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 L'amour ne veut pas la durée, il veut l'instant et l'éternité.

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Goar Ier
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MessageSujet: L'amour ne veut pas la durée, il veut l'instant et l'éternité.   Jeu 20 Juin 2013 - 18:57

L'amour ne veut pas la durée, il veut l'instant et l'éternité.
(Pv Constance)
Début Barkios



Tant d'année était passée, pourtant Goar n'avait pas oublié son séjour dans le château septentrionale d'Alonna. Fuyant les hordes royales il avait trouvé non seulement un refuge mais aussi une demoiselle tel qu'il n'en avait jamais vu. Sa jeunesse avait été bercé par quelques amourettes, l'une d'entre elle avait même donné lieu à la naissance de son fils Henri. S'il n'avait de crainte pour son enfant, il craignait cependant que son existence vienne compromette sa relation avec sa promise. Pourtant il lui avait déjà fait part de son existence, de son bâtard Henri, mais aussi de son mariage lors de sa jeunesse et de ses deux enfants légitimes. Affronter des armées de sombres et tous ce que les Dieux avait mis sur sa route comme adversaire n'était en comparaison que peu de chose. Il ne devrait pas affronter, il ne chercherait pas la victoire, non, il était là pour découvrir ce qui l'attendait, découvrir après tant d'années ce qui restait de son rêve. Pouvait-il encore aimer ? Et surtout l'aimais t-il encore ? Ces questions le hantait, il n'y trouvait aucune réponse. Goar restait partagée entre son désir de revoir Constance, la sentir près de lui, pouvoir à nouveau contempler son visage ? Pourtant il avait dû tant changer. Ce n'était plus ses propres sentiments qui le terrifiait, mais ceux de la dame d'Alonna.

 Il s'approcha d'une des fontaines pour contempler son reflet dans les eaux. Il avait rasé sa barbe, peut être la lui ferait-il gagner quelques années. Son visage ne portait peu de cicatrices, une vilaine plaie au dessus de l'oeil, souvenir laissé par un sombre, son nez avait perdu son arrête droite sous les coups reçus, zigzaguant au milieu de son visage. Ses cheveux s'entremêlaient sous sa couronne. Ses pensées allèrent à ce qu'il était devenu, il n'était plus le jeune chevalier quittant son fief en quête d'aventure qui avait su séduire la demoiselle de Loubier. La guerre avait rongé son âme, le sang, la mort, était-il encore capable d'aimer ? Pouvait on encore réussir à l'aimer ? Le vainqueur de l'ours, le fléau des sombres, le Roy de Sgarde tremblant comme une pucelle face au couloir d'Alonna, quel terrible sort les dieux lui avait réservé. A cette image de lui même, il envoya son poing s'écraser dans la fontaine. Après tant d'année il restait malgré sa nature royal qu'un homme face à ses propres sentiments. Alors qu'il sortait du petit jardin pour reprendre sa marche, il repensait à ses rêves d'enfance. Lorsqu'il avait été adoubé, il c'était juré de toujours faire montre de vertu et d'honneur, songeant aux exploits héroïques mais aussi à tout ce que les gestes contaient de l'amour courtois. Sa vie avait balayé ses rêveries naïves. Malgré son mariage arrangé en estrévent, ses nombreuses visites aux lupanars, une part de lui y avait cru lorsqu'il avait rencontré Constance maintes années plus tôt. Peut être n'avait-ce été qu'une simple attirance physique et sexuel, ou peut être plus. S'il songeait à son propre état, ce fut arrivé près de la salle ou l'attendait Constance qu'il hésita. Il craignait désormais qu'elle ne le rejette, le trouve hideux. Serais-ce un Roy et une Baronne qui se rencontrerait à nouveau, ou les deux jeunes gens d'il y a sept ans ? Il n'y avait qu'un seul moyen pour en être sûr. Jetant un regard à son frère Charles, ce dernier lui fit un signe de réconfort de la tête, lui redonnant du baume au cœur. Ne sachant vers quoi il allait, il pénétra dans la salle se faisant annoncer par l'un des serviteurs.

- « Sa Majesté Goar Ier de Sgardie, Roy de Sgarde, Duc de l'Adurie et son frère Charles d'Amblère, Prince de Sgarde et Comtiault d'Amblère. »
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Constance de Loubier
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MessageSujet: Re: L'amour ne veut pas la durée, il veut l'instant et l'éternité.   Lun 24 Juin 2013 - 15:14

L'automne trônait à son apogée avec son traîneau chargé de feuilles mortes, de vent et de pluie. Il y avait dans ce paysage morbide une chose sublime. Le soleil faisait briller les champs de blés, les tas de feuilles venaient ajouter des nuances de rouges et de marrons d'une manière presque artistique. Constance aurait pu rester des heures appuyées contre une fenêtre à regarder au loin les plaines de sa terre s'allongeait avant de se fondre dans le ciel. Tout était si différent ici, Lodiaker n'affichait pas de semblable décor. Ce n'était malgré tout pas le paysage qu'elle surveillait mais la cour, guettant la moindre arrivée de Goar. Elle craignait de ne pas le reconnaître. On lui avait dit qu'il portait son nouveau blason, un lion d'or sur du pourpre. C'était cette couleur qu'elle surveillait. Elle pu constater qu'elle se marierait avec merveille aux couleurs de son jardin automnale. Plusieurs serviteurs allaient et venaient. Ces derniers jours l'activité avait été importante, ses gens se chargeait d'organiser son couronnement en tant que nouvelle baronne d'Alonna. Constance laissait ses fidèles se charger des détails, elle savait qu'elle pouvait leur faire confiance. Pas qu'ils avaient fait montre de leur grande loyauté mais elle savait que leurs positions tenaient de la sienne. Les intérêts en commun étaient la meilleur garantie de la loyauté.


Le temps passait et l'impatience finit par gagner le cœur de la baronne. Elle craignait qu'il ne l'ai oublié et surtout qu'il ne viendrait pas. Elle se mit à imaginer les pires scénarios. L'impatience s'effaça pour laisser place à une légère tristesse. Entrant dans une spirale de pensée infernale elle se prit à croire qu'il ne voulait pas la voir. Des bruits de sabots sur le pavé ramena la demoiselle d'Alonna à la réalité. Elle se pencha vers la fenêtre pour scruter qui arrivait à si vive allure. L'étendard était caché par le vent, elle ne distinguait que le rouge avant que les arrivés ne disparaisse de sa vue. Peut être était-ce lui. Constance en douta un moment puis comme si toute son âme se jetait dans cette simple hypothèse elle quitta son coin pour se précipiter vers la salle de réception. Elle avait mis une robe bleu, quelques bijoux et ses cheveux flottaient derrière elle. C'était ainsi qu'elle avait rencontré la première fois Goar. Elle n'avait rien oublié de leur première rencontre lorsqu'il était venu à sa porte demander l'hospitalité. L'un de ses serviteurs accourut peu après pour lui chuchoter « Ma dame, votre invité Goar Ier de Sgardie est bien là ». Le cœur de Constance fit une embardée entraînant toute son âme avec lui. Elle resta quelques instants pétrifiés sans parvenir à dire un mot ni prendre une décision. Ce fut le serviteur qui en faussant une fausse toux la ramena à la vérité. « Mène le ici sans plus attendre ».


Constance se demanda comment le recevoir. Elle s'imaginait le retrouver en se jetant dans ses bras et échanger à nouveau leur tendre passion. Jetant un regard autour d'elle, la dame d'Alonna se résigna. Il y avait trop de témoins. Elle se devrait de maintenir son rang en parfaite baronne pour la bienséance de sa cour. Ses serviteurs annoncèrent les invités, « Sa Majesté Goar Ier de Sgardie, Roy de Sgarde, Duc de l'Adurie et son frère Charles d'Amblère, Prince de Sgarde et Comtiault d'Amblère. ». Constance regarda un moment les deux hommes, elle reconnu aussitôt l'un et l'autre. Le premier était Charles qu'elle avait connu quelques années plus tôt et à côté elle reconnut Goar. Il avait changé. L'âge et la guerre avaient marqué son visage. Il n'avait plus le regard si doux. Il semblait abrupte, tenant plus du chevalier belliqueux que de son amant courtois. Pourtant elle percevait en lui le même amour qui jadis l'avait médusé de plaisir. En elle même elle sentait son cœur battre à la chamade. Elle était incapable de le contrôler et en avait le souffle coupé. Les deux invités de prestige se tenaient à quelques mètres d'elle semblant attendre qu'elle les invite mais elle était incapable de formuler le moindre mot. Ce fut l'un de ses fidèles, Marc de Ctholl qui lui vint en aide.


- « Mes seigneurs je vous prie prenez place et soyez les bienvenus en Alonna ».
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Goar Ier
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MessageSujet: Re: L'amour ne veut pas la durée, il veut l'instant et l'éternité.   Mar 25 Juin 2013 - 22:36

   Goar attendait quelques instant devant la dame d'Alonna. Elle resplendissait au milieu de son trône, tout ce qui émanait d'elle semblait sortir d'une douce rêverie. Elle avait changé en ces dernières années, mûrit, pourtant elle conservait ce charme et cette beauté qui avait conquis Goar malgré qu'il ait entendu parler de cette histoire sur les Vêpres Sanglantes. Cette sombre histoire où tout les opposants à la dame de Lodiaker avait été empoisonné. Il ne pouvait s'imaginer la douce Constance responsable d'un pareil crime, pourtant le poison restait l'arme des femmes. Elle avait sûrement changé depuis leur dernière rencontre, son innocence et sa candeur ayant était jeté pour ses devoirs. Le silence qui s'installa commença à mettre mal à l'aise le Roy et Prince de Sgarde. Goar restait silencieux. Ce fut l'un des vassaux de la baronne qui rompit le silence. Marc de Ctholl, l'homme était connu de la fratrie, un bon bougre d'après ce qu'on en savait. Répondant à l'invitation, Goar prit place sur un des sièges faisant face à la dame d'Alonna. Il ne sembla pas réagir au fait qu'on se devait plus de l'appeler Majesté que seigneur, ses idées étant loin de tout ça.

-« Merci messire. »

Sans plus de mots, il sembla attendre quelques ouvertures au sujet, hésitant à jeter quelques formules protocolaires ou conviviales. Rien ne lui passait vraiment à l'esprit. Il se contenta de prendre l'un des verres qu'on lui tendait pour boire quelques rasades de temps à autre, faisant montre de ne pas paraître inactif. Le silence régnant était autant désagréable que déplacé. Ne sachant que dire, Goar se réfugia dans le protocole. Il fallait justifier sa visite. Il avait presque oublié le motif de celle-ci accourant ici plus par son désir que par la charge de son titre. Pourtant se rappelant rapidement le conseil qu'il avait tenu quelques jours plus tôt, il finit par formuler ses mots en tâchant de les prononcer sans accroche, ce qui fut très lamentable.

- « Mademoiselle, j'ai appris pour votre succession, et je suis accouru vous apporter toute l'aide que je pourrais pour contrer les quelques renégats qui ont refusé de vous reconnaître. Bien que j'ai appris en chemin que la plupart avait été.. occis. »

Goar jeta un regard sur son frère qui restait impassible, jouant ici plus un rôle de conseiller muet que de réel soutien dans son désarroi intime. Le Roy eut une soudaine envie de se ruer hors de la pièce, rejoindre ses hommes en contrebas, sauter sur sa monture et disparaître. Tentant de rattraper son courage, il jeta un regard à Constance, contemplant sa nuque qui s'offrait à sa vue, la peau délicatement blanchâtre, son visage, et finit par croiser son regard. Il resta un moment à la regarder, le cœur battant, les mains moites et la vue troublée. Quel misérable état était le sien.
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Constance de Loubier
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MessageSujet: Re: L'amour ne veut pas la durée, il veut l'instant et l'éternité.   Sam 3 Aoû 2013 - 1:28

Les dernières paroles prononcées par le sire de Sgarde médusa Constance. L'histoire des vêpres sanglantes lui étaient connue. Quel jugement aurait-il fait sur son compte ? Des terribles pensées l’assaillir à nouveau. Cruel destin que le sien, elle ne pourrait rejeter la faute de ce crime sur ses vassaux, aussi innocente soit-elle. La baronne avait déjà entendu des murmures qui l'accusait de n'avoir pour cœur qu'une haine insatiable et une âme avide de sang. Ce vilain surnom qu'on lui avait étiqueté la hantait dans ses moments de solitude : Dame sanguinaire de Lodiaker. Ce serait donc ainsi que sa vie devait se résumer ? Seulement à une faiblesse de sa part de ne s'être opposé à ses vassaux. Peu lui chalait les avis de ces créatures mesquines. C'était seulement ce qu'il penserait d'elle qui importait.

- « Mon seigneur, votre aide et votre support me sera des plus appréciables. Votre présence suffira peut être à faire plier l'échine des mauvais seigneurs qui troublent la paix de mon fief... », répondit Constance la voix secouée de quelques tremblements qu'elle tenta tant bien que mal de camoufler. « Messire, je ne pourrais vous cacher ce que même mes serviteurs chuchotent dans mon dos. Nombre de ces vilaines personnes me calomnient. Elles disent.... elles osent salir mon nom que je tiens de mon père et dont l'honneur de notre famille n'est plus à faire, que j'aurais commandé qu'on les empoisonne sous mon toit. »

 Les derniers mots furent prononcés une tonalité plus haute que les autres. Constance n'était pas de nature colérique mais il lui était insupportable de savoir son nom piétiné si impunément par le plus sale de ses laquais. Elle esquissa un regard vers Marc de Ctholl. Ce dernier était resté crispé dans son siège, le regard fuyant et les mains remuant nerveusement l'une dans l'autre. Il n'était pas plus coupable de l’empoissonnement qu'elle mais à sa différence il en avait été informé par l'empoisonneur. Cette affaire se devrait de rester éternellement obscur. Il était établis que Frédérique de Gerches avaient lui même glissé le poison dans le vin. Hélas, on ne donnait pas d'autre raison que l'or des Lodiaker pour son acte. La vérité était ailleurs. Elle demeurait cachée au sein des manigances que ses fidèles avaient tissés dans le secret de leur silence.

- « Je vous prie mon seigneur de n'accorder nul crédit à ces méchantes paroles... ». Sa voix se brisait peu à peu. Elle sentait les larmes lui monter aux yeux. La honte, la colère et le chagrin lui serrait peu à peu la poitrine jusqu'à en étouffer. Elle détourna son visage mimant de ramasser quelques uns de ses mouchoirs qui avaient chus à terre. Le seigneur de Ctholl embarrassé de se savoir en partie responsable arrêta les mouvements de ses mains pour tenter de venir en aide à sa baronne.

- « Messire, je me porte garant sur mon honneur de chevalier qu'il n'y a que vérité dans ces paroles et je défis quiconque de dire l'inverse. Mon épée saura lui faire ravaler ses méchantes menteries. Il n'est plus vil que ces manants qui défient leurs suzeraines et salissent son nom. Je dis de ces coquins là qu'ils ne sont point homme. »


Dernière édition par Constance de Loubier le Sam 3 Aoû 2013 - 12:56, édité 3 fois
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Goar Ier
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MessageSujet: Re: L'amour ne veut pas la durée, il veut l'instant et l'éternité.   Sam 3 Aoû 2013 - 2:04

 La situation restait encore forte trouble à Goar. Il ne savait saisir tout de la scène qu'il voyait. Loin de lui avait été d'imaginer sa tendre pris dans de tel affaires avec des manants de cette espèce. Il n'en valu peu pour que son ire ne le fasse aller battre tout les serviteurs qu'il se devait de croiser pour leur faire ravaler leurs murmures aussi profond qu'il était possible. Il ne tint pas plus de quelques instant de voir sa dame prise en émoi et son honneur bafoué. Qu'il ne tienne à ces gredins de rester cacher autant qu'ils le peuvent, il s'en était décidé à prendre pour sienne la cause et l'honneur de Constance.

- " Ma Dame, je ne puis en entendre davantage. Jamais je n'aurais pensé vous savoir si mal respecté, je ne peux en ouïr plus. Je prendrais moi même à charge de défendre votre honneur et que ces manants sachent ce qu'il en coût de faire fi de toute courtoisie. Certes ils ne sont pas homme, mais ils ne sont guère plus chevalier et seigneur. Mais cela ne m'étonne que peu, j'avais déjà ouïe que le baron d'Hanegard avait mis d'autre coquin de son espèce à la tête de château. Il n'est point naturel qu'un gueux soit fait seigneur. "

 Goar accompagnant ses paroles se leva derechef et se tournant vers son frère lui ordonna de faire s'assembler ses chevaliers qui était venu en son escorte pour les exhorter à défendre l'honneur de la Dame de Lodiaker, baronne d'Alonna. Ce dernier, effectuant une légère révérence à la baronne quitta la salle pour gagner les écuries.

-"Messire de Ctholl je ne doute point que vous aviez fort bonne troupe de chevaliers avec vous, qu'on aille brûler les chaumières de ces manants, que justice soit faites et qu'on sache qu'il en coût de faire des menteries. Ma Dame, levait votre semonce de chevalier, et qu'on aille ensemble laver votre honneur, après cette chevauchée je serais assuré qu'aucun serviteur ou laquais n'osera ne serais-ce que murmurer un seul mot sur vous."

  Bien qu'il semblait agir par pur passion et courtoisie chevaleresque (et c'était le cas), il n'en était pourtant pas moins informé sur les quelques seigneurs qui rechignait à faire hommage et se montrait de bien mauvais nobles sur leurs terres. Il n'y avait là que des manants qui avait été élevé par l'ancien baron. Bien que ces derniers n'ait profité que la courte vacance du trône baronnial pour se faire noble par eux même, il n'y avait de doute pour le roy de Sgarde que Hanegard en avait été lui même l'auteur. La grande majorité d'entre eux avait été occis lors de ce qu'on nommait les Vêpres sanglantes et leurs fiefs confisqués, il ne restait que des vilains petits nobliaux qui dans leurs chaumières salissaient le nom d'une grande famille et non moins grande dame. Goar en avait tout oublié cette affaire d'empoisonnement, il ne pouvait douter de la véracité des propos de Constance. Il devait y avoir eut là quelques vils affaires qui en rien ne pouvait être rejeté sur une dame si pure. Tout cela ne l'inspirait que peu à la réflexion, il préférait bien mieux une bonne chevauchée que ces parlemens. La justice par le glaive était certes mieux faites que par les mots.


Dernière édition par Goar Ier de Sgarde le Dim 4 Aoû 2013 - 17:00, édité 2 fois
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Constance de Loubier
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MessageSujet: Re: L'amour ne veut pas la durée, il veut l'instant et l'éternité.   Dim 4 Aoû 2013 - 0:00

Marc de Ctholl s’exécuta sans prendre ombrage de se voir dicter sa conduite. Réalisant une délicate révérence à sa baronne il sortit promptement de la salle à la suite du frère du roy de Sgarde. Les paroles de ce dernier avait su trouver leur puissance à se faire entendre. Constance en avait ressentis une grande fierté de se voir ainsi secouru dans son désarroi par si grand seigneur mais surtout par ce chevalier qui des années auparavant avait su la conquérir par son grand sens chevaleresque et son amour courtois. Aucune de ces vertus n'avaient été altérées par le temps. Elle retrouvait en ces instants le même homme qu'elle avait connu. Sa tristesse et sa honte s’envolèrent pour laisser place à un sentiment dualiste bâtis autour d'une admiration et d'un profond attachement à Goar.

- « Mon seigneur puissiez-vous dire vrai. Je ferais s'assembler mes chevaliers et tout mes vassaux. », répondit Constance avant de se tourner vers l'un des gardes. « Allez prévenir messire de Ctholl de faire savoir à ma cour que demain nous partiront châtier les impudents ».

 L'homme s’exécuta sortant rapidement de la pièce laissant seul pour un moment les deux seigneurs. Cette première rencontre intime frappa Constance. Elle se sentait profondément vulnérable désormais. Sans craindre qu'on ne lui fit violence. C'était l'idée que désormais elle n'avait plus à chercher à jouer son rôle de baronne et tenter de conserver cette attitude stoïque qu'elle tentait de présenter. Elle n'était pourtant pas plus à l'aise. Ne sachant ce qu'elle se devait de dire. Elle désirait reparler du passé, de leur première rencontre et de leur engagement de se promettre l'un à l'autre. La pudeur et la timidité ne lui fit rien dire. Tentant malhabilement de rompre le silence elle se contenta de quelques mots prononcés avec difficulté.

- « Messire je vous prie de séjourner en mon château durant les préparatifs ainsi que vos compagnons. J'espère que ma cour saura vous divertir... »
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Goar Ier
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MessageSujet: Re: L'amour ne veut pas la durée, il veut l'instant et l'éternité.   Dim 4 Aoû 2013 - 19:58

 Goar retrouva peu à peu son calme. La colère passait il se rassit dans son siège. L'homme avait un tempérament très sanguin, ce qui n'était pas sans lui jouer quelques vilains tours parfois, par chance il y avait toujours d'ordinaire quelques habiles conseillers qui savait doser sa pétulance par quelques subtiles propos. Ce n'était ici guère le cas et de toute évidence son engagement à aider la Dame de Lodiaker n'était pas une mauvaise chose. Se libérant peu à peu de son ire, le roy constata qu'il se retrouvait désormais seul avec Constance après que celle ci eut envoyé son garde hors de la salle. Goar resta un moment sur sa chaise, son regard passant de la porte à la fenêtre en évitant de croiser celui de Constance. Le silence qui s'établissait peu à peu posait une atmosphère de plus en plus dérangeante. Le roy commença à s'agiter mollement faisant gigoter ses pieds et jouait avec ses doigts à en passer un par dessus l'autre. L'invitation de Constance de séjourner à sa cour arriva comme une libération à ce calvaire. Goar se leva et salua la baronne prenant congé.

  Rejoignant son frère dans la grande cour du château, le Roy pu constater que tout ses chevaliers avait été réunis, bien que Charles eut déjà annoncé la chose, Goar ne pu s'empêcher de faire quelques discours vantant le mérite de la Dame de Lodiaker, les vertus que tout chevalier se devait d'avoir : l'honneur, la courtoisie, l'âme charitable et bien d'autres encore. Il finit cependant sur quelques propos au sujet des manants qui se prenait pour seigneur. Ayant lui même fait pendre plusieurs de ces manants à Andelheim pour replacer à la tête du fief son seigneur légitime Siegfried de Porporie, le Roy avait su se faire la lance et e bouclier des vieilles valeurs de la noblesse. Contentant ainsi la plupart des hommes d'épées mais sans s'en s'attirer quelques mauvais jugement de la part des bourgeois se voyant enlever tout espoir d'anoblissement par leur fortune. La chose était établis qu'on ne pouvait revêtir les vêtements de la noblesse que par l'épée et non par la robe. Il y avait en ce geste une volonté assuré de conservé de bon et braves chevaliers et non des marchands dans son entourage. Les bourgeois pouvait se voir contenter par quelques offices pour ne pas être trop brimer mais peu plus que cela.

  Ayant achevé de motiver sa troupe, Goar regagna ses quartiers. On lui avait préparé une coquette chambre, la chambre à coucher était des plus confortables, tapisserie et ornements précieux donnaient à la pièce un caractère des lus agréables. Une antichambre précédé l'accès aux appartements où plusieurs de ses serviteurs et gardes prirent placent. Désireux de la tranquillité il congédia le serviteur qui se devait de dormir dans la même pièce que lui. Une autre salle donnait lieu à une petite étude, ou un bureau livraient des parchemins et de l'encre mais sans plus de fioritures. N'étant désireux de s'adonner à écrire, Goar n'y posa pas un pied durant son séjour. Il profita des quelques instants précédant le banquet pour se reposer. Lorsqu'un de ses serviteurs entra pour lui faire savoir que le repas en son honneur aurait bientôt lieu, Goar ne su s'il c'était assoupis. Il prit quelques instants pour reprendre ses esprits avant de revêtir divers vêtements et tissus de bonne qualités dont les couleurs vives lui donnaient un air enjoué.

 Le banquet voyait se défiler bonnes chaires et bon vin. Nombre de Sgardien plus habitué à la bière qu'au vin trouvèrent en cette boisson un goût agréable. Il faut dire qu'on ne trouvait en Sgarde que de la vilaine bibine, peu de breuvage issu du raisin arrivait à garder un goût appréciable. Goar qui tenait près de Constance n'eut cependant que peu l’occasion d'échanger avec elle, il y avait toujours quelqu'un autour d'eux pour les accaparer à leurs discussions. Goar qui se tenait à côté du seigneur Marc de Ctholl trouva cependant en ce dernier un personnage riche en idée pour échanger chacun durant le repas. Il en fut fait que l'un et l'autre se portait forte estime, il n'en était point à douter que l'alcool les rendant joyeux tout les deux avait aidé à se faire bâtir cette forte amitié. Le banquet tirant en longueur, Goar échauffé par l'alcool profita de quelques spectacles de saltimbanques et de la total inattention de la cour que l'alcool avait libéré (non sans que plusieurs soit resté sobre), le roy de Sgarde sortit sur un balcon jouxtant les festivités pour s'offrir un bol d'air frais.
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MessageSujet: Re: L'amour ne veut pas la durée, il veut l'instant et l'éternité.   Lun 12 Aoû 2013 - 17:22

La musique des troubadours plongeait Constance dans des rêveries enfantines. Le son des luths, harpes et flûtes lui rappelaient Lodiaker et sa cour. Jamais une occasion ne manquait à la citadelle d'or d'émerveiller ses seigneurs par des spectacles et chansons venant de tout les royaumes. Ce rappel à sa jeunesse la garda taciturne durant le banquet. Elle songeait à son enfance avec mélancolie. Longtemps elle c'était demandé comment ses ancêtres avaient su diriger Alonna, elle se remémorait Pearla qui avait elle aussi auparavant tenu le sceptre de la baronnie. Le dîner passa rapidement pour Constance, elle échangea peu de mots avec ses voisins, seulement l'usage de courtoisie. Les Sgardiens semblaient trouver agréables la compagnie des Alloniens, et d'une belle réciprocité l'ambiance était agréable. Durant ces quelques moments de plaisir, les intrigues, la guerre et tout ce qu'il y avait de déplaisant et misérable dans le temps actuel semblait s'être envolé.

Le banquet approchait de sa fin, les convives étant rassasiés, il ne restait plus que le vin à vider et les spectacles à apprécier. Constance aperçu son hôte, le roy de Sgarde, s’éclipser de la salle pour se rendre sur l'un des balcons. Peu semblait s'être aperçu de son départ, nombreux des convives s'étant levé de leur siège pour s'approcher des danseurs et musiciens, l'alcool qui courait dans leur sangs contribua à les rendre aveugle de ce qui ne semblait pas digne de grand intérêt. La baronne trouvant quelque courage dans la boisson, prit deux coupe de vin avant de se lever à son tour. Goar était seul sur le balcon, prit à quelques pensées solitaires. L'air était léger. Il n'y avait ni vent, ni nuage. Le ciel éclairait les murailles d'Alonna des dix milles astres qui le constellait.

-« Mon seigneur, vous semblez d'humeur taciturne, accepteriez vous une coup de vin ? »

Constance tendit une des deux coupes à son hôte. L'alcool lui avait mis des couleurs au visage, quelques plaques rouges s'étalant sur son faciès. Cela ne la rendait pas laide, mais lui donnait plutôt une allure plus sauvage que son teint blanchâtre habituelle laissait supposer. La baronne glissa ses coudes sur la balustrade de pierre jetant son regard sur la cité qui sommeillait paisiblement. Quelques bougies au fenêtre des maisons déversaient leur faible lumière. La nuit demeurait un lieu de paix et de tranquillité. Seul les bruits provenant du château venait rompre le silence. La dame laissa son regard s'égarer dans le panorama, elle suivit pendant quelques instant la silhouette d'un garde au loin qui faisait sa ronde sur les murailles avant qu'il ne disparaisse au détour d'une tour.

-« Je crois me souvenir d'une nuit identique lors de notre dernière rencontre ».
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Goar Ier
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MessageSujet: Re: L'amour ne veut pas la durée, il veut l'instant et l'éternité.   Sam 17 Aoû 2013 - 21:54

 L'arrivée de Dame Constance mit fin aux pensées de Goar qui pris cependant quelques temps à s'en défaire. Il se tourna un bref instant vers celle-ci contemplant sa silhouette. Elle était seulement éclairée par la lumière provenant des chandelles de l'intérieur du château. Ces derniers occultaient la lumière des astres ne laissant percevoir que les contours de son corps. Attrapant la coupe de vin qu'elle lui tendit, il la remercia d'un simple signe de tête. Il reporta son attention vers les étoiles lorsque la baronne vint s'accouder à côté de lui. D'ordinaire il était nerveux à l'idée de se retrouver seul avec Constance, angoissé de ne savoir quels mots choisir. L'homme n'était définitivement pas fait pour la galanterie, il était bien plus agile sur un champ de bataille ou auprès de loubières mais non point en si courtoise compagnie. Non qu'il n'aille expérience en la chose, mais cela faisait bien trop d'année qu'il en avait oublié le fondement. La romance était une chose auxquelles les jeunes hommes s'adonnaient avec la poésie. Étrange destin que le sien de le voir s'y livrer à ce moment de son existence. C'était bien de son destin qu'il songeait. Lui simple enfant exilé. Chevalier errant. Il n'avait eut de son vivant qu'espoir de trouver gloire en ses faits d'armes mais non de se faire si haute et noble rang. Il avait songeait face à ces étoiles à ses ancêtres. La noble maison d'Amblère, héritier des premiers roy de Sgarde, de Saint-Remacle, à Augustin le Bel, et jusqu'au dernier roy Siegfried. Étrange fortune lui avait été fait, s'il aurait pu s'en croire là quelque reconnaissance de sa bravoure, l'homme n'était pas de cet acabit de gens qui s'aimaient à avoir orgueil et fierté à la moindre grâce. La piété lui faisait rendre grâce à Dasmedieu de son sort. La mère des hommes, elle seule, aurait pu lui faire avoir si grand et si glorieux destin. C'était à ses propres chimères qu'il se voyait délivrer par une autre d'entre elle.

- "En tout point ma dame, pourtant la vue depuis Lodiaker reste plus merveilleuse en mon souvenir, ne serait-ce que la présence des montagnes, peut être"

  Sept ans depuis leur dernière rencontre. En ce temps là Goar n'était qu'un simple chevalier errant. Sans fortune, sans foyer, mais avec grande et aimante famille. Il avait alors promit maintes choses, et non moins qu'il reviendrait une fois sa fortune faites. La chose était faite, il avait tenu sa promesse car le voici désormais fait roy et bien présent aux côtés de sa promise qui en avait depuis été faite baronne. Se détournant de la balustrade, il fit un signe à un de ses serviteurs dans la salle qui accourut tout aussitôt après avoir aperçu son maître. Après quelques mots chuchotés ce dernier disparu pendant quelques instants. Se retournant vers la dame, Goar demeura cependant dans entrebâillement de la porte.

- "Ma Dame, je me souviens avoir cette nuit même fait grande promesse. Il me tient de me devoir les honorer. Je vous avez promit un cadeau de ma terre, le voici".

 En accompagnant ces paroles, il attrapa un petit panier que le serviteur lui avait ramené, et le tendit à Constance. L'osier était recouvert par un léger drap de lin rouge. Ce n'était certes ni l'osier ni le linge qui était le don, mais un curieux petit animal à l'intérieur. Le poil encore jeune s'entremêlait, deux petits yeux se décelaient dans l'obscurité et semblaient parcourir tout ce qui les entouraient d'une insatiable curiosité. Le petit chaton d'une bonne race Sgardienne tenta maladroitement de se hisser hors du panier d'osier.
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MessageSujet: Re: L'amour ne veut pas la durée, il veut l'instant et l'éternité.   

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L'amour ne veut pas la durée, il veut l'instant et l'éternité.
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