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 Prélude à une nouvelle campagne

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Jérôme de Clairssac
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MessageSujet: Prélude à une nouvelle campagne   Ven 4 Avr 2014 - 9:45

La campagne d'Oësgard allait débuter très rapidement, il y avait eu une pause afin de se réorganiser, de refaire le plein en ravitaillement et attendre que les seigneurs d'Alonna qui se joindraient à Jérôme se réunissent. Le nouveau baron n'en ferait bien évidemment pas parti, il avait fait un beau serment de vassalité au baron d'Etherna, enfin au comte d'Oësgard qui n'en avait pas les terres et il resterait dans son fief afin d’asseoir son autorité. Les troupes qui avait été choisie pour suivre l'ost plus au nord l'avaient été soigneusement. L'on avait prit ceux qui avaient fait amende honorable mais dont la sincérité était douteuse. les éloigner un peu ne ferait pas de mal et ils seraient encadrés au sein des armées du comte d'Aretria et de Jérôme.

Un conseil fut organisé, cette fois Jérôme ne voulait rien laisser au hasard et il était toujours bon d'avoir un plan de bataille préparé et concerté avec ses alliés plutôt que de vouloir tout gérer et faire les erreurs qu'il avait fait à Alonna. Heureusement que la chance avait été avec lui ou plutôt avec eux, il espérait que ce soit toujours le cas. Il priait les Dieux également de rester avec lui et de l'aider à réunifier le royaume.

Etaient présents à la réunion le comte d'Aretria, le nouveau baron d'Alonna, le capitaine royal et son oncle ainsi que Guillaume. Quelques seigneurs et autres officiers d'importance de chacun étaient également la en retrait. Contre toute attente, il y avait également quelques capitaines mercenaires, ceux qui avaient le plus de troupes et des éclaireurs, bien que tout le monde se demandent ce qu'ils faisaient la. Cette réunion se trouvait bien évidemment dans une grande salle du château d'Alonna, la tente de Jérôme ne pouvant accueillir tout ce beau monde.

Une fois que tout le monde fut arrivé, Jérôme commença par faire un récapitulatif de ce qu'ils avaient fait jusque la, des deux batailles d'Alonna et de leur succès. Il remercia les gens présents pour leur soutien. Son frère Guillaume, après toutes les campagnes qu'il avait vécu, s'était vu devenir seigneur de Seram qui était devenu une châtellenie à part entière avec les terres qui l'entouraient. Certains seigneurs d'Etherna avaient agrandit leurs possession quand certains seigneurs sans descendants étaient mort au combat. Alonna aussi avait vu une répartition de certains territoires mais cela avait surtout concerné le nouveau baron, Jérôme ne voulant pas se montrer étouffant envers lui et le laisser diriger ses terres.

Une carte d'Oësgard était tenu par deux hommes contre un mur ; En effet, la mettre sur une table n'aurait pas permit que tous puissent la voir. L'on pouvait voir dessus les grandes villes et les cours d'eau

"Nous sommes ici pour parler des événements à venir, Alonna fut un énorme succès et je prie chaque jour pour qu'il en soit de même pour Oësgard."

Il s'avança vers la carte et pointa son doigt sur Haurse-Porc

"Durant la guerre civile entre Norman dit le Terrible et Goar Ier, la ville d'Haurse-Porc fut prise par un mercenaire, un certain Hildouin le long. Depuis, l'homme à disparu mais il y règne toujours un climat de mercenariat. Aussi, nous allons essayer de voir s'il est possible de la soudoyer. De toute façon, il est hors de question que le ravitaillement soit en péril et nous ne pouvons donc pas nous permettre d'avoir des troupes potentiellement hostiles dans notre dos."

Il se tourna vers les mercenaires

"Y a t il quelqu'un parmi vous qui connaissait l'homme ou des personnes de sa troupe de mercenaires susceptibles d'avoir de l'influence ?"

Il attendit la réponde puis après avoir débattu, il pointa Amblère et reprit. Il devait de toute façon se montrer optimiste car tout défaitisme pourrait être néfaste pour la suite.

"Lorsque nous en auront terminé avec cette ville, nous passerons à Amblère. Il s'agit de la ville emblématique de l'ancien baron autoproclamé roi. Cela fera un coup sérieux. A ce moment du conflit, je pense que soit chacun se terrera chez lui en attendant, soit ils auront levé une armée qui se dirigera à notre rencontre. Dès lors, les troupes que j'ai commandé à Bastylle franchiront un col sous le commandement de Jared de Montévlin. Ils se dirigeront sur Andelheim, ouvrant une deuxième ligne de front."

Il avait encore d'autres projets mais chaque chose en son temps
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Oschide d'Anoszia
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MessageSujet: Re: Prélude à une nouvelle campagne   Ven 4 Avr 2014 - 12:26


Tôt dans la matinée, tous les officiers de l’armée royale s’étaient préparés et mis en ordre de marche pour rejoindre Alonna. Son oncle était également présent, ainsi que les quelques officiers d’Ydril et la troupe était partie sans plus tarder pour rejoindre la grande salle où les attendaient, le maréchal du nord, le comte d’Arétria et des capitaines mercenaires, conviés également à son grand étonnement. Il était affublé d’une tenue de l’armée royale, cette fois-ci. Son oncle représenterait Ydril tandis que lui resterait à sa place de capitaine.

Il reconnut rapidement la grande salle qui était alors complétement bondée. Tous les seigneurs, officiers, se tenaient là, attentif à ce que le maréchal dirait. Et cela ne tarda pas puisque De Clairssac commença sa présentation. Oschide se trouvait avec son oncle, juste à côté du comte d’Arétria. Au second rang se trouvait les seigneurs et officiers d’Alonna, d’Etherna ou d’Arétria et loin derrière, les mercenaires. Oschide écouta attentivement l’itinéraire qu’ils emprunteraient dans les prochains jours. Apparemment, les mercenaires de Haurse-Porc pourraient être facilement soudoyés. Il ne fut donc pas étonné que De Clairssac demande aux siens s’ils se connaissaient. La suite fut un peu plus sérieuse. Il leur faudrait donc passer par Amblère pour tenter l’approche d’Oesgard. Il tenta alors de distinguer la cité sur la carte et découvrit qu’elle se trouvait sur un fleuve. Sa géographie du nord était assez confuse, cette contrée n’était pas la sienne. C’est pour cette raison qu’il avait commencé à étudier toutes les cartes. De Clairssac marqua une pause dans son discours comme s’il attendait qu’on lui pose une question et cela ne rata pas puisque son oncle rompit le silence.


« Votre plan me paraît être réalisable, baron. Les mercenaires d’Haurse-Porc se rendront si nous leur donnons plus qu’Oesgard, cela ne fait aucun doute. Ne gâchons pas d’hommes inutilement pour ces reîtres », dit-il sèchement avant de reprendre, « Mais une chose me chagrine, ou du moins, m’interpelle, Amblère a subis de lourdes pertes dû à un incendie lors de la grande guerre. Ça n’en sera que plus facile pour nous, mais qu’adviendra-t-il de l’héritier de l’ancien baron d’Oesgard, qui a été lui-même proclamé Roy si ma mémoire est bonne ? ».

Effectivement, il avait déjà entendu parler de cette histoire et son oncle ne fit que lui rappeler. Celui-ci avait une sacrée prestance à l’oral. Tandis que son père œuvrait dans la politique, son oncle était véritablement un homme de guerre, et loin d’être bête se dit-il. Ansaldo reprit aussitôt la parole.

« Si vous le voulez bien, mon neveu continuera à se battre à vos côtés pour montrer à tous nos ennemis que la couronne est bien présente »
, conclut-il avant de retourner à sa place.

Son oncle avait parlé pour lui. Bien sûr qu’il combattrait au-devant si on lui en laissait l’occasion. Malgré le faible effectif de ses troupes, ses hommes étaient prêts à se battre une nouvelle fois. Fallait-il encore que les Ydrilotes réussissent à s’entendre avec ceux de Diantra, mais c’était en bonne voie. Une chose l’interpella à son tour. Qui était ce Jared de Montévlin ? il n’en avait jamais entendu parler et pour que cet homme ait la confiance du maréchal pour ouvrir un deuxième front, il devait être important.

« Jared de Montévlin ? L’idée d’ouvrir un deuxième front est très bonne, mais faut-il encore que l’homme qui le mène soit également bon. Pourrez-vous nous en dire plus une fois que ce sera terminé ? », demanda Oschide avant de laisser quelqu’un d’autre prendre la parole.
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Wenceslas de Karlsburg
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MessageSujet: Re: Prélude à une nouvelle campagne   Ven 4 Avr 2014 - 23:49

La grande salle de la citadelle d'Alonna était bondée ce matin-là, avait constaté Wenceslas avec une moue de désappointement en faisant son entrée. Revêtu d'un pourpoint gris et argent qui allait l'élégance à la sobriété, une dague d'apparat suspendue à son aumônière, le comte d'Arétria était flanqué de quelques-uns de ses vassaux arétans. Il venait prendre place à la table des décideurs, participer à l'une de ces fameuses séances de conseil où les grands chefs de guerre dressent leurs plans dans l'ombre et établissent ensemble la stratégie gagnante.

Aussi était-il fâché de voir qu'en fait d'un conseil restreint, Clairssac avait choisi de ratisser large.

S'y trouvaient non seulement les seigneurs et leurs proches conseillers, mais aussi un certain nombre d'officiers militaires. Pire, le maréchal du Nord avait convié les principaux capitaines mercenaires. Wenceslas ne pouvait admettre qu'on puisse compter sur l'avis de cette engeance d'hommes dont la loyauté se limitait seulement à l'appât du gain. Ces hommes-là n'ont rien à faire à un conseil militaire. Ils sont là pour exécuter nos ordres, nous les payons pour cela et uniquement pour cela.
Le comte d'Arétria y voyait des problèmes à plus d'un titre. D'abord, plus on était nombreux à prendre part à un conseil, et plus il devenait difficile de se mettre d'accord. Et, surtout, comment garantir le secret de certaines décisions qui seraient prises ce jour-là ? Je ne connais pas la moitié des hommes présents là. Certains auraient vite fait d'avertir l'ennemi quant à nos projets.

Malgré ses réticences, Wenceslas n'avait pas adopté un comportement contraire. La présence de bannerets etherniens et alonnais, des hommes du sud et des officiers royaux, sans compter la gueusaille de reîtres loqueteux, devait forcément être complétée par une respectable délégation arétane. Il avait donc tenu à ce que certains de ses vassaux soient présents eux aussi. Arétria jouait son rôle dans cette campagne, et on pouvait compter sur le comte pour s'assurer que personne ne l'oublierait. Quitte à grossir encore un peu le nombre de témoins de ce grand moment de causerie intime.

La réunion débuta, et c'est au maréchal du Nord qu'il revint d'ouvrir les débats. Wenceslas écoutait tout en observant la carte d'Oësgard que deux empotés s'efforçaient de maintenir droite devant eux alors qu'il n'aurait pas été sorcier de trouver à la fixer. Enfin, ce genre de détails techniques ne concernait en rien un noble de son envergure. Ce qui retenait l'attention de Wenceslas, c'étaient les faits qui leur étaient soumis.
A Alonna, la chance avait voulu qu'on puisse appuyer un prétendant docile pour contrôler la région. S'agissant de Oësgard, on n'aurait pas un tel luxe : c'était une campagne longue qui s'annonçait, une reconquête ville par ville, coûteuse et fatigante. Aussi, dans l'immédiat, Wenceslas approuvait, tout comme Oschide, le souhait bien légitime du maréchal de s'emparer de Haurse-Porc par la diplomatie. Enfin, il avait quand même une désagréable impression. Déjà, si cette ville était aux mains d'un mercenaire, celui-ci allait réclamer du pognon, et Wenceslas n'avait pas la réputation de jeter son argent par la fenêtre, quand bien même une solution pécuniaire serait moins coûteuse qu'un siège. Ensuite, il semblait probable, à présent, que Clairssac avait convié les capitaines mercenaires à ce conseil justement pour cette raison-là : comme si, parce qu'ils étaient eux-mêmes mercenaires, ils sauraient convaincre le gueux d'en face de pratiquer une baisse de prix. Bien naïf s'il imagine régler les choses ainsi, songeait amèrement Wenceslas. Si c'était là le plan proposé, il était fort simple et fort optimiste. Il se garda néanmoins de montrer les dents; en privé, il se serait sans doute permis de parler en toute franchise, mais dans un cercle plus élargi, il préférait ne pas afficher ouvertement son dédain à Clairssac. Ce ne serait pas bon pour leur entreprise, que le maréchal du Nord soit vertement critiqué en présence de vassaux et d'officiers, encore moins devant des mercenaires.
C'était, d'ailleurs, encore une raison qui le faisait regretter que ce conseil ne soit pas plus restreint.

Le cas d'Amblère, heureusement, n'était pas pris autant à la légère. Brûlée lors de la Guerre d'Oësgardie qui avait vu Goar prendre le pouvoir et s'affubler d'une couronne, elle n'avait pas à ce jour les défenses nécessaires pour résister durablement aux forces conjuguées d'Arétria, d'Etherna, de la compagnie royale et, maintenant, de leurs renforts d'Alonna. Et ces gueux de mercenaires aussi, j'oubliais. Tout comme Haurse-Porc, elle était un peu excentrée; on n'y rencontrerait sans doute pas une grande résistance. A moins que l'ennemi ne soit averti de nos projets et trouve le temps d'organiser sa défense, se dit Wenceslas, toujours avec la même amertume, en jetant un regard circulaire dans la salle, voyant défiler les visages d'hommes en qui il n'avait aucune confiance.

C'est Ansaldo d'Anoszia qui, le premier, interrogea le maréchal. La question du sort de l'héritier n'avait jusqu'à présent pas été discutée. Pour Wenceslas, c'était un non-problème; à Alonna, on n'avait pas eu de mal à écarter Marc de Ctholl d'une succession qui lui paraissait acquise. On aurait aussi bien pu considérer qu'il suffisait de faire de même avec l'héritier de Goar pour la baronnie d'Oësgard. Toutefois la situation était, encore une fois, différente. Théoriquement, le fils de Goar était légitime, ses prétentions étaient justifiées. Alors, évidemment, on pouvait arguer que Goar avait conquis Oësgard par les armes, que lui-même n'était peut-être pas si fondé que ça, à l'époque, à asseoir sa famille sur la baronnie, et qu'au surplus, s'être autoproclamé roi était une raison suffisante pour justifier la destitution de ses descendants. Mais tout cela, c'était de la nourriture pour légistes, de quoi alimenter en questions de droit des débats juridiques et doctrinaux sans fin. Pourtant, Wenceslas avait toujours jugé préférable de pouvoir justifier ses actions en droit.
Mais à Oësgard, la situation était éminemment compliquée, et un légiste ne saurait trouver où y donner de la tête. Dans cette campagne, le feu et l'acier parlerait. Et aurait force de loi.

- Il est vrai, dit Wenceslas, que Geoffrey d'Olmünster, un neveu de Goar, s'est fait couronner et reconnaître pour roi par une large partie de la noblesse de Sgarde. Il est inutile de palabrer sur ce que nous en pensons. Nous sommes tous d'accord sur le fait qu'il n'y a un qu'un roi dans la péninsule, et qu'une baronnie n'est pas un royaume. Ce rejeton du fruit le plus pourri du Nord n'a aucun droit sur Oësgard. Je pense qu'il conviendra, à l'issue de ce conflit, de le placer comme pupille auprès de quelque seigneur suffisamment responsable, à même de le recadrer, et de lui ôter de l'esprit les idées fausses qui lui sont inculquées depuis le plus jeune âge.

Si ce n'était pas une question essentielle dans un conseil militaire, elle valait néanmoins la peine d'être éclaircie et à bien y réfléchir, Ansaldo avait eu raison de soulever le problème. Car s'il était hors de question de laisser le neveu de Goar à la tête d'Oësgard, celui-ci était localement considéré comme légitime. Il faudrait bien, à un moment donné, se munir de moyens de persuasion tant militaires que juridiques pour que l'on reconnaisse un autre homme comme suzerain d'Oësgard.
A cette pensée, Wenceslas posa un regard inquisiteur sur Jérôme de Clairssac. Nul n'ignorait que c'était lui, qui récupérerait le titre pour-lequel on s'apprêtait à dépouiller un gamin de ses droits. La veille, le nouveau baron d'Alonna lui avait prêté serment. Wenceslas en était toujours furieux; lors de leur entrevue à Etherna, Clairssac lui avait caché cela. Il avait bien fini par s'en douter lorsqu'ils négociaient la reddition des troupes de Ctholl, mais toujours est-il que cela avait renforcé la suspicion. Wenceslas avait maintenant la preuve que Clairssac n'hésitait pas à lui cacher certains détails, et plus que jamais, il tenait à le garder à l'oeil.

Oschide choisit ce moment pour demander au baron qui était ce seigneur de Montvélin à qui Clairssac avait confié le commandement d'une armée, et qui devait marcher depuis Bastylle vers Andelheim. Wenceslas ne put qu'approuver l'initiative de cette question. Il était curieux de savoir sur quels critères se basait le maréchal du Nord pour choisir à qui il confiait des responsabilités.

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Jérôme de Clairssac
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MessageSujet: Re: Prélude à une nouvelle campagne   Lun 14 Avr 2014 - 11:13

Jérôme avait annoncé son plan de bataille, du moins la première partie. Des résultats de ce qui venait d'être dit dépendrait la suite des opérations, tout comme la réaction de l'adversaire. Comme il s'en doutait, les questions ne tardèrent pas à fuser. Le premier à intervenir fut l'oncle Oschide d'Anoszia, le capitaine royal, Jérôme écouta cet homme qui dirigeait les troupes envoyées par le régent d'Ydril. Il semblait approuver la stratégie mais il posa une question sur ce qu'il adviendrait du neveu de Goar, celui qui était devenu roy à sa disparition.

Ce fut le comte d'Aretria qui répondit, il expliqua que de toute façon, le neveu de Goar n'avait aucun droit car le prétendu royaume faisait parti de la péninsule, qu'il n'y avait qu'un seul roi et que du coup il n'avait aucune légitimité sur une terre qu'il s'était accaparé. En regardant Wenceslas de Karlsbourg, Jérôme avait bien vu qu'il était en colère ces derniers temps, surtout depuis le serment du baron d'Alonna à sa personne. Il était étonnant de voir comment quelques mots pouvaient avoir du pouvoir sur quelqu'un. Le baron se souvenait de sa discussion avec le capitaine royal et du fait que la couronne ne semblait pas lui faire confiance. Il n'avait pas fallu longtemps pour qu'il se demande si le comte était la pour ses raisons propres ou si ses belles paroles d'alliance sans récompense n'étaient pas en fait une façade et qu'il lâcherait la campagne si on lui en faisait une demande et que la couronne lui réservait les récompenses. Jérôme deviendrait il paranoïaque ? peut être, peut être pas mais il était certain qu'il ne savait plus à qui il pouvait se fier si ce n'est son frère.

Jérôme garda donc le silence alors que Oschide posait à son tour une question sur Jared de Montévlin. Il devait apporter des réponses mais devait il, de nouveau, garder certaines informations ? il se posa la question mais il décida de répondre et de voir ce que l'avenir lui réserverait

"Il sera bien temps de penser à l'avenir du neveu de l'ancien baron autoproclamé roy si nous réussissons à mettre la main dessus. Le chemin est pavé d'obstacles et il sera difficile de parvenir à faire entendre raison à la sgardie et la ramener dans le droit chemin. Toutefois, j'y ai bien entendu déjà pensé et si nous parvenons à nos fins et que le roy est pris, il sera mit sous la tutelle de mon frère Guillaume. Ainsi, il sera écarté et on lui inculquera ce qu'il doit savoir tout en étant certain qu'il ne sera pas utilisé ultérieurement contre ma personne."

Voila, les choses étaient dites et s'il y avait un quelconque comploteur, avide de récupérer l'enfant sous sa tutelle, le voila maintenant déçu.

"Jared de Montévlin et l'un de mes vassaux à Bastylle, il a récupérer la gouvernance des monts d'or, côté bastildois. Son château se trouve dans les montagnes et il est le mieux placé afin de connaitre les passages que pourraient emprunter une armée afin de franchir un col et envahir les terres. De plus, il m'a apporté les garantis suffisantes pour ne pas avoir de doutes sur sa loyauté, j'ai toute confiance en lui. De plus, il ne sera pas seul, un conseil de guerre constitué de plusieurs seigneurs l'épaulera dans ses décisions."

Il attendit afin de savoir s'il y avait d'autres questions puis il retourna à la carte

"Les terres ont soufferts de la longue et coûteuse guerre civile qui a eut lieu ainsi que de la croisade qui fut lancée. Toutefois, il ne faut pas sous-estimer les soldats sgardiens. De nombreuses informations ont été prise durant l'hiver et les réparations vont bon train, il ne faudra donc pas tarder afin d'empêcher qu'elles ne soient terminées avant notre arrivée."

Il était temps de passer à une nouvelle étape décisive de toute campagne

"Tout le monde sait que l'information est précieuse en temps de guerre. Aussi, il est capital que nous sachions tout ce qu'il se passe chez l'ennemi. S'il regroupe des forces, ou, s'il se retranche chez lui ou s'il envoie des troupes à notre rencontre ou à un point de rendez vous. Nous devons connaître chaque pont et chaque passage à guet, les états des fortifications, les points faibles, les patrouilles. Enfin, tout et pour cela il va de soit que les éclaireurs auront un rôle extrêmement important à jouer. J'ai entendu parler de la qualité de certains d'entre eux et j'espère qu'ils seront dignes de leur réputation. Nous avons besoin de tous les éclaireurs disponibles, que ce soit les nôtres ou les mercenaires. Il y aura des primes pour les informations de poids, directement remises à l'éclaireur et non à la troupe ou au groupe."

Voila pourquoi les mercenaires et les éclaireurs étaient présent. L'on venait de leur tendre une perche afin de les intéresser, que leur travail soit récompensé et les fidéliser. L'argent était le nerf de la guerre et il n'y avait pas à douter qu'ils seraient ravis d'avoir de l'argent en plus.

"Avez vous d'autres questions ou cela vous suffit il pour l'instant ? sommes nous tous prêt pour le départ ?"

Il se doutait qu'il y aurait d'autres questions et il les attendait afin d'y répondre.
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Sickert
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MessageSujet: Re: Prélude à une nouvelle campagne   Sam 19 Avr 2014 - 15:49



Oui, ils avaient été invités. Les mercenaires, du moins les capitaines et quelques lieutenants, pour faire bonne figure. Et on avait aussi demandé les éclaireurs. C'était normal de demander les éclaireurs, mais pas nécessairement de les laisser entendre toute la discussion et la planification. Habituellement, on ordonnait aux éclaireurs de faire le boulot et on leur donnait les détails uniquement de ce qu'ils devaient éclairer. C'était différent cette fois parce qu'on les avait invité à, sinon prendre par la à stratégie de guerre, mais du moins l'entendre. C'était une risque calculé, parce qu'ils pouvaient parler s'ils se faisaient prendre. Mais en même temps, les éclaireurs ne se faisaient prendre que s'ils étaient reconnu comme éclaireurs. Mais les éclaireurs étaient habituellement discrets.

La Compagnie de DuSaule ne connaissait pas ce Hildouin. Pas plus semblait-il que la plupart des capitaines mercenaires. De toute manière, des mercenaires qui s'étaient mis à la tête d'une ville n'étaient plus vraiment considérés comme des mercenaires, même s'il était disparu. Un mercenaire pouvait croire en une cause, mais dès qu,il devenait propriétaire d'un petit coin, leur cause devenait interne et ça n'avait plus rien à voir, puisqu'ils bossaient maintenant pour eux-même. Mais il fallait tout de même voir à savoir qui était à la tête de cette ville et qu'est-ce qui pouvait être susceptible de leur faire fermer les yeux sur le ravitaillement ou qu'elle est leur prix. DuSaule prit quelques secondes pour réfléchir.

- Comme le chef, ce Hildouin le long, a disparu, il vaudrait mieux aller voir de quoi il en retourne avant de vouloir leur offrir plus qu'Oësgard. Si ça se trouve, ils se fichent peut-être de qui est le chef, tant qu'ils sont chef "chez eux". Si comme vous dites le climat de cette ville est encore au mercenariat, la rapidité avec laquelle ils vont nous laisser passer ou pas devrait déterminer leur confiance en Oësgard à "gagner" la guerre. S'ils sont encore des mercenaires digne de ce nom, ils feront rapidement le calcul. Et pour ma part, je me dis que de diriger une ville est un bon plan de retraite, je veux savoir comment il s'y est prit. Il y eut un ricanement parmi les mercenaires. La blague était de bon goût, à leur avis. Sick, t'as une carte de ce genre ?
- Non, ce genre de carte est beaucoup trop grande pour être trimbalée dans mon sac, Capitaine. DuSaule eut un reniflement contrarié. Oh, vous voulez dire une carte de voyage avec cette région ? Non. Mais laissez-moi dix minutes avec cette maman carte, du papier, de l'encre et une plume et vous aurez bientôt un bébé carte tout pareil.
- Je suis certain qu'excepté le papier, t'as tout ça dans tes poches, insinue le lieutenant. Sickert hoche la tête et sort de ses poches une plume et un petit flacon d'encre, les présente à DuSaule et sourit.
- Fais-moi une carte, ordonne-t-il en poussant Sick en avant, vers la maman carte.
- Capitaine, fait Sickert en adressant un salut amical au capitaine de Diantra, Messieurs, ajoute-t-il à l'adresse de tous les autres nobles, n'ayant pas ni l'envie, ni le temps de décliner leurs titres un après l'autre.

Sans attendre, Sick s'installe devant la carte, on lui cède du papier et il ouvre son précieux flacon d'encre. Il y plonge sa plume et se met à reproduire la carte, de manière tout à fait fidèle. Ses gestes sont fluides et précis. Et tandis que tout le monde bavarde à la suite des choses, Sickert dessine la carte, silencieux, l'air concentré sur son art. Il y ajoute même sa sirène habituelle, celle qui tient la rose des vents. Plusieurs minutes plus tard, il pose sa plume, satisfait.

- La carte est terminée, lance-t-il, joyeusement, sans se soucier de la conversation en cours.
- T'as écouté ce qui s'est dit ? demande le lieutenant Barbaque.
- À quel sujet ? Le neveu du roy de la région, le vassal de Bastylle, les soldats sgardiens ou que pour une fois, c'est Finn et moi qui seront les mieux payés ?

Ah, il écoutait. C'est nouveau. Il y eut un ricanement chez les éclaireurs mercenaires.


Dernière édition par Sickert le Sam 19 Avr 2014 - 23:29, édité 1 fois
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Oschide d'Anoszia
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MessageSujet: Re: Prélude à une nouvelle campagne   Sam 19 Avr 2014 - 16:45


Pendant que le comte d’Arétria avait parlé, Oschide était resté silencieux, préférant ainsi écouter plutôt que prendre la parole. Il y avait suffisamment de monde et si tous s’étaient mis à jacter, une cacophonie contre-productive se serait fait ressentir. Le comte Wenceslas en vint à parler du cas du neveu du feu roi d’Oesgard. Il répondait ainsi aux dires de son oncle et le maréchal du nord vint confirmer la chose un peu plus tard. De mettre l’enfant sous la tutelle de Guillaume de Clairssac lui parut alors être une bonne idée. Du moins, il n’en avait pas de meilleur à proposer. Son oncle fit de même et resta silencieux. Les Anoszia écoutaient le maréchal parler à présent du fameux Jared de Montévlin, qui était apparemment un des vassaux de Bastylle. Il n’en avait jamais entendu parler à part peut-être lors de ses cours qu’il avait étant enfant, lorsqu’il devait apprendre par cœur les maisonnées du royaume et leurs devises. Oschide lança alors un bref regard au maréchal afin de lui faire comprendre qu’il attendrait de voir les prouesses de cet homme avant d’approuver complétement ce choix.

Oschide ne fit alors rien d’autre que de rester muet et attendit la suite en gardant une posture droite malgré le poids de l’armure. Il tenta alors de cerner un peu plus l’homme qui allait épouser sa sœur Cornélia. Il paraissait bien différent de la foi ou il avait chevauché avec lui sur le champ de bataille. Le cheval avait dû le grandir se dit-il en affichant un petit rictus. Cornélia avait toujours été pour lui une sorte de seconde mère et il se demanda si les rumeurs sur ce seigneur étaient fondées. Si oui, aucun doute qu’il lui ferait payer. Il lui adressa alors un large sourire avec un petit hochement de tête comme pour le saluer.

Le maréchal s’était alors adressé aux mercenaires et éclaireurs qui se trouvaient dans la salle, tout au fond. Voilà pourquoi ils avaient été conviés. Au même moment, le même mercenaire qu’il avait déjà vu à plusieurs reprises, un dénommé Sickert passa devant lui en lui souriant bêtement. Décidément, il n’en aurait jamais fini avec lui. Jusqu’où les dieux le forceraient à voir cet homme ? L’idée lui fit perdre espoir et il se contenta de lui adresser en retour un regard glacial. Au moins l’avait-il salué, c’est déjà ça, il y avait du progrès.
Le mercenaire se mit alors à dessiner sa carte. Pour une fois, il avait concentré, là aussi il y avait du progrès. Décidemment, peut être que leur entrevue l’avait secoué, mais ça il en doutait encore fortement.

Mais comme à son habitude, il finit par trahir son sérieux et se mit à glousser des âneries, ce qui le déconcerta instantanément. Oschide reprit alors dans sa tête les propos du capitaine mercenaire qui avait parlé un peu plus tôt. Pour une fois, il était à peu près d’accord avec. Il leur faudrait tenir la ville pour avoir un endroit ou établir une retraite au cas où. Pas de doute que le maréchal confirmerait ce point et prendrait une décision. Pour le moment, Oschide s’avança tranquillement une fois de plus et brisa le mutisme qu’il avait adopté depuis sa question sur l’inconnu qui devait ouvrir le second front.


« Je détacherais quelques-uns de mes éclaireurs pour soutenir ceux déjà présenté »

Sa faible confiance qu’il témoignait aux mercenaires l’obligeait à lui-même fournir une petite troupe d’éclaireur pour soutenir ou surveiller ceux qui seraient envoyés. Seuls les dieux savaient ce que ces hommes avaient dans la tête et il préférait garder le contrôle. Puis il prit de nouveau la parole lorsque le maréchal leur demanda si tout le monde était fin prêt.

« Mes hommes sont prêts, je n’ai pas d’autres questions pour le moment ».

Son oncle approuva d’un bref regard et se mit aussi en position pour partir. Ils n’attendaient plus que le maréchal décrète cette réunion close. Bien sûr qu’il aurait pu poser d’autres questions, mais de toute façon, d’autres seraient venues avec le temps. Autant attendre donc le bon moment pour en poser. Et ce moment arriverait bientôt, cela ne faisait plus doute.
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Wenceslas de Karlsburg
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MessageSujet: Re: Prélude à une nouvelle campagne   Sam 19 Avr 2014 - 18:41

La petite réunion se poursuivait, dans une atmosphère des plus particulières. Wenceslas fronça les sourcils en apprenant que Jérôme de Clairssac avait déjà prit ses dispositions s'agissant du neveu de Goar. Le fait est que le comte pensait en demander la garde. Je l'aurais pris pour pupille à Arétria, et... il aurait constitué un excellent moyen de surveiller la bonne volonté de Clairssac. Pas un moyen de pression, non... juste une garantie. Seulement voilà, Clairssac venait d'annoncer à voix haute que son propre frère prendrait en charge l'enfant. Trop tard, maintenant, pour faire la même demande : si Wenceslas se proposait, tout le monde saurait que sa demande n'était pas innocente, et qu'il cherchait à couillonner le maréchal.

Du reste, il goûta peu aux plaisanteries du mercenaire. Aussi avisées que fussent les conseils du capitaine DuSaule, Wenceslas était trop vieux jeu pour se permettre un rictus au milieu d'un conseil de guerre. Il fallait toutefois reconnaître que le reître qu'il avait appelé "Sick" était plutôt doué avec les cartes. Mon propre cartographe est un sombre incapable, ses travaux sont immondes et pleins de tâches de graisse. Peut-être devrais-je surveiller cet énergumène et le prendre à mon service.

Le comte considéra un moment la carte. Il n'avait pas grand-chose à dire quant à l'ordre d'envoi des éclaireurs, c'était une chose qui allait de soi. Les vraies décisions seraient prises une fois que les éclaireurs auraient fait leur rapport - et, cette fois-ci, à l'abris des oreilles indiscrètes. Il importait, néanmoins, d'établir quelques lignes directrices.

Wenceslas prit alors la parole.

- Quelle est au juste la mission du seigneur de Montvélin, lorsqu'il marchera vers Andelheim ? L'ennui est qu'il se trouvera dans une position relativement éloignée de la nôtre, et nous ne pourrions lui porter secours dans la perspective où l'ennemi se rassemblerait plus vite que prévu. Une défaite de sa part serait assez contre-productive.

L'écrasement de Jared de Montvélin au nord-ouest aurait non seulement permis à l'ennemi de se rassembler, mais galvaniserait en plus les troupes. Cela n'était souhaitable à aucun prix. Or, c'était ce qui risquait de se produire : leur propre armée allait avancer lentement, et au moment où ils auraient atteint Amblère, Montvélin lui se trouverait relativement isolé : Andelheim d'une part, et tout autour, Hasseroi, Dormmel, puis Aatenach et Essenburg...

- Mais peut-être ne comptez-vous pas sur Jared de Montvélin pour s'emparer directement d'Andelheim. J'ignore au juste l'étendue de ses effectifs. Je pense néanmoins que le plus sage serait pour lui de se limiter à une stratégie de raids et d'embuscades dans la région. S'il coupait les voies de ravitaillement entre Andelheim, Hasseroi et Dormmel, et incendiait les villages environnants, nous gagnerions un temps précieux tout en poursuivant notre progression. Et il conserverait ainsi le temps de battre en retraite si une opposition trop forte s'élevait contre lui.

Mieux valait économiser quelques épées. Après tout, on pouvait en avoir besoin, c'était la guerre.

- C'est néanmoins une tâche qui demande de l'estomac, reconnut le comte. Mais je ne pense pas que vous auriez confié le commandement d'une armée à un novice, maréchal de Clairssac.

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Finnegan Sidhe
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MessageSujet: Re: Prélude à une nouvelle campagne   Sam 19 Avr 2014 - 23:50

DuSaule, pendant ce temps, examinait le travail de son cartographe et eut un reniflement indécis. Est-ce qu’il avait d’autres questions qui méritaient d’être débattues dans un conseil? Il échangea un regard avec les autres capitaines de troupe mercenaire et prit la décision d’exposer le sujet de son inquiétude.

- Si vous permettez? Ce qu’on se propose de faire, c’est d’amasser des informations sur des mercenaires qui tiennent une ville… En milieu urbain, les informations tiennent pratiquement de l’espionnage… Avez-vous ce type d’homme dans vos rangs?


Pour un mercenaire, DuSaule pouvait faire preuve de subtilité. Il n’entretenait aucun espion, ceux-ci étant plus utile politiquement qu’en rase campagne. La spécialisation coup de poignard dans le dos n’était pas dans ses cordes. Par contre, ses hommes savaient se montrer polyvalents.

- Ce que je veux dire, Capitaine, c’est qu’un éclaireur qui œuvre au sein d’une armée a forcément suivi un entrainement. Je ne mets pas en doute leur compétence mais ce genre de chose se remarque et ne se perds pas. On devine un soldat même après des années de démobilisation. Les bons, s’entend! Ajouta-t-il en aparté. Ils auront du mal à passer inaperçu, dans un premier temps… Et dans un deuxième temps, ils risquent d’avoir du mal à approcher d’autres mercenaires.

Parce que même dans l’action d’un champ de bataille les relations entre les soldats et les mercenaires étaient teintés de préjugés. Chacun était mobilisé par des raisons différentes : un contrat, une loyauté, un idéal. Le relâchement qu’affichait le cartographe en était un criant exemple. Sickert aurait fait honte au commandement le plus relâché qui soit et pourtant le capitaine comme ses lieutenants le tolérait et reconnaissait son mérite.

- Vous-même venez de laisser entendre que les mercenaires sont aisément corruptibles ou soudoyables. Ce n’est pas une approche politiquement correcte même pour des hommes comme nous, fit-il avec une fausse humilité. Les mercenaires sont des hommes d’affaire et s’ils ne respectaient pas leurs contrats, leur réputation serait équivoque et ils ne trouveraient plus à se faire engager.

La critique était mordante.

- Peut-être serait-il souhaitable de laisser les mercenaires traiter avec les mercenaires… Ou si vous tenez à impliquer vos hommes, à les encadrer par les nôtres. Former des équipes mixtes?

Une ville sous la gouverne de mercenaire, c’était inhabituel. Qu’un syndic ou un gouverneur les engage pour un contrat à court terme, pour renforcer un guet, pour contenir un climat de guerre civile ou de révolution, d’accord. Qu’une troupe se substitue au pouvoir en place… Les mercenaires ne recherchent pas le pouvoir habituellement, il recherche des activités lucratives.

- Je crois que nous sommes tous d’accord pour dire qu’un mercenaire est mieux placé pour comprendre un mercenaire.

Son intention était équivoque. Restait le problème de la transparence. Une guerre abrite d’innombrable commandement très confiant. Du côté des vaincus. Il proposait un compromis tout en exposant ses réticences.
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Oschide d'Anoszia
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MessageSujet: Re: Prélude à une nouvelle campagne   Dim 20 Avr 2014 - 9:21

HJ:
 

Au final, le comte d’Arétria exprima les doutes qu’il avait eus concernant ce Jared. Même s’il n’aurait pas utilisé ces mots, il approuvait les dires. Le comte de Karlsburg semblait tout de même dégager un certain pessimisme. Mais il avait raison, un harcèlement mené sur Andelheim et dans sa région ne faciliterait aucunement la tâche des sgardiens. Mieux valait ça plutôt qu’une guerre en rase campagne. Cependant, aussitôt qu’il eut fini, le capitaine Du Saule, celui qui dirigeait les mercenaires rebondit sur le fait qu’il voulait envoyer des hommes. Il l’écouta parler et fit mine de respecter son temps de parole. Le capitaine ne voulait pas de ses éclaireurs – A bon, mais pourquoi ça ? – se mit-il à penser en riant doucement.

« J’ai pris en considération votre remarque, mais je reste sur ma position. Je vous remercie ceci dit pour vos conseils et si vous acceptez mes hommes au sein des vôtres pour former des unités « mixtes », comme vous dites, alors pourquoi pas ! »

Son ton frôlait le sarcasme et l’arrogance. Se faire apprendre une leçon sur la guerre par un mercenaire ! Et puis quoi encore.

« Si je peux essayer d’atténuer vos doutes concernant l’adaptation de mes hommes dans le monde du mercenariat. Laissez-moi vous dire que les hommes de l’armée royale sont issus des bas-fonds pour la plupart et qu’ils ne risquent donc pas de faire tâche dans vos troupes. De plus, il ne s’agirait que d’une dizaine d’hommes, cela ne devrait pas vous déranger j’en suis persuadé ».

Il pensa alors à celui qui pourrait les diriger. Et un dénommé Throlard ferait très bien l’affaire. Vétéran et pourtant encore assez jeune. Il s’était engagé à la hâte dans l’armée royale pour échapper à la justice. Devenu depuis lors son éclaireur attitré, il connaissait les qualités de cet homme et se dit qu’il serait parfait pour diriger le petit groupe au sein des reîtres. Oschide jeta un regard au maréchal comme pour attendre une réponse de sa part.

« Bien sûr, il ne tient qu’à vous de confirmer la chose. Je vous écoute maréchal », demanda-t-il poliment au baron d’Etherna.

Si le baron ne lui donnait pas d'ordre clair, il ne lâcherait pas l'affaire. Sa confiance des mercenaires étaient limitée et il voulait garder un oeil sur eux pour savoir comment la prise de la ville se déroulerait. Ce n'était pas une dizaine d'hommes, tous d'anciens criminels, qui susciteraient la suspicion chez les mercenaires d'en face. Il ne fallait pas abuser, sinon le capitaine Du Saule se payerait sa tête ouvertement et il prendrait ça comme un affront.
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Jérôme de Clairssac
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MessageSujet: Re: Prélude à une nouvelle campagne   Mer 7 Mai 2014 - 12:12

La discussion était lancée et les questions et suggestions fusèrent à commencer par un des capitaines mercenaires. Jérôme sourit, appréciant l'humour même si cela pouvait être déplacé. Un échange avec l'un de ses subalternes et un homme s'avança sans crainte pour dessiner une carte plus petite et cela avec un grand talent, chose assez rare. Le capitaine fit allusion à Haurse-Porc et au fait que la donne avait peut être changé. C'était en effet une éventualité mais il fallait bien se lancer. La présence des éclaireurs en plus des capitaines allaient bientôt trouver raison. Il y eut ensuite un échange avec le capitaine sur l'espionnage et les compétences des mercenaires et leurs capacités à honorer leur contrat sous peine de ne plus trouver d'embauche. Jérôme s'adressa au capitaine qui avait parlé ainsi qu'au capitaine de l'armée royale

"Vous avez raison, c'est pour cela que je demande à des mercenaires d'aller voir ce qu'il en retourne et de négocier avec celui qui dirige la ville, du moins si cela est possible. Celui qui réussira à rallier la ville à notre cause ou du moins à la rendre neutre touchera une prime conséquente en surplus du contrat initial. Par contre, vous parlez d'espionnage mais vous pouvez y aller franchement. Autant ne pas perdre de temps à observer durant un temps trop long. Il nous faudra de toute façon avoir cette ville, que ce soit par la négociation ou la capture"

Il s'adressa ensuite à Oschide

"Laissez donc les mercenaires s'occuper de cela. Nul doute qu'ils préfère être entre eux lorsque l'on parle d'argent. Ils penseront que vous les espionnez à votre tour car vous ne leur faite pas confiance"

C'était d'ailleurs surement la raison qui poussait la capitaine royal à joindre des hommes à lui aux mercenaires et Jérôme savait qu'au fond, il était bon d'avoir un œil sur les mercenaires afin qu'on ne leur propose pas plus. Ils n'étaient pas tous honnête et même si certains iraient au bout de leur contrat, même s'ils trouvaient meilleur offre, certains se retourneraient sans soucis

Vint le temps des éclaireurs, les mercenaires marchaient à l'argent, tout le monde le savait, et bien ils en auraient s'ils jouaient leur rôle. De toute façon, le prix à payer serait certainement meilleur qu'un siège ou un adversaire dans le dos. Tout cela bien entendu tant que le prix restait correct mais il faisait confiance aux mercenaires pour savoir ce qu'il en était, voir même de négocier un tarif est le monter pour en prendre une part pour eux. Il allait maintenant parler aux éclaireurs

"J'ajoute d'ailleurs que chaque information de poids récolté par les éclaireurs auront également une prime supplémentaire en main propre. Je les invite donc à ne pas hésiter à venir me voir en personne, si l'information est importante bien entendu. Les coins d'embuscades et les mouvements de troupes adverses en priorité."

Le capitaine resta étonnement silencieux, parlant peu. Le comte d'Aretria prit alors la parole

"Jared de Montévlin à ses consignes et il jugera des opportunités qui s'offrent à lui. Il faudra déjà voir comment se passe l'évolution, si les châtelains lèveront leurs osts et se réuniront pour marcher contre nous ou s'ils s'enfermeront chez eux. Dans le pire des cas, il pourra se replier sur les monts d'or ou il pourra résister très longtemps. Il pourra également, si sa position n'est pas tenable mais que devant il a le champ libre, faire une chevauchée pour se rallier à nous et grossir nos rangs. Mais dans les grosses lignes, ce qu'il doit faire se rapproche de vos idées, votre grandeur. Si les forces de sgardie se liguent et marchent contre nous, alors il doit assiéger Andelheim et tenter de la prendre, sinon il doit faire des chevauchées. Nous en feront d'ailleurs aussi comme vous le verrez. Il faut affaiblir le plus possible la région"

Pour la première fois, on lui donna du maréchal, ce qui l'étonna. Il est vrai que pour l'instant, Jérôme avait montré qu'il n'aimait pas s'en prendre au peuple et qu'il était plutôt tendre mais cette fois, la donne n'était pas la même

"Ne vous inquiétez pas, je suis certain qu'il fera comme il le doit. Nous savons tous qu'il faut savoir faire des sacrifices et je suis prêt à les faire s'il le faut. On ne gagne pas en étant timoré."

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Finnegan Sidhe
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MessageSujet: Re: Prélude à une nouvelle campagne   Lun 26 Mai 2014 - 23:09

Parce que DuSaule était un vétéran. Il était ce type d’homme confiant qui croyait en son prochain et qui avait la patience d’attendre de le voir évoluer. Il avait de l’espoir. Il était assez sûr de lui-même pour donner de la marge aux autres, pour les laisser libre d’agir. Il avait du jugement mais il se gardait une réserve. Parce que la vie et pleine de surprise et qu’il n’y a que la mort qui soit d’avantage surprenante que la vie. La mort surprend toujours. Même sur les champs de bataille. Même au cœur d’une guerre.

Il n’avait pas critiqué l’origine des soldats de l’armée royale. De basse extraction? Issu des bas-fonds? Il aurait fallu être un sot et un fou pour s’imaginer qu’on puisse bâtir un corps d’armée avec seulement des hommes de haute naissance. Naturellement ceux-ci sont trop ambitieux pour se contenter de servir de barbaque. Non, ce qu’il avait critiqué c’était l’excellent entrainement des soldats de l’armée royale. Peu importe l’origine d’un homme, un entrainement militaire est une chose stricte et répétée jusqu’à ce qu’elle soit acquise et instinctive. Un entrainement modèle chaque aspect de la vie d’un homme. Ce genre de chose se remarquerait.

Il y a une différence entre un gringalet compétent mais arrogant et manquant d’humilité et le jeune niais. Le gringalet prendra de la maturité et deviendra un brave. Le jeune niais deviendra un vieux niais. DuSaule avait du respect pour les soldats et il reconnaissait leurs mérites, jamais il ne se serait permit de mal les considérer. Il conçu toutefois un agacement de plus en plus profond pour ce capitaine méprisant qui déformait ses propos. Et parce que DuSaule était un vétéran, il se contenta d’échanger un regard torve avec son lieutenant.

- Même si ma compagnie n’était pas actuellement réduite, nous n’avons que deux éclaireurs… Bien qu’un régiment ne soit pas nécessaire pour négocier le passage.

Le lieutenant hocha de la tête positivement. Il mit la main sur la nuque de l’adolescent qui se tenait dans son ombre et lui fit faire un pas en avant. Barbaque adorait bousculer l’éclaireur.

- Sickert est surtout un cartographe… expliqua-t-il en désignant l’homme qui avait reproduit la carte. Murmure, ici présent est notre seul éclaireur… Enfin, ils sont efficaces ensembles puisque l’un est un bavard impénitent et l’autre est muet. Il déséquilibra un peu l’adolescent, ludiquement, comme pour le forcer à rester attentif. Je les accompagnerai. Il ramena Finn en arrière, se plaçant dans son champ de vision. Hein que tu serviras le maréchal? Faut mériter la prime…

Les autres compagnies de mercenaires s’entendirent rapidement sur les quelques hommes qu’ils impliqueraient à Haurse-Porc, les présentèrent et après que Jérôme eut terminé son allocution, la réunion fut dissoute.

À l’extérieur de la tente de commandement, quelques pas à peine les en séparant, eut lieu une deuxième réunion; celle-ci impromptue et sans décorum. Ceux qu’on avait désignés s’entendirent rapidement sur la manière dont ils approcheraient la ville et qui ferait équipe avec qui. Quelques duos, quelques trios… Ils échangèrent ce qu’ils savaient déjà de la ville et de ceux qui la dirigeait, convinrent de quelques points de ralliement pour mettre en commun les informations acquises et d’un signal de replis au cas où la situation tournerait au vinaigre. La prime? Ils se la partageraient… Parce que c’était la seule manière de s’assurer que le couillonnage n’inspirerait personne. Et surtout parce que tout mercenaire qu’ils étaient, ils y étaient ensembles dans cette guerre.

Alors, cloporte, pourquoi tu tiens tant à nous accompagner?

D’un geste d’une vivacité peu commune, le lieutenant saisi l’éclaireur par le devant de sa tunique et le ramena vers lui pour lui faire face.

- Que personne ne puisse te comprendre ne te dispense pas de rester poli avec la hiérarchie, Murmure. Et tu sais pourquoi je vous accompagne. Poursuivit-il très civilement.
Parce que t’es pas le lieutenant. Répondit précipitamment l’adolescent alors que l’homme le forçait à se tenir sur la pointe des pieds pour ne pas se faire étrangler.
- Voilà…

Et d’une bonne poussée, Barbaque poussa l’éclaireur vers son frère. Pas pour le jeter par terre, mais assez brutalement pour le faire trébucher. Finn retrouva son équilibre et lui jeta un regard assassin.

- Oh? Tu vas bouder maintenant? Comme c’est mignon. Ça ne me dérange pas d’être la cible de ta colère; J’adore avoir toute ton attention sur moi! Ricana-t-il méchamment devant l’expression du cartographe. Voyons Sick, t’es trop protecteur… Il est capable de se défendre! Il est même capable de me tenir tête et je t’assure qu’il le fait très bien. Allez les filles, allez vous mettre en tenue, on quitte le campement dans l’heure…

Oui lieutenant… Et lorsqu’il les eut dépassé, l’adolescent ajouta : Je sais que Barbaque n’est pas Elow… Mais parfois, je me demande s’il n’est pas pire… Commenta l’adolescent en rajustant sa tunique.


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