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 Les esquisses écarlates d'une conspiration. [Nimmio]

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Decado
Humain
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MessageSujet: Les esquisses écarlates d'une conspiration. [Nimmio]   Sam 7 Sep 2013 - 20:15


    Spoiler:
     

    Hincmar de Crion se prélassait dans son carrosse qui descendait l'avenue des Pins. À travers les vitres, il observait les maisons alentour...il y avait peu de monde dans les rues de Parmepeyre. Les détails de l'annonce du Comte de Velteroc suite à la cérémonie dédiée à Feu-Aetius étaient assez choquants, mais quand la nouvelle se répandit qu'un nouveau conflit interne était à venir, la terreur s'était abattue sur les habitants. Un sourire glacial étira les lèvres du seigneur, tandis qu'un rictus méprisant se mua sur son faciès rachitique, accentuant ses airs de rapace.
    La guerre...les Velteriens la connaissait bien...la Péninsule entière la connaissait...il avait fallut la mort d'un souverain candide pour que toute la haine et les petites tensions papelarde accumulées avec avidité sous le règne de Trystan,
    le Juste, n'éclatent au grand jour. D'abord sous l'égide de l'Irvey, et puis à travers la rixe de pouvoir qui avait morcelé le Nord jusqu'à la scission totale, lorsqu'un petit Comtiau d'Amblère s'était proclamé roi de Sgarde.
    Hincmar renifla.
    Jusqu'où iraient les choses ?
    Il songea aux saisons qui avaient succédé à son arrivé aux postes de conseiller six ans plus tôt, lorsqu'il était entré dans le cercle de l'intendant de Parmepeyre. Originaire du Comté de Scylla, sa famille occupait jadis une position moyenne dans les hautes sphères du Médian, ne devant sa notoriété qu'aux relations qu'elle entretenait avec les Irvey. C'était durant cette même période que son père avait noué des alliances commerciales avec Hubert de Velteroc dont les relations, plus protocolaires qu'amicales, n'avaient jamais évolué autrement qu'en dent-de-scie. À cette époque, Hincmar avait été envoyé à Parmepeyre pour y gérer les affaires de son père. Loin des intrigues politiques, loin de l'aisance et des facilitées dont il jouissait à Scylla. Ses activités avaient marché pendant un temps...et s'étaient mises à décliner lorsque Nimmio avait endossé le titre et les attributs de Comte. Son père l'avait souvent menacé, parfois même humilié publiquement durant ses brèves visites à Parmepeyre.


    *C'est de ta faute, père...*, avait songé Himcmar. *...toujours à me pousser, à me cajoler, à me forcer ! Je ne suis pas comme toi. Je ne l'ai jamais été et je ne le désire pas, mais tu as fait de moi ce que je suis aujourd'hui.*

    Et puis il se remémora le jour où Aetius l'avait approché pour la première fois, afin de lui offrir des feuilles de lorassium raffinées destinées à calmer ses peurs, et il se souvint avec plaisir du goût sur sa langue, amer et engourdissant. Ensuite, un frisson d'extase avait parcouru ses veines. Toutes ses craintes avaient disparu, tous ses rêves avaient pris de l'ampleur. Une joie au-delà de toute notion avait envahi ses sens.
    Un sourire amer se mua sur les lèvres du conseiller...
    Oui...les souvenirs des orgies qui avaient suivi l'excitait encore aujourd'hui.
    Les femmes, la passion, et l'interdit.
    L'hédonisme de cette existence lui convenait bien mieux que le rigorisme imposé par son père.

    Il n'y avait qu'une chose qu'Aetius avait exigée d'Hincmar. Sa loyauté...sa présence à Velteroc...et une partie des fonds acquis par les transactions de sa famille.
    Hincmar avait accepté l'offre.
    Son père était mort deux jours plus tard, après avoir été convié au Comté de Scylla pour y sceller certains accords.
    Une banale chute de cheval avait-t-on dis.  

    Son fils avait hérité des biens familiaux, mais pour une raison inattendue, était resté en Velteroc. Un intendant avait été nommé pour régenter ses terres en son absence.
    L'homme venait de Scylla.

    Le jeune noble soupira en resongeant aux évènements récents.
    Le discours de Nimmio avait été d'une impolitesse crasse...

    Hincmar ouvrit le battant de sa petite fenêtre pour profiter de l'air frais. Au même moment, un ivrogne réussit à passer le cordon de garde pour s'accouder au portillon de l'attelage, quémandant quelques piécettes au conseiller méprisant.
    À peine eut-t-il le temps de criailler qu'on le saisit à bras le corps pour le jeter dans la venelle. Personne ne vit le parchemin chuter dans la cabine à cet instant...personne...
    ...ou presque.
    Hincmar décacheta le rouleau pour lire les quelques lignes tracées à la vas vite sur le vélin.
    Un sourire satisfait ourla sa bouche sans lèvres.

    Les choses étaient en place.


    --------------------

    Spoiler:
     

    La nuit qui tombait sur l'Ithri'Vaan gagnait tout Miradelphia.

    La silhouette encapuchonnée observait à travers le miroir de la petite pièce du manoir délabré...
    L'obscurité, inhérente à son environnement, n'était pas un obstacle pour l'ombre projetée qui envahissait l'âtre de la cheminé, là où chatoyaient de petites braises encore incandescentes, l'unique source de lumière qui envahissait les lieux.
    De toute façon, la silhouette n'en n'avait pas besoin...
    L'infravision dont elle jouissait lui permettait de distinguer les variations de chaleur dans toute la salle. Son visage n'était pas visible...seul son menton couleur ébène émergeait des ténèbres de son capuchon, un menton fin et poli, trop net pour appartenir à celui d'un humain.
    l'ombre ressenti la présence de Brack'thal plus qu'il ne la vit, et ne réagit pas lorsque son subalterne s'inclina courtoisement.
    Son regard ambre était accaparé par l'image rémanente, reflétée à travers le miroir magique. Elle montrait la silhouette élégante d'un guerrier humain attablé dans une taverne. Il avait une apparence étrange avec sa chevelure argentée et sa peau diaphane, et il respirait le calme et l'assurance. Ses traits étaient séduisants selon les standards de son espèce et ses yeux, d'un rouge profond, reflétaient quelque chose de sinistre et, il fallait le dire...d'attirant.


    "Ele xun dos kyon ji ulu nindol rivvil ?" (Pourquoi t'intéresse-tu autant à cet humain ?), demanda le Drow en reniflant avec dédain tandis qu'il observait la silhouette de l'albinos aux côtés de l'ombre. "Uk chi'us dos." (Il t'a trahit.)

    Un sourire amusé ourla les traits de son compagnon.

    "Usstan xo'aus ulu elgg ukta, xun naut gotfrer..." (J'ai tenté de le tuer, ne l'oubli pas.), murmura-t-il en portant à ses lèvres un breuvage capiteux. "...jhal tesso uns'aa, ussta abbil, vel'bol il'yandrosa wun natha tresk'ri saph udosst ?" (Mais dis-moi, mon ami, qu'est-ce que la traîtrise dans un univers aussi inconstant que le notre ?)

    L'autre soupira.

    "Dos orn flamgra dosst ivress 'sohna..." (Tu te brûleras les doigts encore une fois...), déclara-t-il en se détournant vers le couloir. "...uk mziln elggen dos. Uk talinthe dos phuul elghinyrr dkinosse'vel'klar." (...lui-aussi a bien faillit te tuer. Il te croit mort d'ailleurs.)

    L'ombre gloussa et reporta son regard sur la silhouette de l'assassin à travers le miroir, l'observant avec avidité.

    "Ol zhah natha losvael F'sarn ulu plynn." (C'est un risque que je suis prêt à courir.)

    --------------------

    Spoiler:
     

    Decado n’était pas un homme porté sur la nostalgie, dont les pensées s’emplissaient d’images venues d’autrefois.
    C’était surtout parce que son passé ne valait pas la peine d’être revécu…
    Mais l’assassin à peau pâle se surprit à végéter dans un état émotionnel étrange, un soir de crépuscule, dans l’une des nombreuses tavernes de la cité.


    *Decado Salyrann.*, murmura-t-il intérieurement.

    C’était un nom qui avait autrefois semé la terreur dans les bas-fonds de Sol’Dorn...
    Ses employeurs lui offraient des primes d’or autant par peur de le mettre en colère que parce qu’ils savaient qu’il était le plus qualifié pour ce genre de travail.
    Cette idée fit naître un sourire sur le visage du bel éphèbe.
    Le mettre en colère ? Cela aurait impliqué un haut niveau d’agitation, un état de folie personnelle.
    Decado Salyrann avait-t-il jamais vraiment été en colère ?
    Ou plutôt…avait-t-il déjà connu un état d’esprit totalement dénué de colère ?
    L'assassin repensa aux années passées, se rappelant une période où il avait été plus qu'en colère, lorsqu'il avait connu la révolte, après avoir cheminé dans l'obscurité de Sol'Dorn, sur cette corde raide entre optimisme et découragement, sur une route qui frisait la haine autant que le nihilisme. S'il avait succombé au second, s'il était devenu une victime impuissante de plus dans cette société Drow qui broyait tout sur son passage, il aurait continué à tirer sa dague et son épée, touchant cette rage du désespoir...
    ...mû par la fureur.

    Il avait fallut la mort de Solaufein pour bouleverser son univers et sa vision de la société en Ithri'Vaan.
    En Ithri'Vaan seulement ?
    Peut-être...

    Il y avait longtemps que l'assassin avait appris à canaliser sa colère, n’en ressentant plus qu’une grande lassitude, aujourd’hui.


    "La nuit approche.", dit une voix sur sa gauche, tirant l'adonis de sa sombre introspection.
    Les prunelles alizarines se posèrent sur le visage émacié de son interlocuteur, l'observant avec une froide intensité ; rogue et tranchante.
    Cela faisait presque deux semaines qu'il s'était joint à Coriandre et à sa troupe. Il avait rencontré le mercenaire à Parmepeyre tandis qu'il s'apprêtait à rejoindre la capitale du Comté. L'homme l'avait accosté dans une auberge, avec d'autres quidams. Parmi eux, il avait reconnu Senta, une ancienne figure de Sol'Dorn. Le grand Zurthan avait été gladiateur dans les arènes du Baed, et avait côtoyé Decado à l'époque où Solaufein l'envoyait combattre sur le sable chaud pour y régler certains différends, parier...ou simplement pour avoir le plaisir de regarder sa marionnette colnbluth* (terme Drow désignant toutes races dites inférieures) soulager ses plaisirs sanglants.
    C'était lui qui avait repéré l'assassin et contacté Coriandre.
    Decado avait faillit abattre le petit mercenaire, lorsqu'il s'était présenté devant la porte de sa chambre en compagnie du spadassin. Il aurait refusé l'offre si une vétille...une simple vétille...n'avait pas retenu son attention. Le recrutement mettrait en scène l'assassinat du Comte de Velteroc.


    "La nuit approche...", répéta la voix de Coriandre, tandis que l'épéiste se redressait gracieusement. "...et tu sais ce qu'il te reste à faire. Rejoint le groupe de Kierkan devant la fontaine du palais, et abattez le capitaine de la garde pendant que Senta infiltrera le hall avec les autres."

    Decado acquiesça silencieusement et s'éloigna vers la sortie.
    Un sourire âpre dépeignit sur ses traits graciles lorsqu'il quitta l'auberge.
    Coriandre ignorait tout des raisons véritables qui avaient poussées l'assassin à s'engager...

    ...un engagement discutable et versatile.


    --------------------

    La chaussée formait un large cercle dans l'angle droit de l'enceinte du palais des Velteroc, une impasse où se trouvaient les quartiers des domestiques et plusieurs postes d'avant-garde, établis le long de la muraille. Le centre de l'impasse était occupé par une fontaine à trois niveaux, entre lesquels l'eau s'écoulait sans grande conviction, en un minuscule filet. Comme il l'avait envisagé lors de son approche, Decado pensait utiliser la source comme base, position privilégier d'où il pourrait agir. Cependant, en arrivant par une autre ruelle pour avoir un second angle de vue sur les lieux , il constata que le bandit recruté par Coriandre l'avait devancé.
    De façon fort astucieuse, l'homme s'était recroquevillé dans le bassin et seul le débit irrégulier de l'eau avait informé l'épéiste que quelque chose n'allait pas.
    Il observa la forme noire du bandit qui dégageait patience et discipline.
    Il n'avait pas à faire à un débutant.


    "..."

    En hochant la tête, Decado se fondit dans la ruelle sombre et escalada le mur latéral de l'enceinte, se hissant jusqu'au toit d'une échauguette, à quelques mètres au-dessus du chemin de ronde. Au bord, il étudia de nouveau la fontaine, bien que cet angle ne lui permette pas de distinguer le prétendu assaillant. Aussi silencieux qu'une ombre, il se laissa glisser le long des tuiles jusqu'à atteindre les créneaux de la muraille, longeant la tourelle afin d'avoir une vue complète sur la disposition des lieux. À trois cents mètres, il distingua une trentaine de silhouettes qui avançaient furtivement sous le couvert des arbres, à l'orée du jardins, dix mètres devant se trouvait les portes massives du grand hall. D'emblé, l'épéiste constata l'immobilité étrange des gardes, adossés contre la muraille, leurs lourdes hallebardes posées contre leurs épaulières.
    Quelque chose saillait de leur poitrine.
    Des carreaux d'arbalète.
    Ses iris polaire se détachèrent du spectacle.
    Le plan établi par Coriandre était simple...si le capitaine mourrait avant l'arrivé de Senta, il n'y aurait plus personne pour donner l'alerte, lorsque le second groupe remonterait jusqu'à la chambre du Comte.
    Decado devait faire vite.

    Il redescendit sur le chemin de ronde et remarqua deux nouvelles silhouettes tapies dans l'obscurité d'un porche, à quelque pas de la fontaine.
    Eux aussi étaient à la solde de Coriandre, et l'épéiste savait qu'ils n'agiraient en rien dans l'assassinat avenir, du moins pas tant que les choses se dérouleraient comme leur chef l'avaient décidé. Ces hommes représentaient la garantie que tout se passeraient comme prévu.
    Coriandre ne lui faisait pas confiance...


    *...et il avait parfaitement raison.*, songea Decado, tandis que le moment de vérité, celui où il devait se décider, passa. L'assassin restant comme figé dans un état intermédiaire, sans penser, ne fonctionnant quasiment plus qu'à l'instinct. Il lui fallait bouger rapidement, refaire dans l'autre sens le tour de l'échauguette, afin de placer la fontaine directement devant lui, et les deux hommes sous le porche. Il glissa de toits en toits, loin du bord, pour se fondre dans la muraille. Il avançait si silencieusement que le bruit de ses pas aurait pu passer pour les escapades nocturnes d'un écureuil.
    Il s'allongea sur le sol avec la même grâce, s'aplatit sur la corniche, prit appui sur la bordure du chemin de ronde entre les créneaux, puis roula en avant, le corps en extension complète pour atterrir en douceur derrière la fontaine, trois mètres plus bas, dans un angle invisible aux deux sbires dissimulés.
    Il hésita à escalader le bassin car quelqu'un sorti d'un bâtiment de l'autre côté de la place ; le capitaine de la garde.
    Nul doute que le bandit caché dans la fontaine avait lui-aussi aperçu le soldat, se dit Decado qui décida de profiter de cette seconde d'inattention. Il se mit en mouvement à une vitesse phénoménale, le corps ramassé, avant d'atteindre le bassin inférieur de la fontaine dans une roulade.
    En haut, l'homme observait toujours le capitaine qui approchait.
    L'assassin prit appuie sur ses jambes, et un saut vertical de près d'un mètres le propulsa sur le rebord du second bassin occupé par le mercenaire. Lorsqu'il eut atteint la bordure arrondie et glissante, il sécurisa sa position. La paume gauche sur le rebord pour maintenir son équilibre...il tira
    Vress'lve...et frappa avec force et assurance.
    Il sentit la lame glisser le long des côtes du bandit et, dès l'instant où la dague entra en contacte avec le corps, il accompagna le mouvement, lâchant son appui pour, de sa main libre, enfoncer la tête de l'homme sous l'eau et étouffer son cri qui expira dans un jaillissement de bulles.

    À quelques mètres, le garde passa à côté de la fontaine sans se douter de rien. Decado laissa filer quelques secondes puis, une courte pause, une respiration rapide, et il se remit en mouvement, ne provoquant qu'un léger remous lorsqu'il atterrit en souplesse derrière l’homme pour s'approcher subrepticement.
    Lorsqu'il fut à sa hauteur, il pressa la pointe de sa dague sur son épine dorsale et lui chuchota doucement à l'oreille...


    "Fuis."

    Le soldat sursauta et, par pur réflexe, se retourna, la main posée sur la poignée de son épée.

    "Qu'est-que !?"

    "Fuis !"

    Hurla cette fois Decado, tandis que l'homme essaya de tirer sa lame. Bien plus leste que lui, l'assassin envoya sa botte frapper la main du garde, faisant valdinguer l'arme.

    "Fuis ! Ton seigneur est en danger."

    Le soldat hésita un instant, recula, et pris ses jambes à son coup sous le regard inflexible du tueur...
    ...quand aux deux imbéciles sous le porche, il était certain qu'ils se tordaient les mains et maudissaient Decado Salyrann.
    Durant un instant seulement.
    Le binôme se précipita sur lui.


    "Mais qu'est-ce que tu f...", voulu crier l'homme au moment où Vress'lve lui trancha la jugulaire dans un mouvement fulgurant. Le mercenaire s'effondra dans un gargouilli, tentant d'endiguer le flot de sang qui s'échappait de sa gorge. Son comparse, une femme, observa les yeux froids de l'albinos, la mâchoire affaissée. L'assassin lui porta un coup de dague, ou du moins essaya, mais un enchantement para l'attaque.
    Une magicienne.
    Son adversaire hurla et fit volte-face pour fuir, mais Decado lui assena cette fois un coup d'épée, de nouveau sans résultat, avant de lui faire un croche-pied. Elle trébucha, puis tomba à terre, roulant immédiatement sur le dos, les mains levées en signe de supplication.


    "Ne me tue pas ! Ne me tue pas !"

    L'assassin cogna encore et encore.

    "Combien de chocs ton bouclier peut-t-il encaisser ?", demanda-t-il sans cesser de frapper tandis qu’un son de cloche retentissait dans toute la citadelle.
    Le capitaine avait fait sonner le tocsin.
    Decado frappa une dernière fois la magicienne, puis leva la lame incurvée de
    Jiv'undus à moins de deux centimètres de ses yeux écarquillés.


    "Où se trouve la chambre du Comte ?"

    "..."

    L'épée noire plongea violemment vers le visage de la jeune femme. Quelque chose éclata dans un bruis de verre brisé, et la magicienne hurla de terreur.
    Le bouclier avait cédé.
    Un sourire engageant se mua sur les lèvres pâles de l'adonis.


    "Où est la chambre ?"

    "Batiment nord...", balbutia la thaumaturge, "...dernier étage."

    "Merci.", déclara l'assassin en lui faisant avaler un demi-mètre d’acier Drow.

    Les combats avaient déjà commencé lorsque Decado atteignit les portes du grand hall, ça et là, des silhouettes entremêlées jonchaient la grande salle, tandis que le bleu Velterien du grand tapis centrale absorbait l'écarlate du sang versé.
    Silencieusement, l'assassin remonta la salle et s'engagea dans l'escalier. Il fit quelque pas et s'arrêta au milieu des marches en avisant la silhouette immobile de Senta qui se tenait en équilibre, en haut de la rampe, ses deux tulwars dégainés.


    "Je me suis toujours demandé quelles genres d'idées...quelle genre de logique...pouvaient bien aiguillonner l'esprit de Decado Salyrann...", susurra-t-il en détaillant son adversaire, l'oeil brillant. "...même une décennie après l'avoir vu quitter les arènes du Baed. Tu étais sous la coupe de Solaufein à cette époque si je me souviens bien."

    "Tu as bonne mémoire.", dit l'assassin, en gravissant les marches, ses prunelles sanguines dardées sur le visage aux traits exotiques.

    "Toujours, lorsque je rencontre une nemesis d'exception. J'ai assisté à ta petite trahison, j'en déduis que tu ne comptes pas te rendre ?"

    Decado ignora la question.

    "Où est Coriandre ?"

    "À l'étage en train de bavarder avec le Comte. Tu ne veux vraiment pas te rendre n'est-ce pas ?"

    "Seulement passer...", répondit l'albinos sur un ton calme. "...et tu me fais obstacle."

    "Oui.", répondit l'ancien gladiateur tandis que son sourire s'étira de manière sinistre.
    Il y eut un bref silence, et les deux tulwars plongèrent vers le minois de Decado...pour rencontrer l'éclat crépusculaire de
    Vress'lve et Jinv'undus, lorsque l'épéiste intercepta les lames dans un mouvement parfaitement synchronisé.

    Aux niveaux supérieurs, les hurlements et les bruits de batailles s'intensifièrent.
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Nimmio de Velteroc
Humain
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MessageSujet: Re: Les esquisses écarlates d'une conspiration. [Nimmio]   Lun 30 Sep 2013 - 8:53

Spoiler:
 

Le bruit du métal frappant le métal était à nul autre pareil et quiconque avait connu la guerre était capable de différencier les différentes mélodies créées par l'entrechoquement des armes. Aussi, le Comte de Velteroc n'eut-il que peu de peine à deviner ce qui se tramait devant sa porte lorsque de macabres sonorités retentirent. Des hommes se battaient avec ses gardes, c'était certain. Ainsi, non contente de n'être parvenu à le capturer à Diantra, la couronne tentait-elle à présent de le faire assassiner en ses propres terres ?

Se levant rapidement du lit dans lequel il n'avait passé que quelques minutes suite à une énième veillée à réfléchir à l'avenir de ses terres et du royaume, il attrapa machinalement son épée tandis que les bruits se rapprochaient de sa chambre. Il ne savait pas ce qu'il allait trouver de l'autre côté de la porte, mais il était certain que s'il pouvait faire pencher la balance dans le bon sens, il lui faudrait agir vite.

Ouvrant la porte d'un coup de coude, il sortit alors dans le couloir où une scène fort étrange et familière à la fois, se déroulait. Ses gardes étaient aux prises avec d'étranges ombres encapuchonnées et se mouvant de manière fort inhabituelles. Jamais il ne lui avait été donné de rencontrer pareils combattants et ses hommes semblaient éprouver les pires difficultés à les retenir. Deux d'entre eux étaient déjà au sol, ainsi que l'un des assaillants, tandis que cinq autres formaient à présent un mur de bouclier dans le corridor afin de ne pas se laisser submerger.

Une ombre se détachait parmi les autres. Difficile à dire s'il s'agissait de leur chef où non, mais elle dégageait une aura qui aurait glacée le sang du plus courageux des guerriers. Les velteriens se battaient vaillamment, défendant chaque centimètre avec acharnement tandis que l'ennemi chargeait et se repliait tout aussi acrobatiquement, dans une harmonie effrayante. Ils gagnaient à chaque nouvel assaut, quelques centimètres de terraient et bientôt, les défenseurs se retrouveraient acculés.

N'écoutant que son devoir et ayant évalué le côté désespéré de la situation, le Comte s'élança alors pour prêter main forte à ses hommes. Ces derniers, à la vue de leur seigneur, retrouvèrent un soupçon d'espoir alors que Nimmio les rejoignait dans leur lutte désespérée. Ils devaient à présent lancer une contre-attaque, aussi vigoureuse que possible, pour regagner un peu d'espace.

Avançant comme un seul homme, les Velteriens reprirent l'initiative sur leurs assaillants qui parurent légèrement décontenancés par un tel revirement de situation. Qu'avait donc cet homme, estropié qui plus est, qui puisse galvaniser ainsi des hommes jusqu'au fanatisme ? Ne connaissant pas la légende du Norkan, il était évident que les spadassins ne pouvaient comprendre ce qui se tramait devant eux. Mais à la réalité, le Comte de Velteroc avait acquis un statut au delà de l'humain pour ses soldats... Il était un héros, celui qui avait affronté un Norkan, et avait triomphé.

L'élan des velteriens força l'ennemi à reculer, puis à engager un combat défensif imprévu. Si le poids du nombre jouait indéniablement en leur faveur, il semblait à présent que la victoire ne leur fut plus si assurée que cela. Frappants de taille et d'estoc, les gardes et le Comte prélevaient leur tribut dans la chaire de leurs ennemis... mais payaient également le leur.

Après quelque minutes d'un combat aussi confus que sanglant, le Comte se retrouva seul aux côtés de blessés et d'agonisant, juché sur un monticule de cadavres entrelacés. Le sang coulait abondamment de ses blessures et plusieurs shurikens s'étaient fichés dans son bras valide qu'il ne mouvait à présent que difficilement.

Mais il n'en avait pas fini de défendre sa vie et se dressait toujours, fièrement devant ses assaillants dont le nombre avait rudement diminué. Il en avait occis un certain nombre lui-même et la crainte se lisait dans le regard de ceux qui s'apprêtaient à lancer un énième assaut à son encontre.

Ses yeux avaient virés au rouge et sa force s'était décuplée chaque instant un peu plus, dépassant de loin celle d'un homme normalement constitué. Certains voyaient en cela la bienveillance de Mogar sur son jeune disciples. Mais nul ne savait en réalité d'où provenait cette force. Le dernier à s'être approché avait été littéralement tranché en deux, par un coup portée d'une seule main, ce qui semblaient participer à l'hésitation collective.

C'est cet instant que choisit celui, où celle qui semblait mener l'assaut, pour s'avancer. Dégainant une lame don la facture n'était pas humaine, l'étrange être s'avança... Seul. Ses pas semblaient le porter dans une finesse étrange et l'aura qui l'entourait suintait les ténèbres dans l'espace environnant.

L'attaque fut aussi soudaine et agile que puissante. Sa lame visait clairement l'abdomen du Comte et ce dernier leva alors son épée pour la contrer. Les deux aciers se rencontrèrent alors dans une volée d'étincelles, tandis que les deux ennemis se retrouvaient les yeux dans les yeux pour la première fois. La noirceur de l'âme de cette étrange créature atteignait toute sa splendeur dans le reflet de ces yeux aux ténèbres infinis.

Le second coup vint du Comte, qui envoya, d'un revers, son ennemi, valser à plusieurs mètres de là, contre le mur. Ce dernier, bien loin de s'y écraser, y trouva appuis de ses pieds, avant de s'élancer à nouveau. Les deux lames se croisèrent une nouvelle fois, dans un fracas assourdissant. La lame du Comte se brisa alors, projetant des morceaux de métal autour de lui, tel un shrapnel tiré depuis un trébuchet.

Le combat était fini... Mais il ne le savait pas encore. Son ennemis avait été atteint de plein fouet par des morceaux de sa lame, de différente taille, tandis qui lui, se retrouvé arrangé d'une longue estafilade sur le torse. Titubant légèrement, son adversaire releva alors la tête, tandis que des taches de sang commençaient à perler sous sa tunique.

Un sourire... Son visage affichait un sourire satisfait. La surprise laissa alors place à la compréhension, tandis que le poison de la lame noire de son ennemis commençait à paralyser les muscles du Comte. Les vestiges de son épée quittèrent alors sa main, tandis que lui, tombait à genoux, sous le poids de son propre corps qu'il ne maitrisait plus. S'avançant alors, bien que fébrilement, son assaillant tira une dague de l'un de ses nombreux fourreau.

Bien, nous allons enfin pouvoir discuter... un peu.
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Decado
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MessageSujet: Re: Les esquisses écarlates d'une conspiration. [Nimmio]   Jeu 19 Juin 2014 - 23:04

    Spoiler:
     

    « À combien estimes-tu la chute de Coriandre ? », s’éleva la voix rauque de Decado, au cœur du tintement des lames. « Le tocsin a été sonné avant l’assaut… », un sourire engageant étira la pâleur de ses lèvres, dépeignant sombrement sur l’albâtre de son faciès harmonieux ; comme un reflet cynique au fiasco à venir. « …et je pense que ton maître va avoir une surprise édifiante là-haut. »

    Un rictus malveillant déforma le visage de Senta qui ne répondit pas et attaqua de nouveau. Ses tulwars tournoyaient, formant comme une toile scintillante, mais les lames de l’assassin paraient sans cesse. On avait l’impression de voir deux danseurs se déplacer avec une grâce surnaturelle au son discordant des fers qui s’entrechoquaient ; le crissement de l’acier devint une symphonie, myriade de petites notes accompagnant l’évolution synchrone des duellistes. Decado se déplaçait avec élégance, ses mouvements étaient presque félins tandis que le zurthan, lui, évoquait une flamme bondissante, se tordant dans un feu. Il semblait plus fort et plus rapide, et pourtant, il perdait. Il ralentissait de façon presque imperceptible. Decado vit la faiblesse qui gagnait son adversaire et se lança dans une attaque sauvage. Vress’Ive et Jiv’undus fondirent sur la gorge de Senta, qui ne put que les repousser, sans avoir la possibilité de contre-attaquer. Trois coups paré en partie seulement pénétrèrent sa défense. Le premier lui lacéra largement la poitrine, le deuxième lui perça le flanc et le troisième plongea dans son épaule. Il s’échappa en se jetant sur le côté, roula sur le flanc, et se releva tant bien que mal.
    Mais Decado ne le suivit pas. Il avait ramené ses lames le long du corps et l’observait calmement, dans l’attente ; les jambes parallèles, sa silhouette fine campée en avant. Ses iris vermillon restaient figés sur lui dans une expression contemplatrice, l’étudiant, le transperçant, l’enveloppant. Il y avait dans ce regard une force et un magnétisme…comme si un prédateur était tapi derrière un rideau de flamme.
    Il sentit une chaleur désagréable remonter dans ses reins et lui alourdir l’estomac, tandis qu’un souvenir vieux de quinze ans émergeait des limbes de sa conscience.

    Il se rappelait le soleil sur le sable chaud de la grande arène…les hurlements de la foule dans les gradins…lui, se trouvait dans l’une des tribunes privées du Baed à côté de Saulofein, l’un des maîtres lanistes de Sol’Dorn. À l’époque, sa réputation avait atteint son apogée, il appréciait la crainte et le respect dans le regard de ses paires, mieux que cela, il l’exigeait. Il avait passé plus d’une décennie à sculpter son corps, à exercer ses sens et à maîtriser ses émotions. Puis, dans un enchaînement prosaïque, il avait gagné la gloire à l’épilogue d’une pantomime de sang et de violence. Il n’avait plus peur, il avait confiance, il était serein…
    …ou presque.
    En bas, sur la lice, il y avait un adolescent à l’apparence étrange. Il était torse nu ; sa peau couleur de nacre avait rougi au soleil et de multiples coupures lui lacéraient les bras. Mince et musclé, il lui évoquait l’une de ces statuts de marbres qui vivotaient sous la coupelle du panthéon dédié à Uriz, dans le quartier des temples. Deux gladiateurs étaient étendus mort à ses pieds, mais lui n’y faisait pas attention.
    Le combat était terminé.
    Il avait levé les yeux vers la tribune et regardait dans sa direction. Ses prunelles luisantes étaient une fournaise dans laquelle couvaient les braises de la volition, du défit et…était-ce…de l’orgueil ?
    Alors que l’appréhension d’une menace future et potentiellement inéluctable, lui traversait l’esprit, un frisson glacé rampa, comme un serpent de verre, le long de sa colonne vertébrale jusqu’à sa nuque.

    Aujourd’hui, la même galéjade se transposait sur ses souvenirs, à une différence près : ce n’était plus lui qui dominait.


    « Aurais-tu peur de te brûler les mains ? », le tança Decado.

    Senta repris son équilibre, ses yeux sombres concentrés sur les iris sanguines de son opposant. Désormais, il avait la terrible certitude qu’il ne pourrait pas à la fois vaincre l’albinos et s’en sortir vivant. Il sentit la peur lui suggérer sa propre défaite et fit ce qu’il avait toujours fait jusqu’à maintenant. Il se servit de la colère pour l’obturer.
    Il courut en avant, sabre au clair, mais Decado plongea soudain au sol, exécuta une culbute, et se releva sous la garde du zurthan qui se crispa lorsque
    Jiv’undus le transperça de part en part.
    Il y eut un silence et les traits de Senta devinrent exsangues.


    « C’est…douloureux… »

    « C’est censé l’être… », répondit le tueur, son visage effleurant presque le sien. Impitoyable, il retourna l’épée dans sa gaine de chair et laissa derrière lui l’oriental agonisant.
    Les râles du mourrant raisonnèrent longtemps dans les couloirs lorsqu’il emprunta l’escalier qui menait aux étages supérieurs…


    --------------------

    Ressentant la souffrance de chaque blessure, Coriandre effleura du doigt les éclats d’épée enfoncés dans ses chaires. Les combats avaient été éprouvants et les choses ne s’étaient, en fin de compte, pas passées comme prévu.
    En réalité, tout était allé à vau-l’eau lorsque le tocsin avait retenti ; le hall avait subitement fourmillé de soldats, des ordres avaient été hurlés un peu partout, et la scène s’était changée en pandémonium. Plus de la moitié de ses hommes avaient perdu la vie durant l’assaut principal. Laissant Senta derrière lui, il avait investi les étages supérieurs où un manchot en chemise de nuit les attendait à la tête d’une cohorte. L’homme avait fait un carnage dans ses rangs, et Coriandre n’avait pas mis longtemps à réaliser que le fou en question n’était autre que le Comte lui-même.
    Ça non plus ce n’était pas prévu…
    …ce n’était pas prévu
    du tout.
    Mais la lame imbibée de poison si…une précaution de plus dans une réalité où les évènements pouvaient parfois prendre une tournure versatile.
    Coriandre ne laissait jamais rien au hasard.

    Il tira sa dague et se redressa en titubant lorsque son adversaire tomba à genoux. Graduellement, le tintement des lames s’évapora lorsque les gardes velteriens réalisèrent ce qui venait de se produire. Certains lâchèrent leurs armes, d’autres tinrent bon et furent massacrés, tandis que d’autres encore demeurèrent immobiles, tenant en respect leurs opposants, ne sachant que faire alors que leur fer de lance s’affaissait lentement, inexorablement, sur le marbre immaculé.


    « Bien, nous allons enfin pouvoir discuter... un peu. », anhéla Coriandre en saisissant le Comte par les cheveux, le forçant à redresser la tête pour le regarder. Il eut une quinte de toux et du sang bulla aux commissures de ses lèvres, il faillit se laisser choir à son tour mais trouva assez de volonté pour conserver sa dignité.
    Manifestement, la lame brisée avait fait plus de dégâts qu’il ne l’escomptait, mais qu’importait de toute manière…il avait garni ses rangs d’une magicienne. Il l’avait envoyé avec Varion pour épauler l’albinos.
    S’il savait seulement…


    « Vous vous doutiez bien qu’une telle débauche d’audace – aussi louable soit t’elle - ne se solderait pas sans conséquences. Pas après les évènements survenus à Diantra, suite à votre petit baroud d’honneur. (Cf sujet « Haro sur le félon ! ») Comme vous en conviendrez, le protocole m’interdit d’éventer quoique ce soit sur la nature de mes employeurs, cependant, je suis sûre que vous avez déjà votre idée propre sur la question. », susurra t’il, sa dague effleurant doucement la jugulaire de sa victime.

    Il allait porter le coup de grâce lorsqu’une silhouette émergea des ténèbres, dans un couloir circulaire. Elle se déplaçait calmement, sans se presser, et avec assurance. Il songea d’abord à Senta, mais quelque chose dans son maintien lui mis la puce à l’oreille.
    Le minois, couleur de porcelaine, était celui de Decado…tout comme le regard d’un rouge dérangeant qui chatoyait derrière des mèches argentées.
    Un regard qu’il détestait.


    « Tu étais censé attendre à la fontaine du palais. », déclara t’il sèchement.

    « Tout juste. », répliqua l’assassin.

    « Le tocsin ne devait pas sonner. »

    « Effectivement. »

    Decado se rapprochait toujours.
    Quelque chose clochait.


    « Où est Senta ? »

    « Mort. »

    Lentement, Coriandre s’écarta du Comte blessé, tentant d’établir un maximum de distance entre lui et l’assassin.

    « Et le capitaine de la garde ? »

    « Devine. », il s’était exprimé avec légèreté, presque comme s’il passait commande au comptoir d’une taverne. Son faciès, en revanche, demeurait figé en un masque de givre.
    Coriandre voulu crier lorsqu’il se mit en mouvement, mais la lame de
    Vress’Ive s’était déjà fichée dans sa gorge. Comblant les quelques mètres qui le séparaient du spadassin, l’adonis attrapa d’une main le manche de sa dague, ramena de l’autre le Comte blessé jusqu’à lui, et d’un mouvement sec, trancha proprement la tête de son ancien camarade.

    Profitant de cet étrange retournement de situation, un soldat velterien écrasa son épée dans le visage d’un mercenaire, et le calme provisoire fondit comme neige au soleil.
    Tandis que les combats recommençaient, Decado passa doucement le bras valide de Nimmio sur ses épaules et s’éloigna dans le couloir.


    « Vous n’avez pas à mourir en cette nuit, Comte…ni en ces lieux. » , lui murmura t’il.

    Il n’avait pas fait trois pas que la carrure massive d’un prêtre en robe de bure lui obstrua le passage. L’homme avait les traits rudes et le fixait d’une manière étrange, presque insistante. Un médaillon frappé du symbole de Mogar rutilait autour de son cou.
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Nimmio de Velteroc
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MessageSujet: Re: Les esquisses écarlates d'une conspiration. [Nimmio]   Mer 25 Juin 2014 - 9:29




Darius se tenait droit comme un I au beau milieu du couloir où se déroulait une scène des plus surréalistes. Devant lui, des cadavres jonchaient le sol et son seigneur était transporté par un être étrange, dont le physique était étrangement proche de celui de Nimmio. Ce dernier souffrait visiblement de sales blessures et son regard vide indiquait une absence prochaine de conscience. Il émanant décidément quelque chose de bien étrange de ce être qui l'emmenait à l'abri,mais aucune intention meurtrière ne se décelait en lui, du moins pas vis-à-vis du Comte.

Retournant alors son attention en direction des silhouettes encapuchonnées qui assaillaient les gardes de Velteroc, il leva son marteau colossal et s'avança d'un pas déterminé vers la mêlée grouillante qui s'était réinstallée devant lui.

Un premier adversaire, occupé à chercher une feinte dans la garde de sons vis-à-vis, ne vit pas le coup arriver et une énorme « splach » retentit tandis que son crâne explosait sous l'impact titanesque de son arme de prédilection. Dans une gerbe de sang, le cadavre de l'assassin estreventin s'effondra sur le sol.

Relevant le symbole de Mogar, le prêtre effectua un pas de placement, avant d'envoyer cette-fois-ci un coup circulaire qui vint s'écraser contre la colonne vertébrale d'un pauvre bougre qui s'affaissa à son tour dans un cris de douleur précédé du craquement glauque de son échine brisée.

Il y eut alors un instant de flottement, tandis que les assassins restants, au nombre de cinq, s'extirpèrent de la mêlée pour tenter d'échapper à la fureur de ce nouveau venu dont la force semblait imparable et la présence renforçait la combativité des hommes du Comte. L'ordre de retraite fut alors donné et tous tournèrent les talons pour se diriger vers l'escalier... où une nouvelle cohorte de gardes venait d'apparaitre. Ils étaient désormais coincés entre le marteau et l'enclume.

La reddition où la mort, voici quelles étaient leurs options à présent. Sachant quel sort il était réservé aux assassins de leur espèce, ils se ruèrent alors avec la force du désespoir sur les nouveaux venus qui les attendaient de pied ferme. Une minute plus tard, le calme était revenu et leur sang imbibait les armes et vêtements de leurs adversaires.

Sa mission première terminée, Darius retourna auprès de son seigneur et de celui qui l'emmenait à l'abri afin de se quérir de sa santé et de lui prodiguer les premiers secours.
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Decado
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MessageSujet: Re: Les esquisses écarlates d'une conspiration. [Nimmio]   Ven 27 Juin 2014 - 14:36

Darkness Falls In Florence by Jesper Kyd on Grooveshark

    « Gaer zhah nau usieva… (Il est capricieux…) », concéda Brack’thal, les yeux rivés sur le miroir de scrutation. « … xor ma’yoe zhah ol ich’l Coriandre inbalus eluith'orth wun zin'olhyrran d'Decado. (…ou peut-être est-ce Coriandre qui avait trop foi en la fiabilité de Decado.) », ses doigts, couleurs ébènes, guinchaient à un rythme régulier sur les rebords palpitants de l’artefact, symptômes d’une contrariété naissante.

    « P'wal dos verves whol byr klezn ? (Parce que tu aspirais à autre chose ?) », lui répondit l’ombre, savourant les ébauches du spectacle qui ondoyaient successivement sur la glace translucide. Il leva les yeux sur son comparse dont la mine rogue suintait le mépris et l’indignation. « Siyo, dos ssinssrinil folbol dkinoss. (Oui, tu aspirais à autre chose.) », sans se presser, il esquissa un geste au-dessus du miroir. Aussitôt, la scène détailla chaques mouvements de Decado ; son efficacité, ses objectifs, son audace. Istovir gloussa en avisant l’expression de Coriandre ; une subtile touche d’effrois mêlé de consternation, lorsque la dague de l’épéiste pénétra dans sa carotide. À dire vrai, la mort du mercenaire le laissait totalement indifférent – c’était conforme à l’étique après tout – nulle miséricorde face à l’incompétence. « Decado zhah feir dal inbalin hojjau, pholor uk, quanthiss ukt ryl ileh'ra. Coriandre ol zhah p'wal Usstan zhaunau nindel Usstan loi'del, glyssh'un, zhah kush’ulu. (Decado est loin d'avoir échoué, bien au contraire, il a rempli son rôle à merveille dans les objectifs qu’il s’était fixés. Coriandre n’avait simplement pas la trempe pour manipuler, et anticiper, un pion de son ampleur.) », il écarta les bras, amusé par l’évidence. «…dos uriu yewlus ukta biu obsul. (…il lui a même fourni une ouverture en fait.) »

    « Dos zhal'la naut ser ukta dro. (Tu ne devrais pas le garder en vie.) », déclara l’autre en soupirant. Il n’y avait plus la moindre once de colère dans son regard.

    « Gi, lu'usstan usieva… (Ah, et je suppose que…) »

    « Tai'luen uns'aa dosst sillinass, dos zhaun ilro'e vel'klar F'sarn doerin dal (Épargne-moi tes facéties, tu sais parfaitement où je veux en venir.) », le coupa Brack’thal plus sèchement qu’il ne l’aurait souhaité. « Decado sa' lrivn Coriandre athiyk d'brane'sa, uk xunus ol ulu dorma'gyn ukt dalninuk. (Decado n'a pas désobéi à Coriandre par esprit de contrariété, il l'a fait pour sauver son frère.) », il insista sur les dernier mots, comme pour souligner la tournure personnelle des évènements vis-à-vis de l’assassin, y voyant, à tort, une faiblesse.

    Istovir croisa les bras, masquant sa perplexité sous les esquisses d’une désinvolture négligente.
    Au fil des décennies passées à arpenter les venelles de Sol’Dorn il avait fini par estimer les manœuvres du tueur. Sa force de conviction, sa cruauté, sa chance époustouflante, et son sens des subtilités lui ont permis d’escalader les reliefs scabreux d’une société qui bannissait in-extenso les principes d’équité entre chaques races, le hissant jusque dans des hautes sphères que peu d’humains pouvaient se targuer avoir jamais atteints dans cette partie de l’Ithri’Vaan. Si au dépars Istovir en avait éprouvé un amusement cynique, il n’avait pas pariés avec les autres pointures de son acabit sur la tournures prochaine des événements, et la chute probable de Decado. Son esprit de contradiction l’avait poussé à jouer aux côtés de l’épéiste, curieux de voir jusqu’où cette excentricité allait les mener dans le grand dédale des intrigues estréventines.
    Oui…Istovir aimait forcer le destin.
    Au final, leurs caprices les avaient conduits à fragmenter une guilde jusqu’à son implosion, et à affubler Sol’Dorn d’une guerre de plus dans un océan d’algarades.
    *Leurs caprices ? *, songea t’il avec ce qui ressemblait à du…regret ? *Ou ses propres caprices à lui ?*
    Là où Istovir se réjouissait de ces péripéties, y puisant ce genre de plaisir pervers typiquement Drow, l’assassin n’avait jamais rien fait d’autres que se débattre pour sa propre survie…
    Decado laissait libre cours à sa furie parce qu’il se savait vivre dans un monde qui ne méritait pas la moindre once de sa pitié, regardant Sol’Dorn avec un dégoûts amer, une impuissance pure, et une colère qui avait fait vibrer une corde sensible chez l’elfe noir.
    Parce que Decado était humain…
    …une partie de lui était régie par des priorités que la plupart des Sombres exécraient pour leurs prétendus faiblesses, et pourtant, comme Istovir avait pu le constater à maintes reprises, c’était également cette conception parfois romantique – mais non moins matérialiste - de la réalité qui faisait la force brut de l’assassin, le rendant parfaitement imprévisible…


    « Jhal dos phuul zifreinn ditronw. (Mais tu as parfaitement raison.) », déclara Istovir, en réponse au pragmatisme de Brack’thal. « Decado xunus ol ulu dorma'gyn ukt dalninuk. (Decado l’a fait pour sauver son frère.) », il sourit, conscient que son comparse ne parviendrait jamais à faire abstraction de sa logique, trop stigmatisée, pour espérer comprendre les objectifs de Decado.

    « T'yin dos phuul aluin ulu mora… (Alors tu vas intervenir...) », conclu sombrement son acolyte.

    Istovir lui lança un regard éloquent.

    « Wun l'isintol d'nindol her'tan ? D'heen, jhal ril klezn wun ukt draeval. (Dans l'intérêt de cette guilde ? Bien entendu, mais chaque chose en son temps.) »

    --------------------

    Decado réagit instinctivement à l’approche de Darius. Laissant ses réflexes de guerrier reprendre le dessus, il affermit sa prise autour de la taille de Nimmio et pivota sur lui-même, esquivant le géant par son flanc gauche dans un mouvement circulaire qu'un danseur Sylvain aurait pu lui envier, il avait bougé si vite que leurs deux silhouettes entremêlées virevoltèrent dans un mouvement flou. En avisant les armoiries velteriennes : de gueule à phénix de sable, sur la tunique cléricale, il eut la jugeote de ne pas tirer Vress’lve, et après un ultime regard en coin, disparu dans les couloirs enténébrés.
    Les râles d’agonie, le tintement des lames et le fracas des boucliers s’évaporèrent graduellement, succédant à la terreur par un calme crépusculaire, laissant Decado seul avec un Comte de Velteroc à demi-mort, et les prémisses d’une indolente certitude qui, lentement, sombrement, prenait forme dans les venelles discursives de son esprit cartésien.
    Il avait compris au moment où leurs regards s’étaient croisés.
    Et peut être pour la première fois – et très certainement la dernière – l’assassin s’était senti bouleversé…
    Sa vie durant, il avait évolué dans l’obscurité inhérente de Sol’Dorn avec la certitude implacable de sa solitude.
    *Mon sang ne coule plus dans les veines d'aucun être vivant.*, était devenu une litanie qui raisonnait parfois dans les brumes de sa conscience la nuit, et qui tentait de s’insinuer entre les failles de la muraille de flammes qu’il avait érigé autour de lui.
    Seuls sa discipline, son orgueil, sa fureur, et son mépris envers toute forme de compassion, lui avaient fourni les armes nécessaires pour tenir ces collapsus à distance.


    *Tu nais seul, tu vis seul, tu mourras seul.*, avait t’il fini par se persuader.

    Il avait forgé ses propres réponses…
    À vingt ans, ces ïambes avaient tracé sa force de conviction, cette même conviction qui l’avait poussé à sublimer dans l’égoïsme, la méchanceté et une volonté impavide à exceller dans son domaine. Il avait voulu graver son nom dans l’histoire d’Ithri’Vaan.
    Ses iris sanguines effleurèrent les lignes du Comte, le détaillant dans une expression contemplatrice. Son visage était plus large que le sien, taillé en lame de couteaux, et il y avait quelque chose dans son expression, qui suggérait une certaine douceur d’âme et un caractère honnête. Un détail détonnant comparé à la dureté froide et prédatrice qui dépeignait sur les lignes, onctueuses, de son aîné où se précisaient les ébauches de certaines rides que Nimmio ne possédait pas encore. Il avait les cheveux raides là ou Decado les avait en mouvement, il était un peu plus grand que lui, mais moins trapu. Pourtant il y avait des similitudes entre les deux. La même courbe de mâchoire, le même nez…
    Ses paupières se rétrécirent jusqu’à former deux fentes rougeoyantes.
    Il lui suffisait d’un seul geste, un coup de dague bien placé, et toutes ses ambitions de jeunesse redeviendraient irrécusables.
    Il soupira. Un sourire désabusé coula sur ses lèvres ivoirines tandis qu’il prenait conscience du caractère stérile d’un tel raisonnement.

    L’absurdité de ses vingt ans n’était plus qu’un souvenirs vaseux…

    Il détacha sa main de la garde de Vress’lve pour examiner la poitrine de Nimmio, dont l’état ne semblait plus à la semi conscience. En réalité il doutait que le Comte puisse encore l’entendre ou l’identifier.
    Le jeune homme tressaillit lorsque les doigts de l’assassin effleurèrent les bords de la blessure. La chair avait déjà pris une teinte cramoisie là où la lame de Coriandre l’avait transpercée. Imperméable – ou tout du moins en apparence – à la souffrance de son cadet, Decado le maintint de force contre la paroi du couloir, appliqua ses lèvres sur la plaie et commença à aspirer le venin, s’arrêtant plusieurs fois pour expectorer avant de renouveler le processus. Il cessa après la troisième tentative, craignant de s’empoisonner à son tour, allongea Nimmio sur les dalles froides du palais et roula sa cape en boule pour la placer derrière la nuque du Comte.
    C’était tout ce qu’il pouvait faire dans l’immédiat.
    De toute façon, il se dit qu’il ne tarderait pas a essuyer un autre revers lorsqu’il entendit des pas se répercuter dans la galerie derrières lui.
    Il n’avait pas encore eu à justifier ses actes.

    Lentement, il se leva, bras écartés, et se tourna vers l’espace contigu, déjà hérissé de hallebarde. Un rictus déforma son beau visage en prenant conscience du spectacle qu'il devait transposer en cet instant-même ; des atours sombres, de pied en cape, une apparence spectrale…presque surnaturelle, et des striures de sang dégoulinant sur son menton d’albâtre.


    « " Écartez-vous du Comte et n’essayez pas de regimber. ", je présume. », murmura l’assassin dans un parfait simili de sommation. Bien que très calme, le ton avait été naturellement froid. « Triste Sire a besoin d'un apothicaire. »
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MessageSujet: Re: Les esquisses écarlates d'une conspiration. [Nimmio]   Lun 30 Juin 2014 - 11:44


Les pas lourd du colosse mogarite résonnaient violemment sur le dallage tandis que sa silhouette massive se traçait un chemin parmi les gardes à coups d'épaules. Son seigneur était au plus mal, il le savait, il le sentait. Et si il n'avait aucune crainte quand à la volonté de celui qui l'avait emmené pour le mettre à l'abri, il avait ressenti la pestilence d'un poison mortel qui émanait de la blessure du Comte. Il fallait donc faire vite si il voulait lui laisser une chance d'en réchapper. Écartant le dernier rideau de Gardes velteriens d'un raffut rugueux, il se jetas à genoux, devant le corps à demi conscient de son maitre.

Laissez le semi-elf, il a sauvé sa Grandeur des mains de ses bourreaux. Apportez moi plutôt une bassine d'eau froide et de quoi fabriquer des onguents.

Il vérifiait à présent le rythme du cœur de Nimmio et, comme il s'y attendait, ce dernier ralentissait dangereusement. De plus, la plaie sur son abdomen suppurait d'un étrange liquide dont il ne connaissait pas la provenance. Certainement un violent poison où un puissent venin arrivé ici depuis des terres fort lointaines.

Vous le semi-elf, savez-vous de quel poison il s'agit ? Comment peut-on le combattre ? Existe-t-il un antidote ?

Puis, réfléchissant une seconde, il retourna son attention sur les gardes qui s'affairaient à répondre à ses demandes.

Emmenez moi le cadavre de l'assassin qui lui a infligé cette blessure. Sans doute aura-t-il sur lui un quelconque antidote pour se prémunir d'une blessure qu'il s'auto infligerait par mégarde.

Son cerveau était en ébullition, jaugeant toutes les possibilités et les probabilités qui s'offraient à lui. Il devait agir au plus vite et sa magie était à présent plus que nécessaire pour endiguer ce mal qui portait atteinte à l'intégrité du Comte. Joignant les deux mains, il les posa sur la plais et commença à psalmodier dans un vieux dialecte proche de celui des nains. Sans doute en appelait-il à son dieu pour qu'une fois de plus, il relève son avatar lorsque la situation l'exigera.

Tandis qu'une étrange lueur écarlate commença à apparaitre sous ses doigts, le seigneur de Velteroc commença à être agité de spasmes et de convulsions. La douleur qu'il ressentait semblait inexplicable tant ses yeux roulaient dans leurs orbites alors que les cris qui sortaient de sa gorge n'avaient plus rien d'humains.

Le prêtre semblait luter contre quelque chose de puissant. Il devait exercer toute sa puissance pour contenir ce qu'il affrontait. La sueur coulait à présent abondamment sur ses tempes, tandis qu'il parvenait, non sans mal à approcher ses mains de la blessure de son maitre.

Quand enfin, sa peu entra en contact avec le plaie, le liquide étrange commença à s'en rapprocher, comme si il était attiré. Relevant légèrement les doigts, Darius commença à entrainer la substance mortelle dans les airs, à quelque centimètres du torse du Comte où elle commença à former une sphère dans laquelle venait la rejoindre le liquide qui quittait à présent le corps de sa victime, aspiré par ce procédé magique.

Nimmio, quand à lui se tordait toujours autant de douleur et, sans doute aurait-il mieux valu pour lui qu'il ne se soit évanoui depuis longtemps. La ponction, quand à elle continua une bonne vingtaine de minutes, extirpant toujours plus de liquide et de douleur au corps du velterien, avant de finalement le laisser s'affaisser sur les dalles dans un dernier râle de douleur.

Darius se redressa alors lentement, cherchant une force qu'il n'avait plus pour se relever. Les gardes avaient fouillés l'assassin, sans trouver la moindre trace d'antidote. Il était à présent certain que le choix qu'il avait fait, aussi douloureux soit-il, était le seul possible.

Messire sang-mêlé, il semblerait à votre allure et à vos traits que nous ayons beaucoup de choses à nous dire...
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Les esquisses écarlates d'une conspiration. [Nimmio]
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