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 Où l'on passe les rênes du pouvoir

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Asdrubal de Soltariel
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MessageSujet: Où l'on passe les rênes du pouvoir   Jeu 28 Nov 2013 - 22:07

Arcani ne s'était pas encore remis de la guerre entre Soltariel et Ydril, la ville ayant vus s'affronter les deux armées et les murs avaient été secoués par la violence des combats. De vastes incendies, que certains témoins attribuaient à quelque mage ou créature surnaturelle mais que les cabales de Soltariel prétendaient naturels puisqu'il était tout à fait impossible qu'une personne seule puisse en être à l'origine, avaient ravagés la ville et les reconstructions étaient toujours en cours plusiuers années après. La ville était donc devenus en quelque sorte le symbole du prix de la guerre, et un endroit symbolique où mener les négociations entre Soltariel et un deuxième vassal trop présomptueux. Mais en la circonstance, le rapport de force était bien autre, Thero de Briten en était bien conscient et se désolait par avance de ce qui l'attendait. Il n'avait décidément que peu d'avantages dans la balance et même au cours de sa longue carrière de diplomate il n'avait que rarement joué aussi serré. C'était, en vérité, en pure perte. Il n'avait guère d'espoir d'obtenir quoique ce soit. Mais il n'eut pas le temps de se morfondre plus, puisqu'on lui annonça l'arrivée de Maciste et de ses troupes.
Les soltariis n'étaient guère plus qu'une escorte. Quelques chevaliers et hommes d'armes montés. Ils semblaient méfiants et un brin résignés. Ceux qui étaient cultivés n'ignoraient rien de ce qui allait se passer. Mais la fierté soltaar les enjoignait à se montrer aussi rayonnants qu'à leur habitude, si ce n'était plus encore. Pour qui y était habitués, ils faisaient montre d'une rigueur rare. Ils avaient montés quelques tentes à proximité de la ville et y attendaient la délégation de sybronde. Lorsque celle-ci arriva, elle fut accueillis avec autant de pompe que les hommes purent en donner. Thero de Briten attendait devant la tente principale, clairement une tente de général ou de quelques autres meneur d'hommes. Il salua de la manière la plus protocolaire qui soit lorsque Maciste et le reste de la délégation mit pied à terre.

-Au nom de la Cour de Justice de Soltariel, je vous remercie d'avoir accepté cette invitation à négocier une paix qui profitera à nos deux territoires et à leur unité.
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Maciste de Soltariel
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MessageSujet: Re: Où l'on passe les rênes du pouvoir   Mer 4 Déc 2013 - 14:51

Arcani ne s'était pas encore remise de la guerre entre Soltariel et Ydril, et c'est avec grande crainte que les habitants de la ville virent de nouveau une armée étrangère se rangée sous leurs murs. Lesquels, n'offraient plus la sécurité d'antan depuis qu'ils avaient été partiellement détruits. Le fait que cette armée soit en partie composée d'Ydriains, arborant ostensiblement la bannière au dragon des Systolies, ne faisait évidemment rien pour arranger les choses...
L'ost d'Ydril et de Sybrondil vint jusque sur les hauteurs entourant la ville et les fourrageurs envoyés par le prince continuèrent leurs chemins autour et par-delà celle-ci. Car bien que l'on soit venu négocier la paix, on n'était pas à l'abri d'une surprise. Fiers et arrogant, le port bien droit, le prince et baron s’élança à la tête de ses nobles et de ses vassaux, tandis que derrière, la masse des coutiliers et des sergents se déployaient en une longue et fine ligne de bataille, endentés de piques et de vouges, bariolée de bannières déployées. Et que de chaque côté de la muraille humaine, la chevalerie d'Ydril et de Sybrondil, lances hautes, venait prendre position.

Entouré de ses seigneurs, de ses sénéchaux et du Gardien du Sceau du Dragon, délaissant ses troupes restées en arrière, le prince s'avança jusque vers la délégation des Soltaaris et les tentes dressées par celle-ci. Engoncé dans son harnois d'acier, bardé de plates et monté sur un superbe destrier, Maciste dévisageait à présent les émissaires de son seigneur et suzerain et les salua d'un signe de tête.

« Seigneurs, je suis venu ici parler au nom de Sybrondil et de mon neveu, Alastein de Systolie, comte d'Ydril. Les sires de Valconna, de la Colée ainsi que les Anoszia me compagneront également. Car ils seront mes témoins. Puissions-nous trouver une solution qui nous satisfasse chacun, ainsi que l'ensemble de nos sujets. »

Et sur ses paroles, qui définissait précisément le rôle et la place imparti à chacun, le prince mit pied à terre pendant qu'un écuyer accourait pour prendre la bride de sa monture.

« Vous parlez au nom de la Cour de Justice de Soltariel... et non au nom de notre dame la duchesse, ce me semble. Qu'est-ce à dire, gentils sire ? »

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Asdrubal de Soltariel
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MessageSujet: Re: Où l'on passe les rênes du pouvoir   Mer 4 Déc 2013 - 19:29

Une ombre passa sur le visage du sieur de Briten, mais il répondit d'un ton détaché qui trahissait son entraînement à la diplomatie.

« Discutons-en plutôt à l'intérieur. »

Il invita les seigneurs à entrer. La tente était d'une seule pièce, au centre de laquelle on avait dressé une table des négociations, ronde comme le voulait la coutume afin que chacun soit traité équitablement. Chacun prit place, des serviteurs apportèrent rafraîchissements et légères collations aux nobles présents tandis que Thero de Briten rassemblait ses paroles. Lorsque chacun fut attentif, il s'adressa, en particulier au jeune baron de Sybrondil.

« Vous l'avez si justement constaté, je n'ai pas parlé au nom de la Duchesse Margot de Soltariel. Parce que cela serait faux.
Voilà seulement quelques jours, plusieurs des vassaux du duché ont réussit à mettre un jour un infâme complot de la famille ducale dirigé contre vous, de fait en voulant kidnapper votre jeune épouse pour faire pression. Devant pareil violation de l'honneur et de la relation de féodalité, la colère monta rapidement et l'on voulut mettre aux fers les responsables. Devant l'absence de réactions, on arma les milices et on prit d'assaut le palais ducal. Hélas, si vous connaissez la réputation de notre garde ducale, vous pouvez deviner la suite : ces eunuques ont réussit à retenir nos troupes et à escorter les coupables en dehors de la ville, où ils ont filés à leur domaine avant d'emporter autant qu'ils purent dans un exil, les prévôts sur leurs talons. Ils ont ainsi réussir à se soustraire à notre Justice et notre duché se trouve temporairement sans dirigeants. »


C'était une version simplifiée et considérablement encensée. En vérité, les opposants qui découvrirent le complot ne laissèrent à personne le temps de réagir avant de monter au créneau et de prendre les possessions de la famille ducale d'assaut. Ils furent aussitôt rejoins par ceux que l'opposition à la Couronne avait contrariés et ceux qui avaient l'allégeance facile. Et en réalité de combats contre la garde ducale, c'était plus les escarmouches interne, puisque chacun voulait s'assurer l'avantage pour le futur, qui avaient décimés les rangs des fameux justiciers et permis la fuite de la famille ducale.Il se murmurait que même parmi les nobles assaillants certains avaient tout intérêt à voir leur suzerain fuir plutôt que de devoir l'entendre en procès. Les affrontements entre milice rival furent bien plus sanglants que tout ce que purent infliger les eunuques de la garde ducale, qui en tant que traîtres et déjà castrés furent livré aux crustacés voraces que l'on entretenait sous le palais. Plusieurs jours après, seule la moitié des carcasses avait été digérée. On avait réservé un traitement particulier à l'âme damné des ducs et duchesses, le dénommé Vettias. Empalé avec soin pour le garder vivant et suspendus dans une cage aux portes de la forteresse que l'on avait réinvestis après que les milices eurent saccagés le palais, l'on ne manquait pas de lui lancer une pierre à l'occasion pour l'entendre geindre et supplier la mort. Peu de nobles ne comptaient pas un parent parmi les victimes indirecte de l'intendant.
Les Soltarii-Beronti en fuite vers quelque contrée, Asdrubal de Soltariel encore emprisonné, on avait donc fait appel à une ancienne tradition soltarii retrouvée dans un parchemin des bibliothèques judiciaires et organisé ce qu'il convenait d'appeler une Cour de Justice. Et depuis plusieurs jours, chaque noble du territoire débattait, essayant de s'imposer comme le nouveau duc ou pour ceux qui y avait encore un peu d'intérêts de faire valoir l'innocence d'Asdrubal. Au milieu de tout ça, on avait à peine trouvé le temps de mander Thero de Briten pour aller à la rencontre du baron de Sybrondil, que bien évidemment personne n'avait songé à prévenir quand bien même le complot original concernait l'enlèvement de sa femme.

« A l'heure où je vous parle, la Cour de Justice essaie encore de déterminer la culpabilité ou non du duc Asdrubal de Soltariel. Et, le cas échéant, de déterminer qui sera le prochain duc à monter sur le trône.
L'on m'a donc envoyé ici, à votre rencontre. Quelques que soient les griefs qui ont provoqué querelles, ils n'ont plus lieu d'être en cette nouvelle donne et chacun à Soltariel souhaite que nos relations retrouve la paix et la sérénité. »
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Maciste de Soltariel
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MessageSujet: Re: Où l'on passe les rênes du pouvoir   Dim 8 Déc 2013 - 16:36

Ainsi ces rats avaient projetés d'enlever son joyau d'Ys ; sa femme et son enfant à naitre ! Ils avaient poussés l’infamie jusqu'à tenté de le déstabiliser en utilisant les siens... De colère d'abord, le prince serra ses poings gantés de mailles et adressa un regard dur aux membres de la délégation soltaarie présents. Combien, parmi ces pourceaux, étaient véritablement ignorant des projets de leurs maîtres ? Probablement bien plus qu'ils ne voulaient bien l'avouer. Mais sentant le vent tourner et la chance les abandonner, ils avaient pris soins de pouvoir garder la face devant le parti vainqueur, celui de la Régence.

« Je veillerai personnellement à châtier comme il se doit ceux qui se seront rendus coupables d'une telle bassesse... »

Les mots claquèrent, durs et froids. Si se n'était ni le moment ni le lieu où laisser éclater sa colère, Maciste n'en avait pas fini pour autant. Et ainsi débutèrent les pourparlers de paix ; posant sur la table son hanap, le prince dardât ses prunelles sur le sieur de Briten.

« Quant à ce qui nous occupe, céans, messire : je n'irai pas par quatre chemins. Le temps presse. Et puisque vous parlez au nom de la noblesse et du patriciat du Soltaar, soit ! Je suis venu ici à la tête de plusieurs milliers de gens d'armes. À l'heure où je vous parle, ceux-là ne réclament que bataille, pillages et ville à mettre à sac... La belle affaire si dans les palais soltaaris, on se surinait entre amis et gens du même camps à présent ! C'était à vous dégouté de la politique et du savoir vivre, mais c'était là d'une banalité si confondante dans cette région du royaume que le prince n'en fut pas autrement choqué. Pour autant, je ne désire point en arriver à de telles issues... car je souhaite également que nos relations retrouvent la paix et la sérénité. Voici mes conditions : que chaque famille noble de Soltariel, parmi celles dotées de la dignité de patricien, m'envoie un de leur fils ou une de leur fille d'ici une ennéade, à compté de ce jour. Je rendrai, chaque année, plusieurs de ces enfants à leur famille et ceux-ci seront garants de la paix entre nos seigneuries durant les cinq à six prochaines années... Que Soltariel reconnaisse les droits de mon neveu et de ma nièce au trône d'Ydril, leur règne et enfin la prédominance de leur branche contre celle de leurs cousins. Auxquels votre dame s'est allié dernièrement... Je ne désire point m'emparer de la compagnie du Ponant, qui restera sous la tutelle de vos nobles ; mais celle-ci devra céder ses comptoirs de la Nanie à la compagnie des Trois Saisons... Ainsi que trois cents mercenaires, choisies parmi les troupes levées contre le roy par monseigneur le duc Asdrubal et les clefs de la forteresse de Baradello. Enfin : une somme de 50 000 écus. »

Un fin sourire éclaira le visage de l'Aphelois. Et les mots qui suivirent furent prononcés d'une voix doucereuse.

« Ce sont des conditions qui peuvent vous sembler lourdes. La plupart, pourtant, ne seront pas éternelles et ne seront plus, dans quelques années, qu'un souvenir. Elles sont néanmoins la base de notre négociation et, dois-je le précisé ? Vous n'êtes pas en position de force pour cela... Partout dans le royaume, les tentatives de résistance à la régence ont échouées piteusement. L'enfant roy s'apprête à placer son demi frère sur le trône de Scylla. Le val se tient quiet... tout comme Velteroc. A l'heure où nous parlons, je gage que la régente doit réunir ses troupes pour prendre le duché à revers, par le Nord. Son appétit, vous le savez, sera vorace... Ralliez-vous à mes conditions, messires. Elles seront toujours moins dures que celle de la Régente. Que lorsque ses gens arriveront, ils ne trouvent que paix et harmonie. Le Sud s'est soulevé trop tôt... »
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Asdrubal de Soltariel
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MessageSujet: Re: Où l'on passe les rênes du pouvoir   Mer 11 Déc 2013 - 20:35

Thero de Briten ne se sentit pas menacer. Telle était la position du diplomate, au courant de beaucoup mais impliqué dans rien. Il avait eu conscience que des choses se préparaient vis-à-vis de Sybrondil, on s'était enquis auprès de lui de questions assez indiscrètes. Mais on avait aussi pris soin de le tenir à l'écart des vrais enjeux et manipulations. Il passait trop de temps auprès des autres puissants pour être fiable. Il appréciait cela, et contemplait d'un œil amusé la politique de tous ces seigneurs comploteurs.
Il jaugea les conditions posées par le jeune sybrond. Il était exigeant, mais il avait les moyens et le savait. A vrai dire, Soltariel était si faible qu'il aurait pus exiger le double et l'obtenir. Pour les enfants, ça ne poserait pas de problème : on avait toujours un gosse dont on ne savait trop que faire, et qu'on envoyait habituellement chez les seigneurs voisins ou aux cabales de mages. Ils iraient en Sybrondil, cela ne troublerait pas plus que ça la vie habituelle de Soltariel. Pour les droits à régner du prétendant à Ydril, ce n'était qu'à peine une formalité. Les comptoirs allaient poser problème, la Compagnie du Ponant avait toujours tenus à sa demi-indépendance de la scène politique. Mais étant donné qu'elle était partie prenante du complot, elle n'allait sans doute pas trop se faire remarquer durant les prochaines années. Les mercenaires, on se passerait d'eux avec joie, si possible en oubliant de leur régler ce qui était dus. Les forteresse soltarii étaient si désertes qu'on ne verrait pas la différence. Somme toute, la rançon était ce qui passerait le plus mal. Quoiqu'il restait peut-être assez pour la régler dans le trésor ducal, que personne n'aurait de remords à piller.

« C'est en effet un bien lourd tribut, mais je gage que la Cour de Justice saura comprendre la générosité de votre offre comparée à celle que pourrait nous laisser la reine-régente. »

Pas en position de force c'était un bel euphémisme. Ils étaient au fond du trou. Et les dernières paroles du sybrond tirèrent un sourire amer à Thero. Le sud se serait levé au bon moment si un certain vassal avait accepté de tenir sa place, mais de cela bien sûr il ne toucherait mot.

« Il va donc falloir pour moi aller transmettre vos conditions à la Cour de Justice aussitôt que possible. Celle-ci prendra alors toutes les dispositions nécessaires pour y répondre dans les plus bref délais. A moins que vous ne souhaitiez leur transmettre un message en plus ? »
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Maciste de Soltariel
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MessageSujet: Re: Où l'on passe les rênes du pouvoir   Jeu 12 Déc 2013 - 11:43

Souhaitait-il transmettre un message de plus ? Oui, certainement... Maciste, léger comme à son habitude, se fit impertinent le temps d’un regard. C’est que la situation lui souriait. Sur le chemin de la puissance et de la gloire, rien n’altérait la détermination du gentilhomme.

« Je souhaite en effet transmettre un autre message. La famille ducale est à présent en fuite et le duc dans les geôles diantriaises. Soltariel ne peut plus prétendre à régner sur le duché... dès lors, qui régentera le sud ? Diantra ? La Régente ? »

Il dévoilait son jeu, le ladre ! Il ne manquait pas de toupet :

« Ydril est à peine reprise en mains et Ysari peine à retrouver un baron... Sybrondil est la nouvelle puissance de cette partie du royaume. Et la seule avec assez d'influences pour s'opposer aux visées des rapaces du Nord... Proposez donc à vos pairs, messire, de faire de moi le nouveau duc ! Un suderon pour le sud. J'accepterai cette charge avec honneur et préserverais les intérêts de tout un chacun... tout en sachant récompensé ceux qui m'auront été les plus fidèles. Avec moi sur le trône, Soltariel aura moins à souffrir des conséquences de cette guerre. J'ouvrirai un âge d'or pour ce duché. »

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Oscariio d'Anoszia
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MessageSujet: Re: Où l'on passe les rênes du pouvoir   Dim 15 Déc 2013 - 21:02


    Arichis posa pied à terre et son petit-neveu accouru attraper la bride de son destrier. Leurs armées étaient derrière eux face à quelques chevaliers du soltaar, le vicomte s’était attendu à de pus grandes pompes de la part de la duchesse, voir même sa présence malgré sa rondeur. A sa place, le sieur de Briten qu’il avait déjà rencontré par le passé à quelques réceptions mais l’intimité les liant n’évolua guère plus haut que la simple bienséance. Accompagné de sa fratrie, les ydrians rentrèrent à la suite du baron sous la tente et prirent place autour d’une table ronde, Arichis prenant le soin d’être à la droite de Maciste. Il refusa la coupe de vin et se servit de la carafe d’eau sans montrer son trouble lorsque Thero s’exprima.

« Des hommes qui se retournent contre leur suzeraine direct… » Et il but de son eau. Arichis avait peu d’estime pour ceux qui rompaient leurs serments mais cela restait relatif et dépendait du point de vue de chacun et des intérêts après tout. « Pour une honorable cause j’en suis sûr. »


    Les soltariis-berontiis venaient d’être rayé de l’échiquier, mangés par une horde de pions. Maciste exposa ses conditions de paix, lourdes mais juste et tel un vautour voletant autour d’un cadavre dont les hyènes se repaissaient, le vicomte avait à cœur également les intérêts d’Ydril et de son comte. S’éclaircissant la gorge sous les yeux des autres seigneurs, Arichis renchérit.

« Si je puis me le permettre, le tort causé au Comte Alastein doit également être réparé. Que les soltariis du Curzio regagnent leur pays avec leurs capitaines en laissant leurs troupes regagnaient les rangs de l’armée comtale d’Ydril et rompre tout serment envers les capitaines soltaars. »


    C’est peu demandé au nom du comte et neveu de Maciste. L’ambition du jeune baron n’était plus à démontrer et son étoile montante n’était pas prête à arrêter sa course.

« Maciste est un homme d’honneur avec la gloire d’un nom, les Maldi. Sachez Seigneur de Briten qu’Ydril marche à ses côtés, et nous ne voyons personne d’autre avec assez d’épaule pour porter ce titre. La bénédiction que porte sa femme assurera également la stabilité de ce sud. »
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Asdrubal de Soltariel
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MessageSujet: Re: Où l'on passe les rênes du pouvoir   Dim 15 Déc 2013 - 21:44

Thero de Briten accorda un regard en coin aux nobles qui réclama le départ des soltarii installé en Ydril, un noble de seconde zone qu'il avait déjà rencontré à une ou deux occasions, sans jamais avoir eu l'occasion de lui accorder beaucoup de temps ou d'estime. Il se demandait bien ce qu'il faisait là, mais c'est avec une certaine satisfaction qu'il lui répondit :

« Hélas, avec notre Duc en prison et puisque nous sommes encore occupés à discuter l'avenir du duché, il me semble difficile d'ordonner à des nobles presque indépendants d'obéir à nos commandements. Je crains donc que vous ne deviez régler vous-même vos affaires avec ces gens. »

Ils n'allaient pas non plus rendre la tâche trop facile à ceux qui se prétendaient défenseurs de la juste cause mais n'étaient finalement guère plus que des félons victorieux. Un peu comme ceux qui s'asseyaient en ce moment autour de la table du pouvoir à Soltariel. Ces notions d'honneur étaient finalement très subjectives. Il s'agissait surtout de savoir de quelle côté de la victoire on se place. Puis vint la demande du sybrond. En d'autre temps, il lui aurait ris au nez. Désormais, il en avait les moyens. Et puis quoi, de toutes façons ? On en avait déjà vus, des étrangers couronnés ducs de Soltariel. Le titre n'avait jamais changé, quelque soit l'origine de celui qui dirigeait la pointe sud de la Péninsule. Ce n'était pas aujourd'hui que l'on allait commencer de toutes façons. Et puis ce n'est pas comme s'ils avaient le choix. Lui, en tout cas, s'en fichaient. Finalement, peu lui importaient celui qui donnait les ordres tant qu'il avait ses privilèges et son rang. Mais ça n'allait pas être si facile.

« Mais, messire, nous avons toujours un Duc. En prison, certes, mais tant qu'il n'aura pas été reconnus coupable de trahison à son serment, il demeurera le maître légitime de Soltariel. Mais si jamais nous devions conclure à sa culpabilité, je ne manquerais de signaler cette proposition pleine de modestie qui est tout à votre honneur. » Il s'inclina sobrement, puis se tourna vers l'Asnozia qui s'adressait à lui : « Je prends note de vos paroles, mais puisque vous défendiez son droit à l'instant, j'aurais préféré entendre les paroles du jeune comte Alastein en personne, ou tout au moins de celui que l'on m'aura assuré être son régent officiel. Mais puisque tout ceci est réglé, messires, je me dois de vous quitter pour ne pas perdre plus de temps. Une réponse vous sera donnée aussi rapidement que possible, et je ne doute pas un instant qu'elle sera dans sa grande majorité positive. Mes respects. »

Theor de Briten s'inclina bas devant les deux seigneurs et quitta la tente. Une partie de la suite soltarii était déjà prête à partir et il monta sur le destrier qu'on lui avait préparé, adressa un dernier signe à la délégation sybronde et ils partirent vers la capitale du Ponant. Le reste de la délégation devait rester sur place pour maintenir les tentes en état si une nouvelle réunion s'avérait nécessaire et pour ne pas brusquer dans son départ la délégation sybronde.
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