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 [chambre de révérie] ... Moment de calme... ou de drame

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Révérie
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MessageSujet: [chambre de révérie] ... Moment de calme... ou de drame   Jeu 6 Mar 2008 - 22:06

Elle était rentrée en courant jusqu’au palais, s’était enfermée dans sa chambre ou hélas, sa gouvernante l’attendait déjà, les yeux en furie sur ses vêtements. Elle portait son armure de cuir totalement inconvenable selon la jeune elfe qui n’avait guère plus que son âge et pourtant était d’une tenue et d’une prestance irréprochable. Doucement elle soupire et s’approche de Révérie, la déshabillant sans la moindre gêne.

Elle ouvrait l’armure de cuir, dévoilant la nudité final de la jeune femme en soupirant, la réprimant de ses mots.

« Aglarer, si votre père vous voyait ainsi, vêtue comme la plus indigne des servantes et à demi nue. Que dirait’ il ? Il vous veut heureuse et ne vous trouvera surement aucun mari si vos manières ne son pas digne d’une jeune marquise, ou plutôt comtesse. »

Révérie régit assez violement, répondant d’un ton terriblement froid et dur.

« Un mari ? Voila donc ses intentions ? Tu te moque de moi ! Impossible que mon père agisse ainsi. De toute façon un noble de voudra pas d’une femme qu’il ne déflorera pas. »

La servante resta muette pendant un temps, prenant un corsage assez spécial et s’approchant de la jeune femme. Poussant Révérie contre un poteau cette dernière habituée depuis quelques jours a se traitement s’appuya sur ses mains, ses bras droit contre le pilier et inspirant un grand souffle. Elle commençait à serrer les liens en continuant a parler.

« Vous… vous avez déjà connue des hommes alors mademoiselle ? »
«
Oui… enfin non, un seul homme… mais les sentiments que je lui porte son inégalable. Et je refuse de… Humf… Tu sers trop fort ! Comment veux tu que je respire correctement si tu sers autant se maudit objet de torture ?! »
« Mais Aglarer, je fais cela pour vous, votre poitrine est disgracieusement opulente, les femmes comme nous devons être fine élancée et au forme menue. Vos hanches souffrent d’ailleurs de la même chose… trop marquée de la taille. Non décidément, vous avez vraiment un corps disgracieux. »
« Je ne pourrais pas mettre juste une robe simple sans cette harnachement à peine plus complexe qu’un chevalier en armure lourde ? »
« Ho non, surtout pas, vous ne pouvez pas arborer fièrement votre corps ! Vous seriez inconvenante et surtout bien trop sensuel. »
« Et alors ? Ne suis-je pas sensuel même avec se corsage ? »

Doucement la jeune femme se retourna pour venir presque embrasser sa gouvernante et s’arrêter pour rire et s’approchant de la robe du jour. Une robe simple, blanche et la mettant en valeur, avec une sur-robe rouge sombre, mettant la jeune femme en valeur.

« Mademoiselle Aglarer ! Voyons, votre comportement est intolérable ! Vous… vous ne serez jamais une femme digne de marcher aux coté de votre père ! »

De son coté la gouvernante était furieuse de l’attitude de la jeune femme. Révérie était indigne du comportement d’une jeune noble. Ce qu’elle ignorait que passant sous cette fenêtre un noble eu tout entendu sans peine.

Mais voila, tout bascula soudainement avec le hurlement de terreur de la jeune femme et un bruit de verre brisé. Encore une crise, violente... Révérie était tombée, maintenant son ventre avec force, la douleur lui était presque insupportable. Mais une nouvelle fois elle se releva, dignement et murmura simplement.

« Ne t’en fait pas Aldyura, ce n’était rien qu’un simple vertige, je te l’ai dit, ton corsage est trop serré. »
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Dragan
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MessageSujet: Re: [chambre de révérie] ... Moment de calme... ou de drame   Jeu 6 Mar 2008 - 22:52

[-> Après l'entretien avec Illydril et Orlindë]

Cela faisait environ 1 semaine que Dragan avait rencontré Révérie. Et plusieurs jours qu'il ne l'avait pas vu. Il l'avait laissée aux abords du palais de son père quelques jours plus tôt, avant de retourner à Ardamir. Il s'était passé tant de choses... Il avait rencontré une demi-drow, émissaire des moines. Le lendemain, il escortait l'héritière de l'Epine Dorée. Et entre temps, il lui avait volé sa virginité. D'une relation impossible, tant à cause de leur différences de races que de statut, leur relation était devenue possible, mais compliquée. Révérie avait un titre, des terres et elle n'était plus vierge. Par sa faute. Certes, elle lui avait donné librement son innocence, mais quand même...

Les jours passés à Ardamir lui avaient permis de réflechir un peu à tout cela pour en venir à une conclusion capitale : il ne faisait que penser à elle, tout le temps, à chaque heure du jour et de la nuit. Et la nuit, justement, c'était encore pire. Illydril était arrivée sur ces entrefaits et cette histoire de lac ampoisonné l'avait distrait momentanément de ses problèmes personnels. Avant qu'il ne se rende compte que Révérie risquait d'être atteinte. Sitôt l'entrevue avec la Reine terminée et ses devoirs remplis, il avait rejoint le palais du marquis. Il avait promis à la jeune fille qu'il la retrouverait.

C'est ainsi qu'il se retrouva devant les portes, le nez levé au ciel, alors que sa main gauche palpait doucement un morceau de parchemin chiffoné d'avoir été trop caressé. La demi drow ne s'encombrait pas de fioritures quand elle avait quelque chose d'important à dire, il en avait eu la preuve avec ce petit mot qui lui proclamait son amour. En toute simplicité et d'une façon qui lui avait retourné le coeur.

Il etra dans l'enceinte du palais, non sans s'attiruer les regards curieux des gardes qu'il savait ne pas appartenir au marquis. 89 ans après, il était toujours autant surveillé... Le jeune Comte demanda à être introduit auprès de la métisse, arguant la curiosité et le fait qu'il était l'envoyé de la famille royale qui voulait en savoir plus. Les gardes n'avaient aucune raison de se méfier de lui. Et cela fonctionna. Ils hélèrent une servante et lui demandèrent de conduire le Seigneur d'Ardamir auprès de Dame Aglarer. Aglarer... Il ne se faisait pas à ce nom, même s'il était judicieusement trouvé.

Il suivit donc la servante. Pour l'occasion, il était richement vêtu d'un surcot d'émeraude brodé d'or. Révérie ne l'avait jamais vu ainsi. Elle devrait pourtant s'y habituer. Il entendit une voix reconnaissable entre mille, qui semblait se disputer avec une autre. Il sourit à part lui alors qu'il entendait les reproches de la seconde. Un corps disgracieux... N'importe quoi. Pauvre Révérie, cela devait être un calvaire. Il continua d'avancer, jusqu'à ce qu'il entendt un bruit de verre brisé et un cri. Son coeur manqua un battement, et sans plus aucune retenue, il se précipita jusqu'à la chambre de Révérie, suivi par une servante affolée et outrée, et ouvrit la porte violemment. Il arriva au moment où elle se remettait debout. Pourtant, il la connaissait suffisamment pour savoir que quelque chose n'allait pas. Il resta muet un instant, se rendant soudain compte que la gouvernante s'était empourprée en voyant un homme dévisager ainsi sa maîtresse.

Il reprit alors contenance, malgré son embarras et regarda la gouvernante, l'oeil pétillant d'amusement.

- "Pardonnez-moi cette intrusion, mais j'ai entendu un cri et j'ai accouru, vous pensant en difficulté. Je suis Dragan Tiril, comte d'Ardamir. Il se trouve que je voulais justement m'entretenir avec Dame Aglarer..."

Il esquissa uhn petit sourire, incapable de détacher ses yeux du spectacle que lui offrait Révérie en corset. Cependant, son amusement disparut et fit bientôt place à l'inquiétude, bien que rien dans son attitude ou son visage ne put le trahir.
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Révérie
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MessageSujet: Re: [chambre de révérie] ... Moment de calme... ou de drame   Ven 7 Mar 2008 - 1:55

Elle avait chutée à terre, renversant un vase dans sa chute, mais ce n’était rien, rien du tout. Doucement se relevant avec l’aide de sa gouvernante la porte s’ouvrit a la volée. La gouvernante fut si surprise qu’elle en resta figée. De son cotée Révérie avait regardée surprise la porte et surtout l’intrus, qui osait ainsi entrée alors qu’elle était encore à demi nue ? Ses jambes interminable dévoilée et sa poitrine mise en valeur malgré les efforts considérable de la gouvernante.

Un homme de belle stature, au sourire enjôleur et aux yeux bleu tel un océan de glace dans lequel la jeune femme s’y était noyé il y a de cela quelques jours. Ses cheveux d’argent encadrant se visage doux et enfin, pour ne rien gâcher a tout cela il était vêtue de manière riche mais lui allant plus que bien.

« Seigneur Tiril, je ne vous connaissait pas si preux chevalier… mais j’avais par contre déjà remarqué votre manque de délicatesse dans votre entrée en matière avec les femmes. »

Remontant, faussement gênée sa main vers sa poitrine elle lui lança un regard que seul lui pouvait comprendre. Si seulement ils étaient seuls, elle aurait pu se jeter dans ses bras mais non. Il n’en était rien et elle devait se contenir le temps du moins de mettre les deux femmes a la porte. A la voir ainsi, elle semblait aller plutôt bien, mais elle ne pouvait pas tromper le regard de son amant, elle avait maigrie, peu mais cela ne faisait aucun doute, son teint c’était éclaircie encore, passant comme une ombre de mort sur sa peau déjà si maladive.

Doucement elle se glissa derrière le paravent, sa gouvernante repris enfin ses esprits et dit visiblement contrariée.

« Mon seigneur ! C’est indigne d’une personne de votre rang d’entrer dans la chambre d’une toute jeune fille comme Aglarer ! Vous me mettez tout deux dans une position inconvenable. »

Mais une voix interrompit les réprimande de cette empêcheuse de tourner en rond.

« Au lieu de le sermonner, viens donc m’aider à m’habiller, après on va encore me tenir responsable du fait que je ne sois même pas capable de porter ses maudites robes convenablement. »

La femme passa derrière le paravent et commença à s’occuper de sa maitresse. Doucement Révérie pris la parole, toujours aussi calme comme si rien de tout cela ne la perturbait.

« Ilindriel, laisse nous a présent et retourne a tes taches, tu étais sans doute occupée avant que notre invité ne te perturbe, pardonne moi. »

La servante s’inclina, rougissant de la douceur avec laquelle la jeune femme lui permis de s’échappée, retournant a ses taches de bon cœur. Révérie repris la parole toujours aussi calme… On pouvait voir au travers du paravent, en ombrage, les mouvements des deux femmes de manière presque indécente, mais bien moins charnel quoi qu’il arrive que se qu’elle et l’elfe avait bien pu faire a l’auberge.

« Que me vaux le plaisir de vous recevoir Monsieur le Comte ? Auriez vo…humf… Vous… »

Elle se tu un temps, cherchant son souffle, c’était vraiment trop serré et la jeune gouvernante n’y allait pas de main morte. Révérie n’en pouvait plus de jouer la comédie, elle n’allait pas bien, était empoisonnée sans doute par l’eau du lac et tout ça empirait de plus en plus et son corps ne le supportait pas. Doucement elle reprit la parole.

« Pardonnez moi, le souffle m’est un peu court pour une raison que vous comprenez sans doute bien mieux que moi. Je disais donc, auriez vous quelques nouvelles à me donner des sujets que nous avions survolé la dernière fois ? … Non, ne dite rien, je préfére attendre que nous soyons seul, si il en va d’une mauvaise comme d’une bonne nouvelle. »

Doucement elle sortie de derrière le paravent, vétue de la fameuse robe, lui donnant un air des plus digne, elle était belle et cela devait sans doute faire étrange a son amant de la voir vétue ainsi. Doucement elle s’assise sur un petit tabouret prés d’un miroir et la gouvernante s’occupa de ses cheveux si long. Elle les coiffa sans mal, nouant des petites nattes parmi la chevelure de neige à des rubans du même rouge que sa robe.

« Pardonnez-moi de vous faire atten… »

Mais c’est a se moment la que le pire arriva… violamant elle sentit son ventre a nouveau pris d’une douleur forte, mais si forte que rien n’en était comparable et portant sa main a ses lèvres elle sentit un liquide lui échapper contre son grés.

Au travers ses doigts un filer de sang glissa et s’échoua sur sa robe. La gouvernante pris un tissus et prise de panique en oublia le noble. Révérie pris le tissus, murmurant juste d’une voix colérique.

« Laisse-moi…. J’ai à parler avec le seigneur Dragan… Vite...»

La jeune femme effrayée a la fois par le sang et la colere de sa maitrisse partie en courant, sans doute prévenir son père de ce qui se tramait. Pour Révérie, elle n’avait plus la force de bouger, sa main tachée de sang cachée dans le mouchoir. Elle n’était même pas capable d’échapper a se maudit poison…
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Dragan
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MessageSujet: Re: [chambre de révérie] ... Moment de calme... ou de drame   Ven 7 Mar 2008 - 7:42

Il esquissa un sourire alors qu'elle le taquinait, lui rappelant leur première rencontre et sa façon cavalière de l'aborder. Il était subjugué par la vision de la jeune elfe en corset. La gouvernante avait tort de l'obliger à en porter un. Parce que non seulement, cela soulignait sa taille, mais cela rappelait aussi avec éclat à quel point elle avait un corps magnifique et bien en formes.

- "Ma Dame, je vous avais dis que j'étais plein de surprises."

Pourtant, une ombre dans son regard gâchait l'éclat de son sourire. Elle ne pouvait pas le tromper lui. Il avait explorer son corps des heures durant, en connaissant les moindres rondeurs... courbes magnifiques qui avaient fondu en si peu de temps. De même, sa peau de nacre était devenue laiteuse, voir livide. Non, elle n'était pas en pleine forme et il devinait pourquoi, le coeur serré par l'angoisse. Personne ne s'en rendait donc compte?

La gouvernante retrouva alors sa langue et lui fit la leçon. Il poussa un soupir et leva les yeux au ciel, avant de répliquer d'un ton doucereux :

- "Je vous serais gré de ne pas juger ce qui est digne ou indigne de moi, vous outrepassez largement vos droits en faisant cela."

C'était un avertissement. Elle pouvait bien diriger la maisonnée du Saigneur Eregcül, imposer ses lois à sa fille, mais il était hors de question qu'elle se permette la même chose avec Dragan. Elle devait apprendre qu'elle était sa place.

Révérie intervint alors en demandant à sa suivante de l'aider à s'habiller. De ce fait, le jeune comte ne bougea pas et ne fit même pas mine de sortir. Révérie ne le lui avait pas demandé. Elle donna alors son congé à la suivante qui avait guidé Dragan jusque là. Il arqua un sourcil amusé alors que Révérie parlait de lui comme d'un importun, alors que la demoiselle en question se retirait.

Révérie lui demanda alors pourquoi il était ici. Il perçevait ses plaintes étouffées alors que la gouvernante la torturait avec le corset. Mais quand elle se montra à lui, magnifique dans sa robe, le regard du jeune Comte brilla d'un nouvel éclat, plus qu'approbateur. Pourtant, une quinte de toux déchira la poitrine de la jeune femme. Il esquissa un geste en sa direction, mais la gouvernante l'empêchait de faire ce qu'il avait envie. Heureusement, Révérie, elle, la congédia et ils se retrouvèrent seuls.

Là, il fit tomber le masque et se précipita vers elle, réellement inquiet. Il s'accroupit en face d'elle, caressant son visage de plat de la main, avant de regarder, interdit, le tissu tâché de sang.

- "Oh Rév, j'ai tellement espéré que mes inquiétudes ne soient pas fondées."

Il s'empara de ses mains qu'il baisa avec tendresse. Puis, il tenta de dédramatiser en soufflant, malicieux :

- "Tu veux que je déssers ton corset? Promis je ne dirais rien au dragon qui te sers de gouvernante."

Il sourit et termina, sincère :

- "Tu m'as manqué."
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Révérie
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MessageSujet: Re: [chambre de révérie] ... Moment de calme... ou de drame   Ven 7 Mar 2008 - 8:20

Doucement elle essuya ses lèvres de son propre sang, Dragan était prés d’elle, contre elle-même et pendant qu’il parla elle se blottit contre lui. Elle avait le souffle court et douloureux a cause du corsage tout autant que du poison qui coulait dans ses veines. D’une voix éteinte elle demanda a Dragan presque implorante.

« Oui je t’en pris… desserre le, enlève le… je n’en peu plus de ne pouvoir respirer. »

Et Dragan passa dans son dos pour dénouer les liens des deux corsages, le premier, celui de la robe, puis celui qui lui servait de dessous. Doucement Révérie pris une ample respiration et tremblante se sentit même sur le point de s’évanouir. Mais non, rien… Doucement elle se tourna vers Dragan pour se blottir dans ses bras et doucement déposer ses lèvres sur les siennes, y déposant un gout de fer désagréable, mais elle en avait tant eu besoin.

Doucement elle se sentait à nouveau mieux, elle regarda donc son amant et amour pour lui murmurer.

« Melindo… Je suis désolée de n’avoir pas su être capable de résister au poison malgré ce qu’on m’a fait subir en tant que moine. Je… pardon. »

Doucement elle se blottissait plus encore, cherchant sa tendresse et sa protection avant de reprendre la parole, sa voix se faisant a nouveau mystique et chantante.

« Tu m’as manquée comme le soleil manque a la fleur en plein milieu de l’hiver, au lieu de tourner son visage vers l’éblouissante lumière elle s’en détourne, se noyant dans un chagrin d’obscurité. La simple idée de ne plus vous voir brise mon cœur en si menue morceau qu’il passerait a travers le chat d’une aiguille. Je ne veux plus être loin de toi mon tendre melindo. »

Doucement elle vint glisser son visage dans le cou du comte, sans la moindre gêne ni honte. Elle n’avait rien à lui caché, aucune fausse bonne manière à feindre. Il savait d’elle des choses si intimes qu’aucune fierté ne pouvait s’interposer.

« J’ai tant attendu de te voir arriver ainsi, sans trop l’espérer, j’avait peur que tu me rejette de part mon sang et mes manières peu coutumière. Je sais que je ne serais jamais une elfe au corps fin, au manières irréprochable et diplomate… je suis habile de ma langue mais n’en reste pas moins franche. Pourtant, même en sachant que mes sentiments son terriblement égoïste, je ne peux me résoudre a l’idée de ne plus pouvoir me blottir dans tes bras, être belle sous ton regard.

Tu es le seul qui émouvois ainsi mon cœur, je n’ai cessée de penser a toi, a tes baisers, a ta tendresse… Je ne puis plus longtemps te cacher d’avantage ce que mon cœur hurle et crie en silence au font de ma poitrine. »


N’avait ‘elle donc pas honte de se dévoiler ainsi a cet homme alors qu’elle-même ne savait pas qu’elle décision il avait pris ? Elle ne bougeait pas de ses bras, elle ne voulait pas, elle avait peur qu’une fois de plus ce ne soit qu’un rêve et qu’une fois qu’elle se serait soustraite a sa tendresse il ne s’évapore sans rien dire en la laissant a nouveau seule.

« Je vous demande de m’excuser de vous infliger ainsi un spectacle indigne de votre rang, mais quelque soit la réponse a la plus grande de nos question, je la comprendrais et même si elle doit m’arracher le cœur, l’accepterais. Je suis une métisse… non, une batarde après tout… une enfant a demi drow et a demi seulement elfe.

Je n’ai ma place dans aucun de ses deux mondes et pourtant mon cœurs s’est éprit de la personne d’une personne qui ne peu que ma haïr. Qui ne peu que me détester d’être ce que je suis, et qui pourtant me regarde avec les yeux les plus aimant qui soit…Alors messire, achever le feu brulant qui me consume d’amour pour vous, ou acceptez le, mais ne me laissez plus dans l’incertitude.»

Doucement elle se sentit pleurer a nouveau, les mots qu’il avait prononcé a la bibliothèque l’avait profondément touchée de toute évidence et pire encore, l’avait travaillée pour la torturer au final d’interrogations des plus idiote.
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Dragan
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MessageSujet: Re: [chambre de révérie] ... Moment de calme... ou de drame   Ven 7 Mar 2008 - 8:46

Il acquiesça, ressentant avec une acuité douloureuse la souffrance de la jeune femme. Il passa derrière elle et avec des gestes rapides et agiles, il dessera la robe, puis enfin, l'intrument de torture créé pour l'enfermer dans un carcan de convenances. Pourquoi fallait-il qu'elle ressemble aux autres alors que c'était justement cette différence qui lui plaisait? Il la sentit prendre une ample respiration, pour ensuite se tourner vers lui et l'embrasser. Le goût du sang avait remplacé celui du fruit, indiquant à quel point le temps avait fait changer les choses. Mas il retrouva le même plaisir à l'étreindre et l'embrasser.

Il posa un doigt sur ses lèvres, pour l'inciter à se taire alors qu'elle se confondait en excuses inutiles.

- "S'il te plait Rév, tais-toi, tu dis des bêtises. Ce n'est en rien ta faute. Le goût de tes lèvres a changé et je n'étais pas là pour ceuillir chaque jour ce subtil mais terrible changement. J'aurais du être là, j'aurais du faire en sorte que jamais ta bouche ne se pare d'un autre parfum que fruité."

Il l'embrassa à nouveau, méprisant le danger.

- "Mais je retrouve cette douceur, cette texture de soie qui a hanté mes nuits et accompagné mes jours."

Elle se blottit contre lui, lui faisant la plus belle des déclarations d'amour. C'était si facile pour elle... pourquoi n'y parvenait-il pas? Parce qu'il n'était pas certain de ses sentiments? Non, il était sur qu'il était amoureux d'elle... Mais le dire à haute voix revenait à le reconnaître. Le pouvoir des mots étaient si grand...

- "Révérie... N'écoute pas cette vieille harpie de gouvernante, c'est ta différence qui te rend unique. C'est cette différence que j'aime tant. Il va te falloir assumer un rôle que tu n'aurais jamais rêvé interpréter... Libre à toi de le jouer comme il te plait. Ne change pas pour les autres, ne change que pour toi."

Elle finit par le mettre devant un choix : lui dire ce qu'il éprouvait ou l'oublier, mais ne plus la laisser naviguer dans les tourments du doute. Il ne répondit pas tout de suite, continuant de la serrer contre lui, comme son bien le plus précieux, priant pour que personne ne vienne les interrompre. Doucement, il l'embrassa à nouveau, avant de murmurer :

- "Je ne te laisse dans l'incertitude que parce que moi-même je ne sais où tout cela nous mène. Je ne suis certain que d'une chose : depuis notre séparation, je ne pense qu'à toi, à ton sourire, à tes répliques cinglantes, à ton humour, à ta franchise, à ton innocence. Je me languis de toi quand tu n'es pas là... Dés le début, j'ai su que ce ne serait pas que l'aventure d'une nuit, quand bien même je l'aurais souhaité."

Finalement, sa voix se fêla, alors qu'il termnait en dévoilant sa peur la plus profonde :

- "Je ne veux pas te perdre alors que je viens à peine de te trouver."
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Révérie
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MessageSujet: Re: [chambre de révérie] ... Moment de calme... ou de drame   Ven 7 Mar 2008 - 9:20

Chacun de ses baisers était accueillit par la jeune femme avec amour et tendresse, peut être avait t’elle peur que ce ne soit les dernières ? Non, c’était plus encore parce qu’ils lui avaient manqué, lui et ses lèvres.

« elles retrouverons le gout de fruit d’ici peu, Melindo , je te le promet. »

Il avouait sans n’en rien dire, la serrant contre lui comme si elle était une partie même de son âme, un trésor qu’il défendrait de sa vie s’il le fallait. Il ne pensait plus qu’a elle et son esprit était surement hanté d’autant de question que celui de la pauvre Révérie. Les dernières paroles de son Melindo étaient surement les plus belles qui soient. Une plus grande révélation que les mots aimer, il craignait de la perdre, il ne pouvait penser a se qu’il arriverait si jamais… le pire advenait. Doucement elle passa sa main sur la joue de son aimé et le rassura doucement.

« Je ne veux pas te perdre non plus, alors je lutterai jusqu’as ce qu’un remède soit trouvé. Mais rassure toi, je suis forte, suffisamment pour ne point me laisser faucher par un simple poison. Je suis a mon grand désespoir a moitié drow, donc le poison n’as que la moitié d’effet sur mon corps. »

C’était faux, totalement faux et elle le savait, le rejet totale de son sang drow qu’elle s’obligeait la rendait plus vulnérable encore qu’une elfe, tout autant qu’une humaine peut être bien. Puis elle reprit doucement de manière toujours aussi douce et calme.

« Et détrompe toi, je ne suis plus dans l’incertitude, je n’ai pas besoin d’entendre ses mots que tu semble ne pouvoir m’offrir, tes yeux et ton cœurs m’on chuchoté ce que tu ne veux entrevoir et cela me suffit bien plus que tout ce que tu aurais pu me dévoiler a contre cœur. »

Doucement elle s’empourpra et murmura soudainement timide.

« Melindo… murmura encore mon prénom. J’aime t’entendre prononcer ce que plus personne n’utilise en ma présence, Je ne suis qu’Aglarer, mais toi, continue à me nommer Révérie. Tu seras le seul à me voir m’empourprer a chaque fois que tu prononceras ce nom. »

Doucement elle déposa ses lèvres sur le cou de Dragan, pas de manière chaude tel une amante, non, tel une femme aimante, offrant une tendresse trop longtemps muselée. Et elle continuait a le nommer Melindo, en elfique se simple mot voulait en dire trop et pas assez, c’était l’amant, l’amour, celui sans qui on ne peu vivre et beaucoup d’autre chose.

Il était rarement connue et utilisé même par les elfes, le jugeant sans doute trop extrême pour être dit ainsi autrement que dans un lit, pourtant la jeune femme l murmurait comme un surnom ampli d’affection a la signification la plus forte du sens.
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Dragan
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MessageSujet: Re: [chambre de révérie] ... Moment de calme... ou de drame   Ven 7 Mar 2008 - 9:37

- "Non Révérie, ne fais pas de promesses que tu ne pourras pas tenir, ne me donne pas d'espoir pour ensuite me l'arracher."

Elle ne pouvait pas lui promettre que le poison ne lui ferait rien, comme Illydril ne pouvait lui promettre que tout irait bien. Pourquoi devaient-elles lui mentir pour le rassurer? Ce n'était pas leur rôle de le réconforter... Il n'aimait pas qu'elles entrevoient ses faiblesses.

Elle lui caressa la joue, lui assurant qu'elle lutterait, que son sang drow la protégerait. Il n'était pas convaincu, loin de là même, et mit encore ces paroles sur le compte du réconfort. Il la serra un peu plus fort en lui murmurant doucement :

- "Oui, tu es forte Rév, tu brûles d'un feu intérieur qui te rend forte et déterminée. Mais le poison étouffe lentement ce feu."

Elle lui assura alors qu'elle était rassurée, qu'elle avait sa réponse. Il lui lança un regard d'incompréhension, alors qu'elle lui avouait que ses paroles et ses regards lui en avaient plus appris que les mots. Décidément, il ramolissait avec elle pour qu'elle lise si bien en lui, qu'elle sache mieux que lui ce qu'il ressentait.

Révérie lui demanda soudainement de l'appeler par ce prénom donné par les moines. Il eut un petit sourire.

- "J'aime beaucoup Aglarer, ce nom te va bien. Mais c'est Révérie que j'ai étreins, Révérie qui m'a envoûtée... Au yeux des autres, tu ne seras que Dame Aglarer pour moi, mais à mes yeux et dans l'intimité tu seras à jamais Révérie, moine et barde itinérante rencontrée près d'un lac."

Son souffle s'accéléra alors qu'elle l'embrassait dans le cou. Il murmura son prénom de la plus tendre des façons... avant de se souvenir qu'ils n'étaient pas dans une chambre d'auberge et que n'importe qui pouvait les surprendre. Il s'élogna doucement d'elle, avec une réticence manifeste, avant de s'éclaircir la gorge et de repredre :

- "Ton père a déjà toutes les raisons de me haïr, il serait judicieux qu'il ne nous surprenne pas enlacés... Sinon, cela risque de singulièrement compliquer les choses. Déjà que ta gouvernante ne doit pas brosser un tableau très élogieux de l'infâme scélarat voyeur que je suis..."

Il eut un vrai sourire cette fois, amusé par ce que pouvait dire la servante, avant de redevenir sérieux :

- "Tu ne m'as pas encore raconté comment se sont passées vos retrouvailles..."
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Révérie
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MessageSujet: Re: [chambre de révérie] ... Moment de calme... ou de drame   Ven 7 Mar 2008 - 10:10

Alors tout allait pour le mieux, pour lui elle demeurait Révérie, la simple barde et moine, la nymphe du lac ainsi que l’amante d’une nuit… non pas d’une nuit. Rien n’était fini non ? Elle vivrait encore des siècles, oui elle devait se conforter dans cette idée et s’y accrocher.

Alors qu’elle embrassait son cou, elle le sentait frémir, elle lui faisait tant d’effet que cela ? Il murmura son prénom, la faisant à son tour frémir. Elle aurait aimée l’entendre encore, encore et encore murmurer son prénom de la sorte, le sentir contre elle… mais il la repoussa doucement. Elle lui offrit un regard inquiet et a la fois terriblement triste. Il en souffrit tout autant qu’elle a première vue et s’éclaircissant la gorge il lui indiqua un fait pourtant bien réel. Il était dans SA chambre, pas dans une auberge, il ne pouvait pas se laisser alors a la tendresse ouverte ou encore a un élan de passion. Cette idée le fit s’empourprer, lui redonnant des couleurs malgré son teint livide. Elle renchérie les dires de son amour de la façon suivante, de manière mutine et espiègle.

« Toute les raison de te haïr ? Pourquoi donc ? Parce que tu m’as déflorée, alors que je n’ai pas l’âge de raison des elfes, parce que tu m’as volée mon cœur ? Ou simplement parce que j’ai capturé le tien ? »

Doucement elle ria de manière étrange, elle était si lumineuse et charismatique quand un éclat de rire se présentait comme un rayon de soleil, illuminant la pièce de bonne humeur. Il était bien le seul à voir cela, même son père n’avait pas le droit a autant d’émotivité de la part de sa fille. Arrêtant cette fois si de l’enfoncer dans son malaise elle lui dit simplement, déposant la tiare dans ses cheveux, une gemme du même bleu que son regard reposant sur son front.

« Je pense plutôt qu’il t’aimera. Tu m’as protégée, aidée dans mes recherches et escorté jusqu’as la demeure. Et puis cette vielle bique de rend folle de toute façon. Elle profère sans cesse des critique son mon corps parce que je suis à demi drow. J’aime mon corps, j’aime ma poitrine et puis… je ne suis pas la seule à apprécier mes courbes. »

Un regard complice qui voulait tout dire et elle pris une moue guindée, imitant cette pie de manière plus que satisfaisante en se levant.

« Mon seigneur, vous rendez vous compte, il est entré et a osé regarder votre fille a demi nue ! Il n’a pas détourné le regard. C’est tout à fait inacceptable ! De plus il m’a envoyé sur les fleurs avec panache et élégance moi qui ne suis qu’une pauvre et inutile vielle pinbeche n’ayant pourtant qu’as peine l’âge de sagesse ! »

Puis, il posa une vraie question après un rire qui fit fondre la jeune métisse.

« Et bien… cela a été mouvementé, j’en porte encore la trace. Ne t’en fait pas, mais j’ai été blessé par l’épée d’un des gardes quand je me suis infiltrée dans le palais. Je ne m’attendais pas la le voir la. J’ai ensuite retrouvée mon père, après avoir bien sur offert une nuit de sommeil a celui qui avait tranché ma chair. J’ai trouvée un homme ayant perdu tout honneur, anéantie par l’alcool et la tristesse. Mais je crois que le fait de m’avoir retrouvée lui redonne tout son charme. Il devrait être d’ailleurs en pleins entrainement.

Je te préviens d’une chose par contre Dragan, toi habituer a la finesse des elfes, tu seras surement surpris, mon père est imposant de par sa musculature, même si elle est quelque peu faiblissant du au manque d’entrainement mais je compte bien a le voir en forme d’ici peu. »

Elle l’avait reprise en main, l’aidant à redevenir l’homme qu’il était, lui redonnant toute sa motivation. Elle en était fière et Dragan la reconnaitrait bel et bien dans tout cela.
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MessageSujet: Re: [chambre de révérie] ... Moment de calme... ou de drame   Sam 8 Mar 2008 - 3:36

Il se voulut rassurant alors qu'il l'écartait, sentant l'inquiétude de Révérie se fracasser contre lui telles les vagues en furie. Il lui adressa un petit sourire rassurant. De même son regard ne mentait pas. Il ne l'éloignait pas de lui par plaisir, mais par nécessité et sens pratique. Si Révérie n'était pas habituée à se cacher, lui était suffisamment avisé pour éviter de se faire surprendre en position indélicate, même si cela lui coûtait. Il poussa un petit soupir faussement exaspéré alors qu'elle donnait des raisons de le haïr.

- "Tu sais très bien pourquoi... Déjà qu'il n'y a pas de quoi être fier de voler la virginité d'une jeune fille, mais alors d'une jeune noble bonne à marier... Bref, on, va éviter ce sujet avec ton père. Je préfère les autres aspects de la situation. Quoique, un père n'est jamais ravi que sa fille lui préfère un autre homme..."

Il eut un petit air espiègle ce disant. Elle, elle s'était simplement mise à rire. Comme cela lui allait bien le bonheur... Il espérait qu'il aurai l'occasion de la faire rire de nouveau et encore longtemps, malgré le funeste destin qui semblait se profiler à l'horizon. Elle lui rétorqua alors avec légèreté que son père l'apprécierait pour toute l'aide apportée à sa fille. Avant de s'en prendre à nouveau à la gouvernante. Il eut un petit rire alors qu'elle parlait de ses courbes.

- "Tu as raison de ne pas l'écouter. J'adore ta silhouette si différente des autres... J'aime tout ce qui te rend si unique."

Et finalement, elle réussit à lui arracher un vrai éclat de rire en imitant la servante, le complimentant au passage sur sa façon de l'envoyer sur les roses.

- "Tu as un talent certain d'imitation..."

Il avait dit cela avec malice, avant de dire de façon plus sérieuse :

- "Je t'apprendrai à l'envoyer paître si tu veux, c'est facile. Un peu d'arrogance, en te rappelant qui tu es et le fait que tu lui es supérieure hiérarchiquement et le tour est joué. Personne, mis à part ton père et la famille royale ne peut te donner des ordres Révérie. Garde ça à l'esprit et tu verras que ça viendra tout seul... Quoique, je doute que tu puisses faire preuve d'arrogance.. Pas comme moi, tu me l'as déjà fais remarqué."

Cependant, sa bonne humeur et son humour s'envolèrent alors qu'elle parlait d'un coup d'épée reçu par un Garde. Il se rembrunit, et marmonna, fâché contre lui-même :

- "Je savais que j'aurais du t'accompagner jusque dans l'enceinte du palais, cela t'aurait évité d'avoir à te battre pour quelque chose qui te revenait de droit."

Elle lui brossa le portrait que la vie n'avait pas épargné et qui s'était laissé couler. Mais il ne doutait pas que Révérie saurait lui rendre sa grandeur d'autrefois.

- "Oui, j'étais plus ou moins au courant de son état. Je n'ai entendu que des rumeurs, comme sur son passé, mais il parait que c'était un homme fier et charismatique quand il avait encore les faveurs royales."

Il eut un petit sourire alors qu'elle le mettait en garde sur le physique atypique de son père. Il se permit un petit geste tendre, une caresse sur ses mains abîmées, avant de répondre d'un ton convaincu :

- "Ton père ne pouvait être semblable aux autres... pas avec une fille comme toi. Je sais que ta présence va faire des miracles. Un conseil, impose le respect aux gardes chargés de la surveillance, montre-leur que tu es elfe avant tout, ni faible, ni condescendante, mais pas méprisante non plus. Apprends leur à te connaître et ils tomberont sous ton charme. Comme moi."
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MessageSujet: Re: [chambre de révérie] ... Moment de calme... ou de drame   Sam 8 Mar 2008 - 4:44

Révérée contrariée repris avec une moue boudeuse.

« Tu ne m’as pas volée ma virginité, je te l’ai offerte de mon pleins grés et si je ne l’avais pas fait et puis je recommencerai à l’ instant même ! Il n’y a qu’as toi que je voulais l’offrir et personne d’autre. De plus si mon père veut me marier je lui souhaite bien du courage. Je serais surement la pire des épouses qui soit… »

Doucement elle croisa le regarde de Dragan et s’empourpra, elle venait d’avouer devant celui qu’elle aimait être sans doute la pire des épouses. Qu’elle idiote ! Trop de franchises la perdraient un jour. Elle reprit.

« Mais tout dépend de celui qui me demandera… sais t’on jamais, peu etre un jour je me laisserais allée a se rôle. Enfin, je suis trop jeune pour penser à ça ! »

La seul raison qui pourrait la marier à son âge est soit une demande d’un homme puissant, soit un enfant, mais peu de chance qu’une des deux solutions n’advienne de suite, du moins le pensait elle. Il lui avoua aimer ce qui la rendait unique, doucement elle murmura.

« Mon père ne m’as pas nommé Aglarer pour rien, tout comme Charles m’as nommé Révérie pour la même raison. »

Puis son imitation fut accueillit d’un rire des plus agréable, elle s’en surprise, qu’il était beau ainsi. Ho rit encore bel ange, laisse moi à nouveau admirer ton sourire. Mais non, rien… Il avoua juste apprécier ses talents d’imitatrice.

Doucement elle écoutait ses conseils, personnes n’avait autorité sur moi a par mon père et la famille royale ne pouvait lui donner d’ordre, mais son père n’avait t’il pas charger la gouvernante de prendre en main la jeune femme ? Doucement elle hocha négativement la tête en repensant à l’arrogance du noble. Elle ne l’avait plus vu arrogant depuis longtemps d’ailleurs.

Pui se fut un reproche a lui-même qui vint, elle lui avait dit de partir, elle était autant responsable que lui non ? Enfin, le sujet dériva sur son père, ses conditions de vie et Dragan parla au passé, elle le corrigea bien sur.

« Détrompe toi, ses dernières temps il retrouve tout son panache, il me fait penser a un paon, noir et blanc, retrouvant peu a peu toute ses couleurs et y ajoutant même des nouvelles. J’ai confiance en lui et puis, je ne suis pas sa fille pour rien. »

Doucement il passa ses doigts sur ses mains abimée, elle fut rassurée et apprécia le contacte, aussi court fut’ il. A nouveau, Dragan la flatta, la faisant rougir, son père ne pouvait pas être ordinaire avec une fille comme elle. Il argumenta ses dires de conseil, mais elle les avait déjà suivit, son tempérament de feu faisait des merveilles. Elle lui avoua donc sans mal un peu plus sur les fameuses retrouvailles.

« Ne t’en fait pas pour ça, j’ai déjà gagné un certains regard du capitaine de ses gardes. La première fois ou j’ai retrouvée mon père il voulait m’arrêter, mais j’ai réussi avec ma langue aussi tranchante qu’une lame as m’en jouer. J’ai hélas du agir de manière que je regrette avec l’un des gardes.

Je suppose que l’idée qu’une demi drow vivent ici lui déplaisait, il m’as attaqué en traitre. Bien sur il ne m’a pas atteint mais… je lui ai brisée le bras et démis la jambe. J’ai des instincts imparable, cela deviens gênant. La dernière fois j’a faillit m’en prendre a ma gouvernante parce qu’elle avait posée sa main sur mon épaule sans prévenir. »

Doucement la jeune femme déposa ses doigts fins sur ses lèvres, visiblement préoccupée. Elle finie par ajouter.

« Dragan… comment vais-je faire pour vivre ainsi sans taire mes instincts. J’ai été élevée uniquement pour me battre, pas pour être douce ou aimante. Avec toi je me sens comme apaisée par le son de ton cœur, je pourrai même te reconnaitre les yeux clos à cette mélodie. Mais pourtant… avec les gens d’ici c’est cruellement différent. »

Elle se laissa doucement glissée sur le bord du lit, assise, regardant Dragan en lui tendant l’une de ses mains doucement, pour sentir a nouveau le contacte avec la sienne.

« Mon confident, mon Melindo et mon égo ? Voila que tu sais tout faire prince du royaume de mon cœur. Tu m’écoute sans broncher, tu me conseil et guide tout en me soutenant et en me faisant rire. Tu es vraiment exceptionnel Melindo. Je ne sais encore comment te rendre tout le bonheur que tu m’offre, il faudra que j’y songe un jour, mais pour le moment, je veux juste profiter de ta présence. Je ne pense pas que tu pourra passer la nuit dans ma chambre… hélas.»

Puis écarquillant les yeux en ouvrant la bouche.

« Mais en voila une idée ! Je prétends que je te veux dans mon lit la nuit pour ne plus avoir peur et froid ! Penses-tu que cela marchera ? »

Une fois encore elle rit aux éclats à cette idée, elle était d’humeur joyeuse, et ce uniquement grâce a la simple présence du noble.



[hrp: Oo... désolée, gomen pour la taille, je penssais pas que j'avais autant abusée ><]
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MessageSujet: Re: [chambre de révérie] ... Moment de calme... ou de drame   Sam 8 Mar 2008 - 8:54

Il lui lança un regard mis sceptique, mi amusé alors qu'elle le corrigeait sans honte, en lui disant qu'il n'avair rien prit qu'elle ne lui ai offert librement.

- "Je doute que cela fasse une grande différence..."

Seulement, son sourire revint alors qu'elle parlait de faire une mauvaise épouse. Vraiment? C'était sur que si le mari attendait d'elle qu'elle soit obéissante et docile, il risquait d'être déçu. Mais pour ce qu'en savait Dragan, Révérie était quelqu'un sur qui on pouvait compter, tendre et caline lorsqu'il le fallait, forte et rassurante à d'autres moments. C'était une femme avec qui on pouvait parler, se confier... Sans compter les moments plus intimes... Sur tous les niveaux, elle faisait une compagne idéale, du moins selon les critères de l'elfe.

- "Trop jeune... Hum, non, ne te fie pas trop à ça. Mais de toutes façons, personne ne te fera te marier contre ta volonté, de cela je suis certain."

Il disait cela sur un ton léger, mais l'idée de la voir au bras d'un autre lui était insupportable. Il ne lui avait pas avoué son amour, ou du moins pas directement, mais il ne pensait pas mariage. Quoique, depuis qu'il savait qu'il avait défolré la fille du marquis, il se demandait si ce n'était pas la chose la plus censée à faire... Et en plus, ce ne serait pas qu'une obligation.

- "Des noms qui te vont comme un gant."

Il n'avait pas eu l'intention de l'offenser en parlant de son père comme un homme brisé, reflet de l'homme qu'il était. Il sentit la pointe de fierté de la fille défendant son géniteur et s'inclina face à elle.

- "Et moi, j'ai confiance en toi."

Voilà, c'était dit. Il ne le lui avait encore jamais avoué et elle n'avait peut-être pas conscience de l'énorme effort que cela lui demandait de laisser sa méfiance de côté pour s'exposer à une possible trahison plus tard.

Ses doigts fins caressèrent les mains ravagées, avant de les porter à ses lèvres en un baiser plein de tendresse et de passion contenue. Il l'aurait bien prise maintenant, mais le lieu l'en empêchait, ainsi que des lambeaux de bonne éducation. pourtant, il savait qu'elle ne se serait pas refusée à lui, désirant ce contact charnel autant que lui.

Elle raconta alors sa rencontre avec les gardes, sa façon de se défendre, de gagner le respect, mais aussi ses instincts un peu trop poussés et ce qu'elle avait failli faire à sa gouvernante. Il eut un nouveau rire, amusé par l'image que cela faisait naître dans son esprit.

Elle lui confia alors ses peurs et il en fut plus touché qu'il n'aurait pu le dire. Elle avait des doutes et elle les lui exposait tout naturellement.

- "Laisse-toi du temps Révérie, on ne change pas en quelques jours, ni même en quelques semaines. Tu n'as pas été élevé pour être douce et aimante dis-tu? Eh bien, tu dois avoir développé ces qualités malgré tout, moi, je n'ai pas à m'en plaindre et les autres ne te connaissent pas comme je te connais. Nous sommes liés toi et moi, je suis moins un étranger que ton père... pour le moment. Laisse faire le temps, ne sois pas si pressée, tu as des centaines d'années devant toi pour apprendre."

Elle s'assit alors, lui tendant à nouveau les mains, faute d'un contact plus intime. UIl s'en empara, restant debout devant elle, ayant trop peur de céder à son désir s'il prenait place à ses côtés. Elle lui confia combien elle tenait à lui et le trouvait merveilleux par son écoute. Il eut un petit sourire.

- "Allons, je ne suis pas si exceptionnel, tu n'as pas connu beaucoup d'autres elfes pour comparer... Tu me rends heureuxRévérie, n'en doute pas... Je ne veux rien de toi, sinon tes attentions. Cela me suffit."

Elle parla alors de passer la nuit ensemble sous un faux prétexte et il l'accompagna dans son rire joyeux et léger, totalement libéré de son rôle de Comte pour n'être que Dragan. Il riait rarement d'aussi bon coeur en public. Mais Révérie avait le droit à tous ses meilleurs côtés.

- "Tu peux toujours essayer, mais je crois qu'un certain dragon sera là pour veiller à ce que nous ne fassions pas de bêtises."

Son regard pétilla de malice. Les soucis liés à la santé de Révérie étaient momentanément envolés, tant elle semblait retrouver vie avec lui.
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MessageSujet: Re: [chambre de révérie] ... Moment de calme... ou de drame   Sam 8 Mar 2008 - 9:49

Elle ne releva pas les dires de Dragan quand a son âge et au mariage. Elle ne voulait pas se faire de fausses idées et encore moins espérer en vain. La suite de la discutions était légère, intime et a la fois douce. C’était agréable, ils se comprenaient, s’aimait et se confiait sans le moindre souci, s’écoutant l’un l’autre… Que pouvait’ on demander de plus ?

Elle joua avec ses doigts, mutine et naïve comme toujours. Ho comme il ne devinait bien, jamais elle ne se serait refusée à lui, même si ce n’était pas le lieu. Elle se serait même à demi jetée sur lui si elle-même ne réprimait pas ses instincts. Une nouvelle fois Dragan rit, d’un de ses rires clair qui la troublait. La suite fut une fois encore des conseils, ou plutôt la rassurait’ il de deux sujet, son changement et sa durée de vie. Elle lui murmura tendrement.

« Mais de moi tu en sais plus que la plupart… tu connais de moi jusqu’as la moindre courbe… mes traits d’esprit, la langue, mon savoir, ma façon de me battre. Oui, tu sais tant de chose qu’en y repensant je m’en sens terriblement troublée mais tout a la fois charmée. Et puis, ma douceur et ma tendresse toi seul les vois, tout comme mon visage, je n’arrive pas a rejeter de marbre devant toi, je ne sais pas écarter mes émotions et sentiments quand tu pose tes yeux sur moi. »

Assise à présent sur le lit il vint debout prés d’elle, lui offrant un contacte le plus chaste possible. Il parla aussi de ce qu’il désirait, elle. Si il n’y avait pas tout ce monde, cette univers autour d’eux, jamais sans doute ne se serait’ il posée la question quand a leurs avenirs, qu’elle espérait commun. Puis le sujet fut plus que léger, taquin, espiègle et rieur. Il parla d’un dragon qui les surveillerait et à cela elle répliqua.

« Peu m’importe se dragon si je puis le pourfendre pour dormir dans tes bras. Mais je doute que nous ne puissions être sages et calmes dés que nous sommes l’un prés de l’autre. Je n’imaginai pas possible d’être si hantée par les souvenirs d’une nuit avec toi Melindo. »

Comme elle avait envie de le tirer a elle pour se retrouvée allongée sur ses draps, nue et le sentir a nouveau contre elle, la respiration courte et le corps brulant. Cette simple pensée lui avait faire clore les paupières et elle émit un petit gémissement à peine audible avant de rouvrir les yeux empourprée. Elle savait qu’il l’avait entendu sans l’ombre d’un doute et détournant ses yeux blancs azurée elle chercha du regard une échappatoire. Non il fallait qu’il s’écarte d’elle, il ne devait pas s’approcher… Elle murmura doucement.

« Je… pense que… nous… ne… enfin »

Tournant malgré elle son regard blanc vers les prunelles couleur de glace elle frémit et doucement déposa d’innombrable baisé sur ses mains pour se calmer… du moins l’espérait’ elle. Soudain une nouvelle question lui brula les lèvres, regardant Dragan droit dans les yeux elle murmura.

« Je ne t’ai pas demandée si tu m’accordais le droit de te nommer comme je le fait. Melindo est un mot que vous elfes n’utilisé que rarement. Les femmes ne doivent pas souvent être capables de nommer ainsi leurs amours. »

Etrange que cette femme élevée par des humains en connaît tout le sens. Elle ne quitta pas le regard de son tendre, le laissant sagement répondre s’il le fallait. Elle ne s’attendait pas à ce qu’il la nomme Melisse, elle préférait même l’entendre prononcer Révérie de manière douce et aimante.
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MessageSujet: Re: [chambre de révérie] ... Moment de calme... ou de drame   Dim 9 Mar 2008 - 1:53

Il regarda pensivement Révérie alors qu'elle lui avouait qu'il savait tout d'elle que ce soit par la connaissance de son corps ou de son esprit. Elle avoua que cela la troublait et la charmait tout à la fois. Ne se rendait-elle pas compte que c'était exactement la même chose le concernant? Ne savait-elle donc pas que peu étaient ceux qui l'avaient vu aussi authentique? Il n'y avait que ses soeurs, Anàrion et Illydril.

- "Je sais ce que tu ressens, c'est exactement la même chose pour moi. Avec toi, je ne porte pas de masque, je ne joue aucun rôle. Je n'en ai pas besoin et tu réveilles tous mes meilleurs côtés. Je ne saurais l'expliquer. Mais c'est si facile finalement."

Alors qu'il parlait de dragon veillant sur un trésor, elle parla de le pourfendre pour gommer toute distance entre eux. A nouveau, le son léger d'un rire masculin se fit entendre, alors qu'il répliquait avec tendresse :

- "Tu inverses les rôles, ce serait à moi de pourfendre le dragon, question d'orgueil stupidement masculin, mais nécessaire."

Elle s'avouait hantée par cette seule nuit. Oh, comme il aurait voulu pouvoir lui en procurer d'autres. Si elle était restée barde et moine, il aurait pu sans soucis l'étreindre toutes les nuits, en cachette. Mais dans son palais, sous le nez de son père, c'était totalement impossible, voire suicidaire. Seulement, Révérie ne l'aidait pas vraiment à garder les idées claires. Elle se fit gémissante et il se douta qu'elle avait en tête des idées à faire rougir sa gouvernante. Elle baisa alors ses mains avec frénésie, tentant sans doute, d'éteindre le feu qui la consumait.

Puis, elle lui demanda quelque chose qui le fit ciller. Le droit de l'appeler Melindo, comme elle le faisait librement depuis leurs retrouvailles. C'était étrange de lui demander ainsi la permission... Il en fut touché, mais surtout, il était flatté qu'elle l'appela ainsi, bien que cela soit terriblement explicite.

- "Révérie, tu as tous les droits me concernant, dont celui de me nommer comme bon te semble. C'est vrai que ce nom est peu utilisé, car trop explicite et passionnel. En général, nous sommes assez discrets quand à nos sentiments."

Finalement, il céda et s'assit à côté d'elle, détestant la surplomber de sa taille. Il caressa la joue pâle et veloutée avec douceur.

- "Mais j'aime t'entendre m'appeler ainsi, avec sincérité et sans gêne."

Il s'empara alors à nouveau de ses lèvres, trahissant le feu dévorant qui sedéversait dans ses veines. Mais toujours l'ombre du danger planant sur les deux amants s'imposait à son esprit et lui fit interrompre le baiser avant que le pire ne survienne. Sans aucun doute, quelqu'un ne tarderait pas à venir voir de quoi il en retournait.
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Rima-Marcil
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MessageSujet: Re: [chambre de révérie] ... Moment de calme... ou de drame   Dim 9 Mar 2008 - 4:14

Rima-Marcil courrait autour du domaine palais, sous la surveillance constante des gardes. Cela faisait près d'une semaine maintenant qu'Aglarer et lui s'étaient retrouvés, sortant le Marquis de son apathie. Honteux de son attitude, et blessé par les reproches de sa fille, il avait décidé de se reprendre en main, voulant faire disparaitre à jamais l'alcoolique qu'il était devenu durant toutes ses années. Quiconque l'aurait vu à une semaine d'intervalle ne l'aurait pas reconnu. Le visage habituellement triste et ravagé par la boisson, commençait à disparaitre pour faire revenir celui du commandant d'autrefois. Ses cheveux habituellement sales et gras, étaient maintenant lavés et peignés, faisant redécouvrir les habituls reflets verts de sa chevelure. Ses yeux, autrefois vitreux et marqués par l'alcool, avaient retrouvés leur vivacité et leur clarté originelle. De jour en jour, l'homme mort, l'alcoolique disparait petit à petit pour laisser revenir le Marquis de l'épine dorée.

La musculature du noble, bien que toujours forte, avait été diminuée par les années qu'il avait passé à boire. Sa force n'était plus celle d'antant, et ses réflexes moins vifs qu'autrefois. Il y avait peu de chance qu'il retrouve un jour un titre dans l'armée, mais il reprit néanmoins l'entrainement, sous l'oeil inquiet des gardes. Ils ne pouvaient certes l'en empêcher, mais ils n'étaient guère rassurés. Tous savaient qui il était autrefois, et savaient de quoi il était capable. Et jour après jour il le voyait revenir, au fur et à mesure que le Marquis s'entrainait. Ils lui interdisait de prendre une arme, ce droit lui ayant été enlevé, mais cela n'empêchait qu'ils le traitaient maintenant avec prudence, n'osant le contrarier. Il les impressionait, et aucun ne voulait avoir à se battre avec lui. Ils savaient qu'ils ne feraient pas le poids.

Le Marquis s'arrêta de courrir. Il transpirait, suant à cause de l'effort qu'il avait fournit. Autrefois cet exercice ne l'aurait pas autant épuisé. Il lui faudrait du temps avant de pouvoir retrouver sa forme d'antant. Mais il n'était pas pressé. Il avait tout son temps. Alors qu'il se dirigeait vers l'entrée du palais, la gouvernante de sa fille courra vers lui. Il sourit intérieurement. Qu'avait donc encore fait Aglarer? Sa fille semblait prendre un plaisir certain à défier sa gouvernante. Faire de sa fille une Marquise ne serait pas facile, Fine-Lame le savait, mais il aurait espérait qu'elle il mettrait un peu du sien. Mais son tempérament rebelle la poussait à refuser cette vie pleine de contraintes. Il avait beau apprécier ce trait de caractère chez sa fille, il commençait à être agacée d'entendre toujours la gouvernante se plaindre d'Aglarer. Il allait falloir qu'ils aient une discussion tous les deux pour mettre certaines choses au point.

Alors que la gouvernante approchait, Rima-Marcil vit que quelque chose clochait. Elle avait l'air affolée, comme apeurée. Il avait acceleré le pas pour rejoindre la femme.

"-Mon Seigneur! Venez vite!
-Que se passe t'il Aldyura? Qu'elle est le problème?
-C'est dame Aglarer! Elle a un malaise, et du sang a coulé de sa bouche!"

Sans attendre une seconde de plus, Fine-Lame courrut jusqu'au palais. Depuis quelques temps déja, sa fille avait des vertiges, mais assurait que ce n'était rien de grave. Il avait eu beau insister pour qu'il lui dise ce qu'il lui arrivait, elle n'avait rien voulu dire. Et malheureusement, son état s'aggravait. Maintenant elle saignait! Fine-Lame craignait pour sa fille, et cela lui donnait des ailes.

Les gardes qui gardaient l'entrée le voyant arriver comme un fou ouvrirent la porte et s'écartèrent pour ne pas lui gêner le passage. Il entra et monta jusqu'à la chambre de sa fille. Pourquoi Aldyura n'était-elle pas restée avec elle? Pourquoi n'avait-elle pas envoyée quelqu'un le prévenir tandis qu'elle restait auprés de sa fille? Fine-Lame n'avait pas pris le temps de lui poser la question.

Une fois arrivé, il ouvrit la porte en grand, s'attendant au pire. Mais au lieu de cela, il vit un spectacle pour le moins étrange et déroutant. Sa fille était assise sur son lit, le corsage et la robe détachées mais cachant tout de même la nudité de son corps. Un homme était assis en face d'elle, un noble d'après son apparence. A son arrivée, les jeunes gens se tournèrent vers lui surpris. Fine-Lame, dont l'apparition soudaine semblait avoir dérangé les jeunes gens, passa son regard de l'un à l'autre, tentant de comprendre ce qui se passait. Qui était donc cet inconnu qui n'avait aucune honte à se trouver en face de sa fille, les vêtements défaits? Il regarda sa fille.

"Aglarer, comment te sens-tu? Aldyura viens de me dire que tu avais eu un malaise."

Puis il se tourna vers le jeune noble, et dit à sa fille sans la regarder.

"Fais-moi le plaisir de te rhabiller. Il n'est pas convenable pour une femme de ta condition d'être ainsi vêtue en présence d'un homme."

Il regarda le noble droit dans les yeux. Son regard inquisiteur donnait l'impression qu'il foullait dans la tête de l'inconnu.

"Pourrais-je savoir qui vous êtes jeune homme et ce que vous faites dans la chambre de ma fille?"
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Révérie
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MessageSujet: Re: [chambre de révérie] ... Moment de calme... ou de drame   Dim 9 Mar 2008 - 6:32

La belle rit une fois de plus quand il lui parla d’occire lui-même le dragon, ne lui laissant pas cette tache réservée aux hommes. C’était une question d’honneur… haha. La suite n’était que douceur, sentir ses lèvres contre les mains de son amant, l’embrasser encore et encore. Cela ne l’apaisait pas et bien au contraire.

S’en suivit la réponse a sa question, l’autorisait t’il a ce qu’elle le nomme Melindo ? Sa réponse fut touchante et même plus encore. Quand il s’assit a ses cotés elle rougit, laissant son tendre amour caresser sa joue en plongeant son regard dans le sien. Puis un baiser s’empara de leurs lèvres, si se n’est l’inverse, dévoilant a l’aimé l’envie brulante qui les tenaillait. Si elle pouvait elle l’aurait elle-même aimé, sans lui laisser mots dire ici même. Mais non, il ne fallait pas. C’était la plus infâme des tortures qui soit. Le baiser se prolongea un peu, elle aimait tant sentir ses lèvres contre les siennes… Puis il s’écarta à nouveau, laissant la jeune femme les joues en feu et les lèvres rosée. Doucement elle murmura contre ses levres.

« ö Melindo… »

Elle allait lui rendre son baiser pour finalement se plaquer a lui quand soudain des bruit de pas, elle eu a peine le temps de délaisser ses lèvres et de quitter le contacte de sa main sur le torse de Dragan qu’elle vit son père entrer dans la chambre essoufflé et visiblement surpris de ce qu’il voyait. Elle se rassura de n’être point en situation délicat, mais ne l’était t’elle vraiment pas ?

Doucement elle se tourna vers son père et lui sourit, visiblement gênée et les mots qu’il prononça la brisaient. Il n’était plus doux et compréhensif, il agissait comme un noble fier et arrogant, elle détestait se coter des gens de la noblesse. Elle prit un visage dur, froid et sans expression, regardant de ses yeux plus tranchant que le fil d’une épée son père. Comme le pauvre Dragan ne devait plus la reconnaître, sa douce et tendre amante qui semblait si fragile dans ses bras. La voila devenue en une seconde si forte. D’une voix calme elle prit la parole.

« Et bien père, pour ma santé cela ne vous regarde point, je suis suffisamment indépendante pour me soucier de mon propre bien. Bien être mis a mal par votre Dragon qui me force à porter des corsages indigne de mon corps, le malmenant et n’aidant en rien a ce que mes malaises cesses. Si Le Comte Tiril ne m’avait pour aider à ouvrir cet outil de torture c’est bleu que vous auriez retrouvé votre fille. »

Doucement elle semblait retrouver son calme, elle ne devait pas s’emporter ainsi devant son père, c’était déplacée et peu approprié, il ne cherchait qu’as la protéger.

« Pardonnez moi père, je ne voulais pas me laisser prendre par la colère. Pour tout vous dire, c’est moi qui ai fait demander le seigneur Tiril dans mes appartements, j’avais a m’entretenir avec lui de sujet qui ne pouvait pas attendre. »

La gouvernante s’approchant de Révérie la jeune femme se leva, sentant un nouveau vertige. Elle ne devait pas s’énerver… Cela ne faisait que rendre les vertiges plus fréquents. Elle disparue derrière le paravent, la gouvernante se permit d’enlever totalement le corsage, il fallait peu être qu’elle se préoccupe d’avantage de la santé de sa maitresse.


Dernière édition par Révérie le Lun 10 Mar 2008 - 3:09, édité 1 fois
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Dragan
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MessageSujet: Re: [chambre de révérie] ... Moment de calme... ou de drame   Dim 9 Mar 2008 - 9:12

Ils avaient bien fait d'écouter la raison plutôt que les sentiments, cela leur évita une situation fort fâcheuse. Déjà que là, c'était limite... Il s'en était fallu de peu qu'on les découvre enlacés, lèvres jointes, les mains de Révérie sur le torse du Comte en une situation plus que compromettante. Fort heureusement, ils avaient eu le temps de se séparer et même de se lâcher les mains, restant simplement à une distance trop rapprochée pour être tout à fait convenable.

Les deux jeunes gens avaient tourné la tête de concert alors que la porte s'ouvrait brusquement. Dragan retint un mouvement qui aurait consisté à se lever précipitamment pour s'éloigner de Révérie. Cela n'aurait donné que de la culpabilité à la scène. Au lieu de cela, il se força à se détendre, observant d'un air indéchiffrable le Marquis qui venait de faire son entrée.

C'était effectivement un homme imposant physiquement. Mais pas seulement. Il avait aussi une majesté propre aux gens importants. Il n'avait plus la forme insolente de sa jeunesse, mais il restait massif et retrouvait peu à peu sa silhouette d'antan. Dragan n'avait jamais vu le Marquis, juste entendu parler de lui et le ressemblance entre le père et la fille était frappante.

Révérie ne se démonta pas, prenant Dragan de vitesse en expliquant le pourquoi de sa tenue débraillée. Il en profita pour se lever lentement, presque nonchalant, alors qu'en vérité, il était légèrement nerveux. Pas terrible comme premier contact. Révérie alla derrière le paravent avec le terrible dragon, donnant l'impression à l'elfe d'être seul avec son père.

- "Pardonnez-moi mes manières messire. Il se trouve que j'étais en route pour vous parler, mais que Dame Aglarer a eu besoin de s'entretenir au préalable avec moi."

Son ton était neutre, ni chaleureux, ni froid, juste distant. Tout comme Révérie, un masque venait le recouvrir et le dissimuler aux yeux des autres. Dragan était aussi noble que le marquis et ce n'était pas parce qu'il était son ainé qu'il lui était inférieur.

- "Dame Aglarer m'a sommairement présenté. Je m'appelle Dragan Tiril, comte d'Ardamir, escorte personnelle de votre fille. L'ayant quitté quelque peu précipitamment, je voulais prendre de ses nouvelles, sachant quelle place elle devait venir revendiquer. Je vois que tout a été au delà de mes espérances concernant ce point."

Parce que, concernant sa santé, ce n'était pas fameux. Mais de cela, il préféra ne souffler mot. Il essayait d'aplanir les angles, de ne pas donner une image trop mauvaise de lui-même sous le regard inquisiteur et acéré du Marquis.
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Rima-Marcil
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MessageSujet: Re: [chambre de révérie] ... Moment de calme... ou de drame   Lun 10 Mar 2008 - 1:58

Rima-Marcil continuait de dévisager le jeune noble lorsque sa fille lui répondit d'un ton en apparence calme, mais où derrière transparaissait la colère. Cette dernière d'ailleurs gonfla, prenant de l'ampleur au point d'en arriver à insulter sa gouvernante. Fine-Lame la regarda sans rien dire, mais on pouvait voir le reproche qu'il y avait dans son regard. Il s'inquiétait pour sa fille et la voila qui s'emportait contre lui, répliquant qu'elle savait prendre soin d'elle. Si c'était vraiment le cas, alors pourquoi les crises augmentaient-elles? Que se passait-il donc? Aglarer ne voulait rien lui dire, se fermant comme une huître sur ce sujet. Elle était trop fière pour lui en parler.

Semblant s'être calmée, elle s'excusa et partit derrière le paravant se changer. Il en profita pour regarder le jeune noble. Ainsi donc, c'était lui Dragan Tiril, comte d'Ardamir. Le Marquis s'était renseigné sur lui. Sortit de sa léthargie, il avait voulu rattrapé son retard, se renseignant sur ce qu'était devenu le royaume et le monde pendant son "absence". Dragan était sans conteste l'une des personnes les plus importantes du moment. Ami d'enfance d'Anàrion, il était la personne la plus proche du prétendant au trône. Si ce dernier devenait roi, le Comte deviendrait sans aucun doute encore plus important dans le royaume.

D'après sa fille, c'était grâce à lui qu'elle avait réussit à le retrouver. Rima-Marcil lui était redevable. Pourtant en l'écoutant parler il remarqua quelque chose d'étrange. Depuis son retour, tous les nobles avec qui il avait parlé avaient des réactions bien spécifiques à laquelle il s'attendait. Il avait vu et entendu du mépris de la part de certains, de la chaleur pour d'autres, heureux de le voir de retour, mais aucun n'avait eu un ton aussi détaché que Dragan. Comme s'il lui était égal de le rencontrer. A moins qu'il dissimulait sous ce masque quelque chose qu'il ne voulait pas que le Marquis découvre.

La réaction de sa fille et de Dragan l'intriguaient. En entrant il avait sentit comme une gêne entre eux, comme si l'arrivée inopinée du père avait interrompu quelque chose. La tenue dans laquelle il avait vu sa fille l'avait surpris, bien qu'il sache combien elle détestait les corsets. Mais le plus troublant n'était pas tant sa réaction que celle du Comte Tiril. Il n'avait pas eu l'air gêné le moins du monde de la voir dans cette tenue. Pourquoi donc ? Etait-il habitué à se retrouver en présence de femmes à l'habit défait ? Ou bien y avait-il quelque chose entre sa fille et cet homme ?

Repoussant ces questions pour le moment, mais se promettant d'en trouver les réponses plus tard, il parlat d'un ton doux, ne laissant transparaitre aucune autre émotion.

"Comte Tiril, soyez le bienvenue dans mon humble demeure, bien que j'aurais aimé que notre rencontre se passe différement. Je vous prie d'excuser mon entrée des plus fracassantes, mais on m'a dit que ma fille avait eu un malaise, et comme tout les pères il n'est rien qui ne me préoccupe plus que la santé de ma fille."

Il jeta un coup d'oeil au paravant derrière lequel Aglarer se changeait.

"Tout d'abord, sachez que je vous remercie pour l'aide que vous avez apporté à ma fille. C'est grâce à vous si nous nous sommes retrouvés. Je vous prie de me pardonner de me présenter à vous dans cet tenue, mais je n'avais été avertit de votre visite, sinon j'aurais mis une tenue plus appropriée."

Il espérait par ce moyen détendre l'atomsphère, et mettre le jeune Comte en confiance. Il voulait lui poser des questions oui, à lui et à sa fille, mais s'il agissait tout de suite ils tenteraient de se dérober, il en était persuadé. Aussi préférat-il attendre doucement le moment opportun pour leur poser les questions qui tournaient dans son esprit. C'était comme à la guerre. Attendre le moment idéal pour frapper, pour être sûr que l'ennemi n'ait aucune chance de s'enfuir.

Souriant intérieurement il reprit.

"Vous vouliez me parler à ce que vous m'avez dit ? Nous pouvons tout à fait discuter ici, à moins que ce ne soit un sujet délicat qui ne vous amène et auquel cas nous pourrions passer dans mon salon pour en parler."
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Révérie
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MessageSujet: Re: [chambre de révérie] ... Moment de calme... ou de drame   Lun 10 Mar 2008 - 3:42

Révérie derrière son paravent écouter tout ce qui se passait. Elle était ses deux mains contre le mur pendant qua la gouvernante finissait de défaire l’étoffe du corsage, puis elle le déposa sur une chaise non loin. La suite fut à nouveau désagréable. Elle referma sa robe, à nouveau sa poitrine et son ventre était compressé malgré elle. Mais contrairement a d’habitude c’était supportable.

Dragan et son père semblait s’amuser a jouer tout deux de noblesse et politesse abusée qui donnait une nouvelle nausée a la jeune femme. Le vertige fut contrôlé, mais la gouvernante tint à nouveau un regard inquiet à sa maitresse qui sourit doucement. Elle ne devait pas inquiéter les deux hommes de sa vie, son père et mon amant.

Elle n’aimait pas entre Dragan la nommer Aglarer, elle préférait ses murmures au nom de Révérie, plus intime et délicat qu’il prononçait avec un amour et une tendresse palpable. Effaçant cette idée de son esprit elle finie donc par ressortir de derrière son paravent, vêtue de la même robe mais qui n’avait plus rien a voir avec la façon de la porter juste avant.

D’une robe chaste et pure, cela devait presque trop affriolant. Sans le corsage séré plus que de raison pour aplanir ses formes elle portait la robe de manière sensuel, sa poitrine mise en valeur, sa taille délicatement dessinée, moulée par le tissus, et enfin, ses cheveux, tombant en cascade sur ses épaules. Voila donc la raison pour laquelle sa gouvernante s’acharnait sur ses corsages. La seule erreur dans se tableau était sa peau terriblement pale.

De manière digne et noble elle réapparue, s’approchant des deux hommes, tentant de maintenir une distance respectable avec Dragan. Elle était terriblement gênée de devoir cacher ce quelle éprouvait et se forçait à ne point le regarder, tout en disant simplement d’une voix apaisante a son père.

« Père, voyons, quel genre de sujets nécessiterai que vous vous cachiez a moi ? »

Elle ne comprenait pas ce qui aurait bien pu nécessiter qu’il s’isole tout deux, qu’elle jeune femme naïve. Elle n’avait jamais eu à supporter le secret, ses pères lui disaient tout, la considérant comme leurs égale, du moins lui faisait t’il croire cela. Puis elle sentit un nouveau vertige, mais une fois de plus différent, elle avait si mal… son corps supportait de moins en moins le poison qui coulait dans son sang comme le pire des venins.

Baissant son visage elle allait s’asseoir vers le lit, sans mots, mais elle sentait déjà son corps l’abandonner, ses jambes se dérobaient sous elle. Combien de temps tiendrait’ elle ainsi ? Combien de temps son corps supporterait’ il le poison ? Pourvue qu’elle trouve vite un remède. Dragan… elle ne voulait pas être séparée de lui… Surtout pas par la mort.

La gouvernante poussa un cri de terreur une fois de plus, elle était si craintive pour la santé de sa maitresse… elle ne devait pas. S’approchant de Révérie elle arrêta d’un geste de main toute personne voulant l’aider et se redressant finie son trajet jusqu’as son lit, s’assaillant avant de s’asseoir, ses yeux était clos. Prenant une ample inspiration elle s’apaisa et les rouvrit, se yeux était toujours aussi clair, mais une fraction de seconde avant ils les auraient vu aussi rouge que le sang. Se voulant rassurante elle dit simplement.

« Ne me regardez pas ainsi, continuer, j’aimerai moi aussi savoir ce que le seigneur Tiril avait à nous dire. Ne vous arrêtez donc pas a se simple malaise, j’ai sans doute trébuchée, j’en suis navrée. »
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Dragan
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MessageSujet: Re: [chambre de révérie] ... Moment de calme... ou de drame   Lun 10 Mar 2008 - 6:53

Dragan ne cillait pas sous le regard scrutateur et surtout sceptique du Marquis. Ce n'était pas au vieux singe qu'on apprenait à faire la grimace et apparemment, le père de Révérie n'était pas dupe des relations plus qu'amicales unissant les deux jeunes gens. Il n'en montrait rien, mais il suffisait d'avoir un minmum de jugeotte pour se poser des questions. Révérie et Dragan étaient restés enfermés plusieurs minutes dans la chambre de la jeune fille, assis l'un près de l'autre, la dite jeune fille en partie dénudée...

- "Seigneur Eregcül, vous n'avez aucune excuse à me faire, c'est moi qui ai manqué à toutes les convenances. Je comprends tout à fait. De même, ce fut un plaisir, plus qu'un devoir d'accompagner votre fille dans la recherche de ses origines. Elle était envoyée des moines et je n'aurais pas permis qu'il arrive le moindre mal à un émissaire. Par la suite, sa protection était encore plus nécessaire."

En tant que fille du Marquis déchu... Il ne termina pas sa phrase, mais tous deux savaient ce qu'il aurait pu arriver à Révérie par ce titre. Non seulement, son sang vicié la désignait comme une cible idéale pour les plus excités, mais de surcroît, son ascendance la mettait davantage en danger. Révérie n'en avait peut-être aucune idée, mais Dragan et Rima-Marcil connaissaient les leurs. Dragan esquissa un sourire alors que le Marquis parlait de sa tenue.

- "J'ai appris depuis longtemps à ne pas juger un homme d'après sa seule apparence... Mais soit, je me souviendrais de vous prévenir la prochaine fois pour ne pas vous mettre dans l'embarras."

Cette fois, c'était une étincelle de malice qui dansait au fond des prunelles de glace. Le Marquis faisait des efforts pour détendre l'atmosphère et passer outre les politesses glacées d'usage et le jeune Comte le suivit dans cette voie. Il parla alors du sujet dont Dragan voulait s'entretenir avec lui. En réalité, il n'y en avait pas vraiment de précis, mais il saurait bien aviser. En outre, peut-être serait-il judicieux de laisser sous entendre une relation entre les deux jeunes elfes. Il ne savait pas encore s'il aborderait le sujet ou pas.

Révérie réapparut, sous le regard admiratif du jeune Comte. Elle était à tomber par terre. Ses paroles arrachèrent un sourire à Dragan. elle était encore bien ignorante de son nouveau milieu, mais l'elfe renchérit :

- "Pas de ceux que je désire aborder en tous cas."

Mais toute sa bonne humeur s'envola alors qu'il voyait Révéreie faiblir et manquer de tomber. Cette fois, il esquissa réellement un geste vers elle, comme pour la soutenir, mais elle se reprit seule, ne désirant l'aide de personne. Elle s'assit et donna une fausse excuse, qui suffirait peut-être aux autres, mais pas à lui. Il fronça les sourcils, désapprouvant totalement son envie de conserver le secret de son état. Elle devait le dire à son père. Et si elle ne le faisait pas, ce serait Dragan qui s'en chargerait. Il jeta un coup d'oail à la Gouvernante, attendant qu'on la congédie. Il ne voulait parler qu'au père et à la fille. Quand ils furent seuls, il prit une inspiration, avant de lancer :

- "J'irais droit au but, il n'y a pas à s'encombrer de palabres inutiles : peu de personnes sont au courant que la situation a changé ici. Je me doute qu'un message a déjà été envoyé à la Reine pour la prévenir. J'ai déjà manqué à mon devoir en me taisant à ce sujet. Soyons honnêtes : vous aviez la paix, parce que vous étiez tombés dans la déchéance, mais maintenant que je vous vois, je vois un homme qui renait de ses cendres. Que comptez-vous faire? Rester le Seigneur oublié de l'Epine dorée ou reprendre votre place? Quand à Rév... Dame Aglarer, allez-vous la désigner comme votre héritière légitime publiquement? Comprenez qu'il y a de nombreux enjeux politiques que vous ne pouvez ignorer..."

Il s'interrompit un bref instant, avant de reprendre :

- "Et avant que vous me disiez quoique ce soit, sachez que je ne viens de la part de personne, mais je suis fidèle à la famille royale."

La conversation prenait un tour des plus sérieux, mais il devait en être ainsi.
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Rima-Marcil
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MessageSujet: Re: [chambre de révérie] ... Moment de calme... ou de drame   Lun 10 Mar 2008 - 9:14

Fine-Lame, bien que n'en laissant rien paraître, admirait le jeune Comte. Il n'était pas comme ces jeunes nobles qu'il avait rencontré et qui pensaient que leur titre suffisait à impressionnner et briller. Malheureusement de telles choses existaient même chez elfes. Mais Dragan n'était pas comme non. Il était différent. Intelligent, il choisissait ses mots avec soin, évoquant la condition de moine de sa fille et ses origines. Rima-Marcil dut reconnaitre qu'il avait raison. Elle avait beau être moine, les elfes ne se seraient tout de même pas gênés pour l'enfermer s'ils avaient su qu'elle était en partie Drow. La haine envers eux étaient toujours très grande. Certains avaient beau être conciliants d'autres ne l'étaient pas, comme le garde à qui Aglarer avait brisé le bras.

Dragan ne jugeait pas les gens selon leur apparence. Tout comme Fine-Lame. Le Comte, il le voyait bien, jouait son jeu. Il avait beau dire honnêtement ce qu'il pensait, il tentait tout de même d'amadouer le Marquis. Il connaissait ce jeu. Mettre en confiance la personne qu'il avant en face par des politesses, aller dans son sens pour gagner son approbation et son respect... Un jeu auquel il s'adonnait autrefois, notamment lorsqu'il avait longtemps cherché une femme. Il avait amadoué des pères afin de pouvoir approcher leurs filles. Il n'avait pas fait cela parce que cela l'amusait, bien que ce fut le cas, mais il avait longtemps cherché la femme parfaite, notamment parmi les nobles. Il trouva cette femme parfaite. Malheureusement elle était Drow. Et pour cela il avait été déchu.

Sa fille réaparut, vêtue de sa robe mais sans son corsage. Aglarer avait héritée des formes généreuses de sa mère, les elfes n'ayant pas de formes aussi avantageuses, si bien que la robe moulait son corps d'une façon qui aurait fait rougir plus d'un elfe. Rima-Marcil observa Dragan. Il était en admiration devant elle. A son regard il sentait que soit quelque chose se passait entre sa fille et lui, soit il voulait qu'il se passe quelque chose.

Cette sensation se fit plus presante lorsqu'il le vit faire mine de se lever pour soutenir sa fille. Son visage se fit désaprobateur lorsque sa fille s'excusa après une nouvelle crise. A son regard il devait avoir une idée du mal qui rongeait sa fille. Il était inquiet. Tout comme Fine-Lame. Il savait que sa fille avait inventé une fausse excuse. Croyait-elle donc qu'il était aveugle, qu'il ne voyait pas qu'elle était malade? Cela inquiétait d'autant plus Fine-Lame que les elfes étaient immunisés aux maladies. La seule chose qui pouvait les affecter, et expliquer son état c'était du poison. Elle devait savoir ce qui l'affectait, et Dragan aussi.

Sachant que cela ne servirait à rien de forcer sa fille à leur répondre, il changea de sujet. Pourquoi sa fille ne lui disait-elle rien? N'avait-elle donc pas confiance en lui?

"De quoi s'agit-il Comte?"

Ce dernier congédia la gouvernante d'un geste, voulant être seul avec eux. Ainsi c'était son retour qui l'inquiétait. Il n'était pas le seul. Beaucoup se demandaient ce qui allait se passer maintenant qu'il était sortit de son état de déchance totale. Il allait lui falloir prouver qu'il était toujorus loyal envers la famille royale s'il voulait avoir la paix et re trouver sa liberté. Il avait conservé son titre, certes, mais il était prisonnier. Mais pour le moment il ne se souciait pas de cela. Il voulait en premier lieu faire de sa fille son héritière. Il fallait d'abord penser à elle. Ensuite il penserait à lui.

"Je vois. Comme vous vous en doutiez j'ai envoyé une demande d'audience auprès de sa Majesté la Reine, afin de faire valoir ses droits d'héritière de l'épine dorée à Aglarer. J'attends sa réponse qui ne devrait tarder. Car j'ai beau être enfermé chez, je suis toujours Marquis, Comte. Si ma fille prouve son allégeance envers notre peuple et à la famille royale, je ne pense pas qu'on lui refusera ses droits d'héritière. Quant à moi, c'est un problème différent. Aux yeux de tous je suis un traître. Je doute que l'on me refasse confiance un jour, même si j'espère, la Reine le fera. Mais je compte bien prouver ma loyauté et regagner ma liberté Comte Tiril. Personne ne peut le comprendre, mais je n'ai jamais trahit mon peuple. Ce serait plutôt le contraire. C'est la femme que j'aimais qui a trahit le sien en me suivant. Elle a abandonné sa vie chez les Drows pour me suivre. Mais on ne lui a pas donné le temps de s'expliquer. Elle fut executée devant mes yeux sans autre forme de procès, sans qu'on lui laisse la moindre de chance de s'expliquer."

Ses yeux se voilèrent de tristesse à cette l'évocation de cet évènement tragique.

"Ce soir-là, j'ai perdu foi en notre peuple je le reconnait. Executer quelqu'un sans défense froidement est un acte que je n'aurais jamais cru voir chez mon peuple. Ou pire encore, s'en prendre à un enfant innocent. Car c'est ce soir-là qu'Aglarer naquit. Et elle serait morte si je ne l'avais protégée. Ce soir-là j'ai vu notre peuple se fourvoyer, trahir la justice et la bonté que l'on acclame partout en Miradelphia."

Ses yeux redevinrent clairs en un instant, la nostalgie étant partie aussi soudainement qu'elle était venue.

"Mais j'espère en revenant que telle chose n'arrivera plus. Je sais ce que vous allez dire, mais rassuez-vous je ne parle pas de pactiser avec les Drows, non. Je parle de laisser le bénéfice du doute à certains. Certains Drows ne sont pas aussi mauvais qu'on le pense. La preuve en est que s'ils l'étaient, Aglarer ne serait pas là aujourd'hui."


Ces propos il le savait, pouvaient être choquants et insultants. Mais Rima-Marcil savait au fond de lui que ce n'était pas que l'amour qui avait poussé Arakmorach à le suivre. Elle en avait assez de cette vie sauvage et brutale. Elle aspirait à la paix, et Fine-Lame avait pu le lui offrir. Pour un temps du moins. Si elle avait voulu cela, d'autres aussi le voulait peut-être. Devaient-ils tous être exécutés eux aussi? Fine-Lame ne pouvait supporter cette idée. Son honneur lui disait que telle chose serait révoltante. Mais il ne pouvait changer les choses s'il restait prisonnier. Il fallait qu'il prouve fidélité envers son peuple d'abord. Et ce ne serait pas une mince affaire. Surtout si Dragan répétait tout ce qu'il venait de dire.
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Révérie
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MessageSujet: Re: [chambre de révérie] ... Moment de calme... ou de drame   Lun 10 Mar 2008 - 11:50

Il lui avait lancé un regard réprobateur auxquelles, si il avait été seul elle aurait répondu d’un baiser, mais à présent et en ce lieux rien de tout cela n’était possible. Non ils se devaient tout deux d’être parfaitement corrects. Elle était assise, le visage paisible et l’air sereine, mais elle n’était rien de tout ça, terriblement tourmentée… Le regard de Dragan lui faisait comprendre qu’elle ne pouvait plus se jouer d’eux, elle devrait bientôt tout leurs avouer, mais pas maintenant.

Car oui, pour le moment tout tournait autour de sujet autrement plus important qu’un poison la rongeant peu a peu. On parlait d’avenir, cela la réconfortait dans l’idée qu’elle guérirait vite sans l’ombre d’un doute. Dragan annonça la couleur sans détour, avec franchise qu’elle préférait mille fois et son père répondit de bien sombre révélation. Voila donc comment sa mère était’ elle morte exactement… elle n’avait rien de mauvais ? Alors le sang drow qui coulait dans ses veines n’était qu’une pale copie de celui des vrai drows?

Qu’elle douce rêveuse de penser ainsi que tout était si simple. Enfin, sans comprendre pourquoi elle sentit ses larmes monter à ses yeux, et couler le long de sa joue, elle l’effaça bien vite sans que personne n’y voie rien, enfin elle l’espérait. Son père se montra dur et pourtant ses paroles pouvaient sembler folles, mais si pour Révérie elle avait tout leurs sens. Une fois que son père avait dit tout ce qu’il avait à dire, Révérie répondit d’une voix claire.

« Pour ma part, Héritière de l’épine d’or, je resterai tel que je suis, une simple elfe légèrement pale et au courbe agréable. Ce que mon physique a pris de drow, mon esprit s’en ai séparé, et je refuse et rejetterai se sang au point que si je le pouvais je m’ouvrirais les veines pour le chasser. Mais se serait trahir ma mere, trahir ce qu’elle m’a offert en perdant la vie… Pourtant, pour moi, je suis plus proche du peuple dont … vous faite partie que des … des… ba… Batards tel que moi. »

Une nouvelle fois elle s’arrachait la gorge et les lèvres en prononçant de mots qu’elle trouvait indigne d’elle, gardant la tête haute et restant fier et digne comme la plus noble des femmes. Doucement elle porta sa main à son cœur et repris.

« Je ne suis pas une jeune noble élevé parmi les plaisirs offert sans contrepartie. J’ai grandit dans la souffrance, la torture et le regard suspicieux des autres. Pourtant en mon cœur je me suis toujours considérée comme une elfe, c’est donc tout naturellement que j’accepterai d’offrir non pas ma dévotion, mais mes mains, mes armes, pour protéger et soutenir de mon mieux ceux qui régisse notre peuple. Leurs montrant ainsi que tout les métisses ne sont pas cruel, et que pour donner de tel enfant, leurs parents n’était surement pas des traitres… »

Elle souffla doucement, reprenant pour clore ce qu’elle avait à dire.

« En prouvant ainsi que nous ne sommes pas tous cruel, peut être pourrais je éviter que se genre de malheur ai a nouveau lieux. Et je pense sincèrement que deux personne s’aimant devrait être libre de leurs choix, non pas contrait par les races d’obéir a des règles stupide ! »

Elle parlait sans ce rendre compte que tout cela la touchait également, qu’elle douce enfant… a peine femme, a demi sortie de l’enfance. Dragan pouvait pertinemment se rendre compte qu’elle ne se rendait pas du tout compte que ses propos les visaient eux aussi dans le plus grand des secrets. Posant sa main sur ses lèvres elle rougit, baissant son visage, confuse.

« Pardonnez moi père, je n’aurais pas du, une jeune fille comme moi ne devrait pas se mêler d’affaire aussi importante. »
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Dragan
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MessageSujet: Re: [chambre de révérie] ... Moment de calme... ou de drame   Lun 10 Mar 2008 - 21:26

Une fois la Gouvernante sortie, les choses sérieuses commencèrent. Rima-Marcil s'enquit des intentions de Dragan en premier lieu. Quand le jeune elfe exposa ses questions, le Marquis le considéra calmement. Il ne savait pas ce qui se tramait dans la tête du Noble, ni qu'elle impression il lui faisait. Bien sûr, il cherchait à l'amadouer, mais au final, il ne faisait rien par hypocrisie. Il était précautionneux dans ses paroles, une vieille habitude, mais ses inquiétudes et interrogations étaient réelles, de même que son soucis du bien être de Révérie. Il se douta s'être trahi en voulant secourir Révérie. N'importe qui aurait esquissé un geste en sa direction, mais pas de façon si précipitée, ni avec une mine si inquiète. Cependant, ils avaient passé deux jours seuls, cela créait des liens, non?

Rima-Marcil parla alors de son allégeance envers la Reine, de ses espoirs pour sa fille, de son passé. Le Comte sentit son coeur se serrer en l'entendant parler de l'assassinat de celle qu'il aimait et sentit l'amertume s'emparer de son être en songeant à la barbarie des siens quand il s'agissait des drows. On disait les elfes sages... ce n'était qu'une rumeur, qu'un idéal qu'aucun d'eux ne saurait atteindre tant que la haine serait présente en leur sein. Il parla alors de laisser une chance aux drows de rpouver leurs valeurs. Dragan ne disait rien, le visage indéchiffrable alors que les paroles de Rima-Marcil résonnaient comme trahison à ses oreilles. Il approuvait ses dires en tant qu'homme, mais les réprouvait en tant qu'elfe noble.

Il n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche que Révérie intervenait avec fougue. Comme si elle avait besoin de proiuver à Dragan qu'elle n'était pas drow! Pourtant, il la laisse continuer, la laissant s'exprimer, exprimer sa peine... cela ne pouvait être que bénéfique. Mais à mesure qu'elle parlait, il sentit qu'elle dérivait vers un autre sujet épineux : eux deux. il espéra que Rima-Marcil ne ferait pas l'amalgame... Espoir qui serait sans doute déçu, le Marquis n'était pas idiot. Finalement, elle s'excusa d'avoir prit la parole et Dragan put enfin parler :

- "Dame Aglarer, vous n'avez pas à me convaincre des penchants de votre coeur, je sais déjà tout cela, depuis le jour de notre rencontre."

Message à double sens, que chacun pourrait interpréter comme bon lui semblerait. Il regarda alors Rima-Marcil, l'air grave et pensif.

- "Vous vous êtes exprimés librement devant moi, je ne sais si c'est par franchise ou par confiance, mais certains de vos propos pourraient être interprétés comme une trahison."

Il disait cela sans menace dans sa voix, c'était simplement un fait avéré.

- "Il va sans dire que ce qui sera dit ici restera entre nous. Il en va dans notre intêret à tous."

Il s'interrompit, prenant une brève inspiration, avant de poursuivre :

- "Je suis navré de ce qui est arrivé à votre femme, marquis. Navré pour vous, navré pour les elfes qui ont sombré dans la même cruauté que les drows qu'ils détestent tant. Quand vous parlerez à la Reine, prenez garde à ce que vous direz. Son époux a été assassiné par un elfe noir. La haine est comme un vers qui lentement ronge la pomme... Elle empoisonne le coeur et transforme des individus admirables. C'est ainsi qu'elle guide certains elfes sur la voie de la destruction. Il n'y a pas les bons d'un côté et les mauvais de l'autre. Aussi vrai qu'il y a des elfes pourris, il y a des drows qui veulent échapper à la violence. C'est rare, mais cela existe. Comme votre femme. Seulement, aucune tragédie personnelle n'aveugle mon jugement."

Il jeta un coup d'oeil à Révérie. Il avait parlé à voix basse, pour n'être entendu que du marquis et de sa fille. Il se méfiait des gardes infiltrés et ne voulait surtout pas que l'on retourne ses propos contre lui.

- "Vous n'êtes pas sans savoir les liens qui m'unissent à Anàrion. Il est comme un frère pour moi. Et Illydril, une soeur. Viendra le jour où Orelinde laissera sa place à la nouvelle génération. C'est en eux que réside l'espoir. C'est eux que vous devrez convaincre, mais cela sera difficile, chacun d'eux a perdu un être aimé de par la perfidide des drows. Mais parce que vous êtes un homme de valeur et parce que j'ai appris à connaître votre fille, je vous aiderais à retrouver la confiance de vos pairs."

Tout était dit. Il parlerait en faveur du marquis auprès d'Anàrion et d'Illydril. Ce ne serait pas facile et peut-être que les liens les unissant ne résisteraient pas à cette épreuve. Mais s'il se montrait suffisamment habile...
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Rima-Marcil
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MessageSujet: Re: [chambre de révérie] ... Moment de calme... ou de drame   Mar 11 Mar 2008 - 9:28

Rima-Marcil attendait la réaction de Dragan à ses propos. Il savait très bien que ce qu’il avait dit pouvait être pris pour de la trahison, mais il espérait que le jeune Comte était assez intelligent pour comprendre qu’il n’en était rien. Evidemment il ne fallait pas faire du cas d’Arakmorach une généralité, il le savait. Des personnes comme elle étaient rares, mais elles existaient. Et elles pouvaient être de grands alliés pour les elfes. Si tant est que ces derniers les laissaient vivre. Fine-Lame se surpris encore à penser à la manière d’un commandant. Il avait beau avoir perdu son poste, dans sa tête il était encore commandant et gardait certains réflexes de stratège. Il ne put avoir une pointe de regret, se demandant si un jour il retrouverait son poste. Peu probable, ou bien pas avant plusieurs années, le temps de prouver vraiment son allégeance.

Guettant toujours la réponse de Dragan, il se détacha de lui lorsqu’Aglarer prit la parole. Elle s’emporta, comme cette fois dans le salon, le jour de leurs retrouvailles. Il la vit buter une nouvelle fois sur ce mot qu’elle haïssait, mais qui visait surtout à prouver où était son allégeance. Elle n’avait pas à le lui prouver, mais peut-être voulait-elle le prouver à Dragan. Il regarda ce dernier, observant ses réactions tout en écoutant sa fille. Il ne bronchait pas, ne cillait pas. Il écoutait ce qu’elle avait dire sans montrer la moindre réaction. Alors que sa fille s’excusait, Dragan prit la parole. Les paroles sonnèrent étrangement à l’oreille de Fine-Lame. Il y avait comme une signification cachée dedans, comme si ce message signifiait autre chose pour le Marquis que pour sa fille.

« Tu n’as pas à t’excuser Aglarer. Ce sujet te touche plus particulièrement du fait de ton ascendance. Sache que te soutiens, mais il te faudra apprendre à être prudente. Même si tu convins la famille royale de ton allégeance, certains ne te feront jamais confiance. Et ce sera pareil pour moi. Mais ensemble nous nous battrons pour gagner cette confiance. Nous leur prouverons qui nous sommes, et ferons en sorte que la tragédie qui a emporté ta mère ne recommence plus jamais. Après tout, viendra un jour où tu voudras sans doute te marier, mais cela ne pourra se faire tant que nous n’aurons pas changés les choses. »

En disant cela, il lança un Dragan un regard lourd de sous-entendus. Il voyait bien que sa fille ne lui était pas indifférente. Et peut-être même qu’il en était de même en ce qui concernait Aglarer. Mais il ne dit rien, ne lançant pas le sujet. Ce n’était pas le moment, pas encore. Il viendrait bientôt, mais pour le moment, un sujet plus important requerrait son attention.

« Je vous rassure, je ne suis pas aveuglé par ma tragédie personnelle comme vous dites si bien. Je ne vais pas aller croire le premier Drow que je croiserai me dire qu’il se repent. Je ne suis pas idiot. Je sais très bien combien ces gens sont fourbes et scélérats, je les ai combattus pendant plusieurs siècles. Je connais leurs ruses et leurs méthodes. Beaucoup ont voulut me faire croire qu’ils avaient changés, mais aucun n’était sincère. Aucun sauf Arakmorach. Vous pensez peut-être que l’amour m’aveugle mais il n’en est rien. Et je vous le prouverais. »

Dragan promit de ne rien dire, assurant que cette conversation ne sortirait pas des murs de cette chambre. Il se mit à parler à voix basse, ne voulant pas être entendu des gardes chargés de la surveillance du Marquis, et accessoirement de l’espionner. Il leur assurait son soutien auprès d’Anàrion et Illydril. Il ne pouvait en espérer autant. Avoir l’appui de l’homme de confiance du futur roi des elfes, ne pouvait que leur être que d’une grande aide.

« Je vous remercie de votre soutien Dragan Tiril. Sachez que je cela me touche, et si je regagne la confiance de notre peuple, j’aurai alors une dette envers vous. Je n’aurai espéré avoir un allié tel que vous dans cette bataille. »

Le Marquis était sincère. Le soutien de Dragan pèserait lourd dans la balance. Mais il prenait un risque considérable. Il risquait de perdre beaucoup dans cette affaire. Et pourtant il était prêt à tout risquer pour que cela marche.

Rima-Marcil regarda sa fille. Un faible sourire se dessina au coin de ses lèvres. Il avait un intérêt dans cette histoire. Il valait mieux que leur entreprise réussisse, où bien Dragan perdrait bien plus que ses liens avec la famille royale. Ca, Fine-Lame en était certain.
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MessageSujet: Re: [chambre de révérie] ... Moment de calme... ou de drame   Mar 11 Mar 2008 - 10:18

Son père avait t’il donc comprit tout le secret pour ainsi parler mariage et jetant un tel regard a son melindo ? Elle lança un regard neutre qu’il pouvait sans doute comprendre. Son père n’était pas un vieil idiot et son esprit était aussi vif que celui de sa fille.

Pour la suite elle se fit silencieuse, effacée, écoutant plus qu’autre chose, elle avait tant a apprendre encore pour être ainsi capable d’être un fin épéiste du verte sachant parer mieux qu’attaquer. Ils étaient de beau parleur vraiment… Révérie les enviaient en silence en posant ses yeux en amande sur chacun d’eux.

La fin de leurs propos la touchait, Elle émit un fin sourire à peine visible en regardant Dragan, oui pour lui elle n’était plus une métisse, mais simplement elle-même, Révérie, celle qui le rendait heureux tout comme il la rendait heureuse. Son père ajouta qu’il porterait une dette envers Dragan si tout cela se passait bien. Comme Révérie espérait que cette dette soit payée en laissant Rima accepter que sa fille soit la femme d’un homme comme Dragan. Non pas d’un homme comme lui, de lui tout simplement, elle n’imaginait pas son avenir avec un autre homme que celui qui croisait actuellement son regard.

Mais Révérie ne pensa pas tout de suite que Dragan avait beaucoup à perdre car oui, si cela se passait mal elle ne doutait pas qu’il perdrait son frère et sa sœur de cœur. Comme c’était horrible de penser ainsi alors que l’être concerné n’était rien d’autre que son tendre amour. Doucement elle pris la parole, elle qui avait été jusque la silencieuse.

« Je vous serais éternellement reconnaissante Seigneur Tiril de faire tant pour nous. Je ne sais comment vous en remerciez mais sachez le, cela me fait chaud au cœur de savoir que tout les elfes ne me haïssent pas et sachez que moi aussi j’ai appris à vous connaître, et tout les elfes ne sont pas si empli de préjugé sur les êtres comme moi ou le sang de deux peuple coule dans mes veines. »

Elle sourit doucement a son père… oui, tout allait pour le mieux si elle pouvait être ainsi en présence des deux hommes qu’elle aimait.
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