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 Besoin d'une lame pour payer le prix [PV Cérya]

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Serzin
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MessageSujet: Besoin d'une lame pour payer le prix [PV Cérya]   Lun 8 Juil 2013 - 14:54

Thaar, belle cité de l'Ithri'Vaan. Ville portuaire et marchande, à la richesse florissante. Ses marchés, son commerce, sa situation enviable au carrefour des peuples. Thaar, repère des négociants, des marchands, des malandrins et des escrocs. Presque tout le temps en effervescence, les rues sont bondées. On y entend les cris des vendeurs et des marchands vantant leurs produits, des disputes sur un prix ou d'un vol de bourse, des rires et des chants venant des tavernes avoisinantes, et des marins s'apprêtant à appareiller. Les odeurs d'épices, de parfums et d'autres produits luxueux se mêlent à celle moins agréables des produits manufacturés comme le cuir, de la sueur, du sang et d'autres encore moins agréables. Thaar, cité unique en son genre, et véritable aubaine pour bien des êtres. Cette cité, édifiée avec l'accord du peuple sombre, est désormais beaucoup plus indépendante, et on y croise de toutes les races, bien que certaines doivent encore s'y rendre en secret pour éviter que leur existence ne s'avère trop courte. Ici un convoi de marchands humains installe son échoppe, là des artisans nains viennent tenter de vendre leurs produits, alors que les patrouilles tentent de veiller au bon ordre, sans pour autant être hermétique aux nombreux pots de vins que les plus fortunés offrent afin d'éviter les ennuis.

Une cité comme Thaar est une véritable aubaine pour un mercenaire, qui plus est un mercenaire doué, fortuné, et sombre de surcroit. Serzin a bien vite comprit l'opportunité qui s'offrait à lui, et désormais il y entretient de nombreuses affaires. C'est pour tout dire le second foyer de ses affaires après le territoire des siens, et il s'y rend beaucoup plus souvent qu'en péninsule. Sol'Dorn est certes profitable mais les affaires y sont hélas moins nombreuses. Ici, l'aspect cosmopolite de la cité rend les choses beaucoup plus simples, et il est tellement aisé d'obtenir des contrats pour des partis différents qu'il est parfois obligé d'en refuser par manque de temps. Ah Thaar, c'est presque comme chez lui, si ce n'est qu'il se passerait bien de certaines vermines, même si c'est ces mêmes vermines qu'il s'amuse parfois à détrousser. Il y était venu pour traiter lui même de quelques petites affaires bien profitables, et il avait déjà encaissé une bonne somme. Oh il avait parfois dû avoir recours à un peu de violence pour convaincre les employeurs de le payer. Ces imbéciles pensaient pouvoir tromper un sombre comme lui. Crétins! Ils n'étaient pas les premiers et le mercenaire avait acquit de l'expérience en la matière, si bien qu'il disposait de nombreuses méthodes pour obtenir son dû.

Les récentes affaires l'avaient amené sur de nombreux terrains. La contrebande et le trafic y étaient très répandus, rien de surprenant dans une cité où les marchandises transitaient à longueur de journée et en grande quantité. Espionnage, enlèvement et interrogatoire trouvaient parfois leurs clients, pour connaitre la destination d'une cargaison particulièrement convoitée, ou retarder un rival dans les affaires. Au fond, le mercenaire se moquait un peu de la raison, le tout étant que ce soit bien payé. Il se délassait actuellement dans un des riches établissement de la cité. Malgré une devanture plutôt quelconque, le luxe n'y était pas en reste une fois à l'intérieur. On pouvait y goûter des alcools raffinés et profiter de nombreux plaisirs. La population y était plutôt variée mais en général plutôt aisée. Serzin aimé venir s'y délasser un peu lorsque l'occasion s'y présentait. Même si les méthodes humaines étaient plus que discutables et d'un goût médiocre, il s'en contenait bien. Les boissons n'y étaient pas si mauvaises, la dernière cargaison ayant d'ailleurs réussi à arriver en ce lieu en partie grâce à lui, opération qui lui avait apporté une belle somme... qu'il était en partie venu dépenser ici. Belle ironie au final. Il était vêtu de beau vêtements, mariant élégamment le rouge et le bleu nuit, sans pour autant se départir de certaines de ses armes. Il se savait très beau pour les siens, et aimait jouer de ses charmes auprès des femelles pour s'attirer leurs faveurs. Ce soir là le mercenaire avait loué une alcôve assez vaste à un bon prix, et pouvait ainsi disposer d'un peu de calme. Lui qui en temps normal profitait de divers délices semblait ce soir là plus préoccupé. Sa tunique étant rangée dans un coffre de l'alcôve, et la seule autre personne présente était un de ses "associés" récents. Le mercenaire était allongé sur un large divan, et pianotait des doigts sur le rebord, les sourcils froncés, alors que l'autre secouait nerveusement des mains.

« Ce que j'avais demandé c'était pas compliqué, si? Un marchand dont t'as pas besoin de savoir le nom me veut se débarrasser de quelqu'un de gênant, et définitivement, en insistant pour un truc discret. Je te demande de me trouver quelqu'un capable de faire ça et après plusieurs heures tu me dis que tu as pas trouvé. Tu te fiche de moi? La cité est pleine de coupeurs de gorges! »

Le sombre qui lui faisait face avait le regard baissé. Il savait que certains des "associés" de Serzin avaient malencontreusement fini leur carrière après avoir déçu le mercenaire. Celui ci disposait d'une certaine fortune qui lui permettait quelques petits caprices, mais le reproche qu'il venait de faire n'avait pas grand chose d'un caprice. Continuant à secouer nerveusement les mains, le sombre lui répondit.

« Je suis désolé maître mais je n'ai pu trouver que des humains incapables. Vous avez vous même demandé à ce que que je vous déniche quelqu'un de notre peuple et c'est plus compliqué à trouver, surtout exécrant une telle profession, c'est pour ça que...»

Le mercenaire se redressa d'un seul bond, et empoignant l'une de ses petites arbalètes chargées, il la pointa sur le sombre, tout en gardant une pose en apparence détendue.

« Écoute moi bien, abruti incapable. J'aime pas qu'on se moque de moi d'accord! Cette ville a été construite avec l'accord du peuple drow. Les nôtres sont nombreux alors vient pas me dire que t'a trouvé personne. Dis plutôt que tu es allé trainer je sais pas où pour faire je sais pas quoi! Maintenant j't'avertis, le carreau qui est pointé sur toi est chargé d'assez de substance pour te faire crever en quelques secondes, et laisser un cadavre pourri. J'ai besoin de quelqu'un qui puisse faire ce que j'ai demandé. Ou bien tu me la trouve dans l'heure, ou bien ce carreau est pour toi! Et arrête d'agiter tes mains si tu ne veux pas que je t'en tranche une, ça m'énerve!»

A cet instant, un humain entra dans l'alcôve, et se retrouva rapidement avec la seconde arbalète braquée sur lui, le mercenaire fronçant les sourcils. L'humain sortit une lettre de sa poche, et le sombre lui fit signe de la poser sur la table au centre de l'alcôve puis de repartir. Une fois que l'éphémère eu quitté la pièce, Serzin s'empara de la lettre et la lu. Son visage se décrispa et un sourire mauvais se dessina sur ses lèvres.

« Hé bien il faut croire que c'est ton jour de chance. Un de mes informateurs m'apprend qu'une personne est actuellement en ville, et qu'elle aurait les talents nécessaire à notre petite opération.»

Il releva le regard vers l'autre sombre.

« Elle est actuellement sur le port en train de déambuler. Je te laisse une heure pour me la ramener ici. Ce délai écoulé, je veillerai à ce qu'on retrouve même pas tes poussières. C'est compris? »

Le sourire sadique du mercenaire fit trembler l'autre sombre, qui acquiesça d'un signe de tête hésitant. Serzin s'allongea de nouveau avant de congédier son "crétin d'associé" d'un signe de main. Celui ci s'empara de la lettre avec la description de sa "cible", et ne s'attarda pas davantage, quittant l'établissement au plus vite.

Le port était l'un des endroits les plus mal famés de la ville. On y trouvait toutes sortes d'escrocs, de voleurs, de coupes bourses et de roublards de tous poils. L'endroit idéal pour recruter à loisir. Même s'il était encore récent associé avec le mercenaire ambitieux, le jeune sombre était plus que convenablement équipé et savait très bien se défendre. De taille plutôt moyenne, il n'avait rien de particulier pouvant le démarquer des autres sombres. Guère plus musclé ou plus beau, il représentait l'idéal pour se fondre dans la masse. Déambulant à son tour sur le port, il chercha un moment celle qu'il devait amener. Il aperçu plusieurs fois des humains lorgnant sur sa bourse ou ses équipements, et eut même à trancher une main pour se débarrasser d'un éphémère plus "téméraire" que les autres. Il finit par trouver celle qu'il cherchait, et s'approchant d'elle le plus discrètement possible, il commença à la prendre en filature.


Dernière édition par Serzin le Mer 10 Juil 2013 - 23:09, édité 4 fois
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Cérya
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MessageSujet: Re: Besoin d'une lame pour payer le prix [PV Cérya]   Mar 9 Juil 2013 - 9:09




Thaar… Une ville lourde de souvenirs, de souvenirs qu’on aimerait oublier…si l’on est normal. Mais pour la Sombre, c’est plutôt la nostalgie qui prévaut en ces lieux. Et la voilà, flânant le long des rues, passant devant cette fameuse taverne où elle l’a rencontré. Qu’est-il devenu depuis leurs retrouvailles ? Elle l’ignore. En fait, elle ignore beaucoup de choses. Son intérêt est rarement éveillé pour qu’elle s’intéresse au monde extérieur, rempli de pourris et autres ordures qu’elle ne répugne point à éliminer. Enfin, assez divaguer. Cérya continue son bout de chemin, se dirigeant tout droit au port, où la population est vraiment à éviter. Et justement, elle sera posée avec personne pour l’embêter en un tel lieu.

Mais son attention est attirée par un truand qui détrousse un passant. Elle soupire et hésite à se mêler de la chose quand un petit vaurien tente la même approche sur elle. D’un revers elle l’attrape par le colbac et le soulève au-dessus de l’eau. Paniqué, le gamin s’accroche à l’avant-bras de la Sombre. Puis il aperçoit son regard écarlate, ses iris brulantes et ses pupilles qui se focus sur lui. Elle n’a pas besoin d’ouvrir la bouche pour qu’il comprenne l’erreur qu’il a commise en s’attaquant à elle. Mais tout de même, elle lui lance ces quelques mots :

« Je te déconseille de me voler. Même, de voler tout simplement. Tu finiras comme un bon à rien… ou la tête détaché de ton cou. »

Puis elle le ramène à terre et le pousse gentiment au loin. Il suffit de quelques secondes pour le voir détaler, ce qui fit se dessiner un petit sourire au coin des lèvres de la demi-drow, avant de reprendre son chemin. Quel chemin d’ailleurs ? Aucune importance.

Après quelques pas, elle sentit une présence non loin. Malgré le monde et la foule, elle se sentait suivie. Quel drôle d’impression pour celle qui file elle-même les gens. Cérya continua d’avancer, toujours tout droit, esquivant la foule, un coup à gauche, à coup à droite, elle ne regarde pas en arrière, mais elle sait qu’il continue à la suivre. Tournant dans une prochaine ruelle mal éclairée, elle se dissimule derrière la palissade, n’ayant pas à attendre longtemps pour le saisir dès son arrivée. Vivement, elle le plaque au mur, l’avant bras contre sa gorge, son visage illustré d’un petit rictus.  

« C’est très imprudent de suivre les gens de la sorte, surtout une personne comme moi. Que me veux-tu ? »

A cet instant, elle remarqua que c’était un drow. Ses sourcils se froncèrent sans prévenir, et elle resserra l’étreinte. Elle haïssait cette race là. Le sombre, quelque peu surpris de cette embuscade, toussa pour s’éclaircir la gorge avant de lui expliquer rapidement la situation.

« Je suis venu vous chercher… Nous avons besoin de vos talents, réplique-t-il. Si vous pouviez me lâcher…  Aaargh ! »
Le genou de la belle s’était hissé à l’entre-jambe du fouineur. Elle ne voulait pas en entendre plus pour l’instant. Cependant, il avait réussi à l’intriguer, car il y a maintenant bien longtemps qu’on n’avait pas demandé ses services. Mais elle n’allait pas le suivre si facilement, n’ayant aucune confiance en lui ou en qui-que ce soit de sa race.

-Qu’ai-je à y gagner ?
lança-t-elle.
-Vous ne le regretterez pas, mon associé est très généreux…
-D’ailleurs, à qui ai-je à faire ?
-Vous le saurez bien assez tôt si vous venez avec moi…

Après un court moment de réflexion, elle libéra le drow. Elle s’était décidée à l’accompagner. Après tout, ce gars-là n’avait pas l’air des plus dangereux. Mais il ne faut jamais se fier aux apparences, aussi, elle garda ses distances face à lui. D’un hochement de tête, il comprit que c’était bon, et ouvrit la marche, s’assurant que Cérya soit bien derrière lui, et ils se dirigèrent vers leur location.

[…]

Une fois arrivée, Cérya examina brièvement l’endroit. Rien de particulier, si ce n’est une impression d’aisance en ces lieux. Une porte faisait face à elle. Le sombre l’ouvrit et y entra, faisant signe à la jeune femme de venir également, ce qu’elle fit, en silence.

« Maître, je l’ai trouvée. »

Il tourna la tête vers elle et la pria de passer devant. Ainsi, d’un pas lent mais certain, la demi-drow fit face au fameux associé, allongé sur un large divan. Un autre Sombre. Discrètement, elle analysait ce qu'elle voyait. Mais elle se gardait de rester dissimulée sous sa pèlerine, avec une main sur la ceinture, près de sa dague... Elle attendit ses premières paroles.



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Serzin
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MessageSujet: Re: Besoin d'une lame pour payer le prix [PV Cérya]   Mar 9 Juil 2013 - 10:12

Même si l'attente ne fut pas très longue, le mercenaire s'impatientait. Sa confiance en son "associé" était des plus limitée. Peut être cet incapable avait-il préféré retourner flâner, ou avait-il tenté d'embaucher quelques assassins pour se débarrasser de son maître si gênant. Ce ne serait pas le premier à tenter le coup, ni le dernier. Ce ne serait pas non plus le premier à en payer le prix. L'établissement était bien sécurisé, et il connaissait lui même quelques uns des gardiens qu'il payait assez bien à chacune de ses venues pour faire en sorte de se savoir en relative sécurité. Au fil de ses pensées, il se mit à faire tourner sa dague entre ses doigts sans vraiment le réaliser. Un serviteur lui apporta quelques victuailles et une bouteille d'un alcool raffiné, ainsi que deux verres, comme il l'avait demandé un peu plus tôt. Le mercenaire salua machinalement d'un signe de tête sans même adresser un regard à l'éphémère. Il continua ses passes avec la dague, tout en piochant distraitement l'un des petits biscuits du plat. A chaque fois qu'un individu entrait dans la salle, il se trouvait nez à nez avec un carreau d'arbalète braqué sur lui. L'humeur de Serzin ne s'améliorait pas au fil des minutes.

Une demi heure s'était tout juste écoulait depuis le départ de l'autre sombre. Le mercenaire n'était pas vraiment inquiet, mais son humeur allait en se dégradant, et on pouvait entendre un simple murmure tant le silence de l'alcôve était pesant. Les odeurs des parfums exotiques ne le distrayait plus. Cela faisait de longues minutes que plus personnes n'était entré, et ça l'ennuyait. Au moins, il pouvait s'amuser à les chasser les uns après les autres pour rompe la monotonie, et à les terroriser au passage. Trois coups rapides furent frappés, et un individu entra. Assis sur l'un des divans de manière très décontractée, un bras allongé sur le dossier, le mercenaire s’empara de l'arbalète posée à côté de sa seconde main, et la dirigea de manière désinvolte vers le nouveau venu. Celui ci eut un moment d'arrêt. C'était son associé, qui devait sans doute craindre que le délai se fut écoulé ou que son maître ait changé d'avis sur ses conditions de survie. Serzin ne prononça pas un mot, se contentant d'un nouveau sourire mauvais et attendant que l'autre prenne la parole.

« Maître, je l'ai trouvée»

Le mercenaire accentua son sourire, et d'un signe de main lui ordonna de la faire entrer, tout en s'allongeant sur son divan. L'instant d'après, une grande silhouette entra d'un pas sûr et presque gracieux. Dissimulée sous une cape ample, elle ne laissait presque rien voir d'elle, ce que Serzin accueilli avec une moue presque boudeuse. Il congédia l'autre sombre d'un geste de la main, et attendit que la porte fut fermée. Observant un instant celle qui lui faisait face, il prit soin de vérifier que son arbalète était toujours à portée de main. On ne savait jamais. Il se décontracta au maximum, montrant bien à celle qui venait d'entrer qu'il était là chez lui, et que cette rencontre n'avait rien de dangereuse. Une simple réunion d'affaires, au final.

«Hé bien, hé bien, il semblerait que mon associé a enfin fini par vous trouver. Il n'est finalement pas totalement incompétent. Mais ne parlons plus de lui. Vous n'avez rien à craindre ici, personne ne vous veut de mal, aussi vous n'êtes pas obligée de conserver cette cape pour vous dissimuler. Moi même je me présente à vous sans me cacher.»

Tout en parlant, il se désigna de haut en bas de la main. Il en profita également pour observer de plus prêt celle qui lui faisait face. Grande et élancée, sa cape est hélas trop ample pour pouvoir en voir davantage. Ses bottes de cuir parfaites pour la discrétion sont du même noir profond que le reste de ses vêtements. Il aperçu un léger reflet métallique, probablement une lame, l'outil de travail parfait. Sans doute n'était-elle pas rassurée, et Serzin souriait intérieurement de cette idée. Il était toujours bon que lorsqu'on discute affaire, l'autre ne soit pas en total confiance. Cela aidait parfois pour le marchandage. Adressant un franc sourire à son "invitée", le mercenaire lui désigna alors la table au centre.

«Peut être voulez vous manger? Ou boire quelque chose? J'ai un excellent vin, bien meilleur que ce que sont capables de faire ces humains ignorants. Et je vous assure, pas besoin de vous méfier de moi. On est là pour traiter affaire après tout? J'ai appris que vous étiez douée dans certains "arts" et il se trouve que j'ai besoin de quelqu'un comme vous. Nous pourrions peut être trouvé un arrangement qui, j'en suis certain, vous conviendra parfaitement. Oh mais je manque aux politesses. Je me nomme Serzin, et je suis actuellement de passage à Thaar pour diverses affaires importantes, dont l'une d'elle vous l'avez compris pourrait vous concerner. Sachez que j'honore toujours ma parole lors de mes contrats. Mais vous avez sans doute déjà entendu parlé de moi. Beaucoup de personnes de cette cité ont déjà fait appel à moi, et même si je me passerais bien d'une trop grande réputation, qui pourrait m'attirer des ennemis, je ne peux empêcher ma renommée de se répandre.»

Le sourire du sombre qui accompagna les dernières paroles se voulu rassurant, mais il ne pouvait totalement se défaire de ce léger sadisme au coin de lèvres. Il aimait faire étalage de ses prouesses devant les autres. C'était un moyen de se rappeler qu'il était loin d'être un petit mercenaire quelconque... 
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Cérya
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MessageSujet: Re: Besoin d'une lame pour payer le prix [PV Cérya]   Mar 9 Juil 2013 - 17:12



La demi-drow était finalement bien accueillie, contrairement à ce qu’elle imaginait. Son hôte était des plus curieux, il ne ressemblait pas aux autres Sombres, celui-ci était plutôt aimable, accueillant même – dans une certaine mesure – et semblait déçu de trouver face à lui une personne si dissimulée et prudente. L’invitant à se mettre à l’aise et se détendre, Cérya laissa sa dague où elle était, et amena ses mains à sa capuche pour l’abaisser. Elle gardait cependant son ses yeux rivés sur le négociateur en face d'elle. Objectivement, ce n'était pour lui déplaire, mais sa rancœur envers ce peuple était inchangée. Le Sombre pouvait à présent mieux percevoir son visage, dont les traits, quelque part, n’étaient pas si éloigné de ceux de sa race. D’un rapide doigté elle défit le bouton qui maintenait son manteau autour de son cou et déposa le tout sur l’accoudoir d’un des divans. Elle demeurait toujours attentive aux faits et gestes du Drow, ainsi qu’aux paroles qu’il prononçait. Un peu trop bavard à son goût, cet homme semblait s’écouter parler, faisant toute sorte d’éloge sur lui-même. Mais courtois comme il était, il n’oubliait pas de proposer boissons et victuailles à la jeune demi-drow avant d’entamer les négociations.

Serzin était son nom. En effet, elle en avait déjà entendu parler : un illustre mercenaire, qui honore toujours sa parole et ses contrats. Apparemment – et sans surprise – c’était les diverses compétences de Cérya qui l’intéressait.

Devait-elle se présenter à son tour ? Elle ne pensait pas cela nécessaire, car s’il l’a conviée, c’est qu’elle aussi a une réputation quelque part, plus ou moins fameuse, cela dépend dans quel camp on se trouve. Si vous avez besoin de vous débarrasser de quelqu’un (ou de quelque chose) vous ne serez pas déçu de ses prouesses. En revanche, elle était recherchée par la Loi et l’Ordre, bien que son visage ne soit pas connu. L’Ombre. Elle portait bien ce surnom ! Enfin par respect, elle en fit de même.

« Appelez-moi Cérya. » rétorquait-elle.

Cependant, elle ne se jeta point sur les offrandes du Drow, toujours aussi méfiante malgré l’avertissement de celui-ci. Elle jeta un œil sur un fauteuil avant de finalement s’y poser. Elle ne s’enfonça pas dans les coussins et resta au bord, prête à réagir.

« Vous parlez affaires, mais j’ignore ce que vous attendez de moi exactement. Je ne suis pas itinérante vous savez, je m’associe aux gens pour un certain laps de temps en général, cela permet d’éviter les coups fourrés. Et quand bien même, qu’auriez-vous à m’offrir si j’acceptais de me joindre à vous ponctuellement ? »

Cérya essayait de faire fi des origines de Serzin. Du boulot, elle en avait besoin, aussi elle évitait de le regarder trop longuement, préférant détourner le regard par ci par là. Mais son aversion pour cette race reprenait le dessus.

« Non… Je ne vois pas pourquoi je suis ici. Moi, m’acoquiner avec un Drow ? On aura tout vu ! » lança-t-elle.

D’un bond, elle se releva et fixa le Sombre d’un air sévère. Le sourire de Serzin, empli de désinvolture, l’agaçait au plus profond d’elle-même. Tout en récupérant ses affaires, elle dégaina sa petite arbalète qu’elle pointa vers son hôte. Connaissant les drows, elle se doutait bien qu’il ne la laisserait pas partir aussi facilement.

*Et voilà ma vieille, tu t’es jetée dans la gueule du loup. Mais où avais-tu l’esprit ?!*

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Serzin
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MessageSujet: Re: Besoin d'une lame pour payer le prix [PV Cérya]   Mar 9 Juil 2013 - 17:50

Le discours du mercenaire pour rassurer celle qui lui faisait face sembla enfin porter ses fruits. Elle rabattit sa capuche, révélant enfin son visage. Un joli visage, quoi que loin de celui d'une vraie sombre. Des yeux rouges ardents, des lèvres pulpeuses, un visage bien détaillé, et une longue chevelure noire comme la nuit. Elle avait beau ne pas avoir le sang pur d'une sombre, celui ci avait tout de même fait un bel ouvrage. En temps normal, Serzin n'appréciait que modérément les semi. Ils représentaient une sorte d'affront, de mélange du sang puissant de son peuple avec celui des éphémères, créant une mixité faiblarde. Au final, ça constituait une sorte de honte pour le peuple drow. Sauf que celle là avait prouvé plusieurs fois sa qualité et ses talents au cours des dernières années. Elle avait montré qu'elle était digne de considération par un drow. Même si son sang l'empêchait de le devenir complétement, ses actes parlaient pour elle. Puis elle détacha son manteau, qu'elle déposa sur le bord du divan, dévoilant son corps. Elle portait une tunique de cuir sombre, des cuissardes, des bottes et des brassards de cuir du même noir. Ses courbes, bien que bien moins prononcées que celle d'une sombre, sont pourtant loin d'être désagréables au regard, et elle avait déjà dû en attirer plus d'un avec cela. Un atout de poids pour une exécutrice comme elle. Une bonne vision de consolation en étant si loin du Puy, finalement. Étant donné ses récentes escapades, Serzin voulait bien s'en contenter pour le moment.

Elle se présenta sous le nom de Cérya. Son informateur avait donc vu juste, mais le mercenaire se méfiait toujours des noms. Il était facile de mentir à ce sujet. Il ne le faisait plus depuis longtemps sauf si ça s'imposait vraiment. Après tout son nom, c'était sa réputation, sa qualité en affaire. Hésitant à se fournir dans la nourriture ou la boisson, elle préféra observer encore le sombre, comme si elle cherchait à savoir où était le piège. Pour une fois qu'il n'y en avait pas! Gardant son sourire, Serzin se servit un verre de vin, puis veilla de nouveau à avoir son arbalète à portée, avant de se rallonger. Il humecta doucement les lèvres en écoutant la suite. S’enfonçant dans les coussins, la semi expliqua qu'elle n'était pas du genre à s'attacher à un employeur, préférant aller au gré des contrats. Tiens, c'était intéressant ça. Une solitaire donc, susceptible de servir occasionnellement. Un bon ajout éventuel pour le réseau, si à l'avenir elle venait à pouvoir de nouveau se montrer utile. Mais il fallait déjà traiter de cette première affaire.

« Non… Je ne vois pas pourquoi je suis ici. Moi, m’acoquiner avec un Drow ? On aura tout vu ! »


Elle se leva d'un bond, et pointant son arbalète d'une main, elle ramassa ses affaires de l'autre, le regard plein de colère. Le sourire de Serzin ne fit que s'accentuer. Audacieuse, elle avait ce qu'elle voulait et n'entendait pas se faire mener par le bout de nez. En plus, elle n'aimait pas les sombres apparemment. C'était intéressant tout ça.

«Et vous comptez aller où comme ça? Une partie des gardes de l'établissement est à ma solde et s'ils vous voient sortir sans que je les en ai informés, ils risquent de ne pas vraiment être doux. Allons, on est pas là pour se disputer ainsi. Asseyez vous et posez cette arbalète. Au mieux votre carreau me fera un peu mal, mais le mien pourrait bien vous ôter la vie ici et maintenant. Ce serait dommage de gâcher un si beau talent...»

En parlant, le mercenaire désigna la petite arbalète chargée qu'il avait jusqu'alors caché, et qui désormais était pointée sur la semi. De l'autre main, il continuait à boire son vin, tout en restant allongé dans sa belle tenue.

«Apparemment vous n'appréciez pas vraiment mon peuple. Je veux pas savoir pourquoi. Les gens qui me racontent leur histoire avant de mourir m'ennuient, et j'aimerais éviter qu'on en arrive là. Par contre, je n'ai pas l'intention de vous tuer ou de vous voler, sauf si vous ne vous calmez pas. C'est pas parce que vous avez croisé des sombres qui vous on fait je sais pas quoi que je suis comme eux, et si vous connaissez ma réputation vous devez le savoir. Je vous ai accueilli comme il se doit, et c'est comme ça que vous me remerciez? Je vous l'ai dis, j'ai besoin de vos talents, et en échange je suis prêt à payer pour vos services. Le prix pouvant être assez élevé, il suffit qu'on en discute calmement.»

Posant son verre sur la table, il s'appuya sur son coude, la seconde main tenant toujours l'arbalète dirigée vers Cérya.

«Alors qu'est ce qu'on décide? On s’assoit et on discute de la mission qui rapporte gros, ou on tire au risque de mourir à tous les coups? Mon choix est déjà fait mais c'est pas moi qui décide là...»
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Cérya
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MessageSujet: Re: Besoin d'une lame pour payer le prix [PV Cérya]   Mar 9 Juil 2013 - 22:05




Le Drow avait raison. La situation n’était pas à l’avantage de l’invitée, et si jamais elle voulait fuir, de mauvaises surprises l’attendaient à l’extérieur de l’alcôve. Cependant, il n’était pas des plus agressifs, contrairement à ses semblables. Il savait se montrer diplomate, avec un tact certain pour un Sombre. Tout ce qu’il fit n’était que de viser la demi-drow réciproquement avec son arbalète. Gentiment, du moins à sa manière, il continua la discussion en cherchant à convaincre la jeune femme de rester tranquille. Bien en appui sur ses jambes, ses affaires sur un bras, l’arme de l’autre fermement pointée sur Serzin, elle ne répondit rien. Silencieuse, mais son souffle irrégulier trahissant son mal-être, elle ferma les yeux un vif instant.

« Si vous avez réellement besoin de moi, vous ne ferez rien… »

Elle s’exclama, mais sans aucune confiance en ses propres mots. Rouvrant les yeux, elle soutenait vivement le regard du Drow, qui lui, semblait à peu près serein. Il se savait déjà ‘’vainqueur’’, quoique la petite était pleine de surprise. Mais ce serait idiot de perdre la vie maintenant, non ?

Alors, Cérya baissa lentement son bras, mais ne rengaina pas pour autant son arme. Aussi, elle baissa la tête. Après tout, au point où nous en sommes, pourquoi gâcher un tel moment ? Et si ce que dit Serzin est vrai, il y a gros à gagner, pour les deux camps. La demi-drow balança le tout sur le divan avant de se laisser ‘’tomber’’ à son tour dessus. Il ne savait aucunement pourquoi elle les haïssait, et ne risquait pas de le savoir. Parler d’elle-même n’était pas son fort, contrairement à lui ! D’un hochement de tête, elle désignait le second verre.

« Puisque vous y tenez, donnez-moi de vôtre SI bon Vin… » s’exclamait-elle, de manière un tantinet ironique.

Une fois servie, l’Ombre le bu cul-sec ! Habituellement, elle savourait l’alcool, mais là, le cœur n’y était pas. Elle se sentait piégée. Elle prit à son tour la bouteille pour se resservir, mais cette fois, elle n’étancha pas sa soif. Le regard toujours baissé, elle reprit la parole.

« Je vous écoute. Mais ne pensez pas que je vous fais confiance. Nous verrons si vous êtes à la hauteur de votre réputation. »

Ceci dit, elle amena délicatement le verre à ses lèvres, les humectant du soit disant délicieux vin, avant d’en ingurgiter une première gorgée.  

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Serzin
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MessageSujet: Re: Besoin d'une lame pour payer le prix [PV Cérya]   Mar 9 Juil 2013 - 23:03

Alors qu'il faisait sa proposition à la semi, celle ci se stoppa, debout face à lui, ses affaires dans une main, l'arbalète pointé sur le mercenaire dans l'autre. Son souffle était court et irrégulier, et fermant les yeux brièvement, elle réfléchissait probablement à son choix. Quant à Serzin, il conserva son sourire, attendant avec un brin d'impatience. Il espérait juste qu'elle l'oblige pas à l'abattre. Ce serait tellement dommage.

« Si vous avez réellement besoin de moi, vous ne ferez rien… »

Remarque intelligente de sa part. Et en plus elle était vraie. Enfin presque, étant donné que les assassins ça ne manquait pas vraiment dans le coin. En revanche, les assassins de talents avec du sang sombre, même à moitié seulement, c'était déjà plus rare. Alors s'il pouvait éviter abattre chaque individu qu'il voulait embaucher, ça l'arrangerait. La semi finit par baisser lentement son bras tenant l'arbalète, sans la ranger, et baissa la tête, avant de lancer son attirail sur le divan et de s'y laisser elle même tomber. Le mercenaire élargit un peu plus son sourire, mais laissa son arbalète bien en vue. Après tout, elle n'avait pas lâché la sienne, donc c'était normal non? La semi désigna alors le second verre, souhaitant goûter de ce qu'elle appelait du si bon vin, avec ironie. Elle ignorait bien de quoi il s'agissait, étant donné le prix d'une telle bouteille. Mais Serzin ne se refusait pas grand chose, et c'était une manière de convaincre ses clients et ses associés qu'il leur offrait de tels choses. Aussi servit-il un verre de sa seconde main avant de le tendre à son invitée. Celle ci saisit le verre et l'avala cul-sec. C'était un peu du gâchis, mais bon, fallait bien faire avec, après tout. Si il fallait ça pour s'associer avec elle, c'était pas un très gros sacrifice. Mais il pensa intérieurement à déduire une petite partie de la récompense pour compenser la bouteille si elle continuait comme ça. Elle se resservi, et le regard toujours baissé, affirma être prête à écouter, tout en précisant qu'elle n'avait pas confiance, avant de tremper ses lèvres dans le doux breuvage. Il en fit autant, son sourire ne l'ayant toujours pas quitté, et sentant une grande satisfaction intérieure. Enfin, c'était sur le bon chemin. Y'avait plus qu'à.

«Parfait, vous avez fait le bon choix, je vous l'assure. Et j'avais pas l'intention de vous faire quoi que se soit, sauf si vous pensiez en faire de même. Quoi vous me faites pas totalement confiance? C'est normal vous croyez pas...Je peux forcément pas vous en vouloir, et d'ailleurs je ne vous fait pas non plus entièrement confiance. Dans nos professions, il est difficile de faire pleinement confiance. A vrai dire, c'est pour les faibles, et la plupart du temps les morts, non?  Enfin, venons en au fait.»

Il se redressa, tout en conservant son arbalète en main. Il l'avait dit lui même, pas de totale confiance alors...

«Bon... alors d'après ce qu'on m'a dit de vous, vous êtes plutôt douée avec une lame. Vous louez parfois vos services pour qui souhaite se débarrasser d'un ennui pour quelque raison que se soit. Rapide, discrète et efficace, c'est comme ça qu'on a pu vous décrire, notamment certains de vos anciens employeurs à qui j'ai fais avouer que vous aviez travaillé pour eux. Je préfère me renseigner sur mes futurs associés, c'est moins risqué. Même si c'est pas toujours facile. Oui certains de vos anciens employeurs n'ont pas été très coopératifs, j'ai dû leur forcer un peu la main. Oh pas d'inquiétude, ils seront ravi de retravailler avec vous. Enfin, si vous les préférez à moi, ça va de soi.»

Il but une nouvelle gorgée tout en observant la semi. Il ne la flattait qu'à moitié après tout. Les échos qu'il avait eut étaient réellement ainsi, et pas de doute quand au fait qu'elle était douée.

«Enfin bref c'est pour ça que je vous ai fait venir ici. J'ai disons besoin de me débarrasser d'un individu plutôt gênant. Pas gênant que pour moi mais après tout ça ne vous regarde pas trop, puisque tant qu'on vous paie, n'est ce pas? Je fonctionne moi aussi comme ça. Tout ce que je veux, c'est que la personne en question disparaisse vite, et sans laisser la moindre trace. Pas de cadavre, pas de trace de sang et pas de témoins. Les méthodes, c'est comme vous voulez. Si vous devez tuer d'autres personnes, c'est pas mon problème, et ça me gêne pas. Je veux juste que lui disparaisse pour de bon. Pas compliqué pas vrai? Bon, ce genre d'opération vous tente? Je préfère être sûr avant de poursuivre, sinon c'est pas la peine qu'on aille plus loin. Si c'est bon, on pourra discuter des détails et du paiement. Oh et si on pouvait de nouveau éviter le coup des arbalètes ca m'arrangerait, c'est une perte de temps inutile, et je préfère parler affaires que passer mon temps à jouer à ça. Vous me comprendrez là dessus je suppose...»

Le drow était assis sur le divan, une main sur le haut de l'accoudoir, la pose plutôt décontractée dans ses vêtements de qualité, le sourire et le regard en disant long. Si ce n'était la petite arbalète, toujours dans sa seconde main...
 
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Cérya
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MessageSujet: Re: Besoin d'une lame pour payer le prix [PV Cérya]   Mer 10 Juil 2013 - 13:11

Toujours en joue par le Drow, elle l’écoutait sagement, en prenant soin d’éviter de l’avoir dans son champ de vision. Elle préférait se perdre dans son verre de vin. Mais l’arbalète la dérangeait quand même. Alors, elle se redressa, adoptant une posture un plus professionnelle, les épaules en arrière et d’une main massant sa nuque délicatement, histoire de se décontracter un peu malgré tout !

« Baissez votre arme, vous n’avez (plus) rien à craindre de moi. De toute manière, je ne comptais pas tirer, c’était juste par prévention, au cas où vous ne me laisseriez pas sortir. Mais si, comme vous l’avez précisé, vos hommes m’attendaient à l’extérieur, c’était bien en vain que j’aurais continué à vous ‘’menacer’’, si je puis dire… »


Cérya continuait à déguster son breuvage. Finalement, il n’était pas mauvais ce vin. Peut-être en demanderait-elle une bouteille pour ses plaisirs personnels.

Le Serzin finit par aller à l’essentiel, après avoir gratifié la jeune femme… et mentionné ses sources. Les gens sont faibles. Quelques menaces, ou de l’or suffit à les faire parler. Décidément, elle se sentait différente là-dessus. Enfin bon !

La demi-drow n’était pas des plus diplomate, ni très éloquente, et tergiverser n’était pas son fort non plus. Après tout, on ne peut pas être parfait ! Mais en position de faiblesse, elle se taisait. Donc, le mercenaire avait besoin d’éliminer quelqu’un semble-t-il. Pourquoi ne pouvait-il pas le faire lui-même ? Pour un drow, ne pas se salir les mains est très étonnant. Peut-être est-ce parce que la mission est plutôt périlleuse, ou bien trop dangereuse pour son image et sa réputation ? Enfin, comme il l’expliquait, pas de questions, Cérya n’avait pas à savoir les raisons. Et pour cela, il semblait prêt à y mettre le prix.

« Je vois… Si cela m’intéresse ? Ai-je vraiment le choix ? Si je suis ici à présent, c’est que j’ai déjà accepté, quelque part. »


Elle lui répondait d’un ton plutôt désœuvré. Elle non plus n’aimait pas perdre son temps.

« Les détails de la tâche. Il me faut savoir à qui je m’attaque, et où je peux le trouver. Le reste, comme vous dites, c’est mon affaire. N’ayez rien à me reprocher par la suite, tant que je m’acquitte de ma mission. Ceci dit, j’espère que ce n’est pas un piège de votre part, car cela pourrait devenir dangereux pour vous également. »

Elle releva la tête et s’efforça de le regarder, les yeux toujours empli d’une certaine haine. Décidément ! Elle ne pouvait s’empêcher de lui lancer quelques pics. Et cette posture des plus à l’aise, désinvolte, sûr de lui, ça lui rappelait quelqu’un. Mais ce n’était pas le moment de se laisser aller à des divagations. Et ce sourire ! … Elle le toisait, de haut en bas et inversement, avant de détourner à nouveau le regard, vers la porte au loin cette fois-ci, les deux mains autour du pied du verre qu’elle faisait glisser entre ses doigts, signe d’une certaine anxiété qu’elle essayait de cacher malgré tout.

« Et en ce qui concerne le paiement… qu’avez-vous à me proposer d’intéressant ? Je peux être difficile et exigeante si votre offre ne me suffit pas, ou me déplaît. »
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Serzin
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MessageSujet: Re: Besoin d'une lame pour payer le prix [PV Cérya]   Mer 10 Juil 2013 - 14:05

Durant le discours du mercenaire, la semi ne leva pas une seule fois les yeux vers lui, préférant contempler son verre de vin. Il fallait croire que sa rancune pour les sombres était plutôt grande. A moins que ce ne soit peut être l'arbalète pointée sur elle? En même temps, elle l'avait cherché, à vouloir le menacer. Si elle n'avait pas commencé comme ca ils n'en seraient pas là. Au bout d'un moment, elle sembla se détendre un peu, se relaxant un peu, une main derrière la nuque. Elle demanda alors au sombre de baisser son arme, prétextant qu'elle n'avait fait ca que par prévention, pour tâter un peu du terrain. Et elle prétendait qu'avec les hommes postés à l'extérieur elle n'envisageait pas de recommencer. Ça, c'est ce qu'elle disait! Serzin eut quand même un nouveau sourire et rabaissa doucement son arbalète, mais la laissa à portée de sa main, prête à tirer si besoin est.

«Prévention hein? Je suppose que je peux comprendre. Mais après, vous m'en voudrez pas si je la garde pas loin de moi. C'est pas mes hommes dehors qui vous empêcherait de m'éliminer si l'envie vous en prenait. Après tout, vous êtes une tueuse, non?»

Il eut une moue moqueuse avant de sourire de toutes ses dents. La semi continua à se délecter de son breuvage, quelle semblait apprécier. De quoi la mettre d'excellente disposition apparemment. Enfin excellente... chez elle ca voulait peut être dire ne pas tenter de tuer son futur patron? Le mercenaire aimait ce genre d'individu. Au moins, on était sûr de la qualité de ce qu'ils faisaient, pas le genre à lambiner ou chercher des complications. Le seul problème, c'était qu'ils n'étaient pas toujours des plus discrets. Enfin, celle là lui avait été recommandée entre autre pour sa discrétion. On allait voir si ses informations étaient juste. Sinon, il faudrait envisager de revenir voir ses anciens employeurs. Un ou deux doigts en moins leur apprendrait qu'il ne fallait pas se jouer de lui. La réponse de Cérya sembla plutôt... contrainte. Elle considérait qu'elle n'avait pas le choix, que si elle était là il fallait aller au bout. Stupide. Elle pouvait toujours refuser et renoncer, tant qu'elle n'évoquait pas cette entrevue. Après tout elle n'en savait pas assez. Pas encore. Par contre si elle décidait d'aller plus loin le retour ne serait plus possible. Donc fallait s'assurer qu'elle prenne pas la décision à la légère. Ça pourrait mal finir pour elle. Et pour lui aussi, d'ailleurs.

«Mais non mais non. On a toujours le choix. Et le vôtre n'est pas aussi évident que vous le dites. Vous pouvez encore refuser et partir, je vous laisserai aller, avec une pointe de regret quand même. Quel risque pour moi? Vous ne connaissez ni la cible ni rien d'autre... pour le moment. Par contre si vous décidez de dire oui, faudra aller jusqu'au bout.»

Elle sembla vaguement acquiescer puisqu'elle demanda alors les détails de la tâche, insistant sur le fait qu'elle avait libre de choix de faire comme elle voulait. Et elle espérait que ce ne soit pas une piège. Un piège? Pourquoi faire? Quel intérêt? Elle n'avait pas tout compris apparemment. Le but c'était de ramasser le pactole, et c'était pas elle la cible, donc pas de piège. Mais bon elle se méfiait encore. Forcément.

«Et pourquoi ça serait un piège? Oh oui, je dis pas que la mission sera facile. Mais quel intérêt de vous éliminer? On ne joue pas dans le même domaine, on est même pas concurrents, au mieux je suis votre employeur, comme ça va sans doute être le cas. Mais pas plus. Vous faites ce que je vous demande, on ramasse la récompense, et voilà tout. Pas besoin de chercher un piège. Par contre, ce sera à vous de vous renseigner sur la manière d'accomplir votre mission. Je n'ai pas tous les détails de la cible, notamment s'il a récemment renforcé sa garde personnelle. Mes informations sont relativement récentes ceci dit. Ah oui et pour les méthodes, je l'ai dis, comme vous voulez. Mais discrétion avant tout, on oublie pas ça, hein?»

Le regard de la semi se leva enfin vers lui, le détaillant tout entier. Un regard chargé de haine et de rancune. Décidément, elle s'en défaisait pas. La moue de Serzin fut des plus contrariée devant cette réaction. Il avait pourtant fait ce qu'il fallait pour la mettre en confiance, et malgré tout elle restait ainsi. Fallait vraiment qu'un sombre lui ai fait beaucoup de tort. Ça se comprenait, la plupart méprisaient les semi, les voyant comme des esclaves, des rebuts, des déchets. Ce n'était pas totalement faux, dans la plupart des cas. Oui mais elle, c'était l'exception. Et une belle exception. Alors, au fond, il valait mieux une semi qu'un total étranger, non? Le regard de Cérya se glissa alors vers la porte, son anxiété visible à ses gestes et ses mimiques. Bon sang, il fallait quoi pour la rassurer? Elle aborda alors le paiement. Ah, la partie délicate, bien sûr. Et elle se disait difficile. Les négociations risquaient d'être âpres. Serzin pensait y aller doucement, sans trop brusquer les choses. Il avait lui même ses propres intérêts dans l'affaire, et il n'allait pas non plus y perdre quelque chose. Lui adressant un sourire un petit peu moins désinvolte, il proposa d'un geste de la resservir.

«Bon, vous êtes encore mal à l'aise, pas vrai? C'est quoi, ma couleur qui vous gêne, ou le fait d'être dans un endroit que vous pensez hostile? Faut se calmer, maintenant y'a plus personne qui veut votre peau... enfin tant que vous refaites pas de bêtise. Puis je suis pas celui ou celle qui vous a fait du tort, alors pas la peine de me reprocher ça. Est ce que moi je vous reproche ce que le dernier comme vous m'a fait? Bon oui, je pourrais peut être vu qu'il faisait le même métier que vous et a commencé à agir comme vous. Mais vous êtes plus raisonnables pas vrai? On est du même bord, on est fait pour s'entendre.»

Voyant qu'elle n'esquissait pas de mouvement pour le moment, il se resservit le premier, son verre étant vide, avant de boire une gorgée. La bouteille allait bientôt être vide. Heureusement, il avait du stock.

«Puisqu'on parle du paiement... en général je paie à la livraison. En fonction du degré de réussite, je dirais, la valeur de la récompense augmente. Dans votre cas, si vous tuez la cible sans laisser la moindre traces, sans vous faire repérer et en vous arrangeant pour qu'on le découvre pas de suite, c'est le maximum. Après, si il y a des dommages collatéraux, ca peut éventuellement diminuer la récompense. Mais tant que vous atteignez la cible, elle reste plutôt intéressante. Après, faut voir ce que vous cherchez. Je peux payer avec de la bonne monnaie, comme souvent les humains préfèrent. Je peux aussi fournir des biens divers. A peu prêt tout ce que vous voulez, il suffit de demander, je vous dis si j'en ai, et on s'arrange. Et il y a aussi la possibilité de services. Tous types de services, suffit là aussi de demander, et si ça m'arrange on est d'accord. Entre nous, j'ai certaines préférences moi aussi. Et on peut bien sûr faire un peu de plusieurs voir de chaque, tant que la valeur à la fin est la même. Ça vous va?»

Accompagnant son discours, il observa la tueuse de haut en bas. A savoir quelle serait sa demande. Mais rien ne l'empêchait de lui même l'orienter, pour qu'au final chacun y trouve son compte. C'était un peu le principe d'une négociation, non?
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Cérya
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MessageSujet: Re: Besoin d'une lame pour payer le prix [PV Cérya]   Mer 10 Juil 2013 - 18:43




Serzin semblait compréhensif à propos de la méfiance de la Sombre, aussi, il accepta de poser son arme, mais pas trop loin hein, même s’il était très professionnel et très accueillant, il restait sur ses gardes lui aussi. C’est d’autant plus normal après le soubresaut de la demoiselle ! Toujours souriant, il déconcentrait Cérya, car bien qu’elle l’évitait, elle le sentait dans sa façon de parler, de se comporter. Il revint sur le fait qu’il lui laissait le choix, tant qu’ils n’avaient pas abordé le sujet plus en profondeur. Ma foi, s’il le dit. Elle acquiesçait à ses mots, comme quoi elle était déterminée à l’aider. Il prit la peine de la rassurer une dernière fois concernant un éventuel piège de sa part. Certes, il n’y aurait peut-être aucun intérêt, mais les Drows sont ce qu’ils sont, et peut-être était-il un sadique machiavélique qui se délectait à tendre des pièges à ses victimes et à les effrayer une fois prisonnières … Faut peut-être arrêter un peu le vin pour l’instant !

Il commença à raconter les petites recherches qu’il avait faites sur la cible, mais précisa que pour de plus amples informations, c’était à elle de se les procurer. La tueuse était tout à fait de cet avis-là. Comme elle l’a dit, il lui suffit d’un nom, et d’un lieu, même approximatif. Après, elle se débrouillait. Mais le travail était fait, comme on l’espérait. Et niveau discrétion, il n’avait pas à s’inquiéter.

Mais quand il aborda une nouvelle fois le sujet de la méfiance de Cérya vis-à-vis de lui et/ou de son peuple, son visage s’éveilla avec une colère certaine, elle qui s’était un peu calmé, malgré son angoisse. Elle se tourna à nouveau vers le Drow en tapant du pied :

« Mais personne ne m’a fait du tort ! Ne parlez pas de ce que vous ne savez pas, bon sang ! Et puis on est loin d’être du même bord, vous savez !
s’évertuait-elle à lui faire comprendre que malgré son sang teinté de celui de son peuple, elle se considérait bien différente d’eux. Pas plus humaine non plus, car cette race-là restait tout de même bien bas dans son estime, malgré les quelques rencontres positives qu’elle ait faites dans sa vie. Mais c’était très rare, et les réminiscences de son enfance face aux humains étaient toujours présentes. Alors, oui, on peut arriver à s’entendre car vous semblez différent des vôtres, et ne vous inquiétez pas, ce n’est pas votre tête qui ne me revient pas ! Mais… Bon maintenant ça suffit, assez parlé de moi ou de vous. D'accord ? »

Cérya était remontée. C’était pas de cette manière qu’il allait gagner sa confiance ! Alors qu’il se resservait, elle ne tendit pas son verre. Il but tranquillement avant de finalement parler du paiement à son tour. A partir de ce moment-là, elle ne le quitta plus des yeux, et dorénavant l’observait attentivement.

D’après ses dires, le paiement se mérite au niveau de la qualité du travail effectué. C’est pas mal comme principe, mais la demi-drow ne s’inquiétait pas à ce propos, car son travail était toujours impeccable. Jamais elle n’avait failli une mission (sauf une mais c’était dans des conditions différentes, et elle ne le regrette pas vraiment…). Ensuite, il proposait divers moyens de paiement : de l’argent, des biens et même des services.

« Vous m’offririez des biens ? J’en ai que faire. N’ayant pas de toit fixe – car comme vous l’avez compris, je suis itinérante – je ne vois pas pourquoi je m’encombrerais de divers biens. Où les rangerais-je ? Enfin bon. Passons. En ce qui concerne l’or, c’est déjà plus intéressant. Mais vous me parlez de services… de quel genre ? »


La petite était intriguée. De nature curieuse, elle savait ne pas se mêler de ce qui ne la regardait pas. Mais quand on parle de récompense, c’est autre chose.

Finalement, elle montra son verre vide à son hôte, le secouant gentiment avec un petit sourire sournois. La bouteille aussi était vide.

« Vous nous en ramenez une autre ? J’apprécie bien cet alcool. Vous m’avez dit qu’il venait d’où déjà ? »


Elle le reposa sur la table et se leva pour s’étirer, sur la pointe des pieds et les bras au ciel. A présent que le venin était craché entre les deux, elle ne pensait plus à leurs différends, et décida de se ‘’décontracter’’ un peu plus. De toute façon, cela ne servait à rien de continuer à faire la tête de mule, si ce n’est à rendre plus tendues les négociations. Elle avait compris qu’il avait l’air honnête et sérieux, alors, elle allait lui donner une chance.

Cérya  avait décidé de rester dans la région un peu après leur arrivée, et pourquoi ne pas s’occuper un peu, en tranchant quelques gorges de personnes véreuses, et gagner quelques sous, voire plus que ça, comme il le laissait entendre.


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Serzin
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MessageSujet: Re: Besoin d'une lame pour payer le prix [PV Cérya]   Mer 10 Juil 2013 - 19:37

Il semble que la tentative pour la rassurer commençait à porter ses fruits. Plus détendue désormais, la semi était plus attentive, hochant de la tête régulièrement et observant le sombre avec attention. Elle jetait parfois un œil sur l'arbalète du mercenaire. Pas tout à fait sereine, mais bon, il n'avait plus approché sa main de l'arme depuis un bon moment. Il se savait assez rapide pour pouvoir l'utiliser si besoin était. Elle était chargée et la dose était suffisante pour éliminer toute personne cherchant à lui nuire en une fraction de seconde. Même s'il ne disposait pas d'énormément de doses de cette mixture, pour une fois il n'avait pas menti sur la contenance de son carreau! Enfin, c'était la question, si tant qu'à faire il pouvait ne pas tirer avec sur celle qui lui faisait face ça l'arrangerait bien. La conversation s'ensuivit sans problème... Enfin, jusqu'à ce qu'il évoque le problème qui la gênait. Et là, nouvelle explosion. Le visage plein de colère, le discours venimeux à souhait, le pied battant le sol. On lui avait pas fait de tort, le problème c'était pas lui... Pas très convaincant tout ca. Ne plus parler d'elle? Pas de problème. Ne plus parler de lui? Ah, ça c'était pas gagné par contre. Enfin il allait falloir la calmer de nouveau. Petit sourire, hochement de tête pour signifier l'accord. En espérant que ça suffirait, la discussion étant jusqu'ici sur la bonne voie. Elle refusa le petit verre qu'il lui proposait. Bien dommage. L'alcool aide souvent dans les négociations. A pas trop forte dose, bien sûr.

Lorsque le mercenaire aborda le paiement, l'attention revint immédiatement. Apparemment elle était un peu comme lui. Tout ce qui était important, c'était d'arriver à obtenir sa récompense, et si possible la plus fort et avantageuse possible. La négociation promettait vraiment d'être difficile. Elle l'observait très attentivement, comme pour chercher la petite faille, être bien sûre qu'il ne mentait pas ou ne cherchait pas à l'arnaquer. Oui, vraiment très dur. Lorsqu'il exposa les divers moyens de paiements, elle n'hésita pas longtemps avant de se placer là dessus. Pas de biens, puisqu'elle n'avait pas de maison. Apparemment elle avait pas compris de quels biens le mercenaire pouvait parler. L'or, elle ne disait pas non. Normal, comme il l'avait dit la majorité des paiements était fait avec de la monnaie. Et les services, elle demanda des précisions. Ah, intéressant ça... Elle semblait intriguée et Serzin ne put retenir un nouveau sourire, ce coup ci plutôt énigmatique. Il plongea doucement ses lèvres dans son verre. Et la semi lui tendit le sien, vide, avec un sourire plutôt sournois. Tiens, c'était la première fois qu'il la voyait sourire depuis son arrivée. Malheureusement, la bouteille avait subi le même sort, et elle réclamait qu'on aille en chercher une autre. Heureusement qu'il avait ce qu'il fallait.

«Oh, c'est un alcool très prisé par ici, qui vient d'une cité humaine située je ne sais trop où. J'ai aidé à en faire détourner une pleine cargaison et j'ai récupérer une partie de mon paiement avec ce fameux breuvage. Je ne le regrette pas à vrai dire, et je vais voir à m'en faire fournir régulièrement. Mais j'ai déjà assez pour étancher la soif d'une bande armée.»

Il tapa dans ses mains et un humain ouvrit la porte. Serzin lui demanda d'apporter une autre bouteille rapidement, sous peine de devoir y laisser quelques chose. L'humain referma la porte, et le mercenaire sortit une autre bouteille d'un petit meuble situé derrière son divan.

«J'avais prévu au cas où cette seconde bouteille, mais je préfère toujours en avoir une d'avance. Prévoyance, évidemment. On l'est jamais assez.»

La semi reposa son verre sur la table, et se leva pour s'étirer, étendant son corps pour détendre les muscles. Serzin profita de cette instant pour la contempler discrètement. Pas désagréable. Il remplit à nouveau son verre lorsqu'elle se rassit, puis reprit.

«Bon, puisque apparemment on est d'accord, on va rentrer un peu plus dans le vif du sujet. Concernant la cible, c'est un marchand, du moins officiellement, dont les activités sont principalement basées sur le port. Rien d'exceptionnel jusque là. Sauf qu'il se livre également à la contrebande de marchandise, comme je le fais moi même. Et cette contrebande vient empiéter sur mon terrain ainsi que sur celui de certaines de mes "connaissances". On aimerait donc bien s'en débarrasser. Moi je n'ai pas vraiment d'exigence, mais les autres veulent que ce soit bien fait, d'où ce que j'ai évoqué sur la discrétion. Ils doivent avoir peur des conséquences. Des peureux. Enfin bon. Je vous donnerai le nom, la localisation exacte et autres détails après. Mais revenons d'abord au sujet important.»

Le mercenaire se redressa légèrement, et contempla un instant le délicieux liquide de son verre.

«Donc apparemment, niveau paiement, on a fait son choix. Pas la peine de revenir sur l'or hein. On convient d'une somme, on la paie en pièce. Pas la peine d'en dire plus, on conviendra du montant exact sur la fin. Pour les biens... Oh je ne pensais pas qu'à des objets volumineux qu'on doit stocker. Votre métier fait appel à quelques objets parfois utiles. Des dagues par exemple? Autrement, vous avez une belle arbalète, des carreaux pour celle ci? Des carreaux creux, pour le poison? J'en utilise moi même. Et tant qu'à faire on met le poison avec? Des fioles de ce genre de produit, j'en ai une certaine quantité. Je me réserve les meilleurs naturellement mais je suis prêt à négocier la plupart. Faut bien vivre.»

Il eut un petit sourire moqueur. Il faut bien vivre! Il avait bien de quoi vivre pour longtemps. La richesse ne manquait pas vraiment, il ne fallait guère plus que l'entretenir pour le moment. Ceci étant, avec son train de vie, c'était pas toujours facile.

«Et les services? Ah oui. C'est parfois bien pratique, plutôt que de devoir verser de l'argent, que d'avoir recours aux services. On peut y inclure de tout. Par exemple, le paiement pourrait se faire sous la forme d'une protection sur une certaine durée. En gros, je vous garanti une petite couverture de vos activités dans la limite des possibilités. Vous œuvrez, et on s'arrange pour que personne sache que c'est vous. Ceci dit c'est pas sûr que vous en ayez besoin. Quoi d'autres? Oh, une petite contrebande d'objets intéressants pour vous? Besoin d'avoir des infos délicates? Ou un contact dans les hautes sphères peut être? On peut tout faire. Même des services disons plus... particuliers, ça peut se faire. Tant que ça nous convient tous les deux.»

A ces paroles, il ajouta un sourire et un regard qui en disaient long. Oui, la négociation n'était pas encore terminée...
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Cérya
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MessageSujet: Re: Besoin d'une lame pour payer le prix [PV Cérya]   Mer 10 Juil 2013 - 21:54




Quand Serzin ouvrit la nouvelle bouteille, Cérya en voulait elle aussi, se penchant vers lui pour lui tendre son verre. Avec un sourire un peu forcé, elle le remercia et trempa à nouveau ses lèvres dans le breuvage avant de reprendre la conversation à propos de la cible et du paiement, principalement. Il s’agissait là d’un contrebandier qui empiétait sur le territoire du Drow, et d’autres connaissances par extensions. Finalement, ce n’est pas lui qui doutait de ses compétences. En tout cas, il n’allait pas tarder à donner les précisions dont la tueuse avait besoin pour faire son ouvrage.

« C’est noté. » s’exprimait-elle entre deux gorgées.

Voilà enfin la partie la plus intéressante des négociations, qui semblaient en effet s’annoncer complexes et longues.

« En ce qui concerne un possible équipement, je ne suis pas intéressée non plus. J’ai ce qu’il me faut. En revanche, le poison peut s’avérer utile. Ça m’éviterait de le produire moi-même. Vous pourrez l’ajouter à la somme d’or que nous conviendrons. »

Elle réfléchit un instant, levant les yeux au plafond quelques secondes. Les carreaux creux pourraient être intéressants également. Habituellement, ce n’est que dans la lame de ses dagues qu’elle introduit le poison.

« Ajoutez les carreaux creux, tiens. Nous verrons la qualité de ceux-ci et leur efficacité. »


Finalement, l’entrevue se déroulait plutôt bien. C’était pas gagné avec le départ qu’il y a eu ! Il n’est pas si mauvais en fin de compte, non ? Mais il faut aussi se méfier des Drows qui paraissent biens, on ne sait jamais quelle(s) autre(s) facette(s) ils cachent et ce qu’ils manigancent. Puis Serzin arriva au chapitre des services. L’intérêt de la demi-drow s’éveillait encore plus. Elle fixa son interlocuteur et buvait ses paroles. Une protection ? Non, elle n’en a pas besoin. Vivant à l’ombre des gens, elle ne craignait pas grand-chose, et minutieuse comme elle était, aucune couverture n’était nécessaire. Une contrebande ? Non plus. Des sources fiables pour des infos ? Non. Un contact dans les hautes sphères ? Non. Non. Et non. Rien de tout cela ne l’intéressait. Déçue, elle prit une nouvelle gorgée de ce petit vin, agréable en bouche. Mais elle tilta quand le Drow mentionna des ‘’services plus particuleirs’’. Qu’entendait-il par là encore ? Elle fit de gros yeux, étonnée. Lui, un grand sourire et un regard profond.

« Je ne vois pas de quoi vous voulez parler… »


En fait si, Cérya avait une idée, mais elle espérait se tromper. Elle secoua la tête et reposa son verre encore une fois vide ! Elle s’étonna elle-même. Elle l’avait bu comme du petit lait ! Elle voulu se relever, mais d’un coup, une sensation désagréable lui prit la tête. Elle n’avait jamais eu de migraine ni quelques autres maux que ce soit – hormis des coups lors de certains combats.

*Est-ce cela de trop boire ? Mince… Et en plus cela fait un moment que je n’ai pas mangé…*


Elle posa ses doigts sur sa tempe, massant rapidement. Elle tourna la tête, il ne fallait pas que le mercenaire la voit dans cet état. Mais elle reprit la parole, comme si de rien n’était (ou presque) toujours de dos.

« Enfin… que disions-nous… Ah oui. Les services… Euh… Je ne sais pas. Il faut que j’y réfléchisse… Pour le moment, je m’accommoderai de l’or et de l’équipement. En revanche… »


Elle reprit son souffle, calmement avant de lui refaire face, avec un petit sourire grimé, et exposa un petit caprice : « Je veux une avance. »


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Serzin
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MessageSujet: Re: Besoin d'une lame pour payer le prix [PV Cérya]   Mer 10 Juil 2013 - 22:33

La semi suivi attentivement l'explication sur la cible, hochant de la tête régulièrement, tout en continuant à boire de son vin. C'est qu'elle avait soif apparemment! A ce rythme là elle n'allait plus tenir debout à la fin de la conversation. A moins qu'elle ne soit très résistante, mais à voir sa corpulence, elle avait plus le physique agréable que résistant. Serzin se sortit cette idée de l'esprit. Il y avait plus urgent que ça pour le moment. Lorsqu'il évoqua la partie des biens matériels, elle écouta et fini par se décider. Le matériel, elle estimait avoir ce qu'elle voulait. Bon, après tout c'est pas comme s'il obtenait de la bonne facture régulièrement. Il la revendrait à d'autres à un prix très onéreux en parvenant à faire un maximum de bénéfices. Comme d'habitude. Par contre elle était intéressée par les poisons. Ah en voilà une qui savait de quoi on parlait. Elle leva les yeux au plafond, réfléchissant rapidement avant de demander un ajout de carreaux creux. Parfait parfait. Ça, le mercenaire en avait en bonne quantité, vu qu'il en utilisait lui même. De quoi faciliter la manière de se les procurer, pas besoin d'aller voir un stock particulier. Ces bureaucrates se faisaient tellement dur sur les quantités, ça lui éviterait de devoir glisser un autre pot de vin... ou de devoir trancher quelques doigts, encore.

«Bien bien bien donc nous disons poisons et carreaux creux. Pour les carreaux pas de problème j'ai eu un apercu du modèle qu'il vous faut. Pour les poisons des préférences? Effet lent ou rapide? Plus c'est rapide plus c'est cher hein. Pour tuer bien sûr? J'en ai qui tuent sur la durée, d'autres instantanément, plus ou moins concentrés. Sinon j'ai aussi du très bon somnifère, je m'en sers souvent pour ramener les captifs. Quelques hallucinogènes aussi, c'est toujours drôle à utiliser, mais plus rare malheureusement. Une préférence donc?»

La conversation se poursuivit sur les diverses possibilité de paiement. Apparemment la plupart des services ne l'intéressaient pas étant donné sa réaction. A peine visible, mais le mercenaire avait appris à bien observer. Essayer de lui cacher ça, ça revenait à tenter de cacher un cheval dans un tas de souris. Et lorsqu'il évoqua les services particuliers, la réaction de la semi fut un grand étonnement, deux yeux grands ouverts. Serzin fut alors partagé entre amusement et léger dégoût. Soit elle n'avait rien compris, auquel cas c'était plutôt amusant, soit elle se sentait offusquée et alors là... Elle allait pas dire qu'elle était une de ces saintes qui débitaient des bêtises. Quoi après tout, c'était un paiement comme un autre non? Le mercenaire ne se départit pas de son sourire amusé, essayant de s'imaginer que c'était lui qui se faisait des idées.

«Oh vraiment? C'est dommage, c'est un mode de paiement plutôt utile je dirais. Enfin vous avez peut être pas eu l'occasion d'utiliser ce genre de... "service à la personne". Ca évite d'utiliser de l'argent, qui peut facilement se faire dérober, et le paiement est plutôt facile d'accès je dirais. En plus on ne peut jamais dire qu'on à pas de quoi payer avec ça. Vous ne voyez toujours pas de quoi je parle?»

La semi secoua la tête un instant, probablement pour dissiper le vin. Oui, elle avait du comprendre maintenant, même si elle avait sans doute déjà compris avant. Le verre était déjà vide. Hé bien, elle allait l’assécher a ce rythme. Enfin si elle tenait encore debout. Parce que là ça faisait déjà plusieurs verres. Lui n'avait pas grand chose à faire après, mais elle... D'ailleurs, sa réaction lorsqu'elle tenta de se relever, se prenant la tête à deux mains, en disait long. Le mercenaire poussa un soupir en levant les yeux au plafond. Encore une qui connaissait pas ses limites tiens. Remarque, ça pouvait rendre la négociation plus facile, et plus intéressante aussi. Un sourire des plus torves se redessina sur le visage du sombre. Alors que la semi se massait les tempes, probablement pour diminuer la douleur, Serzin lui avança le plateau de petits biscuits qui n'avait jusque là pas été toucher. Manger un peu aider à dissiper les effets de l'alcool généralement. Un peu seulement, heureusement.

« Enfin… que disions-nous… Ah oui. Les services… Euh… Je ne sais pas. Il faut que j’y réfléchisse… Pour le moment, je m’accommoderai de l’or et de l’équipement. En revanche… »


«Oh vous êtes sûre? Prenez le temps de réfléchir correctement. Une fois la récompense convenue on ne pourra que difficilement revenir dessus. Oui je suis du genre à mettre par écrit les choses, donc il vaut mieux bien y penser avant. Les services, après tout, ça peut être une bonne chose non?»

Il replongea ses lèvres dans son vin. Il avait jusqu'alors bu moins de verres que la semi, et avait étalé ceux ci sur la durée, ne buvant que par gorgées. Et puis, il avait l'habitude de ce breuvage. La première fois, ça lui avait fait lui aussi assez mauvais effet. Lorsqu'elle retrouva son calme et son souffle, elle eut à nouveau un sourire presque malsain, puis elle évoqua directement le fait qu'elle souhaitait une avance. Le mercenaire faillit s'étrangler. Quoi, elle exigeait une avance? Elle ne savait même pas comment elle allait être payée et elle voulait une avance? Finalement elle n'était pas aussi saoule qu'elle en avait l'air. Reposant son verre avec un peu moins de douceur, le mercenaire l'observa calmement, le visage complétement neutre.

«Une avance hein? Et une avance de combien? Parce que je suis pas du genre à jeter la récompense comme ça. Vous pourriez tout aussi bien vous tirer avec ce que je vous ai donné sans que je vous revois. Bon, d'accord, ça ferait de vous ma prochaine cible. Et vous seriez pas la première à essayer. Mais bon... puis de toute façon, on a même pas convenu de la somme, ni du type de paiement, et déjà on veut une avance? C'est un peu osé non?»

Il haussa un sourcil, puis réfléchit un instant. Ça lui rappelait quand il était jeune tiens. Quand il était à sa place, et qu'il faisait un peu pareil. Oh, elle avait de l'audace et du caractère après tout. Bon. Il reprit son sourire habituel.

«Bon d'accord, c'est vrai que j'ai tendance à faire pareil. Alors va pour l'avance. Mais à une seule condition. Si on trouve pas d'accord là dessus, c'est moi qui ait le dernier mot sur quel type de paiement peut être dans l'avance, d'accord? C'est comme ça et pas autrement. Alors?»
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MessageSujet: Re: Besoin d'une lame pour payer le prix [PV Cérya]   Jeu 11 Juil 2013 - 1:46



Cérya accepta volontiers les quelques biscuits qui attendaient là, il est vrai qu’elle n’avait pas pioché dans la petite assiette encore. Un ou deux suffisait pour l’heure, les mâchant tranquillement. L’effet du vin finirait bien par se dissiper, tôt ou tard. D’ici la fin des négociations ça devrait être bon. Mais… ils étaient un peu secs à son goût, et ça ne faisait que lui donner soif. Vraiment… Enfin bon, en salivant assez, ça devrait aller.

Croisant les jambes et les bras, elle réfléchissait aux propositions du Drow, avec une main qui soutenait son menton.

« Alors, alors… Quel type de poison… Il est vrai que j’ai pour habitude d’utiliser un poison qui tue rapidement. Pour faire souffrir, j’ai d’autres façons de faire. Mais ce n’est pas ce que je préfère. Sinon, le reste ne m’intéresse pas. Je n’ai que rarement l’occasion de devoir ramener quelqu’un vivant. Hmmm… »

Elle tapotait son index sur sa joue, et reprit : « Bon, pour cela, nous sommes d’accord. Disons que… j’en veux pour une 20aine utilisation. Comme je ne peux pas les stocker, il ne faut pas trop m’en encombrer non plus. Pour ce qui est des carreaux également. »

Il n’était plus possible de renégocier. Elle avait fait son choix, et elle n’y reviendrait pas. De plus, elle avait compris qu’une fois décidées, les récompenses seraient inchangées. Pas de services après vente ici !

Mais la tueuse ne put s’empêcher de s’esclaffer gentiment quand Serzin était à deux doigts de s’étouffer à propos de l’avance. Du culot ? Oui sûrement. Il en faut de toute façon dans ce monde. Elle toussota puis repris un air sérieux. De toute manière, elle était sérieuse. Elle ne voulait pas offrir ses ‘’talents’’ à n’importe quel prix, et s’assurait d’être toujours payée. Il est vrai qu’avec son Baron, c’était beaucoup plus souple. Lui étant fidèle, elle était nourrie et logée, et pouvait se servir sur le corps de ses victimes qui n’avaient plus besoin de leurs bourses. De plus, elle n’exigeait jamais rien de sa part, car il la traitait avec beaucoup d’estime et de respect. Mais ça… c’est fini à présent. Alors, les termes des contrats étaient plutôt stricts et rigoureux, comme avant qu’elle ne le rencontre. Bon, il est vrai que rien n’est encore convenu, que ce soit le moyen de paiement, et la somme ou quantité. Et il semblait que son hôte n’était pas du genre à se faire avoir non plus. Les traces écrites, rien de tel. Cela a toujours plus de valeur que des paroles en l’air, même si concernant les deux négociateurs, ils n’avaient qu’une parole et la tenaient.

En revanche, pour ce qui était des services ‘’particuliers’’, le Drow revint  sur ce point. Voulait-il éclaircir ses sous-entendus ou s’assurer qu’elle était ouverte à ce marché ? Quoiqu’il en soit, elle comprit rapidement où il voulait en venir et demeurait non pas stupéfaite mais bien déçue, grimaçant un tantinet. Ca faisait longtemps !

« Ecoutez… cela ne m’intéresse pas. Je ne pratique pas ce mode de paiement. Et puis quand bien même, serais-je satisfaite après coup ? Pas sûr. »


Sans prévenir, elle se rapprocha de Serzin, glissant lentement le long de son divan. Une main pour appui, elle se pencha face à lui. Seuls les accoudoirs des divans respectifs les séparaient. De l’autre main, elle vint caresser une mèche de cette chevelure blanche, typique des Drows, s’amusant à l’entortiller autour de ses doigts. On ne peut plus sérieuse, elle analysait avec précision le visage du Sombre, les traits, les yeux, le regard, qui avait quelque peu changé en un instant. D’un ton plus doux, elle rétorquait :

« L’approche physique, je ne le permets que pour arriver à mes fins lors de mes quêtes. Et souvent – voir même à chaque fois – la personne n’est plus là pour en parler ensuite. Ce n’est pas une récompense, ni même une manière de payer, notamment quand on est aisé comme vous. Il est vrai que vous avez un certain charme, pour un membre de votre race. Et cette manière si naturelle de parler de la chose… Ce n’est peut-être rien pour vous, et cela ne m’étonnerait pas, mais me concernant, ça a son importance. »

La demi-drow glissa ses doigts le long de la mèche et les déposa sur l’épaule de Serzin, avant de les amener délicatement sur le torse de celui-ci.

« Mais si vous me le proposez, c’est que je dois vous plaire, non ? Il me semblait bien avoir remarqué vos regards qui s’attardaient parfois… Mais si je devais accepter un tel paiement, ça vous ferait trop plaisir. Et là n’est pas mon intention ! »


Puis elle se redressa et rapatria sa main pour remettre la distance de limite personnelle qu’on se doit d’avoir, et se réinstalla normalement. S’il croit pouvoir l’avoir de cette façon, il peut toujours rêver.

« Va pour l’avance. Si l’on n’arrive pas à se mettre d’accord, vous pourrez choisir celle qui vous convient. Comme ça, aucun de nous ne sera lésé dans l’affaire. »
affirmait-elle en changeant de sujet.

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MessageSujet: Re: Besoin d'une lame pour payer le prix [PV Cérya]   Jeu 11 Juil 2013 - 10:55

La semi ne rechigna pas devant les biscuits. Pas étonnant, vu tout ce qu'elle avait bu, un peu de nourriture ne ferait pas de mal. Elle les dégusta tranquillement, puis croisant ses jambes, posant son menton sur une de ses mains, la mine songeuse. Elle devait probablement réfléchir à son choix. Bah, tant qu'elle ne se montrait pas trop téméraire. L'avance, c'était déjà pas mal, il fallait pas non plus qu'elle cherche à pousser le mercenaire à bout. Ça risquait de faire des étincelles. Le choix de la tueuse fut naturellement des poisons servant à tuer efficacement. Quoi d'étonnant? Elle allait pouvoir faire son métier plus facilement avec ça, et sans trop prendre de risques. Et une mort rapide, en plus. Pas besoin que la victime ait le temps de crier. Le reste, ça l'intéressait pas. Apparemment elle avait ses propres méthodes pour s'amuser dans la souffrance des autres. Et son métier, comme elle le disait, ne lui faisait pas souvent ramener ses proies en vie, tout le contraire de Serzin au final.

Tapotant du doigt sur sa joue, elle pensait qu'ils étaient d'accord, exigeant pour vingt doses de poison. Vingt? Elle avait pas idée de combien ça coûtait ce genre de choses apparemment. Et puis le même nombre de carreaux bien sûr. Le sourire du mercenaire s’effaça pour un visage de nouveau neutre. Et en plus, elle s'esclaffait quand il manquait de s'étouffer! Tout ça parce qu'elle se fait un peu audacieuse! Heureusement qu'elle reprit vite son calme après un petit toussotement. Il n'était pas du genre à tuer pour un oui ou un non, mais il appréciait pas trop qu'on se moque de lui. Pas du tout, en fait. Et là, c'est un peu ce qu'elle venait de faire! Trop d'audace, ça pouvait mener à déraper à force.

«Je sais pas si vous réalisez ce que vous demandez. Vingt dose d'un poison extrêmement puissant et virulent, les vingt carreaux allant avec ainsi que les contenant pour ces doses. Ca fait beaucoup pour une avance. En fait ça représente presque l'équivalent d'une récompense complète! Oui, je fournis pas n'importe quoi moi quand même, donc ça vaut son prix, malgré tout! Donc soit vous parliez de la récompense totale, auquel cas, ça me va et je peux rajouter un petit quelque chose, soit vous parliez de l'avance et je crois qu'il faudra revoir vos prétentions à la baisse.»

Apparemment, lorsqu'il se fit plus explicite sur les services, la semi sembla moins encline qu'avec les poisons. La grimace qui se dessina sur son visage en disait long. Elle expliqua qu'elle ne pratiquait pas ce mode de paiement. Dommage, ça aurait été... divertissant, puis il y avait un début à tout non? De plus, elle émit des doute quant au fait d'être satisfaite. Elle marchait sur un terrain glissant, la petite là. Remettre en doute ce genre de chose chez Serzin, ça revenait à le traiter de menteur... Bon en fait il était menteur, donc ça marchait pas. Disons que ça revenait à dire qu'il était incapable dans le domaine, et là, c'était une sacré insulte pour lui. Il n'eut pas le temps de répondre pourtant. La semi s'approcha de lui en glissant gracieusement sur le divan. Puis, s'appuyant sur l'accoudoir, elle vint jouer avec une mèche de cheveux d'une mercenaire de sa seconde main. Le visage fermé se fit un peu plus satisfait, un sourire un peu suggestif revenant sur son visage. Elle l'observait, détaillant son visage, et lui en faisait de même. Hum... pas désagréable. Elle venait de dire non et pourtant... Elle avait peut être changé d'avis? Sacré lunatique si c'était le cas. Et pas pour déplaire au mercenaire!

Elle expliqua que l'approche physique était utilisée pour approcher ses victimes. Qui en général ne pouvait pas faire étalage de ses exploits par la suite, une lame étant probablement passée par là. Serzin aurait dû se dire que c'est ce qui pouvait lui arriver. Mais bon, pas vraiment de risques pour le moment. Enfin normalement. Et il pouvait probablement la maîtriser. Il allait pas se refuser un petit plaisir? C'était pas de lui ça. Apparemment elle ne considérait pas ce genre de chose comme un paiement en tout cas. Ça marchait bien pourtant. Très bien même, selon la personne. Il lui arrivait même de ne pas avoir à verser un sou. Et puis elle évoqua son charme. Ah, elle avait un peu de lucidité quand même. Bien sûr qu'il était pas mal, pour les siens! Et il s'en plaignait pas, il en profitait même. Mais bon, elle semblait ne pas être aussi légère que lui sur la chose. Encore une qui avait des mœurs prudes quand elle travaillait pas. De la culture humaine ça. Ah les humains... ces imbéciles!

La main qui avait joué avec la mèche la posa sur l'épaule du mercenaire, avant de venir se poser, avec sa comparse, sur son torse. Torse qui était recouvert d'un vêtement certes chic, mais plutôt fin. Ça devenait très intéressant tout ça.

« Mais si vous me le proposez, c’est que je dois vous plaire, non ? Il me semblait bien avoir remarqué vos regards qui s’attardaient parfois… Mais si je devais accepter un tel paiement, ça vous ferait trop plaisir. Et là n’est pas mon intention ! »

Mais elle jouait encore avec lui! C'était pas bientôt fini oui? A moins que... peut être que s'il rentrait dans son jeu, ça pourrait marcher...

« Va pour l’avance. Si l’on n’arrive pas à se mettre d’accord, vous pourrez choisir celle qui vous convient. Comme ça, aucun de nous ne sera lésé dans l’affaire. » 

«Celle qui me convient? Pour le moment la seule chose convenue c'est que vous vouliez du poison et des carreaux creux. Il n'y a donc pas beaucoup de choix à faire sur le type d'avance. La quantité à la rigueur, je suis prêt à vous en fournir cinq pour commencer. Ça peut paraitre "peu", mais chaque dose équivaut à une bonne somme d'argent. C'est de la bonne qualité et ça marche à tout les coups. Rare et cher, forcément. Si ça vous va? »

Il eut tout de même une moue déçue. Bien dommage, c'était bien partie cette histoire. Enfin il allait voir ce qu'elle allait dire, après tout.

«Maintenant, c'est sûr que le "paiement" dont je parlais ne serait pas à sens unique, forcément. J'aurais pensé que vous aviez plus à en tirer que moi. Parce que c'est bien joli de dire que vous en seriez pas satisfaite, mais vous en savez pas grand chose au final. Jusqu'ici il y en a pas eu beaucoup pour demander un remboursement. Donc avant de remettre en doute, il faut pouvoir avoir testé... C'est vrai que ça fait quelques temps que je m'occupe des affaires sans avoir le temps de profiter de mes gains et de mon temps. Du coup, quand on allie les affaires au plaisir, ça permet d'éviter ce genre de désagréments. Surtout quand on est intéressé, comme vous le dites. Mais bon, puisque vous voulez pas en entendre parler dans les affaires... Enfin moi, je pense que nous sommes en affaires là, non?»

Petit sourire bien entendeur accompagnant ces paroles. Après tout, il disait la vérité sur ce point là. Il faut dire qu'avec tous les événements récents, il avait vraiment pas eu de temps pour lui. Du coup, il ne rechignait pas sur ce genre de divertissement. Sortant un parchemin sur lequel un contrat typique était écrit, il le déroula pour l'examiner.

«Alors, on passe à la phase finale des négociations, et à la suite? A moins que vous ne souhaitiez... faire une pause dans les affaires, le temps de trouver un accord peut être?C'est vous qui voyiez. J'ai du temps, pour le moment.»
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Cérya
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MessageSujet: Re: Besoin d'une lame pour payer le prix [PV Cérya]   Jeu 11 Juil 2013 - 15:35





Cérya était amusée de la réaction du Drow, il est vrai qu’elle jouait un peu avec lui. Ses paroles désapprouvaient mais ses gestes faisaient penser le contraire. Il ne rétorquait rien, peut-être étonné et désabusé. Tout ce qu’il faisait, c’était de suivre les mouvements de la Sombre, attentif à ses manières et à ses dires, qu’il trouvait apparemment contradictoires. Non, elle n’était pas lunatique. Ou très rarement alors, mais pas actuellement.

« Ma proposition consistait juste à une partie du paiement. Je n’ai pas encore mentionné le montant de l’or qui me conviendrait. Vous comprenez, mes services ont un prix certain, peut-être même un peu trop élevé à votre goût, mais au moins vous êtes assuré de ma réussite, n’est-ce pas ? C’est bien pour cela que vous m’avez fait suivre après tout. Concernant l’avance, je pense que je peux me suffire de 5 doses de poison et de la même quantité de carreaux, comme vous me l’avez gentiment proposé. Ainsi, ça me permettrait de voir la fiabilité de votre arsenal ! »

Mais ensuite, il revint une énième fois sur le principe du ‘’service à la personne’’ comme il disait ! Il était motivé hein. Ou bien était-il radin ? Une personne avec autant d’aisance, quand même pas… Cérya ne comprenait pas non plus comment on pouvait aborder un tel sujet de manière si naturelle et normal, de marchander son corps. Il ventait ses propres mérites et dénigrait le fait qu’on puisse juger sans tester. Sur ce point-là, il n’avait pas tort. Mais les préjugés sont ancrés en nous, à tout être. Il suffit de regarder la tueuse face à Serzin. Même si elle avait fait un effort incommensurable de passer outre sa race, elle ne se voyait pas aller plus loin. Non pas qu’il lui déplaisait, loin de là, mais voilà, ça remettrait en question ses principes qu’elle s’efforce d’avoir et de tenir depuis sa jeunesse.

Ainsi, elle ne disait rien face aux arguments de son cher hôte. Même s’il pouvait avoir raison, non, pas de cette manière. Elle voulait rester fidèle à son présumé défunt Baron. Curieux, me diriez-vous, mais que voulez-vous. Elle apprendra en vieillissant ! Déjà qu’elle s’était détournée une fois de ses fameux principes… Mais il avait les mots, il était à deux doigts de la convaincre ‘’d’essayer’’ ; très bon orateur, très certainement un manipulateur, sans agressivité aucune, il devait être capable d’arriver à ses fins. Le regard de la Sombre se faisait incertain, hésitant... Mais non, pas aujourd’hui ! C’était décidé ! Reprenant un air très sérieux, elle fit mine de vouloir en finir.

« Plus vite ce sera fait, mieux ce sera ! Laissez-moi voir votre parchemin… »

Cérya vint s’asseoir à la droite de Serzin, mais sans aucune arrière pensée cette fois-ci, et attrapa le coin inférieur du papier qu’il venait de sortir et de dérouler. De ses yeux, elle parcourait les termes du contrat basique, auxquels ils y ajouteront leurs conditions. Celui-ci n’était bien heureusement pas en langage elfique, car malgré son sang, elle ne l’avait jamais appris. Sûrement en avait-il dans chaque langue, pour les différentes personnes avec qui il arrivait à un accord. Ah bah tiens, ça c’est une idée de service. Lui apprendre ce langage ? La petite allait lui en parler bien assez tôt.  

« Toutes les activités font l’objet d’un paiement définit à la signature du contrat par les deux Parties. Hum… le cocontractant (référé ici sous le nom de ‘’Partie B’’) sera lié une fois l’acceptation de ce contrat [...] Le paiement peut être de nature financière, bien matériel, ou autre selon les besoins et envies des deux partis. Une partie du paiement sera effectué avant l’exécution du contrat. Dans le cas où le contrat couvrirait plusieurs activités (espionnage, enlèvement et interrogatoire [...] le paiement de chaque activité devra être effectué à la fin de celle ci dans la mesure du possible. La Partie B devra s’assurer du bon déroulement de sa propre mission [...] aux risques de [...] et ne pas se voir payée lesdits arrangements convenus entre les Parties… »

*… Quoi ? Plutôt pompeux comme style…*

« Refus de paiement : En cas de refus de paiement [...] se verra dans l’obligation de venir le réclamer par des moyens non conventionnels. Tant que le paiement ne sera pas effectué, tous les moyens seront mis en œuvre pour l’obtenir, allant si besoin jusqu’à la capture ou l’élimination du parti ayant refusé d’honorer le contrat [...] »

* Ah ! Quand même... !*

Fronçant légèrement les sourcils, puis clignant des yeux elle se tourna vers Serzin, avec un regard interrogateur.

« Euh, d’accord… Vous ne faites pas les choses à moitié, vous, soupira-t-elle. Je vous écoute. Sommes nous donc d’accord sur l’avance des 5 doses de poison plus les carreaux ? Et comme paiement final, le reste – soit 15 – et une somme acceptable d’or ? Je vous laisse au moins choisir le montant. N’en profitez pas pour essayer de m’entourlouper, Drow. Je sais que je n’ai pas été facile avec vous, mais vous me comprendrez très bien. »

La demi-drow relâcha le contrat et s’installa un peu plus confortablement dans le canapé. Joignant ses deux mains, elle attendait, ne sachant pas comment lui demander. Puis, les posant sur ses cuisses, elle se racla un peu la gorge, et fit une petite moue.

« Pour en revenir aux services… »


Non, ce n’était pas ce qu’il croyait !

« Etant un Drow de pur sang… Pensez-vous être capable de m’apprendre votre langue… ? »



Dernière édition par Cérya le Mar 1 Oct 2013 - 11:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Besoin d'une lame pour payer le prix [PV Cérya]   Lun 5 Aoû 2013 - 11:11

Apparemment, tout ça l'amusait. Voir la tête de Serzin, et sa contrariété, ça la faisait rire tiens! Bon, elle semblait accepter le fait qu'autant de carreaux constituaient le total, et non simplement l'avance. Une bonne chose, parce que ça risquait de faire cher à l'arrivée. Mais bon, vu qu'elle voulait manifestement ajouter de l'or en plus, ça allait de toute façon être cher. En espérant que le jeu en valait la chandelle, parce que sinon elle pourrait bien dire au revoir à sa récompense. Mais vu ce qu'on lui avait dit, il y avait peut de chance que se soit le cas. Quand le mercenaire parla encore des services plus personnels, la semi sembla pencher un instant, se mettre à douter, à ne plus trop savoir. Ah, une bonne chose ça, peut être la convaincre? A force d'insister on pouvait y arriver hein. Quoi que... Le regard un instant perdu de la tueuse redevint calme et sérieux. Raté pour cette fois-ci. Bon, tant pis. Il verrait comment se passeraient les choses. Pour le moment, déjà, il fallait voir la suite des événements hein, parce que le temps avance et qu'il y avait quand même à faire. Ah, les affaires.

Se saisissant du parchemin, elle commença à le lire à voix basse, mais le mercenaire pouvait entendre ses paroles. Oui, il était du genre à plutôt bien cadrer les choses. Les entourloupes et coups dans le dos, il avait eu sa dose. Ceux qui contournaient ou contestaient certains points ambigus du contrat, ça aussi il connaissait. Maintenant, il faisait tout pour l'éviter. Forcément, ça rendait la tartine plus conséquente, et la lecture plus longue. D'ailleurs, certains associés pas forcément appréciés et ne lisant pas les contrats se retrouvaient parfois prit au piège d'une dette quelconque. Serzin s'amusait bien avec ça : éliminer les trouble-fêtes tout en empochant le gros lot, c'était plutôt divertissant. C'était pas le cas de celle qui lui faisait face, bien sûr. Elle était là pour une grosse affaire, était sérieuse et efficace, et n'avait pour l'instant pas causé de tort au mercenaire. Pas de raison de lui faire une crasse... pour le moment du moins. Tiens, apparemment, à en juger par le froncement de sourcil, c'était pas un style qu'elle avait l'habitude de voir. Pas les choses à moitié? Non, en effet. Pas facile avec lui... Ouais, c'était le moins qu'on puisse dire.

«Pour les doses concernant le venin mortel, je pense que notre accord de 5 doses immédiates et de 15 doses supplémentaires portant le total à 20 une fois la mission achevée est conclu. Bon, pour l'or, je vous paierai vingt pièces d'or de plus. C'est à prendre ou à laisser, je ne mettrais pas plus, ça représente déjà une sacré somme.»

Elle reposa le contrat. A savoir si ça lui conviendrai. Bien sûr, en habile négociateur, il n'avait pas proposé son maximum en or. C'était le principe de la négociation : ne jamais partir sur le prix final, que l'on soit vendeur ou acquéreur. Sinon, on était sûr de se faire avoir. La semi s'installa confortablement sur le fauteuil, les mains sur les cuisses, et se racla la gorge. Avec une petite moue, elle revint au services. Ah? Avait-il été assez convaincant? Apparemment pas, parce que là demande ne fut pas du tout celle attendue. Apprendre leur langue? Serzin s’enfonça lui aussi un peu plus dans le divan, avec une expression mi amusée mi contrariée.

«C'est pas le genre de choses qu'on me demande d'habitude. Et puis c'est pas non plus le genre de chose qui s'apprend d'un claquement de doigts. Et de toute façon, notre langue, on ne l'apprend pas à n'importe qui. Elle nous permet de parler entre nous sans qu'on vienne écouter aux portes. Donc soit on est sombre et on l'apprend en tant que première langue, soit on mérite grandement de se la voir enseigner. Je suis pas du genre vieux professeur, et j'ai pas véritablement de raison de vous l'apprendre. Donc ça fait deux bonnes raisons de vous répondre non. Sans compter le reste.»

Et oui, le mercenaire était peut être du genre à bien payer, il savait aussi dire non. Et là, c'était bien le cas. Un refus, clair et net.


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MessageSujet: Re: Besoin d'une lame pour payer le prix [PV Cérya]   Jeu 26 Sep 2013 - 13:08




Ainsi la récompense concernant le poison et les carreaux était ok pour les deux sombres. En revanche, la somme d’or qu’il lui proposa semblait dérisoire pour la tueuse ; peut-être à cause de l’habitude de vivre dans l’opulence avec son ancien Seigneur ? Il est vrai que ça fait longtemps qu’elle n’a pas vécu pour elle-même. M’enfin, 20 pièces d’or… c’était à revoir.

« Allons, vous n’allez pas me dire que vous ne pouvez pas me faire une meilleure offre ? Mes services ont certes un prix, mais ils sont de qualité. Disons simplement le double, 40 pièces. »

Cérya savait très bien qu’il allait renégocier derrière, ce pourquoi elle proposa un tantinet plus. Décidément, ces deux là étaient difficiles ! En plus, Serzin refusa la demande de la demi-drow à propos de l’apprentissage linguistique. Il est vrai qu’elle a toujours eu une aversion pour les Drows, et n’en étant une qu’à demi - soit rien pour eux - cela allait s’avérer difficile de le convaincre.  Se redressant sur le sofa, elle regarda tantôt à gauche, tantôt à droite et se releva pour s’asseoir près de son hôte, penchant son visage vers lui.

« Vous avez raison, cela ne s’apprend pas d’un claquement de doigts. Mais ça nous donnerait l’occasion de nous revoir, sans que vous ayez à débourser des sommes ‘’folles’’, je vous l’admets, pour vous payer mes services de tueuses… » lui souffla-t-elle à l’oreille.

Allait-elle réussir à piquer son attention sur ces paroles cette fois ? Ou est-il aussi borné qu’elle, à ne rien démordre, et dans ce cas, on n’était pas sortis de l’auberge ! Bien qu’il ne soit qu’un Sombre, elle avait une certaine sympathie pour lui finalement. Après tout, n’est-ce pas les hommes qui nous dégoutent le plus qui nous comprennent le mieux ? Peut-être était-elle stupide de le croire, mais parfois relâcher sa vigilance peut être soulageant, et le temps filait vite qu’il fallait bien finir par se décider. C’était sa dernière offre, après cela, elle ne chercherait plus la petite bête… ou plutôt la grosse en l’occurrence !

A présent, elle le regardait ‘’gentiment’’ si l’on peut dire.  Au final, elle n’en avait que faire des richesses, étant une nomade, elle savait se contenter de peu dans sa vie sauvage, elle était même prête à laisser sa part d’or pour qu’il accepte de l’aider, mais ça, il ne fallait pas qu’il le sache trop tôt.

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MessageSujet: Re: Besoin d'une lame pour payer le prix [PV Cérya]   Jeu 26 Sep 2013 - 13:47

Ah ben elle ne semblait pas satisfaite par la somme d'or. Rien d'étonnant. N'avait-il pas volontairement proposé une somme basse, après tout? C'était le principe. Il proposait, elle proposait, et chaque enchère se rapprochait d'un accord. Enfin bon là... quarante pièces, fallait pas non plus exagérer. S'il ne laissa rien transparaitre, il n'en pensait pas moins. Quarante pièces! Mais elle le prenait pour un riche? Bon d'accord, il était riche c'est vrai... Mais quand même, quarante pièces! Prenant un air songeur, il réfléchissait. Elle était dure en affaire, il allait donc falloir faire une proposition judicieuse. Pas trop basse, sinon elle refuserait tout net. Mais pas trop haute histoire de ne pas trop y perdre. C'était délicat, mais il commençait à connaitre ce genre de jeu après tout. Elle était dure en affaire, il fallait l'avouer. Déjà, elle avait accepté les carreaux. Une bonne chose, heureusement.

«A moins que vous n’ayez des choses particulièrement exceptionnelles à proposer, une telle somme me semble démesurée pour le travail proposé. Je pourrais facilement me payer deux autres assassins avec ça. Mais bon, pour une fois, je veux bien faire un petit effort... Sans exagérer. On va dire que j'accepte de monter à vingt-cinq pièces, ce qui me semble déjà assez large. Ça vous va?»

Probablement pas. Elle voudrait plus. Mais bon, il avait essayait de jouer un peu la comédie, histoire de lui faire comprendre qu'il ne lâcherait pas aussi facilement. Ajouter à ça le refus d'apprendre la langue, qu'elle sembla ne pas trop apprécier. Non mais franchement, il avait l'air d'un professeur de langue? Ces vieux débris toujours penchés sur des vieux bouquins... enfin bon, vieux bouquins de valeur, vu qu'il en avait déjà vendu et volé à ces mêmes débris. Bref, la question n’était pas là. La langue sombre n'était connue que d'eux même. Pas question de l'apprendre à une semi. Qui qu'elle soit. Regardant à droite puis à gauche, elle vint s'asseoir prêt de lui, et lui susurra quelques mots à l'oreille. Sans doute pour essayer de l'amadouer. Elle connaissait la bonne méthode, c'est sûr. Mais elle n'avait pas le talent pour ça. Il ne put pourtant retenir un petit sourire amusé avant de lui répondre dans un murmure lui aussi.

[«Je comprends bien. Mais ma réponse concernant ce point-là reste le même. C'est un principe, chez nous les sombres. On apprend notre langue uniquement aux nôtres et ceux qui le méritent. Rendez-moi service plusieurs fois via des affaires ou autres, et nous pourront en reparler. Maintenant, si vous tenez tellement à me revoir et à apprendre un langage, il en est d'autres, plus utiles et intéressants pour vous, que je pourrais envisager de vous apprendre ma chère.»

Il avait bien sûr appuyé quelques mots et mit une petite touche d'ironie, mais sa proposition était sérieuse. Après tout, si elle voulait travailler dans le milieu, il y avait bien quelques langages plutôt utiles. Et il doutait fortement qu'elle les connaisse tous. C'était même sûr. A voir si elle accepterait, c'était autre chose. En tout cas, à en juger par son regard un peu plus "amical", elle semblait plus ouverte à la négociation. Parfait. Après tout, c'était le but, non? Servant un nouveau verre à la belle semi toujours à ses côtés, il lui adressa un regard un peu amusé.

«Ne vous inquiétez pas si notre négociation prend du temps. Le délai pour le contrat nous en laisse le loisir... Du moins si vous êtes aussi rapide et efficace qu'on le dit. Je n'en doute pas vraiment à vrai dire. Du moins, pas de cela...»

Nouveau sourire et regard amusé. Un peu de taquinerie, ça détendrait l'atmosphère.
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MessageSujet: Re: Besoin d'une lame pour payer le prix [PV Cérya]   Jeu 26 Sep 2013 - 15:37



Toujours aussi difficile en affaire, n’est-ce pas ? Pourtant elle ne lui mettait pas le couteau sous la gorge ! Même si l’idée lui ait traversé l’esprit auparavant. Cérya non plus n’était pas facile mais elle accepta de baisser le prix pour la modique somme de :

« Trente-cinq alors. »

C’est vrai qu’à ce prix là, il a l’embarras du choix et le loisir de se payer ce qu’il voudrait, mais bon… elle le voyait tout autrement !

« En effet, vous pouvez vous payer deux autres assassins avec cette somme certaine, mais n’oubliez pas que c’est Vous qui avez fait appel à moi, et non l’inverse, insistait-elle. »

Certes, elle ne rechignait pas pour un contrat, surtout qu’à présent elle ne peut dépendre que d’elle-même et que tôt ou tard elle risquerait de se trouver dans le besoin. Sans compter que son métier c’était aussi sa passion.

« Je ne suis pas exigeante au final. Bon il est vrai que j’ai été difficile aux premiers abords, vous me comprenez, vous n’êtes pas de ceux que j’affectionne et côtoie en temps habituels, mais je veux bien vous servir car je ne pense pas être déçue par vous non plus. »

Sauf qu’il lui refusa une nouvelle fois l’apprentissage de la langue, ou tout du moins tant que Cérya n’avait pas fait ses preuves et gagné pleinement sa confiance, encore faudrait-il qu’il la donne vraiment. Finalement, son regard suivit les gestes du Drow qui la resservit. Elle avait assez bu comme ça depuis leur entretien, mais cela ne se fait pas de refuser quand on est invité.

Le verre en main, elle savoura une gorgée, le regard toujours fixé sur Serzin. Elle n’était plus impressionnée ni mal à l’aise comme c’était le cas au début de leur rencontre. Puis, elle jouait avec le verre, entre ses doigts, à le faire tournoyer sur lui-même.

« Personnellement je ne suis pas pressée, lui rétorquait-elle. Et votre présence n’est pas si déplaisante que cela. J’aime bien vos manières en fait. Mais ce n’est pas mon fort de tergiverser. Puisque vous ne voulez pas me rendre ce service, je me vois dans la contrainte de mettre cette idée de côté momentanément. Après, vous me parlez de… d’autre langages, c’est cela ? Où voulez-vous en venir ? Et puis, de quoi pourriez-vous bien douter me concernant, hein ? »

Elle fronça les sourcils un peu. La tueuse avait toujours des difficultés à comprendre l’humour de ce cher Drow, car elle en avait elle-même très peu.
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MessageSujet: Re: Besoin d'une lame pour payer le prix [PV Cérya]   Ven 27 Sep 2013 - 10:46

La contre-attaque de l'assassine ne se fit pas attendre. Elle avait fait le même effort que lui. Mouais... Pas mal mais encore insuffisant, il allait falloir faire mieux. Intérieurement, il se satisfaisait du progrès, mais extérieurement, il prenait un visage plus contrarié, histoire de faire comprendre que cela ne lui allait pas encore. Elle mettait en avant le fait que c'était lui qui était venu la chercher. Pas faux, elle avait de l'esprit la petite. Pas le genre à se laisser embobiner facilement. Aller, un petit effort et ça serait bon.

«C'est encore trop pour moi. Je suis venu vous chercher, c'est vrai, parce que j'avais besoin de quelqu'un de professionnel. Mais vous êtes ce que j'ai trouvé de mieux en si peu de temps. Pas que je dise que vous soyez pas douée, mais peut être que j'aurais pu avoir meilleur prix ailleurs. Après, je veux bien essayer le coup avec vous, mais pour un premier contrat, ça fait toujours trop cher. Surtout pour une  seule cible, je rappelle. Je ferais donc encore un petit effort. Disons vingt-huit. Pas une seule de plus.»

L'effort semblait dérisoire, mais bon c'est comme ça qu'on négocie. On resserre l'étau doucement. Sinon, on se fait plumer. Aussi simple que ça. Ah oui, difficile elle l'était. Mais bon, apparemment elle avait un soucis avec les mercenaires, et surtout avec les mercenaires sombres, alors forcément, elle la jouait gros bras. Il pouvait pas trop lui en vouloir sur ce point. Il savait très bien à quel point lui et ses confrères étaient retords et fourbes alors bon. Mais elle disait vouloir faire l'effort avec lui, espérant ne pas être déçue. Déçue? Déçue sur quel point en fait? Il prit une mine faussement émue.

«Votre confiance me touche vraiment. Mais ce n'est pas trop prudent de votre part de faire confiance aussi rapidement. Oh, je dis pas que je vais vous planter un poignard dans le dos, c’est pas mon genre. J'en arrive rarement à cette extrémité... enfin pas avec les gens comme vous...»

Oui parce que bon, il avait déjà supprimé certains associés lui tapant sur les nerfs. Mais en général, c'était des mâles, et des incapables. Elle n'était ni l'un ni l'autre.

«... Mais bon c'est gentil de dire que je ne vous décevrai pas. Encore faudrait-il que je sache sur quel point. Le paiement peut être? Pas mon genre, je préfère fidéliser les associés. Ça m'évite que mes concurrents les récupèrent, ca permet le bon boulot, et ça arrange tout le monde, alors pourquoi je le ferais pas? A moins que vous ne parliez d'un autre point peut être?»

Si c'était le cas il voyait pas trop lequel. Elle lui dirait peut être. Mais bon c'était pas bien important au final. En tout cas, elle ne refusa pas le nouveau verre servi. Pendant que Serzin la contemplait, elle plongea ses lèvres dans le délicieux liquide, en bu une gorgée, avant de faire tourner le verre entre ses doigts habiles.

« Personnellement je ne suis pas pressée, lui rétorquait-elle. Et votre présence n’est pas si déplaisante que cela. J’aime bien vos manières en fait. Mais ce n’est pas mon fort de tergiverser. Puisque vous ne voulez pas me rendre ce service, je me vois dans la contrainte de mettre cette idée de côté momentanément. Après, vous me parlez de… d’autre langages, c’est cela ? Où voulez-vous en venir ? Et puis, de quoi pourriez-vous bien douter me concernant, hein ? »

Ah, elle aimait bien ses manières hein? Intéressant. Enfin pour le reste elle avait saisi une partie... Mais pas tout apparemment.

«Encore une fois, j'apprécie vos compliments. Par contre, je vous arrête tout de suite si vous pensez faire monter les enchères comme ça, la flatterie ne marche pas. Mais ça m'a pas l'air d'être le cas. C'est vrai que je suis pas du genre à tabasser mes associés ou les engueuler. Je préfère partir sur une bonne entente... tant que le boulot est bien fait. Quant à notre langue... momentanément, c'est bien le mot. On verra bien plus tard, après de nombreuses affaires, si il y a pas moyen de revenir à ça. Pour les autres langages, hé bien, dans notre milieu, il arrive qu'on ait besoin de parler silencieusement, si vous voyez ce que je veux dire. Du coup, on développe des langages qui utilisent autre chose que la langue. La plupart sont des langages à base de signes, très utiles. J'en connais bien quelques-uns que je pourrais vous apprendre.  Si ça vous tente, bien sûr. Et ça serait une bonne manière de nous revoir, sans que j'ai besoin de débourser des sommes importantes...»

Petit clin d’œil taquin. En tout cas, c'est le genre de chose qui n'a que des avantages. Ces langages permettent de parler entre gens du milieu discrètement, donc ça les aideraient tous les deux, sans pour autant révéler la langue des sombres ou un des secrets du peuple. Et ça lui permettrait de la revoir plus tard. Que des avantages, vraiment...
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MessageSujet: Re: Besoin d'une lame pour payer le prix [PV Cérya]   Jeu 13 Fév 2014 - 23:25



Encore trop ? Bon, il est vrai que Cérya n'a pas fait grand effort, mais lui non plus à vrai dire... vingt-huit ! Peut-être l'avait-elle surestimé et qu'il n'était pas si seigneur que cela.

Dans un profond et ultime soupir, elle proposa la modique somme de trente pièces. Juste deux de plus que ce qu'il semblait souhaiter, mais bien cinq de moins que ce qu'elle attendait. Quelque part, il avait gagné. Elle ne se sentait pas l'âme à débattre davantage, de plus que l'alcool semblait à nouveau l’enivrer. L'assassine s'adossa alors dans le sofa, fermant les yeux pour se reposer. A vrai dire, elle n'était plus au meilleur de sa forme. Et rester enfermée là l'incommodait à long terme. Elle avait besoin d'air frais !

A fortiori, le mercenaire paraissait sérieux et honnête en affaires. S'il l'avait choisie, c'est pour la garder – à partir du moment où elle excellait dans sa tâche, bien entendu. La fidélité. Un bien grand mot. Elle n'y croyait pas vraiment de la part des Sombres, et ayant elle-même du sang de Drow qui coulait dans ses veines... Décidément, Serzin était différent de ce qu'elle s'imaginait.

Mais pour en revenir aux autres langages, il expliqua que dans son milieu, il arrivait qu'ils aient besoin de parler « silencieusement », avec des signes. Elle comprenait à peu près, bien qu'elle ait toujours fait cavalier seul, ou alors le seul autre langage qu'elle utilisait était celui de son corps. C'est une technique très triviale mais qui ne rate jamais... La plupart des mâles sont faibles face à la tentation.

Les yeux toujours clos, la tête posée sur le dossier, elle reprit la parole :

« Très bien. Nous partons alors sur trente pièces, et vos leçons diverses... »

Elle se tu un instant. Qu'y avait-il dans son vin ?! Sa tête se mettait à tourner légèrement, ou peut-être en avait-elle trop abuser. Ce n'était que la deuxième bouteille pourtant. Il faut croire qu'elle ne tenait plus aussi bien qu'avant, surtout quand elle était à jeun. Enfin, Cérya espérait qu'il ne remarque pas trop son inconstance, le temps de reprendre ses esprits. C'était pas gagné.

Elle rouvrit les yeux et se redressa net. D'un hochement de tête, elle indiqua les fenêtres.

« On peut les ouvrir ? Ma tête me fait étonnamment souffrir ce soir... j'aimerais bien un bol d'air... »

Une fois fait, la Demi laissa son verre sur la table pour se diriger vers le rebord et s'y appuyer fermement de ses deux mains. Elle pencha la tête en avant, l'ensemble de sa chevelure qui balançait au gré du vent, prenant une grande inspiration. Elle sentit ses joues s'empourprer. Le sang qui montait à la tête ? Pas seulement. Aussi une certaine gène à se retrouver dans cette situation. Qu'allait-il penser d'elle à présent, le Drow ? Elle allait finir par perdre toute crédibilité !

D'une voix lointaine, elle reprit sa tirade :

« A présent que nous sommes d'accord, peut-être pourriez-vous me dire les détails du travail. »

Elle revenait comme si de rien n'était au contrat.

« Je veux le nom du marchand qui vous fait de l'ombre, sa localisation, et s'il y a autre chose que je devrais savoir, son entourage ou bien si je dois me méfier de quoique ce soit d'extérieur qui pourrait entraver le bien de ma mission... »

Elle avait tout dit à présent. Les négociations commençaient à prendre fin. Il avait accepté de la revoir après la réussite de sa quête, de perfectionner l'assassine dans son métier, lui qui y était bien plus qu'un maître en la matière.

Toujours soutenue par la rambarde, elle releva la tête dignement, ramenant d'une main quelques mèches derrière son oreille avant de se retourner vers le mercenaire.

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