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 Vers Ancenis [Jasuhin]

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Jena Kastelord
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MessageSujet: Vers Ancenis [Jasuhin]   Lun 1 Juil 2013 - 11:10

Spoiler:
 

    Le chemin entre Olyssea et Ancenis ne fut pas particulièrement compliqué. Le premier jour nous avions parcouru une bonne distance, Jasuhin ne refusait plus de faire de fréquente pause en prétendant que ma condition de femme enceinte me les imposer. Je savais qu’il avait raison et à aucun moment je ne rechignais devant un arrêt de quelques minutes. J’y voyais une façon de faire descendre le vieil homme de son cheval. Je savais qu’il n’était pas dupe. C’était notre façon de s’entraider sous le couvert de nos états de santé respectif.
    Si les deux premiers jours furent paisibles pour moi, ce fut tout autre chose à côté du troisième. Nous étions en plein cœur de la Passe de Grimsel et le temps s’était considérablement rafraichit. Nous n’étions pas loin du mois de Barkios et avec lui les prémices de l’hiver arrivaient. Nous étions tous parfaitement couvert, mes enfants ne se plaignaient pas du froid, mais pour moi le trajet devint brutalement éprouvant.
    Etait-ce le fait de savoir que j’étais enceinte qui avait déclenché mes nausées matinales ? Aucune idée, quoi qu’il en soit, le mouvement du cheval me rendait malade dès le matin et cela ne cessait que le soir au moment de me coucher… Je ne me sentais pas particulièrement fatiguée, le soin de Jasuhin avait été plus qu’efficace, mais j’étais constamment vaseuse et mon dos commençait à me faire souffrir, sans compter sur des détails moins pratiques encore. L’intérieur de mes cuisses était devenu extrêmement sensiblement et le frottement incessant de la selle me gênait affreusement. Evidemment je n’en montrais rien et serrais les dents…

    Kaïn avait pris la décision qu’on ne passerait plus aucune nuit à la belle étoile, les premières gelées matinales n’auraient fait que nous rendre malade, aussi chaque journée s’achevait soit dans une auberge, soit dans un refuge comme il y en avait tout le long de cette route commerciale.
    Ce jour là, nous avions chevauché toute la journée en ne prenant que trois pauses au total. Nous savions Ancenis toute proche aussi avions nous décidé de faire le maximum de chemin pour arriver le plus tôt possible dans la Cité. Le mieux étant que l’on franchisse les portes avant le soir.
    Alors que nous longions des champs à perte de vue, je ne me sentis plus le courage de continuer une minute de plus. Je me sentais trop nauséeuse et endolorie pour pouvoir continuer.


    « - Faisons une pause quelques minutes. »

    Ma phrase interrompit l’histoire que Kaïn était en train de raconter à ma fille. Il tourna son regard vers moi puis fixa un moment la route.

     « - Nous ne sommes plus très loin. Une pause nous ferait arriver après la tombée de la nuit et nous serions contraints d’attendre le matin pour pouvoir entrer dans la Cité et les auberges du bourg ne sont pas les mieux fréquentées… »

    Il avait parfaitement raison et j’hochais la tête. Mais dès que mon cheval reprit sa marche, je ne pus retenir le haut le cœur qui monta à ma gorge et je dégobillais, penchais sur le côté de mon cheval. Mon fils s’agrippait au pommeau de la selle et fixait la selle avec deux grands yeux écarquillés alors que je me sentais glissée de la selle. L’instant d’après Kaïn me tenait fermement par les bras et me relevait la tête. Je sentais le monde tanguer sous mes pieds mais ma nausée était déjà un souvenir maintenant que j’avais les deux pieds sur terre.

    « - D’accord pour une pause. La prochaine fois insistait un peu plus, inutile d’en arriver là pour avoir une pause ! »

    Il me tendit un mouchoir et me fit un sourire. Après s’être assuré que je trouvais un endroit confortable pour m’asseoir, en l’occurrence… une cape jetée par terre, il s’occupa de faire descendre mon fils qui vint aussitôt me voir en pestant contre le bébé qui rendait sa maman malade ! Jasuhin me rejoint bientôt et je l’accueillis avec un piteux sourire.

    « - Je suis navrée pour ce spectacle affligeant… Je pensais pouvoir tenir jusqu’à Ancenis, mais il est clair que quelques minutes de pause ne me feront pas de mal. Et vous comment vos vieux os supportent-ils le voyage ? Voulez-vous que je les apaise un peu ? »

    Mon sort de soin n’était pas aussi puissant que le sien, mais je pouvais tout aussi bien le soulager. D’autant que je savais qu’il était très dur d’utiliser sa propre magie sur soi. Je ne l’avais d’ailleurs jamais vu faire, probablement parce que c’était impossible. Si lui ne pouvait pas alléger sa fatigue et la douleur que pouvait lui provoquer ce voyage. Moi je pouvais le faire !
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Jasuhin le Humble
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MessageSujet: Re: Vers Ancenis [Jasuhin]   Lun 15 Juil 2013 - 8:12



Cela faisait depuis quelques jours que Jena, ses enfants, sa troupe et Jasuhin avaient quitté Olyssea. Aucun souci majeur n’avait alors émaillé le trajet du groupe. Il faut dire que le chemin emprunté était bien connu et marqué par le passage fréquent des commerçants, qui permettait de relier le centre au nord de la péninsule. Ils croisèrent en effet quelques convois de marchandises, lourdement chargé, en direction d’Olyssea. Les enfants regardèrent manœuvrer avec attention les bœufs, chargés de tirer les charriots. Il suffisait qu’un tire trop fort ou pas assez, et c’est l’ensemble du convoi qui pouvait se retrouver bloquer.

Outre ces rencontres, le groupe de Jasuhin ne croisa guère de monde. La saison commençait à s’avancer et les premiers froids amenèrent le groupe à loger dans chaque auberge et à forcer ou à réduire l’allure, afin de trouver un toit pour chaque soir. Le vieux prêtre se laissait cajoler par Jena, qui l’invitait à prendre de fréquents arrêts. Jasuhin n’en ressentait pas le besoin, mais il le faisait volontiers, pour lui mais aussi pour la jeune femme. Elle devait monter à cheval toute la journée mais également s’occuper de ses enfants et des tracas mineurs de cette traversée. Jasuhin la surveillait et la couvait. Mais pas assez apparemment.

En effet, un jour, Jena s’effondra de son cheval. Jasuhin était parti vers l’avant avec deux autres hommes de la troupe pour repérer une auberge dans les faubourgs d’Ancennis, que Kaïn connaissait. Lors de son retour, le vieil fut surpris de voir le groupe à l’arrêt, quelques hommes s’occupant des bêtes, et les autres entourant une forme allongée. Il ne put s’empêcher de proférer un juron et il s’avança d’un pas rapide vers le regroupement. Kaïn l’attrapa par le bras et lui expliqua rapidement ce qui s’était passé.


« - C’est Jena. Elle a voulu s’arrêter plusieurs fois mais je l’ai poussé à continuer, afin d’arriver à cette auberge. Elle s’est alors effondrée et tombée de son cheval. Elle a l’air d’aller bien, mais elle est épuisée.

- Son futur bébé lui prend beaucoup plus de force que prévu. La graine a l’air d’être vigoureuse, c’est déjà cela. J’ai vu votre auberge, il y a encore une bonne heure de marche avant d’y arriver. Il n’y aura aucun souci pour nous accueillir avant la tombée de la nuit, vu mon statut d’officiant de Néera, il a été ravi d’accueillir une personne telle que moi. Le souci pour l’instant c’est l’état de Jena. »

Le vieil homme se dirigea vers Jena, Aile sur son épaule. Le petit moineau s’était tu et se montrait silencieux. Lorsqu’elle aperçut Jasuhin, elle ne put s’empêcher de se montrer douce et gentille envers lui. Elle lui proposa de le soigner et de l’aider à récupérer ses forces. Jasuhin sourit et lui répondit tout doucement.

« - Ma chère amie, vous vous montrez incorrigible. Même au plus mal, vous proposez encore votre aide aux autres. Cependant, c’est à moi de vous aider. Votre bébé vous a sollicité bien plus que je ne le pensais.

Fermer vos yeux et laissez-vous bercer par ma voix. Vous allez vous sentir emporter dans le sommeil, un doux sommeil réparateur, peupler de rêve. Ne tentez pas de résister, laissez vous faire. Lors de votre réveil, nous serons à Ancennis, et vous aurez récupérer une partie de vos forces.
»

Sans attendre l’accord de la jeune femme, le prêtre psalmodia une douce mélodie, tranquillisante et apaisante, aussi bien pour les hommes que pour les bêtes. Jena lutta quelques instants, porta un regard tendre sur ses enfants puis finit par fermer ses yeux. Jasuhin toucha de sa main droite ses lèvres, et sentit le souffle lent et régulier de Jena. Elle dormait profondément, et Néera lui insufflait de nouveau une régénération, beaucoup moins forte que la précédente toutefois. Jasuhin savait que cette magie était bénéfique, mais qu’il ne fallait pas non plus en abuser.

Quelques minutes après avoir lancé le sort, Jasuhin se tourna vers les enfants de Jena. Il leur parla d’une voix douce mais ferme. Il ne leur cacha pas le fait que leur maman était très fatigué mais qu’elle allait bien, qu’elle avait juste besoin de repos. Qu’il avait endormi leur mère afin de lui permettre de récupérer ses capacités plus rapidement. Et que maintenant, qu’ils allaient devoir suivre Kaïn jusqu’à l’auberge. La nuit commençait à tomber, et les enfants devaient être au chaud. Il y eut quelques protestations de la part de Dastan, mais la promesse solennelle de prendre soin de leur mère et le sourire de Kaïn les convainquit de partir devant. Aile vint également se poser sur l’épaule de sa soeur et Jasuhin proposa que le moineau les accompagne. Dastan menaça gentiment Jasuhin de bien prendre soin de sa mère, avant de partir avec quelques cavaliers devant.

Jasuhin se tourna vers Kaïn et lui expliqua ce qu’il comptait faire.


« - Envoyez un homme couper deux solide branche de ce chêne que je vois au loin. Demandez à un autre de préparer des torches. Nous allons faire une civière et porter Jena jusqu’à l’auberge.

Je sais, Kaïn, cela ne sera pas facile, mais c’est la seule solution que j’ai trouvé pour l’amener à l’auberge. Aidez moi, nous avons encore une dure route devant nous.
»

Le plan de Jasuhin fut rapidement mis en place et la jeune femme se retrouva placée sur un brancard, portée par quatre hommes ; Kaïn organisait la manœuvre tandis que Jasuhin plaçait des couvertures sur la jeune femme. Il prit une torche et resta à coté de la jeune femme, à la surveiller attentivement.

Le trajet fut long, très long. Ce n’était pas tant la difficulté du relief qui posait problème, mais il fallait distinguer les obstacles sur la chaussée et faire attention à la jeune femme, tout en coordonnant les gestes des porteurs. C’est à une heure très tardive que la petite troupe arriva à l’auberge. Les enfants s’étaient finalement endormis dans leur propre lit, Aile s’étant recroquevillé entre les deux petits Kasterlord. Jasuhin installa Jena dans un lit et veilla sur elle. Il prit son pouls, vérifia sa température, la toucha de sa main morte afin de vérifier l’efficacité du soin qu’il avait précédemment lancé, puis il finit par s’effondrer dans un siège en face du lit. Le sommeil le gagna rapidement, et la quiétude retomba de nouveau sur l’auberge. A son réveil, Jena se demanderait ce qui s’était passé. Mais elle était fatiguée et pour protéger son bébé, il valait mieux être très prudent ...

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