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 La guerre et ses blessures qu'il faut panser [MdO 2015]

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Oschide d'Anoszia
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MessageSujet: La guerre et ses blessures qu'il faut panser [MdO 2015]   Lun 21 Avr 2014 - 12:30


Toutes les nouvelles directives pour la poursuite de la campagne venaient d’être données. Il lui fallait à présent mettre ses hommes en ordre de départ. Et sans attendre, à son retour au campement ou stationnait la compagnie royale et les soldats d’Ydril, Oschide ordonna à tous de remballer les tentes. Le campement s’activa alors aussitôt et il put relire dans le visage de ses hommes, la même excitation qu’à leur départ. Seulement, ces hommes venaient déjà de subir une première bataille et bons nombres d’entre eux y allèrent plus doucement qu’au début. Beaucoup était tombés sur le champ d’honneur, il en avait compté une quarantaine sur les deux cent cinquante qu’il avait emmené avec lui. Et il ne fallait pas chercher très longtemps pour trouver des hommes qui avaient perdus leurs compagnons de route.

Tout le campement s’afféra aux préparatifs dans un silence de mort. Seuls quelques-uns semblaient encore en rire, mais à chaque fois, on leur demandait de se taire. Sous sa tente, il donna alors des indications aux officiers qu’il lui avait été attaché durant la campagne. Taurus s’occuperait de l’intendance et prendrait soin de faire en sorte que toute la logistique de la compagnie soit opérationnelle. Tandis que Tancred, Ditmar et Luderik se chargeraient du reste de la compagnie. Il restait néanmoins des hommes qu’il ne pourrait reprendre avec lui. Il s’agissait des blessés qui avaient survécus dans les premières lignes contre les soldats de Chtoll. Après avoir congédié ses officiers, il prit donc le chemin qui menait à la tente ou se trouvait ces hommes et une petite joie s’empara de lui au moment où il comprit qu’il y verrait surement la douce Castielle qu’il avait emmené avec lui, mais que des événements l’en avaient éloigné aussitôt. Seuls les dieux savaient ce qui aurait pu se passer si ce blondinet de malheur n’était pas apparu dans sa cabine. Mais depuis lors, le capitaine avait fait en sorte de ne pas la voir pour éviter de créer un malaise.

Il avait pourtant mis tout en œuvre pour que son voyage se passe le mieux possible. Prenant soin une fois de lui faire parvenir des présents qui pouvaient lui être utile dans son travail. Il avait même pensé qu’elle aurait pu avoir besoin d’un jeune assistant. Cependant les événements avaient fait qu’il ne l’avait pas revu depuis la traversée et il ignorait encore quel sentiment pouvait bien avoir la jeune Castielle à son égard.

Il traversa par conséquent le campement, croisant sur son chemin des hommes qui le saluèrent et lui lançèrent des compliments du genre, "On est fier d’être avec vous capitaine", ou bien "belle bataille capitaine". Car oui, depuis la victoire contre Chtoll, ses hommes n’avaient pas cessés de lui témoigner de la reconnaissance et du respect. Et pour cette raison, il le leur rendait plutôt bien puisqu’ils leur envoyaient de la nourriture en abondance et surtout de l’alcool. La tente ou se trouvait les blessés était juste devant lui et il rentra sans vraiment s’être préparé à l’odeur putride qui le fit presque déglutir aussitôt. Les hommes étaient alignés sur des paillasses improvisées à la hâte. Certains semblaient morts, d’autres gémissaient et appelaient à l’aide et le reste semblaient complétement perdu dans leur pensée, les yeux hagards.

Il ne vit aucune trace de Castielle, mais au lieu de repartir, il préféra rester et parler quelques minutes avec ses hommes dont la déesse Tyra n’avait pas voulu. Il s’arrêta alors sur la paillasse d’un homme qui avait perdu son bras. La gangrène avait vraisemblablement du obliger les soigneurs à l’amputer chaque fois un peu plus et Oschide ne put que compatir pour le sort de cet homme. Le soldat se réveilla et malgré les anesthésiants qu’il avait dû recevoir, il lui demanda de s’approcher. Ce que fit instantanément Oschide en se baissant vers le pauvre homme.

- On s’est bien battus capitaine… l’homme regarda son moignon avec peine, mon bras pour le Roy !

- Vous vous êtes battus honorablement, le Roy sera fier de vous, répondit Oschide avec une voix rassurante.

Mais bien évidemment, le Roy en avait surement rien à faire du bras de ce pauvre homme. A l’âge qu’il avait, il devait à peine être en capacité de comprendre quoique ce soit. Non, cet homme avait perdu son bras pour la régente, pas pour l'enfant royal, mais cela il préféra ne pas en parler. Soudainement, il entendit quelqu’un rentrer sous la tente et une silhouette bien familière apparut juste devant lui.
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MessageSujet: Re: La guerre et ses blessures qu'il faut panser [MdO 2015]   Lun 21 Avr 2014 - 16:56

Le jeune Thomas posa un large panier sur la chaise près de la table haute, celle-ci était beaucoup plus basse et plus ainsi le contenant était plus accessible du haut de ses dix printemps. Le garçon attrapa une pile de bandages propres et déposa son butin dans le grand panier d'osier qui l'aiderait au transport. Derrière lui s'afférait Castielle qui plaçait des flacons aux reflets suspicieux et différents accessoires propres à sa profession dans son propre panier. Entre les deux était Robert qui étrangement, restait calme et observait sa maîtresse et le petit garçon accomplir leur tâches dans un silence religieux. Celui remua vivement sa queue lorsque Castielle se redressa et s'étira. Heureusement qu' elle avait besoin que de très peu de sommeil pour pouvoir fonctionner convenablement durant la journée, car les blessés demandaient énormément de son temps.

-Tu as terminé, Thom? demanda la demi-elfe en jetant un regard affectueux par-dessus son épaule. Ce n'est pas trop lourd pour toi, j'espère?

Le garçon attrape le panier qui devait certainement faire deux fois sa taille et le tint fièrement contre lui sa poitrine d'enfant, les yeux brillants.

-Oui, mam'zelle! s'écria le garçon avec une expression tout à fait enfantine. Je suis un homme fort!

Castielle lui ébouriffa affectueusement ses boucles brunes. L'herboriste attrapa un petit journal dans lequel elle retranscrivait tout les symptômes et le développement des blessés qui se retrouvaient sous sa charge. Sur certaines pages, on pouvait aussi lire, d'une écriture hésitante, les derniers mots de certains de ses patients qui avaient fermés leur yeux pour toujours. Les derniers mots concernaient souvent la famille du mourant et Castielle avait promit à chacun d'entre eux qu'elle enverrait une lettre à leur famille en leur nom.

L'apprentie fit signe à Thomas de la suivre. Robert s'agita et suivit les deux jeunes gens dans leur sillage, tel un gardien à l'affût du moindre danger. Sur son passage, certains hommes la saluaient d'un bref hochement de tête, la plupart étant des hommes qu'elle avait déjà traité auparavant pour des blessures plus mineures que ce qu'il l'attendait dans la tente où les cas les plus sévères l'attendait impatiemment. Dans cette tente, elle avait assistée courageusement à sa première véritable amputation. Évidemment, elle ne l'avait pas pratiqué elle-même, un autre soldat s'en était chargé puisqu'il était plus fort physiquement que la demi-elfe. À ce moment, elle n'avait qu'un simple anesthésiant dont l'efficacité laissait à désirer pour une telle boucherie. À contre cœur, Castielle avait laissé le pauvre homme ingérer une quantité phénoménale d'alcool pour l'assommer et le faire dormir quelques heures. Durant ce temps, elle avait été en mesure de terminer une bonne quantité de somnifères et autre anesthésiant beaucoup plus efficaces pour les blessures les plus sévères.

Ils arrivèrent finalement devant la tente. Sans prévenir, Robert se jeta entre eux devant la tête et se mit à grogner. Castielle ordonna à l'animal de s'asseoir, mais celui-ci n'obéit et se contenta de fixer machinalement l'entrée de la tente recouverte d'un rideau poussiéreux. L'apothicaire sermonna sévèrement son chien, puis se tourna vers son petit assistant. Elle se pencha devant lui pour être confortablement à sa hauteur.


-Merci pour ton aide. Thom, dit-elle doucement. Peux-tu aller chercher mon seau, maintenant?

Le garçon hocha vivement la tête, puis repartit à la course. Castielle l'observa aller avec un grand sourire, puis se redressa afin de considérer le chien. Elle se demandait bien pourquoi il était autant agiter. Elle gratta l'arrière des oreilles de l'animal, lui ordonna de rester tranquille, puis pénétra dans la tente. Castielle s'était habituée à l'odeur et donc elle ne sentit aucun malaise en entrant. Toutefois, ce qui lui donna un malaise était la présence d'un homme en particulier.

Le capitaine avait immédiatement levé les yeux vers elle. Ses joues rougirent doucement sous le charme de ses yeux bleus, puis elle inclina immédiatement la tête pour le saluer, sachant que l'endroit était peu approprié pour une révérence digne de sa personne.


-Capitaine, dit-elle pour le saluer sous un ton poli. Je ne m'attendais pas à vous voir en ces lieux.

À vrai dire, elle ne s'attendait plus du tout à le revoir au cours de son périple dans le nord. Castielle s'était convaincue qu'elle avait dégoûté ce bel homme par son manque de vertu et par le rejet qu'elle lui avait fait subir lors de leur séjour sur le navire.

La demi-elfe jeta un œil inquiet sur le patient installé sur une paillasse aux côtés du capitaine. Mal à l'aise, elle vint s'agenouille aux côtés de l'amputé, au moins celui-là gardait l'ombre d'une bonne humeur. Peut-être car il n'avait pas perdu son bras dominant. Il serait donc, une fois correctement rétabli, en mesure de tenir une épée dans sa main ou de serrer son épouse et ses enfants contre lui si une famille l'attendait.


-Alors, ma petite, vous venez m'arracher un nouveau morceau? demanda l'amputé avec un sourire narquois. Je vous préviens, bientôt il n'y aura plus rien!

Castielle força un sourire, cet homme avait un sens de l'humour bien particulier. Toutefois, la demi-elfe devait admettre qu'elle valait mieux rire que de pleurer au sujet d'une chose qu'il était impossible de changer. L'homme reposa machinalement sa tête sur sa paillasse pendant que l'herboriste examinait méticuleusement la blessure.

-Comment allez-vous, Capitaine? demanda Castielle en examinant la blessure d'un œil plus expert qu'autrefois. J'ai entendu parler d'une belle victoire grâce à vous.

La demi-elfe sortit son carnet, l'ouvrit à la page où l'on pouvait y voir le nom de l'amputé. Elle ouvrit ensuite un petit contenant emplit d'encre bien noire et une plume dont le bout était finement aiguisé. Elle écrivit rapidement quelques notes avec un sourire emplit de belles promesses concernant son patient. Son corps n'avait pas rejeté les dernières herbes médicinales qu'elle lui avait donné, il s'agissait d'une bonne nouvelle promettant un meilleur rétablissement.

Un bruit retentit à l'entrée et Thomas pénétra la tente avec un seau entre ses doigts maigres. Castielle lui fit un signe de la main afin qu'il s'approche. Le garçon donna le seau à Castielle qui le déposa à sa droite.


-Dis bonjour, Thom, tu as devant toi le capitaine Oschide d'Anoszia, déclara-t-elle devant un Thomas troublé par la présence de ce grand homme en bonne santé parmi tant de miséreux.

Il bomba néanmoins son torse d'enfant.

-B'jour, Capitaine! clama l'enfant. J'vais être capitaine plus tard, moi aussi! Quand j'serais grand comme vous!

Castielle sourit devant la naïveté enfantine avec laquelle il s'agressait au capitaine. Les enfants avaient cette simplicité d'esprit et cette joie de vivre innocente qui les rendait si merveilleux à regarder. Grâce à Thomas, Castielle avait réussi à ne pas passer son temps à se ressasser les évènements qui avaient eu lieu sur le navire. La demi-elfe tapota gentiment l'épaule du gamin et lui demanda de se retirer, ce qu'il fit avec une moue. Il demanda s'il pouvait aller jouer avec Robert, elle le lui permit, sachant fort bien que l'animal adorait le garçon et aussi se dégourdir les pattes. Au moins, elle n'avait pas à craindre que le capitaine ne débute une conversation au sujet embarrassant parmi un groupe d'homme dont il manquait certains morceaux.

-Avez-vous besoin d'une nouvelle d'ose de lait de pavot, monsieur? demanda la demi-elfe à l'homme étendu devant elle.

Il secoua faiblement la tête.

-Je sens à peine mes lèvres remuées quand je vous parle, je crois que je vais survivre un petit nettoyage!

Castielle hocha doucement la tête, puis attrapa un linge propre qu'elle trempa longuement dans le seau, puis elle installa confortablement le moignon sur le tablier qui recouvrait ses genoux. Elle entreprit de nettoyer la plaie, non sans observer les réactions du patient. Comme il l'avait mentionné plus tôt, il ne semblait pas ressentir quoi que ce soit.
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Oschide d'Anoszia
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MessageSujet: Re: La guerre et ses blessures qu'il faut panser [MdO 2015]   Mar 22 Avr 2014 - 13:19


Sa surprise voyant la jeune Castielle ne fut qu’à demi-mesure puisqu’il était venu pour la voir elle. Mais il découvrit à la place de la fragile jeune femme qu’il avait rencontré à Diantra, une nouvelle personne capable de surmonter la vision de ces hommes en train de mourir. L’air beaucoup plus sure d’elle, elle semblait être dans son élément et lui dans une zone inconnue. Il répondit d’un hochement de tête avec un petit sourire lorsqu’elle remarqua sa présence et lui dit qu’elle ne s’attendait pas à sa présence. Il était vrai qu’il venait ici pour la première fois et il le regrettait. La chose était presque illogique. Elle était dans son monde et lui dans une zone étrangère eu-t-il l’impression.

-Castielle ! dit-il d’une voix enjouée.

Il eut alors presque le sentiment de la gêner maladroitement dans son devoir lorsqu’elle vint s’agenouiller au près du pauvre homme amputé. Oschide préféra alors s’éloigner un peu plus pour l’observer à la tâche. Il n’avait aucun doute sur le fait que Castielle s’était vite adaptée au milieu et les blessés semblaient l’apprécier. Il l’observait faire avec un œil attentif, presque enfantin. Qu’y avait-il de plus paradoxale que lui et elle se dit-il. Lui faisait la guerre et tuait des pauvres hommes. Elle les guérissait, les soignait et leur donnait pour les plus chanceux, une chance de pouvoir survivre. Mais à vrai dire, il n’y avait aucune logique dans le fait de faire la guerre. S’il avait pu l’éviter, il s’en serait bien passé. Le capitaine n’avait pas osé déconcentrer la jeune femme jusque-là et attendit donc que ce soit elle qui pose les questions.

-Je vais très bien merci, sa voix s’était faite plus hésitante, oui Alonna fut une belle victoire. Puisse les dieux nous aider une nouvelle fois dans la poursuite de notre campagne. C’est justement pour cette raison que je suis venu vous voire Castielle.

Il avait remarqué que Castielle avait sorti carnet de note pour écrire sur l’état du patient. Elle prenait son poste très au sérieux, et Oschide ne put que s’en réjouir. Mais au moment, ou il entreprit de poursuivre la discussion un jeune garçon entra dans la tente, un seau à la main. Il se souvint alors d’avoir effectivement mis à disposition un petit apprenti pour Castielle. Mais il ignorait encore jusque-là si elle avait acceptée. Castielle le présenta alors au garçon qui s’appelait Thom et il lui sourit de mieux qu’il pu malgré la fatigue qui commençait à peser sur sa santé physique et mentale. Le spectacle qui suivit le fit alors doucement rire lorsque le petit Thom bomba son torse en lui avouant qu’il voulait également devenir capitaine plus tard.

-Longs et durs sont les chemins pour parvenir à une telle responsabilité. Mais tu y arriveras, ça ne fait pas doute !

A vrai dire, il savait très bien que ce garçon n’aurait aucune chance d’accéder à une telle responsabilité. Rares étaient ceux à pouvoir détenir de telles fonctions lorsqu’ils venaient de la terre et qu’ils ne possédaient aucune richesse. Il y avait bien ceux qui faisaient leur preuve dans l’armée, les vétérans. Mais ces types-là étaient pour la plupart des planqués ou des miraculés. Il ne fit alors qu’ébouriffer les cheveux du petit Thom, préférant ainsi ne pas lui faire de faux espoirs et le laissait rêver encore quelque temps. Il laissa alors ses yeux s’échappait sur Castielle qui accomplissait son travail avec toujours autant de ferveur. Oschide se mit alors en tête d’expliquer la raison de sa venue, mais juste avant de se lancer, il préféra au final poursuivre la conversation dans l’espoir de n’offusquer la jeune femme qu’à la fin.

-J’espère que mes présents vous ont plus, je ne voulais pas que vous manquiez de quoi que ce soit. C’est pour cette raison que j’ai pensé qu’un apprenti vous aurez surement aidé dans votre devoir, il regarda le petit Thom d’un air bienveillant, et je constate que vous l’avez bien engagé.

Son regard rebascula sur la jeune femme qui de par sa position, ne pouvait pas le voir dans les yeux.

-Votre voyage jusqu’ici c’est déroulé sans encombre ? Dites-moi ! S’il y a une chose dont vous voulez me parler, un homme qui vous aurez causé du tort, ou si vous manquez de quoi que ce soit, n’hésitez pas. Je regrette de ne pas être venu vous voir avant, mais mes journées ont été particulièrement harassante ces temps-ci…  

Il parlait de la bataille et de la prise d’Alonna, mais pas que. De longs entretiens avaient eu lieu depuis lors et il n’avait pas cessé de régler des questions ou d’apprendre des nouvelles plutôt heureuses pour le coup.

-Je tiens à vous remercier pour le travail que vous faites ici. Tous les hommes ont l’air de vous apprécier et je n’entends que des bonnes choses à votre sujet, conclut-il comme s’il voulait retarder l’échéance, comment trouvez-vous le nord ? Bien différent de Diantra n’est-ce pas ?

Finalement, il réussirait peut-être à repousser la raison de sa venue. Il ne savait pas quels serait la réaction de Castielle lorsqu’il lui donnerait les nouvelles directives pour le départ à Oesgard. De parler un peu du voyage et des événements lui permettrait surement de pouvoir y venir en douceur.
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MessageSujet: Re: La guerre et ses blessures qu'il faut panser [MdO 2015]   Mar 22 Avr 2014 - 19:54

Le capitaine avait semblé enjouer de la voir, ce qui empourpra les joues de la demi-elfe qui ne savait plus comment se comporter auprès de cet homme. Devait-elle s'éloigner le plus possible, l'ignorer même? Non, bien sûr que non, elle ne pouvait certainement pas ignorer la présence de son supérieur. Elle pouvait aussi faire comme s'il ne s'était rien déroulé de choquant lorsqu'ils étaient tout les deux seuls dans la cabine du capitaine. Oschide se redressa et s'éloigna d'elle, mais elle pouvait toujours sentir son beau regard sur elle, ce qui la fit frémir.

-Je vais très bien, merci.

Un sourire discret ourla ses fines lèvres rosées. Il avait été très inquiète de savoir son séduisant capitaine là-bas, sur le champ de bataille, à guerroyer pour la couronne. Castielle avait dormi très peu, la prière et les inquiétudes avaient dévorés tout son temps de répit. Elle s'était ensuite jeté avec ferveur dans son travail dès que les premiers blessés avaient été traînés au camp principal. Évidemment, elle n'était pas la seule à apporter des soins aux blessés, ceux-ci qui étaient encore en mesure de se déplacer avec seulement quelques blessures superficielles étaient d'une aide précieuse, il y avait quelques guérisseurs parmi les soldats et des servantes qui étaient souvent des femmes de cuisine qui concoctaient les repas et les rations pour l'armée ainsi que certaines femmes dans le rôle d'infirmières. Sans les utiles membres de l'intendance, une armée aussi large serait rapidement plongé dans un chaos incessant.

-Longs et durs sont les chemins pour parvenir à une telle responsabilité. Mais tu y arriveras, ça ne fait pas doute !

Castielle avait froncé les sourcils à ses mots. Elle ne pouvait pas voir le visage du capitaine, mais elle devina rapidement qu'il s'agissait d'un mensonge emplit de bonnes intentions. En fait, peut-être pas tout à fait un mensonge puisqu'il y avait toujours une maigre possibilité que ce garçon puisse devenir capitaine, cependant... Cela restait encore fort peu probable. Au moins, ce gentilhomme avait la délicatesse de ne pas briser les rêves d'un enfant.

-J’espère que mes présents vous ont plus, je ne voulais pas que vous manquiez de quoi que ce soit. C’est pour cette raison que j’ai pensé qu’un apprenti vous aurez surement aidé dans votre devoir, et je constate que vous l’avez bien engagé.

Castielle baissa sagement ses yeux bleus sur sa besogne. Oui, elle avait apprécié ses présents, de plus il s'agissait d'accessoires dont elle avait besoin et non quelques menus objets sans trop d'utilité. Cependant, de telles attentions la laissait très confuse, surtout lorsqu'elle essayait d'oublier ces douces émotions qui s'emparaient d'elle chaque fois qu'elle pensait à lui, à chaque fois que son beau visage venait hanter son imagination.

-J'ai apprécié vos présents, Capitaine, ils m'aideront fort bien dans mon travail, rétorqua-t-elle finalement afin de ne pas paraître impolie. Le jeune Thomas est plutôt un assistant, ajouta-elle ensuite en pensant au petit garçon et à son sourire naïf. Je ne suis pas maître dans ma profession, ainsi il ne m'est pas permis d'avoir un apprenti à mon service, de plus, il est trop jeune et insouciant pour  manipuler des ingrédients trop dangereux pour sa petite personne, mais son aide est précieuse et j'apprécie beaucoup sa compagnie enjouée.

Elle repensa à un incident où elle avait laissée des baies mystérieuses dans un petit panier sur sa table de travail pour ensuite surprendre le garçon porter l'un de petits fruits à ses lèvres. Castielle l'avait attrapé brusquement pour l'empêcher de commettre une grave erreur. Elle l'avait sermonner gentiment et qu'il lui était interdit de goûter à tout ce qui pouvait bien se trouver sous sa tente. Depuis, Castielle cherchait dans les livres qu'elle avait prit avec elle, le nom de ces baies inconnues qu'elle n'avait encore jamais vu pousser près de Diantra.

-Votre voyage jusqu’ici c’est déroulé sans encombre ? Dites-moi ! S’il y a une chose dont vous voulez me parler, un homme qui vous aurez causé du tort, ou si vous manquez de quoi que ce soit, n’hésitez pas. Je regrette de ne pas être venu vous voir avant, mais mes journées ont été particulièrement harassante ces temps-ci…

Castielle s'arrêta un moment, puis reprit son travail. Ayant terminé de nettoyé la plaie, elle laissa le linge légèrement ensanglanté sur le bord du seau, attrapa une petite écuelle de bois dans lequel se trouvait un onguent visqueux avec une couleur suspicieuse. Elle harponna un peu de la mixture avec le bout de ses doigts et frotta le fluide médicinal sur la chair meurtrie. Oh pourquoi cherchait-il tant à lui offrir de si aimable attentions alors qu'elle n'était qu'une humble herboriste!

-Mon voyage s'est déroulé dans le calme, Capitaine, répondit-elle simplement. Les hommes me laissent tranquille, pour l'instant.

Elle regretta aussitôt avoir dit «pour l'instant», mais il n'y avait pas un moment  où elle ne se doutait pas que quelques hommes sans honneur la lorgnaient de manière très étrange lorsqu'elle se déplaçait à travers le camp. Parfois, certains la regardaient de loin et elle pouvait entendre des rires grivois s'échapper de leur cercle de mâle. Elle ne sortait pas lorsque la nuit tombait, à moins que ces services étaient requis dans l'immédiat et elle était toujours accompagnée de Robert et souvent par Thomas.

-Les soldats dont j'ai aidé le rétablissement semblent me respecter et viennent souvent me saluer et m'offrir leur aide s'ils sont disponibles, des hommes aux intentions tout à fait honorables, je dois admettre, poursuivit-elle afin d'effacer ses derniers propos. Parfois, monsieur Sickert, elle hésita, et monsieur Finnegan viennent échanger quelques mots, quoique dans le cas de Monsieur Finnegan, cela est un peu difficile, mais je m'habitue à lire sur ses lèvres!

L'herboriste attrapa un bandage propre, puis enroula méticuleusement le maigre tissu autours de moignon de son patient. Elle déposa ensuite son bras le long de son corps, vérifia qu'il n'avait pas de fièvre, puis se releva élégamment et jeta un œil expert sur les hommes étendus sous la tente.

-Je tiens à vous remercier pour le travail que vous faites ici. Tous les hommes ont l’air de vous apprécier et je n’entends que des bonnes choses à votre sujet.

Castielle rougit sous l'appréciation.

-Vous m'honorez, Capitaine, répondit-elle avec un sourire gêné.

Elle tourna légèrement son visage, vers lui, le considéra un bref moment avant de se diriger vers un autre patient en prenant bien soin de garder ses paniers avec elle.

-Comment trouvez-vous le nord ? Bien différent de Diantra n’est-ce pas ?

Elle réfléchit un moment tout en relevant un maigre couverture au-dessus du genou d'un homme ayant reçu une longue et profonde entaille à la jambe. Comme pour le précédent, Castielle attrapa un nouveau linge propre et se mit à nettoyer la plaie. Cet homme avait été chanceux, tout montrait qu'elle ne perdrait pas sa jambe aujourd'hui, mais il ne serait pas en mesure de se lever pendant un moment et peut-être boiterait-il pour le reste de sa vie. Heureusement, son existence avait été préservée.

-Le paysage est très différent de ce à quoi je me suis habituée durant mes années à Diantra, mais j'accueille cette nouveauté telle une brise fraîche, déclara la demi-elfe avec un sourire.  Cependant, je crois qu'il s'agit du voyage en mer qui m'a ravi le plus!

Elle cessa immédiatement son prochain geste, comme si le temps s'était arrêté pour elle, puis rougit soudainement violemment. Ses derniers mots pourraient être interprété de plusieurs façons, certaines moins vertueuses que d'autre. Castielle entreprit à nouveau sa besogne et reprit la parole rapidement afin de ne pas lui dévoiler son trouble.

-La profondeur du bleu de la mer est magnifique, hésita-t-elle à dire, quel dommage de ne pas avoir aperçu d'animaux marins! Peut-être lors de notre voyage de retour.
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Oschide d'Anoszia
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MessageSujet: Re: La guerre et ses blessures qu'il faut panser [MdO 2015]   Dim 27 Avr 2014 - 12:16

Au moment où elle lui répondit que la traversée de l’Olienne avait surement été ce qu’elle avait préférée, il failli se mettre à tousser brusquement comme s’il avait été gêné, mais il ne fit rien et attendit qu’elle finisse sa phrase. Il sentit néanmoins chez elle un petit malaise qui en disait long sur le fait que leurs pensées s’étaient rejointes. Seulement, une tente remplie de blessés n’était surement pas le meilleur endroit pour parler de ça. Ce pourquoi, la jeune femme enchaîna aussitôt avec les animaux marins qu’elle n’avait pas pu voir. Seulement, il tiqua une fois de plus lorsqu’elle annonça le voyage du retour. Naïve ou remplie de bonnes intentions, il n’aurait su dire, mais penser au voyage du retour alors qu’ils n’étaient qu’à mi-chemin de leur parcours était peut-être un peu trop anticipé. Il ne douta alors pas du tout qu’elle disait cela parce que Diantra lui manquait. Mais à vrai dire, il manquait peut-être d’optimisme et pensait surement un peu trop à la mort. Comment ne pas y penser lorsqu’on commandait un demi-millier d’hommes et surtout lorsqu’on se trouvait en première ligne.

Bien sûr, Castielle n’avait pu se trouver qu’à l’arrière et n’avait pu voir les horreurs de la guerre qu’en second plan lorsqu’elle devait les soigner. Qui des deux voyaient les pires choses au final ? De toute évidence, elle lui paraissait être devenue plus forte et endurcie que jamais. Pas de doute qu’elle serait une autre femme le jour où elle reviendrait à Diantra. Avec douceur et gentillesse, Oschide préféra ne pas contredire la jeune femme pour ne pas l’inquiéter plus que ça et lui répondit par un petit sourire.

-Nous aurons toutes nos chances d’en apercevoir, j’en suis sûr.

A ce moment précis, il aurait aimé pouvoir reparler de ce qu’il s’était produit sur le bateau et surtout de sa maladresse. En la voyant devant lui, son cœur s’emportait toujours en ne cessant de battre toujours aussi rapidement. Et alors qu’il devait sans cesse trouver les mots les plus justes lorsqu’il se trouvait avec les grands seigneurs nobles. Lorsqu’il se trouvait devant elle, il ne savait quoi dire et se disait à chaque fois que ses mots pourraient être interprétés de pleins de manières. Ce baiser maladroit qu’il avait eu sur le bateau était survenu sans qu’il ne s’en rende compte. N’ayant jamais éprouvé de sentiments semblables jusque-là, il ne savait comme l’interpréter. Habitué à courtiser les jeunes femmes nobles, il ignorait tous des femmes du peuple et Castielle semblait l’intriguer pour cette raison. Comme pour approuver les dires de Castielle, il tenta ainsi lui aussi de faire une petite allusion au voyage en mer.

-La traversée m’a également plu, dit-il en la regardant droit dans les yeux, cela a été en quelque sorte le calme avant la tempête et je n’ai pu que me réjouir de vous avoir prêt de moi, même si nous n’avons hélas pu nous voir plus régulièrement que je l’aurais souhaité.

Il vit aussitôt les regards quelque peu moqueur de certains blessés éveillés qui regardaient la scène comme s’ils avaient devinés ce qui se passait entre les deux. Bien évidemment, cet endroit n’était vraiment pas de ce qu’il y avait de plus approprié pour parler d’une telle chose, mais il savait que les sourires de ces blessés finiraient par cesser lorsqu’il annoncerait la nouvelle à Castielle.

-S’il vous plait, je dois vous annoncer quelque chose. J’aimerais m’entretenir dans un endroit un peu plus privé si possible.

Son ton était un peu plus froid et formel et comme il l’avait prévu, les regards des blessés changèrent aussitôt. Sans attendre de réponse de la jeune femme, il entreprit de sortir de la tente pour trouver une petite place relativement tranquille. Une fois sortie, il se retrouva une nouvelle fois dans le camp en plein émoi, mais il vit tout de même un petit endroit à l’abri non loin de la grande tente. Ignorant si Castielle l’avait suivi, il entreprit tout de même d’annoncer ce pourquoi il était venu même s’il était en parti venu aussi pour elle.

-Nous allons bientôt partir et nous n’emmènerons pas les blessés avec nous. Ceux qui peuvent encore marcher reprendront la route avec les autres, mais nous ne pourrons nous permettre d’emporter ceux qui ne le peuvent pas, dit-il sans montrer la moindre émotion, soit vous devez trouver une solution, soit vous mettrez un terme aux souffrances de ces pauvres hommes. Comprenez, Castielle, que nous ne pouvons nous permettre de garder avec nous les blessés qui en plus, devraient s’accumuler dans les jours qui suivent.
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MessageSujet: Re: La guerre et ses blessures qu'il faut panser [MdO 2015]   Dim 27 Avr 2014 - 23:41


Castielle nettoya méticuleusement la plaie, ne laissant aucune saleté indésirable sur le passage de son linge détrempé. L'homme qu'elle traitait gentiment avait les yeux fermés, son corps était au repos, sa respiration lente et stable. Un soldat endormi était moins agité qu'un soldat examinant ses moindres faits et gestes. S'il lui arrivé encore de serrer les dents lorsqu'elle apercevait de grande quantité de sang lorsqu'elle se retrouvait à Diantra, Castielle était maintenant insensible à la vue du fluide rouge et visqueux durant son séjour auprès de l'armée royale. Enfin, le sang n'était pas une vue dont il fallait se réjouir, chaque individus recherchant sa survie avant tout. La demi-elfe jeta un œil sur son tablier, on pouvait y décerner quelques tâches rougeâtres, vestiges du sang de ses nombreux patients.

-Nous aurons toutes nos chances d’en apercevoir, j’en suis sûr.

«Lors de notre voyage de retour, préférablement un retour victorieux», songea la demi-elfe avec une expression mélancolique au visage. Une pensée la mena à l'intérieur de sa boutique de son maître qui devait s'afférer à concocter de nombreux remèdes ou à débiter quelques conseils pour ses clients toujours satisfaits de son travail honnête et équitable. Castielle souhaita que tout allait bien pour lui et que la petite Martha ne lui causait pas trop de problèmes.

-La traversée m’a également plu, dit-il au moment où elle levait les yeux vers luicela a été en quelque sorte le calme avant la tempête et je n’ai pu que me réjouir de vous avoir prêt de moi, même si nous n’avons hélas pu nous voir plus régulièrement que je l’aurais souhaité.

Si Castielle n'avait pas fait exprès de faire référence à ce qui c'était passé sur le navire, le capitaine, lui, ne se gênait pas d'y ajouter une répartie qui la fit aussitôt rougir violemment. L'apparition de plusieurs sourires moqueurs et des yeux curieux n'arrangea pas son malaise. Son regard bleu se perdit dans celui du capitaine, ses sourcils s'étaient froncés doucement et elle lui lançait silencieusement divers sermons pour le punir du sous-entendus qu'il avait fait public. Elle voulut répliquer quelque chose, mais Oschide fut plus rapide qu'elle.

-S’il vous plait, je dois vous annoncer quelque chose. J’aimerais m’entretenir dans un endroit un peu plus privé si possible.

Le ton de sa voix l'inquiéta et elle n'était pas la seule puisque tout les visages autours d'elle s'étaient éteint aussi rapidement qu'ils s'étaient éveillés d'une joyeuse expression. Elle essuya ses mains sur son tablier nerveusement, puis se redressa.

-Fort bien, je vous suis, Capitaine, déclara-t-elle en remettant de l'ordre dans ses jupes.

Cependant, il se dirigeait déjà rapidement vers la sortie et la demi-elfe n'eut pas d'autre choix que de lui emboiter le pas, elle avait presque l'impression de courir derrière lui. Le camp était agité, mais ils réussirent à se rendre à un endroit épargné de peu par l'agitation autours d'eux. Castielle ne s'attendait certainement pas à ce qui allait suivre.

Nous allons bientôt partir et nous n’emmènerons pas les blessés avec nous. Ceux qui peuvent encore marcher reprendront la route avec les autres, mais nous ne pourrons nous permettre d’emporter ceux qui ne le peuvent pas, lui déclara-t-il sans montrer un brin d'émotion, soit vous devez trouver une solution, soit vous mettrez un terme aux souffrances de ces pauvres hommes. Comprenez, Castielle, que nous ne pouvons nous permettre de garder avec nous les blessés qui en plus, devraient s’accumuler dans les jours qui suivent.

L'herboriste resta longuement silencieuse en considérant stoïquement le capitaine. Son doux visage s'était vidé de toute expression, ses lèvres remuèrent un peu, mais aucun mot ne sortirent de sa bouche close. Cet homme avait-il réellement osé prononcer de tels mots devant elle? «La vie tu respecteras et protégeras», pensa cérémonieusement l'apprentie dont le visage se forma en une expression dédaigneuse. Les enseignements de la déesse Nééra lui revinrent en mémoire telle une bouffée d'air frais. Ces mots suffirent à lui donner le courage dont elle avait besoin.

La demi-elfe se maintint droit et fixait le capitaine droit dans les yeux.

-Je comprend que vous me donner un choix odieux à faire, Capitaine, lui répondit-elle avec une froideur qu'elle n'utilisait que très rarement. Que Nééra me chasse de cette vie terrestre si j'ose aller contre ses enseignements!

Castielle parlait très peu de sa piété envers la Déesse de la Vie, mais aujourd'hui, elle garderait pas sa foi pour elle. Ses sourcils s'étaient froncés, ses mains se crispèrent sur son tablier.

-Capitaine, vous m'avez engagé afin de prendre soin de vos troupes, de faire en sorte que les blessés puissent rapidement être remis sur leurs pieds, je ne mettrai pas fin aux jours à ses hommes que je me suis efforcée à soigner par devoir et par compassion!

Elle se mordilla la lèvres inférieure et un sourire un peu triste ourla ses lèvres. Le manque d'émotion du capitaine la troublait, mais cela ne pouvait être que normal pour un soldat. De plus, il ne pouvait pas se permettre de faiblir pour les premiers morts, car beaucoup plus allaient tombés dans les prochains jours.

-Prenez ceux qui sont encore en mesure de se déplacer par eux-mêmes, mais n'espérez pas de moi une chose qui m'est impossible de faire alors que la plupart des hommes dont j'ai la charge sont sur la voie de la guérison grâce à mes soins! ajouta-t-elle ensuite avec une expression adoucie, comme celle d'une mère qui veille sur ses enfants. Je resterai en arrière.

Castielle inspira, puis expira doucement.

-Je resterai en arrière, mon seigneur, pour ces hommes blessés dont j'ai la charge, laissez moi et partez guerroyer au loin, je prierai pour votre sécurité et votre bien-être tout comme je prierai pour ces braves hommes!

Elle avait prononcé «mon seigneur» sous un ton plus affectueux qu'il ne le lui était permis, mais en ce moment, Castielle n'avait que faire des normes et de la bienséance. Si elle restait en arrière, elle n'aurait probablement plus l'occasion de voir le capitaine d'Anoszia. Peut-être aussi l'obligerait-il par son autorité à lui faire faire une atrocité qu'elle ne pouvait imaginer, mais ça, seul les dieux pouvaient savoir. Si cela arrivait, alors ce capitaine n'aurait pas été le gentilhomme qu'elle s'était imaginée.

-Mon désir était de vous suivre jusqu'au bout et pansez moi-même vos blessures, pensa-t-elle tristement à voix haute, ses joues s'empourprant légèrement sous ses mots audacieux.
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Oschide d'Anoszia
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MessageSujet: Re: La guerre et ses blessures qu'il faut panser [MdO 2015]   Lun 28 Avr 2014 - 11:26


Il voyait à présent une autre femme en face de lui. Son sentiment s’était avéré être exact et son test avait été réussi avec succès. Castielle n’était plus la jeune femme craintive et douce, mais elle s’était vraiment endurcie et Oschide ne put que s’en satisfaire. Les mots de l’apprenti herboriste qu’il avait rencontré dans une ruelle de Diantra avait été fort et rempli de conviction. Elle voulait à tout prix sauver les blessés et cela le rassura. Bien sûr que les blessés pouvant marcher l’auraient rejoints par la suite, mais en réalité, il n’avait jamais eu l’intention d’abréger les souffrances des autres hommes qui n’étaient plus en état de se battre. Ces hommes étaient les siens et il s’était fait le devoir de les ramener en vie ou de les enterrer dignement s’ils venaient à perdre la vie. Mais seuls les dieux savaient ce qui leur arriverait en Sgardie, son pressentiment était des plus pessimiste même s’il se gardait d’en faire part à ses hommes. Et de savoir Castielle à l’arrière de son propre gré l’enthousiasma quelque peu. De ce fait, il arbora un sourire à la jeune femme qui ne manquerait pas de le croire complétement sadique après ce qu’il venait d’annoncer et d’entendre.

-J’aime votre force de conviction Castielle, dit-il en continuant de sourire, c’est ce que je voulais entendre de vous et vous venez de me convaincre.

Ainsi, elle ne continuerait pas la route avec eux mais resterait proche d’Alonna pour accueillir tous les futurs blessés qui seront rapatriés du front d’Oesgard. Son but avait été simple : Faire d’Alonna un point de repli au cas où les choses tourneraient mal pour eux. Il y aurait bien sûr une zone ou les blessés seraient soignés directement, mais il n’avait que pour unique ambition de donner à Castielle plus de responsabilité et de la savoir à l’abri. Seulement, il ne lui divulguerait pas la supercherie pour qu’elle n’ait pas l’envie de l’accompagner au péril de sa vie.

-Je compte vous donner la responsabilité de former un lieu pour pouvoir soigner tous les blessés, y compris ceux des armées du comte d’Arétria et du baron d’Etherna. Je suis persuadé que vous parviendrez à vous trouver une place au sein d’Alonna pour organiser votre affaire.

Maintenant qu’il savait Castielle prête à affronter ce qui allait bientôt se produire, il pouvait partir sereinement. Même s’il ne douta à aucun moment qu’elle le prendrait dès ce jour pour un être affable et cruel. Mais ne valait-il mieux pas protéger les gens qu’on aimait en les faisant souffrir plutôt que de les voir mourir ? Il avait déjà vu beaucoup de sang couler. Il avait connu la tristesse de voir des êtres aimés disparaître en commençant par sa mère lorsqu’il était enfant. Il avait fait son deuil de voir une amie qui lui était si chère disparaître à son tour jusqu’à ce qu’il la sache en vie comme par miracle. Cette fois, il ne recommencerait pas les mêmes erreurs et se ferait passer pour cet homme cruel si cela pouvait mettre en sécurité la douce Castielle.

-Votre aide m’est indispensable Castielle, je ne saurais supporter de vous voir en danger et ne pas pouvoir vous protéger. Je pense qu’il sera mieux ainsi à condition que vous l’acceptiez, dit-il d’une voix qui jurait complétement avec ce qu’il pensait. La guerre fait commettre des choses parfois regrettable et intolérable, je me réjouis donc de votre acharnement à vouloir faire ce pourquoi je vous ai demandé de m’accompagner.

Il regarda fébrilement Castielle, le moment était venu. Il sortit alors trois petites lettres scellées qu’il gardait cachée dans la petite sacoche accrochée à son ceinturon et les tendit à la jeune femme le regard un peu plus docile, voire mélancolique.

-Si je venais à tomber , pour ne pas dire mourir, je souhaite que vous lisiez cette lettre et que vous transmettiez les deux autres à deux amis qui me sont chers. Vous trouverez leurs noms dans la vôtre et j’espère que vous parviendrez à leur transmettre.

Il avait fait attention à ce que personne à part Castielle ne l’entende autour d’eux. Sa méfiance vis-à-vis de certains hommes augmentait de jour en jour et Castielle était donc la seule suffisamment hors de la compagnie pour être à l’abri de tout soupçon. De plus, le malaise qu’il venait de provoquer avec elle à l’instant lui permettrait de la savoir épargnée par les yeux et les oreilles de ceux qu’il jugeait nuisible.
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MessageSujet: Re: La guerre et ses blessures qu'il faut panser [MdO 2015]   Lun 28 Avr 2014 - 17:43


Castielle resta longuement incrédule devant la lueur réjouie qu'elle voyait dans les yeux du capitaine et le sourire qui se forma sur ses lèvres la laissa tout aussi confuse. La guerre avait-elle finit par le rendre fou? Quel genre de personnage osait arborer une expression joviale après pareille conversation? Cet homme n'avait pas du tout l'air de comprendre l'ampleur de l'atrocité qu'il avait osé lui demander plus tôt. La demi-elfe resta droite, face à lui, ses deux pieds fermement ancrés au sol, prête à sermonner le capitaine comme sa vie en dépendant jusqu'à ce que...

-J’aime votre force de conviction Castielle,lui dit-il tout en arborant son sourire non désiré, c’est ce que je voulais entendre de vous et vous venez de me convaincre.

L'herboriste resta stoïque, considéra longuement le capitaine, pour finalement froncer les sourcils. Non, elle n'était pas contente d'avoir subit un tel test de sa conviction. Par ces derniers mots, elle avait l'impression que le capitaine ne lui avait jamais fait confiance et cela la vexa un peu et il était très difficile de vexer Castielle suffisamment pour qu'elle se sente fâcher.

-Je compte vous donner la responsabilité de former un lieu pour pouvoir soigner tous les blessés, y compris ceux des armées du comte d’Arétria et du baron d’Etherna. Je suis persuadé que vous parviendrez à vous trouver une place au sein d’Alonna pour organiser votre affaire.

Les épaules de l'apprentie s'affaissèrent lentement, mais ses yeux restèrent rivés sur le capitaine. Fébrile devant une telle opportunité, Castielle se mit à triturer ses doigts, une certaine rougeur était apparut sur ses joues à nouveau, un mélange d'embarras et l'ombre de sa vexation passée. La demi-elfe était agréablement surprise que le capitaine lui offre de telles responsabilités, mais elle se demandait si les guérisseurs, qui étaient au-dessus d'elle, se réjouirait autant d'une telle décision qui semblait avoir été prise sans les avoir consulté avant. Elle pensa alors à ce comte d'Arétria et le baron d'Étherna dont elle n'avait pas eut la chance de voir les visages, mais leurs titres étaient suffisants pour qu'elle se sente intimidée par eux.

-Suis-je digne de telles responsabilités, capitaine? rétorqua-t-elle au capitaine d'Anoszia en baissant les yeux docilement.

Elle observa les taches rougeâtres sur son tablier. Ses doigts se crispèrent sur son tablier. Oui, elle avait envie de s'occuper de ses soldats aux membres tranchés et à la chair meurtrie, il s'agissait de ce pourquoi elle était ici, au sein de l'armée, mais l'idée que la capitaine parte au loin sans elle pour peut-être ne plus jamais revenir l'alarmait et elle ne désirait pas qu'ils se séparent ainsi.

Il déclara ensuite que son aide était indispensable alors pourquoi ne la gardait-il pas auprès de lui? La demi-elfe ne se préoccupait pas du danger, en autant qu'elle pouvait préserver le capitaine de celui-ci!

Castielle entendit de l'agitation, puis releva les yeux vers le capitaine. Elle le vit sortir trois lettres scellées et il les lui tendit. L'expression de son visage s'était adoucit dangereusement et la demi-elfe accueillit les précieuses enveloppes entre ses doigts tremblants. Son regard, devenu vide, se posa sur le papier, puis à nouveau sur son supérieur.  


-Si je venais à tomber, pour ne pas dire mourir, je souhaite que vous lisiez cette lettre et que vous transmettiez les deux autres à deux amis qui me sont chers. Vous trouverez leurs noms dans la vôtre et j’espère que vous parviendrez à leur transmettre, lui dit-il ensuite plus discrètement, comme s'il avait peur qu'on puisse l'entendre.

Son cœur se mit à battre plus rapidement. En d'autre circonstances, elle aurait été honorée de lire les lignes écrites par le capitaine, mais puisqu'ils étaient à la guerre et que tout pouvait arriver, ce serait plutôt un véritable malheur si elle devait décacheter cette enveloppe. Castielle serra la précieuse liasse contre sa poitrine et sourit tristement au capitaine. Ses doigts se crispèrent sur les lettres, puis elle leva sa main droite. Plus tôt dans la conversation, elle avait désiré le gifler pour l'avoir testé aussi cruellement, mais Castielle n'avait jamais été doué pour les excès de violence. Sa main gracile se posa donc de manière hésitante sur la joue de l'Anoszia avec une douceur propre à elle. Puisqu'elle avait poussé l'audace jusqu'à le toucher aussi familièrement, Castielle caressa sa joue rugueuse deuz fois avec l'aide de son pouce.

-Il y a des guérisseurs encore plus compétents qu'une simple apothicaire tel que moi, mon seigneur, confia-t-elle au capitaine avant de retirer lentement sa main avant que des regards baladeurs ne les remarquent. Si vous me gardez auprès de vous, je ne vous laisserai pas tomber, je donnerais ma vie pour préserver un gentilhomme tel que vous. Cependant, si vous m'ordonnez de rester derrière, c'est avec joie que je m'acquitterais de cette dernière tâche.

Elle lui offrit un ravissant sourire.

-Mon seigneur, je ne connais pas l'entièreté et les tréfonds de votre personnalité, toutefois je sais que vous n'êtes pas un homme méchant, affirma-t-elle doucement. Cependant, si l'envie de me vexer à nouveau devrait effleurer votre esprit, sachez, Capitaine, que la prochaine bouteille de vin que vous consommerez vous apportera beaucoup plus que de l'ivresse, ajouta-t-elle innocemment.

Ce n'était pas une menace sérieuse, mais c'était sa façon à elle de lui dire que son petit test n'avait pas été accueillit avec grande joie.
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Oschide d'Anoszia
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MessageSujet: Re: La guerre et ses blessures qu'il faut panser [MdO 2015]   Jeu 1 Mai 2014 - 13:55


Oschide avait pu remarquer les changements d'expression apparaître sur le visage de Castielle à chaque mot qu'il avait prononcé et il comprit assez vite qu'il n'aurait peut-être pas dû user d'un tel stratagème pour tester la jeune femme. Il n'avait plus fait la différence entre la guerre et elle et l'avait surement blessé. Tout un tas de questions devaient surgir dans l'esprit de Castielle, de l'incompréhension aussi, mais Oschide ne reviendrait pas sur sa décision. Il crut néanmoins percevoir de la joie dans son visage lorsqu'il lui fit la proposition de gérer un hospice de campagne pour accueillir les blessés, mais Castielle douta aussitôt de ses capacités. Bien sûr qu'elle les possédait, c'était une très grande promotion qu'il lui faisait. En gérant une telle chose, elle ne pourrait que devenir plus forte surtout si elle sauvait des milliers de personnes.

-Il n'y a pas lieu d'être digne ou non Castielle. Vous devrez vous faire une place et un nom comme vous avez fait pour venir jusqu'ici. Vous êtes surement celle en qui je fais le plus confiance dans ce camp. Il y aura peut-être des personne qui vous percevront mal, mais si vous me faites confiance à votre tour et que vous réussissez dans votre tâche alors oui, vous en serez digne.

Sa voix s'était faite plus douce et beaucoup moins autoritaires, néanmoins, on pouvait reconnaître dans le ton une certaine ténacité qui n'avait pour but que de lui donner confiance en elle-même. Lorsqu'il lui avait donné les lettres, il avait alors ressenti le doux contact des doigts de Castielle sur sa joue et avait frissonné instantanément. Il l'avait regardé fixement comme sur le bateau et ressentit en lui la même ardeur qui avait animé son cœur. Il l'écouta alors parler une fois de plus tout en la regardant d'un œil enjoué.

Elle lui demanda s'il était sûr de faire le bon choix en lui donnant autant de responsabilité. Ce qu'il avait dit un peu plus tôt n'avait pas fonctionné et Castielle semblait encore douter d'elle-même ou alors c'était pour une toute autre raison qu'elle ne voulait pas le laisser. Oschide comprit alors que la jeune femme éprouvait peut-être des sentiments pour lui qu'il n'avait pas encore totalement soupçonnés.

-Certes, il y en a des plus compétents, mais c'est vous que je choisis parce que comme je vous l'ai déjà dit, je vous fais confiance ! dit-il avec conviction. Je le sais que vous ne me laisserez pas tomber Castielle, c'est pourquoi j'ai besoin de vous ici.

Il la regarda longuement dans les yeux lorsqu'elle sourit,

-Je ne me débarrasse pas de vous Castielle si c'est cela que vous croyez. Pardonnez-moi si vous n'avez pas apprécié mes précédentes paroles, mais je crains réellement pour votre vie, alors laissez-moi vous protéger comme je l'ai promis à votre maître. A Alonna, la nouvelle baronne veillera sur vous et vous serez plus en sécurité qu'ici ou même certaines de mes propres hommes sont contre moi. Son regard était devenu plus inquiet et sombre, certaines personnes nous soupçonnent d'entretenir une relation. A votre avis qu'elle sera donc la première visée si l'on veut m'atteindre ?

Il l'écouta alors aborder une menace qu'il ne prit qu'avec humour, voyant que la jeune femme acquiesçait difficilement à sa demande. Mais il avait pris sa décision et ça serait bien mieux ainsi essaya-t-il de se convaincre. De toute évidence, il ne pouvait plus risquer de se montrer avec elle en public lorsque tant de regards le guettaient. Comme s'il l'a voyait alors pour la dernière fois, Oschide lui prit la main gauche et lui fit un bref baisé avant de s'incliner comment il aurait été d'usage s'il s'était trouvé face à une femme de son rang.

-Me comprenez-vous à présent ?
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MessageSujet: Re: La guerre et ses blessures qu'il faut panser [MdO 2015]   Jeu 1 Mai 2014 - 19:28


-Il n'y a pas lieu d'être digne ou non Castielle. Vous devrez vous faire une place et un nom comme vous avez fait pour venir jusqu'ici. Vous êtes surement celle en qui je fais le plus confiance dans ce camp. Il y aura peut-être des personne qui vous percevront mal, mais si vous me faites confiance à votre tour et que vous réussissez dans votre tâche alors oui, vous en serez digne.

Sa voix s'était fait plus douce, mais toujours aussi ferme. C'était les paroles d'un homme confiant en sa décision. Cependant, la personnalité de Castielle faisait d'elle une personne très docile et elle n'avait jamais été à la recherche d'un certain succès grâce à sa profession ou de se faire une place plus importante parmi ses hommes et ses femmes qui travaillaient aussi durement que la demi-elfe.  Toutefois, savoir de vive voix que le capitaine lui offrait une telle confiance lui faisait chaud au cœur.

-Certes, il y en a des plus compétents, mais c'est vous que je choisis parce que comme je vous l'ai déjà dit, je vous fais confiance ! lui rétorqua-il avec une impressionnante conviction. Je le sais que vous ne me laisserez pas tomber Castielle, c'est pourquoi j'ai besoin de vous ici.

Non, elle ne laisserait jamais tomber ce brave capitaine. Les épaules de Castielle s'affaissèrent comme si sa future besogne lui pesait déjà dessus. Cependant, le savoir aussi loin à guerroyer lui laissait un goût amer dans le fond de la gorge et la faisait sentir très vulnérable moralement. Sa belle voix et son élégant visage lui manqueraient, mais il s'agissait d'émotions dont elle devait immédiatement se défaire.

Il la considéra longuement, faisant ainsi battre son cœur nerveusement. Ses mains étaient dorénavant moites et son corps frémit même si elle sentait une douce chaleur se répandre sous sa chair. Ses yeux s'attardèrent un moment sur les beaux traits de son visage. Sa barbe avait poussé depuis le temps, mais cela ne la dérangeait pas, elle trouvait que ça lui donnait un air bien distingué et plus vieux aussi, dans le bon sens évidemment! Son attention s'arrêta un moment sur les lèvres du capitaine, puis remarquant ce qu'il faisait, elle releva immédiatement les yeux, honteuse.


-Je ne me débarrasse pas de vous Castielle si c'est cela que vous croyez. Pardonnez-moi si vous n'avez pas apprécié mes précédentes paroles, mais je crains réellement pour votre vie, alors laissez-moi vous protéger comme je l'ai promis à votre maître. A Alonna, la nouvelle baronne veillera sur vous et vous serez plus en sécurité qu'ici ou même certains de mes propres hommes sont contre moi, déclara le capitaine dont l'expression s'était assombrit par l'inquiétude Certaines personnes nous soupçonnent d'entretenir une relation. A votre avis qu'elle sera donc la première visée si l'on veut m'atteindre ?

Voilà qu'il s'excusait à nouveau. Castielle se demandait bien ce qu'il avait bien pu faire pour recevoir autant de courtoisie de la part de cet homme. Il affirmait aussi craindre pour sa vie. Cette idée resta longuement dans sa tête. Elle y avait pensé avant leur montée dans le navire, y avait ensuite pensé au cours du trajet sur la mer et maintenant, la demi-elfe y repensait avec un calme qui aurait surpris plus d'un.

Ses sourcils se froncèrent lorsqu'il avoua que certains de ses hommes étaient contre lui. Comment cela pouvait-il être possible? Le gentilhomme qui se tenait si droit devant elle était un chef compétent et son talent au combat n'était pas celui d'un débutant, c'était certain! Elle aurait pu comprendre que des soldats appartenant à un autre seigneur puisse souhaiter s'en prendre à lui pour des raisons que seuls les vilains pouvaient bien savoir, mais ses propres hommes... C'était de la simple trahison!

L'herboriste sursauta lorsqu'il lui apprit qu'il y avait des rumeurs qui circulaient sur une possible relation entre eux. Une relation amicale, certes, mais Castielle n'était pas assez naïve pour se dire que c'était de cela qu'il s'agissait. Ainsi, les gens jasaient déjà sur le capitaine et la demi-elfe! Même s'il s'agissait d'un fait terrifiant, Castielle s'y était attendue et avoir longuement prier pour avoir le courage suffisant pour surmonter les prochaines épreuves qui l'attendaient sur le sentier de sa vie. Oh, elle affronterait toute les rumeurs à son sujet, elle le faisait depuis sa venue sur cette terre. Toutefois, si elle devait briser la réputation du capitaine, elle ne se le permettrait jamais.

Elle voulait demander au noble capitaine s'il se sentirait atteint si elle devait mourir. Si elle avait une quelconque place importante pour lui et elle faillit lui demander! Ses lèvres s'étaient entrouvertes, avant qu'elle ne se morde rapidement la lèvre inférieure, évitant ainsi de dire des bêtises et d'embarrasser inutilement le capitaine.


-Une relation, dites-vous? répéta l'apothicaire en souriant tristement. Certaines personnes ont des idées bien sottes. Ne vous souciez pas des mensonges des mauvaises langues, Capitaine! Elle hésita un bref moment avant d'ajouter, je tâcherai de rester sur mes gardes, si cela peut vous faire plaisir.

Elle baissa les yeux sur la main qu'il prit dans la sienne. Son cœur manqua un battement en sentant ses lèvres sur sa peau laiteuse. Quand elle releva les yeux vers son visage, il s'était poliment incliné devant elle.

-Je vous comprend, Capitaine, soupira-t-elle finalement, ses doigts se crispant sur les enveloppes qu'elle tenait en main.  Je resterai ici et prierai pour votre sécurité.

Castielle jeta un oeil sur la précieuse liasse et les dissimula finalement dans la large poche de son tablier. Elle les mettrait dans un lieu plus sûr une fois sous le couvert de sa tente. C'est alors qu'elle entendit de joyeux aboiements dans son dos. Elle se retourna et vit Thomas et Robert qui les regardaient de loin. La demi-elfe força un sourire vers le gamin et son chien et agita doucement la main pour les saluer.

Une sombre pensée l'assaillit soudain et elle se retourna vers le capitiane. Elle le considéra longuement comme si elle le voyait pour la dernière fois. Ses paroles précédentes lui revinrent rapidement en tête et elle jeta un œil discret autour d'elle. Il disait que certains de ses hommes étaient contre lui et que certains d'entre eux croyaient voir une relation intime entre eux. Et si on les observait en ce moment même?  Castielle, ferma les yeux un moment, inspira, puis expira, lasse de tout ce qui se déroulant dans les ombres.


-Il est donc juste de dire qu'il faudrait éviter de nous revoir... n'est-ce pas, capitaine? demanda-t-elle de manière hésitante, sa voix tremblant légèrement.
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Oschide d'Anoszia
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MessageSujet: Re: La guerre et ses blessures qu'il faut panser [MdO 2015]   Mar 6 Mai 2014 - 18:34


Le capitaine ne manqua pas de remarquer la réaction surprise de la jeune femme lorsqu’il lui annonça qu’on soupçonnait entre eux une relation. Oschide n’en était pas sûr, mais les regards ne trompaient pas. Certains de ses hommes avaient déjà vus Castielle à Diantra, puis sur le bateau. Maintenant, ils la voyaient au campement. Il ne fallait donc pas aller chercher très loin pour comprendre qu’on le soupçonnait. Lui ne craignait rien même s’il aurait préféré que cela ne s’ébruite pas trop ouvertement s’il y avait bien eu une relation. Mais en ce moment présent, il s’empêcherait de fauter pour garder l’honneur de Castielle intact et pour qu’elle ne subisse aucuns représailles de par sa faute. Il savait qu’il n’était pas le plus aimé et beaucoup d’ennemis attendaient patiemment dans l’ombre qu’il fasse un faux pas. Cela aurait largement servi de prétexte et pour l’atteindre, on s’en serait donc pris injustement à la jeune femme qui lui faisait face et pour qui son affection n’allait qu’en grandissant.

Mais Castielle eu l’air de ne pas comprendre ce qu’il lui avait dit. Ou du moins, faisait-elle semblant de l’ignorer. N’éprouvait-elle donc aucuns sentiments à son égard. Il manqua d’être affecté jusqu’au moment ou il se dit qu’il était peut être mieux ainsi. Si pour elle, cela paraissait être « une belle sottise », alors cela en serait autant pour lui finit-il par penser amèrement.

-Bien ma dame, j’y veillerais ne vous en faites pas, dit-il simplement pour que Castielle pense avoir raison.

Elle le rassura soudainement par la suite lorsqu’elle acquiesça finalement à sa demande. Oschide n’avait donc plus rien à faire maintenant qu’elle s’était résignée à rester. Son cœur manqua de chavirer lorsqu’il s’imagina la voir pour la dernière fois. Il aurait aimé que ce moment soit plus intime et moins froid pour lui faire ses adieux, mais la situation ne le permettait pas. Robert et Thom déboulèrent aussitôt derrière eux au moment il s’était apprêté à parler. Il leur adressa à tous deux un bref regard sympathique et attendit qu’ils repartent. Ce qu’ils firent assez rapidement. Castielle s’était retourné vers lui et le regardait à présent comme s’il était déjà mort. Il vit en elle une inquiétude montante et comprit qu’elle se faisait du souci pour lui. Ses mots par la suite ne firent que renforcer sa certitude.

-Il est donc juste de dire qu'il faudrait éviter de nous revoir... n'est-ce pas, capitaine?

Oschide ne sut pas vraiment quoi répondre et attendit quelques secondes. Il usa de ce temps pour la regarder à son tour dans les yeux et lui exprimait toute la peine qu’il avait à la laisser partir sans pouvoir la revoir une nouvelle fois.

-J’aimerais qu’il en soit autrement Castielle…croyez-moi.

Il mit une de ses mains sur la joue de la jeune femme et lui effleura doucement tout en continuant à la regarder dans les yeux. Cette fois-ci, il ne s’y prenait plus maladroitement comme sur le bateau et parut beaucoup plus sûr de lui. C’était peut-être la dernière fois qu’il la voyait. La guerre le prendrait si les dieux en décidaient ainsi et Castielle serait dans sa mémoire le seul vestige d’un amour qu’il aurait pu voir naître. Alors qu’il avait encore sa main sur sa joue, il commença à l’embrasser délicatement sur les lèvres avant de s’en écarter de nouveau tout en continuant à la regarder toujours aussi tendrement.

-Adieu ma dame…

On pouvait lire dans son regard plus que de la peine. Oschide était perdu et affreusement seul. Castielle avait été la seule en qui il avait pu avoir confiance et voilà qu’il s’en séparait pour que sa vie à elle soit protégée. Les dieux se jouaient de lui et Oschide se demanda si les dieux lui accorderaient un jour de pouvoir connaître un amour sans tristesse et désillusion. Il finit par se retourner pour reprendre la direction de sa tente sans regarder derrière ou du moins, il ne put s’en empêcher et la regarda au loin une dernière fois. Belle comme la première fois qu’il l’avait vu, les battements de son cœur s’accentuèrent jusqu’à ce qu’il affiche un sourire crispé au moment où un des gardes le rattrapa pour s’entretenir avec lui d’une missive peu importante. Castielle disparue alors subitement de sa vue et une mélancolie s’empara aussitôt de lui. Oschide n’eut alors aucune autre envie que de partir s’isoler dans sa tente pour dormir et affronter la guerre une nouvelle fois puisqu’il le fallait bien.
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Castielle
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MessageSujet: Re: La guerre et ses blessures qu'il faut panser [MdO 2015]   Mar 6 Mai 2014 - 23:31


Castielle demeure silencieuse, l'instant qu'ils se regardaient tout les deux dans les yeux. Dans son regard, elle crut voir une lueur de détresse, l'ombre d'une tristesse qu'elle partageait à l'idée de se séparer de lui. Oui, là, maintenant, ils échangeaient leur derniers mots. La demi-elfe sentit un pincement sous sa poitrine, ses mains tremblèrent sous l'assaut de la réalité, mais elle ne s'attendait certainement pas à ce qui allait suivre.

-J’aimerais qu’il en soit autrement Castielle…croyez-moi.

Il leva la main, elle ne recula pas. Sa grande main s'approcha lentement de son visage, il l'effleura tout d'abord, lui arrachant de force un frisson qui la fit rougir doucement. Le capitaine se pencha finalement, cueillant un agréable baiser sur les lèvres de la demi-elfe. Cette fois-ci, ses belles lèvres se trouvaient complètement sur les siennes, contrairement à l'effleurement qu'ils avaient partagés sur le navire et Castielle ne désirait nullement le repousser. Si quelqu'un les avait aperçu à ce moment-là, l'herboriste s'en fichait éperdument.

-Adieu ma dame…

Elle tiqua sous le dernier mot et ses joues s'empourprèrent violemment. Ses lèvres remuèrent, mais elle ne dit rien, se contentant d'hocher tristement la tête. Un élan de tristesse s'empara alors d'elle en le voyant s'éloigner et elle sentit les larmes salées lui monter aux yeux. L'apprentie resta longuement au même endroit, fixant le dos, la main entrouverte vers lui comme s'il avait pu le rattraper d'un simple geste, mais cela était impossible. À une distance décente, elle le vit s'arrêter, puis tourner brièvement la tête vers elle, son cœur manqua un battement et elle se détourna rapidement, reprenant le chemin vers la tente des blessés.


La demi-elfe s'était occupée des derniers blessés sous sa charge pendant le reste de la journée et lorsque le ciel se fit plus sombre par le couché du soleil, elle se dirigea nonchalamment vers sa tente, la mort à l'âme. Si habituellement elle arborait une expression enjouée et une démarche décontractée, en cet après-midi devenu plus frisquet, elle avait un visage stoïque et son pas était lent. Distraite, elle avait foncé dans quelques soldats pressés qui ne s'empêchaient pas de la sermonner sévèrement pendant qu'elle s'excusait la tête baissée et avec une voix chevrotante.

Castielle arriva finalement à sa tente où l'attendait sagement Thomas et Robert. Ils reçurent leur pitance peu après, c'est à dire une écuelle contenant une soupe aux ingrédients basiques et un morceau de pain un peu sèche. La demi-elfe ne toucha pas à son écuelle, laissant à Thomas le soin de terminer sa part, une tâche qu'il accomplit joyeusement, son corps d'enfant gourmant demandant assez de nourriture pour nourrir trois hommes d'âge mûr. Au bout d'un moment, il déposa son écuelle brusquement sur la table de travail en soupirant d'aise après avoir but le reste du bouillon.


-V'zallez-bien, mamzelle? lui demanda le garçon après l'avoir considéré quelques minutes. Quelqu'un est mort?

La jeune femme sursauta, puis porta son attention au gamin assit à ses côtés. Elle trouva le courage suffisant pour forcer un sourire, puis elle lui ébouriffa affectueusement ses cheveux blonds.

-Ah, je ne suis qu'un peu fatiguée, voilà tout, donc je ne te retiendrai pas plus longtemps, ce soir, rétorqua la demi-elfe avec une expression un peu lasse.

Le garçon l'observa longuement, incertain et se doutant qu'il ne s'agissait pas de la véritable raison de sa détresse. Thomas empila les écuelles et les ustensiles usées, prit le tout dans ses mains et salua poliment la demi-elfe. Castielle lui offrit son congé et son expression redevint immédiatement déprimée lorsque le petit Thom quitta la tente d'un pas rapide.  Lasse des émotions qui se bousculaient en elle, la jeune femme se déplaça paresseusement vers son lit et s'y étendit sur le dos. Une fois confortablement installée, elle fut assaillit par d'innombrables réflexions. Le beau visage du capitaine la hanta, la chaleur qu'il avait provoqué lorsqu'il l'avait embrassé lui revint en force. Ses joues se mirent à brûler agréablement. Honteuse d'avoir de telles pensées, Castielle posa ses mains sur ses joues chaudes et pria pour reprendre son calme avant de faire glisser ses doigts sur sa peau jusqu'à ses lèvres. Elle se remémora le goût des lèvres de ce gentilhomme qu'elle appréciait tant, la caresse de sa barbe sur son menton et sa main chaude sur sa joue rougie par la timidité. Elle voulait qu'il la prenne dans ses bras et qu'il la fasse sienne...


Castielle ouvrit soudainement les yeux. S'était-elle endormie? Quelle heure était-il? Était-il trop tard? Le visage enflammée, la demi-elfe se redressa violemment et elle sentit quelque chose tomber sur ses genoux. Elle baissa les yeux et vit les enveloppes que le capitaine lui avait donné quelques heures plus tôt. Ne se souvenant pas de les avoir mises là, Castielle fronça les sourcils un moment, caressant le précieux papier du bout des doigts.


-Je ne veux pas qu'il parte comme ça, s'avoua-t-elle en levant un regard résolu vers la sortie.

Elle ne se souvenait pas avoir eu les lettres en main lorsqu'elle était partie se coucher, mais elle décida de prendre leur présence pour un signe. La demi-elfe sauta hors du lit, enfila ses chaussures, attacha rapidement sa cape puis remonta la capuche sur sa tête avant de sortir d'un pas rapide. L'apprentie se déplaça discrètement entre les tentes des autres soldats et les feux de camp jusqu'à ce rendre à l'endroit désiré. «Plus jamais je ne me contenterai de déceptions et de baisers volés, plus jamais je ne laisserai un homme partir pour ne plus jamais le revoir sans l'avoir vraiment connu» songea-t-elle, les joues empourprées par ses pensées scandaleuses.

Quand elle se retrouva devant la tente du capitaine, cependant, elle s'arrêta brusquement comme si quelque chose la retenait. Pourquoi était-elle ici? Son cœur se mit à tambouriner très fort contre sa poitrine et elle fit un pas vers l'arrière avant de secouer vivement la tête. Si elle reculerait maintenant, elle regretterait pour le reste de sa vie. Oschide était l'homme qu'elle voulait, elle s'en rendait compte maintenant.

Castielle entendit alors des pas derrière elle. Surprise et ne souhaitant pas être vue dehors à une heure aussi tardive, elle se dépêcha et entra dans la tente du capitaine d'Anoszia. Elle referma rapidement le pas de l'entrée derrière elle et attendit, la main sur sa poitrine, de ne plus entendre les pas à l'extérieur. Lorsque tout redevint silencieux, elle leva les yeux et observa ce qu'il y avait autour d'elle.

L'ambiance était différente que dans sa propre tente dont la majorité de l'espace était emplit de diverses caisses, accessoires et sac. Elle ferma les yeux un moment, inspira profondément et expira avant de s'avancer vers le brasier qui trônait au centre de la tente. Castielle remarqua que le feu était plutôt bas et se pencha afin de se saisir d'une bûche qui traînait tout près. Elle déposa celle-ci dans les braises et porta son attention un peu plus loin où elle vit une silhouette qu'elle connaissait plutôt bien.

Castielle s'avança prudemment vers le lit, les mains moites par la nervosité qui prenait possession d'elle. Il n'était pas trop tard pour reculer et pourtant...

La demi-elfe admira le visage assoupit de l'homme et ses lèvres s'ourlèrent en un sourire timide. Elle s'approcha et s'agenouilla près de son lit. Son coeur tambourinait fort contre sa poitrine, si fort qu'elle cru que ses battements effrénés réveilleraient le capitaine dont le sommeil semblait rendre si détendu. Castielle leva sa main et déposa sur la joue du capitaine, se pencha, puis déposa délicatement sur lèvres sur les siennes. Lorsqu'elle sépara ses lèvres des siennes, elle rougit brusquement en le voyant avec ses deux yeux grands ouverts. Elle s'empressa de poser ses doigts sur sa bouche et lui fit signe de garder le silence avant de l'embrasser à nouveau. Elle détacha la cape qui lui couvrait les épaules et laissa tomber celle-ci sur le sol. Prise d'une audace qu'elle ne reconnaissait pas, elle retira ses chaussures d'un coup habile avec ses chevilles et grimpa dans le lit. Son visage était aussi rouge qu'une pivoine alors qu'elle glissait une main hésitante sur le torse du capitaine.
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Oschide d'Anoszia
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MessageSujet: Re: La guerre et ses blessures qu'il faut panser [MdO 2015]   Mer 7 Mai 2014 - 10:52


Mélancolie et regret, voilà quels étaient les principaux sentiments qui trônaient dans son esprit. Il avait rejoint sa tente et n'avait plus adressé la parole à quiconque. Ses officiers en second avaient reçu suffisamment d'ordre la veille, il souhaita donc garder cette nuit-là pour se retrouver un peu seul et faire le vide. Le visage de Castielle apparaissait avec toujours autant d'ardeur dans sa tête, cela était la seule chose qui pouvait le faire sortir un tant soit peu de la dépression passagère qui était en train de s'instaurer en lui. Tandis qu'il s'était enfin allongé sur le lit exigu qui lui avait été improvisé, il s'était emmitouflé sous les couvertures en fourrures qu'il avait récupérées. Sa tente devait être moins confortable que celle du comte ou du baron, mais il avait fait en sorte qu'elle soit accueillante et qu'il se sente comme chez lui.

Allongé, il regardait le petit brasier devant lui et tandis que son regard se concentrait sur le crépitement du petit feu, ses pensées n'étaient rivées que sur une seule et unique personne. La fatigue finit néanmoins par avoir raison de lui et ses yeux se fermèrent. Toujours bercé par le crépitement des flammes, il se laissa dépérir petit à petit jusqu'à sombrer profondément dans l'inconscient.

Mais alors qu'il se sentait partir, il sentit une ombre apparaître devant lui. Pas encore totalement endormi, cela ne pouvait appartenir encore à un rêve et ses yeux se rouvrir doucement jusqu'à apercevoir Castielle devant lui qui adressa un baisé sur les lèvres et lui mit un doigt devant la bouche pour l'empêcher de dire quoi que ce soit. Comment cela se pouvait-il ? Alors qu'il avait cru la voir pour la dernière fois de sa vie un peu plus tôt, elle revenait pour s'offrir à lui. Comment avait-il pu avoir des doutes sur les sentiments de la jeune femme. Si elle venait, c'est qu'elle l'aimait. Pour ne pas alerter les gardes autour de sa tente, Oschide ne dit rien et laissa Castielle rentrer dans le lit. Grâce à l'infime lueur du brasier, il pouvait la regarder dans les yeux et une fois qu'elle fut auprès de lui, sentir son souffle sur sa peau. La main de Castielle effleura délicatement son torse et Oschide ne put que répondre en la caressant également, les yeux toujours dans les siens. Il la prit alors délicatement dans les bras en la rapprochant vers lui et l'embrassa tendrement tout en continuant à caresser sa nuque, puis son dos et encore plus en bas.

Encore emmitouflé sous les fourrures, il avait pris soin de retirer subtilement la robe de Castielle et leurs corps s'étaient un peu plus rapprochés pour qu'au final, ils ne fassent plus qu'un. Tout se passa le plus silencieusement possible pour qu'aucun bruit ne donne l'alerte, mais néanmoins, les regards qu'ils s'échangeaient en disaient long sur toute la tendresse qu'ils pouvaient s'exprimer l'un à l'autre. Oschide savait qu'il partirait et qu'elle aussi à présent. Ils se donnèrent donc l'un à l'autre en sachant éperdument qu'ils ne se reverraient pas et cela ne fit que renforcer un peu plus leur union.

Oschide n'usa d'aucunes brutalités contrairement à ce qui se faisait avec la plupart des hommes. il ne cessa à aucun moment de la regarder dans les yeux en lui adressant un sourire à un moment, puis en l'embrassant de nouveau jusqu'à ce qu'ils aient été jusqu'au bout de leurs ébats. Ils se donnèrent ainsi plusieurs fois l'un à l'autre avec toujours autant de passion et de vigueur. Ils finirent néanmoins par se faire de nouveau face dans le lit exigu. Le jour allait se lever et quelques éclairs lumineux encore très faible éclairaient faiblement l'intérieur. Le brasier ne crépitait plus avec la même ardeur et seule la chaleur de leurs corps pouvait les réchauffer. Ils ne s'adressèrent à aucun moment la parole, se contentant de se regarder l'un et l'autre puisqu'un silence pouvait toujours en dire beaucoup plus. Oschide profita par conséquent de chaque seconde à la regarder et il en déduit qu'elle faisait de même. Mais lorsque la petite pénombre commença à se faire un peu plus clair, ils n'eurent pas d'autres choix que de mettre un terme à leur union et cette fois, il pouvait être presque certain qu'il ne la reverrait peut-être jamais. Il aurait voulu lui dire de longues et belles paroles, mais aucun mot assez puissant ne lui venait à l'esprit. Il se décida tant bien que mal à lui dire une dernière chose.

-Aucun mot ne saurait traduire ce que j'éprouve pour vous. Il lui caressa la joue avec ses doigts. Une fois que vous m'aurez quitté, mon cœur se remplira de peine, mais jamais il ne se remplira de regret. J'avancerais dès lors avec la conviction que quelqu'un m'aura aimé un bref moment avec suffisamment d'amour pour que mon âme s'en aille en paix si je venais à tomber. J'aurais alors votre visage comme dernière image et la douce brise qui m'ensevelira sera comme votre souffle. Donnez-moi un dernier baiser ma dame, pour que je puisse me rappeler à tout jamais de ce moment où nous nous sommes aimés.
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MessageSujet: Re: La guerre et ses blessures qu'il faut panser [MdO 2015]   Mer 7 Mai 2014 - 19:34


Castielle observa la réaction du capitaine avec un sourire gêné. Il y vit un brin de surprise, évidemment, mais il avait conservé le silence comme elle le lui avait intimé. De manière hésitante, elle avait grimpé dans le lit, cherchant à ne pas écraser les membres du gentilhomme sur son passage. Le lit grinça sous le poids nouveau, un bruit qui lui rappela de force ce celle s'apprêtait à faire, ce qu'elle invitait le capitaine à lui faire. En fait, l'invitait-elle vraiment? La pauvre demi-elfe n'avait aucune idée de ce dont elle devait faire ou comment séduire un homme...

C'est alors qu'elle le sentit bouger et ses bras se refermaient sur elle, la forçant gentiment à se rapprocher de lui. L'herboriste sentit sa poitrine se presser contre son torse, puis il l'embrassa doucement alors que ces grandes mains se baladaient sur sa nuque, son dos pour finalement descendre plus bas, un endroit qu'elle n'aurait jamais cru offrir à personne. Il l'attira sous les couvertures de fourrure et avait entreprit de retirer ses vêtements, un à la fois. Chaque fois que ses doigts effleuraient sa peau, elle avait l'impression qu'il y laissait d'agréables traînées de feu. Parfois, elle se crispait selon l'endroit où il l'effleurait, peu habituée d'être touché ainsi et encore moins par un homme. Lorsqu'il posa à nouveau ses lèvres sur les siennes, elle l'embrassa avec un passion nouvelle et une technique qu'elle avait apprise d'un certain elfe. Heureusement, l'ombre de Deloth ne vint pas la hanter cette nuit-là alors qu'elle offrait sa seule vertu au capitaine qu'elle aimait tant, car oui, maintenant, elle se rendait compte qu'elle était tombée éperdument amoureuse de lui.

En cette nuit froide, Castielle offrit avec joie -et une gêne incomparable-  sa virginité au capitaine d'Anoszia. Des larmes de joies avaient perlées sur ses joues rougies et elle l'avait serré très fort contre son corps parcourut de délicieux frissons et de sensations nouvelles. À plusieurs reprises, d'étranges bruits voulurent s'échapper de sa bouche, gênée, elle les avait étouffé du mieux qu'elle le pouvait, dans sa main, contre les lèvres de son amants ou son cou généreusement offert.

Ils firent l'amour à plusieurs reprises, chaque fois plus agréable que la précédente pour finalement finir à se regarder l'un l'autre pendant que le ciel s'éclaircissait à l'extérieur. Au bout de quelques minutes, Castielle vit les lèvres du capitaine remuer, puis il brisa le silence.


-Aucun mot ne saurait traduire ce que j'éprouve pour vous. Il lui caressa la joue avec ses doigts. Une fois que vous m'aurez quitté, mon cœur se remplira de peine, mais jamais il ne se remplira de regret. J'avancerais dès lors avec la conviction que quelqu'un m'aura aimé un bref moment avec suffisamment d'amour pour que mon âme s'en aille en paix si je venais à tomber. J'aurais alors votre visage comme dernière image et la douce brise qui m'ensevelira sera comme votre souffle. Donnez-moi un dernier baiser ma dame, pour que je puisse me rappeler à tout jamais de ce moment où nous nous sommes aimés.

Des larmes lui monta aux yeux, elle rougit, puis elle vint se blottir tendrement contre lui afin de déposer un baiser amoureux sur ses belles lèvres. Elle le désira à nouveau, mais l'animation qu'elle entendait débutait en dehors de la tente la ramena de force à la réalité. Elle se détacha du capitaine, se rapprocha à nouveau pour l'embrasser une nouvelle fois.

-Je n'ai jamais été aussi heureuse avant vous, mon seigneur, murmura-t-elle doucement en le regardant dans les yeux, une main caressant sa joue. J'ai toujours cru qu'une femme vertueuse devait offrir sa chair qu'à son mari, mais je comprend aujourd'hui que cela n'a aucune importance, pas lorsque je suis avec vous.

Elle approcha son visage du sien, pressant doucement son front contre le sien, un sourire serein aux lèvres et les yeux fermés.

-Je vous ai offert mon corps et je ne regrette pas de vous avoir aimé ainsi, souffla-t-elle doucement.  Je me souviendrai de vous aussi longtemps que je vivrai et je souhaite de tout cœur que Nééra vous guide vers moi un jour afin que je puisse à nouveau vous serrer dans mes bras et vous dire à quel point je vous aime et ne désire que vous dans ma vie.

Ses joues s'empourprèrent encore plus et elle détourna son regard. Elle dissimula pudiquement sa poitrine avec son bras gracile et rechercha ses vêtements qui avaient été jeté un peu plus loin. Gênée de se rhabiller devant lui et sous la clarté d'un jour nouveau, elle n'osa pas le regarder et agrippa nerveusement ses sous-vêtements, son jupon et le reste de ses vêtements d'une main tremblante.  Une fois habillée, elle leva un regard gêné vers le capitaine et s'assit sur le bord du lit pour enfiler ses chaussures. Cela fait, elle attrapa sa cape, puis fouilla dans une poche à l'intérieur de celle-ci. Elle en sortit un ruban d'un bleu très pâle qu'elle embrassa doucement et le déposa dans la main du capitaine.

-Ce n'est pas grand chose, mais j'ose espéré que vous penserez à moi lorsque vous le verrez, dit-elle timidement. Gardez le près de vos cœur, cela vous portera peut-être chance.

Castielle noua ensuite sa cape autours de ses épaules, elle ne voulait pas éterniser davantage leurs adieux. Lorsqu'elle se redressa, elle se tourna une dernière fois vers lui, dans son regard, on pouvait lire tout l'amour qu'elle avait pour lui. Elle posa sa main sur la sienne et lui sourit tendrement.

-Prenez soin de vous et soyez heureux, murmura-t-elle avant de se lever. Je vous aime, ne l'oubliez jamais.

Les précieuses paroles s'échappaient maintenant si facilement de sa bouche. Elle se pencha, déposa un chaste et dernier baiser sur ses lèvres avant de lui sourire, plus tristement cette fois, et quitter la tente du capitaine d'un pas rapide.


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Oschide d'Anoszia
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MessageSujet: Re: La guerre et ses blessures qu'il faut panser [MdO 2015]   Jeu 8 Mai 2014 - 20:42


Alors qu’ils étaient encore allongés dans le petit lit, Castielle était venu se blottir un peu plus près de lui pour lui accorder le baiser qu’il lui avait demandé. Il avait étalé son bras sur toute la largeur et la tête de la jeune femme reposait dessus. Ils se regardèrent longuement avec toujours la même intensité et Oschide utilisait son doigt pour parcourir délicatement les joues, le cou et la poitrine. Castielle brisa de nouveau le silence juste après l’avoir embrassé une nouvelle fois et il l’écouta prononcer ses mots avec attentions. Il ne l’interrompit à aucun moment puisque sa voix résonnait comme un doux chant à ses oreilles. Au milieu de ses mots, elle vint presser son front contre le sien et il eut tout bonnement envie de l’embrasser de nouveau et de ne plus jamais s’arrêter, mais la suite arriva et le toucha profondément.

-Je vous ai offert mon corps et je ne regrette pas de vous avoir aimé ainsi, souffla-t-elle doucement.  Je me souviendrai de vous aussi longtemps que je vivrai et je souhaite de tout cœur que Néera vous guide vers moi un jour afin que je puisse à nouveau vous serrer dans mes bras et vous dire à quel point je vous aime et ne désire que vous dans ma vie.

Il se rendit alors compte à quel point les dieux étaient cruels de les séparer, que lui-même était un imbécile d’avoir demandé à Castielle de rester à Alonna, mais il se ressaisit aussitôt en se rappelant à quel point il n’avait aucune autre alternative.

-Mon cœur espère que votre raison l’emportera, mais ma raison ne me fait qu’entrevoir les obstacles que je serais amené à affronter et à surmonter pour revenir à vous. Son ton s’était fait un peu plus amer. Je ne suis pas immortel Castielle et cette guerre peut toucher tous ceux d’entre nous, moi y compris. Mais selon vos souhaits, je prierais Néera pour qu’elle me guide à vous, je vous en fais le serment ma douce. Dit-il en l’embrassant de nouveau.

Elle se redressa et entreprit alors de retrouver ses habits, Oschide la regarda faire tout en restant allongé et profita de ce petit moment pour apprécier les formes et la beauté de la jeune femme qui lui avait redonné confiance en lui et pour laquelle il s’était pris de passion. Il prit alors le ruban bleu qu’elle lui donna pour qu’il puisse penser à elle en toute circonstance. Cela ne faisait aucun doute qu’il le garderait précieusement dans une poche cachée de sa chemise. Ses derniers mots manquèrent alors de le faire chavirer une nouvelle fois et lorsqu’elle l’embrassa de nouveau, il lui donna un baiser dans lequel il mit son amour pour peut-être la dernière fois qu’il la voyait.

-Non, je ne vous oublierais jamais, conclut-il avant qu’elle ne sorte subitement de la tente.

Il aurait tellement voulu qu’elle reste auprès de lui, emmitouflée dans leurs couvertures en fourrure. S’enfermer et s’isoler du reste du monde aurait tellement été plus simple, mais il lui fallait encore accomplir son devoir et celui-ci vint à lui plus tôt qu’il ne l’avait prévu lorsque son oncle débarqua de manière totalement imprévue. Il était encore à moitié nu avec seulement quelques couvertures pour l’habiller et il n’apprécia pas vraiment qu’on entre sans prévenir, du moins en y réfléchissant…pas tout le monde. Oschide vit alors sur le visage de son oncle la même expression qu’il aurait pu recevoir si son père avait été là. La mine morne et impassible, Ansaldo le regarda se rhabiller comme s’il avait commis un crime.

-Je ne sais pas qui était cette fille, mais je te conseil de l’oublier et vite. Une guerre ne se gagne pas en baisant à droite et à gauche, jeune capitaine ! Son regard s’était fait glacial, ne couvre pas notre nom de honte, ton père ne saurait l’apprécier.

Les dents d’Oschide se mirent à grincer et après s’être relevé d’un bond, il prit la direction de son oncle pour lui faire directement face en affichant à son tour le regard impassible si coutumier des Anoszia.

-A ce que je sache, le régent d’Ydril n’est pas là et c’est moi qui commande ses hommes ! Que vous le vouliez ou nom mon oncle, vous m’obéissez et vous me laissez entreprendre ma vie comme je le veux !

Oschide avait eu de l’audace pour tenir de tels propos à son oncle. Lui qui avait connu tant de situations et participé à tant de batailles, voilà que l’aîné des jeunes dragons se permettait de lui tenir tête, mais comme il s’y était attendu, Ansaldo ne fit rien de plus que de lui répondre avec un regard antipathique. De toute évidence, les mots qu’il avait tenus n’avaient eu aucun effet et même ici, c’était Arichis d’Anoszia qui dirigeait les opérations, pas lui. La pression redescendit alors quelque peu et Ansaldo se servit une coupe de vin avant de prendre la parole.

-Je viens t’informer que tes cousins sont arrivés dans la nuit et que nous disposons à présent de cent cinquante hommes en plus, il but une longue gorgée, et je viens également te dire que le baron d’Etherna a reçu une missive de ses nouveaux vassaux et autant dire qu’apparemment, elle ne lui a pas plu. Il nous fait donc quérir à un conseil restreint ce soir pour parler de ça, il nous faudra voir de quoi l’avenir sera fait, parce que tes cousins ont aussi ramenés des nouvelles !

Oschide ne répondit pas et tâcha de garder le même regard impassible et tandis qu’il finissait d’attacher son épée à sa ceinture, il vit le petit ruban que lui avait laissé Castielle. Il le serra dans son poing de toutes ses forces avant de le remettre dans sa cachette qu'il lui avait réservée. Aussitôt fait, il ne put que suivre son oncle en dehors de la tente pour affronter une nouvelle journée qui s'annoncait particulièrement longue.

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