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 L'orage d'Almia, le tonnerre de Malereg, l'appel de la Gardienne. [terminé]

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Timérion Adantar
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MessageSujet: L'orage d'Almia, le tonnerre de Malereg, l'appel de la Gardienne.   Dim 21 Avr 2013 - 15:28



La pluie ruisselait sur les vitraux de la salle du trône de Malereg. Un éclair illumina la salle plongée dans la pénombre. L'aube était venue mais sa montée était passée complètement inaperçue au milieu des lourds cumulo-nimbus qui couvrait le ciel depuis la veille. L'orage venu du Nord semblait ne pas vouloir cesser. L'orage d'Almia l'appelait-on suite aux sombres événement qui s'étaient produit à Yawecilya.

Timérion était seul, assis sur son trône d'ébène dont les branches avait un effet sinistre du à l'orage et au silence des lieux. Il réfléchissait... Ou plutôt, il tentait de se distraire l'esprit. Il avait échoué dans sa tentative pour libérer Neglendir. Almia et Malereg était en guerre désormais, même si aucun des deux camps n'avait la force de débuter les combats. Et Timérion avait sur les bras une Elfe étrange dont il ne savait que faire. Aussi, il avait décidé de consulter le livre d'Elenmar, tentant une fois de plus de percer les secrets d'un passage sur lequel il travaillait depuis près d'un siècle.

C'était une mauvaise journée et il voyait difficilement comment elle pourrait être pire. Dés son retour, il avait rédigé en urgence une lettre pour Lante et avait envoyer un de ses meilleurs cavaliers la porter à Valek, son nouvel allié. Il ne fallait pas que l'Intendant se retrouve à Almia, sans quoi, il serait perdu. Il espérait donc que les nains passent par Lante et que le seigneur du lieu puisse les y intercepter. Mais le Seigneur Protecteur n'avait pas beaucoup d'espoir que cela réussisse. Ils seraient peut-être déjà parti au moment où le messager rallierait la cité.

Mais il n'y pensait pas, il se concentrait sur son livre. Et il refusait de laisser son esprit dériver hors des lignes de l'Eäla. Et pourtant, quelque chose le tira de sa lecture. Une rumeur dans les arbres de l'île, une rumeur unilatérale venant de toute l'île. Un murmure fort et sans faille, qui ne laissait aucune place au doute. La Gardienne entrait à Malereg. Comme quoi, le pire n'était jamais atteint.

On vint naturellement frapper à la porte. Avant même que le Garde n'ai refermé la porte Timérion répondit à la demande qu'il ferait avant même qu'il n'ai pu la formuler.

"Laissez-là entrer et qu'on nous laisse seuls."

Il n'était pas d'humeur à prendre des gants avec la Garde. D'ailleurs la jeune Elfe en charge de celle-ci attendait toujours un sermon en bonne et due forme pour son insouciance. Il referma lentement le livre qui reposait sur ses genoux et le laissa là où il demeurait. Sa jambe le faisait atrocement souffrir et il ne comptait pas s'en cacher devant le Vaisseau de la Mère. Son ton était froid et sa mine sinistre, aujourd'hui, il se préparait à faire le deuil d'un Elfe qui ne méritait pas son sort... Encore un...

"Veuillez m'excuser, Vaisseau de la Mère. Je ne puis ni me lever, ni m'incliner devant vous. Il est des blessures qui ne guérissent jamais et des cicatrices capricieuses... Je vous souhaite cependant la bienvenue à Malereg. Enfin, autant que cela soit possible en ce jour troublé."


Dernière édition par Timérion Adantar le Lun 22 Avr 2013 - 23:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'orage d'Almia, le tonnerre de Malereg, l'appel de la Gardienne. [terminé]   Lun 22 Avr 2013 - 22:52

La pluie s'était abattue sur l'Anaëh. Malareg semblait en deuil, et la Forêt semblait compatir pour la douleur de ses habitants. Même Taurë compatissait. La perte, même nécessaire, d'un Fils, attristait toujours celle qui était chargée de les protéger. Cependant, triste, Taurë ne l'était pas. A l'heure où elle arpentait les couloirs du palais d'Adantar, Dun Eyr d'Almia chevauchait vers Yutar afin que le sort du Captif soit décidé et scellé dans les larmes et le sang. Taurë était intervenue à temps afin de ne pas déclencher un affrontement entre Nains et Elfes plusieurs jours plus tôt, et dans la précipitation, elle n'avait pu clairement s'entretenir avec lui. Seules deux personnes connaissaient la vérité, Dun Eyr et Aranos, son frère. Cependant, Taurë n'avait à craindre aucune fuite, ni de l'un ni de l'autre. A présent, elle devait seulement convaincre Adantar de rediriger l'effort de la marche vers la guerre contre Yutar et non Almia et les Nains, comme les rumeurs l'assuraient. Elle fut introduite. Et ce fut le Protecteur qui prit la parole en premier.

Son ton était fatigué, porteuse d'un deuil qui ne faisait que commencer. Quel tristesse de voir un Elfe ainsi abattu. On ne pouvait reprocher à Adantar sa tristesse. Il n'était qu'un pion, un intermédiaire dans les plans de la Gardienne. Tout comme Neglendir, il était un moyen. Un dommage collatéral. Mais Taurë espérait que le sort de l'intendant ne fût pas le premier d'une longue série. Non pas que la Gardienne eut des remords, non. Elle aurait envoyée le Roi à la mort si la Mère le demandait, non. Mais cela revenait cher en Nains.

« Le peine vous accable, tant que vous ne pouvez vous lever. Demeurez assis, Protecteur. Ces jours sont funestes, et l'aube amènera avec elle son lot de chagrins et de larmes. Mais ne pleurez pas pour Neglendir. Il a assurément eu la vie à laquelle tous escomptent. Cependant, Protecteur, ne laissez pas la peine et les larmes vous affliger tant que vous ne puissiez vous relever. Vos jambes doivent encore vous porter, et votre échine vous dresser afin de guider votre peuple...Je peux ? »

Les dernières paroles avaient été dites tandis que la main douce de Taurë se posait sur le dossier d'un fauteuil apparemment inoccupé.

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Timérion Adantar
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MessageSujet: Re: L'orage d'Almia, le tonnerre de Malereg, l'appel de la Gardienne. [terminé]   Ven 26 Avr 2013 - 21:35



Timérion grogna son assentiment à la Gardienne, il était encore préoccupé par le conseil de ce matin. Comment pouvait on en arriver à de telles extrémités? Mais doucement son attention se reportait sur la Gardienne. Et par ce fait, sa volonté venait occulter le ressentiment et la colère froide qui naissait désormais à la vue et au souvenir de cette Elfe. Il avait cru voir en elle une elfe intelligente et un alliée. Avec un caractère exécrable certes, mais tout de même. Et désormais, il la découvrait soit ennemie et traitresse, ce qu'il refusait de croire contrairement aux insistance de Nakor. Ou alors comme une idiote vaniteuse.

D'un revers de la main, il balaya toutes ces paroles creuses. Si vides de sens que même la Gardienne n'avait pas souhaité les achever. Il reposa ensuite le lourd volume qu'il étudiait sur la table qui faisait office de bureau au Protecteur lors des conseils. Il ne savait vraiment pas quoi faire avec ce Vaisseau. Et pourtant, il en avait connu trois si pas plus. Mais jamais il n'en avait rencontré une semblable. Il inspira profondément, répondre au Vaisseau sans s'emporter serait une épreuve en soi.

"Savez-vous ce que mon peuple dit Taurë? Savez-vous seulement ce qui s'est produit ce matin? Et bien j'ai du prendre une décision sans précédent. J'ai du dissoudre le conseil jusqu'à nouvel ordre. Cela faisait bientôt seize heures de débats et ils n'ont cessé de s'envenimer. Chacun y allant de son allégeance. Bois, Pierre, Calimenthari, Kyriens, Tyriens, Elenwans même les Arcamenellites s'y sont mis. Au point qu'à un moment, les esprits ont cessé de s'échauffer pour que ce soit les corps qui essaient de parler.

La garde a du intervenir, Vaisseau de la Mère, avant que le Grand Prêtre de la Mère n'étripe le Maître forgeron. Savez vous dans quelle situation vous venez de me mettre? Tant que cette crise politique n'est pas achevée, je ne peux pas me rendre au Sud. Je n'ai plus personne pour assurer la transition en mon absence. Vous me parlez de guider mon peuple? Dans ce cas, dites-moi pourquoi êtes-vous venue? Pour me dire de rester ici? J'en doute..."


Il était fatigué et il ne savait pas quand il pourrait à nouveau se reposer. Il n'avait plus su dormir plus de quelques heures depuis l'épisode au défilé du Mépris. Quand ce n'était pas les images de sa femme qui venaient le hanter, c'était celles de sa séance de torture avec les Drows. Et le pire était quand les Sombres devenaient Nains et que lui devenait Neglendir. Il n'en pouvait plus de ce calvaire. Au point qu'il commença à souhaiter partir à la guerre, il souhaitait tuer. Occire pour laver dans le sang son esprit souillé et torturé par tant de cauchemars.

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MessageSujet: Re: L'orage d'Almia, le tonnerre de Malereg, l'appel de la Gardienne. [terminé]   Lun 29 Avr 2013 - 15:23

La Gardienne prit place, lentement, et prêta l'oreille aux paroles du Protecteur. La situation était donc si catastrophique en Malareg pour que Timérion puisse trouver le moyen de se plaindre. Taurë l'écouta. Elle ne broncha pas, elle n'esquissa pas le moindre geste. Lorsqu'il eut fini de parler, Taurë se leva doucement, puis tournant le dos au Protecteur, ses paroles claquèrent le marbre du sol comme un fouet sur la chair d'un prisonnier.

« Les temps sont durs, Adantar, et pour tous.

Malarag n'est pas un cas isolé. Partout dans l'Anaëh les chants s'élèvent, faisant trembler jusqu'aux fondations mêmes d'une civilisation vieille de plusieurs millénaires. Ce que vous et votre protectorat avez tardé à ressentir ne sont qu'un aperçu de ce que d'autres régions ont subies. Vous n'êtes au final que des retardataires dans la crise identitaire qui secoue notre nation. Et lorsque les temps sont ainsi enclins et portés sur la division, il n'y a que les vraies valeurs, celles qui sont hors d'atteinte des Mortels, qui subsistent. Il y la Mère.

Je vous ai épargnée jusque là, Timérion, vous et votre comportement inadéquat depuis que je vous connais. Si je suis ici aujourd'hui, c'est pour deux choses. Je m'adresserais premièrement à votre peuple afin d'en calmer la colère et d'en faire une arme à votre service. Concernant la seconde raison de ma venue, c'est un avertissement, et ce sera le dernier. J'incarne en ces temps troublés la voix de la Mère et Sa Volonté toute puissante. Me parler à moi, c'est s'adresser à la Mère. Elle est celle qui écoute et qui guide. C'est pourquoi, Adantar, je viens vous annoncer l'exclusion avec sursis de Malareg de l’œuvre de la Mère. Si un nouveau manque de respect à mon égard vient à survenir, je déclarerais à tous qu'aux yeux de notre Déesse, vous, votre protectorat ainsi que ses habitants ne sont plus considérés par la Déesse comme ses créations.

La voix du Culte est la celle qui subsiste en ces temps de crise. Ne m'obligez pas à faire de Malareg la proie d'attaques de fidèles radicaux. Vous savez que j'en ai le pouvoir, et que je n'hésiterais pas à agir ainsi. »


Taurë se retourna vers le Protecteur toujours assis. Le message était clair, et il ne serait pas répété.

« Guidez moi là où mes paroles seront entendues de tous. Que mes paroles rallient votre peuple sous votre bannière...et faites en sorte que cette dernière demeure sous celle de la Mère. »
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Timérion Adantar
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MessageSujet: Re: L'orage d'Almia, le tonnerre de Malereg, l'appel de la Gardienne. [terminé]   Mar 30 Avr 2013 - 23:02



Les propos de la Gardienne étaient terribles. Ils auraient pu ébranler le marbre, retourner la table du conseil et briser le trône d'ébène que cela n'aurait pu être plus terrible que les mots prononcés. Et pourtant... Et pourtant Timérion sourit. Pour la première fois depuis longtemps, il sourit d'un sourire qui n'était pas que glace et amertume. Parce qu'aujourd'hui, il reconnaissait enfin la Mère dans son Vaisseau. Aujourd'hui, il ne doutait plus de son choix et n'en douterait plus. Et c'est donc avec une réelle révérence et sans une seule pointe d'ironie ou de scepticisme, que ce soit en pensée ou dans le timbre de sa voix, qu'il s'adressa à elle.

"La mère nous a fait grâce d'une Gardienne bien particulière, mais c'est bel et bien une grande Gardienne qu'elle nous offre en ses temps troublés. N'ayez crainte, Taurë Helmelion, Vaisseau de Kyrïa, je ne douterai plus de vous et ne m'opposerai plus à vos choix... Ou du moins, pas en publique. Laissez-moi un instant pour me relever, je pense que ma jambe devrait pouvoir nous porter jusqu'à un endroit où tous devrait pouvoir nous entendre..."

L'effort fut laborieux, mais la déesse-mère donna la force à son serviteur de se lever. Et, s'appuyant sur sa canne il vint au coté de la Gardienne et la guida vers la sortie de la salle du trône. Un fois dans le hall, Timérion fit signe à un garde et lui ordonna que le plus grand nombre soit convoqué dans le temple de la Mère et que ceux qui ne pourraient rentrer prennent place sur les nombreux balcons qui regardait l'Est. Puis, l'étrange couple d'un estropié et d'une aveugle se dirigea sur la droite, comme si ils souhaitaient s'en aller au Jardin Intérieur des Eälas. Mais ils ne montèrent nullement les marchent et leur préférèrent la descente.

Ils cheminèrent ainsi jusqu'à descendre le long de la falaise blanche de l'Ondolaurë, allant toujours plus avant vers le temple de la Mère de Malereg. Finalement, ils posèrent le pied sur le doux gazon du lieu. Leur procession singulière s'était faite en silence parce que nuls mots ne devaient être échangés, il n'y en avait nul besoin. Et leurs derniers les conduisirent vers l'arbre millénaire, aussi vieux que la cité elle-même, et dont une des racine semblait former une estrade et un autel pour quiconque voulait prendre la parole. Une fois arrivé au pied de l'arbre, Timérion hésita.

Il se rappela son épouse, il se rappela leur union. Il se rappela les jours heureux. Et surtout, il put en faire la comparaison avec aujourd'hui. Il se tenait seul désormais au pied de l'arbre. Il pleuvait et l'air était sombre et empli de malheur. Nimuë gisait dans le lac, comme sa mère, comme son père, comme son maître et comme tant d'autre... Un instant au pied du chêne de Kyrïa, le Seigneur Adantar fut frappé par le malheur de son Chant. Mais la Mère avait toujours su lui venir en aide en ses moments là, et une douce trille de l'arbre le rappela à son rôle et lui fit détourner les yeux du lac Tindanen. La pluie s'était arrêtée et la foule était presque rassemblée. Au premier rang, le conseil semblait angoissé de voir la Gardienne se dresser devant eux...
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MessageSujet: Re: L'orage d'Almia, le tonnerre de Malereg, l'appel de la Gardienne. [terminé]   Ven 3 Mai 2013 - 10:31

Timérion était d'un caractère impétueux, mais même les esprits les plus obtus finissaient par entendre raison. Il n'y avait aucune soumission, aucune haine voilée, aucune rancoeur dans les propos d'Adantar. Il n'y avait que de la reconnaissance pour l'acte, de la prise de conscience pour ce qui avait été dit. Le Protecteur prononça la promesse inviolable que jamais plus le statut de la Gardienne ne serait oublié. Priant intérieurement pour qu'il s'en tienne à ce serment, Taurë ne put l'aider à se lever, elle n'en eut pas le temps. Le duo avança dans les couloirs, et le respect, voir la crainte qui émanait des Elfes sur leur passage était palpable. Parvenu à une tribune, Taurë attendit que le bruit ambiant des chaises secouées et des ragots s'achève, afin que seule la voie de la Gardienne ne brise le silence de l'assemblée. La cécité n'enlevait rien aux qualités d'oratrice de Taurë. Lorsque ses mains se furent solidement appuyées contre la barrière de pierre, sa voix était assurée.

« Il fut un temps où les pierres des Palais provoquaient au sein du Premier Peuple un sentiment de sécurité, une impression de confiance en lesquels tous les Elfes avaient foi. C'était le temps des premiers âges, ceux où l'Anaëh resplendissait des premiers bourgeons sur ses branches, que les esprits apaisés des Fils et des Filles interagissaient en paix avec eux-même. Ces temps sont révolus.

Depuis trop longtemps, nombreux sont ceux qui voient en l'Anaëh les prémisses d'un schisme, opposant les Bois aux Pierres. La Mère n'a jamais reproché à son peuple d'avoir ses propres pensées. Il ne s'est jamais écarté de Sa voie et de Ses enseignements. Kÿria a toujours acceptée que les pensées divergent...mais jamais ne tolèrera que le sang coule pour elles, et encore moins celui de Ses enfants. Il m'a été conté la mort de Fils et de Filles en Malereg. Les Temples aux accès interdits. Et qu'en est-il lorsque je me rends dans cette contrée autrefois si prestigieuse ? J'y apprends que le Conseil a reproduit la débandade d'Ellyrion. Adantar et la Mère ne vous ont pas choisis afin que vous ne soyez que le reflet dépravé d'une médiocrité ambiante. A l'aube d'une ère nouvelle, alors que de graves faits ont secoués vos logis, qu'en est-il du peuple Elfe de Malareg ? Le Conseil d'un Protectorat se doit de guider. En ces temps troublés, c'est à la Gardienne qu'incombe la tâche d'être un repère pour le Peuple de l'Anaëh. C'est pourquoi je le déclare devant vous, Conseillers : aucun écart ne sera toléré sous la direction de Timérion Adantar, et ce, jusqu'à ce que la paix anime à nouveau les esprits.

La Forêt me parlera et me murmura quelques nouvelles de cette contrée. Dans votre intérêt, conseillers, il vaudrait mieux qu'elles soient bonnes. La Mère ne souhaite que l'unité et la sérénité de son Peuple. Que votre discorde ne figure que dans les esprits ancrés au Passé, et que l'avenir se profile comme une résurrection pour Malareg. »


La Gardienne se tourna vers Adantar.

« J'en ai terminé. »

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MessageSujet: Re: L'orage d'Almia, le tonnerre de Malereg, l'appel de la Gardienne. [terminé]   Lun 13 Mai 2013 - 12:32



Le Seigneur Adantar inclina humblement la tête devant la Gardienne. Le geste était annodin mais dans ce contexte, il marquait que toute interprétation de ses actes passés comme étant la non reconnaissance de ses actes n'était qu'une grossière erreur. Bien sûr, il ne changeait aucunement d'avis. Le Vaisseau avait toujours à son sens un caractère exécrable et un manque de tact pour le moins singulier. Cela dit, les représentants des dieux en ce monde n'étaient pas vidés de toute substance et conservaient, fort heureusement, leur personnalité.

Il ne prononça pas un mot de plus que Taurë, elle avait tout dit et il n'avait rien à ajouter. Il eut juste un regard froid pour les membres du conseil. Il aurait encore une bataille à mener avec eux et elle n'était pas encore gagnée. Pour l'heure, cependant, il se reconcentra sur la visite de la Gardienne. Taurë ne venait pas pour le simple plaisir de le rappeler à l'ordre ou de sermoner l'Epine Dorée. Non, il avait ouï bien des choses, fredonnées par les arbres, murmurés par les oiseaux et susurés à demi-mots dans les propos de plusieurs messagers. La Gardienne était passé par bien de protectorat avant de s'arrêter en Malereg. Et un seul objectif pouvait l'avoir amené à faire un si long chemin elle-même.

Il attendit que la foule se résorbe et que le brouhaha ambiant couvre ses propos aux oreilles indiscrètes avant de s'adresser à l'Envoyée de la Mère. Il n'était pas sage de s'entretenir de sujets d'importance au vu et au su de tous, aussi se contenta-t-il de murmurer. Un souffle à peine audible pour l'Elue de Kyrïa.

"Vous ne veniez pas seulement à ma rencontre pour un sermon, n'est-ce pas? J'ai entendu chanter que vous vous êtes déplacer en bien des lieux avant d'arriver ici. Mais les arbres ne peuvent tout conter et ne m'ont rien souffler du but de vos visite. Bien que je devine en mon esprit quel en est l'objectif, pourriez vous confirmer ou infirmer mes soupçons, Vaisseau?"
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MessageSujet: Re: L'orage d'Almia, le tonnerre de Malereg, l'appel de la Gardienne. [terminé]   Mer 26 Juin 2013 - 8:48


Taurë ne s'attarda pas outre mesure afin de mesurer l'impact de ses paroles. Son statut, ainsi que celui qui fut jadis le sien, étaient dans les mémoires. Sa parole était écoutée et pesait lourd dans les débats, elle pouvait parfois y couper court. Cependant, aucun des membres de ce Conseil n'avait idée de la menace qui pesait sur ces terres et leurs têtes. Un écart, et Malareg deviendrait la cible de voyages guerriers dont le maître mot serait de servir la Mère et de chasser les païens de la Première Forêt, afin d'en restaurer la pureté. Mais cependant, quelque soit la puissance de Taurë, en aucun cas elle n'avait le droit de décider du droit de vie ou de mort d'Elfes. L'ultimatum adressé à Adantar avait eu l'effet qu'elle avait espérée, mais sans toutefois avoir la certitude qu'elle aurait pu l'exercer. Quand à la première raison de sa venue, la Gardienne estima préférable de la taire. Les relations entre Timérion et la Gardienne semblaient emprunter des sentiers moins sableux et plus prometteurs, rien n'obligeait Taurë à vouloir en provoquer la destruction.

« Les murmures de l'Anaëh sont parfois des mystères, et même les grands sages ne peuvent se vanter d'en comprendre tous les sens. Ce que les ramures ont murmurées, vous en avez interprété le sens, mais je dois malheureusement vous dire que vous faites erreur. Ma venue ici n'était que pour mettre un terme à la scission qui couvait. Maintenant que mon rôle est achevé, je vais me retirer pour un long moment. Aucune nouvelle, ou aucune demande ne saurait troubler mon repos et ma méditation, et ce jusqu'à ce que la Mère me convie ailleurs. Vous avez mon respect et mon amitié, Timérion. »

Les choses étaient faites, et l'échiquier était en place. Bientôt Taurë demanderait la convocation d'un Conseil extraordinaire afin de pousser les « puissants » impuissants à prendre une décision concernant Yutar. La Gardienne allait pouvoir demander légitimement à ce que le front de Yutar s'ouvre, et qu'avec lui commence le déclin de la forteresse.


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MessageSujet: Re: L'orage d'Almia, le tonnerre de Malereg, l'appel de la Gardienne. [terminé]   Mer 3 Juil 2013 - 22:10



La déclaration de la Gardienne ne le surprit pas vraiment. Il entendait beaucoup de nouvelles venir par les vents de la forêt. Certains éléments n'étaient que de simples rumeurs, des jacasseries entre frères arbres, d'autres étaient des messages qui se perdaient bien trop loin de leur destination. Et il lui arrivait parfois de capter des choses qui ne s'étaient pas encore produite et qui allaient peut-être advenir. D'aucun, et il en avait fait partie au début, aurait pu voir en cela une sorte d'oracle formidable et divin. En réalité, il s'agissait de simples hypothèses. Certains arbres, parfois seuls, tantôt en groupe, méditaient sur des faits, des rumeurs et des événements, et il arrivait que ces éléments parviennent aux oreilles d'autres. Et il arrivait même que ces hypothèses se vérifient.

Apparemment, cette rumeur appartenait à cette dernière catégorie. Quoi qu'il en soit, il en apprendrait bien plus en temps utile. Pour le moment, c'était l'heure des adieux. Et viendrai l'heure d'un conseil également. Une autre pénible assemblée au sommet de Malereg. Aussi, il ne s'attarderait pas outre mesure si le Vaisseau de la Mère n'avait plus rien à lui dire.

"Je me suis certainement fourvoyer, vous savez à quel point les propos de la symphonie peuvent porter à confusion. Je vous souhaite une retraite agréable, pour ma part, j'ai une armée à mobiliser et des négociations qui ne doivent pas traîner. J'espère que nous nous reverrons devant Yutar. Au revoir, Gardienne. Puissent les cinq veiller sur vos pas."

Il regarda un instant Taurë s'éloigné avant de se tourner vers la foule et de soupirer. Il fit un signe aux conseillers et se redirigea vers la salle du conseil. Sa jambe le faisait toujours souffrir. Il lui faudrait pourtant encore bien de la patience avant que toutes les affaires ne soient bouclées. Après cela, il pourrait peut-être continuer à travailler sa magie.
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