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 Promenons nous dans la ville

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Eliwa
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MessageSujet: Promenons nous dans la ville   Promenons nous dans la ville I_icon_minitimeVen 24 Jan 2014 - 21:12

Un peu plus de deux jours qu'elles chevauchaient, et voilà qu'Alëandir apparaissait enfin à leurs yeux. Capitale des elfes. Cette ville lui inspirait un espèce de dégoût et d'elle ne savait quoi d'autre qui la gênait. Elle pouvait refaire le trajet jusqu'au petit temple de Calimenthar presque instantanément, et peut-être que c'était cela, et uniquement cela qui la perturbait. Elle l'espérait grandement. Parce que si ce n'était pas le cas, c'était autre chose, autre chose dont elle ne connaissait pas l'origine. Mais ce sentiment lui passa bien vite. Ou tout du moins, sa priorité, puisqu'elle se présenta bientôt aux portes de la ville. Elle avait fait ce trajet des dizaines de fois, elle était passé exactement à cet endroit plus qu'elle n'avait foulé le sol de la maison de son Père. Et pourtant, comme chaque fois, elle n'aimait pas passer cette entrée. Lorsqu'elles arrivèrent à une distance plus que raisonnable, elles descendirent de cheval et finirent le chemin à pied. C'est à pied qu'elles entrèrent dans l'enceinte de la capitale. Et qu'elles déambulèrent dans ses rues.

- Alors, tu voulais une auberge et un bain chaud ?
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Johann
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MessageSujet: Re: Promenons nous dans la ville   Promenons nous dans la ville I_icon_minitimeVen 24 Jan 2014 - 21:13


La confiance est une chose bien difficile à obtenir, encore plus en conserver, mais rien n'est pire que de l'avoir perdue et de devoir la regagner. L'elfe avec vu des choses, et avait exigé de savoir en poussant l'humaine dans ses retranchements. A quoi cela servait-il de pousser autant une personne au fond de son trou alors qu'elle essaye d'en sortir et de se refaire une nouvelle vie ? Chaque pas dans un sens l'était fait sur un chemin glissant sur lequel la dragonnière ne voulait plus s'engager, se réfugiant de plus en plus dans le lien et se laissant dominer par cette terreur inconsciente d'être trahie et dépecée vivante pour qu'on l'étudie ou simplement pour ce qu'elle est.

Briser ce cercle, trouver quelqu'un ou une communauté qui l'accepte, ou plutôt les acceptent, et pas seulement comme des chiens de guerres ou un quelconque autre statut spécial. La paix ? Qu'est-ce que c'était au final ? Juste une période de calme entre deux de guerres ! Voilà ce que c'était, que ce soit des guerres d'armées, des guerres intérieures, des guerres de croyances au final la paix n'était qu'une chimère. Devait-elle avoir été maudite par les dieux pour ne jamais la trouver, que ça ne l'étonnerait absolument pas.

Elle avait rangé ses affaires, après une nuit... Courte et même pas reposante et le voyage avait repris. Ce long voyage qui la conduisait vers certainement un autre échec, mais après tout ce qu'elle avait vécue, pourquoi rester optimiste ? Surtout maintenant qu'elle en était , le pire moment de son existence ou elle se sentait plus seule que jamais et ou elle repoussait les autres encore plus loin. Cette influence était systématique ! Une chute vertigineuse du moral avec un lien affaiblit, et une augmentation proportionnelle de la violence et de la combativité la faisant comme revenir à ses anciens instincts autodestructeurs.

Elle resta perdue dans ses pensées quelques instants alors qu'elles passaient la porte offrant l'accès à la cité elfique. Jamais elle n'avait été aussi loin dans les bois au point de découvrir une ville qui était un ersatz de ville humaine, en moins sale et plus boisé. Ces rues vivantes, ces sortes d'échoppes ou le troc semblait être monnaie courante au point ou elle se demandait si son or aurait une quelconque valeur... Chose qui à son "grand soulagement" en aurait tout de même lorsqu'elle remarqua une orfèvrerie, ou tout du moins ce qui semblait en être une.

Les mots de l'elfe vinrent la sortir de ses pensées noires. Pourquoi avait-elle continué à la suivre et désespérément essayé de se rapprocher d'elle après ce qu'elle avait vu, pour garder sa confiance ? Il ne fallait pas être devin pour savoir qu'elle avait compris beaucoup de choses, sans pour autant essayer de la poignarder pendant son sommeil. Ou alors il était venu le moment pour qu'elle la vende aux autorités de son peuple.

"Nous y sommes." le ton sonnait comme le glas d'une défaite. "Va, je ne sais pas pourquoi tu n'es pas partie une nuit pour le faire. Va raconter à ton armée ce que tu as vu, je ne te haïrai point.

Autant provoquer malchance, tant qu'à faire ! Ça ne pouvait pas durer et ça lui tomberait dessus quoi qu'il arrive, donc autant que ca se passe en connaissance de cause. De cette manière ce ne serait pas de la trahison !
A moins que ce ne soit pas l'objectif de l'elfe ? Ça, elle ne le savait pas... La cupidité avait toujours dirigé les peuples dits "évolués", et ce qu'elle avait vu pouvait lui rapporter très gros, au détriment de la vagabonde ce qui de toute manière finirait forcément par arriver un jour !
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Eliwa
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MessageSujet: Re: Promenons nous dans la ville   Promenons nous dans la ville I_icon_minitimeSam 25 Jan 2014 - 19:05

La semie ne lui répondit pas vraiment. Eliwa n'était pas dupe, elle voyait bien que quelque chose n'allait pas, avant même de l'entendre dans sa voix. Et ses mots la surprirent tellement qu'elle s'arrêta net au milieu de la rue.

- Pardon ?

Elle cru d'abord avoir mal entendu, mais non, elle avait bien saisit le sens de ses paroles. Qu'allait-elle imaginer ? Que... Le dragon. Oui, voilà ce pourquoi elle avait peur. Enfin, elle n'en était pas si sûre, mais quoi d'autre ? La surprise qui s'était peinte sur son visage s'atténua lorsqu'elle se dit qu'elle devait lui expliquer qu'elle ne ferait jamais une chose pareil.

- Pourquoi veux-tu que j'aille raconter quelque chose à... à mon armée ? Quel intérêt aurais-je à conter notre voyage ? Ils savent très bien qu'il y a des noss un peu partout, ce n'est pas un événement, je n'ai pas besoin de le leur rapporter.

Elle ne mentionna pas le dragon parce qu'elles étaient en ville, et parce qu'elles étaient sûrement écoutées. Et aussi parce qu'elle n'avait aucune intention d'aller raconter quoique ce soit à qui que ce soit. Après tout, elle avait accepté de l'aider, ce n'était pas pour la trahir. Peut-être que c'est ce qu'elle aurait fait à sa place, ou ce que d'autres faisaient à sa place, mais pas elle. Non, elle avait eu peur sur l'instant, mais elle n'avait jamais eu l'intention pour autant d'aller s'en plaindre à « son armée » ou à une quelconque personne. Elle trouvait même étrange qu'elle lui dise qu'elle ne la haïrait pas si elle le faisait. Etait-ce réellement ainsi qu'elle la voyait ? Comme une vulgaire profiteuse qui l'aurait amené si loin uniquement pour la vendre ?

- Je connais bien une elfe qui tient une auberge, c'est à quelques rues d'ici, et elle ne sera pas regardante sur ce que je ramène avec moi. Ni avec qui je viens.

Sur ces mots, elle reprit leur marche et les guidèrent jusqu'à ce fameux endroit, dans une rue un peu plus étroite que les autres, mais pas moins propre. Une fois devant la porte, elle confia les rênes de sa monture à sa compagne de route et la somma d'attendre ici, le temps qu'elle négocie le prix de leur chambre. Elle ne mit pas longtemps à réapparaître, annonçant qu'elle avait prit deux chambres mitoyenne et qu'elles pouvaient laisser leurs montures dans les écuries le reste de la journée en plus de la nuit. L'elfe alla donc déposer son étalon, imitée par la semie. Lorsqu'elles furent de nouveau dans la rue, Eliwa lui donna la clef de sa chambre.

- Veux-tu que je te laisse faire un tour toute seule ou veux-tu que je t'emmène quelque part ? A vrai dire, je n'ai pas grand chose à faire ici, pour ne pas dire rien du tout. Alors n'hésite pas à me demander quoique ce soit, je suis uniquement là parce que tu voulais venir.

A vrai dire, elle aurait bien été revoir le petit temple de Calimenthar, juste pour savoir ce qu'elle aurait ressentit, mais elle n'avait pas envie d'y aller accompagnée, pas plus qu'elle n'avait envie de laisser la semie seule dans les rues d'Alëandir. Mais si c'est ce qu'elle voulait finalement, elle ne s'y opposerait pas et profiterait de la chambre qu'elle avait loué à l'auberge pour méditer un peu. Histoire de se reposer, avant de reprendre le voyage, ou simplement de rentrer chez elle. Pour de nouveau courir les chemins vers elle ne savait trop où encore.
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Hithiel Isylindë
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MessageSujet: Re: Promenons nous dans la ville   Promenons nous dans la ville I_icon_minitimeMar 28 Jan 2014 - 23:10

Non loin, les nombreux passants allaient et venaient à leurs occupations, ne prêtant guère d'attention aux deux voyageuses qui reprenaient leur chemin au grès des rues de la cité d'Alëandir. Même si la guerre ravageait les frontières du royaume, l'éloignement de la capitale des différentes zones de front faisait régner un semblant de sérénité au sein des murs, même si de nombreux troubles agitaient la nation elfique ces derniers temps. En plus de la guerre, Alëandir restait l'un des grandes cités qui résistait encore au courant de pensée propre aux Elfes des bois. Ici la nature tentait de reprendre ses droits mais la capitale restait un terrain de neutralité sur le schisme social qui s'étendait au sein du Premier Peuple. En apparence la cité n'avait que peu changée mais seul un véritable résident pouvait ressentir les changements qui menaçaient l'ordre établi.

Les différences instances du pouvoir restaient malgré tout présente et Johann et Eliwa en firent la découverte lorsqu'un mouvement de foule soudain les força à s'écarter du centre de la rue emplie de citadins. Un cortège de cavaliers en armure formait une masse compacte qui s'avançait doucement dans leur direction, faisant stopper les passants pour dégager un passage. Les cavaliers étaient nombreux et formaient un convoi en armes plutôt imposant, engoncés dans leurs grandes armures noires et à leurs lances dressées vers le ciel. Au dessus de leurs rangs flottait l'emblème du culte de Tyra, le même qui ornait le grand temple de la ville vers lequel le cortège semblait se diriger. A l'avant deux paladins tentaient tant bien que mal de disperser la foule à l'approche du contingent.


"Faites place à Dame Isylindë, Haute-Prêtresse du Temple de Tari et représentante de la Déesse !"

La silhouette de la figure du culte se dessinait au centre de la colonne, entourée des fidèles paladins du temple. Ornée des symboles de la déesse de la Mort et montant sa fidèles monture, la Haute-Prêtresse était en grande discussion avec certains de ses conseillers qui l'accompagnaient dans son voyage. Les passants étaient nombreux pour l'observer, étant l'une des dernières Hautes-Prêtresses à résider dans la capitale. Certains souhaitaient l'approcher pour quérir sa parole mais d'aucun n'avait l'envie de tenter de forcer la bulle protectrice des Paladins du culte.
Le convoi continua à passer devant les curieux mais la Haute-Prêtresse sembla stopper ses discussions alors que quelque chose retenait son attention. D'un geste elle stoppa son escorte et son regard se posa sur la foule et sur deux silhouettes dont elle cherchait la localisation.
Pour ce qui est de Johann, l'humaine pu sentir le regard de l'Elfe se poser sur elle, même si l'ancienne chevalier cherchait à se dérober.

Il ne fallu pas longtemps pour que plusieurs paladins ne fasse s'écarter plus la foule, isolant Johann et Eliwa afin que la Haute-Prêtresse puisse s'approcher d'eux en toute sécurité. Le regard de la religieuse était celui de celle qui venait de trouver une vieille connaissance. Comment avait-elle pu sentir leur présence ? nul ne le savait mais un regard plus précis pouvait remarquer qu'un petit crâne était posé sur l'épaule d'Hithiel, un crâne semblant être animé d'une vie et d'une conscience et ceux qui posaient le regard dessus avaient l'impression que l'entité les scrutaient en retour jusqu'au profond d'eux-même.

Sur le moment, seule Johann semblait intéresser la Haute-Prêtresse, une présence justifiant pour elle un arrêt dans sa petite promenade.


Certaines âmes ne changent pas dans leur manière d'être ressenties, même après plusieurs années .. J'avoue que je suis à la fois étonnée et heureuse de vous rencontrer au sein du Premier Peuple .. Johann de l'ordre du Lys d'or.
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MessageSujet: Re: Promenons nous dans la ville   Promenons nous dans la ville I_icon_minitimeSam 1 Fév 2014 - 18:21


La réponse de l'elfe la laissa sans voix. Ne venait-elle pas lui dire de le faire ? Normalement si elle avait réellement prévu de le faire, ou que si le doute l'assaillait encore, elle ne se serait pas faite priée pour y aller à toute vitesse ! Non, réellement elle ne comprenait pas les motivations de cette elfe, si elle avait tant eut peur de cette possibilité de destruction, pourquoi l'avait-elle conduite au siège même du pouvoir de son peuple alors qu'ils étaient réellement en guerre contre les sombres...

Elle resta interdite quelques instants, le temps que l'idée fasse le tour et le retour de son esprit et qu'elle assimile bien le tout. Pourquoi parlait-elle de la Noss ? Non, elle avait très bien compris de quoi il était question, c'était visible dans le regard de l'elfe, et en répondant à côté de la plaque à la provocation était signe que c'était "déjà oublié". Oui, c'était bon signe ! Enfin... Si tenté qu'il puisse être bon ! Pour le moment elle ne souhaitait pas le faire, mais qu'en serait-il d'ici quelques années ? jours ? heures ? De toute manière la confiance avait toujours été quelque chose d'éphémère et dont la durée de vie était souvent très courte.

L'elfe finit par la conduire dans une auberge ou elles purent laisser montures et affaires encombrantes dans une chambre verrouillée dont elles avaient la clé. Elle laissa la lance dans ses affaires, pour ne pas attirer l'attention en ville avec une arme de cette longueur faite pour les cavaliers. Cette dernière n'eut que le temps de lui demande ce que la voyageuse aurait aimé faire qu'une procession vint interrompre la suite des évènements. Se prendre une murge, ou plutôt essayer de le faire, avec un alcool local était plus que tentant surtout avec ce qui était en train de leur tomber dessus.

S'il y avait bien un culte avec lequel elle n'était pas en très bon terme, c'était bien celui destiné à la déesse de la mort qui prenait un vilain plaisir à torturer les vivants, ou plutôt que celle qu'elle avait choisis comme vaisseau le fasse au nom de cette dernière. Elle grinça des dents à l'approche du convoi, se raidissant comme un guerrier peut le faire pour se préparer à un impact violent alors que lentement sa main s'était portée sur sa lame. Le fameux impact ne se fit pas attendre bien longtemps alors que les paladins de l'inquisition de Tyra les isolaient du reste de l'attroupement d'elfes pour permettre à leur grande prêtresse de les approcher sans être dérangée.
La vagabonde avait fait signe à l'elfe qui l'accompagnait de prendre ses distances, pour ne pas être mêlée à ce qui pouvait se produire. Non, elle ne voulait pas la mêler à ses ennuis

Oh, bien entendu la haute prêtresse dont elle avait oublié le nom depuis le temps se souvenait d'elle, après tout n'avaient-elles pas traversé l'enfer ensemble pour aller sauver cette femme complètement barjo se prenant pour la déesse elle-même et dont la gratitude s'était montrée en abusant littéralement de Johann de plusieurs manières immondes et avilissantes ? Elle lui avait également montré une dévotion sans borne, ce qui rendait donc cette rencontre risquée, mais au moins elle pourrait aborder le souvenir de la magie qui lui était revenue dans les dents alors qu'elle avait voulu en abuser sur la vagabonde à l'époque.

Les premiers mots n'étaient pas hostiles, l'elfe se tenant droite devant la vagabonde qui arborait la même pose, cependant la main sur son arme et la tension palpable de "Johann" n'étaient pas passés inaperçus aux yeux des paladins qui l'encadraient. Elle gardait d'ailleurs ceux-ci dans son angle de vision en cas de geste malheureux. Mais les erreurs diplomatiques de l'elfe, qui voulait certainement faire preuve de bienveillance, s'accumulaient en rajoutant une énième couche sur la peinture sombre et écaillée de la rancœur.

"Rose noire." siffla-t-elle pour préciser.

Même après tant d'année, être comparée au lys d'or qui n'avait que rassemblé les fils à papa, les riches, les pleutres et les traitres responsables des plus grandes trahisons ayant eut lieu dans l'armée de Diantra était toujours une insulte. Même après avoir perdu son titre et son identité, après être morte aux yeux de ceux qui pouvaient la traquer pour la prime qui avait été mise sur elle.

"Et la personne que vous nommez est morte il y a des années avec son titre lors de la dernière guerre à Diantra."

Mais ca n'était certainement pas terminé, la dernière fois que l'elfe l'avait croisée, la Vagabonde était bien différente, plus humaine, des cheveux châtains et des oreilles bel et bien rondes et bien entendu une sorte de petit lézard de quelques centimètres qu'elle avait gardé caché dans ses vêtements pendant les derniers jours de voyage.

Dans tous les cas, non elle ne se laisserait pas prendre sans combattre, car malgré ce comportement, un tel encerclement n'avait rien d'amical ou de diplomatique. On n'encercle pas une soi-disant bonne connaissance juste pour discuter.
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Hithiel Isylindë
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MessageSujet: Re: Promenons nous dans la ville   Promenons nous dans la ville I_icon_minitimeVen 7 Fév 2014 - 12:52

Les corrections verbales apportées par Johann ne semblèrent pas apporter de changements dans l'attitude de la Haute-Prêtresse. Lys d'or, Rose Noire ou autre .. elle voyait bien que l'humaine qui l'avait accompagnée dans le désert Nisétien n'avait plus grand-chose à voir avec la personne qu'elle était maintenant. Quoique, niveau attitude et joute de paroles .. la différence n'était guère évidente.

Les vies et et les apparences peuvent changer et même disparaître Johann. Mais pas les âmes. Et je ressens bien cette anomalie qui caractérise la vôtre, aussi bien que lors du Voile où cette dernière a changé sans prévenir. Et j'avoue que cet épisode reste vivace dans mes souvenirs, votre empreinte est même plus forte qu'auparavant. Est ce de la maturité ou alors est-ce vôtre âme qui a fusionné avec un changement que je dois encore découvrir ? Vous ressemblez plus à une Elfe qu'à la simple humaine en armure voyageant dans le désert à la recherche d'une amie.

Aujourd'hui vous voici changée en apparence. Notre "amie" commune n'est plus et encore nous nos chemins se croisent ..


Hithiel ordonna d'un geste à ses paladins de libérer leur emprise, laissant Johann et Eliwa libres de partir où elles le voudraient. Mais, dans le même temps, elle invita Johann à venir au milieu du cortège auprès d'elle.


Venez Johann, accompagnez moi jusqu'au temple. Il y a beaucoup de choses dont j'aimerais découvrir la vérité sur vous. Le temps où nous marchions dans le Royaume de Tari n'est plus mais en ces lieux nous pouvons voir ce que les dernières années nous ont apportées.

L'invitation était cordiale mais elle était plutôt déguisée. La Haute-Prêtresse semblait vouloir connaître bien des choses au travers de la discussion à venir mais la présence d'un bon nombre de paladins entourant le petit groupe indiquait qu'un refus serait regrettable. Isolées de la foule et maintenant isolée du monde de la rue, au beau milieu d'un cortège, l'échange était quelque forcé.
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MessageSujet: Re: Promenons nous dans la ville   Promenons nous dans la ville I_icon_minitimeJeu 13 Fév 2014 - 16:15


L'elfe se souvenait bien d'elle et de ce qu'il s'était passé lors du voilà, voilà plusieurs années, lorsqu'elle avait voulut toucher le lien fraichement créé entre un dragon qui faisait à peine la taille d'une main et l'humaine qu'elle était à l'époque. Oh, elle pouvait réessayer et si elle le faisait tout aussi maladroitement que la première fois, cette fois elle ne serait plus là pour en parler. Bien qu' l'Or ne soit pas de nature violente, il y avait eut trop de mésaventures avec les gens de ce culte pour prendre le risque de trop de gentillesse. Ils n'avaient fait que de toucher à leur lien, manquant de le briser et d'en faire de même avec leur vie. Oui, c'était leurs vies qui étaient menacées et la réponse serait proportionnelle à la menace.

La voyageuse fit signe à l'elfe qui l'accompagnait de prendre ses distances, de ne pas se mêler de ce qui allait se produire.

"Si vous voulez discuter du bon vieux temps, les portes des tavernes sont ouvertes à tous et sont un endroit neutre." dit-elle avec un ton formel et courtois. "Mais réutilisez encore une fois votre magie malsaine sur moi, et ce que vous avez vécu la dernière fois passera pour une simple démangeaison."

Pas une menace, non même si ça en avait l'air, ce n'en était pas une. Le ton et l'attitude n'y paraissaient pas, la peur et la colère menaient aux menaces. La elle était calme, déterminée et sûre d'elle. Ce n'était que quelques elfes et une haute prêtresse, pas une gardienne et le ciel couvert de ce milieu d'hiver, ses nuages sombres et bas offrait la possibilité de renforts immédiats. Et quels renforts !

Elle tenta, cordialement de traverser le cercle des paladins, qui bien entendu ne furent pas vraiment d'humeur à la laisser traverser. Et sa tentative de passage forcée, malgré une douceur tendue, se solda par un un refus physique catégorique qui ne laissait aucun doute sur les intentions. Elle n'avait pas le choix et ça, maintenant, c'était sûr.
Sa position tendue s'était calmée, cette fois c'était tout autre. Celle de l'épéiste se préparant au combat, les appuis positionnés pour dégainer et se défendre dans les secondes qui suivent. Prête à se battre ? Certainement. A mourir ? Elle ne se laisserait pas capturer vivante.

"On ne pourra pas me reprocher de ne pas avoir essayé de le faire diplomatiquement. commenta-t-elle, plus pour elle même, avant de se tourner vers la servante de Tyra. "Plus jamais nous ne serons les esclaves de votre déesse et de sa représentante psychotique." Déterminée et catégorique. "Je vous laisse une dernière chance d'accepter mon offre, parce que jamais nous vous suivrons ni nous laisserons capturer vivantes et sans combattre." Il n'y avait pas d'hésitation, plus de haine.

Pourquoi le "nous" ? Car si elle était vraiment si proche de sa déesse elle était forcément au courant de ce qu'elle était et de quel secret renfermait son âme, et pour la vagabonde, c'était certain. Donc forcément les choses se termineraient mal et le tribu à payer serait inexorablement lourd.
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Eliwa
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MessageSujet: Re: Promenons nous dans la ville   Promenons nous dans la ville I_icon_minitimeDim 16 Fév 2014 - 20:17

Elle n'eut presque pas le temps de finir sa question qu'elles s'étaient faites encadrer par les paladins de Tyra. Eliwa n'avait jamais eu à faire à ce culte, donc jamais à sa grande prêtresse, mais ce n'était visiblement pas le cas de sa compagne de route. Qu'on venait tout juste d'appeler « Johann », par ailleurs. Mais elle n'eut pas le temps de s'attarder dessus puisque le ton montait déjà. Elle n'avait aucune idée de ce qui s'était passé entre elles auparavant, mais visiblement, ça n'avait pas plu à la semie. Elles l'avaient un peu mise à l'écart de la conversation d'ailleurs, même s'il ne s'agissait que du début, et elle ne se sentait pas forcément des plus à l'aise ici. Plus elle en entendait, plus elle avait envie de partir, et de laisser là sa compagne de voyage, pour se débrouiller seule avec son passé. Après tout, pourquoi se mêlerait-elle de ce qui se déroulait devant elle ?

Quand la servante de Tyra déclara qu'elle n'avait plus tant l'air d'une humaine, Eliwa sortit du cercle formé par les paladins. Celle qu'elle avait toujours pris pour une semie était une humaine. Complètement. Est-ce que ça avait une quelconque importance ? Peut-être pas, mais en tout cas, ça l'avait atteinte. Elle ne savait pas réellement pourquoi, parce qu'au fond, elle ne pensait pas attendre quelque chose d'elle. C'était vrai, elle ne voulait rien lui donner, et elle avait fini par s'y habituer. Seulement, savoir qu'elle se trompait mais ne rien lui dire, savoir que d'autres connaissaient son nom, alors qu'elle ne le connaissait pas, c'était plus que ce qu'elle ne pouvait supporter là, maintenant. Elle n'était pas dupe, elle savait bien que d'autres connaissaient forcément son nom, et sa vie entière, mais découvert là, comme ça, ça avait comme un arrière goût amer de trahison.

Et puis, si elle l'avait mise à l'écart, ce devait être qu'elle n'avait pas besoin d'elle après tout. Qu'elle était capable de se débrouiller seule. Tendant toujours une oreille cependant, elle ne pu s'empêcher de revenir à l'intérieur du cercle quand elle entendit sa compagne de route proférer des menaces. Les premiers mots qui sortirent de sa bouche furent prononcés en elfique :

- Vous semblez la connaître mieux que moi, et je n'ai pas la prétention de penser pouvoir décider à votre place, mais je ne tiens pas vraiment à ce qu'une bagarre se déclenche en plein milieu de la rue. Je suis sûre que... Johann n'y tiens pas plus que moi d'ailleurs, alors, s'il-vous-plait, acceptez son offre.

Elle n'avait aucune idée de ce que voulait la Haute Prêtresse, mais elle était sûre que cela ne valait en aucun cas un affrontement. Elle voulu ajouter quelque chose dans la langue commune à l'intention de celle qu'elle accompagnait, mais elle se retint et ne lui jeta finalement qu'un regard soutenu, espérant qu'elle calmerait le jeu.
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Hithiel Isylindë
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MessageSujet: Re: Promenons nous dans la ville   Promenons nous dans la ville I_icon_minitimeVen 21 Fév 2014 - 23:02

Il était des personnes qui n'acceptaient pas la soumission et Johann faisait la démonstration rituelle de celle qui n'avait pas changé d'attitude depuis le début. Quoique maintenant elle tentait d'user de la parole avant d'user de l'épée, ce détail ne passa pas inaperçu aux yeux de l'elfe éternelle. Elle promettait un combat mémorable si on tentait de nouveau de lui imposer des conditions, elle et son "amie". Le regard de la Haute-Prêtresse se posa sur l'elfe qui semblait accompagner l'humaine, non Johann ne parlait pas d'elle. N'importe quel représentant du premier peuple connaissait le statu de celle qui incarnait le culte de la Mort et la vénération de la déesse de l'éternité. Il en était qui voyaient en elle une adversaire à faire chuter, le culte faisant la promotion du style de vie dans les cités de pierre au lieu de la voie de la nature. Le quasi-schisme entre les elfes de pierre et ceux des bois pouvait être incarné par les deux cultes qui se trouvaient de par et d'autre des camps, Tari pour la ville et Kyrïa pour la nature. Non, Eliwa ne semblait pas être celle dont Johann parlait, il s'agissait plutôt de la "chose" qui parasitait l'âme de Johann et avait bloqué une fois le pouvoir d'Hithiel.

Se libérer de l'esclavage ? Sur ce plan d'existence peut être mais la Mort viendra toujours au bout du chemin Johann. Peut être que le combat que vous promettez risque d'être des plus intéressants mais ce genre de menace mise à exécution risque de vous faire mentir sur le fait de rejoindre la déesse le plus tard possible.
Mais soit .. je me doute bien que la force ne va pas faire avancer les choses. Le culte de Tari incarne la neutralité la plus absolue mais si une auberge vous semble être un meilleur lieu que mon offre .. je vous y rejoins donc pour quelques instants.


La Haute-Prêtresse ordonna à ses paladins de libérer le cercle. Les chevaliers, qui étaient déjà prêts à affronter Johann lorsqu'elle avait posé la main sur son épée, se détendirent et laissèrent les deux femmes quitter leur emprise.
Hithiel observa un instant Eliwa qui avait prit la défense de sa compagne de voyage. Voir une elfe voyager avec l'humaine au sein d'Aleandir était une première, la prêtresse n'aurait jamais imaginée l'ancienne chevalier arriver chez elle, encore moins accompagnée.


Tu a choisie une compagne de voyage assez tumultueuse. Mais je n'ai nullement l'intention de déclencher un combat dans cette rue. Accompagnes-nous alors que nous nous rendons à cette fameuse auberge si chère à sa neutralité.

Hithiel donna quelques ordres à ses intendants pour qu'ils mènent le convoi jusqu'au temple, ne gardant qu'une petite escorte avec elle. Il était hors de question de laisser la Prêtresse toute seule, même pour rencontrer une vieille connaissance. Ceci fait, l'Elfe se rendit à cette fameuse auberge pour poursuivre la discussion, les paladins restant au dehors au cas où Johann ne souhaitait pas les avoir trop près d'elle.
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MessageSujet: Re: Promenons nous dans la ville   Promenons nous dans la ville I_icon_minitimeMar 25 Fév 2014 - 4:40


Les mots de la haute prêtresse firent grommeler à la voyageuse quelque chose d'assez inaudible, sauf peut-être pour Eliwa, qui comprit plus ou moins avec beaucoup de difficulté qu'elle les insultait et maudissait sur à peu près une 15aine de générations et qu'elle leur ferait bouffer leur pseudo neutralité qui ne servait que leurs intérêts par tous les trous possibles et inimaginables. Néanmoins, malgré ces grommellements pour le moins agressifs qui n'étaient pas simple à percevoir, son attitude resta "pacifique" (c'est à dire pas de main sur son arme).

"Oui, la neutralité. Ou comment servir ses propres intérêts en se cachant derrière ce joli mot."

Oui, elle avait trouvé le comportement de la gardienne du culte très très neutre envers elle. Pas du tout abusif, ni intrusif ! Dans la même portée que le comportement de la haute prêtresse qui avait voulu la forcer à la suivre sous une menace silencieuse de ses gardes. D'ailleurs, ces mêmes gardes se retirèrent de leur "zone de menace" qui au moindre pas supplémentaire en avant aurait certainement démarré le combat sans autre forme de procès. Non, mais pour qui elle s'était prise ?!

La voyageuse les laissa s'installer à une table de l'auberge, ou les deux femmes avaient laissé leurs affaires plus tôt, pour s'approcher du comptoir. Elle y glissa tout d'abord 2 écailles d'or "pour le silence, et témoignait que l'aubergiste ne l'avait pas vu." ce geste resta complètement incompris par la pauvre aubergiste qui n'était pas habituée à ce genre de méthode qui n'était rien d'autre que de la corruption. Puis 2 autres pour avoir un bon stock du truc d'herbe fermenté ou ce qu'elle voulait qui ressemblerait de près ou de loin à un tort boyaux à faire faire un coma éthylique à un nain. L'image fut accueillit par un regard encore plus surpris que le premier.
Oui, l'or avait un peu de valeur, c'était un métal assez rare chez les elfes qui servait à orner certaines tenues ou objets précieux mais peu utilisé pour le commerce du fait de sa rareté. Ce fut surtout le comportement humain qui mis à mal les demandes, après tout en tavernes humaines ça fonctionnait, mais chez les elfes - même de pierres les mentalités étaient bien différentes... L'humaine finit par repartir de là avec sa commande - après avoir goutté un des godets et terminé ce dernier d'un coup sec avant de le remplir de nouveau, dans des récipients finement travaillés à partir d'un bois qui semblait presque encore vivant tellement il avait été bien entretenu.

Elle déposa le tout sur la dite table avec un sourire victorieux. Oui, elle voulait la faire souffrir et la faire boire jusqu'à ce que cette dernière ne se souvienne même plus de ses questions, ou alors plus du tout des réponses. Les elfes, malgré le fait qu'ils produisent quelques substances de ce genre ne buvaient pas vraiment, alors il serait simple avec la quantité achetée de les faire dormir avec leur méfiance.

"Avant de discuter, il faut toujours boire un peu." culture humaine de boire avant de discuter ? Ca ressemblait en tout cas à une tradition vu comment les choses étaient présentées. "Par contre, j'apprécierai que vous cessiez de m'appeler par un nom qui appartenait à une humaine que je ne suis pas. Pour le reste faites comme vous sentez."

Elle s'installa sur le siège qui lui était dédié, le godet de bois à la main pour présenter enfin les deux convives qui payeraient une sorte de lourd tribu "gueule de bois" à leur curiosité s'ils se décidaient de suivre la femme avec eux.

"Je vous présente Eliwa, ma guide elfique, qui n'a rien à voir avec nos affaires." Elle insista bien sur les derniers mots prononcés, comme pour bien indiquer à la haute prêtresse de ne pas toucher à l'elfe. "Elle m'accompagne depuis quelques ennéades aux travers de ces terres." Elle conclut en les invitant à boire d'un geste de la main.

Si la haute prêtresse se posait des questions sur les changements de personnalité de Johann, elle n'avait pas vraiment de doute sur le fait qu'elle était quasiment la même qu'avant, avec les mêmes défauts en tout cas. Cependant les changements étaient bien trop importants pour que de la magie n'aient pas été à l'oeuvre ce jour ou elle avait tenté un peu de magie sur elle pour lire dans son esprit...
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MessageSujet: Re: Promenons nous dans la ville   Promenons nous dans la ville I_icon_minitimeDim 2 Mar 2014 - 11:44

Elle avait accepté de les suivre dans l'auberge même où elles avaient pris leurs chambres, ce qui soulagea nettement l'elfe. Tout d'abord parce qu'elle n'avait aucune envie de se retrouver mêlée à un quelconque affrontement, et ensuite parce qu'elle ne voulait pas avoir à quitter la ville plus rapidement que prévu. Non pas parce qu'elle avait payé pour une nuit, mais plutôt parce qu'elle ne savait pas où elles étaient censées aller ensuite. Et que laisser son étalon derrière elle était quelque chose qu'elle ne concevait même pas comme une possibilité.

- Peut-être que je n'ai pas choisi la compagne la plus facile, effectivement, mais je crois qu'elle me convient pour l'instant.

L'antipathie qu'avait cette compagne à l'égard de la prêtresse rendait Eliwa méfiante. Alors que ça aurait du être l'inverse. Qu'est-ce qui n'allait pas chez elle ? Elle était donc si incapable de faire confiance à son peuple, qu'elle préférait suivre une humaine ? Elle savait qu'elle aurait du pouvoir vouer une confiance presque aveugle aux autres elfes, ne disait-on pas qu'ils étaient tous frères ? Mais voilà, elle n'y arrivait pas. Pas plus qu'elle n'arrivait à se départir de ce sentiment d'insécurité. Peut-être n'était-ce que temporaire après tout, peut-être qu'elle finirait par se détendre et par entendre qu'il n'y avait rien de mauvais chez la représentante du culte de Tyra. Peut-être. Si c'était le cas, elle s'en rendrait sûrement compte, elle n'était pas aveugle après tout. Mais voilà, celle qu'elle appelait Johann lui faisait clairement ressentir qu'il n'en était rien, qu'elle était une menace. Et si elle ne comprenait pas bien pourquoi, elle était sur ses gardes. Chose qu'elle détestait.

Mais elle n'eut pas vraiment le temps de s'apitoyer plus que cela sur son sort, puisqu'elles furent bientôt dans l'auberge, assises autour d'une table, quelque chose à boire entre les mains. Et si Eliwa but une gorgée quand sa compagne les invita à le faire, ce fut là tout ce qu'elle but pendant l'entretien. Ou la discussion. Elle ne savait pas comment appeler cela à vrai dire. Et comme ce n'était pas réellement important, elle ne s'éternisa pas dessus.

- Avant que vous ne commenciez les réjouissances, j'aimerais éclaircir un point, si ça ne vous dérange pas. Je ne saisi pas bien la nature du différent qu'il y a entre vous, quelqu'un pourrait me l'expliquer ? Calmement si possible, je cherche juste à comprendre, non à provoquer l'une d'entre vous.

Elle avait hésité à poser sa question ici, et maintenant. Elle s'était dit qu'elle attendrait d'être seule avec sa compagne de route pour en parler, mais voilà, elle n'avait pas envie d'être dans le flou plus longtemps. Et si elle devait rester là, à les écouter parler du passé, autant en savoir un minimum sur celui-ci, non ? Parce qu'elle était coincée ici, avec elles, jusqu'à ce qu'elles en aient fini, elle ne pouvait pas décemment les quitter, la quitter surtout, parce qu'elle se demanderait sans cesse si tout allait bien tandis qu'elle ne serait pas là. Non pas qu'elle ait la prétention de penser qu'elle pouvait arrêter quoique ce soit si quelque chose se passait, mais au moins, elle ne regretterait pas d'être partie. Et le comportement de l'humaine envers l'aubergiste l'avait définitivement décidée à rester avec elle, coûte que coûte. Même si elle devait se tourner les pouces pendant un temps qui lui paraîtrait infiniment long. Et finalement, ce ne serait qu'une impression, rien ne pourra jamais être plus long que sa vie entière.
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MessageSujet: Re: Promenons nous dans la ville   Promenons nous dans la ville I_icon_minitimeVen 7 Mar 2014 - 18:46

Neutralité, intérêts, pourquoi ces deux choses n'iraient-elles pas de pair ? En tout cas la petite phrase de Johann eu comme retour un sourire faussement innocent, quitte à faire passer les mésaventures de Johann et Katalina comme de simples broutilles.
L'issue de chaque âme était claire, certaines personnes avec le pouvoir adéquat pouvaient jouer quelque peu avec. Hithiel désirait bien savoir certaines vérités sur Johann, honnêtement elle pouvait le découvrir en "violant" le passé de sa proie au travers de l'histoire de ses objets, pouvoir si cher aux hautes-prêtresse de Tari mais elle ne possédait pas sous la main un objet personnelle de cette ancienne humaine donc les pourparlers étaient de mise.

L'elfe accompagna la tablée de la visiteuse, haussant un sourcil circonspect sur le godet qui lui semblait être destiné. Johann voulait l'amener sur un terrain assez vague mais avait-on déjà vu une Haute-Prêtresse se saouler dans une taverne ? Bon la manoeuvre de l'humaine ne l'étonna pas et ne comportait aucune surprise. A bien y regarder le comportement de la mortelle n'avait pas du tout changé, toujours aussi offensif, indépendant même face aux grands de ce monde. Assise en face de Hithiel, Johann ne se démarquait pas de celle qu'elle était dans le passé même si elle souhaitait corriger certains détails de sa personne.


Très bien, "ancienne humaine". Et comment devrais-je vous appeler à partir d'aujourd'hui ? Auriez pris nom elfique en plus de cette apparence ?

Le petit crâne blanc qui ornait sa tenue sembla prendre vie et se mit à léviter au dessus de son épaule. De petits filaments sombres éthérés se déployèrent au dessous comme de longs cheveux sombres. La petite engeance ne semblait pas menaçante, elle tenait dans la paume d'une main, mais semblait être animée d'une volonté propre .. et d'une curiosité dans bornes. Le petit crâne virevolta doucement autour de Johann, semblant l'observer de près sous toutes les coutures avant de se retourner vers sa maîtresse qui esquissa un sourire. Une discussion semblait avoir eu lieu mais nulle être vivant ne sembla entendre de mots prononcés entre le crâne et la prêtresse.


Esgalfirin dis que vous restez le même casse-tête qu'autrefois. Bien qu'aujourd'hui vous ne semblez pas dissimuler quelque chose en vous .. ou sur vous ..

La prêtresse observa de nouveau Eliwa alors qu'elle lui était présentée. L'elfe n'avait rien à soulever chez son homologue, juste qu'elle était assez brave pour supporter Johann depuis plusieurs ennéades. Mais la curiosité était également de mise de l'autre coté de la table et Hithiel se mis à réfléchir comment définir sa relation avec Johann. Une chose assez difficile à dire en fait.

Un différend .. peut-on vraiment l'appeler ainsi, je me le demande. Disons que cette personne et moi nous sommes rendus ensembles dans le Royaume Eternel de la Déesse lors du Voile. Elle y cherchait son amie et moi Celle qui guiderait la voix du culte. Il est apparu qu'il s'agissait de la même personne.
Peut être ne le sais tu pas, Eliwa, mais ta compagne de voyage ne s'aventure pas en terre étrangère sans une bonne raison .. et qu'elle ne possède pas une forme de respect envers les cultes aussi formelle qu'un Elfe le devrait .. Non elle est plus dans un style d'approche très directe et personnelle.
C'est également une personne particulière, un mystère à vrai dire.

Nulle humaine ne se transforme en demi-elfe de façon naturelle, ni même artificielle. Pas plus que son âme puisse échapper à l'inspection de mes pouvoirs. Elle porte en elle une sorte de parasite, une chose qui fait qu'elle n'est plus l'être mortel qui un jour s'est aventurée dans un désert juste pour ramener de force une Gardienne, quitte à la traîner par les cheveux.

Peut être êtes vous mieux disposée à éclaircir certaines zones d'ombres ? "Nos affaires" comme vous le dites ne sont pas prêtes à s'estomper de sitôt.
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MessageSujet: Re: Promenons nous dans la ville   Promenons nous dans la ville I_icon_minitimeLun 24 Mar 2014 - 16:27


Cette elfe était têtue mais elle avait accepté la table des négociations dont elle refusait par contre la boisson. La vagabonde la regarda faire d'un air faussement vexé mais absolument pas surpris. Pour la fiare boire il faudrait user d'un autre talent de persuasion et ainsi la laissa-t-elle parler. néanmoins lorsque l'horreur volante osa s'approcha elle n'hésita pas à la chasser comme on le ferait avec un insecte un tout petit peu trop entreprenant et forçant ainsi ce dernier à prendre la poudre d'escampette avant de terminer sa triste existence aplatit contre une table de taverne ou enfermé dans un godet.

"Je ne veux pas vous être désagréables, mais vous vous mêlez d'affaires qui ne vous concernent pas. Si vous voulez disséquer mon âme, il faudrait attendre que je passe l'arme a gauche et j'ai le regret de vous annoncer que je ne compte pas laisser ce genre de chose se produire."

Elle laissa la prêtresse expliquer à l'elfe quel était son point de vue sur la vagabonde, ou plutôt sur la personne qu'elle était avant que son identité ne soit jetée aux oubliettes et considérée comme morte. Les deux femmes avaient fait la supposition qu'elle était une demi-elfe, chose sur laquelle elle jouait sans aucun remords, par contre elle précisait également qu'elle n'appartenait à aucun des deux peuples, laissant le choix à chacun de se faire sa propre idée mais imaginant une part de sang elfique et de sang humain alors qu'à ses yeux elle n'était plus aucun des deux. Peut-être était-elle encore humaine aux yeux de certains mais son propre regard était beaucoup plus dur.

"Comme je l'ai déjà dit je n'appartiens à aucun des deux peuples depuis que j'ai été reniée par celui auquel j'appartenais." insista-t-elle avec un ton qui n'avait rien de diplomatique. "Appelez moi "Vagabonde" ou quelque chose comme ça si vous tenez tant à me donner un nom."

Au moins elle était claire, la prêtresse essayer de jouer sur la corde sensible en profitant de son statut d'intouchable. In touchable... Elle verrait si elle le serait toujours après une rencontre entre un poing et un nez ! Diplomatie, diplomatie, diplomatie ! Son cul la diplomatie ! L'autre passait son temps à lui chercher des poux et elle devait rester cordiale ? Son épée le serait pour elle en bondissant cordialement à sa gorge.

Ses pensées violentes étaient bien entendues retenues par une volonté bien plus diplomatique qu'elle, laissant à la vagabonde une expression neutre tendue signifiant clairement que l'autre en face lui tapait sur le système.

"C'est une manie dans votre culte de forcer les gens ? Vous prenez le même plaisir que votre gardienne à prendre en otage l'esprit des gens pour qu'ils leur obéissent au doigt et à l'oeil ? Ne vous en déplaise vous n'avez pas la même puissance et vous ne bénéficierez pas de la même immunité qu'elle."

Car à jouer sur la corde sensible c'était sur ce terrain que la prêtresse s'aventurait. Pourquoi toujours pousser les gens à bout hein ? S'ils la savaient explosive, elle n'était pas stupide pour tout révéler sous le coup de la colère. Par contre vous faire perdre la tête au sens propre du terme était tout à fait possible et même très envisageable pour quiconque ayant une base d'instinct de conservation.

"Je suis venue ici pour laisser mon passé derrière moi. Dois-je vous tuer pour le laisser ou il est ?" demanda-t-elle avec un ton extrêmement calme.
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MessageSujet: Re: Promenons nous dans la ville   Promenons nous dans la ville I_icon_minitimeJeu 3 Avr 2014 - 19:59


Depuis qu'elles s'étaient « croisées » dans les rues de la capitale, elles n'avaient pas échangé une seule chose de constructive. Elles en étaient toujours au même point, à se tourner autour et à essayer de comprendre comment elles pourraient avoir l'autre. Eliwa n'avait aucune idée de la direction que prendrait la discussion, et elle sentait bien qu'elle allait restée le cul vissée sur sa chaise pour un petit moment. Les, comment dire, les tentatives, de celle qui l'accompagnait depuis quelques jours pour amorcer ou complètement fermer le dialogue plutôt, n'avaient pas eu l'effet escompté. Pour une elfe, elle n'était franchement pas patiente, et elle se dit qu'elle allait devoir prendre partie si elle ne voulait pas que ça dure un temps interminable. Seulement voilà, de quel côté allait-elle se ranger ? Elle ne savait même pas ce que voulait la gardienne, elle ne savait même pas pourquoi la semie, ou l'ancienne humaine tout du moins, avait accepté le dialogue, puisqu'elle ne faisait aucun effort. Et elle se retrouvait coincée là, sur le tabouret de la taverne où elle avait réservé leurs chambres, à devoir écouter leurs absurdités et leurs piques déguisées. Franchement, elle n'en avait pas envie du tout. Mais alors pas du tout. Si elle pouvait l'éviter, ou si, au moins, elle pouvait être active, ça ne lui ferait certainement aucun mal. Ce fut sur cette pensée qu'elle prit la parole :

 - Personne n'a à tuer personne, commença-t-elle en lançant un regard appuyé à sa compagne. Vous vouliez un dialogue ? Alors qu'attendez-vous pour vous lancer ? Je ne voudrais pas paraître impolie, mais depuis que vous nous avez abordées, vous n'avez pas échangées quelque chose de bien constructif. Et je me demande si ce sera un moment à le cas, parce qu'au stade où nous en sommes, ce que je vois, c'est une curiosité importante d'une part et un refus de répondre de l'autre. Donc, sans vouloir vous brusquer, soit vous dialoguer normalement, soit je quitte cette table.

Elle ne pensait pas vraiment que cet ultimatum ait un grand poids, mais en tout cas, il était vrai. Si elles ne se décidaient pas rapidement à adopter une conversation normale, ou à arrêter là tout échange, elle s'en irait. Oh, elle n'allait pas abandonner celle avec qui elle était venue, non, mais elle attendrait qu'elle sorte, d'une façon ou d'une autre. Elle espérait seulement qu'elle n'allait pas s'emporter un peu trop, soit à en venir aux mains. Quoiqu'elle en doutait, vu comment elle regardait celle qu'elle avait en face d'elle. Assise à côté de sa compagne de route, elle se pencha vers elle pour lui murmurer quelque chose à l'oreille.

 - Ne fais rien d'idiot, s'il-te-plait, écourte plutôt, avant que ça ne parte en vrille. J'aimerais autant éviter de me retrouver avec des elfes en armures entrain de courir après mes fesses, et pas seulement parce qu'ils les trouvent jolies, si tu vois ce que je veux dire.

Elle se rassit correctement, puis attendit que le dialogue reprenne. Ou au moins, que des mots soient à nouveau lancés au dessus de la table. Les bras croisés sous sa poitrine, elle se demandait si elle aurait à intervenir à un moment ou à un autre. Parce que si elle avait à le faire, elle devrait laisser son étalon derrière elle, et elle devrait venir le chercher plus tard, en faisant profil bas. Chose qu'elle sentait bien qu'elle n'allait pas apprécier.
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