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 Un chiffre impair plaît aux Dieux.

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Arsinoé d'Olyssea
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MessageSujet: Un chiffre impair plaît aux Dieux.   Ven 18 Avr 2014 - 10:37

Favriüs de l'an 8 du nouveau Cycle; troisième ennéade.





Citation :

Moi, Arsinoé d'Olyssea, Régente du Royaume, Marquise du Berthildois et Baronne d'Olyssea.

A mon frère Aemon d'Ancenis, Baron de l'Ancenois.


Le grand froid s'estompe, et emporte avec le mal qui tantôt m'alita. Ayant sapience des maux qui adès grèvent la paisibleté de notre roy, j'eus pour projet de me rendre en les lointaines marches de son domaine, et là rendre compte des plaisirs et services que lui font ses leudes le comte d'Arétria et le sire de Clairssac ; lequel sire de Clairssac s'est révélé etre bon pacifieur et sera temprement élevé à l'honneur comtal.

Hélas, il demeure de ces gens qui méprisent orgueilleusement nos semonces, félons madrés rendant incertaine même la plus débonnaire des sorties. J’entends votre parent le comte de Velteroc, et en cela vous êtes tristeusement malefortuné ; mais aussi votre voisin de Missède qui nous menace par excès de vilenie.  Si avisée, cela me solacierait grandement que de pouvoir me rafreschire un temps en celle maison qui fut ains celle de l'Ivrey, de faire oraison en son nom dans le temple primitif. Aussi, je m'en viens par devers vous en la compagnie et route du Sénéchal, le gentil sire de Vercombe qui aime son roy comme seul un parent le peut, et celle de nombreux autres gentilshommes.


Priez Dasmedieu pour la salvation de notre roy,
Comme je prie pour la votre et celle de votre famille,
Puissiez-vous ne jamais douter de la gratitude que je porte à votre encontre.

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Aemon IV d'Ancenis
Humain
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MessageSujet: Re: Un chiffre impair plaît aux Dieux.   Sam 19 Avr 2014 - 12:02


Troisième ennéade de Favrius de Printemps, An 8,  Cycle XI.

Citation :
Moi, Aemoin IV d'Ancenis, Baron de l'Ancenois.

A ma sœur Arsinoé d'Olysséa, Régente du Royaume, Marquise du Berthildois et Baronne d'Olysséa.

La Damedieu n'eut de cesse que de veiller sur vous et c'est avec joie que j'apprenois votre recouvrance. Durant vostre alitement je ne pu que besogner pour affermir la sûreté et la paix dans la Capitale, non sans plaisir d'observer mon neveu s'épanouir, il sera bel et fort. Dame, s'il est bien des choses que la Péninsule a pu vous reprocher votre sollicitude en est toute exempte, j'envie le Seigneur de Clairssac pour ce qu'il a su s'attirer vos grâces et celle de la couronne, pareil homme a place en mon cuer.

Je pleure cette absence en discernement, mais ne peux condamner à la décolation mon propre sang, une grevance trop lourde à mon âme et conscience. J'irai encontre cousin et cousine en les ennortant de rallier le Roy. J'ai entendu nombres de récits quant à Missède, ville libraire, elle sera acrassée par la volonté du Roy ou bien Missède ne sera plus, suffit de ces Seigneurs outrageusement gourmands pour abdiquer la vassalité !

Primeprestre sera vostre temple et sanctuaire le temps qu'il plaira à sa Grâce, je sais les peines du cuer et prierai de bon aloi avec vous, mon frère, vostre époux, qui, j'ai foi, entendra nos psaumes. Sitôt alarmé de votre arrivée en mes terres je chevaucherai acontre vostre compagnie et tintinnabulera la colline qui prie. Votre venue est espérée, ma sœur ! Le gentil sire de Vercombe, si ces faits d'armes m'ont été conté, demeure néanmoins estraingier à ma vue, il me tarde de faire bonne chère avec ce cousin !


La Damedieu vous accompagne et veille à son Roy,
Un cierge brûlera jusqu'à votre arrivée,
Sachez, ma sœur, les liens qui nous unissent, sont-ils indéfectibles.
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Aedán de Vercombe
Humain
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MessageSujet: Re: Un chiffre impair plaît aux Dieux.   Ven 25 Avr 2014 - 23:03

Splendide matamore juché sur l'un des plus beaux palefrois des écuries royales, le Favori rayonnait d'arrogance. Insensible aux fraîches primevères qui ployaient l'échine sous les sabots de sa monture, il posait un regard de propriétaire sur les bourgades qui se dessinaient à l'horizon. Revenu, paraît-il, riche de l'Orient lointain, il arborait une dalmatique lamée qu'un large ceinturon incrusté d'émeraudes retenait contre son corps. Quant à son visage, où s'étirait un sourire narquois, il s'abritait sous un ambitieux chaperon, ou mazzocchio selon les Soltarii, dont la cornette pendait, nonchalante, sur le côté, pareille à un serpent se chauffant le sang au Soleil dans l'attente de sa proie.

La mauvaise saison touchait à sa fin, la neige avait fondu dans les ornières et déjà l'on pouvait apercevoir d'aventureuses tiges de menthe poivrée sortir de terre. Fidèles à leurs habitudes, les Hommes répondaient à ce radoucissement de la façon dont l'avait chanté le dénommé Berthold :

Le printemps vient, debout vauriens!
La neige a fondu sur les morts.
Et tout ce qui traîne encore
Repart en guerre sur les grands chemins.


De toutes parts, on les entendait menacer de lever le ban et l'arrière-ban. Ils faisaient claquer leurs revendications sur les tables des négociations comme autant de soufflets portés au visage de leurs voisins. Ils défilaient, arrogants, à la tête de leurs malandrins sous les remparts qu'ils convoitaient, pareils à des paons malhabiles. Pour tous les chevaliers sans-terre, c'était une opportunité de louer sa lame. L'occasion de se faire une réputation. D'arracher un peu de gloire en piétinant le vilain au nom de quelque droit poussiéreux. Aedán lui-même, quelques saisons auparavant, aurait rejoint la curée. Toutefois, cette époque était désormais révolue pour le sire de Chambreverte.

Là où tous rustauds malhabiles poursuivaient leur hasardeuse mêlée dans la fange, le beau sire de Vercombe avait su se ménager une voie royale, s'élever, s'extraire du commun, telle avait été sa maxime. Sénéchal du Royaume Péninsulaire! Combien s'étaient éreintés à le diffamer, à maudire son nom et celui de ses ancêtres? En vain! Les grands malheurs qui avaient frappé le Royaume s'étaient révélés des bénédictions pour l'ambitieux chevalier.

Ainsi, l'aristocrate autrefois désargenté chevauchait aux côté de la Régente dans ce cortège qui s'aventurait déjà dans l'Ancenois afin d'aller en saluer son baron et d'apporter la faveur des Dieux au jeune Roy. Néanmoins, cette lointaine faveur intéressait bien moins l'hardi chevalier que celle de la belle dont la monture se rapprocha de la sienne afin de l'interroger. D'un ton qui se voulait urbain, Arsinoé s'évertua à l'entretenir d'Ethaine d'Ancenis, feu la mère d'Aedán. Ce dernier, affichant une mine légèrement irritée lui intima, d'un geste, de retenir le reste de sa question. Puis, se tournant vers sa senestre, il extirpa de son ceinturon un petit bouquet de scilles, cueillies plus tôt sur le bord du chemin.

"Ma belle amie, ne nous appesantissons pas sur les fleurs qui nous émerveillaient la saison passée car, vous comme moi, savons que nous ne pourrons les retrouver. Ne chassons pas leur agréable souvenir, continuons à chérir la mémoire de leur parfum si nous l'avons connu, sans pour autant vivre dans le passé." En tendant les fleurs à Arsinoé et, peut-être de crainte de s'être montré trop sec avec la marquise, il ajouta : " Dame Ethaine, ma mère, était semblable à ces perce-neige dont, au printemps, ne subsiste plus que le feuillage. C'était une femme noble et fière qui sut toujours, avec dignité, affronter les défis que lui a posé le Destin. Là où tous les autres auraient plié l'échine et espéré des temps meilleurs elle se dressait, impériale, prête à tenir son rang. Qui sait, peut-être est-ce pour cela qu'elle nous a quitté trop tôt?" adressant un sourire amer à la Régente, il conclut : " Je n'aime pas discuter de cela. Plus rien ne peut être fait, à quoi bon se torturer?" retrouvant son bagout habituel il relança, accompagné d'un regard entendu : "Aujourd'hui, c'est une autre fleur qui m'émerveille. Celle-ci est actuelle et chaque jour semble être un nouveau printemps pour elle. Croyez bien que je me suis juré de la protéger envers et contre tout. Un Sénéchal se doit de reconnaître le bien le plus précieux du Royaume!""

Dans un soupir théâtral, rêveur, il murmura : " Si seulement ce royaume d'aveugles pouvait se rendre compte de sa chance au lieu de comploter, amer, dans la pénombre."
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Arsinoé d'Olyssea
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MessageSujet: Re: Un chiffre impair plaît aux Dieux.   Sam 26 Avr 2014 - 14:01

Son esprit s’effaçant devant la belle parlure de cette gemme de droiture, la dame se prit à mirer le firmament déchiqueté et trompeusement bas. Le soleil d'or venu d'Orient, resplendissant et donnant ses rais, se révéla alors et entreprit de chasser la froidure de l'aube et de panser les plaies de ce royaume de l'onirique où tout lui semblait prendre forme pour mieux appuyer les vérités du sire de Vercombe. Dame nature se prenant elle aussi au jeu, c'est un coléoptère arrogant et voltigeur qui fit son entrée, aux élytres humides et chatoyantes dissimulant la délicate membrane qui le portait toujours plus près de notre héroïne au cœur vaillant qui se rebella et cria – silencieusement – haro. Fidèle à la semonce, un esmerillon plongea et emporta entre ses serres la beste patibulaire. En tirant bon augure, Arsinoé sentit son âme fleurir dans l'empyrée et, propre à sa condition qui est celle d'éprouver triplement les plus nobles sentiments, s'extasia tant qu'elle en tira une larmelette. L'usage s'alliant à la pudeur, la course folle de cette dernière fut stoppée net par un ongle qu'elle goûta aussitôt, la salure naturelle étant tempérée par la cire d'abeille dont elle s'était enduite tantôt.

Hélas, le Temps méconnaît le cœur des Hommes et, bourreau impitoyable, occist l'instant qui on l'imagine s'était déjà étendu sur une demi-éternité. Tachant faiblement d'occulter l'érubescence qui devrait pour l'heure servir de rente aux gâteries de son cousin, elle éructa la première pensée à-même de l'éloigner du fol'amour qui était pourtant au cœur même de cette perambulation nordique (quoiqu'en pensent les deux compagnies royales, la coterie toujours plus fantasque et populeuse de la dame, ou même Grelots, le fou de l'Ivrey).

« Ouy-da, bien qu'il m'apparaisse que la Camarde se jette sur ses fripons papelards tout aussi goulûment que la misère sur le bas-monde. »


Or, ne devisait-on pas à l'instant-même de la feue dame Ethaine? À l'indiscrétion se superposait adonc une crasse indélicatesse, une sécheresse du cœur qu'elle devait fuir par tous moyens.

« Beau parent, grâce pour le gentil Bohémond, les plaintes duquel j'oy entre toutes choses et m'indisposent. »


Et ainsi, l'oiselet délicat s'envolait à la rescousse de son enfançon couronné. Sur son chef, un orgueilleux hennin aux cornes garances lui donnait des airs de grand pic Heldirois, duquel flottait un long voile de mousseline recouvrant la croupe de sa jument alezane. Drapée d'une robe fendue à chevaucher, sinople et évasée au niveau des bras et du cou afin de révéler un riche pentacol niellé d'olivine, l'intéressante s'était chaussée de cuir de Tatzelworm, sans doute le dernier de sa race tant les chasseurs royaux peinaient aujourd'hui à lui en procurer une seconde paire.

Son dessein de mère fut toutefois mis à mal au détour du sentier et de son amie la dame Mélisende. Elles s'enfoncèrent plutôt dans un boqueteau à la tournure lumineuse et là y trouvèrent un rivelet où barbotaient de gentils halbrans et un garçonnet roux. On élu de longer le cours d'eau tant l'herbe humide des talus, l'écorce vermiculée des chênes, la verdure des buissons se faisaient alliciantes, loin de tous regards épiant sinon celui du sire Jean de Porpignon et du faucon hobereau à son bras. Les dieux font bien les choses, et nos insurgées retrouvèrent la route et le chemin alors-même que se dressaient non loin les spires de Vielmot et les gentilshommes venus les recevoir. Regagnant les côtés du sire de la Chambreverte, elle minauda:

« Une fois rafreschis et ayant pris congé de notre gentil hôte à l'heure des siestes, il me viendrait à grande aisance de nous recueillir ensemble dans l'étreinte de notre Mère. Car je crains trop que ce périple, vivifiant au demeurant, ne vienne au prix de nos dévotions. »

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