AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Aymeric de Brochant - Marquis de Serramire

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Aymeric de Brochant
Humain
avatar

Masculin
Nombre de messages : 562
Âge : 28
Date d'inscription : 22/02/2014

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge : 33 ans
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: Aymeric de Brochant - Marquis de Serramire   Lun 10 Mar 2014 - 20:12

Nom/Prénom : Aymeric de Brochant
Âge : 32 ans
Sexe : Masculin
Race : Humain
Particularité : Aucune

Alignement : Neutre bon
Métier : Marquis de Serramire
Classe d'arme : Corps à corps

Équipement : Le seigneur et maître de Serramire se vêtit comme il sied à son rang, et il sait aisément jouer sur sa magnificence pour en imposer au commun. Toutefois, à la différence des suderons dont il méprise les préciosités et les rivières de diamants, Aymeric allie à sa richesse une sobriété toute racée. On le voit ainsi régulièrement se promener du haut de ses remparts, ou cavaler dans la lande avec pour seuls oripeaux des cottes simplement coupées, expurgées de tout froufrou, mais dont la beauté du tissus trahit le travail langecin. Il garde toujours au petit doigt la chevalière familiale.

L'habit guerrier répond aux mêmes principes que l'habit civil. Au contraire des ciselures raffinées et autres damasquineries transavosniennes, ou des heaumes exubérants du médian, le marquis de Serramire a depuis longtemps, comme la majeure partie des prudhommes du pays, adopté la concision et l'austérité d'un bon harnoy en acier d'Oësgard. Lustrée presque obsessionnellement, l'armure rutile avec élégance au cœur de la mêlée, si bien que les esprits chagrins ou les pleutres aiment à en blâmer le panache, estimant qu'il octroiera à son porteur la rencontre avec un malheureux vireton. Mais fi de ces couards ! à quoi bon se battre, si ce n'est pour briller ?

Description physique : Aymeric offre un fidèle portrait du bon sang de Serramire. Élancé et svelte, c'est un homme élégant, aux mouvements gracieux et lestes. Il a le front franc de ses ancêtres, le long duquel s'épanouissent de longs et beaux cheveux de jais, semblables à ceux de ses aïeux les ducs. Il a les traits fins et racés, et ses prunelles dardent de leur regard insistant tout ce qui puisse retenir son attention. À la différence de ses vassaux des marches, il garde son menton toujours rasé de près, estimant qu'un gentilhomme doit en toute circonstance garder le soin de sa personne, et se fait aider à cet effet chaque matin par le coupe-choux de son fidèles valet Jaljen, ce depuis des temps immémoriaux, comme le paysan abat infiniment les rejets sur son champ.

Le marquis est un homme d'épée, et sait jouer de la brette avec talent. Il a le port droit en selle et les jambes bien roides. C'est un jouteur adroit, dont le goût pour la lice comme pour la mêlée a façonné le corps. Il reflète ainsi l'image typique de cette noblesse d'épée du Nord et du médian qui fait tant chavirer les jouvencelles.

Description mentale : Homme instruit à l'ancienne école, Aymeric aime à se considérer dépositaire des bonnes mœurs et bonnes vertus de la race des seigneurs. C'est un homme charismatique, enjoué, aux heureuses dispositions. Il ne croit aux vertus et aux amitiés viriles que pour mieux fustiger la bassesse des gens du commun. Qu'on ne se méprenne pas ! il ne méprise pas le bon peuple ; mais se félicite seulement de ne pas être de la même espèce. En effet, s'il est homme aux humeurs libérales et naturellement magnanimes, Aymeric est grandement attaché aux traditions et à l'ordre antique. Il honnit les arrivistes et les parvenus, et tient en haute estime la valeur et le lignage. Il récompense l'humilité, tout en saluant l'audace. C'est un amateur des choses simples que lui prodiguent la fortune et son travail. Il goûte ainsi d'autant plus des banquets qu'il en a chassé le gibier.

Bien qu'il porte l'honneur au pinacle des vertus, c'est également un politicien retors que les intrigues, tant de cours que de guerre, ont rendu prudent et observateur. Longtemps tenu en bas des marches du trône, il a su tirer profit de l'expérience de ses prédécesseurs, et entends ne plus jamais fouler le pavé froid de la geôle qui l'a vu croupir injustement plusieurs années.

Histoire :


Prologue


"Clerc, je veux que tu transcrive l'histoire que je vais te dicter. C'est la mienne, et je veux que tous sachent comme j'ai vécu, moi ne tarderais à trépasser." coassa l'homme au visage pâle dont les longs cheveux corbeaux collaient au front poisseux. "Ma jeunesse n'est pas si loin, mais elle remonte aux temps jadis. Comme le monde a changé..." Le scribe s'exécuta :


La famille de Brochant est aussi vieille que Serramire elle même. Ses illustres aïeux furent de ceux qui participèrent à la pacification du Nord païen des siècles de cela, fidèles lieutenants des sénéchaux royaux. Comme plusieurs maisonnées ayant épaulée les premiers ducs, lignée des Brochant est étroitement liée à la dynastie ducale, comme le scion entrelace ses racines et ses branches avec celles de l'arbre souche. La famille de Brochant a toujours joui d'un prestige et d'une fortune sans heurts aucun, ne manquant ni d'honneur ni de richesses, et offrant au duché des hommes de qualité.

C'est tout naturellement qu'Aymeric emprunta ce chemin pour le moins balisé. Son père, le seigneur Gaston de Brochant, l'envoya de ses huit ans à la cour du duc, pour qu'il y serve comme page son suzerain et ami. Les journées du jeune Aymeric furent alors rythmées tant par les corvées que les enseignements reçus du duc. Il partageait l'éducation du futur héritier, de quelques années son cadet, ainsi que de son cousin, que le duc nommait alors "mon neveu Merwyn". Cette coterie de jeunes enfants prodigues, à laquelle se greffaient allègrement les aînés et les cadets des bonnes familles, devinrent bien vite des jouvenceaux accomplis, fourbissant chacun les armes d'illustres chevaliers. Lorsque le fils du duc, Unae, fut frappé de visions divines et qu'il gagna les ordres d'Arcam, chacun de ces jeunes hommes sentit alors flotter les prémices de leur vie d'adulte.

Mais le duc Edgar se portait bien, et le sursis se prolongeait, entrainant avec lui ses joutes et ses amours de jeunesses. Ce fut seulement après que le seigneur eut trépassé, et que son fils se tourna entièrement vers le sacerdoce, que la jeunesse dorée de Serramire se rendit dès lors compte qu'il était venu son tour de diriger la région.


Acte I: La Guerre Civile


Plus proche parent du vieux duc, ce fut Merwyn qui accéda au trône, ne l'occupant que quelques années avant que n'éclate la terrible guerre civile. Il avait alors 24 ans, et était secondé par son ami et parent, qui n'était autre qu'Aymeric, de deux ans son cadet, et fils du vassal Gaston de Brochant. Après que le baron d'Oësgard se fut rebellé, le duc mena l'Ost devant ses pénates pour y rétablir l'ordre, et c'est lors des combats d'avant-garde, avant que l'armée entière ne vinsse mettre le siège devant la cité, que s'illustra le fils Brochant.

L'histoire raconte que tenu en échec devant un des premiers fortins, pierre forte du dispositif de défense oesgardien, que l'on avait pourvu d'un des vingt-cinq terribles bâtons à feu du baron, Brochant avait, faute de pouvoir mener l'assaut en due forme, défié en duel le commandant de la place. Après l'avoir occis et que la bastide se fut rendue, il accorda, dit on, la paix des braves à la garnison, jetant l'arme cauteleuse dans les tréfonds de l'Olya pour que sa sorcellerie ne nuise guère plus au pays.

La guerre aurait pu s'arrêter à ce moment, si le goût de la sédition n'avait séduit à son tour les papilles du duc. À peine remis de la chevauchée oesgardienne, l'ont vit arriver à la cour le marquis de Sainte-Berthilde, un roturier, un commerçant rare par l'opportunisme. Le ladre avait acheté quelques années plus tôt son titre en mariant une dame sans-le-sou, et rôdait aujourd'hui autour du duc, lui susurrant moult idées de rébellion. Séduit par le verbiage de ce serpent, et malgré les mises en gardes d'Aymeric, le duc se détourna de ses fidèles pour mieux cultiver les ambitions qu'il nourrissait aux côtés du marquis.

Lorsque la rumeur d'une sécession du royaume parcourut le palais, les loyalistes se jurèrent de protéger le duché des menées d'Aegar le marchand, et d'en écarter le duc par la force s'il le fallait. Ainsi, Aymeric prit le soir même la tête d'une coterie au sang bleu et aux idées nobles, pour chasser le marquis de Sainte-Berthilde du palais. Hélas, la conjuration fut éventée, et après une échauffourée entre les fines lames du marquis et les partisans de Serramire, plusieurs furent blessés et mis aux fers. S'échappant à temps de ce qui avait ressemblé à s'y méprendre à un guet-apens, en compagnie de plusieurs cadets et jeunes seigneurs loyalistes, Aymeric quitta la cité pour regagner les terres de son père, l'implorant de prendre les armes pour ramener à la raison le duc.

Bon vassal, le seigneur Gaston hésitait, quand fut promulgué le traité de Versmilia, officialisant la mort du duché, au profit d'une fusion territoriale obscure et jamais vue. Révulsé que l'on bafoue des siècles entiers d'héritage et de tradition, nombreux furent les vassaux qui se soulevèrent, Brochant en première ligne. La capitale fut prise entre les hommes des marches septentrionales, les seigneurs de l'intérieur, et l'armée royale venue de l'Ouest. L'ultime bataille eut lieu dans les plaines non loin de la cité de Serramire, et c'est en taillant son chemin au travers de la garde de Merwyn qu'Aymeric fit la jonction avec les bans des Trente. Le trouvère avisé raconte là encore qu'au milieu de la mêlée, l'on pouvait voir la jeunesse dorée de Serramire s'étreindre, après avoir occis partisans de l'odieux traité.

Acte II: Pamphlets et Surins

La joie fut de courte durée pour Aymeric, quand il apprit après la bataille que son pauvre père avait trouvé le trépas au combat. Le duc et son frère Edouard, tout comme le marquis, s'étaient enfuis, et il ne restait nul coupable à juger, seuls des morts à pleurer. Le jeune Aymeric hérita la charge de son père, mais profondément affligé par le deuil, n'eut le cœur à célébrer le triomphe royal à Diantra. Au moment où tous scandaient les noms des plus grands jouteurs à la capitale, Brochant pleurait sur le corps froid de son géniteur, maudissant le marchand de Sainte-Berthilde et son parent et ami le duc de lui avoir enlevé trop tôt son père.

Hélas, à un premier malheur s'en ajoutant un suivant, quand la piété filiale de Brochant et nombre des fils de Serramire fut bien mal récompensée. Le Roy envoya un parvenu, un homme de la capitale, pour qu'il décidât de la marche à venir du duché, que l'on devait désormais appeler injustement marquisat. La rancœur fut grande dans le pays, mais nul ne souhaitait commettre à son tour l'erreur de Merwyn en se rebellant. La reconstruction du pays, écrasé par les taxes, la levée et les pillages durant la guerre, fut effectuée sans ardeur, avec une rancœur certaine.

Plusieurs années s'écoulèrent avant qu'un beau matin, par la bouche d'un héraut à la livrée diantraise, Aymeric n'apprenne l'octroi du fief au seigneur de Froissart, Anselme de Bastyle. Les seigneurs du septentrion, que l'on nommait par facilité les Trente, las de subir les raids sans fins de sauvages wandrais, avaient pétitionné au près du roi pour que l'un des leurs assure la sécurité de Serramire. Le seigneur Anselme, bien qu'il n'eut le lignage ou la richesse de certains de ses voisins, s'était distingué par la constructions de défenses avancées aux marches du duché, lesquelles avaient su tenir en respect les barbares plus que d'habitude, aussi avait il été choisi par ses pairs pour défendre les frontières. Cette décision révolta Aymeric, qui ne pouvait souffrir qu'un homme de si petit lignage héritât de la terre qui avait vu naître ses ancêtres.

L'ambition qui l'avait jusque là épargné le saisit au ventre comme une faim terrible, et une voix lui susurra au creux de l'oreille que seul un homme comme lui était digne de diriger le Nord. Bien vite, Aymeric trouva quelqu'un partageant les mêmes vues que lui sur le trône en la personne de Victoire de Lourmal, sa riche et puissante voisine. Ils se résolurent tous deux à bouter Bastylle hors de Serramire, sans douter une seule seconde que leur alliance, ce jeu de dupes, s'effondrerait aussitôt le marquis renvoyé à Froissart. Mais qu'importe le danger, s'il épargne le déshonneur ! Anselme gagna sans attendre Serramire, où il œuvra à ce que son nom regagne l'éclat qu'il avait d'antan à la cité. Il fit auditionner les meilleurs bardes, rencarda les meilleurs pamphlétaires, si bien qu'en quelques semaines, la ville fourmillait des faits d'armes du seigneur de Brochant, et de l'apathie du marquis. Sûr de lui même, Aymeric voyait tant affluer les partisans à sa table, qu'il n'en devina qu'au dernier moment parmi eux la silhouette inquiétant d'Otto Vanhardt, le capitaine de la garde.

Assigné à demeure en les murs de Castel Tolbioc, ayant pour seule compagnie son fidèle Jaljen et le verbe concis du lieutenant Heinrich, il trouva le temps long. Très long. Trop long. Incapable de savoir ce que le marquis préparait pour lui, et quand le dévoilerait il, l'idée d'évasion creusa son chemin dans sa tête. Mais alors qu'il s'imaginait sauter lors de sa prochaine ballade quotidienne sur le rempart, une conjuration fut mise en place pour le libérer. Lourmel ! pensa-t-il sans ambages, mais rien n'était moins sûr, et il est des aides dont on se passerait volontiers. L'évasion fut un fiasco, et Aymeric fut rattrapé à la tombée de la nuit, haletant dans la campagne faute n'avoir pu semer ses poursuivants à cheval.

On le priva dès lors du confort dont il avait jusque là joui, le reléguant au cul de basse fosse. La chance fit qu'il n'obtint de ses voisines les puces que des démangeaisons, mais aucune affliction autre, le plus dur étant d'ignorer le cours du monde extérieur. Les années passèrent, les détenus aussi. Aymeric apprenait par bribes les évolutions du royaume et du marquisat. Une nouvelle conspiration de Lourmel avait écarté Bastylle pour lui préférer le seigneur d'Avaugadour, un des Trente au nom fameux mais aux bourses bien vides, avant qu'excédé par cette avanie, Adrien, le frère d'Anselme, ne doublât son voisin pour mieux supplanter son propre frère. Finalement Lourmel avait retourné sa veste, mariant sa fille au marquis avant que ce dernier ne trépasse soudainement. Elle l'avait suivi dans la tombe peu après, aussi de sa cellule, Aymeric reconsidéra sa situation qu'il jugeait si misérable. Au moins était il toujours vivant ! Mais si la fortune récompense le vertueux, pourquoi se trouvait il toujours dans cette geôle, quand celle qui avait marié un fratricide demeurait sur le trône ?

Acte III: La Bataille pour Serramire

La patience fut la réponse, quand pour une raison obscure, Maélyne abdiqua. De tous ses contempteurs, Aymeric, par sa vertu et son abnégation, avait triomphé ! Encore fallait il que l'on se souvienne de lui. Esseulé dans cette geôle pendant plusieurs années, qui pensait au brave Aymeric de Brochant, héros d'Oesgardie et grand vassal du pays ? C'est alors que la fortune, cette garce ayant toujours ris au nez de Brochant, tourna. Il s'évada à la faveur d'une nuit sans lune, et d'un sergent trop ivre, mais cette fois-ci, nulle poursuite, nulle traque. Sonne-t-on la chasse pour un prisonnier de droit commun ? Aymeric n'avait plus d'ennemis aucun, car il avait survécu à tous ceux susceptibles de l'inquiéter.

Hélas, la nature a horreur du vide. À peine rentré dans ses pénates, il dut porter sa mère en terre, la pauvre veuve ayant succombé à la maladie après s'être éreinter à sauvegarder le domaine en l'absence de son seigneur, avant de voir poindre à l'horizon un nouveau contempteur. La nature a horreur du vide, et un nouvel ennemi s'était présenté face à Brochant, après qu'il eut triomphé de tous les autres.

C'était un envahisseur étranger, le baron d'Etherna, lequel s'était épris de la guerre, cette maîtresse capricieuse, et avait jeté son dévolu sur le marquisat. Reprenant à peine les forces qu'il avait perdu en prison, Aymeric vit ainsi déferler sous ses murs la horde étrangère. Bien mal leur en prit, car de cet affront naquit une détermination farouche : jamais plus un ne laisserait des parvenus profaner la terre qui l'avait vu grandir, jamais plus il ne souffrirait que l'on salisse l'illustre passé de Serramire.

Les semaines suivantes virent la conflagration ravager le pays. Guillaume de Clairssac, le frère et lieutenant général du baron, délaissa le siège de Brochant, préférant menacer la cité de Serramire de ses engins. Bientôt, son ainé entra par l'Ouest, portant la menace au devant de la Verse, là où l'on avait établi l’ignominieux traité il y a des années de cela. Par la ruse et la trahison du seigneur d'Arvelaig, un des hommes du septentrion, lequel s'était fait passer pour défenseur de la cité, mais qui en avait été le bourreau, l'armée d'Etherna investit la capitale. L'affaire semblait alors pliée et le pays conquis par les étrangers, si au lueurs du dernier matin, l'on n'avait entendu claironner les trompettes et vu flotter les oriflammes. Cette terre était Serramire, et c'est aux hommes de Serramire qu'elle revenait !

L'intervention de Brochant sonna le glas de la conquête ethernienne, mais souhaitant éviter que le sang ne coule plus que de raison, le seigneur offrit à son adversaire une chance de se racheter. Bien qu'il eut nombre griefs envers cet opposant, Aymeric n'oubliait en effet nullement ses anciens ennemis, et s'était résolu de s'assurer une victoire complète. Il les renvoya l'un contre l'autre, chargeant Clairssac de guerroyer contre les Trente en l'échange de son amnistie. Ainsi, il s'empara de Serramire, laquelle s'était languie trop longtemps de lui. Aux Trente, il imposa un maître étranger, propice à canaliser la colère locale en lieu et place du marquis, et de même, il s'assurait que l'audacieux Jérôme de Clairssac, si entreprenant ne puisse totalement s'appuyer sur des vavasseurs rancuniers d'être dominés par un étranger, et modère ainsi son amour des conquêtes.

Épilogue

Aymeric mettait à profit ses années passées en geôle, à méditer sur la chose politique et fourbir les armes intellectuelles auxquelles un vie de fortune et de jouissance lui avait jusque là barré l'accès. Mais au moment où il s’apprêtait à étendre son pouvoir vers ses anciennes vassalités, et punir ceux qui avaient voulu s'émanciper de l'ordre antique et immuable, l'affliction le frappa sourdement. Les médicastres lui annoncèrent que le flamme trop vive de sa victoire avait consumé ses réserves trop amoindries. Il s'abîma dans un sommeil de plomb, n'en émergeant que quelques heures par jour, maudissant le destin de lui avoir envoyé une enveloppe charnelle si misérable.

Partout ailleurs, le monde bouillait, quand son existence était aussi lisse qu'un lac froid. Incapable de se dresser contre les avanies du monde, il n'opposa aucune réticence lorsque la régence écrasa les féodaux de son nouveau roy, enfantelet d'un bâtard mal abouché, dont la gouvernante devenait de facto la tête du royaume. Quelle avanie ! Avec un corps meurtri et un esprit débile, comme opposer résistance à ces troubles. Alité, Aymeric imagina alors mourir la gorge ouverte par un seigneur capable et moins scrupuleux que lui. Et ce n'eut été que justice.

"Mais je crains que plus personne n'aie à s'en donner la peine, mon bon Jaljen, car je rejoindrais mes ancêtres sous peu." conclut le marquis d'une vois d'outre tombe. Le clerc posa la plume et le vélin, satisfait mais triste que l'histoire ne touche à sa fin. Un page entra dans la chambre.
"Messire, l'on a retrouvé votre rebouteux le cou rompu, en bas du colombier !
-Alors c'en est fini, les dieux ont décidé de mon destin, bah !"

L'humour des dieux est en effet sans limite, car peu après la mort du médecin, l'état d'Aymeric s'améliora. Le lendemain, il voyait à nouveau distinctement, et le surlendemain, respirait avec aise l'air vicié de sa chambre. Après une semaine, il goûtait avec délectation l'air glacé de l'hiver serramirois. Avant la moitié du mois, il paradait le long des rues de sa cité, offrant l'obole aux mendiants, et donnant gracieusement aux temples. Cette générosité n'était qu'une façade, car derrière sa guérison miraculeuse ne se nichait nul miracle, mais la mort de son empoisonneur. Et qui avait bien pu vouloir souhaiter la sienne ?


HRPComment trouves-tu le forum ? : Très beau graphiquement, et très riche en contenu. Pour moi qui aime fouiner dans des bgs touffus et anciens, c'est une aubaine. J'ai vraiment pris plaisir à éplucher le forum en quête de petits détails pour ma fiche.
Comment as-tu connu le forum ? : Par Madeleyne d'Odelian
Crédit avatar et signature : Renly Baratheon, par Chris Dien
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
May'Inil Baenrahel
Ancien
Ancien
avatar

Féminin
Nombre de messages : 1059
Âge : 474
Date d'inscription : 30/04/2012

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  469 ans
Niveau Magique : Spécial.
MessageSujet: Re: Aymeric de Brochant - Marquis de Serramire   Mer 12 Mar 2014 - 21:33

Bonjour, bienvenue sur Miradelphia et c'est moi qui vais m'occ... ah bah non j'ai rien à faire è_è

Même pas drôle.

En tout cas te voilà validé !


Et ces quelques liens pourraient t'aider, même si t'as l'air d'avoir assez fouillé pour les connaître déjà :

Like a Star @ heaven Foire au RP ~ Pour tout ce qui est recherche de compagnons RP. En bref, que du bonheur !
Like a Star @ heaven Inventaire ~ Pour suivre ton évolution {obligatoire}.
Like a Star @ heaven Journal de bord ~ Pour archiver tes liens de RP qui content l'histoire de ton personnage {facultatif}.
Et enfin, si tu as des question, n'hésite surtout pas à demander l'aide d'un parrain, ou à tout simplement poser tes questions dans la partie créée à cet effet.

Manuscrit :

Code:
[Métier & Classe] : Marquis de Serramire

[Race & Sexe] : Humain et masculin

[Classe d'arme] : Corps à corps

[Alignement] : Neutre bon
Revenir en haut Aller en bas
 
Aymeric de Brochant - Marquis de Serramire
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Aymeric de Brochant - Marquis de Serramire
» [¨Palais du Marquis de l'épine dorée.] ... Père...
» Jessica Marquis ( Fini )
» Anselme de Bastylle [Noble Serramirois, marquis prétendant][Aetius][Validé]
» Faisons pâlir tous les marquis de Sade... [Perrine & Paris] *Terminé*

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Miradelphia :: Où tout commence :: Bibliothèque :: Tabularium :: Humains-
Sauter vers: