repas toujours assis sur les marches de la taverne, les yeux balayant une mer étrangement calme...
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Alexis d'Austra
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Ven 29 Mar 2013 - 19:37

"Tu as ce que tu veux, Austra ?"

Le ton était dédaigneux, mêlée d'une très certaine lassitude, que forcent la fatigue et le brouhaha naissant au coeur de Thaar. Grassouillet, la mine dure et farouche, la barbe mal rasée et les longs cheveux sales, l'interlocuteur n'avait rien d'engageant. Mollement assis sur un tabouret couinant péniblement sous le poids considérable de ce corps lâche et gonflé, il fixait Alexis d'un oeil torve. Ce dernier était resté planté devant ce personnage dont les traits invitaient naturellement à la caricature, interdit, séparé de celui ci par un amas de larges caisses, qui manifestement, faisaient office de comptoir. La tête inclinée, il mirait un coin de parchemin déchiré tenu entre son pouce et son index, sur lequel on avait scribouillé quelques mots à peine lisibles. Après quelques vaines tentatives de déchiffrage, le mercenaire reporta son regard sur le bonhomme grincheux. Plissant légèrement les yeux, il scruta ces grossiers contours, ses lèvres s'étirant en un sourire amusé.

"Oui. Ceci devrait être assez. J'ai connu de meilleurs informateurs, ceci étant dit..." nargua-t-il avec un air enjoué.

"Fiche moi le camp, mercenaire. J'attends des clients, et il serait..."regrettable" qu'ils me voient ainsi." aboya en retour le gaillard.

"Voyons Hector...Des clients ? Vraiment ? Ici ? Dans une échoppe aussi..."originalement" miteuse ?"

Alexis avisa les alentours avec un air marqué d'un dédain mêlé de moquerie, exagérant le trait. L'échoppe d'Hector n'avait en effet pas fière allure. Pseudo boucher fricotant dans le milieu de la contrebande de basse volée, et informateur à ses heures, Hector avait tant bien que mal entretenu son petit commerce, qu'il se plaisait à appeler "sa couverture". Le résultat laissait à désirer : la pièce était crasseuse, et ne contenait en soi que très peu des aliments qu'on eut cru trouver dans une boucherie. Des crochets rouillés pendaient au plafond, au bout desquels avaient été accrochés des poulets vaguement plumés, ayant manifestement vu de meilleurs jours. L'obscurité était elle aussi un facteur considérable contribuant à ce sentiment de nausée, qui transpirait de chaque parcelle de ce lieu, comme de chaque souffle fétide de son patibulaire propriétaire. Hector grogna en réponse à Alexis, irrité par l'insolence vague du mercenaire.

"Débarasse moi le plancher...T'as eut ce que tu voulais, non ?" maugréa-t-il

"Certes, certes..."

Alexis fit disparaitre le morceau de parchemin sous un pli de son plastron. Adressant un regard vaguement malicieux à Hector, il pivota vers la sortie. Marchant d'un pas lent, il s'arrêta au seuil de la boucherie, observant la pâle lune qui éclairait doucement la belle cité de Thaar. Peu à peu, on venait allumer un flambeau aux coins des rues, l'agitation s'intensifiant alors que la nuit s'annonçait. Une clameur de rire gras, d'échauffourées et de jacassement s'élevait dans l'atmosphère, alors que chacun sortait de chez lui, afin de prendre part à l'activité de la formidable fourmilière, joignant le constant bourdonnement.

"Bonne soirée, Hector." lâcha Alexis, haussant le ton, et inspirant de grandes bouffées d'air, enthousiaste devant la soirée en perspective.

L'intéressé marmonna un grommellement en guise de réponse, avant de s'enfoncer dans l'arrière boutique de son échoppe, agacé. Alexis eut un petit sourire amusé. Il avait toujours trouvé charmants les côtés rustiques et bruts de cette ville. Hector était un fier habitant de Thaar, qui avait prit jusqu'au caractère abrupt et voyou de la cité portuaire. Alexis leva les yeux vers le ciel, contemplant durant une poignée de secondes, les étoiles naissantes, qui apparaissaient peu à peu sur le voile céleste. Oui, cela s'annonçait comme une bonne soirée. Le mercenaire tapota la garde de son épée, émergeant d'entre les plis du chaperon noir qui couvrait son épaule gauche, ainsi qu'une bonne partie de son flanc. D'un pas ferme et assuré, il reprit son chemin, une expression souriante gravée sur son visage enjoué.

Après avoir passé d'innombrables ruelles, quelques paires d'ivrognes hilares sautillant sur des caisses à l'abandon, un nombre toujours plus grand de courtisanes aux lèvres pleines et aux regard coquins suintant la sensualité et l'escroquerie, ainsi qu'un foule de badauds issus de toutes les branches possibles et imaginables de la truanderie, Alexis parvint à une petite auberge de sa connaissance, sur un coin reculé du port. Il put distinguer un de ces elfes bruns dont il savait si peu de chose, assis sur les petites marches bancales menant vers l'intérieur. Inclinant légèrement la tête à son intention, en guise de salut, il se fraya un chemin à l'intérieur. Il dut baisser la tête afin d'entrer, le seuil étant inconfortablement étroit pour un homme de sa stature.

Une fois à l'intérieur, il put distinguer l'endroit crasseux, relativement minable et insalubre, qu'il appréciait tant. Quelques larrons, et une rousse au demeurant assez intéressant, étaient attablés autour d'un jeu de carte. Trois soudards étaient affalés sur des tabourets longs, les coudes posées sur le comptoir un tantinet plus solide, que celui qu'avait installé Hector, dans son improbable boucherie. Le tavernier, posté de l'autre côté de ce zinc de fortune, nettoyait de son mieux les quelques gobelets qui peuplaient d'habitude les étagères vaguement fixées au mur - une tâche qui fit sourire Alexis. Les gobelets, comme pour la plupart des objets rassemblés dans cette bâtisse, étaient incrustés d'une saleté tenace et impérissable. C'était cela qui lui plaisait tant ici : la crasse, la laideur que l'on avait cessé d'essayer de couvrir, et qui avait, semblait-il, fait de ce local, son impérieux trône.

Et, embrassant tout ce joyeux spectacle qui plaisait tant à son coeur, Alexis eut un soupire d'aise, ses lèvres se retroussant d'un sourire sincère, et d'une joie sauvage. Et la lueur d'un flambeau semblait allumer dans ses prunelles sombre, un feu palpitant en rythme avec le coeur brûlant et trépidant, de Thaar.


Dernière édition par Alexis d'Austra le Lun 1 Avr 2013 - 17:16, édité 5 fois
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Alric de Vareg
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Sam 30 Mar 2013 - 15:38

Le genre de lieu où l'on trouvait toute la racaille du monde, les bandits, les escrocs, les prostituées. Au milieu de ça on devait bien pouvoir trouver quelques bourgeois profitant honteusement de ce que la pire engeance de la ville avait à offrir: des meurtres pour pas cher et des corps de toutes les races et tous les âges à profusion.
Clairement, c'était pour détruire ces vendeurs de malheur qu'Alric se battait.

Il était venu ici seul parce qu'on lui avait promis un gros contrat pour sa compagnie, cela dit il ne faisait pas confiance à ses hommes pour résister aux charmes du port, aussi les avait-il fait débarquer quelques lieux plus haut et avait promis de venir les chercher une fois que tout serait réglé. Il le regrettait désormais, certains lorgnaient un peu trop sur son équipement militaire, les femmes lui faisaient des clins d'oeils, il s'était même fait aborder par une crapule de bas étage qui voulait lui proposait un travail "qu'il ne pourrait refuser". Autant dire qu'il l'avait envoyé balader avec le moins de tact possible.

Et le voilà maintenant à se balader sur la jetée, une bière en main, admirant les flots dans l'obscurité ambiante. Il n'avait jamais vu la mer avant de partir dans ce voyage, quelque part elle l'effrayait, une immense étendue où on était à la merci des forces naturelles... Très peu pour lui!
La choppe terminée, il la jeta dans des feuillages. Hélas, le précieux liquide demandait maintenant à ressortir par en bas, forçant le chevalier errant à trouver une ruelle bien sombre où personne ne le verrait faire son affaire. Si il y avait un avantage à trouver à ces ports c'était la profusion de lieu tels que ceux-là, aussi Alric n'eût-il pas de mal à trouver un petit coin discret, détachant sa hallebarde de son dos et ouvrant ses brais et sa plaque il se mit au travail.

Le spadassin avait d'ailleurs terminé quand une voix se fît entendre dans son dos, une voix en pleine mue, celle d'un adolescent.


-"Hé là! La bourse ou la vie!"

Ce refrain, il l'avait entendu un nombre incalculable de fois. Toujours la même rengaine, un gosse voulait montrer qu'il était un homme et pour ce faire il détroussait les badauds qui avaient l'air vulnérable. Sa hallebarde étant cachée par l'obscurité, le mercenaire compris vite que le voleur le pensait désarmé. L'agresseur n'était armé que d'une dague, il n'y avait pas d'illusion à se faire sur le résultat du combat à venir.

-"Cherche pas gamin, t'auras ni l'un ni l'autre. Je te conseille de dégager avant que je m'énerve."

Et v'là que le racketteur se prenait pour un vrai guerrier, baissant la tête, arme en avant il fonça vers Alric. Ce dernier était écoeuré de voir à quel point le Mal avait pris ses racines jusque chez les plus jeunes, il fallait le combattre, détruire ses suppôts, quelque soit leur âge.
Attrapant sa hallebarde et la pointant devant lui, le jeunot n'eût que le temps de pousser un glapissement de surprise avant de s'empaler sur la pointe qu'il avait remarqué trop tard pour esquiver. Après avoir passé quelques secondes avec l'acier dans la poitrine, les yeux écarquillés, le presqu'enfant s'effondra. Pragmatique le vainqueur essuya le sang sur les vêtements gris sales du mort avant de ressortir de la petite rue, il sentait des regards dans son dos, sans doute des amis du défunt.

Il était de retour sur la jetée, en proie à la mélancolie. Détruire le Mal où qu'il se trouve, garantir la paix et la justice pour tous. Plus il avançait plus ces objectifs lui paraissaient difficiles à atteindre.


-"Mais j'y arriverai."

Sa voix n'était plus qu'un murmure. Lentement il repartit sur la baie.
On ne lui avait pas menti, il y avait beaucoup de travail dans cette ville.
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Valerian d'Adhémar
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Sam 30 Mar 2013 - 19:51

Thaar, cité portuaire. Thaar, cité du vice et de la crapule. Thaar, porte d'ouverture vers les terres orientales du médian. En cette soirée du premier mois de l'automne, l'air est aussi frais qu'il peut l'être dans une telle cité. La brise maritime caresse la coque des navires à quai, balançant les mâts dans grincement lugubre, balançant les drapeaux, faisant claquer les fenêtres mal fixées. Le ciel, illuminé de deux et d'un millier d'étoiles, n'est traversé que de quelques lignes de fumée de cheminées, et parfois par l'ombre d'un quelconque volatile nocturne. Thaar donc, un soir d'automne ordinaire.

Dans une ruelle semblable à toutes les autres, mal éclairée, puante et encrassée, vient de se dérouler une scène somme toute ordinaire, dans la cité hétéroclite. Un premier corps gît, inconscient, la tête recouverte des bris d'un tonneau, baignant dans un mélange de crasse, d'eau croupie et d'une matière non identifiable. A deux pas de lui une dague rouillée accompagne une hachette plantée dans un tonneau duquel filtre cette même eau dans laquelle baigne le corps inconscient.
Un peu plus loin, dans cette même ruelle, un deuxième corps gène le passage. Plus replet mais tout aussi crotté que le premier, celui-là est couvert d'un grand nombre de vieilles cicatrices. Du haut de son crâne dégarni coule un léger filet de sang poisseux, le même sang qui forme une tâche sur la pierre du mur contre lequel il est partiellement appuyé. Dans la main du blessé est encore serré la masse cloutée dont il se sert probablement comme arme.

Et au bout de la ruelle, le souffle court et saccadé, un autre homme est adossé contre le mur, à quelques mètres de son épée. Son épaule droite a été déboîtée et son œil gauche s'est gonflé. Quand au droit, c'est tout juste si le malheureux a encore la force de l'ouvrir. Son cou quant à lui est menacé par la pointe d'une pertuisane.
A l'autre bout de la hampe se tient un homme aux habits de l'occident médiantin. A sa hanche ceint une épée à la garde finement ouvragée, laissant penser que la lame n'est pas moins adroitement forgée. Son manteau a été partiellement déchiré au niveau du coude, et une ouverture à l'avant laisse deviner une protection de cuir. Son visage, encadré par de longs cheveux bruns, laisse entrevoir lassitude, fatigue et détermination.

" Où est-il? " Demande l'homme debout, d'un ton froid.
L'homme acculé bouge les lèvres, mais le son qui en sort est trop bas pour que l'on puisse comprendre ce qu'il marmonne.
" J'e n'ai pas entendu. Où est-il? "
" Me… Meca. " Parvient à articuler l'acculé, avant qu'un soubresaut ne lui fasse cracher une gerbe de sang.
" Je te l'avais dit, que tu finirais par cracher le morceau. Je le saluerai de ta part."
Sur ces mots le pertuisanier recule son arme, comme pour donner le coup de grâce. Sentant sa dernière heure arriver, l'acculé ferme les yeux, et se laisse sombrer dans l'inconscience. Alors les pas du pertuisanier s'éloignent de la ruelle, y laissant trois corps inconscients, trois hommes qui se réveilleront beaucoup plus tard, si d'ici-là personne n'en a profité pour les achever afin de mieux les détrousser.

Les minutes passent à Thaar et, quelques rues plus loin, le pertuisanier arpente une rue non loin des quais. La mine renfrogné, il grommelle dans sa barbe récemment taillée.
" Venir à Thaar pour apprendre qu'il se trouve à Meca. Mais quelle plaie tout de même! Quand je vais l'attraper celui-là… Et tout ça parce qu'un imbécile n'a pas été capable de garder – Tudieux! "
L'occidental grommeleur a été stoppé dans ses pensées par une soudaine pluie d'eau salle lui tombant sur la tête. Levant les yeux vers la façade il cherche alors le coupable de cet acte provoquant, mais ce dernier se cache déjà derrière la fenêtre qu'il vient tout juste de refermer. Fulminant contre cet agresseur et contre toutes les vermines de cette ville, le pertuisanier retire les pelures qui se sont accrochées à ses cheveux avant de reprendre son chemin vers l'auberge où il logera pour la nuit.


Dernière édition par Valerian d'Adhémar le Lun 1 Avr 2013 - 19:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Lun 1 Avr 2013 - 11:16

Dans la taverne, la majeure partie des pirates n'étaient plus que des loques. L'heure tardive et les nombreuses tournées qu'avait payées un pirate persuadé d'avoir trouver une carte menant à un trésor depuis longtemps perdu avaient quelque peu échauffé les sangs. Et pendant que certains dormaient dans un coin de la taverne, assommés par l'alcool, d'autres chantaient à tue tête, debout sur les tables, et levant leurs pintes de bière bien haut. Puis ce fut un crescendo de beuglements, tous plus ou moins tremblotants et enfin, quelqu'un eu la bonne idée de crier : "BASTOOON !!" et de casser sa chope moitié pleine sur le crâne de son voisin.

Dans le fond, à moitié dissimulé par sa cape, à moitié par l'ombre, le noble souriait. Cette ambiance ne pouvait se retrouver chez les grands, chez ceux qui étaient "comme il faut". Il ne venait certes pas souvent, mais lorsqu'il venait, il aimait à regarder les hommes se déchaîner, essayer d'oublier ou encore tenter de découvrir qui se trouvait sous ce morceau de tissu lorsqu'ils décidaient de s'attabler avec lui.
Mais le spectacle ne dura pas, puisqu'un tapis de fumée commença à envahir le sol de la taverne. Sûrement une bougie tombée sur un tapis, ou un morceaux de lustre qui avait volé en éclats et mis feu à une tenture. Ceux qui étaient encore assez lucide pour fuir se bousculèrent à la porte et sortirent on ne peut plus rapidement. L'homme à la cape, quant à lui, tenta une sortie par la porte arrière, et arriva dans une ruelle des plus insalubres. Il fit rapidement le tour pour revenir sur le quai et mesurer l'étendue des dégâts.
Deux bâtisses brûlaient déjà d'un feu vif, tandis qu'une autre commençait à se consumer. La foule s'était pressée sur le port, et dans l'amas compact, impossible de distinguer clairement quoi que ce soit. Les femmes commencèrent à crier lorsque les premiers hommes enfermés dans les bâtisses en flamme réussirent à sortirent. Ils laissaient derrière eux des traînées de vide, et allaient directement se jeter à la mer. La plupart d'entre eux étaient déjà morts lorsqu'ils arrivaient dans l'eau. Sur la gauche, un groupe s'était rassemblé. Celui-ci semblait être formé de marins qui, visiblement, cherchaient quelque chose, ou quelqu'un.

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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Lun 1 Avr 2013 - 14:14


Les yeux dans le vide, égarés dans l'horizon que la mer lui offrait, notre pirate solitaire pensait à... pas grand chose en fait. Non, à vrai dire il savourait son repas, posé sur les petites marches de la taverne, bercé par les cris de ses compatriotes qui commençaient déjà à se mettre sur la gueule, tendrement, affectueusement. A la mode de chez eux, quoi.

Et il appréciait la relative décontraction de l'endroit. Pas trop de tuerie, pas de marine le traquant, ou de marchands envers qui il avait des dettes, pas de complots, de manigances et autre trucs casse-bonbon. Il était ici à sa place, un homme ordinaire profitant des plaisirs simples de la vie...

Un homme passa et inclina la tête, il lui rendit son salut, levant son verre au passage.

Les heures passèrent, et alors que Chaz s'était isolé un peu plus loin pour discuter avec une jeune serveuse qui ne l'avait pas laissé indifférent, (lui ainsi que son porte-monnaie), l'ambiance chaude et festive du port s'intensifia, l'agitation s'emparant d'une taverne de l'autre côté de la ruelle où il se trouvait...

Déjà, il pouvait apercevoir de la fumée s'élevant de la porte d'entrée, avant que quelques secondes plus tard les flammes s'emparent de la bâtisse. -Trop- curieux, il se dirigea vers la foule pressée sur le port, quittant la jouvencelle sans plus de cérémonie. Le temps qu'il arrive sur place, le feu embrasait désormais trois bâtiments, prenant du terrain à une vitesse effrayante...



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Neïra "Fortune"
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Lun 1 Avr 2013 - 15:35

L'effervescence n'avait pas tardé à gagner la taverne lorsqu'une bagarre d'ivrognes éclata. Elle se répandit rapidement à la table des joueurs lorsque les deux inconnus essayèrent de profiter du chaos pour s'emparer des souverains. L'un d'eux décrocha un crochet du droit au loup de mer et l'autre se jeta sur les pièces qui traînaient. Neïra réagit plus vite que lui, dégaina une dague et la planta dans sa main, le clouant littéralement à la table dans un hurlement de douleur.

Son comparse voulut intervenir, mais un croche-pied du loup de mer l'envoya s'éclater la mâchoire contre la table. Il s'écrasa au sol ou un coup de bottes dans l'estomac le fit rouler dans un filet de bile. Neïra récupéra alors sa dague d'un coup sec, augmentant encore les hurlements du prisonnier, avant d'abattre la garde sur sa tempe. Elle se retourna vers le loup de mer et ils se jaugèrent un instant avant d'opiner du chef et de se répartir l'or des forbans rapidement et assez équitablement avant de quitter la taverne, tandis que la bagarre s'intensifiait.

Ils arrivaient à la porte lorsqu'ils furent pris dans un flot de gens qui fuyaient les lieux et furent traînés dehors sur plusieurs mètres. En se retournant ils purent voir des flammes qui commençaient à se répandre dans le bâtiment, avant de se propager à ses voisins. Déjà des hommes en flammes -sans doute à cause de l'alcool- courraient et essayaient d'atteindre l'eau.

-Des r'grets ?

Elle haussa les épaules à la question du vieux marin, l'air égal. Il était certain que leurs deux agresseurs allaient rôtir. Tant pis pour eux. Se détournant du spectacle, la rousse s'éloigna de la foule et quitta rapidement le petit groupe de badauds. Elle aperçut alors un petit groupe de marins qui ne semblaient pas s'intéresser aux flammes mais plutôt à tout autre chose. N'ayant rien de mieux à faire, elle ne put s'empêcher de s'asseoir sur un tonneau et de les observer.
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Alexis d'Austra
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Lun 1 Avr 2013 - 15:42

L'ambiance dans la taverne avait rapidement évolué. Tout d'abord morne et vaguement amorphe, l'atmosphère s'était égayée suite à l'arrivée d'une dizaine de vieux loups de mers hirsutes, alcoolisés avant l'heure, et n'ayant manifestement pas perdu de temps pour entamer la soirée. Certains s'étaient joints à la partie de carte qui avait lieu sur la table miteuse dans un coin de la taverne. D'autre s'étaient simplement approchés du comptoir, commandant une énième bouteille de liqueur afin d'achever la soirée en beauté. Alexis avait observé avec amusement tout ce joli petit monde, sirotant dans un coin retiré un rhum local à la provenance douteuse, mais non moins délicieux. L'oeil vif et observateur, il avait détaillé chacun des individus, dénotant un bon nombre de ruffians des petites ruelles, un couteau émoussé glissé sous leur ceinture, et des bourse étonnement rondes, probablement gonflées par l'argent de quelques malheureux qu'on eut détroussé impitoyablement.

Deux mousses s'étaient installés sur une table disposée non loin du comptoir, échangeant deux trois propos enflammées, sur de sombre histoires de cargaison disparues. D'autre s'étaient adonnées à des jeux périlleux impliquant la pointe d'une dague et une main aplatit sur la table, les doigts écartés. Les rires s'élevaient dans l'air, accompagnant les voix éraillées de celles et ceux poussant la chansonnette, en effectuant quelques pas disgracieux de dance. Le tenancier, un Drow au mince sourire semblait se prendre au jeu, accompagnant les chants, servant généreusement les corsaires assoiffés, qui tendaient leur chopes vides d'une main tremblante. Un des marinier poussa un cri de désespoir, alors qu'il perdait une certaine sommes de pièces aux mains avides d'un vieux filou, ayant brillé lors d'une partie de carte. Lorsque la porte de l'auberge s'ouvrit à nouveau, une demi dizaine de gaillards moins accommodants s'engouffrèrent dans l'établissement, un barbu aux regard teigneux à leur tête. Alexis eut un petit rire sournois, sentant les ennuis arriver au grand galop.

Les arrivants semblaient irrités par quelques histoire de larcin, commis par un des bonhommes présents. L'on arrêta de chanter, de boire, de danser et de jouer, alors que le barbu se mit à beugler quelques mots colériques, brisant la fragile harmonie qu'avaient installé les joyeux lurons. Alexis se redressa sur sa chaise, observant la scène avec un certain intérêt, une main caressant le pommeau de sa dague. Après tout, on était jamais assez prudent, et il suffisait d'un regard vers les larrons du barbus, pour comprendre que ceux ci étaient à fleur de peau, et excités par l'alcool et la colère.

- "Où qu'tu t'cache John l'boiteux ? J'sais qu't'es dans le coin, à t'terrer dans un trou d'rat !" avait aboyé le barbu, mâchant ses mots avec force.

Les cinq gaillards avaient fixé la petit assemblée muette, l'oeil luisant d'une ire à même de les faire déborder. Quelques un s'étaient levés de leur chaise, caressant la garde de leur arme, tandis que les plus ivres, se contentaient d'observer d'un air ahuri, la bande perturbatrice. Prudemment, Alexis inspecta la pièce à la recherche d'une issue qu'il serait en mesure d'emprunter, si les choses venaient à dégénérer. Ces pirates avaient le coup de poing facile, et il n'en fallait qu'un pour enflammer les esprits, et anéantir les dernières barrières du bon sens. Il se resservit un fond de rhum, gardant un oeil intéressé sur le déroulement de l'affrontement. Un corsaire assis en fond de taverne s'était levé, traversant la distance le séparant du groupe, et était venu parler à voix basse au barbu. Celui ci paraissait reprendre son calme, et tandis que ses compères prenaient leurs aises en s'affalant sur une chaise, les festivités reprirent de plus belles, comme si elles n'avaient pas été interrompues. Un vieux pirate ventripotent avait levé sa chope, entonnant un air connu des marins du coin, incitant chacun à se joindre dans ce chant d'unité. La tension, elle, semblait avoir disparut.

Toutefois, comme c'est souvent le cas dans une taverne de brigands comme celle ci, elle n'avait pas à revenir, lorsque le borgne ayant perdu une petite fortune en faveur d'un de ses camarades de jeu, fut de nouveau humilié à l'issue d'une énième partie de carte. Excédé, il s'était dressé sur sa chaise, crachant à la figure de son adversaire.

- "Qu'es'-tu m'magouille toi ?! T'crois qu'j'ai pas vu l'as sorti de ta manche ? Tu m'prend pour une tuile ?" avait beuglé le borgne

- "T'as fini d'geindre, tout ça 'cause ta mal'fortune ? J'vais t'en foutre des as dans ta manche, et pas qu'dans ta manche, s'pèce de sodomite d'Meca !" avait répondu l'autre d'un ton cinglant.

C'en était largement trop à tolérer pour l'honneur du borgne, qui vint fracasser son poing sur le nez du prétendu tricheur, brisant une nouvelle fois la fragile harmonie de la taverne. La foule se tourna vers les deux, alors que ledit tricheur répliquait d'un crochet du droit dans la mâchoire du borgne, avant de beugler sauvagement un "BASTOOON" féroce. En une fraction de seconde, la taverne fut prise d'une frénésie barbare, alors que chacun empoignait l'autre à la gorge, afin de lui expliquer ses quatre vérités, ou simplement contribuer au marasme général. Alexis fut prompt à se redresser, saisissant sa bouteille de rhum, qu'il fracassa contre le bord du comptoir. Il était sans doute plus sobre qu'une très large partie des individus peuplant la taverne, et ne se sentait pas de plonger dans la mêlée désarmée. C'était une perte de temps, et il ne s'attarderait pas dans une énième pugilat chronophage. Un vieux loustic se rua sur lui, écumant. Sans hésiter, Alexis plongea son tesson de bouteille dans la figure de son agresseur, lui arrachant un cri de douleur abominable, alors qu'il s'effondrait au sol, les mains sur le visage.

Le cri fut vite étouffé dans le brouhaha général, et Alexis entama son chemin vers une sortie proche. Il put distinguer le Drow tentant, tant bien que mal, de mettre à l'abris les possession les plus précieuses de l'établissement. Un corsaire au regard vicieux se jeta sur Alexis, dans l'intention de lui arracher sa bourse, manifestement plus lucide que les autre, et tirant avantage du capharnaüm belliqueux. Le mercenaire dégaina sa dague, et la plongea dans la jugulaire du fripon, agenouillé près de sa jambe droite, ses doigts cupides effleurant sa bourse. Il émit un gargouillement immonde, avant de s'affaler sur le sol. Alexis rengaina son arme rapidement, observant les alentours, afin de s'assurer que personne ne l'avait pris en flagrant délit. C'était une ville de truand...mais tout de même. Il y avait des règles. D'un pas rapide, le mercenaire s'éclipsa vers la petite porte, au fond de l'auberge, passant un étrange individu se fondant les ombres, et à la longue cape. Tout ceci était perte de temps.

En chemin vers la sortie, alors qu'il arrivait à l'encadrement de la porte, Alexis lança un regard derrière lui, observant tout ce joyeux monde, qui s'étranglait et s'empoignait allègrement. Il put remarquer une table sur laquelle reposait une bougie allumée, s'effondrer sur le tapis miteux qui couvrait le plancher de la taverne. Il eut un petit sourire en songeant aux possibles conséquences, et franchit le seuil de la porte. Un larron ivre bondit alors sur lui, les précipitant tout deux au bas du petit escalier de pierre qui aboutissait sur une ruelle insalubre, et les faisant rouler dans la boue. Alexis jura, prit au dépourvu, et absolument incapable de se reprendre sous le poids colossal de son agresseur. Celui ci, hilare et clairement abrutis par l'alcool, martelait l'armure du mercenaire, qui mit un certain temps à de dégager de son étreinte. Furieux, Alexis se releva en un bond féroce, se libérant de l'emprise molle de son oppresseur, qui gisait lamentablement au sol. Il empoigna sa dague dans un geste colérique, et saisit l'homme à la gorge, plaquant la pointe de sa lame sous le menton du malheureux.

"Alors...ça te fais rire hein ? Oui ? Oui ?" siffla Alexis avec colère, respirant à un rythme saccadé, et les yeux rendus fous.

Le bonhomme émit un petit rire gargouillant à l'intention du mercenaire, trop saoul pour comprendre quoique ce soit.

"Eh bien...voyons si tu peux plaisanter tout autant ainsi." aboya Alexis, un sourire féroce aux lèvres, composant avec son regard luisant de démence et de haine, et son rire sinistre.

Sauvagement, il vint planter sa dague dans le visage de l'homme, crevant un oeil, et arrachant un hurlement de douleur, qu'il interrompit promptement, en égorgeant le rustre qui s'était plût à le faire rouler dans la crasse de Thaar. Alors que l'autre agonisait quelques instants au sol, se noyant dans le sang qui affluait de sa gorge percée, Alexis se releva vivement et rengaina sa dague, avant de donner un violent coup de botte dans le visage figé du mort.

"Mais qu'est-il advenu de ce rire si joyeux hm ? Où est-il maintenant ?" grinça-t-il, avant de tourner les talons.

Puis, il partit vers le port, sifflant un air galvanisant, avec une ferveur féroce. Alors qu'il rejoignait les quais, faisant le tour de l'établissement, il tomba nez à nez avec une foule de gens, poussant des cris glaçant. Alexis, se joignit à la foule, cherchant l'objet de tout ces hurlements, ses pleurs et ses chuchotement.

Il ne lui fallut pas longtemps pour distinguer le feu tenace qui dévorait quelques bâtisses côtes à côtes. Alexis crut reconnaître l'auberge crasseuse d'où il sortait à peine, et eut un petit rire discret, qui fut vite étouffé dans le concert sinistre des cris d'effrois et de douleur, des êtres devenus torches humains, qui surgissait de la bâtisse incendiée, courait avec toute la fureur du désespoir vers les quais, et plongeait dans l'eau, souvent morts immolés, avant d'avoir pu atteindre la surface.

En cette vision, Alexis fut capable de se changer les idées, observant, rêveur, le fantastique brasier, qu'était devenu la taverne.

Quelle belle manière de disparaître...

Du coin de l'oeil, le mercenaire aperçut une bande de mousses patibulaires, et scruta avec intérêt ceux ci.



Dernière édition par Alexis d'Austra le Lun 1 Avr 2013 - 18:50, édité 2 fois
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Alric de Vareg
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Lun 1 Avr 2013 - 17:54

Une grande mélancolie envahissait l'âme d'Alric pendant qu'il faisait des ricochets avec quelques cailloux trouvés sur le ponton, peine perdue à cause des vagues. Il n'avait fait que quelques pas de plus près de l'étendue infinie d'eau, mais déjà il n'osait se retourner de peur de croiser la noirceur de la ville. Tellement de travail à faire, tellement de mécréants à éliminer avec son acier. Ce n'était que nuisance!

Songeant que boire une petite bière lui donnerait du courage pour la suite, le capitaine mercenaire se décida à rentrer dans une échoppe des plus crasseuses, le genre de bouges infâme où se réunissait la pire crasse des docks. S'asseyant à une table et remarquant une très jolie rouquine qui semblait discuter avec trois gaillards solides, le chevalier errant se mit en chasse. Non pas d'un contrat, visiblement il n'y avait rien pour quelqu'un d'honnête dans cette ville, mais d'un meneur de brigands, d'un chef autour duquel la saleté se regroupait.
Il en trouverait un, le tuerait et passerait au suivant, tout en récoltant l'argent, de cette manière il rendrait service à la société tout en ramassant un peu de monnaie. Le tout était de bien visualiser les patrons et de ne pas se tromper, Alric n'aurait jamais supporté de prendre la vie d'un innocent par erreur.

Après quelques minutes de sirotages, le guerrier dû bien conclure qu'il n'y avait rien qui puisse s'apparenter à de la dangerosité dans le coin. Il y avait bien un type en armure mais il avait l'air parfaitement paumé.

Finalement Alric se décida à sortir dans la rue pour profiter encore un peu de l'air frais, bien que puant, de la mer. Seulement ce qu'il sentit n'était pas le doux parfums des poissons pourris et des algues mais l'odeur âcre de la fumée noire. Se retournant il constata que le bâtiment était en feu! Que faire? Foncer à l'intérieur? Pas pour cette racaille insignifiante.
Très vite les premiers enfumés commencèrent à sortir en hurlant, quelques uns déjà en feu. Un beau gâchis que tout cela, heureusement qu'il ne devait pas nettoyer.
Mais tout de même, une telle situation pouvait être dangereuse pour des innocents. Cherchant du regard une personne "saine" en danger, Alric s'aperçut que certaines personnes semblaient chercher quelque chose.
D'un commun accord avec lui-même, il décida de regarder pour voir si ils trouvaient.
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Ven 5 Avr 2013 - 18:35

S'il lui arrive parfois, dans des moments d'excès de fatigue ou d'exaspération, de fulminer pour pas grand-chose, le noble chevalier aux trois roses a la particularité de se calmer tout aussi vite que ses irritations n'apparaissent. Ce n'est donc pas surprenant, sachant cela, de le voir approcher des quais un fin sourire de satisfaction aux lèvres. Il se retrouve peut-être dans un endroit des plus malfamés, sent peut-être l'eau croupie, le poisson qui manque de fraîcheur et la tomate pourrie, mais au moins il a obtenu l'information qu'il était venu chercher. Et ce rapidement et sans trop de difficulté, ce qui signifie qu'il va pouvoir écourter son séjour dans les quartiers les moins classieux de Thaar.

Tenant la hampe de sa pertuisane sur l'épaule comme un fermier tient sa bêche en rentrant des champs, Valerian hume l'air ambiant, tentant naïvement de flairer dans les odeurs emportées par le vent la douce senteur salée de l'océan. C'est cependant une autre odeur qui parvient à ses narines, plus âcre, plus sèche, plus inquiétante. Et avec elle, flottant dans le vent, un morceau de parchemin vient se poser sur la main du pertuisanier. Quelques étincelles encore rougeoyantes dansent un peu plus loin et, réalisant ce que cela signifie, l'homme sort de ses pensées.

S'il ne perçoit pas encore les flammes de là où il se trouve, la fumée, elle, est bien visible par-dessus les bâtisses du port. Augmentant l'allure jusqu'à courir, le pertuisanier avale la distance qui le sépare des quais et découvre avec stupeur le sinistre spectacle. Trois des bâtiments sont en proie aux flammes, d'autres vont bientôt suivre. Quelques infortunés en sortes encore pour se lancer, déjà calcinés, dans la mer. Trop tard pour la plupart. L'homme réalise alors que le prochain bâtiment à brûler, et dont le toit commence déjà prendre feu, se trouve être l'auberge dans laquelle il a pris chambrée.

Certaines de ses affaires y sont d'ailleurs encore, et le resteront. Le temps qu'il accède à sa chambre, s'il y accède, il sera déjà trop tard. Il se remémore alors ce qu'il y a laissé, et constate qu'heureusement rien d'important ne s'y trouve: Un nécessaire de voyage, somme tout ordinaire, quelques victuailles, qu'il devra racheter, et de vieux vêtement sans importance. Seul le livre qu'il avait apporté lui manquera, mais il pourra toujours s'en procurer une autre copie chez les moines du Tertre. Sa bourse ne le quittant jamais et son armure étant sur lui, cachée sous les braies et le manteau qui lui servent de déguisement, le plus important n'est pas perdu.

Une chaîne de marins et autres habitants du port forment une chaine afin d'acheminer, à l'aide d'un seau, de l'eau pour éteindre le feu. Vaine tentative, tant les flammes sont déjà nombreuses, mais au moins parviendront-ils à les contenir jusqu'à ce que, par miracle et si les cinq le veulent, les flammes s'éteignent.
Le chevalier sous couvert allait se joindre à la chaîne quand il remarque un attroupement particulier. Moins intéressés par le feu ou un moyen de l'éteindre que par ce qui se passe autour, ces badauds-là semblent être à la recherche de quelque chose, ou quelqu'un. Ils scrutent en effet autour d'eux d'un air concentré ce qui, dans de telles circonstances, lui parait suspect. Intrigué, l'homme les observe alors, le visage caché dans l'ombre de son chapeau.
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Ven 5 Avr 2013 - 18:43

Les bâtisses prenaient feu tour à tour, les gens sortaient à toute allure en criant leur effroi ou, pis encore, leur douleur causée par les flammes qui léchaient sans jamais être contentées les vêtements et la chair de ses victimes. Rassemblés sur le port par instinct, quelques personnes se mirent à courir chercher des sceaux d’eau alors que le groupe de marins s’aventurait dans les sombres ruelles de la ville, cherchant toujours, faisant attention à ce que personne ne les suive. Mais ne nous attardons pas sur eux, la situation est bien trop pressante pour y faire attention !
Sur le quai, les pêcheurs et marins mettaient déjà à contribution tous ceux présents sur le quai, guerrier, badaud ou même petite fille. Le feu gagnait en vitesse, déjà deux autres bâtiments étaient touchés. La garde ne tarderait pas à arriver et peut-être auraient-ils de l’aide. Certainement même, puisqu’il en allait de l’économie de la ville.

En ce qui concerne l’homme encapuchonné, qui n’avait pas manqué de sortir dans les premiers de l’auberge en sentant l’odeur de roussi venir jusqu’à son fin nez, il avait comme la plupart des personnes présentes aperçu le groupe semblant chercher quelque chose ou… quelqu’un. Et contrairement à la majorité écrasante de la populace belliqueuse et crade au possible, il avait compris avec son flair de noble que les soucis n’allaient pas s’arrêter à quelques maisons enflammées. Alors il avait le choix : partir au loin sans se faire remarquer ou bien se mêler à la foule. Le noble n’en savait trop rien, mais vu toutes les intrigues qui se jouaient à l’instant même dans la noblesse humaine (ou pas) de Thaar, il valait mieux qu’il évite de se faire repérer plus que nécessaire. Il entreprit donc de passer par les petites ruelles étant sur sa droite alors que les pêcheurs commençaient seulement à prendre des initiatives. Mais en peu de temps, seulement deux-trois ruelles, des voix se firent entendre, rauques et basses. Le noble se plaqua contre un mur et écouta. L’une des voix disait qu’il fallait faire attention, qu’ « il » pouvait être n’importe où. Pas bon… Autant prendre une autre rue puant moins le brûlé (si c’était possible) et non infestée de mécréants. De simples marins ? Il avait de quoi se poser la question.

« Il est là ! Attrapez-le ! »

Le noble soupira. Ainsi donc le « il » était lui ? Sa propre personne ? Et merde… Dans il avait pu encore s’embarquer ? Quoi qu’il en soit, il dégaina son épée et fit jouer de sa lame pour se défaire des marins qui s’avançaient un peu trop vite. Le premier reçut le coup en pleine tête et vint s’empaler sur la lame tandis que les autres prenaient déjà une sorte de formation. Le noble se mis à courir vers le quai, cette fois-ci il allait devoir rejoindre le gros du monde en vitesse et sans trop se faire remarquer. Connaissant visiblement plus les rues de Thaar que ces foutus marins il arriva à les semer, mais…


La garde arrive ! Quoi ? Elle arrive déjà ?! Fichtre ! Plan B les gars !
Tout d’un coup, en plein milieu de la masse d’enfants, de femmes, de marins et autres, de nombreuses épées furent dégainées et un cri d’homme fut entendu. Nombre de marins comprirent le signal et un bain de sang commença dès lors, forçant tout le monde à se défendre avec tout et n’importe quoi ou à courir, enfin d’abandonner la tentative d’éteindre le feu en tout cas. Le noble fut pris dans la même mêlée que tout le monde, croisa à un moment une rouquine fort mignonne mais combattante… Et ses poursuivants le retrouvaient déjà.



Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Sam 6 Avr 2013 - 18:33

Les marins étranges s'étaient enfoncés dans les ruelles de la ville et leur prudence palpable avait dissuadé Neïra de les suivre. Ça et le fait qu'on lui refourgua le premier récipient vide qu'on pouvait trouver pour qu'elle aide à combattre le feu. Grommelant, elle s'attela à la tâche, ingrate, de passer des seaux remplis d'eau. Le hasard voulus qu'elle se retrouva face au même loup de mer que précédemment, mais tous deux avaient mieux à faire que de s'épancher sur le coïncidence. Le feu ne semblait pas vouloir s'éteindre.

Lorsque la garde, finalement prévenue, arriva sur les lieux, une vague d'agitation sourde prit la foule, et bientôt plusieurs marins dégainèrent les armes. Sabres, couperet, hachette et autre instruments plus habituels de la piraterie que des francs soldats apparurent dans les mains et bientôt les cris de combat s'élevèrent. Le loup de mer sortit un coutelas et, abandonnant là sa tâche, se rua sur sa plus proche victime, la sémillante rousse.
Bien mal lui en prit puisqu'il reçut une gerbe d'eau en plein face, rapidement suivit de son contenant initial. Il ne vit donc pas venir le coup d'estoc qui lui perfora l'abdomen, avant que Neïra ne fasse remonter sa lame d'une torsion du poignet et lui transperce le cœur, glissant l'arme sous les côtes. Il s'effondra dans un râle et la mercenaire retira prestement sa rapière du cadavre, avant de récupérer la bourse qui pendait à sa ceinture.

-Aucun regret.

Elle fut soudainement frappé dans le dos et projeté au sol, laissant tinter sa rapière contre les pierres. Elle eut la présence d'esprit de rouler sur le côté pour éviter un nouveau coup, à la tête cette fois-ci, et dégaina son katar avant de se relever d'un bond. C'était un homme torse nu, peut-être de sang-mêlée, qui maniait un gourdin de bois dont elle ressentait encore la frappe. Il se rua de nouveau sur elle, visant cette fois le visage. Elle se baissa pour éviter le coup et frappa dans l'aisselle mais elle sentit une main agripper ses cheveux.
Dans un réflexe, elle donna un coup de pied à son adversaire, qu'il reçut en plein dans sa virilité. La douleur coupa un instant court à ses assauts, un instant suffisant pour que Fortune ne se jette sur lui et plante son katar entre deux côtes jusqu'à la garde, signant l'arrêt de mort du forbans. Elle rengaina son katar et récupéra sa rapière au sol, avant de juger de la cohue autour d'elle.

Elle n'eut le loisir de s'y attarder, puisqu'un nouveau combattant l'attaqua au sabre. Elle dévia un premier coup et reçut un crochet du droit dans la mâchoire. Elle para une nouvelle attaque, détourna la lame de son adversaire et volta dans en dégainait un cimeterre pour frapper son ennemi au visage. Celui-ci s'écarta souplement et seule une estafilade vint orner sa joue. Ils se jaugèrent un instant avant de repartir dans un enchaînement de parade, feinte et contre-feinte, où aucun ne semblait vraiment tirer son épingle du jeu.
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Dim 7 Avr 2013 - 16:46

Voilà que ça semblait s'organiser dans le port. Des habitants sortaient de chez eux pour distribuer des seau de métal et de bois aux passants afin qu'ils aident sur la chaîne! C'est avec un grand plaisir et une forte ardeur qu'Alric rejoignit les citoyens, si le feu venait à s'étendre des dizaines d'autres personnes pourraient mourir, ce qui serait catastrophique!

Tout se déroulait bien trop vite, les flammes léchaient les murs, la charpente menaçait de s'effondrer sur les derniers malheureux encore en vie à l'intérieur. Même un vaurien ne méritait une telle mort, le sort était parfois cruel. Tentant de jeter un oeil sur les groupes de marins semblant chercher quelqu'un, le guerrier constata que l'équipe n'avait pas l'air de trouver. Peut-être cherchaient-ils un de leurs compagnons qui étaient resté dans la taverne en flammes? Si c'était le cas, peu de chance de le retrouver.

La file battait son plein quand un bruit se fit entendre, un son que le chevalier errant ne connaissait que trop bien: le chant de la lame tirée de son fourreau. Bien vite les cris de douleurs retentirent aux alentours, levant les yeux Alric croisa le regard d'un jeune garçon à peine plus âgé que celui qui l'avait attaqué tantôt, le soucis étant que ce enfant là avait une hachette dans le front. Alors le mercenaire comprit, un massacre aveugle avait commencé, sa vie dépendrait de son talent au combat.

Sans tarder il tira sa hallebarde de son dos et observa ses alentours. Pour le moment il y avait trop d'innocent pour qu'il puisse manier son arme de manière efficace, heureusement le nombre important de morts chaque instant allait lui dégager le terrain. Un cri dans son dos attira son attention, tournant rapidement la tête il surprit un marin en train de lui foncer dessus, un coutelas à la main.
Ce n'était pas la première fois qu'Alric se battait, en fait il avait perdu le compte du nombre de ses batailles, aussi agit-il avec un certain sang-froid, il retourna son arme de piqua de toute ses forces le bras d'épée de son adversaire, qui hurla avant de lâcher son arme. Ne voulant pas lui laisser une chance, le capitaine mercenaire retira aussi rapidement possible la pointe d'acier pour la planter dans le torse de l'ennemi, qui s'effondra.

Derrière il sentit un peu tardivement la présence d'un autre brigand derrière lui, lequel lui planta le bout d'un poignard dans la hanche droite. Par chance la maille était assez serrée pour bloquer la majorité du coup, la blessure saignerait, ferait mal, mais ne serait pas décisive. Attrapant son arme Alric se fendit d'un coup vers l'arrière, mettant la manche de son arme dans l'estomac du lâche, lui coupant le souffle le temps que le chevalier se relève. Avec colère, le guerrier se retourna en envoyant un coup horizontale qui tranchant directement la tête de la brute, par malchance le coup emporta le hallebardier et frappa un passant qui tentait de s'enfuir, un dommage collatéral.

Le dernier forban était armé d'une splendide épée longue qu'il utilisa pour frapper verticalement Alric, lequel para avec difficulté avec sa hallebarde. Le mécréant était fort, peut-être même le vaincrait-il à la brutalité pure. il faudrait le repousser et profiter d'une seconde de faiblesse pour l'achever. Avec colère, le mercenaire envoya:


-"Ordure! Tu as trahi le concept même de justice"

Et de lui envoyer un coup de genou dans l'estomac, laissant paralysé pour une seconde et demi le marin. Avec vivacité le chevalier sortit sa miséricorde de sa cachette dans la jambière et embrocha la tête de son adversaire avec, en commençant par le menton, avant de le laisser tomber dans un gargouilli affreux.
Autour le combat continuait à faire rage, la blessure dans son dos saignait plus que prévu, il faudra la faire soigner avec qu'elle ne s'infecte. Empoignant sa hallebarde, Alric repartit au combat, prêt à défendre chèrement sa vie.
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Dim 7 Avr 2013 - 20:23

Tout d'abord des bruits de pas. Puis un cri féroce. Ensuite, le son de soixante lames acérées que l'on avait dégainé de soixante fourreaux. Alexis n'avait pas eut le temps de tout analyser et anticiper, trop captivé par le fantastique théâtre de flamme et de cendre que lui offrait cet incendie dantesque. Il avait vaguement observé quelques marins aux mauvais airs à la recherche de quelque chose, ou quelqu'un, avant de les perdre dans la confusion générale de cette foule qui peinait à s'organiser face au grand feu. Et muet, les bras croisés, Alexis avait contemplé ce chaos naissant au coeur de Thaar, le coeur en fête, un souffle excitant envahissant son être. Puis, quand les armes avaient été tirées au clair, le temps s'était arrêté - une, peut-être deux secondes - alors que la trame qui s'était dressée sur la scène, était sur le point de s'écrouler, pour faire place à une autre. Le mercenaire avait entendu le crissement d'une lame abîmée râpant l'intérieur rouillé de son fourreau, sur sa droite. Un grand gaillard, au visage couturé et à l'oeil torve.

Puis, soudainement, l'arrêt du temps avait éclaté, alors que les vingtaines de marin présents, beuglaient à l'unisson des injures, des hurlement, des cris de guerre. Avaient suivis le bruit des pas, le fracas des armes, les insupportables gémissement de douleur et couinement d'effroi, la délicieuse mélodie du fer déchirant la chair, et butant contre les os. Instinctivement, Alexis avait saisi son épée bâtarde avant même de réaliser ce qui lui tombait dessus. Le fracas si familier de la mêlée, avait fait de son esprit une entité machinale et réagissant de manière systématique aux symptômes typiques du massacre. Et celui ci s'annonçait bien. Techniquement parlant, Alexis n'avait aucun ennemi dans cette ville - quoiqu'il n'eût pas été contre l'idée de remonter les bretelles à ce satané ronchon d'Hector - et n'avait donc pas d'individu à cibler tout particulièrement. Mais cette soudaine spirale de violence, si elle avait peut être été déclenchée par quelques haines inter-factions, ne partageait aucun trait avec un traditionnel règlement de compte. Pour décrire cette pulsion guerrière qui agitait chacun et chacune, il fallait user des termes "confusion", "fièvre" et "carnage". Ce conflit n'avait rien d'une petite guerre de gang; c'était le résultat d'un étrange et manifestement détonant, mélange d'effroi et de soupçon, qui faisait de tout individu en présence, un ennemi potentiel. C'était une guerre motivée par la peur, où chacun était une menace, et jamais un allié.

Fort de ce constat, Alexis n'eut aucun scrupule quant au traitement qu'il réservait aux marins lui faisant face. Il n'avait que faire de leur identité, de leur affiliation, du nombre d'orphelin qu'engendrerait leur mort, ou même de leur intentions. C'était un vortex de turbulence qui n'était régi par aucune autre loi que celle du plus fort, qui serait à même de survivre. Épée en main, le mercenaire s'était attaqué à l'homme derrière lui avant même que celui ci eut l'opportunité de manifester le moindre signe d'hostilité à son égard. Il valait mieux s'assurer de n'avoir aucun ennemi potentiel. D'un sournois revers de lame, Alexis avait éventré le pauvre bougre, qui se mit à hurler de douleur alors que se baladaient à l'air libres quelques unes de ses viscères. Sans ciller ni détourner le regard, Alexis avait plongé son regard dans celui de sa victime, froid, mordant et imperméable aux circonstances. L'air suppliant et tordu de douleur de l'homme ne lui avait rien évoqué. Cet homme, qui devant la mort, empruntait tout les traits possibles et imaginables pouvant susciter l'apitoiement ou la compassion, n'était aux yeux du mercenaire qu'une menace de moins. Vif, cruel, il plaqua sa botte contre la panse crevée du mourant, dégageant brutalement sa lame. L'air affamé, il guetta les alentours à la recherche d'une autre proie.

Ce fut vite fais. Un autre marin, plus pugnace que le précédent, se rua sur le mercenaire, dague en avant. Alexis vint lui faucher les bras, maniant avec adresse son arme, faisant du bonhomme un parfait manchot. Écrasant non sans un soupçon de plaisir la figure de l'estropié qui se tenait les moignons en laissant s'échapper quelques stridents cris d'horreur, Alexis fut incapable de préméditer la prochaine attaque. Sur son petit nuage de plénitude, au sein de cette mêlée barbare, il nageait en plein délire. Un coup acharné de dague vint percuter son épaule à deux reprises, déchirant avidement sa chair, et lui arrachant un rugissement de douleur alors qu'il était sauvagement tiré hors de son euphorie. Rageusement, il envoya à l'aveuglette, un coup de coude furieux vers l'assaillant dans son dos, sa main libre saisissant sa propre dague, glissée sous son ceinturon. Pivotant avec agilité, il fit face à son agresseur, le visage marqué par une ire tenace et sanguinaire, dague en main. Ses yeux pétillant de cruauté se fixant sur son adversaire, il esquiva avec une adresse relative les quelques coups de dague qu'il lui portait; répliquant avec une ardeur quatre fois plus vive, il vint trancher net au poignet, la main armée du ruffian qui beugla de douleur. Sans plus attendre, le mercenaire l'embrocha au bout de son épée, après un triomphant coup d'estoc. Le gaillard émit un gargouillement, fixant de ses yeux figés Alexis puis la lame qui lui traversait le ventre; le mercenaire lui renvoya un regard luisant de haine, contemplant avec une franche suffisance les spasmes répugnants qui agitaient le corps mou et lâche de l'homme. Quand Alexis retira d'un coup sec sa lame souillée de sang, le misérable pourfendu s'affala contre le sol, où jonchaient cadavres à profusion, armes brisées et perdues, bourse éventrée et immondes effusions de sang.

Rengainant d'un geste satisfait sa dague, le mercenaire reprit le manche de son épée à deux mains, venant frapper ici et là, les canailles qui bataillaient férocement. Rendu fou par le sang et les cris, Alexis s'acharnait, frappant brutalement et aveuglément jusqu'à ce qu'un macabre craquement se fasse entendre, ou que les gémissement et les petits cris plaintifs cessent. Eclaboussé par des explosions de sang venant de toutes parts, Alexis prenait, sur cette scène abominable, les traits d'un boucher infâme qui avait perdu jusqu'aux dernières parcelles de son éthique, de sa retenue et de sa bonne conscience. Il ne comptait pas les morts. A vrai dire, il vérifiait à peine si ceux qu'il frappait avec démence, mordaient la poussière. Sa blessure à l'épaule crachait des quantités conséquentes de sang, mais engourdi par la fièvre de la mêlée, il en avait oublié sa propre condition. Sa mortalité et sa souffrance avaient momentanément déserté son être, qui était animé par un flot de haine et d'intense folie.

Si Alexis était un maître d'arme accompli, et un escrimeur d'exception, la sauvagerie et la bestialité que lui inspirait ce milieu malsain, retiraient toute la grâce que l'on eut espéré voir chez un bretteur confirmé. Cruel et ivre de sang et de massacres injustes, le mercenaire écumait la meute s'entredéchirant, se traçant un chemin irrégulier à coups d'épée tranchant la chair et brisant les os. Le sourire féroce, les yeux brûlant d'un feu sauvage et dévorant, le mercenaire était un fauve affamé lâché dans une arène où s'entretuaient des gladiateurs. Les rapports de forces étaient la plupart du temps injustes - le mercenaire ayant acquis une expérience acéré des armes et du combat - et, contrairement à la vaste majorité des marins présents, Alexis ne tuait pas pour survivre. Il tuait pour tuer, mu par un frisson de la chasse inextinguible, et motivé par son coeur bestial, qui hurlait à la guerre...

Ce n'est seulement qu'après un certain moment qu'Alexis fut capable d'émerger de la masse meurtrière, son esprit reprenant un semblant de contrôle sur son corps. Il avait hérité d'un certain nombre d'éraflures, et d'estafilades qui, un jour, feraient de belles cicatrices, mais aucune n'avaient une importance comparable à la blessure qui faisait saigner abondamment son épaule droit. Alexis était un solide gaillard; il pouvait survivre à une blessure pareille, pour peu qu'il cherchait à maîtriser rapidement l'écoulement de son sang. Le visage couvert de crasse et d'infimes entailles, la chevelure et la barbe, toutes deux salies par le sang séché, le mercenaire partit à la recherche d'un coin d'ombre pour lécher ses plaies. Il boitait légèrement, tenant farouchement la garde de son épée dans sa poigne droite. Qu'il était beau, ainsi marqué par le coeur de la mêlée, et son odieuse sauvagerie... Son regard brûlait encore d'un feu de cette haine qui ignore la douleur et la peur, motivée par une fierté et une arrogance souveraines.

Au coin d'une ruelle, non loin de l'affrontement, Alexis put distinguer cinq formes animales qui se tordaient furieusement dans les ombres. Elles poussaient d'abominables aboiement voraces, excitées par les effusions de sang et les cris. Des chiens massifs, bavant de rage. Alexis eut un sourire fourbe...Après tout, que manquait-il à cette splendide mise en scène, pour atteindre son apothéose ? Epuisé par la blessure et les quantités de sang perdu, le mercenaire se laissa aller contre le mur de pierre salle d'une chaumière. Il cru apercevoir un gamin recroquevillé dans les ombres, paralysé par la peur - sans doute avait-il été effrayé par l'éclatement de la violence. Alexis eut un vague hochement de tête pour lui même. Après tout, ce n'était qu'un gosse.

"Hé, gamin..." dit doucement Alexis, un mince sourire aux lèvres, la voix quelque peu éraillée.

Aucune réponse ne vint de la forme recroquevillée.

"Hé, tu m'entend petit ?"

Alexis reconnu un vif hochement de tête dans les ombres.

"Parfait. Dit-moi, petit... Que penserais-tu de me rendre un petit service ?" continua le mercenaire, reprenant son souffle.

Alexis saisit la bourse qui pendait à sa ceinture, y saisit trois pièces argentés, et les jeta au sol, entre lui et le gamin.

"Prends ces quelques pièces, et va donc voir ces chiens là bas, au delà de tout ces hommes qui se battent. Ils aboieront en tirant sur leurs cordes, mais n'ai pas peur...Ce n'est pas toi qu'ils veulent dévorer. Prend une des épées qui jonchent le sol, et tranche leurs liens. Ceci étant fait, cours et ne te retourne pas. Ils sont attirés par le sang, mais ne les tente pas avec un festin facile."

Le gamin parut hésiter un instant, restant dans les ombres. Puis, d'une main prudente, il vint récupérer les pièces qui traînaient dans la boue.

"Va, petit. Et assure toi de bien trancher ces liens...N'oublie pas que je sais où te trouver." ajouta le mercenaire avec un sourire se voulant réconfortant, mais transpirant la sournoiserie.

Le gamin hocha vaguement la tête avant de filer vers les chiens, là bas, se faufilant entre les ombres des bâtisses afin d'échapper au courroux de la mêlée. Bientôt, Alexis fut incapable de distinguer le gosse, qui se fondait dans la pénombre. D'un geste sec, il arracha un morceau de son chaperon et dévêtit son épaule droit, afin d'appliquer le morceau d'étoffe sur la blessure encore fraîche. La satané forban n'avait pas raté son coup. Il fit une sommaire compresse avec le tissu, de quoi freiner l'hémorragie jusqu'à ce qu'il trouve des bandages plus concrets.

Des aboiements éclatèrent au loin - des aboiements bien spécifiques qui lui semblait avoir entendu précédemment, au cours de sa vie. Il put entendre quelques cris aussi. Et encore, des aboiements furieux. Ceux là même, que poussent les chiens affamés ayant trouvé la liberté. Alexis se releva doucement, et, restant à prudente distance de l'affrontement qu'il avait quitté, contempla son oeuvre. Les formes musculeuse des terribles bêtes semblaient se mouvoir librement, parmi la foule, s'attaquant à quelques marins reculés, pris par surprise.

"Lâchez les chiens..." souffla Alexis, un sourire sinistre flanqué aux lèvres alors qu'il admirait ce spectacle, dont la sauvagerie faisait battre son coeur carnassier.


Spoiler:
 


Dernière édition par Alexis d'Austra le Mer 10 Avr 2013 - 16:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Mer 10 Avr 2013 - 14:46

Les flammes continuent de consumer les bâtisses déjà perdues alors que les personnes présentes sur le port tentent toujours, tant bien que mal, de les éteindre. Alors qu'il aurait été, en temps normal, de ces pompiers improvisés, à ce moment-là le chevalier aux trois roses ne fait qu'observer. Non pas qu'il se fiche que le port tout entier ne prenne feu, non, loin de là. Mais parce que son instinct le picote, il a un mauvais pressentiment. Il ignore si cet incendie a été volontairement provoqué ou non, et en l'occurrence, ce n'est pas très important. Mais ce qu'il sait, c'est qu'il y a là trop de de mécréants, trop de brigands pour qu'aucun d'entre eux ne tente de profiter de la situation. Alors il observe, il examine, il étudie les comportements des personnes présentes afin de prévenir un possible écart, afin d'empêcher que la situation ne devienne encore plus néfaste qu'elle ne l'est déjà.

L'observateur repère notamment un petit groupe de cinq personnes, plus occupés à chercher quelque chose dans la foule qu'à les aider à éteindre le feu. Il s'agit, à première vue, de quelques marins à la peau desséchée et aux ais mauvais.
Un peu plus loin, sur la droite, un autre type observe lui aussi la scène, les flammes se reflétant dans son regard. Un sourire malsain dessiné sur le visage, les bras croisés, il semble se délecter de la funeste scène, mais il ne semble pas préparer quelque chose pour autant.
Un peu plus loin, un homme louche se dirige vers les ruelles. Le visage caché sous une capuche, il longe les murs et prend soin de ne pas quitter les zones d'ombre, jusqu'à disparaître au coin d'une rue. Seulement quelques secondes plus tard les cinq marins à la recherche d'on ne sait quoi le suivirent précipitamment. "Cela n'augure rien de bon," pense-t-il.

L'observateur commence à se détendre lorsqu'il perçoit les gardes, se disant que les choses vont pouvoir s'arranger. Aurait-il pu prévoir que, justement, cela allait provoquer le chaos? S'il a pressenti que quelque chose n'allait pas, il ne s'attendait pas à ce que l'ampleur soit aussi grande. Des dizaines d'armes sont soudainement sortie de leur fourreau, parmi les marins louches restés en retrait comme parmi ceux de la foule. Les vilains se mettent alors à attaquer quiconque se trouve proche d'eux, sans distinction. Femmes, enfants, vieillards et gens de passages se voient forcés de défendre tant bien que mal, s'armant de la première chose qu'ils trouvent autour d'eux.

Et avant qu'il ne soit lui-même attaqué, avant que tout ne vire au carnage, le pertuisanier parvient à repérer quelques innocents. Ceux qui, comme lui, ont été surpris par le revirement de situation:
Le type qui croisait les bras d'abord. Lui-même attaqué par surprise, le gaillard s'arme de l'épée bâtarde qu'il portait sur le dos et engage le combat.
Parmi ceux qui, quelques secondes plus tôt, acheminaient les seaux d'eau jusqu'aux bâtisses enflammées, beaucoup s'effondrent, transpercés par la dague, le couteau ou l'épée de leur voisin. Mais ce n'est pas le cas de tous, comme cette rousse qui se défait de son adversaire en lui jetant un sceau à la face. Ni de ce jeunot qu'une hachette évite de quelques centimètres, et qui court aussitôt se réfugier dans une ruelle sans demander son reste.
Un homme dévie la lame d'une épée à l'aide de sa propre dague, mais un autre lascar lui éclate le crâne d'un puissant coup de hache d'arme. Un autre homme, muni d'une hallebarde, semble hésiter à se lancer dans la mêlée, mais n'hésite pas à embrocher le lascar qui l'attaque. L'observateur en déduis qu'il n'est pas de ces malfrats qui s'attaquent à tout le monde sans distinction.

Le temps d'observation se rompt au moment où un briscard armé d'un vieux sabre fonce vers le pertuisanier. Ce dernier, qui n'est pas aussi vulnérable qu'il n'y parait, réagit prestement en évitant le sabre d'abord, puis en frappant le malfrat aux côtes. La force du poing associée à la vitesse de course du malfrat lui vaut d'avoir le souffle coupé tout en étant stoppé net. Le pertuisanier n'attend pas et enchaîne avec un coup à la nuque qui fait perdre conscience au brigand.
Deux des camardes du vilain ont vu la scène, et s'approchent déjà du chevalier. Ce dernier, l'arme toujours sur l'épaule, sait qu'à présent il n'a plus le choix: il entre dans la bataille. En un mouvement rapide et circulaire, il balaye les deux malfrats qui pensaient pouvoir l'attendre avant qu'il ne réagisse. Le temps qu'ils se relèvent, le pertuisanier est déjà en garde. Passablement malins, les deux hommes s'éloignent peu à peu l'un de l'autre pour attaquer simultanément leur cible de deux cotés différents. La manœuvre aurait pu marcher s'ils avaient étés mieux entraînés et si le pertuisanier n'avait pas appris à gérer ce genre de situation. Le premier s'est pris un coup de hampe dans le foie, le second en a pris un à la tempe. Sans leur laisser la moindre seconde pour se remettre le chevalier les achève respectivement d'u coup de botte et de deux coups de poings, avant de se lancer dans la mêlée.

Dès lors, plus de temps pour se soucier de leur vie. Faisant fi des entailles, faisant fi des coups perdus, le noble se fraye alors un passage parmi les forcenés. Visant les articulations, frappant peu mais bien, il évite tant que possible de tuer ses adversaire : Les neutraliser rapidement est son objectif. Une chance que ces marins soit plus vulnérables et moins bien entraînés que les soldats contre qui le pertuisanier a déjà combattu. Cependant, venir à bout de ces vilains en leur laissant la vie sauve n'est pas chose aisée dans une telle cohue, et plusieurs gorges sont tranchées par la pointe de la pertuisane. Avançant vers un groupe d'innocents reclus dans un coin, assaillis le chevalier se voit forcé de dévier de son chemin en évitant un violent coup de hache. Agissant prestement il gratifie le responsable d'un coup de hampe dans l'estomac (la lame étant trop loin) puis le désarme dans un mouvement fluide pour terminer en lui frappant la tête au sol avant que le bougre ne récupère du premier coup. Celui-là est au sol, mais d'autres déjà le remplacent.

Quelques marins de plus maîtrisés, et le pertuisanier se trouve face à un adversaire différent. En effet, alors qui se retourne après avoir défait un énième marin la hampe de sa pertuisane se heurte contre sa cousine, une hallebarde. Son possesseur, le même hallebardier que le pertuisanier avait repéré un peu plus tôt, le fixe avec le même souffle que celui du guerrier en pleine bataille. Il ne suffi aux deux hommes qu'une infime seconde pour s'accorder sur leur camp respectif, et les armes se séparent.
" Par ici ! " Lâche le pertuisanier en reprenant la direction du groupe d'innocents, qui s'est déjà réduit de deux membres.
Et, se couvrant l'un l'autre, les deux hommes reprennent le combat.
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Mar 16 Avr 2013 - 19:32

Feu et sang ! Voilà ce qu'on pouvait dire de la belle assemblée que voilà, faisant plus penser à une fourmilière qu'à une véritable assemblée d'ailleurs. Les gens se bousculaient, marchaient sur les corps de ceux qui avaient été leurs voisins, criaient. Et pendant ce temps, le feu se propageait à une vitesse fulgurante, surprenant parfois les gens, emportant leurs misérables vies loin de ce tumulte. Ce même feu avait don de ralentir les forces de l'ordre qui devaient faire un détour pour pouvoir passer dans les étroites ruelles du port de Thaar. Mais ils arrivaient... à temps ?

Dans tout ce chaos, les choses se précipitaient autant par faute de temps, autant par le déclenchement d'un nouveau cataclysme. En effet, une fois les chiens lâchés, la partie du port où ils se trouvèrent fut confronté à un nouvel ennemi non maîtrisable faute de maître. Le gamin ayant déchaîné l'enfer pour quelques piécettes se mis à courir, essayant de ne pas regarder derrière lui malgré l'horrible tentation. Il avait juste à traverser un tout petit bout de foule et après ce serait bon... Mais la tentation fut trop forte et alors qu'il tournait la tête pour vérifier qu'aucun chien ne le suivait, un sabre vint le cueillir en pleine gorge pour séparer sa petite bouille du reste du corps. L'homme maniant ce sabre se pencha pour ramasser le petit sac, le soupesa rapidement et s'en retourna à ses basses besognes. Ce gamin n'avait pas eu l'idée des animaux tout seul, visiblement... Intéresant. Puis il prit la direction de ce qu'il lui semblait l'endroit où se trouverait la source de ce petit problème.

Non loin d'un petit groupe, deux combattants se regardèrent très rapidement le temps de se jauger puis partirent de concert aider des petites gens. Du moins en était leur intention, puisqu'ils ne purent arriver à destination à cause d'un animal très enragé par tant de sang autour de lui. Ce dernier sauta gueule grande ouverte sur celui qui avait proposé à l'autre à une allure impressionnante et le fit tomber à terre. A quelques pas, un autre semblait regarder avec envie la belle blessure qu'Alric arborait...

De l'autre côté, une tierce personne se mêla au combat que menait une certaine rousse avec l'un des nombreux pirates, jusqu'alors supposés simples marins, l'obligeant à se battre contre deux adversaires sachant bien manier leurs armes respectives. Le combat commençait à aller à l'avantage des deux marins lorsque boum ! Boum ?! Le corps de la rousse s'affala sur le sol, un troisième gars se baissant pour la prendre sur son épaule.

"Mais qu'est-ce que tu fous ? C'est pas elle qu'il fallait assomer !
-T'aurais préféré que ce soit toi ? Bah ! De toute façon on doit ramener au moins une certaine personne à bord, pourquoi pas une fille en plus ? Et puis ce n'est pas comme si elle n'avait pas l'air bonne héhé."
Les deux premiers marins se mirent à rire et le troisième partit jusqu'au bateau, la fille inconsciente sur son épaule, son épée dans la main opposée.

_________________
Ombre fugace
Maître de ton destin

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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Sam 20 Avr 2013 - 23:42

La blessure, quoique partiellement couverte via le bandage de fortune que s'était confectionné Alexis, n'avait cessé de saigner abondamment, arrachant au mercenaire des tremblements irrépressibles et des grognements de douleur. Finalement poussé à bout par la douleur déchirante, le mercenaire avait forcé la porte d'une habitation de la ruelle, brisant la serrure en enfonçant sa dague à l'intérieur. Le panneau de bois avait bientôt cédé sous les assauts sauvages du mercenaire, qui pénétra avec fracas dans la mansarde. Haletant de douleur, et grognant bestialement, Alexis entreprit de fouiller avec une hâte et une brusquerie certaines, les recoins de l'habitation à la recherche d'un quelconque moyen d'arrêter l'écoulement du sang. Alors qu'il fouillait les tiroirs d'une commode usée, le mercenaire parvint à mettre la main sur un ensemble plutôt maigre de bandage - il y en avait peu, mais c'était nettement préférable à son garrot improvisé. Tremblant, sous la perte considérable de sang, le mercenaire se saisit des bandages dans un geste rageur, se laissant aller contre le mur de la mansarde dans un fracas épouvantable de vaisselle brisée. Arrachant complètement son capuchon, il vint panser de manière plus adéquate son épaule meurtrie, s'assurant que le sang ne coule plus. Il en avait perdu un somme considérable - mais il était grand, il était fort et ce n'était pas sa première blessure.

Alors qu'il poussait un grognement soulagé, sa blessure enfin maîtrisée, Alexis reprit un souffle plus régulier, contemplant les alentours. La casse était minime, mais tout de même bien présente, et la perte d'une porte dans une cité truffée de brigands en tout genre était loin d'être un gage de sureté. Dans un soupire, il saisit sa bourse, répandant quelques pièces sur le plancher. Alexis était loin d'être un justicier - franchement, il n'avait que faire de l'avenir des obscurs habitants de la mansarde - mais suivait un certain code personnel, qui tout en étant dénué de toute forme d'éthique ou de moralité, semblait correspondre à une forme de respect de l'ordre des choses. Piquant d'ironie pour un être assoiffé d'ironie comme lui. Alors qu'il se baissait vers le plancher, afin de prendre son souffle, Alexis cru entendre, l'espace d'un instant, le bruit presque inaudible du fil d'un sabre râpant doucement son fourreau alors qu'on le dégainait. Il perçut un bruit de pas étouffé par les cris dehors. Ses yeux dérivèrent sur le seuil de la maison, qui était partiellement visible de son angle de vue. Il pouvait distinguer une masse ombreuse se mouvoir sur le plancher, vaguement mobile. Qui était-ce ? Il ne le savait pas. Que voulait-il ? Tout sauf du bien...

Le mercenaire dégaina sa lame courte, étouffant le crissement de la lame en plaquant un morceau de cuir sur le fil de l'épée alors qu'il la sortait doucement du fourreau. L'autre main tâtant la poignée de sa dague, Alexis se redressa en silence, scrutant attentivement l'ombre à la recherche d'un mouvement. Ses yeux dérivèrent sur les alentours à la recherche d'un subterfuge ou d'un quelconque moyen de faire tourner la situation à son avantage. Il vit un vase en terre cuite, à portée de main. Après tout, on ne savait jamais...Silencieusement, le mercenaire agrippa le conteneur par les rebords, puis inspira doucement.

Inspirer, expirer; inspirer, expirer; inspirer....

Alexis pivota à quatre-vingt-dix degré, sortant de l'ombre du mur dans laquelle il se terrait, et envoyant le vase se fracasser quelque part vers le potentiel adversaire. Souplement, le mercenaire se rua sur l'homme, épée en main, et asséna quelques coups brutaux, qui furent difficilement parés par l'habile escrimeur. Alexis eut un sourire féroce, empoignant sa dague de sa main libre, et tentant un coup en arc, qui vint effleurer le visage de bretteur, la pointe de la lame rencontrant l'arrête du nez. Le sabreur fut rapide à contre-attaquer, enchaînant des coups habiles, qu'Alexis fut en mesure de parer et d'esquiver, reculant agilement d'un pied sur l'autre, enchaînant par moment les contre-attaque. C'était une danse avec le feu, où aucun des deux adversaires ne parvenait à toucher l'autre, quoique les lames sifflaient souvent à proximité d'un morceau de chair laissé à découvert. Alexis était un excellent combattant - vétéran du front et maître d'arme aguerri - mais son ennemi n'avait pas grand chose à lui envier. Il lui fallait trouver une faille, et vite, car blessé comme il l'était, il ne devait pas s'attendre à résister durablement.

La faille vient bien assez tôt. D'un geste sournois, Alexis tenta un coup d'estoc osé vers la panse de l'autre, qui parvint aisément à esquiver le coup, quoiqu'il dut se tordre de manière spectaculaire, baissant sa garde. Le mercenaire enchaîna, profitant du déséquilibre de l'adversaire pour planter férocement sa dague dans le poignet armé du bonhomme, lui arrachant - possiblement - un cri de douleur. La tactique était fourbe; mais Alexis n'avait pas de temps à perdre dans un combat en pente glissante. L'ennemi, plus déstabilisé que jamais, fut rejeté en arrière d'un coup de botte féroce dans les côtes, l'envoyant au sol, plié en deux l'espace de quelques secondes. C'était plus qu'il n'en fallait pour Alexis, qui se saisit d'un pot de chambre laissé contre un des murs de la mansarde, et l'envoya de toute ses forces sur le corps du gaillard. Il semblait hors d'état de nuire - pour le moment. Le mercenaire se tourna prestement vers la grande fenêtre fragile, qui laissait pénétrer un vague rayon de lumière dans la pièce, et y asséna un coup d'épée qui fit voler en éclat le verre. Agile, le mercenaire bondit au travers de l'ouverture, avant de rejoindre les ombres de la ruelle, se soustrayant ainsi à son agresseur qui devait déjà se relever, et entamer sa chasse.

Alexis, manifestement poussé par l'adrénaline et la perspective d'un combat peu avantageux en raison de sa blessure, s'écartait à grande vitesse de la maison où avait eut lieu l'affrontement, se taillant un chemin sanglant à travers les marins en plein bataille, usant habilement de son épée pour tailler la chair - de nouveau, il prenait le rôle du féroce juggernaut écrasant les quelques obstacles sur son chemin, pour rejoindre un lieu où il pourrait soigner sa blessure. Un marin qui tenta vainement de lui barrer la route, vit sa bedaine se faire sauvagement ouvrir d'un revers de lame, ses boyaux s'échappant dans un flot écoeurant de sang encore chaud. Convaincu qu'on le poursuivait, Alexis accéléra le rythme de sa course, s'écartant éventuellement de la mêlée. Il en était sortit désormais, les aboiement et les cris résonnant encore derrière ses pas. Alors qu'il empruntait un énième dédale afin d'échapper à son poursuivant, le mercenaire aperçut, au détour d'une ruelle, un groupe de marin, dont un des membres portait sur son épaule la rousse qu'il avait vu plus tôt jouer au carte dans la taverne. Alexis poussa un juron. Pourquoi viendrait-il à son secours; il ne le savait pas - il n'avait rien d'un héros chevaleresque, ou même d'un homme du peuple; mais certaines choses le poussaient à agir, sans doute dans un élan de dégoût et de mépris pour tout ces hommes pétris de lâcheté, fuyant le combat après en avoir saisit tout l'éventuel butin.

Dégainant son épée bâtarde, et envoyant au diable sa course-poursuite dans les rues de Thaar, Alexis rejoignit en quelques grandes foulées, le groupe de marin, chargeant sans prévenir celui étant de dos. Dans un rugissement bestial, il abattit sauvagement sa lame sur le crâne luisant du gaillard fermant la marche - le prenant au total dépourvu -, explosant les parois osseuses et répandant allègrement sang et cervelle. Bientôt les deux autre larrons s'étaient retournés, arme au poing, prêt à en découdre, alors que leur compère s'étalait lourdement au sol, sans vie. Un sourire tordu aux lèvres, le visage aspergé de sang et les yeux hurlant à la guerre, Alexis se mit en garde, se régalant déjà de quelques vies de plus à arracher au monde, semblant ignorer une nouvelle fois, son éventuel poursuivant.

- En garde, siffla Alexis, ses yeux luisant d'une cruauté assassine, dévorant déjà du regard les deux loups de mers.


Dernière édition par Alexis d'Austra le Jeu 25 Avr 2013 - 21:27, édité 1 fois
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Alric de Vareg
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Dim 21 Avr 2013 - 13:11

Encore et toujours, la chance semblait faire une grimace à Alric avant de lui claquer la porte au nez. De toutes les créatures présentent sur ce monde, l'une de celles que le chevalier déchu détestait le plus était clairement les chiens. Avec leurs crocs affûtés, leurs jappements incessants et leur haleine de cheval, sans compter leur grande vitesse, ils étaient la lie du guerrier. Capable d'être sur vous en moins de trois secondes, comme l'autre soldat derrière lui venait d'en faire l'expérience, ils ne laissaient pas la moindre chance au combattant maladroit ou trop lent.
Soyons clair: Alric en avait peur après une expérience malheureuse dans son enfance. Quelqu'un de plus sage que lui aurait chuchoté que ce combat était l'occasion de dépasser cette terreur puérile et de vaincre une bonne fois pour toute ces démons. Ce n'était pas ce qui passait par l'esprit du mercenaire, qui jeta sa hallebarde pour empoigner sa miséricorde, plus adaptée à un combat rapproché.

Quand le chien se jeta sur lui, Alric était près, il leva sa dague devant lui pour attendre que le chien s'empale dessus... Cependant sa volonté craqua au dernier moment, de peur il leva son bras gauche devant lui, que le chien s'empressa de mordre. Le guerrier cria, plus de peur que de douleur et commença à poignarder l'animal de terreur, après une dizaine de coups de lame la bête accepta de rendre l'âme, laissant un capitaine mercenaire haletant et terrifié par ce qu'il venait de vivre.
Des cris le ramenèrent à la réalité, quand il se retourna il aperçut son compagnon en train de perdre sa lutte contre un autre de ces sales cabots. De colère, Alric saisit sa hallebarde et en poignarda le monstre fou en pleine torse. Il ne tarda pas à tomber à terre, laissant Valérian se dégager. Amical jusqu'au bout, le guerrier aida son infortuné compère à se relever. La morsure du chien à son bras n'avait pas percé la maille et le cuir, la douleur était donc tout à fait supportable. Maintenant il s'agissait de récupérer la jeune rousse que des marins avaient enlevés plus tôt.


-"Une damoiselle a été enlevée. Restez là et occupez vous des villageois, je pars à sa recherche."

Et le voilà à courir comme un dératé, sa blessure saignant encore assez, dans la direction où les pirates étaient potentiellement partis. D'ailleurs il ne tarda pas à les retrouver, ils semblaient en train de ce battre avec un homme en armure qui se défendait comme un beau diable. La rouquine ne devait pas être loin, d'ailleurs il la voyait presque dans l'ombre ambiante. Sans tarder il poussa un cri de guerre et enfonça la pointe de sa lance dans l'épine dorsale d'un marin qui tentait d'attaquer le guerrier à l'épée par derrière. Bien vite pour une raison qu'il ne comprit pas il se retrouva aux côtés du combattant inconnu, les pirates devant eux près à en découdre.

-"Deux inconnus qui vont se battre jusqu'au bout pour une jeune femme. On dirait un mauvais conte de chevalerie."

Après un franc rire il pointa sa hallebarde devant lui et frappa de toutes ces forces. Ce combat serait décisif quel qu’en soit l'issue
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Valerian d'Adhémar
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Mar 23 Avr 2013 - 15:18

Une seconde, infime, anodine, vicieuse, et tout bascule. Une seconde de temps gagner peut retourner l'avantage d'une bataille, une seconde d'inattention peut mener le plus grand des guerriers vers une mort certaine. Une seconde, c'est le temps qui s'écoule entre le moment où le pertuisanier perçoit la masse sombre l'approcher et le moment où il se retrouve à terre, dos contre la pierre, une bête enragée tentant de lui dévorer le visage. Si ses réflexes n'avaient étés aiguisés par m'entrainement et par quelque batailles le seigneur berthildois ne serait déjà plus. Une seconde, tout juste le temps d'interposer la hampe de son arme entre la gueule du molosse et son propre visage. Et à présent le chevalier lutte de toutes ses forces pour empêcher les crocs sanglants d'atteindre son visage, ou quelque autre partie de son corps.

Le souffle rapide, les muscles bandés, il pousse sur ses bras, calant ses épaules sur le sol boueux pour mieux repousser la bête féroce. Intérieurement il prie les cinq pour qu'ils ne l'abandonnent pas, qu'ils lui prêtent force et courage, et peut-être aussi, pour que la chance l'accompagne. La gueule du chien claque à deux centimètres de son visage, il le repousse quelque peu. Son heure est-elle venue ? Comme ça, dans la boue et le sang, dans la crasse et l'humus, dans un port malfamé d'estrévent, si loin de ses terres ?

Un cris, un jappement sinistre, puis un autre cris, de rage celui-là. La bête tressaille, et bien vite n'oppose plus aucune résistance. Le visage couvert de sang, de bave et sans doute un peu de boue, le pertuisanier fait rouler la bête sur le côté pour se libérer de son poids. Soulagé et reconnaissant, le guerrier saisi la main tendue par son compagnon d'infortune affine de mieux se relever.
" Une damoiselle a été enlevée. Restez là et occupez-vous des villageois, je pars à sa recherche. "
S'appuyant sur sa pertuisane, Valerian acquiesce d'un signe de tête tout en reprenant son souffle. Cette fois il a eu chaud. Dans un murmure il remercie les cinq tandis le hallebardier s'élance vers le bord des quais, avant du lui-même repartir vers la mêlée.

Le petit groupe d'innocents visés à l'origine ayant disparus, le chevalier avance vers trois personnes semblant être en difficultés. Créer une brèche dans le mur de marins en les attaquant par surprise n'est pas difficile, et les trois petites-gens s'engouffrent dans une ruelle tandis que le guerrier fait barrage. Trois passes d'armes et deux coups bien placés plus tard, et les marins sont au sol. C'est alors que le gentilhomme remarque un curieux personnage encapuchonné qui se fraye un passage dans les ombres. Deux secondes plus tard, et le voilà aux prises avec deux forbans qui semblent savoir manier les sabres qu'ils brandissent. Qui que soit l'homme à la capuche, il n'a pas l'air armé et semble plus taillé pour se faufiler dans l'ombre que pour affronter les deux brutes.

Suivant encore une fois son instinct, le pertuisanier saisit le premier objet à sa portée et le lance sur les deux marins. La distraction occasionnée est assez longue pour lui permettre de fondre sur le premier marin tel un faucon et de planter sa pertuisane au beau milieu du torse, avant que l'autre ne riposte. Le chevalier lâche sa pertuisane pour esquiver le coup, n'ayant pas le temps de la retirer, et dégaine sitôt l'épée ceinte à sa hanche. S'en suit alors une suite de passes d'arme d'un côté, et de coups vicieux de l'autres. Le premier semble danser, le second semble s'enrager. Et suite à un mouvement souple et élégant le sabre du marin se retrouve dans la main de l'épéiste. Un rapide et ultime mouvement met fin au duel, le marin transpercé par son propre sabre. Après avoir essuyé la lame de son épée sur son manteau le chevalier la rengaine, et récupère sa pertuisane. Tout autour, le chaos n'a pas cessé.
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Mer 24 Avr 2013 - 19:33

Les marins n'avaient visiblement pas l'intention d'arrêter le carnage avant d'avoir attraper celui qu'ils avaient repérer. Le pirate qui avait la rousse sur l'épaule se dirigeait vers son navire, tandis qu'il laissait ses compagnons s'occuper des deux chevaliers qui se pensaient assez nobles pour secourir une jeune femme. Mais hors de question de la leur laisser. C'était, en quelques sortes, leur trophée ! Il avait fait la moitié du chemin lorsqu'un de ses camarade hurla à plein poumon :

- Je l'ai ! Je l'ai !

A peine c'est parole eurent-elles retentit que la milice faisait son apparition.

- On embarque les gars, magniez-vous le fion !
- Euh... Capitaine, on les embarquent aussi ces deux là ?
- On n'a pas le temps discuter, merde !

Un bon cou sur la nuque et les deux gaillards, sonnés, sont menés à bord tant bien que mal. L'un tente des coups d'épée qui ne fendent que l'air, tandis que l'autre se masse passivement la nuque. Ils sont bientôt rejoint par le groupe de pirates qui avaient attrapé le noble, et deux autres hommes dans le même état que ceux qui étaient déjà à bord.

- Allez bande de fiottes ! On bouge son petit cul de pucelle et on décolle !

Les marins s'activèrent, et bientôt, le navire quitta le port. Une femme, trois hommes, et un semi, plus le noble qu'ils avaient repérés. Bonne petite journée au final

- Mettez moi tout ça dans la cale !

Le blond, un peu plus réticent que les autres à entrer dans cette abîme noire reçu quelque coups supplémentaires des pirates. Leurs armes furent récupérées et mises en sécurité dans le bureau du capitaine. Dans la cale, ils furent séparés du noble, enfermé dans une cellule à part, mais jetés sans ménagement, ensemble, dans une même cage de bois et de fer.
Un moment s'écoula, sans qu'aucun pirate ne soit dans la cale, puis l'un deux revint avec un broc d'alcool et en versa, sans précaution, sur les blessures de chacun, pour éviter les infections. La nuit, déjà bien entamée, touchait à sa fin.

HRP:
 

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Neïra "Fortune"
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Jeu 25 Avr 2013 - 20:29

Un nouveau compagnon de danse venait de rejoindre la macabre chorégraphie et Fortune ne se lissa pas impressionner. Maniant ses deux armes avec l'aisance des véritables ambidextres, elle parvenait à tenir en respect, à défaut de repousser, ses deux assaillants qui ne parvenaient pas à l'encercler. Tout à ce combat, elle n'eut aucune chance de voir venir la coup qui la cueillit à l'arrière du crâne, juste et précis. Elle tomba à genoux, vacilla un instant puis chuta au sol, plongeant dans les ténèbres de l'inconscience.


Elle émergea difficilement, son crâne lui semblait accueillir les percussions d'un barde ambulant et la faisait souffrir un martyr. Elle remarqua rapidement que ses mains étaient liées et qu'elle était appuyé contre la paroi d'un bateau, elle pouvait le deviner au tangage. Superbe. Elle jura à voix basse et jeta un œil à ses compagnons de cellules, bien plus défraîchis qu'elle pour la majorité. Elle ne comprenait pas ce que les pirates pouvait vouloir à ces types. A elle, elle s'en doutait, elle avait connus suffisamment de forbans de toute races pour savoir que l'on trouvait toujours quelque chose à faire avec une femme. Même si elle n'y survivait pas toujours.

Évidemment, elle n'avait pas d'armes. Elle remua l'un de ses pied dans sa botte, mais ne ressentit pas le contact de la dague qui aurait dus s'y trouver. A quoi pouvait-elle bien s'attendre, ces types n'étaient sans doute pas des amateurs, et la cachette était évidente. Il n'étaient pas simplement jeté à fond de cale, on avait pris soin d'installer une grille pour éviter toute escapade. Ceux là n'en étaient probablement pas à leur coup d'essai.
L'un des pirates vint leur verser un peu d'alcool sur les blessures les plus évidentes. C'est qu'ils tenaient à leur marchandises les bougres, sinon ils n'auraient certainement pas agis de la sorte. Ou alors leur capitaine était un bien étrange boucanier. Décidé à tenter quelque chose, elle se décala vers le fond de la cage en l'entendant arriver et s'affala contre la paroi, en essayant de prendre l'air aussi mal en point et inconsciente qu'il était possible lorsqu'on avait les dons artistiques d'une mouche à merde bourrée. Si ce pirate entrait dans la cellule, il y aurait peut-être quelque chose à tenter.
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Alexis d'Austra
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Jeu 25 Avr 2013 - 21:25

Tout d'abord, il y avait eut ce goût de sang; puis l'écoeurante odeur de l'eau de mer croupie, souvent présente dans les cales de navires. Alexis s'était réveillé dans un grognement, sa blessure à l'épaule le brûlant vivement, et son nez comme sa bouche, assaillis par un millier d'impressions désagréables. Il avait la langue pâteuse et une migraine ravageuse qui, couplée au balancement régulier du navire au grès des vagues, le mettaient d'une humeur massacrante. Sa vision avait tout d'abord été trouble, avant de s'éclaircir peu à peu. Les ombres et les lumières s'étaient davantage distinguer, lui permettant de détailler les environs. La cale d'un bateau, dans une cage. Ses poings étaient liés dans son dos, et il se trouvaient aux côtés de quelques compères lui semblant vaguement familier, ainsi que cette rousse qu'il avait aperçu quelques temps plus tôt. Celle ci semblait éveillée. Alexis avait, par le passé, été la cible d'emprisonnement un certain nombre de fois, et était parvenu, la plupart du temps, à trouver un moyen de se défaire de ses chaînes. Mais cette fois ci, la situation était moins favorable à une grande échappée. Il était sur un bateau - aucune fuite n'était envisageable, l'option du plongeon dans l'océan truffé de carnassiers n'étant certainement pas jugée comme acceptable. La libération ne pourrait passer que par la mutinerie, et la prise en main du navire, aux griffes des pirates, qui étaient sans aucun doute plus nombreux, armés et organisés. Et du reste, briser ses liens s'avérait être un défi de taille au vu des circonstances : ils étaient cinq, à l'étroit dans une cellule, les poings liés.

Se redressant doucement, restant assis, Alexis considéra les alentours. Des cordes, des crochets...Rien de bien passionnant, mais éventuellement utile en fonction de la tournure des événements. Le mercenaire n'avait aucun souvenir concret de sa chute face aux forbans, mais elle avait probablement était causée par l'affaiblissement considérable que lui infligeait sa blessure à l'épaule. Désormais, Alexis ne se sentait pas tant affaibli que dans une sale humeur, encore épargné par le fardeau de la faim et de la soif. Tant mieux; cela n'allait pas durer, et il valait mieux agir tant que l'estomac ne criait pas famine. Après une brève inspection de la cellule, le mercenaire put distinguer un barreau rouillé possédant quelques escarpements tranchants. Une maigre chance de libération, mais c'était à prendre ou a laisser. Venant se caler contre ledit barreau, Alexis appuya ses liens contre les contours irréguliers et vaguement tranchants, commençant à attaquer la corde, le fer mordant peu à peu les fibres qui maintenaient ses poings liés, impuissants. Cela allait prendre du temps. Tout en s'assurant de frotter énergiquement la corde contre le barreau, le mercenaire détailla d'un oeil curieux les individus présents. De toute évidence, son audacieuse mutinerie ne pourrait fonctionner sans l'usage des forces combinées de chacun des engeolés. Outre la rousse, il y avait le blond à la hallebarde qui était venu combattre les corsaires dans un geste d'une chevalerie comme d'une stupidité rare, cet espèce de demi drow qu'il avait croisé en rentrant dans la taverne, et un illustre inconnu aux cheveux longs. Franchement, les choses s'annonçaient mal.

Lorsque des bruits de pas résonnèrent dans la cale, Alexis cessa son activité, et feignit la mort, s'étalant contre les barreaux. Il ne pouvait pas prendre le risque de se faire remarquer dans sa tentative d'échappée, et ainsi avait recours à des techniques, certes moins dignes, mais tout aussi efficaces lorsque l'on se mettait à planifier sur le long terme. Il put distinguer la jeune femme rousse faire de même, tirant une tête de semi-morte de la dysenterie. Sans doute avait elle un plan miraculeux pour s'enfuir. Se refusant à se faire remarquer par les corsaires à bord avant d'avoir élaborer une meilleure stratégie, Alexis attendit avant de cesser les faux-semblants, décochant des coups de pieds dans les jambes des trois prisonniers encore étourdis, pour les rappeler dans le monde conscient. Suite à quoi, il reprit le découpage minutieux, lent et précis de ses liens, lorgnant sur les crochets rouillés qui étaient disposés ici et là dans la cale, avec un air mauvais.

Ces satanés forbans avaient gagné la première manche. Mais Alexis n'avait pas dit son dernier mot; et quelque soit l'issue de ce dernier acte, qu'il soit expédié au fond des mers, ou finalement triomphant, il n'allait pas partir sans arracher quelques vies, et enseigner quelques leçons sur l'essence même de la souffrance, à ses rustres de geôliers.
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Valerian d'Adhémar
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Jeu 2 Mai 2013 - 14:49

Le combat, encore et toujours. Le combat pour la vie, le combat pour une terre, le combat pour l'honneur, le combat par plaisir…. Les hommes se trouvent toujours une raison au combat.
* Et ceux-là, quelle raison trouvent-il à ce combat ?* Se demande le pertuisanier, alors qu'il contre le sabre d'un marin plus doué que ses compères.
Souplesses, vitesse, précision. Tels sont les atouts du chevalier aux trois roses, dont les mouvements donnent à son combat l'air d'une danse. Une danse contre la mort, une valse avec la mort. Et malgré son endurance, malgré son expérience, le pertuisanier commence à fatiguer. Esquiver et parer, frapper sans être frappé, telles sont les raisons d'être de l'allonge offerte par la pertuisane. Le sabre ne peut rivaliser et pourtant, tel un beau diable, le marin rivalise avec le noble combattant. La pertuisane l'effleure mais ne lui inflige que de maigres blessures, de bénignes éraflures, jusqu'à ce qu'une faille s'ouvre dans sa défense. La pertuisane glisse contre le sabre, passes sous le bras, et s'enfonce dans le thorax. Un gémissement, une gerbe sa sang, un regard surpris, et le marin s'effondre.

D'un coup sec le pertuisanier retire son arme du corps de son adversaire et souffle un bon coup. Ôter la vie d'un homme n'est jamais chose heureuse, selon lui, mais l'adversité réduit les choix. Reprenant quelque peu son souffle, il observe les deux marins qui de concert se lancent dans sa direction. Il se met en garde, s'apprête à reprendre le combat, et puis… Un choc, brutal, inattendu, soudain, sur le haut du crâne. Suivi du bruit d'une pierre heurtant le sol. L'homme lève la tête, et portant une main là où la douleur se fait lentement sentir. Alors il voit, trop tard, une seconde tuile se détacher du toit de la bâtisse proche et tomber droit sur lui. Alors survient un second choc, et puis plus rien.

~~°~~

Un mal de tête, une sensation étrange. Les premiers instants du réveil de Valerian ne sont pas réjouissants. Il prend d'ailleurs un moment avant de réaliser que la réalité refait surface, peu à peu. Sa tête lui fait mal, certes, mais il a cette étrange impression que le sol sur lequel il est allongé n'est pas stable. Une simple impression, pense-t-il, due à sont mal de tête. Le souvenir des quelques dernières secondes avant sa perte de conscience ont du mal à revenir. Il se souvient d'un port et d'un feu, d'une bataille, d'un combat… Non, de plusieurs combats qui s'enchaînent. Et puis un chien, un molosse. Cette pensée lui donne des frissons, il sent encore l'haleine horrible de la bête sur son visage. Ensuite, c'est un peu flou. Des marins, encore. Des armes qui s'entrechoquent, une silhouette sombre et informe, un toit et… La tuile! Oui, le mot est juste. 'La tuile !'

Un coup dans les jambes le ramène brusquement au temps présent, et l'homme ouvre les yeux. Les formes autour de lui sont d'abord sombre, floues, mais se clarifient à mesure qu'il reprend ses esprits et que ses yeux s'habituent à la faible luminosité. Les sons, eux-aussi, deviennent plus clairs. Rapidement, et dès qu'il le peut, le noble aux trois roses détaille ce qui se trouve dans son champ de vision. Pas grand-chose , à vrai dire. Du bois, des barreaux, l'un des hommes qu'il avait vu sur le port, pris lui aussi dans le chaos. L'émergeant tente de se lever mais réalise que ses bras sont attachés dans son dos. Il fait donc quelques efforts, se tortille, et parvient à prendre une position assise. Capable de tourner la tête, il peut enfin mieux examiner l'endroit dans lequel il s'est retrouvé.

Tout autour est principalement fait de bois. Et vu la forme des parois, il s'agirait de la cale d'un bateau. Petit ou grand ? Il ne saurait le deviner, pour le moment. Mis à part la cage qui les contient lui et les autres malheureux qui sont dans la même situation que lui, la cale ne contient rien de bien extraordinaire pour ce qu'elle est. Aucun indice sur l'identité de leurs ravisseurs, en somme. Et ces compagnons d'infortune, justement, qui sont-ils ? Seulement des gens qu'il a repéré sur le port, au début de l'incendie, avant que tout ne tourne au carnage. L'homme le plus proche, probablement celui qui l'a réveillé, est celui qui portait une grande épée. Au sol, encore émergeants, se trouvent le hallebardier et un jeune homme. Dans un coin, une femme à la chevelure rousse a l'air mal en point, à moins qu'elle ne joue la comédie. Il perçoit aussi l'encapuchonné qu'il a croisé sur le port, juste avant de perdre connaissance. Ce dernier cependant est dans une autre cellule, pour une raison encore indéfinie.

Il ne faut pas être bien malin pour comprendre que la situation est inquiétante, mais déjà le chevalier analyse ses options. Il est enfermé et attaché dans une cale, en compagnie d'illustres inconnus, et ce pour une raison toute aussi obscure. Le premier réflexe, lorsque l'on est enfermé,est de chercher un moyen de sortir. Pour la plupart des gens. Mais le noble aux trois roses, à se moment, pense différemment. S'il sont sur un bateau, et qu'ils son en mer, s'échapper de leur cellule, si toutefois ils y parvenaient, ne servirait à rien. Le bateau doit certainement rempli de marins, et rien n'indique pour le moment qu'une issue est possible. Par ailleurs, il serait précipité d'agir avant de savoir ce que veulent les ravisseurs. En conséquence, le chevalier prend la décision de ne pas gaspiller ses forces et de simplement attendre de voir ce qu'il se passe, jusqu'à en apprendre plus sur leur situation.
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