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 A la Grâce de Sa Grandeur [Blanche]

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Arichis d'Anoszia
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MessageSujet: A la Grâce de Sa Grandeur [Blanche]    Dim 21 Juil 2013 - 5:06

Spoiler:
 



    La traversée jusqu’à la capitale ne fût pas désagréable pour les Anoszia qui avaient choisit la voie maritime pour s’y rendre. Un oiseau d’eau douce au plumage vert écarlate s’était posé sur l’un des mats de La Sérénissime et observait de ses yeux pétillants un Arichis qui se tenait sur le pont fixant d’un regard vide d’expression le paysage riverain. Absent du monde l’entourant, ses pensées s’égaraient autour de cet évènement si tragique qui avait secoué la péninsule mais en même temps qui ouvre plein d’opportunités à qui saurait en profiter. Un geste brusque de la part du Vicomte fit envoler l’oiseau qui alla se poser un peu plus loin sur le pont, sur un tonneau face à Cornélia qui se tenait debout dans une magnifique robe rouge, cousu dans les plus beau tissu langecins à la mode suderonne, appuyée contre la rambarde aux côtés de son frère ainé, elle était en pleine discussion. Sa mine semblait trouble et pleine d’inquiétudes qui n’avaient pas lieu d’être

« … mais s’il le devient, tu connais son ambition mieux que quiconque Oschide. »

    Le jeune blond souriait amusé autant par sa cadette que par le héron qui chassait un peu plus loin. La conversation qui se tenait entre eux deux se voulait discrète pour ne pas se faire entendre des oreilles étrangères.

« Il le deviendra avant de mourir, il ne connaitra pas la paix autrement. Et dans ce cas là je serais son héritier, comme il l’a toujours souhaité. Le Vagabond agace Ydril entière, sa situation ne durera pas. Du bon s’annoncera pour notre famille, tu n’as rien à craindre ma sœur sois en assurer. Il ne mettra jamais notre famille en péril. »

    Cornélia se détourna de son frère et rejoignit son logis en lâchant plus pour elle qu’autre chose.

« Je l’espère pour nous mon frère…»

    L’oiseau s’envola à nouveau au bruit des pas de la dame pour rejoindre l’une des berges où il avait repéré une femelle. Peut-être celle avec qui il bâtira son nid si Kyrya le lui accordait.
~

« Vous êtes magnifique ma fille, votre mère serait fière de la femme que vous êtes devenue. »

    Cornélia souriait faiblement à son paternel et s’inclina en une révérence en guise de réponse et remerciement. Elle avait optait pour une magnifique robe rouge longue avec un rubis sur sa parure, pierre des Anoszia qui illustrait autant leur noble sang et que leur richesse. Arichis la suivit du regard lorsqu’elle s’éclipsa de son bureau, sa fille n’avait pas encore prit d’époux malgré les nombreux prétendants ydrilotes des seigneuries voisines. Le Patriarche la gardait sous sa manche comme atout. Il sursauta lorsqu’une main féminine se posa sur son épaule. Il releva la tête vers sa sœur benjamine Sibylle qui lui rappelait tant son épouse. Elle avait également revêtu l’une de ses plus belles robes d’ébène agrémentait de bijoux en or. Sibylle exerça une légère pression sur l’épaule de son frère pour lui faire comprendre qu’il était temps de se lever. Ils descendirent ensemble les escaliers qui menaient vers le hall de leur hôtel de Diantra. Pour la première fois, les Anoszia y mettaient les pieds. Situé dans le quartier riche et noble de Diantra, l’édifice était assez spacieux pour toute une maisonnée. Montant sur trois étages, la demeure possédait des jardins réarrangés à la mode ydrilote et trois paons mâles s’y prélassaient continuellement. Dès que la décision de se rendre à la capitale fût prise, Arichis avait ordonné à ses domestiques de remettre convenablement en ordre le bâtiment pour les accueillir eux, et leurs invités. Des invités qui n’étaient autre que les Ancenis et Hautval d’Erac, la famille de son épouse. Le Patriarche leur avait fait parvenir une lettre pour partager un repas et renouer les liens familiaux qui ne devaient se ternir avec le temps. Droit, il se tenait aux côtés de sa sœur rejoint rapidement par Cornélia et Oschide. Son frère Ansaldo sortit d’une chambre près des escaliers aux bras de son épouse Galatée vêtu d’une robe argentée aux manches longues dû à sa nature frileuse. Rieuse, Bianca leur fille les suivirent aux bras de sa cousine Irène toutes deux dans des toilettes différentes. Avançant entre les colonnes qui parsemaient le hall, le reste des enfants d’Arichis firent leurs apparitions, les filles Azénor, Cécillya et Lucrezia avec leur frère Sysiphe. Le seul absent était Oscario restait à Velmone pour remplacer son père. Les femmes Anoszia étaient aussi ravissantes que les hommes élégants.

    Arichis se tenait légèrement en avant par rapport à ses pairs, il ne semblait aucunement tendu ou soucieux. Ce n’était qu’une visite de courtoisie, non ? Sait-on jamais.

    On entendit de dehors trois coups de bâtons sur les dalles de l’entrée annonçant la venue du clan Ancenis. Deux domestiques ouvrirent les portes où étaient sculptés à l’intention des propriétaires les armoiries familiales. Lorsque les premières Chouette pénétrèrent l’antre du Dragon, Arichis s’avança vers eux un sourire accueillant, et la mine moins froide qu’à l’accoutumée en ouvrant les bras en geste de bienvenue.

« Il m’est grand honneur et joie d’accueillir les Ancenis et leur douce Splendeur Obsidienne ! Permettez-moi de vous présenter mes condoléances pour cette tragédie. »

    D’un pas, il se porta à leur rencontre et déposa un baiser galant sur les mains de Blanche et de sa mère Eugénie tandis que le reste des Anoszia s’avança pour faire bienséance aux Ancenis.
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Blanche d'Ancenis
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MessageSujet: Re: A la Grâce de Sa Grandeur [Blanche]    Sam 3 Aoû 2013 - 21:00



    A l'ombre des cyprès, par cette délicate journée ensoleillée, la Dame du Val se prélassait. Le voyage bien que peu long fut tout de même pénible pour la Baronne. Même si l'automne couvrait d'un nouveau manteau le feuillage des arbres, annonçant l'implacable dureté de l'hiver à venir, l'Obsidienne souffrait de la chaleur. Elle s'éventait péniblement en fixant ses petites nièces et neveux jouer dans les jardins de la Résidence tandis que dans un coin, Madeleyne, Eugénie et Adèle  faisait la conversation à d'autres dames ayant de près comme de loin, un lien avec la Maison Ancenis. Judith, sa cadette, vint à sa rencontre, s’enquérant de l'état de sa sœur qui lui offrit une mine rigolote. La langue pendue, les yeux grands ouverts, elle jouait l'agonie avec une exagération digne des comédies ce qui déclencha un fou-rire chez la benjamine. Reprenant son sérieux, la Dame du Val caressa de sa senestre son ventre d'une main attentive.



      « Ma douce sœur, serait-elle assez aimable pour demander un peu de cidre pour son aînée, victime des affres du soleil. »



    Après une petite révérence, sa cadette s'empressa de quérir un domestique pour que ce dernier apporte de quoi boire à son aînée. Elle reçut son dû et but une gorgée avant de faire signe à Judith de s'installer devant elle. La benjamine savait très bien qu'elle était ce petit rituel. Docilement, elle s’assit sur un tabouret en bois et Blanche entreprit de tresser soigneusement la longue et épaisse chevelure de sa sœur. Ce moment empli de sérénité fut interrompu par l'un de ses intendants qui lui apporta une missive. Elle reconnut le sceau et leva les yeux en direction de sa mère.




      « Mère, vous allez être surprise, voici une lettre des Anoszia, j'ai toujours eu un mal fou à prononcer le « sz ». »



    Surprise, la Matriarche s'excusa auprès de sa compagnie et ne tarda pas à rejoindre sa fille, suivie de près par Adèle, toujours aussi curieuse. Elle décacheta l'enveloppe et entreprit de lire l’épître, lachant par la suite ces quelques mots.




      « Nous sommes invités en leur Demeure. Père sera ravi... »



    Après avoir donné quelques directives à son intendant afin de leur répondre – ce qui fut fait – Blanche reprit ses douceurs envers sa cadette.



    *


    La date et l'heure convenues, les Ancenis répondirent présents. Blanche, aidée par l'un de ses valets, posait le pied à terre après son père et sa mère, suivie de ses deux sœurs, Madeleyne était malheureusement indisposée et souffrait de fatigue. Ils ne tardèrent pas à être introduits. Sur la première ligne se tenait le couple de Raymond et Eugénie, ainsi que Blanche. La Dame du Val était vêtue simplement d'une robe d'un bleu céleste incrustée de quelques broderies couleurs or et d'une ceinture ornemental de ce précieux métal qui lui prenait toute la taille. Ses épaules étaient découvertes. Sa mère et ses sœurs arboraient des couleurs tout aussi harmonieuse avec la saison et le temps d'aujourd'hui se déclinant en rouge coquelicot ou jaune orpiment, etc. Armée d'un éventail en accord avec sa tenue, la Baronne s'éventait, souffrante toujours de la chaleur. Elle se plia d'une révérence gracieuse aux paroles du Vicomte et lui présenta sa main ornée d'un bijoux tout aussi sophistiqué que sa ceinture sans lui rendre l'ombre d'un sourire. Blanche était avant tout froide et distante avec les personnes qu'elle ne connaissait que peu mais sa mère était souriante pour deux. Raymond serra la main du Vicomte d'une poigne forte et valeureuse en complimentant ses enfants et sa sœur, et ajoutant aussi qu'il était regrettable que son neveu, Aetius d'Ivrey, soit mort d'une si obscure façon alors qu'il était un grand homme, après tout Raymond d'Ancenis était toujours, jusqu'à preuve du contraire, Sénéchal d'Érac. Blanche reprit.




      « Tout l'honneur est pour nous. La perte de mon cousin et ancien-époux m'attriste profondément, je regrette sincèrement qu'il ne puisse admirer la beauté de nos filles et quel grand destin les attend. »





    Après avoir rendu lesdites bienséances, la Maison Ancenis fut certainement invitée à suivre le Vicomte afin de prendre place dans un quelconque endroit agréable du Manoir des Anoszia, à moins que ces derniers ne leur réservent une autre activité. Judith et Adèle chuchotaient déjà en toute discrétion sur les fils du Seigneur de Calozi, et étaient impatientes de faire connaissance avec Cornélia.



Hrp:
 
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Blanche d'Ancenis
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MessageSujet: Re: A la Grâce de Sa Grandeur [Blanche]    Dim 13 Oct 2013 - 14:13



    La suite fut très simple et sans grande prétention non plus. Chacun parla de son vécu de tout ce qui s'était passé avant. En effet, les nouvelles étaient bonnes à prendre. Ce n'était pas plus mal. On regretta la défunte épouse du Vicomte mais ce n'était autre que les aléas de la vie. Les deux soeurs cadettes furent sans doute connaissance avec les filles et fils du Seigneur Arichis tandis que Blanche demeura stoïquement présente avec ses parents. Raymond parla beaucoup car il aimait beaucoup ce genre de retrouvailles quant à Eugénie, elle brillait par son élégance et calme, imposant une atmosphère agréable. Elle ne manqua pas de parler avec la soeur de l'Ydrilote d'ailleurs. La Dame du Val, elle, ne répondait que lorsqu'on l'y invitait, se contentant d'être murée dans cet écrin de froideur, aujourd'hui elle arborait ses atours de femme inaccessible. On discuta aussi de l'avenir du Royaume, de la Marquise de Sainte-Berthilde et de son nouveau-né qui n'était même pas en âge de tenir un hochet et sans doute ne savait pas faire grand chose à part téter le sein de sa mère. Quoiqu'il en soit, la visite de courtoisie dura sans doute jusqu'au soir où l'on festoya et parla encore et encore jusqu'à finalement quitter l'hôtel des Arichis et rejoindre la demeure Ancenis.


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