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 A la taverne, mes amis! [PV Narzum]

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Narginn Branung
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MessageSujet: A la taverne, mes amis! [PV Narzum]   Jeu 24 Avr 2014 - 7:28

Le voyage avait été long, depuis les terres de l'Ithrii'Vaan , et plutôt périlleux. Les bandits étaient légion sur le chemin, et Narginn avait du calmer les ardeurs de quelques uns d'entre eux, quoi que la plupart comprirent assez vite que s'attaquer à un nain n'était, de base, pas une bonne idée, mais s'attaquer à un nain de la carrure de Narginn était pure folie, du moins si l'on n'était pas capable d'affronter un adversaire aussi coriace et entrainé que ce nain qui avait fait ses premières armes dans la vie de guerrier dès sa prime jeunesse et avait, tout du long de son existence, enchaîné contrat de mercenariat sur contrat de mercenariat pour finalement pouvoir se payer un local et ouvrir une taverne comme il le souhaitait depuis bien longtemps. Il en avait relégué l'administration à Dagon et Varhaud, deux mercenaires nains avec qui il s'était lié d'amitié sur un champ de bataille et qui avaient été parmi les premiers à rallier son projet, et parmi les premiers à choisir la taverne comme seconde résidence. Des hommes de confiance, donc, et qui acceptaient sans problème de tenir le comptoir ouvert pour un vieil ami comme Narginn, parti à la recherche de quelque chose de peu banal. Il était de coutume de voir celui que l'on appelait Runrìk, de par sa suprématie dans toutes les bagarres de taverne qu'il avait connu jusqu'à lors, partir deux ou trois jours pour rencontrer quelqu'un qui pourrait le fournir en un nouvel hydromel, ou qui serait susceptible de rejoindre l'entreprise que Narginn conduisait déja depuis plus de soixante ans, à savoir réunir tous les nains sans clan dans une sorte d'union de mercenaires et d'artisans ou de commerçants, mais il était bien rare qu'il aille jusqu'à prévoir trois semaines d'absence pour rencontrer une seule personne. Tellement rare que c'était même la première fois qu'il s'absentait aussi longtemps.

Il faut dire qu'il n'allait pas chercher n'importe qui, à la vérité, mais ça, il ne l'avait encore révélé à personne. Non pas qu'il n'aie pas confiance en qui que ce soit, mais surtout parce que s'il revenait sans cette personne, ou sans l'accord de celle-ci de rallier la cause de Narginn (qui était à ce moment-là noyé sous les formalités administratives pour que l'association qu'il était en train de fonder soit reconnue comme telle et non pas comme un clan non-officiel), il serait difficile d'expliquer pourquoi il avait du partir si longtemps. Alors il s'était seulement déclaré sur le départ, sans donner plus de raisons, mais chaque personne de son entourage le connaissant un minimum était certainement capable d'accepter sans poser de question le départ pour une durée détermine d'un nain comme lui et de Chandra, la femelle Fern qui l'accompagnait partout, et était, à son arrivée dans la taverne dans laquelle se rendait, d'après les observations d'un des mercenaires en faction sur place, parfois la personne à qui il souhaitait s'adresser, lovée sur ses épaules, ne semblant pas se formaliser du mouvement des pièces de l'armure d'apparat que portait le nain.

-Hola tavernier! Y aurait-il un tonnelet d'hydromel pour rafraichir la gorge d'un nain de passage dans les environs?
-Pour sûr! Mais...un tonnelet?

Le tavernier semblait étonné. L'établissement comptait bien plus d'humains que de nains, et ceux-ci semblaient absorbés par leur partie de dés, à même la table, et se contentaient de bière humaine, ce qui expliquait probablement l'étonnement du tenancier de l'endroit, à qui Narginn répondit par l'affirmative, réglant "rubis sur l'ongle", quoi qu'en pièces d'or, sa consommation, qui connut un sort tragique puisque la contenance de cinq litres du tonnelet termina dans l'estomac du nain en moins de temps qu'il ne faut pour réciter l'alphabet nain à l'endroit puis à l'envers, avant d'être rapidement rejoint, la personne qu'attendait Narginn n'étant pas encore arrivée, par deux rations du plat quotidien, pourtant plutôt consistant, attirant l'attention d'un des nains à la table de jeu, un gaillard d'un mètre quarante, plutôt bien bâti, portant un harnachement léger en cuir, assis sur une chaise à laquelle était appuyée une hache de guerre de taille plus que raisonnable, même pour un nain, qui invita Narginn à se joindre à leur tablée. Kuarân , Madavor, Grebnûng et le nain ayant invité Narginn à jouer avec eux, Qârmgand, se montrèrent d'une sympathie étonante venant de représentants du peuple nain dans un établissement fréquenté par des humains qui ne se gênaient pas, depuis l'arrivée de Narginn, à manifester publiquement leur désapprobation quand à l'arrivée d'un nain de plus dans les environs, quoi que le fait qu'ils voient ici un nouvel arrivant appartenant à leurs semblables expliquait probablement leur avenance.

La première mise avoisinait les dix pièces de bronze, que Narginn se fit un plaisir d'avancer avec un petit sourire en coin. Les règles du jeu étaient simple : miser pour le premier tour, lancer cinq dés. Miser pour le second tour ou abandonner. Choisir autant de dés que souhaité et les relancer. Le principe était d'obtenir une paire, une double paire, un brelan, un full, un carré, une suite ou une quinte, et celui ayant la plus forte remportait le "pot", soit l'ensemble des mises. Une quinzaine de parties passèrent, au cours desquelles Narginn amassa assez de monnaie pour payer une tournée à la table, ce qu'il fit bien généreusement, avant que notre nain en quête d'une personnalité importante à ses yeux ne sorte une pipe de son sac de voyage, bien vite imité par ses congénères, et la bourra avec du tabac brun de bonne qualité. C'était là bien un des vices principaux de Narginn, qui était un amateur de bon tabac. Son seul regret était de ne pas pouvoir se fournir parmi les meilleures variétés de par leur rareté et de par le manque de fournisseurs d'excellent tabac en Ithrii'Vaan. Or la personne qu'il venait quérir à une semaine de marche de la cité dans laquelle il vivait était, en plus d'un ex-alchimiste royal, un membre du clan Barbe Feu. Le clan producteur du meilleur tabac qu'aie porté le monde de Mira. La réputation de cet ermite l'avait précédé, et avait dépassé les frontières des villes du nord jusqu'aux oreilles (velues) de Narginn.

-Dites-moi, les gars, vous n'auriez pas entendu parler d'un certain...Narzum, par ici?
-Relance d'une pièce d'or. Tu parles du sans-clan?
-Je suis.
- Je laisse. Je ne suis peut-être pas un mercenaire de renom, Narginn Poings-de-Roche, mais je sais écouter et regarder autour de moi. Avec un peu de chance, Narzum viendra manger ici, ça lui arrive, de temps en temps, quand il est de passage. Je ne le connais pas personellement...
-D'alleurs très peu de gens le connaissent personellement mais...
-Il parait qu'il...
-...n'est pas commode, en somme.
-Un nain d'un certain âge, en somme?
-Succinctement et poliment résumé, c'est ça.
[/color]
Narginn se contenta de ces réponses de la part de ses camarades de tablée et vérifia rapidement sa bourse, toujours bien arrimée à sa ceinture, avant d'en refermer le système de fermeture d'un geste habile et répété cent, mille, peut être dix mille fois, qui sait? Narginn avait l'habitue de traficoter sa bourse en permanence, ne serait-ce que pour s'auto-congratuler du système de fermeture basé sur un casse-tête nain peu connu même du peuple qui l'avait créé fut un temps pour distraire les enfants, pour la simple et bonne raison que sa conception eut lieu avant le Voile et que bien peu de jeunes forgerons avaient appris à le fabriquer a cette époque là. Oh, il y avait certainement en ce monde ravagé par les sillons sociaux et moraux creusés par l'histoire dans les moeurs collectives quelques personnes capables de le résoudre en un temps record, soit par leur intelligence et leur sens logique développé, soit parce qu'ils connaissaient tout simplement le mécanisme, mais cela n’empêchait pas Narginn d'en être fier. La fumée se répandait doucement dans la pièce, au fur et à mesure que les paris montaient, et bientôt la mise de base seule s'éleva a deux pièces d'or. Le jeu commençait à valoir la chandelle, et il fut un moment où, la bière et l'hydromel coulant à flots, Narginn dut rendre compte de la soirée a une petite salle de l'établissement dédiée au vidage de vessie intensif, et lorsqu'il eut terminé sa naturelle besogne, revint dans la salle dans le but de s'assoir à nouveau à table avec ses compagnons, mais la présence d'un nouveau nain dans l'endroit l'intrigua au plus haut point.

Le nouvel arrivant arborait fièrement une longue moustache rousse tombant en deux tresses sur son torse et des cheveux roux en bataille. Il paraissait légèrement plus vieux que Narginn, quoi que l'âge d'un nain soit plutôt complexe à déterminer en fonction de son apparence physique, et était légèrement plus petit, quoi que d'une corpulence plus importante que celle du mercenaire en déplacement, qui retourna vers la table de jeu en bousculant au passage deux humains peu enclins à le laisser passer. Le premier ne dit rien et se contenta de s'écarter, probablement assez intelligent pour comprendre que chercher des noises à un nain du gabarit de Narginn n'était pas vraiment la chose la plus intelligente à faire pour peu que l'on tienne à sa vie. Le second en revanche fit preuve d'un peu moins d'intelligence et poussa Narginn de ses deux mains, l'invectivant de quelque sobriquet racistes ou fortement injurieux, pour la plupart se rapportant a ses parents, ce dont Narginn se moquait éperduement. Plus encore que les injures, en effet, c'était le fait que l'humain l'aie agressé physiquement qui mit Narginn hors de lui, et foi de nain, il n'était pas décidé à laisser l'affront impuni. Ce fut en interrompant le soliloqueur verbalement incorrect d'un "ferme-là, abruti" que Narginn se créa une occasion de lui faire passer le goût de la colère. L'humain, d'un certain gabarit, choisit d'envoyer son poing vers le nez du nain, qui écarta sans mal le coup de sa trajectoire, et se contenta simplement de se saisir du poignet et de le serrer fortement en l'amenant au sol dans une clé remarquablement effectuée, qui fit choir le propriétaire dudit poignet, désormais désolidarisé du métacarpe par une rupture de trois ou quatre ligaments, et qui n'eut pas le temps d'exprimer sa douleur dans un cri qui semblait s’apprêter à sortir d'entre ses lèvres qu'un poing deux fois gros comme celui qui avait failli heurter le visage du nain quelques instants plus tôt s'abattit avec force sur la tempe de l'humain, dont la tête vint buter violemment contre le coin de la table à laquelle il était apparemment installé l'instant précédent. Narginn profita de l'inanition de son agresseur pour le porter jusqu'à la sortie et le jeter dans une ruelle non loin de la taverne, avant de revenir finir ce qu'il avait commencé, à savoir une partie de dés, et l'identification du nouveau-venu.
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Narzum Zharr-Zaki
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MessageSujet: Re: A la taverne, mes amis! [PV Narzum]   Ven 25 Avr 2014 - 12:46

Thanor. C’était sa destination et il avait voyagé pendant plus d’une lune avant d’apercevoir les murs de la citée naine au petit jour.

Et ce fut un sacré périple ! Il c’était installé en périphérie de Lante pendant les quatre derniers mois, prenant le temps de se familiarisé avec la plaine du Brissalion et ses habitants. Il était sortit bien plus souvent des bois qu’à son habitude, n’hésitant pas à passer de nombreuses heures en villes. L’alchimie lui manquait, ses composants rares étant presque épuisés, il ne pouvait plus tenter le genre d’expérience qu’il avait l’habitude de pratiquer. Cela avait miné son moral et  d’un caractère déjà très bourru, il se fit souvent remarquer parmi les locaux. Mais comme à son habitude il n’avait eu que faire des regards et des humeurs des personnes qui l’entouraient. Lante était une citée ouverte, mais même le plus ouvert des nains des alentours aurait eu du mal à supporter ses grommellement constant.
Il avait passé la plus pars de ses soirées à errer dans la plaine proche des murs et c’était dégoté un petit abri qui lui permit de réfléchir en paix, aussi personne ne serait choqué de le voir s’énerver contre un groupe de rocher situé au mauvais endroit au mauvais moment. Mais cette paix fut troublé par une soirée peut commune. Il avait fait la rencontre du Roi de Lante et de son escorte partit en chasse d’un Makragnos qui terrorisait les alentours. Une bien belle soirée ou d’autres nains c’étaient joint a eux, la bière avait remplit toutes les chopes de nombreuses fois et la chaire du monstre fut appréciée de tous et ou les tensions nanique furent bien vite remplacer par des chants de taverne. Mais les ardeurs du jeunes roi avait marqué l’ermite, il devait se déplacer. Ainsi quand cette soirée ce termina, il prit avec lui une corne de la bête avant de s’éclipser. Réduite en poudre, c’était un ingrédient aux usages divers et variés.

Et c’est au lendemain de se feu de camp, que le nain décida de se rendre plus au Nord. Le plein hiver était sur sa fin mais le voyage ne fut pas des plus agréable, le vieux poney Chuf prouva pourtant une nouvelle fois sa résistance et sa bravoure flegmatique. Lui ne souffrit que peu du froid. Mais ils voyagèrent lentement, la neige n’aidant en rien, il fallait aussi guetter les possibles embuscades et les meutes de loups. A trois reprises Narzum dut défendre sa vie et celle de son poney.
Le 11 ème jour une meute de loup rachitique avait flairé l’odeur de la carriole et du buffet de viande sur patte qu’elle représentait, ils se présentèrent une fois la nuit tombé, crocs au clair, la faim tenaillant leurs estomacs. Ils ne reçurent que du feu pour pitance. La première fiole s’écrasa sur le loup alpha et le transforma en torche humaine dans une explosion orangé, brisant net la charge de la meute, les bêtes firent demi tour sans demander leurs reste.
Le 13ème jour, un groupe de bandit avait pisté sa trace, sûrement en ayant découvert la carcasse de loupé calciné. Ils n’étaient que trois sauvages égarés mais l’appel de l’or fut trop fort. Ils essayèrent de surprendre le nain au matin cette fois ci. Mais il ne pouvait savoir que le dernier des Barbe-Feus ne dormait que très peu et quand ils le trouvèrent, le nain fut plus rapide qu’eux, et sa hache de lancé fendit le premier crâne qui dépassa des bois. Emporté dans leurs courses les deux brigands ne remarquèrent que trop tard la mort de leur camarade et quand ils s’en rendirent compte, le nain était arrivé sur eux, il les éviscéra en tournoyant et en utilisant leurs élans respectif.
Enfin le 29ème jour, Alors qu’il arrivait en direction de la citée du Nord, il avait décidé de dormir dans sa roulotte et depuis l’attaque des bandits, il prenait soin d’ériger de petit piège autour de son campement. Aux alentours de l’aube, un de ces pièges se déclencha, une lueur vive submergea la clairière et un bruit sourd résonna dans les montagnes. Narzum sortit de son sommeil pu découvrir le corps foudroyer d’un énorme ours des cavernes, celui-ci avait écrasé de sa patte une fiole contenant un mélange de différent souffre et d’un gaz minier rare, une fois le gaz libéré, cela provoquait une explosion comparable à un foudroîment. Une fiole très rare, il ne disposait plus de ce dit gaz des mines, mais sa vie était sauve c’était le principal.

En repensant à tout cela, Narzum était content d’atteindre enfin la ville.  Thanor, une ville bien plus proche de son ancien chez lui, il y respirait un parfum de nanie bien plus appréciable. Ici il pourrait sûrement faire son marché, remplir ses coffres d’ingrédients et pourquoi ne pas se relancer dans la production de tabac si l’occasion se présentait.
Saluant les gardes d’un fort accent, ceux-ci le laissèrent passer sans encombre, mais leurs regards perçant ne le quittèrent pas d’une semelle jusqu'à qu’il disparaisse à leurs vues. Il ne connaissait que peu cette très grande ville mais y séjournait était souvent un plaisir. Il s’arrêta dans deux trois échoppes, troquant ce qu’il pouvait, cherchant les derniers ragots en essayant de garder les siens, il était toujours bon de prendre la température dans un endroit avant de décider d’y rester trop longtemps. Quoi qu’il en soit, il se mit en route pour une taverne du nord ouest de la ville. La bière n’y était pas de première qualité, mais on y trouvait beaucoup d’humain et ainsi, beaucoup d’argent à se faire rapidement s’il fallait.

Quand il pénétra dans la grande salle, il prit un temps pour scruter toutes les personnes présentes. Il distingua un groupe de nain, un des seuls des lieux, sans trop réfléchir il prit la direction de leurs tables, après un si long voyage il aurait préféré parler nain avant de devoir se forcer à pratiquer cette langue qu’était le commun. Une place était libre, il s’assit sans rien dire, en croisant le regard des barbes assis en face de lui, il lut la surprise dans leurs yeux, comme s’il était attendu. Quoi qu’il en soit, il fronça les sourcils et enchaîna dans sa langue natale.


« Me voila ici maintenant en votre compagnie, mes pas mon amener de Lante, la citée du Sud, à celle que l’on nomme Thanor la citée du nord et dans ce bouge remplis d’humain, j’ai l’impression d’être le premier nain que vous apercevez depuis des lustres ! »

Un rire tonitruant les empêcha de répondre. Alors qu’il s’étranglait presque en songeant à la possibilité réelle de cette éventualité, un bruit sourd coupa son hilarité sèchement. Il tourna la tête et assista à une correction dans les règles. Un humain un peu trop alcoolisé rencontra les poings d’un nain rancunier. Quand l’inconnu eu jeté le blessé dehors, il prit la direction de la table ou il se trouvait, il devait même être à sa place en y réfléchissant. Quand il arriva à sa portée, le nain se décala sur son siège et lança à l’arrivant.


« Tu es rapide, quel est ton nom ? Ma gorge est à sec et voila bien longtemps que je n’ai pas partagé une table avec des nains et j’avoue qu’il me serait pénible de boire avec un anonyme, par mes ancêtres ! »


Dernière édition par Narzum Zharr-Zaki le Sam 10 Mai 2014 - 12:23, édité 2 fois
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Narginn Branung
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MessageSujet: Re: A la taverne, mes amis! [PV Narzum]   Ven 9 Mai 2014 - 22:10

Le fait que quelqu'un se soit assis à sa place ne dérangeait pas Narginn. En revanche, Chandra, se voyant privée des genoux de son maître, émit un miaulement de protestation. La femelle Fern, de belle taille, avait opté pour la solution de facilité vis à vis de l'emplacement choisi : silencieuse et discrète comme une ombre, elle était venue se lover près du feu sans que personne ne fasse attention à elle, à l'exception de Narginn, qui avait toujours un oeil rivé sur sa petite protégée. Ainsi donc, le tenancier de la taverne qui servait de QG à l'Okri-Ongrun, qu'il présidait toujours et ce jusqu'à ce que quelqu'un décide que la hiérarchie de l'organisation ne conviendrait plus à la situation politique et économique du monde, s'était vu remplacé à la table de jeu par un nain d'une stature légèrement plus petite que la sienne. Il s'empara, un léger sourire aux lèvres, d'une chaise à sa taille, non-loin de la table, et s'assit entre Madavor et Grebnûng, face au nouvel arrivant, et accueillit sa "petite" protégée sur ses genoux, dont elle dépassait de part et d'autre, sans que cela ne semble l'incommoder outre-mesure. "A voyager avec Narginn, on se passait vite du goût du confort", plaisantaient ses camarades de l'Okri-Ongrun, et à la vérité, il fallait bien reconnaître qu'ils n'avaient pas tout à fait tort!

- C'est bien parc'que tu parles de boire que j'décline mon identité, tiens! Narginn Branung, dit "rochepoing"! Mercenaire, Tavernier à Thaar, et dirigeant de la guilde Okri-Ongrùn! Et toi, alors, toi qui t'es assis à ma place, quel est ton nom? J'ai gagné la partie précédente, il semblerait que ce soit à moi de payer ma tournée, en prime!

Narginn souriait amicalement, d'un sourire qui laissait clairement sous-entendre qu'il comptait bien offrir une choppe ou deux à chacun autour de la table, ce que lui permettait bien (amplement) le petit pécule qu'il promenait sur lui. Il y avait bien longtemps que Narginn n'avait pas tenu une conversation entièrement en langue naine, souvent obligé d'entrecouper de commun ses paroles pour pouvoir être entendu de tous. Etre mercenaire avait ses avantages, notamment l'endurcissement physique et moral, les revenus plus que corrects, mais également ses désavantages, sans parler de l'inconfort constant des tentes et des voyages interminables, il était surtout difficile d'apprendre une langue sans que les notions que l'on en aie soient entrecoupées de barbarismes endémiques aux lieux des combats. Aussi la langue naine, dans la bouche de Narginn, avait le privilège d'être un savant (quoi qu'inconscient) mélange des parlers différents d'une douzaine de clans de différentes régions des territoires nains. Il parvenait cependant à se faire comprendre assez correctement ce soir-là, et pour cause : le peu de temps passé à refaire fonctionner sa mémoire pour arriver à retrouver la langue de ses pères -dieux, qu'il les haïssait! Autant au moins qu'il aimait la langue naine!- auprès de ses camarades de jeu avait dérouillé son lexique.

- Oh, tavernier! Sers nous-donc à chacun une choppe rase, il fait soif par ici!

Chandra, toujours installée sur les genoux d'un Narginn en attente d'une réponse de la part du nouvel arrivant, choisit à nouveau son moment pour se manifester, apparemment pour rappeler qu'elle aussi avait voyagé un moment et comptait se désaltérer avec les autres, crachant vers le plafond une légère gerbe de flammes qui manqua de faire roussir la barbe de Narginn. Celui-ci réprimanda sa compagne d'infortune du regard, et elle ne répondit, en toute Fern qui se respecte, qu'en émettant un bruyant baillement dont la traduction en langue commune se trouvait probablement entre "grattouille-moi derrière les oreilles, esclave" et "j'aimerais ne pas avoir à me répéter encore une fois : j'ai soif". Le mercenaire interpela une fois de plus le tenancier de la taverne pour lui demander une chopine supplémentaire, qui, une fois qu'elle eut touchée la table en compagnie des six autres, se retrouva posée en équilibre entre les jambes épaisses du meneur de l'Okri-Ongrun, et vidée en un rien de temps par l'animal qui avait apparemment les mêmes goûts que son maître.

-Non seulement tu balades un chat cracheur de feu, mais en plus il boit de la bière! Tu essaies d'en faire un vrai nain, ou quoi?

Le trait d'esprit de Kuâran déclencha une certaine hilarité parmi ses camarades de jeu, qui s'étaient tous saisis de leur choppe à l'instar de Narginn, qui comptait bien terminer la soirée dans un flot de bière et d'hydromel, quoi qu'il eut encore fallu pour cela qu'il s'assurât que dans un bouge comme celui-ci l'on vende encore, même en plein pays nain, de cet alcool qui avait eu son heure de gloire dans les campements de mercenaires, où les nains en buvaient litre sur litre pour mieux se rappeler le lendemain matin que la gueule de bois monumentale qu'ils allaient encaisser serait peut-être bien la dernière. La choppe de Narginn se dirigea en direction du dernier nain entré dans la taverne, celui qui avait eu l'audace -dont le mercenaire ne lui tenait certainement pas rigueur- d'installer son postérieur là où reposait celui de Narginn quelques instants plus tôt, et s'arrêta en cours de route alors que celui qui avait acquis la solide réputation de faire passer le goût de la plaisanterie aux piliers de comptoir n'étant pas aptes à boire autant que lui -et à part son frère, ils n'étaient pas légions- se rendait compte que ce nain roux, d'un âge probablement bien supérieur à celui qu'il était capable d'afficher, à savoir cent-vingt ans, n'avait toujours pas déclaré son identité. Et ce fut au moment où il allait ouvrir la bouche pour en faire mention que Chandra ouvrit la sienne pour lacher un rot monumental qui résonna dans la pièce.

-Brööööô...

- C'est pas possible, c'est vraiment une réincarnation de nain, cette boule de poils! Rha, quand j'pense que c'est moi qui l'ai éduquée, j'me dis qu'j'aurais p't'être du penser à avoir des gosses aussi! M'enfin ça m'aurait sûrement coûté plus cher en nourriture, comme quoi, y a qu'des avantages à s'balader avec une Fern! Héhéhé! Alors, frère, tu ne m'as toujours pas dit comment tu t'appelais! Tu n'as pas envie de boire, demanda Narginn en riant tant de sa propre plaisanterie que du comportement pour le moins détendu de Chandra, qui semblait bien décidée à grignoter la choppe en bois qu'il avait posée au sol une fois qu'elle eut fini de boire. Rha les femmes...
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Narzum Zharr-Zaki
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MessageSujet: Re: A la taverne, mes amis! [PV Narzum]   Sam 10 Mai 2014 - 12:22


Narginn Branung, un nom qui serait gravé dans sa tête à jamais. Il possédait une bonne mémoire, c’était un outil précieux quand il fallait manier de nombreuses et différentes d’oses d’ingrédient en tout genre. Aussi, il associait souvent un nom et un lieu, aujourd’hui cela serait donc ce nom et cette taverne. Le surnom de Rochepoing lui était inconnu, mais il collait bien au personnage, l’humain gisant dans la rue lui même ne dirait pas le contraire si on lui racontait qu’il s’était fait frapper par un rocher la veille. Encore faut t’il que le bougre s’en souvienne ! Quand à cette guilde, elle signifiait littéralement Artisans et Mercenaires en langue des montagnes. Encore une nouveauté au répertoire et cette fois le nom avait quelque chose d’alléchant, il faudrait qu’il se renseigne.
--Baruk…Je crois avoir passé bien trop de temps en compagnie de mon poney et des forêts…--
Une remarque personnelle qu’il approuva d’un signe de tête léger pour lui-même au fil de la conversation.
Puis son attention se focalisa sur une chose. Un Fern adulte, du moins une femme Fern au vue de sa taille. Il avait toujours étudié le bestiaire du monde connut, les nains d’Almia disposaient de nombreux ouvrages sur la faune de ce monde. Mais il n’avait qu’une toute petite page sur cet animal rare qui venait de très loin dans le sud. Narzum était presque médusé à un tel point qu’il eu du mal à détourner le regard de cette panthère aux yeux de feux. Très intéressant, un mystère pour lui, tant de question se bousculait dans sa tête. Ce feu était il magique ? Propulsait par des glandes telles les grands serpents ? Pouvait-il servir ou avoir un quelconque intérêt pour une préparation alchimique ?  Y avait t’il un lien avec la pierre philoso….Hum non, c’était fort peu probable dans ce dernier cas !

Il fut tiré de sa rêverie par une chope qui arrivait dans sa main. Il huma la bière et la trouva à son goût, il avait soif à vrai dire et une grosse soif pour une fois. S’humidifiant les lèvres avec, c’est goulument qu’il avala les trois autres lampées de bière. Rien de tel après un long voyage. Son esprit était plus clair maintenant, comme si le précieux liquide avait était d’utilité médicinale ! Il fut une nouvelle fois ébahit quand le félin lâcha un rot de flammèche sonore. Décidément il allait devoir avoir une bonne conversation avec ce mercenaire. Son poney ne serait par contre pas en grande forme d’apprendre qu’un animal presque aussi gros que lui et à la tendance pyromane à longue canine couchait dans la carriole. Enfin une fois c’était une mauvaise idée…Mais tellement alléchante…

Il reprit une gorgée de bière et se rassit de façon à toiser tout les nains du regard, il s’arrêta sur le dénommé Narginn et déclina son identité.

« Je suis Narzum, l’ermite rouge du clan Barbefeu de la grande citée d’Almia ancien alchimiste du Roi et grand maitre tabatier des collines d’Ar-Almihazad. Merci pour la bière Narginn, oh si que j’ai envi de boire,  il a bien longtemps que je n’ai mis les pieds parmi les miens ! »

Dans son fort intérieur résonnait l’étrange appel du clan disparut. La fatigue jouait sûrement sur son moral mais il sentait sa démence s’éloigner, comme si la présence de barbe pouvait calmer son comportement. Pour prouver ses dires il fouilla dans une de ses besaces et en sortit un étui de bois, il en délogea sa pipe gravé des runes de ses ancêtres. Un chef d’œuvre pour qui aurait l’œil un tant soit peu aiguisé. Puis d’une autre poche il se saisit d’un petit pot en pierre grise de forme ronde et le posa sur table. C’était un tabac que beaucoup de nain connaissait car il avait pour particularité d’être stocker dans des bocaux en granite. L’herbe « Feu-de-Dragon ». La meilleure herbe à pipe produite par le clan. D’une couleur vert sombre au reflet blanc jaune orange et rouge vif, elle dégageait une odeur bien spécifique d’herbe des montagnes et d’une pointe de souffre. Il avait décidé de faire les choses en grands. On ne dirait jamais qu’un Barbefeu ne serait rendre l’appareil.
Il bourra sa pipe et l’alluma avec un briquet de silex. L’odeur se fit bien plus forte et il recracha la fumée dans un long souffle. Un nuage blanc opaque strié de reflet rouge et orange vif s’abattit sur la table en se dissipant lentement dans l’air. Elle ne portait pas son nom pour rien ! Il fit un signe de la main amical.


« Servez vous amis du soir, il arrivera bientôt un temps ou ce trésor de mon clan fera partit de l’histoire des nôtres… Mais que Girdon porte un œil sur nous se soir, car c’est ainsi que le clan Barbefeu remercie ses hôtes. »

Une remarque très protocolaire qu’il avait bien sûr appuyé d’un grand sourire, mais il était d’usage de vanter les mérites de son clan parmi les nains. Il se concentra un moment sur son pichet de bière. Savourant le mélange de la fumée et du liquide en bouche. Les nains savaient vraiment bien faire les choses.

« Nous cracherons presque autant de feu que ton Fern. C’est une jolie bête, tes pas t’ont t’il menés aussi loin dans le sud Rochepoing ? »

Il n’avait pu s’empêcher d’y repenser. Sa curiosité bien trop aiguisée par la présence de cet animal qui à vrai dire ressemblait effectivement beaucoup à un nain !
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Narginn Branung
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MessageSujet: Re: A la taverne, mes amis! [PV Narzum]   Sam 10 Mai 2014 - 21:18

Narginn manqua littéralement de s'étouffer à l'instant où son interlocuteur lui déclara enfin son identité, c'est à dire trois secondes à peu près avant que le mercenaire ne fasse passer la surprise par une rasade de bière. Outre le fait que Chandra bavait affreusement (et en le faisant très probablement exprès) sur les jambes de son camarade de voyage, ce qui lui aurait arraché une petite grimace de surprise s'il n'avait pas été déjà étonné de se trouver si tôt en face de la personne qu'il cherchait. Il fallut quelques secondes à Narginn, sur qui les regards de ses camarades de table s'étaient posés à la seconde où Narzum avait déclaré son nom, pour arriver à comprendre ce qu'il se passait. Lorsque le dernier nain arrivé à table ouvrit un petit étui en bois dont il sortit une pipe parmi les plus belles que Narginn avait jusqu'à lors eu l'occasion de voir, et pourtant lui-même en possédait au moins une cinquantaine, la plupart seulement pour la collection, le mercenaire s'étonna que l'ermite leur fasse profiter de sa présence et d'une bonne humeur manifeste, lui que les autres nains à table décrivaient comme étant un vieux nain irascible. Mais ce qui lui fit briller les yeux, à lui qui avait tant bu et fumé dans sa vie, lui qui avait vu, touché et obtenu des butins de guerre copieux qu'il aurait sans mal laissé pour ne pouvoir avoir entre ses mains ne serait-ce qu'une fois de ce que venait d'exhiber Narzumm devant les yeux des cinq autres nains à table, ce fut ce tabac, dont la seule odeur lui rappela l'unique occasion qu'il avait eu d'en consommer (et qui lui avait sabré les trois quarts des revenus que le contrat de mercenariat qu'il avait à l'époque lui avait rapporté). Du tabac « Feu-de-Dragon ». Le tabac le plus rare et le plus réputé qu'il soit. Et pas pour rien puisque tous s'accordaient à dire, aussi bien les amateurs de tabac comme Narginn que les producteurs de tabacs de qualité, qu'il s'agissait de la meilleure herbe à fumer qui aie jamais existé.

La seule odeur, si caractéristique, de ce tabac qui humait légèrement le soufre et les montagnes parmi lesquelles Narginn avait vécu les premières années de sa vie lui rappela tant de souvenirs qu'il ne put réprimer l'envie de vérifier, par une seconde lampée de bière, qu'il était bien reveillé. Narzum bourra sa pipe alors qu'à la table des nains, le silence se fit religieux. Tous avaient les yeux rivés sur les mains de Narzum et son briquet de silex tout ce qu'il y avait de plus classique, mais aussi sur sa pipe et sur le tabac qui se consumait doucement dans l'habitacle réservé à cet effet.


-Acier tout-puissant...

Le juron (léger, car Narginn quoi que n'ayant pas le parler précieux de la noblesse, tenait à rester le plus poli possible) qui franchit les lèvres du mercenaire se perdit dans le son que produisit la fumée en touchant la table. Plus épaisse que la fumée des tabacs classiques de basse et moyenne qualité, celle-ci, d'une couleur toute particulière -qui justifiait d'ailleurs parfaitement le nom du tabac- semblait être un tapis de velours à la fois matériel et intangible, qui glissa sur le bois avant de se dissiper lentement dans l'air.

-...
- Servez vous amis du soir, il arrivera bientôt un temps ou ce trésor de mon clan fera partit de l’histoire des nôtres… Mais que Girdon porte un œil sur nous se soir, car c’est ainsi que le clan Barbefeu remercie ses hôtes.
-Eh bien on peut dire que le clan Barbefeu sait remercier plus que correctement ses hôtes...Il y a bien longtemps que l'occasion de se procurer de cette herbe relève du miracle...Sois remercié pour ta générosité...

Narginn posa son regard sur ses compagnons de tablée, mais tous semblaient attendre de lui qu'il tire le premier sur la pipe ouvragée que leur présentait Narzum, ce qu'il fit sans se faire prier. Le goût de la fumé de l'herbe Feu-de-Dragon était incomparable, et il ne le savait que trop bien. Les volutes de fumées tournoyèrent dans sa bouche un instant, descendirent caresser sa gorge et ses poumons pour ressortir lentement en petits cercles rouges-orangés, que Chandra huma à son tour, comme pour profiter elle aussi du présent de l'ermite roux qui leur faisait l'honneur de partager avec eux cette herbe si précieuse. La pipe prit ensuite la direction de Kuâran, qui la prit dans ses mains avec un soin tout particulier avant de goûter à son tour à l'herbe si réputée.

-Nous cracherons presque autant de feu que ton Fern. C’est une jolie bête, tes pas t’ont t’il menés aussi loin dans le sud Rochepoing ?
-Héhé, Chandra a pris la manie de cracher du feu à chaque fois qu'elle veut faire remarquer quelque chose...et pour tout te dire, mes pas m'ont mené un peu partout dans le monde, Narzum. Je ne peux pas prétendre faire partie d'un clan aussi prestigieux que le tien, et pour cause : je suis sans-clan depuis ma onzième année de vie, ce qui laisse une certaine liberté de mouvement, il faut bien l'avouer. Je suis allé la chercher jusque dans la tanière de ses parents, et crois-moi, foi de nain, ça n'aura pas été chose aisée!

Narginn découvrit son avant-bras gauche, pour dévoiler une trace de brûlure qui se prolongeait jusqu'au coude, et qui aurait pu être continue sur tout le bras si la trace d'une plaque de métal ayant arrêté la flamme ne faisait pas office de séparation entre la chair brûlée trente ans auparavant et la chair encore intacte. Il riait lui-même encore de la mésaventure qui l'avait fait trébucher quand la mère crachait un redoutable jet de flammes, qui lui avait crâmé l'avant-bras, et grand bien lui avait pris de perdre appui, sans quoi il était fort probable que son corps entier eut fait office de torche. Chandra releva la tête par-dessus là table, pour observer celui qui, elle l'avait compris, avait offert à ses narines l'odeur qu'elle trouvait si agréable, et dont elle n'avait jusqu'à lors observé que les genoux. Elle prit d'ailleurs d'elle même l'initiative de s'approcher de Narzum, jusqu'à venir poser ses pattes avant sur les jambes de l'ex-alchimiste royal de Lante, à la grande surprise de Narginn.

- Héhéhé, je crois qu'elle t'apprécie, camarade! Et crois-moi, ce n'est pas habituel, hein ma belle?

La seule réponse qu'eut Narginn fut un regard tout ce qu'il y a de plus dédaigneux de la part de Chandra, qui appuya légèrement plus ses pattes sur les jambes de Narzum, comme pour tester l'endroit avant de savoir s'il serait confortable pour s'installer. Elle ne passa cependant pas à l'acte, non pas parce que l'endroit ne lui convenait pas, non, ce nain qui sentait l'herbe-qui-fait-souffler-rouge avait probablement des jambes plutôt confortable pour s'étaler dessus, foi de Fern, mais si elle avait bien compris ce qu'avait tenté de lui enseigner Narginn, c'est qu'il fallait attendre que la personne sur qui l'on voulait s'installer donne son autorisation avant qu'on ne lui écrase sauvagement les pattes dans le but de se vautrer tranquillement sur ses jambes et de profiter de la douceur de la vie en prenant une position complètement détendue qui n'était pas sans rappeler celle d'un paillasson classique. Jamais elle ne comprendrait les coutumes de ces êtres qui marchaient sur deux pattes...Mais enfin, l'usage était ainsi fait, et elle interrogea donc du regard Narzum pour savoir si elle pouvait ou non prendre place sur ses jambes.
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Narzum Zharr-Zaki
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MessageSujet: Re: A la taverne, mes amis! [PV Narzum]   Mer 14 Mai 2014 - 15:47

Une aura de sainteté venait de s’abattre dans ce groupe composait uniquement de nain. Narzum n’avait pas vraiment prévu un tel effet, mais un large sourire se dessina sur son visage. Il existait de nombreux type de tabac et de nombreux clans ayant développés une variété bien spécifique  tout aussi extravagante que l’herbe de son clan. Mais ses compagnons de tables semblaient réellement honorer de pouvoir partager se calumet spécifique. Il loua intérieurement ses ancêtres, ceux-ci devaient être fiers à présent. Il étudia un long moment ses compagnons, les laissant savourer l’instant. N’ayant pas perdu l’œil, il remarqua aussi que son impression de base venait de se confirmer, il semblait attendu par ce nain qui se nommait Narginn. Pourquoi ? Voila maintenant la question qui taraudait son esprit. La soirée n’était bien sur pas encore finit et il était habituel chez les nains de veiller tard en conseil restreint assis sur une table de bois.
L’ambiance était peut être un peu trop humaine, mais cela ne dérangeait pas Narzum. Habitué aux longues-jambes, il avait rencontré de nombreux sujets intéressants, ils vieillissaient malheureusement très vite, rendant difficile la création d’un véritable lien. Mais il avait apprit au près d’eux, il c’était aussi fait un peu d’argent facilement mais rien de bien méchant. Depuis peu il envisageait même une expédition dans le sud, bien sur il son voyage devait être préparait. A peine arrivé dans la citée il prendrait son temps avant de repartir en Péninsule. Il lui fallait des ingrédients, et de nouveaux vêtements et de quoi crée une bonne réserve de bière.
Une légère douleur dans la jambe le fit sortir de sa réflexion. Le Fern qui répondait au nom de Chandra venait de poser une patte sur sa cuisse, le toisant de son regard de feu comme s’il attendait quelque chose. Il ressemblait en faite à un gros chat qui avait envi de s’élever et de trouver place sur ses genoux. D’abord plein de question, il était trop charmé par cette bête rare pour lui refuser ce droit. Il lui accorda la place qu’il recherchait, réprimant un petit grognement quand les griffes du félin percèrent ses chausses. D’un signe de menton il s’adressa d’abord à la bête.


« Et bien cracheur de feu, tu es plus lourd que je le pensais ! »

Bien sûr l’animal n’allait pas lui répondre, mais il lui lança un regard sombre. Narzum venait peut être d’oublier que c’était une dame. Quoiqu’ il en soit il fut très intrigué par le récit de son interlocuteur. C’était un sans clan, une chose qu’il connaissait bien maintenant. Cela lui rendit le nain presque plus sympathique d’un coup. De plus il était allez lui-même chercher le Fern, il avait donc voyagé très loin d’ici. C’était vraiment intéressant. Il scruta en suite la brûlure du nain, espérant que la boule de poil qui se lovait sur ses genoux ne soit plus vexée par sa remarque.  Il s’adressa à Narginn d’une voix rendu rauque par la consommation du tabac.

« Un bien bel exploit car c’est une bien belle bête, le dressage n’a pas du être évident ! J’ai moi-même dressé un poney…une vrai tête de mule…Il faudrait que tu me racontes cela Narginn Branung, je suis friand d’histoire de voyage, les terres du sud sont une source de curiosité infini pour moi… »

Il but sa dernière gorgée de bière et distingua que toutes les choppes étaient presque vide. Il se retourna et fit un signe à une serveuse. Son accent nain, plus coupant qu’à l’habitude  dans ses paroles en parler commun.

« La même chose pour toutes les barbes présentes. »

La réaction ne se fit pas attendre. En effet il était normal de privilégié une telle clientèle, car sa consommation était sûrement bien plus élevé que n’importe qu’elle autre table de l’établissement en cette soirée.  Il glissa les pièces directement dans la main de la serveuse puis se concentra sur son nouveau pichet. La pipe revint dans ses mains après avoir fait le tour de la table. Tout les nains présents semblaient bien plus détendus, plonger dans leurs souvenirs ou tout simplement affichaient un sourire heureux. Le tabac avait un effet spécial, légèrement euphorisant et produisant des effets différents en fonction du consommateur. En grande quantité il devenait très méditatif, presque psychédélique, mais le nain ne disposait plus assez de ce précieux tabac pour atteindre un tel état.
-Dommage, je suis sur d’avoir trouvé le mélange et la réaction de la souffre-pierre grâce à ça-
Une légère pointe de nostalgie s’installa en lui, bien vite balayé par une bouffée de tabac.
Il reprit la parole en khuzdul.


« Je suis bon observateur et j’ai eu l’impression que vous m’attendiez ici se soir. Comme si Girdon avait le pouvoir de nous réunir autour d’une table. Serez tu un grand amateur de tabac ? Et vous autres aussi ? Nous pouvons peut être faire affaire si c’est le cas… »

Bien sur son stock ne se composait que d’un choix restreint, mais il pourrait sûrement contenter tout le monde. Aussi il lui fallait de l’or et toutes les occasions étaient bonnes pour commercer chez les nains.
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A la taverne, mes amis! [PV Narzum]
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