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 De quoi soigner les blessures du corps, mais aussi celles de l'esprit [PV Cast]

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Rhys
Humain
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MessageSujet: De quoi soigner les blessures du corps, mais aussi celles de l'esprit [PV Cast]   Jeu 20 Mar 2014 - 1:37


....Rhys se réveilla difficilement, la tête douloureuse et la bouche pâteuse. Il lui fallut quelques secondes pour se remémorer ou il était, et quelques secondes de plus pour constater qu’il était nu comme un ver et qu’Eyrin n’était plus dans le lit. Il se leva lentement, les muscles endoloris, et passa des sous-vêtements avant de faire un brin de toilette. Passer de l’eau fraîche sur son visage lui fit du bien. Après quoi il passa des braies sombres, une chemise propre et un pourpoint de cuir sans manches et quitta la chambre pour aller manger un morceau. Il croisa Eyrin dans le couloir, qui revenait de la salle commune du bas. Elle lui sourit.

....- Ballard voulait te voir. Il est en bas.

....Rhys répondit au sourire, acquiesça de la tête et prit l’escalier.
....La salle était vide, à l’exception de la table qu’occupaient les Sans-Couleur non loin de la cheminée, et d’un homme sirotant un verre de vin. Il alla s’asseoir à côté d’Olvar. Ce dernier n’avait pas franchement l’air d’aller mieux, et il lui faudrait probablement des semaines pour se remettre tout à fait de sa blessure. Rhys allait devoir se débrouiller sans lui pour retrouver Lanier.
....La même gamine qui les avait accueillis à leur arrivée se présenta bientôt à la table, tous sourires, lui demandant ce qu’il désirait consommer. Le jeune homme lorgna les assiettes de ses compagnons et commanda la même chose, avec un peu de tourte au poulet s’il y en avait. Il se tourna vers Olvar lorsqu’elle fut partie :


....- Alors, cette blessure ?
....- Pas terrible. La douleur est supportable, mais j’ai pas l’impression que ça commence à guérir.

....Rhys tourna un regard inquiet vers Ballard, le quel prit la parole :

....- Je voulais te parler à propos de ça, Rhys.
....- Je t’écoute.
....- Pour commencer, mes compétences sont très clairement insuffisantes pour ce type de blessures. L’entaille est profonde, il y a des risques de gangrène. Je n’ai pu appliquer que les premiers soins. Il va nous falloir quelqu’un pour le soigner. Et du matériel, aussi.


....Rhys acquiesça. La mission n’était pas supposée comporter de risques, aussi étaient-ils partis sans emporter de matériel médical autre que le strict minimum. Le jeune homme aurait dû se douter et anticiper la situation : on n’offre pas une si bonne prime contre un individu inoffensif. Une erreur qu’il comptait ne pas refaire.
....La jeune serveuse revint avec la commande de Rhys, qui la remercia d’un sourire et attaqua son déjeuner.


....- Il nous faut des bandages propres, des onguents curatifs, du lait de pavot pour la douleur, des cataplasmes…
....- J’irai quérir tout ça après manger, répondit Rhys en enfournant une bouchée de tourte. Je connais quelques bonnes adresses à Diantra.


....Il se tut pour déglutir, moment dont profita Olvar pour prendre la parole :

....- J’ai l’impression que tu connais bien la ville. Tu as grandi ici ?

....Cela fit sourire Rhys. Personne chez les Sans-Couleur ne savait qu’il était issu de la noblesse péninsulaire, ni qu’il avait grandi dans la capitale. Et ils n’allaient pas l’apprendre aujourd’hui.

....- Ce n’est pas très important. L’important pour l’instant, c’est de retrouver Lanier et de soigner ton épaule.

....Olvar ne se satisfit pas de cette réponse.

....- Tu nous as guidés sans te perdre jusqu’ici, tu connais le propriétaire, tu connais des guérisseurs…
....- Disons que j’ai des contacts
, l’interrompit Rhys sur un ton qui laissait clairement entendre que le sujet était clos.

....Il y eut quelques instants de silence, pendant lesquels le jeune homme finit son déjeuner.


....- Bien, fit-il en se levant. Si c’est tout ce que tu avais à me dire, Ballard, je vais aller m’occuper de ça. Pendant ce temps, vois avec Eyrin ce dont elle a besoin pour retrouver Lanier. Quant à toi, Olvar, repose-toi. Il n’y a pas grand-chose que tu puisses faire dans ta condition.

....Le premier acquiesça, le second grogna, et Rhys quitta la table pour aller chercher un manteau et ses armes dans la chambre. Il y trouva Eyrin, occupée à ordonner ses affaires. Elle lui sourit quand il entra.

....- J’ai besoin d’une carte de la ville, fit-elle alors qu’il passait son écharpe de soie rouge à sa taille et sa ceinture par-dessus. Et d’une grande table.

....Il remarqua qu’elle avait déjà fait de la place dans la chambre. Cela le fit sourire : il avait toujours apprécié son sens de l’initiative. Dans tous les domaines.

....- Vois ça avec Ballard, lui répondit-il. Et pour la table, adresse-toi à Anri. Cela ne devrait pas trop lui poser de problèmes de transporter une table jusqu’ici. De toute façon, pour ce qu’il en fait, de ses tables…

....La jeune femme acquiesça de la tête. Rhys enfila son manteau et ses gants, lui adressa un dernier sourire et quitta la chambre, puis l’auberge.
....Il ne connaissait qu’une seule herboristerie dans les environs, celle d’un certain de Vynelle, dont il avait beaucoup entendu parler et devant laquelle il était passé plus d’une fois. Il se demanda s’il serait capable de la retrouver. Il avait beau connaître chaque pavé de la ville, cela ne signifiait pas qu’il connaissait l’emplacement de chaque boutique. Mais il avait une idée vague, aussi se mit il en quête.
....Il arpenta le quartier pendant vingt minutes, constatant que rien ne s’était arrangé. Ce coin de la ville était déjà malfamé quand il était adolescent, et les années ne l’avaient pas rendu plus fréquentable. Çà et là, un ivrogne somnolant contre un mur, des regards mauvais, des murmures. Rhys doutait que l’on s’en prenne à lui, cependant : il était armé et, malgré son allure nonchalante, n’avait en rien l’air inoffensif. On se contenta donc de le regarder passer à bonne distance. Il finit par trouver la boutique, bâtie tout en hauteur. Il fut accueilli par un grand chien qui aboya en le voyant s’approcher de la porte. Rhys sourit, retira un gant et tendit son poing à l’animal afin qu’il puisse se familiariser avec son odeur. Il adorait les animaux, surtout les chiens. Celui-ci avait l’air sympathique, il se dit qu’il pouvait s’attarder un peu avec lui avant d’entrer. Une fois que l’animal eut fini de le renifler, il le gratta derrière les oreilles, avant de s’accroupir pour le flatter à l’encolure et sur le dos. L’animal était réceptif et poussait des aboiements joyeux, jouant avec Rhys, mordillant ses mains gantées. Le jeune homme oublia vite la raison de sa présence et reste là, à jouer avec le chien, comme un enfant…
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Castielle
Humain
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MessageSujet: Re: De quoi soigner les blessures du corps, mais aussi celles de l'esprit [PV Cast]   Jeu 20 Mar 2014 - 18:19

Avec l'aide de son maître, Castielle entreposa de larges et lourdes boîtes dans le sous-sol qui lui servait en tant que grand cellier ou tout leurs ingrédients d'herboristerie reposaient en paix après avoir été soigneusement préparés. L'endroit avait été soigneusement nettoyé avant l'hiver, il n'y avait donc que très peu de poussière, mais cela n'empêcha pas son maître, au nez sensible, d'éternuer à de nombreuses reprises sous le regard amusé de la demi-elfe qui exprès de souffler de la poussière dans sa direction.

Il lui lançait un regard un peu froid, les sourcils froncés, mais l'ombre d'un sourire subsistait à ses lèvres minces. Ils finirent leur besogne, puis son maître sortit un mouchoir de sa poche pour essayer les quelques gouttes de sueur qui perlaient sur son front. Adrian jeta un coup d'œil expert autours de lui.


-Il va falloir commander la glace, bientôt, soupira-t-il avant de remettre son mouchoir dans sa poche. Je déteste cette corvée!

L'apprentie herboriste lui offrit un regard compatissant avant d'épousseter le haut de sa jupe d'un vif mouvement de la main. Elle regarda les alentours brièvement ensuite, sachant qu'il leur restait encore beaucoup à faire dans la journée afin d'être préparés pour le reste de l'hiver. Plusieurs cas de rhumes avaient été signalisés et plusieurs personnes moins adroites s'étaient blessés en glissant maladroitement sur la glace.

Ils entendirent soudainement les aboiements de leur chien Robert qui servait docilement de gardien à l'extérieur de la boutique. Castielle avait toujours été douée avec les animaux et avait très bien dressé Robert, cependant, celui-ci continuait à avoir des comportements qu'Adrian considérait inacceptables, bien qu'il aimait  beaucoup son chien lui-aussi. Plus que Martha, leur chatte au comportement princier, qui en faisait toujours à sa tête. Au moins, elle faisait bien son boulot, elle chassait les souris et autre bestioles de sa boutique.


-Va voir de quoi il s'agit, Castielle, c'est peut-être un client, se contenta de dire son maître avant de se mettre à déplacer d'autres boîtes.

La demi-elfe salua poliment son maître avant de monter l'échelle qui menait à l'arrière boutique, puis elle se déplaça ensuite vers l'entrée principale de la boutique d'un pas décontracté. Ne voyant personne au comptoir, elle jeta un œil à l'extérieur par l'une des fenêtres dévoilant la rue des artisans.

Elle y aperçut un jeune homme qui s'amusait amicalement avec Robert. Cette vue la fit étrangement sourire et elle mit un moment avant de mettre un pied à l'extérieur afin de saluer ce visiteur inopportun. La demi-elfe frissonna un peu sous le vent hivernal, mais elle portait sa robe d'hiver, la fraîcheur ne lui posa donc pas un problème instantanément.


-Il vous aime bien, à ce que je vois, remarqua-t-elle doucement. Que vais-je faire de toi Robert si te laisse amadouer ainsi par des voleurs? ajouta-t-elle moqueusement en observant le fidèle compagnon.

Au son de la voix de sa maîtresse, le grand chien fit mouvoir sa queue vivement, mais resta tout de même avec le visiteur dont les câlins ne manquaient pas.

-Je peux vous aidez, monsieur? s'enquerra la demi-elfe avec un sourire poli.
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Rhys
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MessageSujet: Re: De quoi soigner les blessures du corps, mais aussi celles de l'esprit [PV Cast]   Ven 21 Mar 2014 - 20:25


.....Tout concentré qu’il était à jouer avec le chien, Rhys ne remarqua la présence de la jeune femme que lorsqu’elle s’adressa à lui. Levant les yeux vers elle, il fut surpris un instant en remarquant ses petites oreilles pointues, signe qu’elle était de sang-mêlé : ce n’était pas un trait physique commun dans la péninsule, bien qu’on en croise fréquemment en Ithrii’Vaan. Il espérait cependant que ça ne s’était pas remarqué, ne voulant pas offenser la demi-elfe ; il était loin d’être dérangé par cela, et avait même une certaine préférence pour les métis elfes… Il lui sourit et lui répondit tout en continuant de caresser l’animal.

.....- En effet. Je me suis toujours bien entendu avec les animaux.

.....La remarque qu’elle adressa ensuite à Robert le fit rire.

.....- Oh, nul voleur ici…

.....Il hésita une seconde, jetant un coup d’œil furtif aux mains de la jeune femme, et, n’y trouvant rien :

.....- … mademoiselle. Juste un simple amateur de chiens.

.....Elle était jolie, avec ses grands yeux bleus, sa peau pâle et sa minceur gracile. Peut-être un peu grande, mais cela était sans doute dû à ses origines elfiques.
.....Rhys avait connu et connaissait nombre de sang-mêlés, qu’ils soient issus d’un parent elfe et d’un parent humain ou dont l’un des deux sangs était plus dilué que l’autre. Fleur, notamment, avait une partie de sang elfique, du côté de sa mère. La jeune femme se tenant à l’entrée de la boutique lui rappelait beaucoup l’acrobate, et ce sur nombre d’aspects. En plus des ressemblances physiques évidentes, elles partageaient les mêmes immenses prunelles d’azur, et la jeune femme devant lui avait l’air d’être douce et aimable elle aussi. Rhys se demanda ce que devenait Fleur depuis qu’ils s’étaient quittés aux portes de Thaar, mais chassa vite ces pensées de son esprit. Ce n’était ni l’endroit ni le moment.
.....Un sourire nostalgique aux lèvres, il se leva après une dernière caresse à Robert, remit le gant qu’il avait ôté pour laisser le chien le renifler et répondit à la demie-elfe.


.....- Vous pouvez. Néanmoins… nous pourrions peut-être en discuter à l’intérieur..?

.....Le ton se voulait aimable, nullement autoritaire. La jeune femme sembla le comprendre et ne le prit pas mal, et l’invita à l’intérieur, ou elle alla se placer derrière le comptoir. Content de quitter le froid, Rhys la suivit dans la boutique. L’endroit était charmant, presque douillet. Il s’approcha du comptoir, ses yeux se baladant sur les différentes étagères de bocaux disposées partout dans la pièce et sur les murs. Il aurait voulu maîtriser les arcanes des plantes curatives, en connaître chaque espèce et savoir en tirer l’essence. Il enviait le savoir de la jeune femme, et se dit qu’il se pencherait peut-être un jour sur la question. Malheureusement, il était plus du genre à donner des raisons aux gens de s’en servir. Il enleva ses gants, les passa a sa ceinture et sourit à la demie-elfe.

.....- Mon ami a été gravement blessé à l’épaule, et mes compagnons et moi manquons à la fois de matériel et de connaissances pour traiter la blessure comme il convient. Évidemment, nous avons appliqué les premiers soins, mais j’ai peur que cela ne soit clairement insuffisant...

.....Il marqua une pause.

.....- Il me faudrait donc de l’onguent, des cataplasmes, du lait de pavot… tout ce dont un blessé a besoin, en somme. Et aussi quelqu’un qui sache les appliquer.

.....Il réalisa alors qu’il avait parlé avant de se présenter.

.....- Oh, veuillez excuser mes manières… Je me nomme Rhys Dora’an, enchanté.
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Castielle
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MessageSujet: Re: De quoi soigner les blessures du corps, mais aussi celles de l'esprit [PV Cast]   Dim 23 Mar 2014 - 2:47

Il ne l'avait pas remarqué avant qu'elle ne prenne la parole, étant si absorbé à faire des câlins à son bon chien. Le jeune homme leva ensuite ses grands yeux verts vers elle, il sembla légèrement surpris de la voir et elle devina immédiatement la raison du choc qu'elle discernait dans son regard. Cependant, elle n'y vit aucune forme de dégoût, c'était plutôt une forme d'appréciation qu'elle remarqua et qui la fit rosir discrètement. Cet étrange visiteur, ami des animaux, lui offrit un sourire et elle n'eut pas d'autre choix que de répondre à son sourire tout en restant à une distance acceptable de celui-ci.

À la suite de sa remarque moqueuse, il rétorqua immédiatement qu'il n'était pas un voleur et en effet, il semblait bien loin d'être un voleur. De toute façon, même s'il réussissait à amadouer Robert, il n'aurait probablement pas survécu à une Martha de mauvaise humeur et protégeant la boutique aussi férocement que le chien qui faisait six fois sa taille.


-Vous feriez un bien piètre voleur si vous l'étiez, ajouta-t-elle ensuite avec un petit sourire moqueur. Sous un soleil éclatant, parmi une foule bien éveillée et des gardes aux lourdes lames alors que les deux maîtres de la boutique se retrouvent bien sur leur garde, vous n'aurez pas eu grand succès.

- Vous pouvez. Néanmoins… nous pourrions peut-être en discuter à l’intérieur..?

Elle lui lança un sourire affable, puis l'invita poliment à la suivre à l'intérieur de la boutique. De chauds rayons pénétrèrent la pièce principale par les deux grandes fenêtres dévoilant la rue des artisans à l'extérieur. Castielle le vit retirer ses gants et les passer à sa ceinture. Ce jeune homme paraissait bien, toutefois il n'avait pas une allure de roturier ou alors d'un homme riche distingué. De toute façon, ses origines étaient peu importantes, tant et aussi longtemps qu'il payait convenablement.

La demi-elfe se plaça naturellement derrière son comptoir de vente.

-Un ami gravement blessé, dites-vous? répéta-t-elle en fronçant légèrement des sourcils.

Une blessure grave à l'épaule n'était certainement pas dû à une chute sur la glace hivernale ou à un mauvais mouvement dans une cuisine. Le fait qu'il avait dit «compagnons» la laissa davantage perplexe. Le mentionner ainsi et si elle prenait en compte qu'il avait un ami blessé, elle devina immédiatement qu'il ne s'agissait certainement pas d'un groupe d'ami ordinaire. Elle ne lui, toutefois, aucune mention sur ses réflexions.

Sa commande se termina, puis il se dépêcha à se présenter. La demi-elfe le salua d'une petite révérence.


-Castielle, apprentie herboriste et apothicaire au service du maître Adrian de Vynelle, salua-t-elle en retour. Mon maître est occupé présentement, alors je serai à votre service, monsieur Dora'an.

L'apprentie herboriste attrapa une feuille de parchemin, puis avec l'aide d'une plume finement aiguisée et un peu d'encre, elle retranscrit la commande de Rhys de son écriture élégante. Elle fit un bref calcul mental, puis nota le prix total sous ses notes, la soulignant de deux petites lignes noires.

-Pardonnez-moi mon indiscrétion, mais il me faudrait une description de la blessure et par quoi elle fut causée, si cela est possible, dit-elle en lui jetant un regard suspicieux.

Castielle se détourna du jeune homme, puis fouilla sur une étagère à la recherche d'une boîte en particulier. Lorsqu'elle vit le nom désirée, elle attrapa le contenant, le déposa sur le comptoir, l'entrouvrit pour jeter un œil à l'intérieur. La boîte contenait plusieurs récipients étiquetés de divers noms et dates.  La demi-elfe agrippa l'un des récipients, dévissa le couvercle et en huma l'odeur un moment. Elle reconnut immédiatement des graines de pavot blanc.

-Je peux vous vendre les ingrédients nécessaires à la confection de cataplasmes convenables pour la blessure de votre ami, mais il vous faudra apprendre à les faire, lui dit-elle en rangeant la boîte après avoir déposé le récipient sur le comptoir de vente. Je peux vous l'enseigner, la technique n'est pas très compliquée alors vous ne devriez pas avoir de soucis à vous en souvenir si jamais de telles blessures devaient survenir à nouveau.
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Rhys
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MessageSujet: Re: De quoi soigner les blessures du corps, mais aussi celles de l'esprit [PV Cast]   Lun 24 Mar 2014 - 23:12

.....C’était bien mal connaître Rhys que de croire qu’il était incapable de s’introduire dans une maison en plein jour et d’en ressortir les poches pleines sans être remarqué. Biorr, lui, l’aurait fait les yeux bandés et les mains attachées derrière le dos, mais c’était une autre histoire. Le jeune homme laissa la remarque glisser avec un sourire.
.....L’attitude de la jeune femme envers Rhys changea dès qu’elle comprit la nature de la blessure d’Olvar et ce que cela impliquait, les rougissements et les sourires affables faisant alors place aux froncements de sourcils et aux regards suspicieux. Elle ne fit bien sûr aucune remarque, mais son corps et son visage se chargèrent bien d’exprimer les mots qu’elle ne prononça pas. Cela amusa le jeune homme mais ne le surprit guère. Il était en effet habituel que les personnes qu’il côtoyait le jugent à la hâte en apprenant ou en comprenant qu’il était en quelque sorte mercenaire, le mettant dans le même panier que ces bandits que l’on engageait dans la Péninsule, prêts à passer des villages entiers par le fil de l’épée pour quelques pièces. Certes, il n’avait encore rien dit sur sa profession, mais il n’était pas difficile de la déduire au vu des indices, et Castielle semblait être quelqu’un de perspicace. La réaction de la demi-elfe était donc parfaitement naturelle et Rhys ne lui en tint pas rigueur. Au contraire, la perspicacité de la jeune femme allait lui épargner le moment de silence gênant typique dans cette situation. Du moins l’espérait-il.


.....- Je comprends, répondit-il lorsqu’elle lui demanda une description de la blessure. C’est une plaie assez profonde, à l’arrière de l’épaule, causée par un coup de hache. Ce n’est pas très beau à voir, je vous l’avoue.

.....Et cela aurait pu être bien pire. Olvar portait une brigandine lorsque les autres leur étaient tombés dessus. Ça ne valait pas de la plate mais protégeait suffisamment. S’il n’avait porté que du tissu, ce solide gaillard d’Olvar serait sans doute mort, vidé de son sang. Ballard et la brigandine lui avaient sans aucun doute évité ce funeste sort. Ils l’avaient tout de suite porté à l’intérieur, ou l’éclaireur avait lavé et cousu la plaie. C’était sommaire, mais ils ne pouvaient pas faire plus au vu du matériel dont ils disposaient. D’où la présence de Rhys.
.....Castielle lui proposa alors de lui enseigner à réaliser des cataplasmes, au cas où. L’idée était tentante, et c’était en quelque sorte un premier pas dans le monde des plantes, mais pas vraiment nécessaire, bien qu’il en ait très envie. Ballard avait des connaissances suffisantes en médecine pour le faire lui-même lorsque nécessaire, et Nymaël, resté à Thaar, était guérisseur, entre autres. Le jeune homme se dit cependant que tout savoir était bon à prendre, et ce serait peut-être une occasion de prouver à la jolie demi-elfe qu’il valait mieux que ce qu’elle semblait croire. Il lui sourit.


.....- Volontiers.

.....Il s’approcha davantage du comptoir, sur lequel Castielle venait de poser un récipient.

.....- J’ai toujours été fasciné par les propriétés curatives des plantes et admiratif de ceux sachant les employer.

.....Il lui souriait toujours.

- Je serais honoré que vous me transmettiez même une infime partie de ce précieux savoir.

.....Il espérait que la jeune femme ne le prendrait pas comme une tentative douteuse de lui faire du charme. Ses mots étaient sincères, de même que ses intentions. Son éducation avait été axée sur le maniement des armes et l’apprentissage de la stratégie militaire, bien que son père ait consenti à y inclure les notions de base de certaines sciences, dont l’herboristerie. Rhys savait donc que la camomille aidait à se débarrasser des troubles digestifs, ou que le lait de pavot, selon son dosage, calmait les douleurs ou plongeait dans un sommeil profond, mais ses connaissances en la matière n’allaient guère plus loin.
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Castielle
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MessageSujet: Re: De quoi soigner les blessures du corps, mais aussi celles de l'esprit [PV Cast]   Mar 25 Mar 2014 - 22:47

Un frisson parcourut l'échine de l'apprentie herboriste. Un coup de hache, ce n'était pas rien et d'après la description de la blessure, le blessé mettrait un certain temps avec de récupérer complètement et peut-être sentirait-il une certaine gêne au niveau de l'épaule pour le reste de sa vie. D'un côté plus positif, Castielle était rassurée à l'idée que l'individu avait su survivre à une telle attaque. Une chose était très claire maintenant, ce n'était pas chose commun que de recevoir un coup de hache, surtout dans le dos.

-Ne vous en faites pas, j'ai eu l'occasion de voir d'innombrables blessures au cours de mon apprentissage, déclara-t-elle en fouillant dans d'autre petites boîtes afin de prendre tout les ingrédients et biens demandés par ce client mystérieux.

La vue d'une plaie n'était pas une chose forcément agréable à observer et à analysé, mais Castielle n'était pas constituée d'une faible nature et la vue du sang ou de plaies ne la perturbait plus ou alors très peu. Elle se souvint d'un cas particulier ou un homme avait été poignardé dans la hanche après avoir été attaqué par un voleur. Cette journée-là, son maître avait été appelé au chevet de la victime. Bien qu'il y eu un guérisseur talentueux pour s'occuper de lui, les soins d'Adrian avaient été nécessaires également.

- Volontiers.

La demie-elfe lui offrit un sourire en coin.

-Cela me fait plaisir de vous transmettre quelques unes de mes connaissances pour combler votre intérêt, lui rétorqua-t-elle, les joues légèrement rosies. L'herboristerie n'est pas le métier le plus facile, il faut avoir de bons yeux, un odorat fin et un goût méticuleux, en plus d'une excellente mémoire. Il faut aussi savoir être inventif, perspicace et aisément dénicher les symptômes d'un patient.

En effet, le métier d'apothicaire et d'herboristerie n'était pas facile, mais Castielle avait toujours eut bonne mémoire, une soif de connaissance insatiable et une affinité avec les plantes. Adrian avait su exploiter chacune de ses qualités.

Castielle sortit une boîte de taille moyenne de sous le comptoir, puis y plaça de manière ordonnée les différents ingrédients nécessaires, un petit sachet contenant des graines de pavot blanc, puis des onguents préparés bien à l'avance.


-Le tout s'élève à cinq souverains, monsieur Dora'an, déclara-t-elle en jetant un coup d'œil au contenu de sa boîte. Vous pouvez vérifier si tout ce que vous désiriez est à l'intérieur.

Castielle sursauta lorsqu'elle entendit un son bruyant et le cri d'un chat venant de l'arrière-boutique. La demi-elfe se tourna vers la porte, celle-ci s'ouvrit doucement sur le maître de Vynelle dont les cheveux et le haut des épaules étaient recouvert de poussière et d'herbes de toute sorte. La chatte, Martha, fugua entre les jambes d'Adrian avant de sortir par sa petite porte à la porte d'entrée.

En voyant le client, Adrian fronça des sourcils et se racla la gorge pour reprendre sa contenance, comme si était normal.


-M-Maître, vous allez bien? demanda Castielle qui avait du mal à dissimuler un sourire moqueur. Que s'est-il passé?

Adrian jeta un oeil sur son apprentie, puis sur Rhys. L'herboriste ne tenta même pas un sourire, puis se contenta de s'approcher nonchalamment vers le comptoir et examiner le contenu de la boîte.

-Martha, répondit-il froidement comme seule réponse et suffit à Castielle pour faire un portrait de la situation. On dirait bien que tu vas t'occuper de blessures, Castielle, ajouta-t-il ensuite en hochant la tête comme pour approuver le contenu de la boîte.

Elle entendit Robert aboyer à l'extérieur, certainement à cause de Martha qui avait tendance à se mouvoir autour de lui avec arrogance alors que celui-ci était en laisse.

-L'un des compagnons de ce monsieur à une blessure à l'épaule causée par un coup de hache, l'informa la demi-elfe en baissant docilement les yeux. Je vais devoir quitté un moment afin de m'occuper de celui-ci. J'allais justement aller vous prévenir avant que...

Adrian lui lança un regard dont la signification pouvait se traduire comme «tu parles et du dormiras dehors cette nuit!» Castielle se tut, puis reporta son attention vers le client.

-Je vais aller chercher ma cape, vous pouvez payé mon maître en attendant, lui dit-elle en inclinant doucement la tête.

Elle disparut un moment dans l'arrière-boutique, elle attrapa sa cape et un sac à bandoulière contenant le nécessaire de matériel pour un apothicaire lors de ses voyages à l'extérieur. Il vérifia que tout y était avant de retourner à l'entrée de la boutique.
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Rhys
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MessageSujet: Re: De quoi soigner les blessures du corps, mais aussi celles de l'esprit [PV Cast]   Mer 9 Avr 2014 - 4:02


.....Le jeune homme sourit à la remarque de Castielle. Il ne doutait pas de son expérience une seconde. En tant qu’herboriste, elle devait en avoir vu des belles, de plaies, entre autres choses peu ragoutantes. Lui-même avait eu l’occasion d’en voir d’impressionnantes, parfois même d’en infliger. Cela ne changeait pas le fait que celle d’Olvar se faisait une jolie place parmi les pires.
.....La main gauche posée sur le pommeau de son épée, geste dont il avait pris l’habitude depuis des années et qu’il exécutait sans s’en rendre compte, il répondit au sourire en coin de la jeune femme.


.....- Et je ne doute pas que vous réunissez toutes ces qualités.

.....C’était sincère, bien que plus motivé par l’espoir de la voir rougir une nouvelle fois que par la stricte volonté d’être gentil. Cela l’amusait de provoquer cette réaction chez elle, et Castielle était encore plus jolie lorsqu’elle rougissait.
.....Il aurait aimé la connaître un peu plus. Elle l’intéressait, et pas seulement parce qu’elle avait un visage agréable : sous la timidité et la délicatesse, il sentait une certaine force de caractère et même une forme de noblesse. Malheureusement, il la verrait sans doute pour la dernière fois en la raccompagnant à la boutique, tout à l’heure, puisqu’il ne comptait pas s’éterniser dans la capitale et serait de toutes façons occupé à rechercher Lanier. Dommage.

.....Puis elle lui annonça le prix : cinq souverains. C’était un prix raisonnable pour ce qu’il avait demandé. Le lait de pavot était un produit onéreux, et le prix couvrait sans doute le déplacement. Il lui sourit à nouveau.


.....- Je vous fais entièrement confiance, répondit-il en détachant sa bourse de sa ceinture.

.....Il allait en sortir six souverains, cinq pour les produits et un pour le joli sourire et la gentillesse, lorsqu’il fut surpris par un bruit soudain dans l’arrière-boutique, accompagné du cri d’un chat. Il ne s’était contenté que de relever brusquement la tête, mais le sursaut de Castielle l’amusa.
.....La porte derrière le comptoir s’ouvrit alors lentement sur un homme, que Rhys reconnut comme étant le maître de Vynelle, dont les cheveux et les épaules étaient couverts de poussière, entre autres, et qui fit de son mieux pour faire comme si de rien n’était. Il évoqua une certaine Martha, probablement le chat, ou du coup la chatte, qu’ils avaient entendue tout à l’heure, et cela sembla suffire à la demie-elfe pour comprendre la situation. Ce qui s’était passé était donc facilement déductible, malgré les efforts de monsieur de Vynelle pour ne rien en laisser transparaître. La cocasserie de la situation n’échappa pas à Rhys qui réprima avec peine un sourire amusé, essayant de garder son sérieux autant qu’il le pouvait.
.....Il souleva un chapeau imaginaire à l’adresse du maître lorsque la jeune femme l’évoqua en parlant de la blessure d’Olvar, et la regarda quitter la salle avant de porter son regard sur celui de monsieur de Vynelle.


.....- Rhys Dora’an, fit-il en posant cinq souverains empilés sur le comptoir, gardant discrètement le sixième dans la paume de sa main. Enchanté.

.....Il donnerait la dernière pièce à Castielle lorsqu’ils seraient seuls. Il tenait à ce qu’elle lui revienne, à elle, et non à la boutique.

.....- Très jolie boutique, fit-il sur le ton de la conversation en regardant autour de lui. Et Castielle à l’air d’être une apprentie sérieuse et compétente. Vous avez bien de la chance, monsieur.

.....Castielle revint alors, prête à partir. Saluant le maître de la tête, Rhys se dirigea vers la porte, qu’il tint à la jeune femme, et ensemble ils quittèrent l’établissement. Après avoir gratté Robert derrière les oreilles en guise d’adieux, le mercenaire renfila ses gants et se mit en route.

.....La fin de la matinée approchait. La température s’était légèrement adoucie depuis qu’il était sorti, mais il faisait toujours un temps hivernal. Rhys n’avait jamais beaucoup apprécié l’hiver : en plus du froid, l’absence presque totale de cours d’escrime, la raréfaction des escapades, et plus de livres. Non pas qu’il n’aimait pas les livres, loin de là, mais il préférait de loin sortir chaparder des saucisses ou se bagarrer avec les gamins des bas quartiers ; ce qui devenait rare pendant l’hiver. Heureusement, le froid devenait supportable en bonne compagnie. Et Castielle semblait être une bonne compagnie.
.....Le trajet entre la boutique et l’auberge ou il logeait leur prendrait une petite vingtaine de minutes, aussi Rhys se dit-il que c’était une occasion de discuter un peu, d’en apprendre plus sur la demie-elfe. Souriant, il prit la parole.


.....- Alors, Castielle. Depuis quand êtes-vous une herboriste de talent ?

.....C’était la question la plus banale du monde, mais il fallait bien commencer quelque part.
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Castielle
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MessageSujet: Re: De quoi soigner les blessures du corps, mais aussi celles de l'esprit [PV Cast]   Sam 12 Avr 2014 - 4:52

Le maître herboriste considéra longuement le jeune homme qui se tenait devant lui avec une expression bien moins affable que celle de son apprentie beaucoup plus amicale. Certains disaient qu'il était grincheux et ce trait de caractère semblait empirer en vieillissant, mais au fond de lui, il était aussi doux qu'un agneau. Toutefois, il aurait tôt fait d'empoisonner le premier le qualifiant d'homme doux. Le jeune homme se présenta à lui et il n'était que bienséance de faire de même.

-Adrian de Vynelle, monsieur, dit-il en inclinant brièvement la tête.

L'apothicaire n'ajouta pas «enchanté» à la fin, puis il compta les pièces mentalement en les prenant en main. La précieuse monnaie termina sa route dans la petite bourse qui pendait nonchalamment à sa ceinture. Il fronça les sourcils lorsque le visiteur entreprit un brin de conversation, le maître de Vynelle n'avait pas envie de discuter, cependant, il devait s'admettre flatté lorsque l'on complimentait sa boutique pour laquelle il avait tant travaillé au cours des dernières années pour la rendre plus accueillante avec l'aide de Castielle. Puis ensuite, quel maître n'était pas heureux d'entendre des compliments au sujet de son ou ses apprentis.

Il jeta un œil autours de lui.


-On fait ce que l'on peut avec ce que l'on a, rétorqua-t-il simplement en réponse au compliment pour sa boutique. Castielle est compétente, en effet. Une apprentie aussi diligente fait le bonheur de son maître.

En fait, il aurait voulu dire que la demi-elfe était déjà passé maître en la matière, son talent était remarquable! Cependant, il ne pouvait se permettre de complimenter son apprentie de la sorte devant un étranger. Castielle passa à nouveau la porte, celle-ci salua son maître brièvement, puis se dirigea vers la sortie lorsque son maître hocha la tête en guise de au revoir.


Castielle rougit lorsque Rhys lui tint poliment la porte. Elle passa le cadre de porte en baissant docilement la tête. Elle laissa le temps à son client de faire ses adieux à Robert, puis ils se mirent finalement en route lorsqu'il renfila ses gants.

La brise fraîche lui caressa agréablement le visage, puis ils marchèrent. Castielle avait oublié de demander l'endroit où ils devaient aller, mais elle décida qu'il était inutile de se renseigner pour l'instant. La demi-elfe n'avait qu'à suivre le prénommé Rhys docilement jusqu'à leur destination finale.


-Une herboriste de talent? répéta l'apprentie en rougissant avec que ses lèvres de s'étirent en un sourire timide. Ne me confondez pas avec mon maître, monsieur, j'ai encore beaucoup à apprendre, lui répondit-elle ensuite humblement.

Ses doigts délicats se crispèrent sur la bandoulière de son sac, recevoir de tels compliments était fort flatteurs, mais elle ne pouvait s'empêcher d'être gênée.

-Je travaille diligemment, monsieur, j'utilise le meilleur de mes compétences et de mes connaissances, j'espère être digne du titre de maître dans quelques années, commenta la jeune femme avec un petit air rêveur. Cependant, je peux vous dire que je poursuis ce métier depuis mon adolescence, avoua-t-elle sans se douter qu'elle ressemblait à une jouvencelle encore aujourd'hui.

Castielle était loin d'être le genre de femme à se vanter. Elle était humble par nature et évitait toujours de parler pour ne rien dire.

Ils poursuivirent leur chemin, puis soudainement, alors que l'apprentie ne faisait pas attention, elle posa le pied sur une surface glacée, puis avant même qu'elle puisse reprendre son équilibre, ses pieds partirent tout les deux vers l'avant et elle termina sur le dos non sans laisser un petit cri surpris s'échapper de sa bouche.

Une fraction de seconde s'écoula avant qu'elle ne comprenne ce qui venait de se passer. Les joues en feu face à la situation embarrassante dans laquelle elle s'était mise. Castielle força un sourire tout en frottant l'arrière de sa tête.


-Une herboriste de talent, dites-vous, je dirais plutôt une herboriste maladroite! se moqua-t-elle pour alléger la situation.

Elle tenta de se relever, puis glissa à nouveau.
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MessageSujet: Re: De quoi soigner les blessures du corps, mais aussi celles de l'esprit [PV Cast]   Dim 11 Mai 2014 - 1:10


Une fois de plus, la gêne de la jeune femme fit sourire Rhys. Il lui adressa un clin d’œil en même temps qu’il lui répondait :

- Oh, vous maîtrisez pourtant parfaitement votre sujet…

Il esquiva de justesse un gosse qui courait vers eux. Le suivant un instant du regard, il vérifia que sa bourse était toujours en place tout en continuant de marcher, avant de reporter son attention vers Castielle.

- … et je suis certain de ne pas être le seul à penser de la sorte.

Rhys n’avait que très peu côtoyé monsieur de la Vynelle, mais il pensait tout de même l’avoir suffisamment cerné. Et il était certain que le maître herboriste tenait son apprentie en bien plus haute estime qu’il ne l’avait admis et ne l'admettrait devant elle. Probablement la considérait-il déjà comme prête à devenir elle-même maître. Sans doute n’avait-il pas encore franchi le pas par attachement pour la demi-elfe et par manque d’envie de chambouler son quotidien et ses habitudes. Intéressant, et, il fallait l’admettre, un peu touchant.

Son esprit buta cependant sur les derniers mots de la phrase de la jeune femme. Depuis son adolescence ? Elle avait dit cela comme si cela remontait à longtemps, pourtant elle n’avait pas l’air d’avoir dépassé de beaucoup la vingtaine. Rhys se rendit alors compte qu’il avait toutes les difficultés du monde à lui donner un âge précis. Cela n’avait aucune espèce d’importance, mais le troublait tout de même. Et lui poser la question frontalement était hors de question. Ne restait plus qu’à essayer de pousser la jeune femme à lui dire, d’une façon ou d’une autre.

Il allait prendre la parole pour lui répondre lorsque Castielle glissa, pour se retrouver étalée sur le pavé et rouge comme une pivoine. Le jeune homme tenta de se contenir mais ne put retenir un fragment de rire, et, ensuite, un large sourire amusé.


- L'un n'empêche pourtant pas l'autre, répondit-il à la jeune femme.

Il allait s’approcher pour lui tendre la main lorsque son pied dérapa, lui aussi, sur une irrégularité du sol couverte de verglas. Le jeune homme se retrouva sur son séant, confus, et il lui fallut un instant pour se rendre compte de ce qui venait d’arriver. Son regard croisa celui de Castielle et il éclata d’un rire sonore.

- On dirait bien que vous n’êtes pas la seule à être maladroite, fit-il lorsque son hilarité se fut calmée. Et nous voilà dans une bien belle situation.

Il se releva cependant tant bien que mal, manquant de chuter à nouveau, puis approcha Castielle en prenant garde à ne pas glisser encore. Une fois certain de ses appuis, il tendit sa main à la jeune femme qu’il tira délicatement vers lui.

- Rien de cassé ?, demanda-t-il lorsque la jeune femme fut remise sur pieds.

Il lui sourit.

- Je pense que nous sommes tous deux d’accord pour décréter que rien de ceci ne s’est passé. N’est-ce pas ?

Il lui adressa un nouveau clin d’œil, puis ils se remirent en route.

Ils arrivèrent à l’auberge quelques minutes plus tard, et Rhys ne réalisa qu’à ce moment-là de l’endroit où il emmenait la jeune femme. Le bâtiment tout en bois était effectivement dans un état lamentable, l’enseigne pendant de travers et certains volets manquant au rez-de chaussée, sans doute utilisés pour remplacer ceux de l’unique étage, et situé dans l’un des pires quartiers de la ville. Rhys espérait que la demi-elfe ne s’en formaliserait pas trop. Il remarqua au passage l’écriteau « Fermé » qui avait été placé sur la porte.

L’intérieur, toutefois, faisait oublier l’aspect peu avenant de l’extérieur : bien que simplement meublée de trois tables carrées munies de chaises et d’une longue table rectangulaire munie de bancs, la salle était parfaitement propre et bien éclairée, et un feu conséquent brûlait dans l’âtre, au bout de la pièce.

Comme le voulaient les règles de l’étiquette, Rhys passa le premier et tint la porte à Castielle, non mécontent de quitter le froid de la rue pour la chaleur douillette de l’auberge. La salle était vide, à l’exception de la femme et de la fille d’Anri qui rapiéçaient des vêtements près du feu. Le jeune homme les salua de la tête, et déduit que Ballard n’était pas encore rentré et qu’Eyrin devait être dans leur chambre à localiser Lanier.

Sans doute alerté par le bruit de la porte, Anri s’adressa à eux depuis ses cuisines :


- Désolé mais n’sommes fermés !
- Je sais lire, merci
, répondit Rhys sur le ton de la rigolade.

Il y eut un bruit de casseroles qui s’entrechoquent et de quelque chose, probablement un couvercle, qui tombait par terre, avant que l’aubergiste ne se précipite vers eux, tous sourires et s’essuyant les mains sur son tablier. C’était un homme de stature moyenne, au milieu de la trentaine et roux comme peu l’étaient. Son regard se fit intrigué par la jeune femme.


- Anri, voici Castielle. Elle vient s’occuper d’Olvar.
- ‘Chanté ! Soyez la bienv’nue.
- Castielle, voici Anri, un vieil ami.


Il attendit la fin des formules d’usage avant de s’adresser à nouveau à l’aubergiste.

- Tu es fermé ?
- Me suis dit qu’ce s’rait mieux pour vous, ‘pis moins suspect pour moi. Personne pour vous déranger, et personne pour rapporter des va-et-vient suspects aux gens qu’ça pourrait intéresser. Pis ça m’permet d’retaper un peu deux, trois choses qu’j’aurais dû r’taper y’a longtemps.
- J’apprécie
, lui répondit Rhys en souriant.
- Pas d’quoi, l'ami.

Naturellement, cela aurait un prix. L’auberge ne rapportait certes pas beaucoup, mais fermer de la sorte pour une durée indéterminée ne rapportait rien. Mais si cela pouvait leur permettre de faire ce qu’ils avaient à faire sans être dérangés, le prix importait peu. Et de toutes façons la prime couvrirait largement les frais.

Anri retourna à ses affaires, et Rhys indiqua l’escalier à Castielle, lui emboitant le pas. Une fois à l’étage, il hésita un instant à aller voir Eyrin, mais ne souhaita pas la déranger, aussi se dirigea-t-il vers la chambre d’Olvar et de Ballard. Alité depuis leur arrivée, Ballard somnolait lorsqu’ils entrèrent, fiévreux et en sueur.


- Réveille-toi, gredin, fit Rhys sans trop élever la voix. Voici Castielle. Elle est là pour te remettre comme neuf.

Le mercenaire se contenta de répondre par un faible grognement. Faisant de son mieux pour ne rien laisser transparaître de son inquiétude, Rhys s’écarta du lit pour laisser faire l’herboriste.
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Castielle
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MessageSujet: Re: De quoi soigner les blessures du corps, mais aussi celles de l'esprit [PV Cast]   Mar 20 Mai 2014 - 3:27


Heureusement que sa cape avait amortit la majorité de sa chute ou alors elle se serait retrouvée toute trempée et dans des vêtements plutôt inconfortables. Elle se renfrogna en entendant le petit rire moqueur s'échapper de la bouche de son client. Une force surnaturelle dû apercevoir sa gêne puisque celui-ci glissa et tomba lourdement sur son postérieur après lui avoir tendu sa main gantée. Elle ne put s'empêcher de sourire narquoisement en le voyant dans la même position embarrassante à ses côtés, sur le sol humide et froid. Lorsqu'il éclata de rire, elle se tourna de lui et dissimula son rire cristallin dans la paume de sa main gracile.

- On dirait bien que vous n’êtes pas la seule à être maladroite, commenta le jeune homme une fois son rire calmé. Et nous voilà dans une bien belle situation.

La demi-elfe inspira, puis expira doucement pour reprendre son calme et une expression plus sérieuse digne de sa profession. Elle l'observa se relever tout en manquant de glisser à nouveau. Une fois ses pieds fermement ancrés au sol, il lui tendit une main et l'aider à se remettre sur ses pieds grâce à sa poigne ferme. Castielle rougit doucement en se sentant un peu plus près de lui et recula vivement d'un pas tout en lâchant sa main.

-Rien de cassé, et vous ne me semblez pas être davantage mal en point, remarqua-t-elle simplement en lissant les plis qui s'étaient formés sur sa robe lors de sa chute disgracieuse.

Elle baissa doucement les yeux, n'osant pas le regarder dans les yeux. Il lui proposa d'ignorer cette situation embarrassante et elle se contenta d'hocher timidement la tête, un sourire moqueur flottant sur ses lèvres.

-Je ne vois pas du tout de quoi vous voulez bien parler, monsieur, répondit-elle en rougissant une fois avoir remarqué son clin d'œil.

Ils poursuivirent ensuite leur route et franchirent rapidement les derniers mètres qui les séparaient de... Une auberge? Castielle leva les yeux vers l'enseigne un peu croche qui se balançait en grinçant grâce à la brise hivernale. Certains volets manquaient aux fenêtres du rez-de-chaussée. Ils s'approchèrent de la porte et elle put y voir un écriteau où il y était transcrit grossièrement «fermé». Malgré l'aspect extérieur un peu glauque de l'auberge, Castielle découvrit un nouvel environnement lorsqu'elle frôla Rhys afin d'entrer la première. L'endroit était d'une propreté sensiblement surprenante, un feu crépitait dans l'âtre au bout de la large pièce. Castielle y vit deux femmes rapiécer des vêtements. Par réflexe, l'herboriste serra son sac contre son ventre, tel un bouclier face à tout ses étrangers.

Un échange amical se produisit entre son client et l'homme à qui devait certainement appartenir ses lieux. L'aubergiste sortit de ce qu'elle devina être les cuisines et vint rapidement à leur rencontre. Sa tignasse rousse attira immédiatement son attention, mais elle fut assez polie afin de ne pas le dévisager trop directement. Rhys fit les présentations et la demi-elfe fit une brève révérence.


-Mes salutations, monsieur Anri, dit-elle poliment.

L'échange se poursuivit et Castielle se demanda si elle devait suspecter les paroles échangées ou pas. Elle se contenta de conserver un silence docile et attendit que Rhys la guide vers ce pourquoi elle était venue en premier lieu. Il lui indiqua finalement l'escalier et elle s'y dirigea sans le questionner. L'apprentie monta les quelques marches qui menant à l'étage. Elle suivit Rhys, la tête baissée. Une fois arrivée dans l'une des chambres, elle leva les yeux pour apercevoir un homme affaiblit, visiblement fiévreux, en sueur et étalé sur le ventre.

Lorsque Rhys lui laissa le champ libre et elle ne se fit pas prier pour s'approcher du corps ruisselant de sueur afin de l'examiner plus en profondeur. Ses sourcils s'étaient froncés sous l'inquiétude qu'elle ressentait pour le pauvre homme en sueur.


-Apportez moi de l'eau chaude et un sceau remplit de neige, si cela n'est pas trop demandé, déclara la demi-elfe qui se défit de son sac et qui se mit à étaler tout l'équipement dont elle aurait besoin sur une petite table qui traînait près du lit.

Elle entendit le jeune homme quitter la pièce et elle s'approcha de l'homme fiévreux en déposant sa cape sur une vieille chaise en bois, puis elle releva rapidement les manches de sa robe. L'herboriste vérifia la température du blessé avec le dos de sa main, puis entreprit de retirer méticuleusement les bandages souillés. Elle remarqua que la plaie avait été recousu, mais visiblement, le travail avait été fait rapidement et certainement pas par un professionnel. Elle soupira doucement, au moins, ce n'était pas le pire qu'elle avait vu et avec des soins plus appropriés, la blessure serait rapidement sur la voie de la guérison.

Elle attrapa une petite paire de ciseaux, puis détacha le fil utilisé précédemment avec une délicatesse digne d'une mère. Castielle examina ensuite la plaie attentivement. Au moins, la personne qui s'était occupé de lui avait fait un travail décent au niveau du nettoyage...


-Je ne vois pas ce genre de blessures tout les jours, que vous a-t-il prit de vous prendre une hache dans l'épaule, hm? commenta l'herboriste sous un ton faussement moqueur afin de détendre un peu l'atmosphère et développer un lien amical avec le blessé.

Quelques minutes s'écoulaient avant que Rhys ne finisse pas lui revenir avec ce qu'elle avait demandé. Elle lui attrapa le pichet d'eau chaude des mains qu'elle déposa ensuite sur sa table de travail improvisé. La demi-elfe indiqua ensuite l'homme alité, puis jeta un œil vers Rhys.

-Si vous voulez bien m'aider, monsieur, afin de le soulager un peu de sa fièvre, déposez un peu de neige sur sa nuque et sur son dos, évitez la plaie et écoutez moi attentivement, je vais vous donner quelques instructions au sujet d'un bon cataplasme!

Castielle ne voulait pas nécessairement se montrer autoritaire, certainement pas envers un client, mais elle savait ce qu'il y avait à faire et étant une personne honnête, elle souhaitait sincèrement lui apprendre comment faire un simple cataplasme par lui-même comme ça il n'aurait pas toujours à quérir les services d'un herboriste ou d'un guérisseur. Car Castielle n'était pas sotte, ce genre de blessures devait certainement être une routine pour ce monsieur Rhys aux belles manières et ses... collègues, amis? Peu importe, elle était ici pour faire son travail.

Elle attrapa son mortier et son pilon et saisit une certaine quantité de chaque herbes achetées par son client. À chacune de ses actions, elle lui expliqua soigneusement chaque étape et fit certaine à chaque fois qu'il avait tout prit en mémoire. Elle ajouta quelques graines de lait de pavot qu'elle brisa sans ménagement dans son mortier. Castielle porta ensuite le petit tas d'herbes effilochées dans un bol de bois dans lequel elle versa suffisamment d'eau pour rendre le tout en une mixture molle, mais onctueuse.


-Lorsque la pâte prend une forme homogène et suffisamment épaisse, vous pouvez soit l'étaler sur un linge ou directement sur la plaie, déclara-t-elle en poursuivant sa besogne, si vous utilisez un linge, veuillez généreusement étendre la mixture tout en la maintenant raisonnablement épaisse, le cataplasme ne doit pas être trop lourd! Ensuite replier le tissu de manière à ce que la préparation soit bien enfermée. Cette façon de faire empêche aussi les coulures indésirables, cependant...

Castielle se tourna, s'approcha du seau emplit de neige, en remplit ses mains, puis vint l'ajouter à son mélange afin refroidir sa préparation.

-Dans le cas de votre ami, je préfère appliquer directement la mixture sur la plaie afin que celle-ci se guérisse d'elle-même plus rapidement, affirma l'herboriste en s'approchant ensuite du lit, son bol contenant l'étrange mixture dans une main et des bandages propres dans l'autre.

Elle tendit les bandages à Rhys avec un sourire rassurant, puis se pencha au-dessus de la plaie d'Olvar. Elle harponna un peu de sa pâte dans sa main, puis commença à l'étendre méticuleusement sur la plaie.

-Une pâte chaude possède d'innombrables bienfaits, mais dépendamment des circonstances, il vaut mieux avoir une pâte tiède ou froide, comme dans le cas de votre ami souffrant déjà de fièvre et je doute que vous souhaitiez ajouter des brûlures désagréables à son épaule déjà bien douloureuse!

Castielle prit ensuite les bandages des mains de Rhys et banda elle-même l'épaule de l'alité avec une douceur toute maternelle telle la mère s'occupant de son enfant après que celui-ci est fait une vilaine chute.

-Laisser le ainsi pendant dix à une trentaine de minutes, trois à quatre fois par jours et vous devriez immédiatement voir de bons changements dans les jours qui suivent, commenta-t-elle ensuite en posant ses mains sur ses hanches, satisfaite de son travail bien fait. La plaie a été décemment nettoyé auparavant, je n'ai pas aperçu de signes d'infection, mais veuillez rester à l'affût de tout changement désastreux, on ne sait jamais comment le corps réagit!

Elle prit un peu de la neige restante, se frotta les mains avec vigueur, puis les essuya sur son tablier.

-J'ai ajouté des graines de lait de pavot dans ma pâte, cela le soulagera de sa douleur et l'aidera à dormir confortablement pendant un certain temps, soyez vigilent quant à son réveil, car il aura certainement très soif et il est très important qu'il boit suffisamment d'eau en tout temps. Préparez lui des repas tels que des râgoûts ou des soupes contenant une quantité raisonnable de viandes et de légumes...

Lorsqu'elle remarqua qu'elle débitait de plus en plus de mots, elle se mit à rougir doucement, puis baisse les yeux timidement.

-Désolé, votre humble servante parle beaucoup aujourd'hui, j'aurai dû simplement vous écrire les instructions nécessaires sur un bout de parchemin, monsieur.
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MessageSujet: Re: De quoi soigner les blessures du corps, mais aussi celles de l'esprit [PV Cast]   Mer 18 Juin 2014 - 2:14


À l’agréable surprise de Rhys, Castielle prit immédiatement la situation en main, s’adressant à lui en employant l’impératif et sans rougissements ou timidités.  Cela ne le dérangea pas, bien au contraire : c’était le signe de quelqu’un qui sait ce qu’il fait. Il s’exécuta donc sans dire un mot, un léger sourire aux lèvres, et quitta la chambre.

Anri s’affairait à récurer la grande marmite dodue normalement pendue à la cheminée de la salle lorsque le mercenaire entra dans la cuisine. Le rouquin leva immédiatement la tête, surpris de le revoir en bas si vite, lui lançant un regard interrogateur.


- Castielle besoin d’eau chaude et de neige pour Olvar, répondit-il à la question muette. Ou gardes-tu tes seaux ?
- Y’en a là-bas, près d’la table. J’tais en train d’faire chauffer d’l’eau, utilise celle-là. Et y’a d’la neige propre partout si t’sors par la porte d’la cuisine.
- Merci.


Le jeune homme alla récupérer un seau avant de sortir quelques instants, juste le temps de remplir le récipient à moitié. L’herboriste ne devait surement pas avoir besoin de tant de neige, mais mieux valait trop que pas assez.

Il remonta dans la chambre d’Olvar et Ballard avec ce que lui avait demandé la demi-elfe. Castielle avait entrepris d’inspecter la blessure et de défaire les sutures de Ballard, lequel avait fourni un travail plus qu’honorable étant donné les conditions. Il faut dire que l’ancien éclaireur avait l’habitude de faire beaucoup avec peu. La survie, c’était son domaine. Mais Rhys ne voulait pas qu’Olvar « survive ». Il avait besoin de lui pour traquer Lanier.

Il posa les seaux et alla se mettre en face de la jeune femme, du côté gauche de l’armoire à glace allongée sur le ventre. Il prit un peu de neige et la disposa sur la nuque et une partie du dos d’Olvar, selon ce que lui avait demandé l’herboriste. Le mercenaire, qui semblait un peu revigoré par la présence féminine, murmura tant bien que mal :


- Si j’avais imaginé… que tu ferais un jour l’infirmière pour moi… chef…
- Ton plus grand rêve qui se réalise, j’en suis certain. Je tâcherai d’avoir la tenue adéquate la prochaine fois, je suis sûr que ça te plaira.


Cela fit rire Olvar, dont le dos fut parcouru de soubresauts pendant quelques instants.

Rhys laissa passer le « chef » pour cette fois. Olvar s’obstinait à l’appeler comme ça depuis le premier jour malgré le fait que le jeune homme ne veuille pas d’une quelconque chaine de commandement au sein des Sans-Couleur. Les décisions se prenaient en groupe, quelles qu’elles soient, et s’il est vrai que Rhys donnait les ordres la plupart du temps lorsqu’ils étaient sur le terrain, il n’hésitait pas à remettre le commandement à qui il jugeait le plus apte à prendre les bonnes mesures selon la situation. Mais l’ancien soldat qu’était Olvar devait sans doute avoir besoin d’un minimum de hiérarchie.

Il écouta attentivement tout ce que lui expliqua Castielle, retenant les informations au fur et à mesure, essayant autant que faire se peut d’enregistrer chaque geste, chaque plante, chaque mot. La dextérité et l’efficacité de la jeune femme l’impressionnèrent, et il la remercia intérieurement de ne pas le prendre pour un idiot ou un enfant. Certes, elle lui expliquait la démarche étape par étape, mais toujours de façon claire et concise, sans aller excessivement lentement pour être sûr qu’il comprenne bien comme il faut, ce que beaucoup auraient fait. Nymaël et elle étaient très semblables dans ce domaine, et bien que Castielle n’ait pas l’extravagance, voire la flamboyance de l’elfe, il ne put s’empêcher de se dire qu’ils s’entendraient sans doute tous deux à merveille.

Olvar eut quelques interventions, se plaignant de tenir la chandelle, signalant que s’il fallait les laisser seul à seul il pouvait quitter la pièce, faisant mine de s’offusquer de servir de cobaye et d’outil d’apprentissage à Rhys. Il n’en pensait bien sûr pas un mot ; c’était sa façon de dédramatiser sa situation. Cela n’empêcha pas Rhys de le menacer de le laisser dans cet état s’il continuait ou de lui asséner une vigoureuse taloche sur la tête lorsqu’il continua.

Olvar était le premier membre des Sans-Couleur que Rhys avait recruté. Il lui avait été recommandé, comme tous les autres ou presque, mais il avait tenu à juger de sa valeur par lui-même. Ils s’étaient affrontés dans un duel à paris que Rhys avait eu du mal à remporter face à un Olvar massif et motivé et à Finesse, son épée à deux mains. Le duel en lui-même aurait suffi à engager le naelisien, mais celui-ci avait tenu à prendre sa revanche. Et à mains nues, cette fois.
Rhys n’avait jamais reçu pareille raclée.
Et pourtant il savait se défendre à mains nues. Certes pas aussi bien qu’avec une épée mais tout de même… Olvar ne lui avait laissé aucune chance. Pas une seule. Avec sa toise et ses trois-cents livres, il avait saisi la première occasion et étalé son adversaire, freluquet par comparaison.
Ils étaient depuis inséparables.

Le gaillard émit des objections lorsqu’il entendit Castielle parler de régime alimentaire à base de soupe :


- Comment ça… de la soupe ?!

Cela fit rire Rhys :

- Oh allez, je te nourrirai à la cuillère, répondit-il. Ça va être bien.

L’autre commença à grommeler une phrase mais sembla s’endormir avant d’avoir le temps de la finir. Sans doute le lait de pavot qui faisait son œuvre. Le jeune homme se tourna alors vers la demi-elfe, qui s’excusait de trop parler.

- Pas du tout, lui répondit-il. C’était parfait.

Il lui sourit.

- Étonnant que vous soyez toujours une simple apprentie. Je ne sais pas ce que monsieur de Vynelle attend pour vous nommer maître…

Son regard se porta vers la masse endormie.

- Laissons-le dormir.

Il quitta la chambre, tenant la porte pour Castielle et jetant un coup d’œil rapide à la porte de sa propre chambre, toujours fermée. Eyrin était toujours en train d’essayer de localiser Lanier, sans doute. Il laissa la demi-elfe le précéder dans l’escalier en lui indiquant de la main et la suivit jusqu’au rez de chaussée.

Une agréable odeur de rôti embaumait la salle, et il ne fallut pas longtemps à Rhys avant de remarquer le jambon embroché au-dessus du foyer. Anri semblait affairé dans la cuisine, mais sa femme, Selyse, s’approcha. Elle était grande, mince et avait un visage de porcelaine serti de deux émeraudes et encadré de fil d’or lui tombant jusqu’au milieu du dos. Une femme radieuse.

Elle leur sourit.


- Oh, j’imagine que vous avez fini ?

C’était une question parfaitement rhétorique. Elle enchaîna, s’adressant à Castielle :

- Souhaiteriez manger quelque chose avant de rentrer ? Nous avons du pain et du jambon, et mon mari est en train de préparer des patates écrasées comme vous n’en avez jamais goûtées.

La mention des patates écrasées d’Anri titilla l’appétit du mercenaire. La recette de l’aubergiste était tenue secrète, et il est vrai qu’elles avaient un goût incomparable. Il s’abstint néanmoins de répondre, la question étant dirigée à l’herboriste.
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De quoi soigner les blessures du corps, mais aussi celles de l'esprit [PV Cast]
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