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 Lorsque l'art s'invite [PV Kahina]

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Jérôme de Clairssac
Humain
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MessageSujet: Lorsque l'art s'invite [PV Kahina]   Mar 16 Juil 2013 - 12:16

Jérôme venait d'acquérir une maison à Diantra, il faisait des aller-retour de l’hôtel royal où il avait été invité pour l'occasion et cette demeure qui l'émerveillait. Cela changeait des châteaux où il avait l'habitude d'habiter que cette maison de ville. Elle était bâtit sur trois étages, rez de chaussée compris et elle était en pierre. L'intérieur était composé de parquet de belle facture et le tout était en très bon état. Son ancien occupant était un mage qui avait été lapidé par la populace suite aux évènements funestes engendrés par la mort du roi, il n'avait laissé aucun héritier derrière lui, une aubaine car la capitale ne présentait pas de possibilités de logis aussi bien placé et à la hauteur d'un baron fréquemment. Autre coup de chance que Jérôme soit à la recherche d'un logis ET présent à Diantra à ce moment. Loin de croire toutes les superstitions sur la magie, étant lui même un adepte des arcanes, il était passé outre les rumeurs de malédiction ou autre pièges mystiques dont le voisinage se délectait et il avait sauté sur l'occasion. Par contre il n'avait pas conservé le mobilier, préférant en trouver un à sa convenance. Il l'avait fait récurer de fond en comble afin de pouvoir s'y installer et maintenant se posait le soucis de l'ameublement. Lorsqu'il avait du temps de libre, il se promenait donc en compagnie de Bartholomé, son comptable, dans les rues commerçantes de la ville afin d'aménager sa nouvelle acquisition comme il se devait.

Un jour qu'il se trouvait à l'hôtel royal, on lui dit qu'un messager le cherchait depuis un moment déjà et qu'il courait partout afin de le trouver. Jérôme finit par être rattrapé au détour du couloir par le jeune garçon, tout content d'avoir enfin déniché le destinataire de son parchemin. Il lui tendit ce dernier et attendit patiemment, expliquant qu'une réponse était attendue en retour. Le baron rompit le sceau aux armoiries de Sybrondil et parcouru les lignes qui y étaient couchées. L'épouse du baron, une certaine Kahina, demandait un entretien. Il ne la connaissait pas du tout, ni la raison exacte de cette demande mais il aurait été impoli de refuser, d'autant plus qu'il espérait réussir à négocier des accords futurs entre Sybrondil et Etherna. Il se dirigea donc dans la chambre qui lui avait été attribué et il griffonna une réponse positive en donnant l'adresse de sa nouvelle maison, ce serait plus sympathique que l’hôtel royal débordant d'activité, submergé par toute la noblesse présente. Jérôme espérait pouvoir emménager rapidement afin de libérer de la place, même si ainsi, il ne serait plus au contact des autres seigneurs. Mais de toute façon, les principaux leader de la péninsule possédaient quasiment tous un pied à terre et ne demeuraient donc pas ici, il était donc temps de montrer que les Clairssac étaient dans la course, et quelle meilleure occasion qu'une rencontre avec un membre d'une famille dirigeante. Le garçon repartit avec le parchemin rédigé par le baron, scellé de la licorne et une pièce supplémentaire dans sa main pour la course.

Jérôme arpentait la salle de réception de sa demeure d'un pas stressé. Seul le rez de chaussée et une unique chambre avaient été aménagé, le baron étant difficile et ne trouvant pas ce qu'il voulait. Pourtant c'était tout de même un peu austère pour le moment. Un canapé deux places et deux fauteuils confortables, positionnés face à une cheminée, un tapis sur le sol et une tapisserie représentant une bataille passée sur un mur. Dans un coin de la pièce, une table de scribe et c'était à peu près tout pour l'instant. Rien de très tape à l’œil mais il fallait dire qu'au nord, la décoration n'était pas non plus des plus importantes en comparaison des demeures sudistes. Le baron portait une tunique noire de bonne facture agrémentée d'un fil argenté qui faisait le tour de son cou et descendait le long des bras pour venir entourer les poignets. Ses cheveux tranchaient avec la couleur de sa tunique, ils lui tombaient maintenant juste en dessous des épaules et ils étaient relâchés, sa mèche rebelle toujours présente et indisciplinée à souhait. Leur couleur était d'un blond éclatant en raison de son exposition au soleil de Karfia et il avait le teint mate en raison de tout le temps qu'il avait passé en extérieur avec les campagnes successives de Sainte Berthilde, Serramire puis Bastylle. Ses yeux d'un bleu limpide ressortaient en raison de sa peau plus foncé qu'à l'habitude. Depuis qu'il était entré dans la capitale, il évitait de se promener avec "espérance", sa flamberge, au dos mais une rapière ornementée mais bien équilibrée était dans son fourreau, attachée à un baudrier et pendante sur la jambe gauche de Jérôme. Elle tapait en rythme avec les pas du baron qui se demandait toujours ce que lui voulait la dame de Sybrondil, l'heure tournait et elle ne devait plus tarder.
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Kahina d'Ys
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MessageSujet: Re: Lorsque l'art s'invite [PV Kahina]   Mar 16 Juil 2013 - 21:10


Kahina n'aimait pas Diantra. On lui avait pourtant souvent vanté les mérites de la plus grande cité du monde connu. Et ses tours innombrables. Et ses rues infinies. Et son luxe fabuleux. Mensonges  ! Diantra surclassait peut-être Thaar en taille, mais il n'y avait pas là matière à fanfaronner car de fait, la cité du Roi n'était aux yeux de l'estréventine qu'obésité et gaucherie. Il y en avait bien eu, parmi ses dames de compagnie, pour tenter d'attirer son regard sur les merveilles que pouvaient être le château royal ou la cathédrale de Sainte-Deina mais ces quelques pépites n'avaient su lui faire oublier la fange dans laquelle elles se confondaient. Ces considérations mises à part, la toute jeune baronne de Sybrondil —  seize ans tout juste  — profitait pleinement dans le cœur du pouvoir Péninsulaire. Elle s'était pliée au jeu des salons, se laissant inviter dans les cercles de femmes parmi les plus influentes de son royaume d'adoption et avait su, à force de mots et de sourire, s'y trouver quelques amis dont elle s'assurerait le bon souvenir par quelques lettres et présents.

Cela avait aussi été l'occasion de s'intéresser à un autre projet qu'elle mûrissait depuis qu'elle avait appris son départ prochain pour l'occident  : l'art Thaari et l'héritage nisétien. L'un et l'autre s'étaient parfois égaré jusque dans les manoirs et châteaux des péninsulaires les plus fortunés et elle s'était promis d'en récupérer le plus possible. Elle avait par exemple appris qu'une expédition langecine avait pillé rien de moins que Nisétis elle-même et avait commencé à multiplier les contacts auprès du fameux Collège pour récupérer les trésors des pillards. De la même façon, elle s'intéressait à tout autre problème, non moins lié à son projet  : on lui avait assuré, les yeux dans les yeux, que le jeune baron de Clairssac, qui avait récemment acheté une demeure en ville, multipliait les achats onéreux pour agrémenter sa nouvelle trouvaille. Parmi eux, on comptait entre autre deux tableaux d'un certain Altair de Thaar, qui comptait parmi les génies de sa génération. Il était mort un siècle plus tôt mais avait laissé derrière lui des toiles parmi les plus célèbres du monde connu et avait participé à la renommée du plus grand port estréventin dans les hautes sphères artistiques du monde connu. Bref, c'était des pièces de choix, chères mais inestimables, et Kahina entendait bien les récupérer.

Elle se présenta finalement au baron en retard, flanquée d'une dame de compagnie et d'une escorte d'une dizaine d'hommes. Toute indépendante qu'elle voulait être, elle n'en demeurait pas moins baronne et jeune, deux arguments qui suffisaient à sa suite pour ne pas la lâcher d'une semaine. Si les hommes d'armes attendirent à l'extérieur, la dame insista pour accompagner sa baronne. Après avoir longuement hésité, Kahina avait décidé d'accepter. Avec ce qu'elle avait en tête, ce serait un bon moyen de tester sa loyauté.

Elle fut donc introduite au baron, comme il se devait  ; elle décida de lui sourire dans un premier temps, en égale car n'était-elle pas baronne elle-aussi  ? Après avoir défié la coutume pour se présenter et présenter sa suivante, elle sacrifia une légère révérence, en signe de politesse et c'était comme un cadeau qu'elle lui faisait. Kahina était noble, princesse même en son pays, mais son père tenait son pouvoir du commerce et de la négoce bien plus que du sang qui coulait dans ses veines et elle savait elle aussi comment se débrouiller. En l'occurrence, elle tenait à effacer son jeune âge, bien que l'idée d'embobiner l'homme —  qu'on disait naïf  — de quelques sourires l'avait grandement tentée.

«  On m'a dit grand bien de vous et de vos faits d'armes, baron. Je suis heureuse et honorée de vous rencontrer et d'avoir été reçue si vite.  »
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Jérôme de Clairssac
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MessageSujet: Re: Lorsque l'art s'invite [PV Kahina]   Lun 22 Juil 2013 - 10:17

La dame arriva en retard, comme tout bon noble qui se respecte, surtout dans le sud de la péninsule. Jérôme n'avait pas encore eu beaucoup de contacts avec les sudistes et il se demandait bien comment des hommes du même royaume pouvaient être aussi distincts les uns des autres, que ce soit pour l'honneur ou les coutumes. La baronne se présenta avec une dame de compagnie et des hommes d'armes, chose compréhensible vu l'ambiance qui régnait à la capitale, surtout pour une noble. La soldatesque resta à l'extérieur pendant que les deux femmes pénétrèrent dans la demeure et le salon prévu pour l'entretien. Il aurait été inconvenant que Kahina et Jérôme se retrouvent seul dans une pièce et la présence de sa dame de compagnie était tout à fait normal et avisé. la princesse adressa un sourire au baron et fit une révérence très légère. Les deux premières choses qui devaient sauter aux yeux des gens qui rencontraient la dame de Sybrondil étaient qu'elle était fort jeune et d'une beauté à se damner. Ses proportions étaient sans conteste présentes la ou il le fallait et il était certain qu'elle devait faire tourner bien des têtes. Jérôme, pour sa part, nota aussi sa tenue impeccable, nul doute qu'elle avait bien apprit à se comporter. La dame était baronne et même une princesse dans son pays d'après les rumeurs, il semblait dès lors évident qu'elle devait être arrogante, à moins qu'il ne se trompe, ce qui le soulagerait car il détestait l'étiquette.

Rompant avec les convenances strictes, la baronne se présenta elle même, puis sa dame ensuite puis elle se lança, encensant le baron dans ses hauts faits d'armes avant de le remercier pour l'entretien qu'il lui accordait, qui plus est, promptement. Il fallait dire que l'homme sortait de plusieurs campagnes, toutes victorieuses jusqu'à maintenant. Il était logique que les rumeurs se colportent, surtout lorsque cela engage des marquisats. Toutefois il ne s'attendait pas non plus à ce genre d'entrée en la matière, peut être devrait il s'y habituer ? A son tour il s'inclina comme il le fallait en présence d'une dame, qui plus est de noble naissance

"Madame la baronne, tout l'honneur est pour moi ! L'on m'avait vanté votre beauté mais ils étaient en dessous de la réalité."

Un peu de savoir vivre ne ferait pas de mal à ce pauvre baron qui ne savait pas à quoi s'attendre. Il enchaina en tendant un bras vers un des fauteuils auprès de la cheminée

"Je vous prie, prenez place. Pardonnez moi pour la pauvreté de la décoration mais je viens juste de prendre possession de la maison et je suis loin d'avoir terminé la mise en place."

Il regarda en direction de la porte ou un serviteur se tenait, attendant les instructions. Il avait embauché du personnel pour cette maison et ceux-ci n'étaient pas encore habitués au maitre des lieux et à ses habitudes

"Apportez des rafraichissements je vous prie"

Jérôme n'était pas de ceux qui considéraient leurs serviteurs comme des esclaves, aussi il essayait de rester poli avec eux. Il se tourna de nouveau vers la baronne et plongea son regard dans le sien. Il savait qu'elle était venue de l'Estrevent pour se marier et cela se voyait à la couleur de sa peau qui avait prise le soleil

"Comment trouvez vous la péninsule ? j'espère qu'elle est à la hauteur de vos espérances et que vous ne regretterez pas trop votre terre natale."

Il laissa le temps à son interlocutrice de répondre avant de reprendre de son côté

"Une fois de plus, je vous demande de m'excuser, mais la franchise est l'un de mes principaux défauts. Doublé au fait que je sois un rustre nordique, je me permet d'aller droit au but et de vous demander la raison qui vous à poussé à me demander un entretien ."

Jérôme était mal à l'aise, il avait apprit à dissimuler ses émotions mais en ce moment, en présence de Kahina, une personne qui s'y connaissait et prenait le soin de regarder son comportement pourrait le comprendre. Non qu'il avait succombé aux charmes de la dame mais il n'avait pas l'habitude de traiter avec des personne de cette jeunesse, du moins dans la gente féminine et encore moins avec ce talent du monde de la noblesse. Il était à noté que le tableau qui se trouvait dans le salon n'avait pas été peint par le talentueux Altair de Thaar mais il y avait d'autres tableaux à l'étage.
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Kahina d'Ys
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MessageSujet: Re: Lorsque l'art s'invite [PV Kahina]   Dim 1 Sep 2013 - 10:30


« Ton choix est un bon choix, Sire. Cette maison est pleine de promesses, » répondit l’oiselle aux excuses de Clairssac, et ces quelques phrases étaient porteuses de bien des messages. Déjà, Kahina retrouvait son parler estréventin. Là-bas à l’est, le tutoiement était souvent de mise et le « vous » si cher à la bienséance péninsulaire peu compris. À plus forte raison, elle ne voyait aucune raison de s’y sacrifier, Jérôme et elle étant peu ou prou du même rang. Ses accents retrouvaient leur chaleur naturel, aussi : le r roulait sur sa langue et pour l’oreille peu habituée, on eut dit qu’elle chantait, tant son ton variait. Elle était une étrangère, en ces terres, et ne voulait s’en cacher. L’Ys resterait à jamais sa seule patrie et le puissant baron d’Etherna pouvait bien le voir dans son sourire mutin qui ne souffrait aucune remarque. « Ton royaume et grand et riche. Mon époux est fier de ses terres et m’apprend à les connaître, mais mon cœur se souvient de Thaar. » Elle ponctua sa courte tirade d’une œillade complice qui lui valut un regard gêné de sa dame de compagnie. Nulle doute que la demoiselle s’empresserait d’aller conter à Maciste la familiarité dont pouvait faire preuve son épouse. Qu’elle fît selon sa convenance ! Elle le regretterait, cela était la seule chose assurée.
La princesse s’amusait de la gêne manifeste dont l’ethernien faisait preuve. À Thaar, tout était affaire de paraître et le doute était une émotion que l’on apprenait très tôt à étouffer. Elle était de dix ans sa cadette, mais à ses yeux, il était comme un enfant encore impressionné par le monde qui l’entourait… À moins que ce ne fut par la baronne elle-même, ce qui ne pouvait que la flatter. Décidant de le prendre à contre-pied, l’estréventine s’offrit le luxe de commenter : « De moi tu n’as rien à craindre, sire. Je ne suis pas de celles qui te veulent du mal. En réalité, j’espérais que nous pourrions parler affaire. »
Non sans lui couler un regard amusé — mais pas moqueur ou désobligeant, non… peut-être un peu trop familier seulement — la belle s’approcha de l’unique pièce d’art présente dans la pièce. Le tableau était sans doute fort beau, mais bien loin de ses attentes ; elle n’y retrouvait pas, en effet, la patte des artistes de Thaar. « Je te l’ai dit, Thaar manque à mon cœur et je cherche de quoi l’apaiser. On m’a dit que tu avais pris possession de tableaux provenant de ma cité. Est-ce vrai ? »
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Jérôme de Clairssac
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MessageSujet: Re: Lorsque l'art s'invite [PV Kahina]   Ven 27 Sep 2013 - 11:34

Kahina complimenta Jérôme pour le choix de la demeure qu'il avait acquit. Se faisant, elle le tutoya, chose qui le surprit grandement, surtout d'une dame qui excellait autant dans l'art de la noblesse. Il n'était nullement offusqué, c'était surtout que cela était rarissime dans ce milieu et encore plus voir jamais entre deux nobles n'étant pas de la même famille. Lui même avait tutoyé ses parents ainsi que son frère et sa sœur, chose qui n'était pas le cas, loin de la dans les familles au sang bleu. Elle avait un accent qui était survenu en même temps, preuve de son appartenance à une autre terre que celle de la péninsule. Venant d'une personne au minois si charmant et une fois la surprise passée, il était plaisant d'entendre cette façon de converser. Elle souriait d'une manière précise pleine d'assurance en elle même et ne voulant pas souffrir la contradiction. De la elle expliqua qu'elle avait beau être arrivée dans la péninsule et avoir épousé l'un de ses seigneurs, son cœur appartenait à son pays d'origine. Cette fois elle fit une œillade au baron qui ne put résister à une poussée de rougeur. Il ne comprenait pas grand chose à ce qu'il se passait en fait, il était complètement dépassé et perdu, ne sachant comment réagir face à la dame qui lui faisait face. Jérôme avait apprit l'honneur et le champ de bataille, en passant par la stratégie, la tactique et la direction des troupes. On lui avait aussi inculqué la joute et le duel ainsi que la gestion des terres puisqu'il était le premier né. Tout cela, il l'avait bien intégré et même s'il ne brillait pas partout, il savait s'en tirer. La lecture, l'écriture et la façon de se comporter avait également fait parti de son apprentissage mais ce dernier enseignement avait toujours eu du mal à faire son chemin dans son esprit. Aussi il détestait la manipulation, l'hypocrisie et autres caractéristiques essentiels à la noblesse et aujourd'hui il payait son incompétence. Il était certain que la baronne de Sybrondil devait se délecter de son désarrois et il se doutait qu'elle n'hésiterait pas un instant à s'en servir.

Jérôme restait donc muet, réfléchissant à la façon de réagir mais sans trouver de solution. Heureusement, Kahina n'en resta pas la et elle continua, enfonçant le clou en montrant qu'elle l'avait bien évidemment percé à jour. Elle expliqua qu'il n'avait rien à craindre d'elle mais un sentiment de malaise s'était emparé de Jérôme mais celui la il était parvenu à la dissimuler, du moins il l'espérait. Enfin elle termina par annoncé la raison de sa venue qui était le commerce. Jérôme ouvrit de grands yeux en la regardant face à face. Qu'avait il
que la dame voulait ? à moins que ce ne soit comme il le pensait une tractation entre les deux pays mais il en doutait. Non pas qu'il ne pensait pas son interlocutrice douée mais il aurait été étonnant que le baron de Sybrondil envoie son épouse pour négocier.

Il semblait qu'elle faisait fi de toutes les conventions et l'amusement se lisait dans ses yeux. Elle s'approcha du tableau qui ornait le mur et parla de nouveau de son attache à son pays d'origine avant de dire qu'elle recherchait des œuvres de la cité ou elle avait vu le jour. Apparemment la rumeur disait que Jérôme avait acquit des tableaux qui auraient comme provenance la cité qu'elle affectionnait.

Après un moment, celui que prit l'information pour arriver à son cerveau et être analysé, Jérôme expira comme s'il avait retenu sa respiration durant un temps interminable. Ainsi c'était juste pour cela qu'elle avait demandé à le voir ? elle aurait pu envoyer un serviteur pour s'en assurer, voir négocier. La tension qu'avait emmagasiné le baron chuta soudainement et il se mit à rire à gorge déployée, chose qui pourrait être mal vu mais il ne put pas s'en empêcher. Il reprit contenance

"Voila donc le motif de votre visite ? je ne voyais pas bien ou vous vouliez en venir, voila qui est chose faite. Thaar doit être un endroit magnifique et les artistes compétents pour que vous cherchiez à acquérir des biens de la bas."

Il ne se permit pas de la tutoyer car elle était une dame et qu'il aurait été inconvenant de le faire

"J'ai en effet acquis quelques peintures afin d'égayer cette demeure. Pourtant, je dois honteusement vous avouer que même si je suis amateur d'art, c'est surtout par la qualité de la peinture et de sa représentation. Je ne suis malheureusement pas féru au point de connaitre le nom de tous les peintres des œuvres que j'ai acheté et encore moins leur provenance."

Voila qui pourrait étonner mais Jérôme appréciait de se promener en ville et il achetait au coup de cœur. Il n'était pas de ceux qui voulait s'accaparer un bien juste parce qu'il avait été fait par quelqu'un de renommé, surtout si cela ne lui plaisait pas. Il se rendit compte que ses propos pouvait être mal perçus par Kahina aussi il continua rapidement

"Je suis navré mais par contre, si vous le voulez, je peux vous les montrer. Une experte comme vous semblez l'être ne manquera pas de trouver ce qu'elle recherche. Ou alors, si vous avez un peu de temps et que ma compagnie ne vous dérange pas, mon comptable devrait rentrer sous peu. Lui sait parfaitement de quoi il en retourne, ne voulant pas débourser des fortunes pour des choses qui, soit disant, ne le valent pas. Je crois plutôt de mon côté que ce n'est pas un nom ou une renommée qui doit faire le prix d'une chose mais bien l'objet en question."

Il était à noter que certains tableaux se trouvaient dans les chambres à coucher et qu'il aurait été indécent d'y amener une dame à son bras mais Jérôme ne pensait pas à cela au moment ou il fit son offre.
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