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 Les grands savent s'amuser | safari

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Xalaphas
Humain
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MessageSujet: Les grands savent s'amuser | safari   Dim 31 Mar 2013 - 21:38

« Et bien mon petit, rigolait le prince, vous en faites une tête !
- C’est que monsieur, j’ai été abusé avec grand soin et vilaine rigueur !
- On vous a menti ?
- Oh ça oui ! Souvenez-vous de ce négociant, avec son drôle de bateau.
- Celui avec douze voiles ?
- Plutôt celui qui ressemblait à un bol.
- Ah ! L’homme qui avait la peau comme de l’ébène ?
- Plutôt du charbon monsieur ! Sombre et crasseux ! Au souvenir de ce teint démoniaque, je ne m’étonne plus guère de l’obscure vilenie de son âme.
- Et bien qu’a-t-il brigandé pour que tu souffres de pareilles humeurs ?
- Il m’avait parlé de gigantesques animaux, une trompe en guise de truffe, des cornes sous le museau et des oreilles grandes comme une roue de paon. La bête serait née d’un rituel de la Magie, mêlant fourmiliers et phacochères. Je lui avais aussitôt demandé quelques exemplaires de ces animaux, il me fit un bon prix et promit de les livrer céans au jour d’aujourd’hui.
- Il n’est pas venu ?
- Lui non, mais son navire oui ! Avec notre investissement en pièce détachées.
- Tu veux dire qu’il l’a fait équarrir ?
- Non monsieur ! Il m’a fait mener quantité de bêtes en vie, mais elles sont encore les composantes précédant l’objet final.
- Je ne te suis plus.
- Des fourmiliers monsieur ! Et des phacochères ! En des proportions pour le moins encombrantes. Mais hélas, pas le moindre grimoire expliquant comment opérer pour en faire la chimère désirée.
- Et comment ce bon nègre appelait-il la fameuse créature ?
- Un éléphant !
- Un éléphant ? Ha, comme tu es idiot d’avoir cru pareille histoire, c’est bien évident qu’il t’abusait !
- Avec grand soin et vilaine rigueur monsieur !
- Un éléphant ! Dieux que c’est drôle !
- Un odieux pied de nez !
»

***

À Thaar, en ces jours, régnait l’agitation fébrile d’une activité en pleine expansion. La cité voyait se mélanger des individus de tous lieux et de toutes conditions venu goûter aux promesses de la ville, et jauger ses prétentions. Les bourgeois semblaient généreux et certains gens du Royaume vidaient de larges bourses pour ramener quelques luxes et exotismes à leurs seigneurs.
Xalaphas se plaisait à imaginer ces rudes gaillards au sang bleu s’extasier face à la chaleur d’une épice, la fragrance d’une essence ou la férocité d’un animal. Non pas qu’il tienne à leur égard un certain mépris, il devait beaucoup à ces nobles dont les conflits avaient créé tant d’esclaves. Une véritable manne pour ceux qui en faisait le commerce.

Le prince avait donc appris à les contenter pour faciliter leurs échanges et développer les commerces qu’il entretenait avec la péninsule. Il n’était apparemment pas le seul à chercher à nouer des liens à l’extérieur de Thaar, les désirs de la duchesse en étaient une belle preuve. La dame souhaitait accueillir quelques dignitaires étrangers et s’était tournée vers Xalaphas pour organiser l’évènement. Le jeune homme voyait là une occasion de lui-même faire de nouvelles rencontres et même de faire état de sa position qui s’affirmait un peu plus chaque jour. Il s’était donc appliqué à organiser une sortie mémorable : un exaltant safari dans la brousse estréventine pour chasser les dangereuses créatures qui peuplait ces régions sauvages.

On avait préparé une troupe de serviteurs et de saltimbanques ; des piques, des rapaces et différents familiers. Des éclaireurs faisaient la reconnaissance pour identifier les proies de choix et guider le cortège vers l’excitant gibier. On laissait le choix aux invités de participer aux tirs ou de demeurer dans leur palanquin pour observer l’action tout en profitant du raffinement que l’intendance mettait à leur disposition. Il y avait notamment un charriot isolé avec soin et rempli de glace dans laquelle étaient conservées ces douceurs fraîches et fruitées que l’on nommait sorbets.

Xalaphas lui était sur un cheval blanc, et il se pencha légèrement quand un serviteur lui rapporta qu’une première bête avait été pistée. Le prince fit ralentir sa monture jusqu’à être rattrapé par les palanquins et glissa à la duchesse avec un sourire enfantin :

« La première bête sera bientôt à votre vue ma Dame ! »

Il était temps de jouer !
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Andrástia de Clary
Humain
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MessageSujet: Re: Les grands savent s'amuser | safari   Lun 1 Avr 2013 - 18:57

C'était là un bien beau pays. Juchée immobile sur sa monture crème, la dame rêveuse était tournée vers l'ouest, où sis au confluent de l'Oliya gisaient les ruines d'Essali. L’antique cité n'avait jamais été l'amie de ses aïeuls, mais le spectacle n'en gardait pas moins une certaine mélancolie, instinct aiguisé par la connaissance du plaisantin qui encore y tenait cour, immonde mulâtre se réclamant de sang dracenne. Vision qu'elle n'aurait plus à supporter longtemps, la vénerie ne devant plus désormais que s'éloigner du fleuve placide, s’enfonçant dans l’immense étendue que l'on dénommait Terres Stériles. Lesdites steppes n'étaient toutefois guère aussi désolées que leur nom pouvait laisser entendre, herbeuses et peuplées à souhait aussi près des eaux. Elle s'en féliciterait, les brises étant d'autant plus douces et le gibier abondant, si ce n'était pour les bergers qui venaient troubler sa superbe tranquillité, des singes que ses sicaires ne chassaient que trop tardivement. Aussi la compagnie poursuivait sa route, loin des maigres domaines et despotats qu'abritaient cette rive pauvre.

Peut-être conviendrait-il de décrire céans les heureux compagnons de fortune de la duchesse. Passant outre le cortège d'hommes d'armes protégeant ces nobles gens, la dame de Bellegarde et le sieur d'Aphel venaient accompagnés de leurs proches et confidents de bonnes factures. La prêtresse d'Isten, aux moyens plus modestes, restait entourée d'une poignée de noirelfes taciturnes. Mais le plus grand nombre revenait à l'instigateur de cette délicieuse aventure, soit le jeune damoiseau répondant au singulier nom de Xalaphas, aux origines obscures mais à la richesse bien réelle. Richesse qui aujourd'hui se voyait durement éprouvée, les frais encourus par une telle démonstration d'opulence outrepassant aisément l'avance fournit. Calcul qu'il s'était sans nul doute ressassé à maintes reprises, et qui en cet instant ne préoccupait aucunement l'intéressante.

Achevant délicatement une coupe de cette neige parfumée, elle jeta l’ustensile cuivré à terre à la vue d'un des chasseurs du marchand s'en revenant avec grande hâte. À bout de souffle, il n'en conta pas moins une nouvelle qui ne manqua pas d'encenser la dame alors avide de sang. Rendant au garçonnet son beau sourire, elle ajouta bien probement que « Quelques heures de plus, et les fripons de ces terres auraient-été à ma convenance ». Se saisissant d'une menue arbaleste, promettant Isabelle un souvenir, elle s'en alla galopant avec les autres chasseurs ; la proie désignée se terrant sur le flanc d'une colline à près d'une lieue de cela. Cette entreprise lui rappelait fort les chasses à courre qu'elle se plaisait à mener dans les vallons boisés des Septmonts, une meute de lévriers des déserts la coursant avec alacrité. Elle arriva toutefois au niveau du mont avec un léger retard, s'étant arrêtée pour tirer sur une chèvre sauvage sans réussite.

Le spectacle n'était fort heureusement pas achevé. La beste était terrible, trop sans doute pour nos joyeuses drilles ; et l'on se contentait pour l'instant de laisser les fauconniers à leur œuvre. Un reptile immense, long et vert, aux écailles qui semblaient insensibles aux attaques des volatiles. « C'est là un Dragon de Perrelin ! » cria t-elle avec moins d'aplomb que jadis. La créature encerclée se tenait devant l'entrée d'une grotte mystérieuse, agressive mais ne voulant manifestement s'en éloigner. S'en était assez pour attiser la fougue de la dame, qui parvint à planter un trait dans l'arrière train de la chose, sans qu'icelle ne s'en soucie outre mesure. Ne perdant pas la foi, elle manda ses guépards domestiqué ; les chat ayant été attaché aux dos de jeunes hommes montés, la tète précautionneusement encapuchonnée. Observant non sans quelque impatience les dresseurs remplir leur office, elle retint son souffle lorsque les deux prédateurs furent lâchés sur le lézard séculaire. Affrontement sordide de griffes et crocs qui se solda prestement par la mort d'un félin, au grand dam de sa maîtresse.
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May'Inil Baenrahel
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MessageSujet: Re: Les grands savent s'amuser | safari   Mar 2 Avr 2013 - 19:38

Voilà qu'on l'emmenait en safari, ravissante idée s'il en était. La prêtresse d'Isten s'étira délicatement dans sa litière, sa peau chocolat jouant sous les pâles étoffes qu'elle avait revêtus pour l'occasion. Elle ne doutait pas un instant que la distraction s'adressait surtout à l'hôte péninsulaire, Maciste d'Aphel, de la magistrate de Clary, mais elle avait quand même eus la chance d'y participer. Dès lors elle se trouvait au milieu des coussins et soieries, à profiter du beau temps et du grand air. C'était dans ses moments qu'elle comprenait le moins ses frères d'Elda et leur enfermement quasi total au cœur de leur volcan. Rien ne valait, à son goût, un soleil ardent dont les rayons venaient délicatement courtiser votre peau et vous réchauffaient de leur douce chaleur.

L'un de ses hommes de mains, à la peau si noire qu'il la faisait presque passer pour une sang-mêlée s'il n'y avait eu la présence de Draven non loin, vint lui apporter un sorbet qu'elle entama à peine lorsque l'on signala la première bête. Les chasseurs partirent rapidement, leur vives et agiles montures permettant de rattraper la proie là où les palanquins et chariots du cortège ne pouvaient donner la chasse. May'Inil regrettait un peu de ne pouvoir voir l'exécution, mais préférait son confort à la selle de ses bêtes. C'était pour cela qu'elle préférait les arènes, d'autres qu'elle se chargeait d'aller courir après la proie et elle pouvait profiter de la mise à mort bien assise dans son alcôve privée.

Draven, en revanche, n'était pas aussi apathique, et il talonnait les autres chasseurs, arc et flèche en main. Il arriva sur les lieux alors que le dragon de perrelin, cet infâme lézard de plusieurs mètres de long qui faisait le bonheur des arènes dorniennes lorsque l'on l'y conduisait, venait d'éventrer un des félins de chasse d'Andrastia. La bête était visiblement plus résistante que bien des proies, et il faudrait à coup sûr maintes attaque pour en venir à bout. Les écailles constituaient déjà une barrière résistante. Draven décida de participer à la chasse et banda son arc, attendant le moment où le lézard se montrerait plus vulnérable.
Il décocha finalement la flèche qui alla se ficher sous la gorge du monstre, réussissant à forcer sa carapace naturelle et à s'enfoncer de quelques centimètres dans la chair, laissant un léger filet de sang en goutter. Le dragon ne semblait pas en avoir plus pris conscience que des précédentes et Drave pesta. Mais déjà il voyait que certains préparaient une nouvelle fourberie.
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Maciste de Soltariel
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MessageSujet: Re: Les grands savent s'amuser | safari   Mer 5 Juin 2013 - 11:13

On avait là une belle compagnie, à la richesse flamboyante et provocante, de preux et puissants seigneurs et de riches et belles dames, entouré de toute la clique des varlets, des écuyers et des dresseurs. Son hôte, la dame de Clary, avait convié Maciste à cette chasse peu habituelle et le jeune seigneur, curieux de voir là les mœurs orientales à l’œuvre, s'était empressé d'accepté. Le damoiseau était ici en terre inconnue et accompagné de son seul Pietro l'Olysseano, son sicaire et son âme damnée, ce qui ne l'empêchait pas de se mêler à la foule des courtisans et des invités, saluant de ci de là une des rares personnes qu'il connaissait en la cité. Monté sur un magnifique destrier aussi noir que des ailes de corbeaux, prêté par son hôte, Maciste s'était glissé jusqu'à la litière de la grande et hâle Marguarette et faisait assaut de cour, entre deux coupes de vin, à sa belle compatriote. Depuis son arrivée à Thaar, les deux jeunes gens s'étaient trouvés une affinité grandissante, se promenant dans les jardins du palais des Clary et parcourant la cité : au charme du jeune seigneur péninsulaire s'ajoutait au souvenir d'une terre et de parents depuis longtemps perdus pour la damoiselle. La dame d'Isten, que Maciste avait rencontré chez Andrastya, était présente elle aussi, entourée d'un cortège de serviteurs à la peau d'ébène et de cavaliers drow, se déplaçant dans un palanquin décoré. Parmi les convives se trouvait ce prince thaari, d'une richesse ostentatoire, monté sur un cheval blanc et qui semblait brigué la même proie que Maciste. Ayant déjà les faveurs de la belle ydrilote, le damoiseau jaloux qu'était le suderon ne pouvait s'empêcher de lancer des regards lourds de sous-entendus au thaari, si d'aventure, celui-ci se décidait à venir chasser sur ses terres. Alors qu'il allait quérir une coupe de sorbet pour la belle dans le chariot de queue, Maciste aperçut l'éclaireur de retour et curieux, s'en alla aux nouvelles. La première bête de la journée était en vue ! et déjà les nobles partaient dans un grand galop à la recherche de la proie tant convoitée, accompagnés d'une meute de chiens. Saisissant une pique et rejoignant les autres chasseurs, Maciste promit un trophée à Marguarette et s'élança à la suite des cavaliers, parcourant la lieue en peu de temps.

Le spectacle était magnifique. La beste était terrible : d'écailles vertes, de six bons mètres de long et des griffes et des dents comme n'en avait jamais vu le damoiseau ! Prudente, la meute des chasseurs se contentait pour l'instant de laisser les fauconniers à leur œuvre et Maciste regretta à cet instant de ne point avec lui l'un de ses rapaces. « C'est là un Dragon de Perrelin ! » s'écria quelqu'un. Aussitôt deux félins furent lâchés sur l'immonde bête, ce qui se solda par la mort prématurée d'un des deux guépards, réduit en charpie. La bête semblait invincible et le carnage aurait pu être total si une poignée de chasseurs n'avaient entreprit, bravement et à distance, de larder de traits le monstre écailleux. A ce jeu, le drow se révéla plus chanceux que la dame Clary, plantant un trait sous la gorge du monstre et faisant couler le premier sang du jour. Maciste, un brin de folie sur le visage, talonna sa monture et arrivé à quelques mètres du lézard, lui lança son javelot, qui vint se ficher dans l'aine du dragon. Piétinant et labourant la terre de ses griffes colossales, le dragon de Perrelin, dont la colère était décuplée, laissa échapper un long rugissement de douleur alors que le damoiseau poussait un cri de triomphe.
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