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 [¨Palais du Marquis de l'épine dorée.] ... Père...

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Révérie
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MessageSujet: [¨Palais du Marquis de l'épine dorée.] ... Père...   Mer 5 Mar 2008 - 10:31

Apres la bibliothèque, Dragan avait fait un détour rapide pour la déposer sur un chemin de gravier prés d’un palais simple, triste et presque lugubre. A la grille même était posté deux gardes, peu de chance qu’il la laisse passée. Et bien alors elle emprunterait les chemins des voleurs et des malandrins.

Passant dans une zone de muret non gardée elle fit preuve de tout son entrainement de moine pour parvenir à grimper. Montant contre le mur même, puis se permettant dans figure acrobatique contre les arabesques des sculptures et décoration typiquement elfe. Une fois au niveau même du toit elle s’apaisa, essoufflée et en age. La montée était difficile mais il fallait continuer, tout n’était pas fini et elle n’était pas encore arrivée.

Doucement elle trouva une fenêtre de son choix, et avec une souplesse digne d’un serpent se glissa dans la demeure ou elle fut accueillit ou plutôt cueillit par un garde en armure. Qu’elle idiote de croire qu’il n’était surveillé que de deux garde a l’extérieur, il y en avait donc un aussi a l’intérieur et les dieux avaient voulue qu’il soit juste a l’endroit ou elle n’avait pas son entrée.

Il se fendit d’un sourire cruel en murmurant ses mots.

« Petite vermines, venir voler dans la demeure d’un noble, sale hybride tu vas payer pour ton affront ! »
« Je ne compte pas voler, mais retrouver quelque chose d’important… et tu ne m’arrêtera pas. »

Et en effet, il ne l’arrêtera pas, elle l’avait mise a terre après trois simple coup, l’un au ventre, déformant l’armure de métal sous le coup, le second au niveau des jambes pour enfin finir d’un coup de poing violent sous son maton. Et voila, un garde en moins et une Révérie gagnante. Enfin gagnante mais un picotement soudain lui révéla qu’un des coups d’estoque de l’elfe en faction avait touché sa cible, elle était blessée a la hanche, mais rien de grave. Cela saignait mais n’était rien de plus que superficiel …

Le bruit de la lutte avait sans doute sortie le noble de sa léthargie, car déjà en entendait le son de ses pas et la porte s’ouvrit, laissant a Révérie le plaisir de contempler son père. Comment était t’elle capable de le dire ? Même ravagé dans la pire des souffrances, il restait noble, digne et surtout… lui ressemblait atrocement au point de la faire écarquiller des yeux rond.

Mais comment le noble réagirait’ il, en voyant le garde étourdit, a terre et debout a ses cotes une hybride, la hanche entaillée et le regard surprise. Penserait’ il lui aussi qu’elle n’était qu’une simple voleuse ou son sang bouillirait ’il de ses instincts de père enfouie ?
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Rima-Marcil
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MessageSujet: Re: [¨Palais du Marquis de l'épine dorée.] ... Père...   Mer 5 Mar 2008 - 11:30

Le salon était plongé dans le noir, les volets fermés empêchant les rayons du soleil de pénétrer dans la pièce. Il n'y avait pas un seul bruit, pas un seul son pouvant attester de la présence d'une presonne. Pourtant il y avait bien quelqu'un. Un elfe vêtu d'une simple robe de chambre, se tenait dans un fauteuil, les yeux vitreux, fixant quelque chose que lui seul pouvait voir.

Cet homme autrefois était l'une des personnes les plus respectées de la nation elfe. Aujourd'hui, il n'était plus rien. Autrefois commandant en chef des armées du sud, le poste le plus dangereux et le plus prestigieux qui soit, il avait marqué les esprits en remportant de nombreuses batailles pour son peuple. Il était un héros. Mais aujourd'hui, on ne se rappelait de lui que comme celui qui avait trahit sa patrie en aimant une Drow. Oui, il n'avait pas honte de le dire, il avait aimé cette femme. Et de cette union était né une enfant, un joyau, un être unique, fruit de l'amour entre deux espèces ennemies.

Mais elle lui avait prise, tout comme sa femme. Et depuis ce jour, Rima-Marcil, Marquis de l'épine dorée, avait sombré dans un gouffre sans fond. Son coeur se gela et plus rien ne le réchauffa depuis. Abbatu, il fut le symbole de la déchéance totale en s'abaissant à noyer son chagrin dans l'alcool comme l'aurait fait un humain. C'était encore la seule chose qui réchauffait son corps, à défaut de réchauffer son coeur.

Un bruit attira son attention, le tirant de son apathie. Un bruit peu commun dans la maison. Ancien soldat, il savait reconnaitre le bruit d'une armure qui heurte le sol. Que se passait-il? Posant la bouteille d'alcool qu'il tenait à la main depuis des heures, il se dirigea d'un pas peu assuré vers la porte, abbruti par l'alcool. Vaseux il ouvrit la porte.

Un spectacle peu ordinaire se présenta à lui. L'un de ses gardes, ou geôlier pouvait-on dire, gisait à terre. La vue troublée par l'alcool, il distinguait vaguement une femme se tenant debout devant lui. Il se concentra sur elle, tenant de l'apercevoir mieux. Sa vue commença à se désembrouiller, et il put entrevoir le visage de la jeune femme. Elle lui était familière. Se concentrant d'avantage, il la vit mieux cette fois. Et son sang ne fit qu'un tour.

Quelque part au fond de son esprit, un écho lui parvint. Du tréfond de sa mémoire, une vision lui apparut. Celle d'une enfant à la peau de nacre, aux yeux blancs teintées de bleu, et ayant des cheveux blancs comme la neige. Le sang de l'ancien commandant se réchauffa, chassant toute trace d'alcool présent dans son organisme. Ses yeux vitreux redevinrent aussi vifs et perçants qu'autrefois, sa vue redevenant parfaitement claire. Il put l'admirer, la voir pour de bon. Elle le regardait avec des yeux ronds, comme si elle était aussi surprise que lui. Son visage lui ressemblait tant, ses yeux étaient comme les siens. Ses cheveux étaient aussi blancs que ceux d'Arakmorach. Cela ne pouvait être une coïcidence, ou un rêve. Elle était là. Elle était venue à lui.

D'une voix peu assurée, tremblante d'émotion et rauque du à l'excès d'alcool il parlat.

"Ag... Agla... Aglarer? C'est toi? C'est bien toi?"

Son sang bouillait tel un volcan en lui. Il lui disait que c'était elle, qu'il n'y avait pas de doute possible. Ne pouvant résister à l'appel de son sang, il prit la jeune femme dans ses bras et la serra contre lui, comme si cela aurait pu l'empêcher de s'enfuir, et le persuader que ce n'était pas un rêve. Des larmes chaudes coulèrent sans retenue de ses yeux. Durant près de neuf décénnies il avait espéré ce jour. Et il était enfin arrivé...
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Révérie
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MessageSujet: Re: [¨Palais du Marquis de l'épine dorée.] ... Père...   Mer 5 Mar 2008 - 12:11

Comment une tel ressemblance entre père et fille était t’elle possible ? Le temps se suspendit, laissant au deux elfes le temps de se regarder l’un l’autre. Puis, doucement, la voix du noble retentit dans les couloirs vides.

"Ag... Agla... Aglarer? C'est toi? C'est bien toi?"

Sa voix était étrangement brisée, il n’était qu’une ombre brisée par le temps et le chagrin. Doucement Révérie fit le lien entre le nom qu’il prononça a celui vue sur les documents. Elle baissa sa garde et se sentit soudainement enlacée. Elle faillit le repousser sur le coup, mais ses bras autour d’elle lui était chaleureux, presque familier, comme un étrange et vague souvenir d’un temps révolue. Doucement elle se laissa glisser contre l’homme, posant ses mains sur le torse large de son père et sa tête contre son épaule en murmurant.

« Aglarer, L’éclat unique... Père, vous m’aviez trouvé la un nom bien étrange. »

Doucement elle sentit une unique larme couler sur sa joue, serrant ses mains fines sur l’étoffe qui recouvrait son torse elle se blottit comme la plus fragile des enfants. Elle n’avait pas changée vraiment depuis se temps, toujours aussi fragile physiquement, mais de part se volonté incapable d’être brisée.

Eprouver les bras d’un père, de On père, voila qui était surement la plus belle chose au monde. Doucement elle releva son visage, regardant fine lame pour passer ses mains sur ses joues humides. Il pleurait, c’était indigne de lui, et pourtant la jeune femme en était terriblement touchée. Elle ne ressentait pas la même impulsion aussi violente et surprenante d’amour. Puis elle c’était tout de même un inconnu, même si la joie de le retrouver était palpable.

«Calmez vous père, c’est bien moi… et je ne disparaîtrais plus. Je suis venue après la mort de mon pe… De Charles, celui qui m’as élevée, pour vous retrouver et reprendre ma place auprès de vous si bien sur, vous accepterez une fille élevée par des humains et aux manières indélicates. »

Elle posa son regard honteux sur ses mains abimée et brisée par l’entrainement au combat a main nue et chercha a les cacher un peu. Un noble comme lui accepterait’ il une enfant comme elle ? Elle n’était pas douer pour autre chose que la bataille et l’apprentissage de tout ce que les moines lui avaient offert.

Doucement elle sentit à nouveau son flanc la piquer, elle regarda la plaie de manière discrète et s’aperçu de son sang tachant la riche étoffe du noble. Doucement elle murmura.

« Je suis blessée, et j’i tachée votre tunique, je m’en excuse… mais pourrais je avoir un peu d’eau pour effacer le sang qui en coule ? Ou alors de l’alcool pour en nettoyer la plaie ? Je n’ai pas été assez méfiante, il est rare que j’ai a me battre dans des endroits aussi restreint. »

Pour l’alcool, la forte odeur qui émanait de lui elle fut sur d’en trouver, mais cela elle ne le dit point. Ainsi elle venait de lui révéler deux nouvelles assez troublante pour le marquis. Elle avait été élevée par Charles et était donc une combattante.
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Rima-Marcil
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MessageSujet: Re: [¨Palais du Marquis de l'épine dorée.] ... Père...   Mer 5 Mar 2008 - 13:43

Les larmes coulaient abondamment sur les joues de Fine-Lame, mais contrairement à ses larmes habituelles, c'était des larmes de joie, et non plus de tristesse. Son coeur, longtemps resté froid et insensible, se réchauffait doucement. Sa fille lui était revenue. Elle était venue à lui. Elle se blottit dans ses bras, posant sa tête sur son épaule. Il a regarda à travers ses larmes. Comme elle était belle. L'enfant qu'elle était autrefois, était devenue une véritable jeune fille. Comme il aurait aimé la voir grandir.

"Tu le trouves vraiment si étrange que cela?"

Elle semblait surprise de ce nom. Rien d'étonnant à cela. Ceux qui l'avaient élevés devaient ignorer son véritable nom et l'avoir baptisée autrement. Elle posa la main sur sa joue. Il pouvait sentir ce contact, chaleureux, tendre, alors qu'auparavant il ne ressentait plus rien, sa peau devenu aussi froide que son coeur. Son corps se réchauffait tout entier, et il redécouvrait des sensations qu'il avait oublié pendant de nombreuses décennies. Les paroles de sa fille, le réconfortèrent et le rassurèrent, tout en répondant a certaines questions qu'il se posait depuis des années.

Ainsi c'était donc bien le père Charles qui s'était occupé de sa fille. Il se doutait bien qu'il lui cachait quelque chose. Il avait menacé le moine pour qu'il lui dise ce qu'il savait, mais ce dernier l'avait battu et demandé de partir. Il lui en avait voulu pendant longtemps, avant de se rendre compte combien il était en faute. Il avait foncé sur le moine, l'agressant directement. Pas étonnant qu'il ne lui ait rien dit. Son comportemant à l'époque n'incitait pas à la confiance. Fou de colère et de chagrin, le moine avait sans doute cru qu'il aurait plus faire du mal à Algarer.

"Je t'ai attendu pendant près de 90 ans Aglarer. Crois-tu que je vais te chasser maintenant alors que tu es la seule raison qui m'a maintenu en vie toutes ces années? Bien sûr que je t'accepte mon enfant."

Il l'embrassa sur le front. Une sensation étrange sur sa peau lui fit baisser la tête. Il regarda sa robe de chambre et y aperçut du sang. Ce n'était pas le sien. Il regarda le flanc de sa fille et vit qu'elle saignait. Il l'emmena dans le salon et la fit s'asseoir sur un canapé. Toujours plongé dans le noir, le salon aurait parut lugubre et sombre à un humain, mais les yeux des elfes leur permettait d'y voir beaucoup plus facilement dans l'obscurité. Fine-Lame prit la boutteille d'alcool qui trainait et un mouchoir qu'il imbiba. Puis il se rapprocha de sa fille et appliqua le mouchoir sur la plaie.

Pendant qu'il la soignait, il repensa à ses paroles. Elle était apparement habituée à se battre. Vu la façon dont Charles l'avait battu, il savait que son ordre était constitué de moines guerriers, des experts dans le combat à mains nues. Il ressentit une once de fierté en apprenant que sa fille était une combattante, une guerrière. Ils avaient ça dans le sang.

"Il te faudra faire plus attention la prochaine fois. Cela aurait pu t'être fatal, et il aurait dommage que je te perde alors que nous venons juste de nous retrouver."

Il finit de nettoyer la plaie, puis déchira un morceau de sa robe de chambre pour faire un bandage autour de la taille de sa fille.

"Comment m'as-tu retrouvé? Le père Charles ignorait qui j'étais. Comment as-tu fait pour savoir que j'étais ton père?"
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Révérie
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MessageSujet: Re: [¨Palais du Marquis de l'épine dorée.] ... Père...   Mer 5 Mar 2008 - 14:47

Quand il l’entraina dans le salon ses yeux s’habituaient à l’obscurité presque instantanément. Elle y voyait aussi clair qu’en pleins jour même mieux. Ses yeux clairs observaient la pièce, richement décorée mais de toute évidence le noble avait vécu dans un piteux état. Il prit soin de nettoyer la plait a l’alcool et elle détourna son regard, son visage tel celui d’une statue de pierre de changea pas au contacte cuisant sur sa peau.

Elle semblait fait d’un métal plus dur encore que celui d’une armure ou bien se genre de douleur était tout simplement trop bénigne pour que la jeune femme y réagisse. Non, elle n’avait rien de petite princesse élevée dans de la soie.

« Je prend rarement le moindre risque, mais j’avais trop hâte de vous retrouver pour attendre le moment opportun pour entrer. Je suis de nature impulsive, les moines disaient que c’était ma plus grande force mais aussi ma plus grande faiblesse. »

Il déchira un morceau de sa robe de chambre pour lui en faire un bandage provisoire et elle en fut surprise, le regardant à nouveau dans les yeux. Il lui avait posé une question pertinente. Doucement elle s’adossa au mur, regardant autour d’elle en réfléchissant, puis d’une voix calme, elle racontât ce qui lui passa en tête.

« Le père Charles fut pour moi mon vrai père pendant des années, jusqu’as ce qu’enfant, je vois cette étrange différance entre moi et les jeunes garçons du monastère. Tous se flétrissaient sous les assauts du temps alors que pour moi tout s’écoulait avec une lenteur effrayante. Ceux qui enfant était mes frères de jeux, arrivait a un âge de vieillesse avancé sans que moi-même je n’ai pris vraiment de l’âge.

Il ne m’a jamais mentie, du moins c’est ce que je préfère penser, et sa réponse fut simplement qu’il m’avait recueillit sur le pavé du monastère. On m’avait sans doute abandonnée la, peu être de peur de ce que j’étais, une batarde aux yeux des humains et de toute les autres races. Mon père… Charles, préférait me nommer Métisse. C’est aussi lui qui m’a donnée mon prénom… Révérie. Je ne me suis plus vraiment posée de question ensuite, si j’étais une enfant indésirable pourquoi m’en poserais-je ? J’étais aimée et tolérée par tous les hommes du monastère, mes pères s’occupait de moi, mes frères étaient autant des compagnons de jeu que de combat et j’ai eu une enfance que je jugerais … supportable.

Pourtant avec le temps Charles semblait avoir des regrets sur certain sujet sans vraiment m’en parler. Il n’y a que sur son lit de mort qu’il m’avouer plusieurs choses. Il avait écrit pour moi une lettre, que je ne devrais lire qu’une fois son dernier souffle rompu.


Il me dit de partir, de chercher mon père… Et… ses derniers mots furent, que je vous ressemblais tant… Il expia sa faute en y laissant la vie. A la suite je lu la lettre qui me disait d’aller a Diantra pour voir avec le haut prêtre de mon ordre et avoir une dérogation qui m’autorisait la recherche des naissances directement dans la bibliothèque des elfes.

En compagnie Du comte d’Ardamir qui m’offrit sa protections j’ai été voir se fameux document et j’ai trouvée dans ceux des nobles celui-ci… »

Elle sortait le document attestant de sa naissance et repris.

« Il faudra penser à changer cette note maintenant… »

Elle sourit doucement.

« Maintenant il ne me reste plus qu’as m’accoutumer a mon prénom… Aglarer. »

Elle regarda le rideau, rêveuse soudain… Que pouvait donc bien faire Dragan à cet instant ? Sans doute chevaucher vers on ne sait ou.
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Rima-Marcil
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MessageSujet: Re: [¨Palais du Marquis de l'épine dorée.] ... Père...   Mer 5 Mar 2008 - 18:11

Rima-Marcil écouta sa fille sans l'interrompre tandis qu'elle racontait son histoire. Ainsi elle se nommait Révérie. Un nom humain bien entendu. Elle avait passé quatre-vingt neuf ans de sa vie à être appelée comme cela. Il ne serait pas facile pour elle de changer de prénom, si tant est qu'elle voulait en changer.

Tandis qu'elle racontait son histoire, Fine-Lame ne pouvait s'empêcher de penser combien l'existence de sa fille avait du être dure et pénible. Voir tout le monde mourir autour de soi, se poser sans cesse des question sur ses origines, devoir accepter d'être différente de tout le monde... Oui, elle n'avait pas eu une vie facile. Il se prit a avoir de l'affection pour ce père Charles, qui avait pris soin de sa fille. Il l'avait traitée comme sa fille, l'élevant du mieux qu'il pouvait. Il lui avait caché certaines choses, mais pourtant, sur son lit de mort, il l'avait renvoyé vers lui. Regrettait-il de ne pas l'avoir rendu à son père cette nuit? Savait-il qu'il prendrait soin d'elle? Et si oui, pourquoi ne pas lui avoir rendue? Par égoïsme, ou crainte?

Ces réponses malheureusement, Charles les avait emportées avec lui dans la tombe. Rima fut étonné d'apprendre que le comte d'Ardamir lui apporta son aide. Un noble aidant une métisse? Cela pouvait être mal vu et lui nuire grandement. Il ne le conaissait pas, cloitré dans son apathie et son domaine, il ne s'était pas intréressé au monde extérieur, mais il se disait qu'il aurait bien aimé rencontré cet homme qui avait permis à sa fille de le retrouver. Il aurait aimé lui dire merci.

Aglarer lui tendit un document qu'il prit. Son acte de naissance. Il le regarda, avant de se tourner vers sa fille.

"Si ce nom te gêne..."

Il ne put finir sa phrase. Des bruits retentirent dans le couloir. Il se retourna et apperçut les gardes de le surveiller pénétrer dans le salon et sortir leurs épées. le bruit du garde s'éffondrant par terre n'avait pas été perçu que par le Marquis. Rima-Marcil se mit entre eux et sa fille, campant sur ses positions comme un vrai soldat.

"-Seigneur Eregcül, écartez-vous d'elle!
-Que signifie ceci capitaine?
-Cette femme est une intruse et une étrangère. Nous devons l'emmener.
-Il n'en est pas question!"

Le capitaine ne cilla pas, mais Fine-Lame savait ce qu'il pensait. Il avait trahit son peuple pour une Drow, et il le trahissait maintenant avec une hérésie. S'ils avaient pris la peine de la regarder, ils auraient sans doute vu la ressemblance entre la fille et son père, mais ils étaient concentrés sur Fine-Lame, craignant ses réactions. Les gardes ne partiraient que lorsqu'ils auraient eu Aglarer. Mais il ne laisserait pas faire ça. Son regard se durcit, ses muscles se tendirent. Il se préparait au combat.

"Vous ne l'emmenerez pas, capitaine."

Ce dernier ne savait quoi faire. Il n'avait aucune envie d'affronter Fine-Lame, mais il n'aurait sans doute pas le choix. Préférant opter pour la manière douce il s'avança et dit :

"Pourquoi? Pourquoi ne puis-je l'emmener?"

Le défi se lisait dans ses yeux. Il voulait donner à l'ancier commandant une chance de se sortir de ce guépier, mais il doutait qu'il puisse le faire. Quelle raison pourrait-il donner qui l'inciterait à abandonner?
Doucement, les traits de Rima-Marcil changèrent, la détermination et la volonté se lisant dans son regard. On lui avait enlevé une fois sa fille, il ne laisserait pas cette chose arriver une seconde fois. Alors que les deux elfes se jugeaient droit dans les yeux, pendant un moment tous eurent l'impression de voir le commandant d'autrefois revenir sur son visage.

D'un voix qui ne souffrait aucune discussion, cette voix si spéciale qu'il avait autrefois quand il commandait, il dit tout doucement et simplement :

"Parce que c'est ma fille, capitaine."
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Révérie
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MessageSujet: Re: [¨Palais du Marquis de l'épine dorée.] ... Père...   Mer 5 Mar 2008 - 19:25

Elle était sagement adossée, ne bougeant pas d’un pouce pendant que son père se mettait en position défensive. Elle n’avait même pas pu lui répondre a propos de son prénom mais ce n’était pas grave. Elle ferait sa réponse ensuite, une fois se contre temps réglé. D’un pas princier, la tête haute, le support digne et l’air noble et sans faille se lisant sur son visage elle vint au coté de son père. Prenant une position de combat digne des moines, ses mains abimées par les coups à main nue mise en valeur par ses mouvements, elle plongea un regard digne de son père dans celui du Commandant.

« Père voyons, je suis capable de me défendre et au vu de leurs poids de leurs tailles ainsi que de leurs armures… sachant également que la pièce est assez grande pour me laisser libre de mes mouvements, peut de chance qu’ils arrivent seulement à me gêner un temps. Se serait plus amusant si c’était contre toi que je devais me battre… Atar … »

Atar, se nom donné aux pères, un peu comme papa pour les humains. Elle était si inexpressive et dangereuse… Ho oui, comme elle lui ressemblait. Le capitaine Se redressa, perdant sa position combative. Révérie fit donc de même, et regardant son père dans les yeux elle fit un pas en avant et droite elle s’inclina. Ce n’était pas parfait loin de la, elle était trop souple, désarticulée, c’était étrange mais terriblement beau et elle se redressa en se présentant.

« Aglarer Eregcül, Fille du Marquis Rima Marcil Eregcül, et sous se titre je vous sommes de me devoir le respect que vous me devez. Oui je suis une métisse, mais vous n’avez pas le loisir de ma haïr… et si vous craigniez que je ne sois une … Ba… batarde… liée aux drow je vous rassure, leurs sang en moi n’as teintée que mes cheveux et ma peau, la couleur de mon sang est le même que le votre et ma perfidie aussi développée… a moins bien sur capitaine que vous ne fassiez des cachoteries, en se cas je retire mes mots. Ne me jugez pas par mon apparence mais par mes actions.»

Les mots de batarde lui avait brulé les lèvres et elle savait que se dire ainsi d’elle-même était plus une preuve de haine envers les drow que de se nommer métisse… se nommer ainsi était une preuve d’acceptation de son sang. L’homme à terre gémit, recouvrant ses esprits. Elle lui avait brisée une cote et sans doute la mâchoire… a mains nue… et contre une armure de métal. Elle dit simplement :

« Occupez vous de votre compagnon, j’ai a parler avec mon père. »

Puis le regardant droit dans les yeux reprit.

« Nous avons 88 ans a retrouver… »

Se tournant un des gardes derrière le capitaine se prit d’un soudain héroïsme et s’attaqua a la jeune femme qui fit un mouvement des plus impressionnant. Elle glissa sur le coter, laissant la lame fendre le vide, rattrapant le même bras pour le tordre en arrière, le bisant net, puis un simple coup de genoux dans l’inversement du sien démit seulement se dernier, le garde tombant au sol en hurlant de douleur. D’une voix calme et paisible elle reprit.

« Il aurait eu l’honneur de m’affronter de face il aurait subit le même châtiment que votre ami et aurait été juste assommé… mais attaquer une femme dans le dos est impardonnable. Dans le monastère sa tête aurait été mise en décoration funéraire sur sa tombe pour que les corbeaux se délectent de sa chair. Les traitres profitant des faiblesses et des moments opportuns ne sont en général pas de bon soldat.»

Voila donc les conditions de son enfances… elle a grandit avec ses uniques préceptes en tête.
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Rima-Marcil
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MessageSujet: Re: [¨Palais du Marquis de l'épine dorée.] ... Père...   Mer 5 Mar 2008 - 22:04

Fine-Lame attendait la réaction du capitaine. Il doutait qu’il tente quoi que soit, maintenant qu’il savait que « l’intruse » était sa fille. Il n’oserait pas la toucher, pas une noble. Il savait ce qu’il encourrait s’il le faisait. Il lui faudrait un motif d’accusation valable pour le faire, mais il n’en avait aucun, ils le savaient tous deux. Alors qu’il attendait une réponse de la part du capitaine, Aglarer se posta à coté de lui, se mettant en position défensive. Elle était prête à se battre. Rima-Marcil espérait ne pas avoir à en arriver là. Savait-elle contre qui elle se battait ? Ses hommes n’étaient pas les siens, ils étaient ses geôliers, chargés de le surveiller et l’empêcher de sortir de son domaine. Vu son état c’était inutile, mais ils étaient tout de même là, une vingtaine de soldats en tout, guettant ses moindres faits et gestes.

Il regarda sa fille et y vit alors son propre reflet. Il pouvait voir sur ses yeux et son visage le même esprit rebelle et combatif que lui jadis. Mais il y avait quelque chose en plus : une détermination et une once de sauvagerie héritées de sa mère. Oh il ne savait qu’elle pouvait se défendre seule, mais l’heure n’était pas au combat, ou du moins, pas un combat physique. Se battre contre les gardes serait une bêtise. La situation était compliquée et se battre contre les geôliers de Fine-Lame l’aurait compliquée encore plus. Sa situation était précaire, accusé de haute trahison il avait été déchu de son rang militaire, et du respect que tous avait pour lui. Il ne lui restait plus que son titre de marquis, qui, il l’espérait, pourrait sauver Aglarer et empêcher l’affrontement. Sans quoi, il risquait de la perdre une nouvelle fois, et il ne pouvait le supporter.
Une joie et un plaisir profond envahirent l’ancien commandant quand sa fille l’appela Atar. Il avait espérait qu’un jour il puisse avoir le privilège de s’entendre appeler comme cela, mais il ne pensait pas que cela serait si tôt. Il dissimula un sourire lorsque sa fille lui proposa de se battre l’un contre l’autre. Oui, en temps normal il aurait amusant de le faire, mais il manquait cruellement d’entrainement, et elle aurait sans doute été déçue par lui s’ils avaient à se battre. Rien d’autre ne comptait que l’alcool, et l’entrainement journalier avait disparu, tout comme toute autre activité. Il se promit de remédier à cela. Il savait que ce ne serait que le premier d’une longue liste de choses à venir.

Le capitaine céda finalement et tous se détendirent, sauf les gardes. Apparemment ils n’étaient guère heureux de la tournure de la situation. Puis s’avançant, Aglarer s’inclina avant de maltraiter verbalement le pauvre capitaine. Usant de son titre nouvellement acquis et déguisant ses habilement ses insultes, elle montra une force et une véhémence digne de l’ancien commandant. Amusé, Fine-Lame ne put s’empêcher de retrouver la force de caractère de sa mère. Certes ressemblait beaucoup au marquis, mais son caractère bien trempé tenait autant de son père que de sa mère. Il ne put s’empêcher l’habile choix des mots de sa fille, choisissant ceux qui montrait le plus son mépris pour son sang Drow. Elle agissait en stratège. Guerrière et stratège ! Comme Fine-Lame était heureux et fier de sa fille !

Après ce sermon qu’elle leur lança, les gardes se dirigèrent vers le couloir pour sortir et aller chercher leur camarade. Mais l’un deux fondit sur Aglarer, tentant de l’embrocher. Mais elle avait sentit le coup venir et maitrisa sans mal le garde non sans lui avoir brisé le bras. Fine-Lame se tourna vers le capitaine.


« A l’avenir capitaine, je vous prierais de mieux surveiller vos hommes. Je ne crains pas pour la sécurité de ma fille, qui comme vous avez pu le constater, est bien capable de se défendre seule. Mais si jamais une telle chose devait se reproduire, vous aurez à répondre de cet acte devant moi. Dois-je vous rappeler ce qui attend ceux qui s’en prenne à une noble ? »

La menace fut suffisante. Le capitaine et ses hommes, emmenèrent les deux blessés et sortirent. Rima-Marcil se tourna vers sa fille.

« Tu n’aurais pas du être aussi véhémente avec eux. Cela risque de nous attirer des ennuis. Le capitaine ne t'aurait rien fait. Je ne sais pas si tu es au courant, mais je suis surveillé, prisonnier de ma propre demeure. Je ne contrôle pas ces gardes et s'attirer leurs foudres n'est pas une idée. Ce sont mes gardiens. Ils ont pour mission de me surveiller et de s’assurer que je ne quitte mon domaine. Le prix à payer pour vous avoir aimés ta mère et toi. »

Un regard mélancolique traversa fugitivement son regard, avant qu’un sourire chaleureux ne l’efface. Il était rare de le voir sourire, même du temps de sa gloire. Rares étaient ceux qui avaient eu le plaisir d’en voir un. Il s’approcha doucement de sa fille.

« Mais je suis fier de toi mon enfant. »

L’invitant à s’assoir, il se dirigea vers le canapé et s’installa à coté d’elle. L'altercation entre Aglarer et les gardes allait sans doute faire du bruit. Le retour de la fille disparue allait susciter bien des questions et ils allaient sans doute devoir prouver qu'elle ne représentait pas une menace pour le peuple sylvain. Des ennuis en perspective. Mais il chassa ses pensées. Il aurait bien le temps de s'occuper de cela plus tard. Pour le moment, il voulait profiter des retrouvailles avec sa fille.

« Tu as sans doute de nombreuses questions à me poser n’est-ce pas ? »
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Révérie
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MessageSujet: Re: [¨Palais du Marquis de l'épine dorée.] ... Père...   Jeu 6 Mar 2008 - 10:04

« Des questions ? … non, aucune. La seule question sans réponse a laquelle tu pouvais répondre était de savoir qui était mon vrai père. Toi… Atar. A présent, la dernière de toute mes questions… a une réponse plus qu’incertaines.»

Doucement elle regarda par la fenêtre, guettant les gardes ? Non, rêvassant en pensant à quelqu’un, une personne importante pour elle. Se regard ailleurs, Rima l’avait vu il y a presque un siècle, celui de sa mère, toujours l’air lointaine et ailleurs. A quoi donc la belle métisse pouvait’ elle bien penser ? Elle repensait au doux son de la voix de son tendre amour… amour ? … peut être.

Il était fier d’elle et heureux de son caractère inflexible, sauvage et stratège, oui elle avait héritée de lui et de sa mère mais il n’en allait pas de même pour elle. Il craignait ses geôliers au lieu de s’en jouer et de leurs prouver qu’il était le maitre des lieux. D’une voix profonde et réfléchie elle prit la parole pour s’en prendre cette fois si a son propre Atar.

« Et vous Atar, on m’a conté vous mérites, voila bien indigne d’un noble tel que vous de vous laisser aller et de ne point chercher a reconquérir le respect qu’ils vous portaient naguère. J’en sais assez pour savoir qu’as l’époque de votre âge d’or, le Marquis de l’épine dorée était un grand homme, capable de tout… La perte de son grand amour et de sa fille l’on rendu inerte et reclus… De ce que je vois et de l’odeur nauséabonde qui émane de vous vous vous êtes noyez dans l’alcool comme le plus imbécile des humains. »

Elle était dur, très dure avec lui en cet instant, mais elle devait le faire, lui remettre les idées au clair et lui montrer qui il était.

« Atar, à présent vous n’avez plus d’excuse, vous ne pouvez plus pleurer sur votre sort et vous morfondre. Vous êtes un homme de poigne, sinon jamais vous n’auriez pu commander une armée. Ses hommes dehors, ses gardes, ils ne sont que l’illustration de votre faiblesse, il ne tiens qu’as vous de redevenir le glorieux marquis de l’épine d’or, Rima Marcil, même si je ne pense pas pouvoir vous promettre que vous retrouverez votre statue a la guerre. Mais au moins, retrouvez votre dignité ! »

Puis son regard se porta sur un objet, une lyre, elle était simple, veille et usée mais l’envie lui tiraillait le ventre. Elle n’avait plus vue d’instrument comme ça depuis que son ami troubadour avait cessé de passer au monastère. Doucement elle se dirigea vers l’instrument et le pris en ses mains avec la plus grande des attentions. Doucement elle vint s’asseoir ou se trouvait son père et prenant l’instrument pour en jouer elle remarqua la taille, cette lyre n’était pas faite pour un homme et encore moins un homme de l’envergure de son père.

Releva le regard elle le regarda et murmura.

« Amil ? »

Pas besoin de plus de mots, il voulait tout dire. Maman… Oui ce ne pouvait être qu’a-elle. Doucement Révérie glissa ses doigts sur la lyre pour en faire sortir des notes, caressant l’instrument qui sous ses doigts laissait une douce mélodie s’échapper. Fermant les yeux ses lèvres remuaient, d’abord sans bruit, puis a voix s’échappa.

Jusqu’as l’extérieur, sa voix s’élevait en une douce complainte, le son de cette voix cristalline adoucirait sans doute l’humeur des gardes. Le texte était simple, il parlait d’un long voyage, d’une terre lointaine et d’horizon. Cette chanson parlait d’amour, de l’amour d’un barde pour la beauté du jour et de la nuit… Son elfique était vraiment digne des plus grands érudits et sa voix digne de celle de sa mère, même si elle était encore si jeune.
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Rima-Marcil
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MessageSujet: Re: [¨Palais du Marquis de l'épine dorée.] ... Père...   Ven 7 Mar 2008 - 16:54

Les paroles de sa fille le piquèrent au vif. Comment osait-elle? Comment osait-elle le critiquer lui? Elle ne savait pas ce qu'il avait vécu. La mort aurait été préférable à l'enfer dans lequel il était tombé. Le soir même de la mort son amour, il avait été dégradé et son titre lui fut retiré. Il n'avait eu que sa fille pour tenir le coup, et se dire que ça valait la peine d'endurer tout cela. Et lorsqu'elle lui fut enlevé, toute raison disparue avec elle. Il l'avait cherché des profondeurs de la forêt Anaëh, jusqu'au abords des contrées humaines. Pendants des mois il l'avait cherché avant de se faire rattraper par son peuple. Il avait du se résigner à rester chez lui, auquel cas sinon de devenir un paria, un être sans terre, traitre à sa patrie.

Alors dans la solitude, n'ayant plus aucune raison de vivre, il avait sombré dans la misère et l'alcool. Toute autre personne moins forte de caractère que lui serait morte de chagrin et de désespoir. Mais pas lui. Non, c'était un battant, un guerrier. Il tint bon, survivant parce que c'était encore la seule chose qu'il savait faire, même si les conditions de cette survie été des plus dégradantes et des plus avilissante pour un homme de son statut. Oui, il avait sombré tel un humain, s'adonnant sans vergogne au plaisir de la boisson. Toute sensation avait disparue. Ne restait plus que l'envie de boire, et le chagrin.

Maintenant qu'il était réveillé, sortit de cette apathie et de cette misère dans lesquelles il avait plongé, il se rendait compte combien il se méprisait. Il avait honte de son attitude. Mais le plus humiliant fut sans doute d'entendre cela de la bouche de sa fille. Le voir dans cet état... Elle n'avait sans doute pas imaginé que son père était devenue une loque, incapable de ne penser a autre chose qu'à la boisson. Elle avait toutes les raisons d'avoir honte de lui.

Puis, la voix et les reproches s'évanouirent. Quelque chose avait attiré son attention. La Lyre d'Arakmorach. La seule chose qui était restée d'elle après la disparition de sa fille. Avec des gestes prudents et pleins d'attention, Algarer prit la lyre de sa mère, murmurant une question dont elle avait la réponse.

Avant même qu'il ait pu lui répondre, la lyre sortit son chant sous les doigts agiles d'Aglarer. L'air était triste, doux et magnifique. Puis la voix sortit de la gorge de sa fille, chantant une chanson d'amour. Rima-Marcil en eut le coeur serré, non pas par la chanson, mais par la voix de sa fille. Cette voix si mélodieuse, si magnifique et envoutante. Il avait l'impression d'entendre Arakmorach chanter. Fermant les yeux, il se laissa transporter par cette voix qui remonta en lui le souvenir de son amour disparut. Il pouvait sentir sa présence en sa fille. Sa présence était si forte que s'il ouvrait les yeux, il était persuadé de la voir à ses cotés.

Mais il n'osait les ouvrir. Pas qu'il sache qu'elle ne serait pas là, non. C'était tout le contraire. S'il les ouvrait, il devrait affronter son regard, ce regard qu'il aimait tant, mais qui serait, il le savait plein de reproches. Il verrait le mépris dans ses yeux, demandant comment il avait pu abandonner leur fille. Comment lui, Rima-Marcil, qui avait été prêt à tout sacrifier par amour pour elle, avait pu devenir ce qu'il était aujourd'hui? Où était donc l'homme qu'elle avait aimée? Cet homme brave, fier et noble prêt à tout pour elle? Où était-il aujourd'hui? Il n'était certainement plus là. Il ne pouvait être l'homme qui se tenait assis en robe de chambre et puant l'alcool...

Non, il ne pourrait supporter cela. Lorsque le chant s'arrêta, Fine-Lame ouvrit les yeux et se leva. Il prit la bouteille d'alcool et la regarda. Puis avec rage il l'envoya droit dans la cheminée où elle se fracasse en mille morceaux, répandant le liquide avilissant qu'il contenait partout dans l'âtre. C'était finit. Finit le temps où il s'appitoyait et se complaisait dans le malheur, le chagrin et l'alcool. Il allait se battre à nouveau. Il allait se battre pour redevenir l'homme qu'il était, pour que sa fille soit fière de lui. Il allait se battre non plus pour sa patrie, mais pour elle.

"Tu as raison ma fille. Je ne qu'un lâche qui n'a rien trouvé de mieux que de se réfugier dans l'alcool pour oublier. Tu ne devais pas penser que ton père, le Marquis de l'épine dorée soit un pauvre hére qui s'est noyé dans l'alcool et je suis désolé de t'avoir déçue. Mais c'est finit tout ça. Il est temps de repartir en guerre. Et la bataille qui nous attends ne sera pas des plus simples."

Il se tourna vers sa fille, et la regarda droit dans les yeux. Son visage avait changé. Ses yeux étaient aussi vifs qu'autrefois, remplit d'une détermination inébranlable. Il paraissait avoir rajeuni. Ses yeux étaient redevenus ceux du commandant d'autrefois éclipsant les traces qui avaient marquées son visage toutes ses années.

"Je vais faire en sorte de devenir un père dont tu pourras être fière. Je vais me battre, et la première bataille que je livrerais sera celle qui fera de toi Marquise de l'épine dorée."
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