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 La Princesse, la Duchesse et le Grand Chat [PV Méliane]

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Milynéa Lythandas
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MessageSujet: La Princesse, la Duchesse et le Grand Chat [PV Méliane]   Ven 16 Mai 2014 - 18:59

Fin de la Cinquième Ennéade de Favriüs, An 8 du XIème Cycle


Qu'il est délicat de se concentrer sur ses lectures quand les chemins qu'on emprunte font s'agiter le carrosse, suscitant l'inconfort. Même si la mer peut secouer bien davantage, il était toujours curieux pour elle de constater que, malgré ses racines ancrés dans les terres, elle préférait le large et les navires pour voyager. Se détournant de ses lectures qu'elle rangea avec le plus grand soin, elle reporta son attention à l'extérieur, appréciant du regard les paysages qu'offraient les terres intérieures du Langecin.

C'était un pays qui avait toujours suscité chez elle un attrait particuliers, à l'instar du Soltaar. Si les autres régions du royaume péninsulaire lui paraissaient brute et parfois barbare, comme les gens et les nobles qu'on pouvait y trouver, elle trouvait dans ces deux régions un raffinement plus appuyé et présent, lui évoquant ses racines au delà même des vestiges d'une culture similaire.
Elle appréciait particulièrement, et cela paraît évident, les travaux des artisans tisserands, et l'indéniable talent et savoir-faire qu'ils possédaient, et qu'elle avait plaisir à s'offrir depuis de nombreuses décennies.

Et c'est pour faire la connaissance de celle qui succédait aux Sephren sur le trône du Langecin qu'elle avait entreprit ce voyage, bien que la route eut raison d'une partie de son enthousiasme, mais il était trop tard pour reculer, surtout avec le cadeau dont elle s'était encombrée et qu'elle avait eu peine à dénicher, après avoir profité des bruits captés par son comptoir de Leliande.
Une journée sur les routes, pendant lequel elle remercia les Dieux de lui avoir donné le temps d'apprendre la patience, et c'est dans un hôtel particulier de la Cité aux Cinq Portes qu'elle passa la nuit, préférant remettre au lendemain sa visite à la duchesse.

Dans la journée, un cavalier avait prit les devants, afin de prévenir au plus tôt le Palais Ducal de la visite de la Princesse Marchande, afin qu'ils puissent s'y préparer convenablement.

Le lendemain, la petite troupe qui était partie de Leliande rejoignit le Palais, et après s'être faite annoncé, on conduisit Milynéa – qui portait pour l'occasion, et pour honorer son hôte la dernière création qu'elle avait commandé aux tisserands langecin -, un homme richement vêtu, plusieurs de ses gardes mercenaires ainsi que des porteurs pour le cadeau, et un dernier homme – ces derniers étaient tous tatoués sur une moitié du visage – jusqu'à la salle du trône où l'attendait la Duchesse et quelques représentants de sa cour.

L'homme s'avança et s'inclina devant le trône avant de prendre la parole.

« Votre Altesse Méliane de Lancrais, nobles gens de cette cour, c'est un honneur pour moi que de vous présenter ma Dame, la Princesse-Marchande Milynéa Lythandas, de Thaar. »

Et à elle de ponctuer cette introduction en s'inclinant légèrement devant la maîtresse des lieux après s'être avancée à son tour. Derrière elle, les porteurs posaient délicatement leur fardeau et attendaient la suite.

« C'est un plaisir que de vous rencontrer, Duchesse, et de vous témoigner mes félicitations pour votre intronisation, bien que je ne puisse sincèrement me réjouir de la disparition des de Sephren, avec lesquels j'ai souvent entretenu de bons rapports. Puissiez-vous apprécier ce présent de ma part, et y voir les débuts d'une entente respectueuse et cordiale. »

Les serviteurs dégagèrent la cage dans lequel s'agitait un jeune lyngre, perturbé tant par le transport que par les circonstances. Et comme une mise en scène élaboré, le dernier homme demeuré à part s'avança alors que la princesse poursuivait.

« J'imagine que vous reconnaissez l'animal, il m'est parvenu que vous aviez un intérêt prononcé pour l'espèce. Ce spécimen est encore jeune et assez sauvage, c'est pourquoi je vous ai amené cet esclave, dont c'est le métier que de dresser ces bêtes. » Et n'ignorant en rien le problème que posait le statut de l'homme, elle continua. « Toutefois, je sais que vos lois et traditions excluent la possession et l'usage d'esclaves, aussi n'y verrais-je pas d'insulte si vous le libérez et décidez d'en faire un homme libre. »

Et là-dessus, elle laissa la Duchesse dans la réaction de ces deux surprises, tant sa venue que le double présent qu'elle lui faisait.
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Méliane de Lancrais
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MessageSujet: Re: La Princesse, la Duchesse et le Grand Chat [PV Méliane]   Ven 16 Mai 2014 - 19:41


Une journée interminable parmi tant d'autres, une journée de plus sans que la caresse du soleil ou de la brise printanière n'effleure sa peau. Une autre journée enfermée entre les murs du palais. Certes la couronne était sur sa tête, certes le titre de duchesse était sien et tout ce qui allait avec, couronne, robes, biens, argents, respect ... Mais chaque pièce a deux cotés, c'était la un fait immuable et bien il en était de même en la présente situation, sous l'or et le faste de la position ducale se cachaient les longues heures de travail, les ennuyeuses discutions politiques, les soucis en masse.

Pas plus tard que le matin même, elle avait due supporter entre les 4 murs de son bureau un conseil d'hommes tous plus anxieux les uns que les autres quand a la situation actuelle des grands vassaux de Langehack. Pas que cela la laisse indifférente ou sans craintes elle même, mais contrairement a la brochette de pleurnichard qui faisait légion au conseil, elle ne tremblait pas au premier revers. Elle n'était pas devenue duchesse en ayant peur de sa propre ombre. Le refus de serment de certains était un contre temps ennuyeux, une épine dans le pied ducale, mais rien dont elle ne saurait venir a bout.

Par chance, la réunion matinale ne s'était pas éternisée plus que de raisons. En effet aujourd'hui était jour de doléances et de visites. Elle aimait ses instants, le contact avec le peuple, cette sensation de pouvoir faire la différence, ce droit de donner la justice .. C'était ce pourquoi elle avait voulue devenir duchesse et non pas pour quelques robes et une babiole bien lourde que l'on appelait couronne. En ce jour d'ailleurs, elle ne la portait pas. Ses cheveux libres de toute attaches flottaient autour d'elle tel un halo sombre, tandis que sur son front trônait un discret pendentif. Son corps se dissimulait sous un jolis taffetas de tissus. C'était loin des tenues pratiques qu'elle portait d'ordinaire mais ce n'était pas non plus une des ces robes énormes faites pour épater les autres autant que pour entraver les dames.


Quand la danse des doléances prit fin, on lui fit part que l'invitée attendue était arrivée. La veille un messager était venue annoncer sa visite. Méliane avait veillée de ce fait a ce que la princesse marchande soit accueillie a la mesure de sa réputation. Un banquet avait été organisé et l'une des plus belles chambres du palais préparée avec soin. Une petite troupe fit son entrée et pendant qu'ils se dirigeaient vers elle, elle eu tout le loisir de les détailler. Celle que l'on appelait princesse marchande était d'une beauté tout a fait elfique et si ce n'est les jolies formes qui reniés en partie cela, Méliane aurait pue jurée avoir affaire a une représentante du peuple Elfique. Tout en elle n'était que grâce et finesse. Beaucoup des présent dans la salle lancèrent quelques regards aux hommes tatoués qui servaient d'escorte a la marchande, pour sa part Méliane ne s'en offusqua nullement. Ce qui faisait mode ici ne le faisait pas ailleurs et vice versa.

« Votre Altesse Méliane de Lancrais, nobles gens de cette cour, c'est un honneur pour moi que de vous présenter ma Dame, la Princesse-Marchande Milynéa Lythandas, de Thaar. »

Méliane se leva de son trône, un sourire sincère sur les lèvres tandis que d'un regard bienveillant elle fixait celle qui venait de lui être présenter. Il fallait bien avoué aussi que son regard se faisait curieux de ce qui se passait au delà de ses yeux. Sa curiosité était tournée vers les porteurs et ce qu'ils amenaient avec eux. La curiosité était un vilain défaut disait on, Méliane n'était pas de cet avis, la curiosité amenait la connaissance et la connaissance était une forme de pouvoir non négligeable.

« C'est un plaisir que de vous rencontrer, Duchesse, et de vous témoigner mes félicitations pour votre intronisation, bien que je ne puisse sincèrement me réjouir de la disparition des de Sephren, avec lesquels j'ai souvent entretenu de bons rapports. Puissiez-vous apprécier ce présent de ma part, et y voir les débuts d'une entente respectueuse et cordiale. »

Méliane s'approcha de quelques pas, jusqu’à se retrouver face a Milynéa dont elle salua les paroles par une délicate et respectueuse inclinaison de tête. Par ce geste, elle indiquait a la princesse marchande qu'elle n'était pas de ces nobles hautains et haineux des choses différentes de leurs propres culture. Sachez ma Dame que le plaisir est partagé, si vous me le permettez outre les formalités et les courbettes, je vous appellerais Milynéa, voila qui facilitera nos conversation a venir ne croyez vous pas ? Vos félicitations me touchent et croyez bien que comme vous, j'aurais préférée arriver a cette position qui est mienne en d'autres circonstances. Les de Sephren étaient des amis de ma famille de longue date et je regrette leurs pertes en même temps que tout le peuple Langecin.

Après ces quelques mots échangés, elle dirigea toute son attention vers le présent annoncé. Quand il fut dévoilé a son regard, elle ne fut plus qu'émerveillement, son visage s’illuminant tel celui d'une enfant. Aux yeux de la cour, la princesse marchande venait de marquait un point et pas des moindres. Quand a Méliane pour sur, elle estimait ce cadeau a sa juste valeur. Dans une cage reposait un somptueux et fier animal. Un Lyngre tel elle en avait rêvée depuis ses plus jeunes années. Elle eu un pincement au cœur en se disant que sa fille n'était pas la avec elle en l'instant pour savourer ce moment, mais elle se promit que ce serait bientôt le cas.  Elle reporta son regard et son attention sur la marchande qui ne pouvait que deviné a quel point son cadeau était apprécié.

Savez vous que vous offrez a ma vue et a mon cœur un présent qui fait que je vous accorde en l'instant et avec bon plaisir mon affection. Je cherche a m'en procurer un depuis de nombreuses années déjà et voila que vous venez a moi et m'en faites présent. Un pas de plus, elle posa dans un geste mesuré et rapide une main sur le bras de son invité afin de témoigner la reconnaissance et le respect mérité. En l'instant je ne peux que souhaiter moi même que nos relations soient égales a ce moment, agréables en tout point. Alors qu'elle reculait de quelques pas, un homme restait jusqu'alors en retrait s'avança.

« J'imagine que vous reconnaissez l'animal, il m'est parvenu que vous aviez un intérêt prononcé pour l'espèce. Ce spécimen est encore jeune et assez sauvage, c'est pourquoi je vous ai amené cet esclave, dont c'est le métier que de dresser ces bêtes. » Toutefois, je sais que vos lois et traditions excluent la possession et l'usage d'esclaves, aussi n'y verrais-je pas d'insulte si vous le libérez et décidez d'en faire un homme libre. »

La marchande s'était bien renseignée, en plus d'avoir la beauté Elfique, l'intelligence ne lui faisait pas défaut tout comme en témoignait son regard un brun mystérieux de par les deux couleurs non semblables qui habitait chacun de ses yeux. Elle méritait vraisemblablement la réputation qui était sienne, faire affaire avec elle serait de bonne augure pour Langehack.

Je vous remercie a nouveau tant pour le présent que pour le moyen de m'en occuper convenablement. Elle se tourna maintenant non pas vers l'esclave mais vers celui qui maintenant faisait parti de ces gens. Car il fallait bien se le dire, bien qu'il soit plaisant que la marchande clame d'elle même ne pas en prendre offense, sur ce point Méliane aurait fait a son vouloir avec ou sans ses paroles. Je vous souhaite la bienvenue en ces lieux que je vous pris désormais de considérer comme votre maison. Il me tarde de pouvoir m'approcher de ce superbe animal sans danger et de pouvoir également en faire profiter ma fille. A cet effet, je vous demanderais de mettre tout votre cœur a l'ouvrage. Sachez qu'en retour vous recevrez, un toit, une bourse et votre liberté. Bienveillante elle lui adressa un sourire avant de reporter toute son attention sur Milynéa.

Le voyage a du vous être épuisant, je vous propose de venir passer un moment dans mes salons privés afin de vous détendre avant le banquet. Vos gens pourront se restaurer et se reposer tout a leurs aises également, mes gens veilleront a cela.

Marque de politesse sincère que voila, mais c'était aussi et surtout le moyen de poursuivre la discutions dans des lieux plus propices a l'intimité. Elle n'allait pas débattre de futurs accords commerciaux devant de possibles oreilles indiscrètes. Sa toute nouvelle position et les quelques soucis qui en découlaient l'obligeant probablement a être plus prudente que de raisons, mais mieux valait cela que le regretter plus tard.  
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Milynéa Lythandas
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MessageSujet: Re: La Princesse, la Duchesse et le Grand Chat [PV Méliane]   Dim 18 Mai 2014 - 14:31

L'Estrévent avait toujours sur les nobles et les gens de la Péninsule de l'intérieur des terres cet effet particulier, et au banquet de ce soir, elle ne manquerait pas de renforcer le petit jeu auquel elle se plaisait à jouer avec ceux qui étaient peu coutumier de l'étranger. Elle contemplait ces regards qui ne la surprenaient plus... Les pères des uns et des autres, probablement, avaient eu le même bien des décennies plutôt, même avant leurs naissances.
Et à la Duchesse de se libérer des conventions et des protocoles pour y préférer une familiarité respectueuse auquel elle décida d'offrir un écho favorable.

« Soit, dans ce cas, je vous appelerais Méliane. »

Les choses se passaient bien, et le cadeau avait eu l'effet escompté. Cette Duchesse semblait faire preuve d'une tolérance et d'une ouverture assez franche aux étrangers, que ce soit par leurs pays que par leurs sangs, c'était une bonne chose, qui ne se retrouvait pas partout dans cette Péninsule, elle ferait donc preuve d'un respect au moins équivalent.

Le dresseur inclina la tête, une expression de reconnaissance dans le regard quand on lui annonca qu'il serait libre, hébergé et payé. Mais il ne répondit pas, plus tard, il s'exprimerait probablement, mais il avait apprit à ne parler que lorsqu'on le lui autorisait, bien sûr il s'en remettrait, il était né libre, son esclavage n'était que son propre fait, ses propres erreurs, mais cela prendrait du temps.

« Ne vous faites pas de soucis pour mes gens, ils ont eut toute la nuit pour se reposer, et la matinée pour se restaurer. Que votre intendant indique à mes... hommes où porter la cage et son occupant, et ils se retireront, et à cet homme la chambre où je pourrais m'apprêter pour le banquet lorsque nous en aurons terminé, qu'il y fasse porter mes affaires, se serait fort aimable de sa part. »

Ses gens... Ces nobles péninsulaires voyaient ces tatouages aux motifs communs de corbeau et devaient y voir de l'exotisme, une excentricité d'estréventin, là où il y avait sa façon de marquer ses esclaves, afin qu'ils ne puissent le dissimuler à qui que ce soit, ni oublier ce qu'ils furent, pour ceux qui finissent par être libéré.
Et parce qu'ils sont des esclaves, elle ne considérait pas qu'ils méritent le traitement qu'on témoigne aux hôtes de marques et à leurs suivants. Elle se tourna vers son homme de confiance, qui l'avait présenté quelques instants plus tôt.

« Quand les porteurs auront terminé avec la cage, puis mon coffre, faites les reconduire par les mercenaires, versez à ceux qui le veulent une petite avance sur leur salaire pour qu'ils puissent profiter de l'hospitalité et des charmes de cette cité, mais qu'ils soient à nouveau tous à disposition ce soir. »

L'homme acquiesca en ponctuant le geste d'un « Bien ma Dame » avant d’emboîter le pas à l'intendant qui s'était avancé et l'invitait à présent à le suivre. Et aux esclaves-porteurs et mercenaires de fermer la marche de la petite troupe qui disparaissait à présent de la salle du trône.

« A présent, je peux accepter votre proposition d'entretien, je vous suis. »

Et les deux femmes furent conduit par un serviteur jusqu'au salon privé dans lequel elles pourraient discuter plus librement, elle n'avait pas en tête de plan précis pour d'éventuels nouveaux accords, mais elle ne doutait pas que la Duchesse profite de l'occasion qui se présentait à elle.
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Méliane de Lancrais
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MessageSujet: Re: La Princesse, la Duchesse et le Grand Chat [PV Méliane]   Dim 18 Mai 2014 - 15:00


« Ne vous faites pas de soucis pour mes gens, ils ont eut toute la nuit pour se reposer, et la matinée pour se restaurer. Que votre intendant indique à mes... hommes où porter la cage et son occupant, et ils se retireront, et à cet homme la chambre où je pourrais m'apprêter pour le banquet lorsque nous en aurons terminé, qu'il y fasse porter mes affaires, se serait fort aimable de sa part. »

Méliane acquiesça a cela. Elle ne connaissait pas grand choses des coutumes qui avaient cours au delà des terres du duché de Langehack, elle n'avait jamais guère eu l'occasion de voyager. Elle était pourtant pleine de ce genre de rêves dans sa jeunesse .. Mais tout ça c'était avant son mariage. Elle se secoua mentalement, comme toujours quand ses pensées se diriger vers cette époque. Elle ne devait pas pensée a cela, elle ne pouvait pas se le permettre. Elle se tourna vers son intendant a qui elle glissa quelques mots sur l'endroit ou porté les deux nouveaux habitants du palais ducale, le Lyngre et son dresseur. Elle donna aussi quelques directives sur ou devait être menée les affaire de leur invitée. L'intendant prit dont en charge la petite troupe laissant Méliane accordée toute son attention a la princesse marchande.

« Quand les porteurs auront terminé avec la cage, puis mon coffre, faites les reconduire par les mercenaires, versez à ceux qui le veulent une petite avance sur leur salaire pour qu'ils puissent profiter de l'hospitalité et des charmes de cette cité, mais qu'ils soient à nouveau tous à disposition ce soir. »

Si elle comprenait fort bien le sens de ces paroles, la toute nouvelle duchesse de Langehack prit le parti de ne rien en laisser voir. Mercenaires et porteurs n'avaient visiblement pas le même statut au yeux de la dame. Mais ces mots ne lui étaient pas destinés et elle ne pouvait jugée d'un mode de vie différent du sien. D'un mode de vie dont elle ne connaissait rien, qu'importe qu'elle ne l'approuve pas. De plus a quoi bon offensée son invitée alors qu'au demeurant elle ne pourrait pas changer le monde. Si il était en son pouvoir de libérer a son bon vouloir, les esclaves dont on lui faisait présent, elle ne pouvait rien faire pour ceux qui vivaient au delà de ces terres .. C'était un regret, mais surtout un fait. Pour gagner une guerre, il fallait savoir choisir ses batailles ... C'était un brin triste, mais c'était ainsi que fonctionnait le monde, une leçon qu'elle avait apprise en devenant duchesse. Parfois les sentiments n'avaient simplement pas leurs places.  

« A présent, je peux accepter votre proposition d'entretien, je vous suis. »

D'un sourire et d'un geste de la main fluide, Méliane lui indiqua la marche a suivre alors qu'aux devant, une domestique leur ouvrait le chemins jusqu'aux salons privés. La marche fut courte et se fit dans un silence solennelle, elle espèrait que la marchande n'en prendrait pas ombrage, mais prudence était maître de sûreté et plus que jamais, elle se devait d'appliquer ce principe. Les salons privés de la duchesse de Langehack étaient élégant, riches, confortables et aussi très rouges .. Un rouge profond, chaud, envoûtant. Doux et non pas agressif. Des tapis jusqu'aux rideaux en passant par les nombreux canapés. Une fois qu'elles furent seules, Méliane alla s'installée sur un des canapés, dressés sur une petite table, attendaient rafraîchissement et petite collation.

Asseyez vous et servez vous, je vous pris. Comme je le disais le voyage a du vous être des plus épuisant. Si vous me permettez une once de curiosité d'ou m'arrivez vous ?

Question banale que voila, futile diraient certains. Probable que cela était vrai, mais sous le couvert d'un sujet facile et propice a installer les débuts d'une discutions, c'était la aussi un intérêt sincère pour la personne de la marchande mais aussi pour l'endroit de la ou elle venait. Un intérêt doublé par le fait que depuis qu'elle était duchesse, elle ne voyait plus grand chose d'autres que les murs du palais. S'offrir un peu d'exotisme et de voyages par procuration serait dont un luxe plus que bienvenue.

J'imagine que de par la fonction qui est la votre, vous avez du parcourir bien des contrées en ce monde. Est ce votre première visite péninsulaire ? Je ne peux qu'imaginée les merveilles que vous avez vue au delà de mes terres ... Le regard brillant, une légère moue contrite se forma sur ses lèvres. Pardonnez moi ses bavardages, il faut dire que depuis mon intronisation en tant que duchesse, je n'ai guère eu le loisir de voir autre chose que les murs de ce palais.   Et avant cela rien d'autres que ses terres et encore avant cela, les murs qu'était la prison de son mariage .. Mais la n'était pas le propos, bien qu'il lui semblait parfois avoir passée sa vie a échanger une prison contre une autre.
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MessageSujet: Re: La Princesse, la Duchesse et le Grand Chat [PV Méliane]   Lun 19 Mai 2014 - 19:46

Il ne leur fallut pas longtemps pour atteindre les salons dans lesquels elles pourraient discuter plus à l'abri des oreilles indiscrètes, et faire connaissance, plus amplement. Et si la marche se fit dans le silence, elle n'en prit pas ombrage, non, elle comprenait, approuvait même.
Ces salons, elle les avait déjà visité... Même si ils étaient alors différents, légèrement. C'était il y a bien longtemps de cela, elle avait peu souvent visité ce palais, à vrai dire, demeurant le plus souvent à Leliande, invitée par les marchands et les nobles locaux.
Elle s'installa dans un canapé mais ne se servit pas tout de suite, elles avaient le temps pour cela.

« J'arrive d'Ydril, où je conduisais quelques affaires avec le régent de ces terres. »

Donner davantage de détails lui semblaient sans intérêt, les rumeurs lui apporteraient tôt ou tard, et elle considérait hors de propos de discuter d'affaires qui ne la concernait pas, sans hostilité aucune, simplement le bon sens et la logique. Mais cela pourrait piquer sa curiosité, la conduire à s'en informer, et la chose pourrait lui être éventuellement bénéfique, tôt ou tard.
Aussi, et si la Duchesse avait voulu ouvrir la discussion là-dessus, celle-ci serait refermée aussitôt.

Quand elle lui demanda si c'était sa première visite, elle ne put que sourire, ça n'était pas moqueur, loin de là, son ignorance n'était pas choquante, et elle ne considérait pas ses dernières visites comme marquante pour la noblesse, demeurant à Leliande, à discuter entres marchands.

« Ça n'est pas ma première visite dans le Royaume Péninsulaire, ni la première fois que je visite le Langecin, j'y suis venue, plusieurs fois déjà, et pour les plus lointaines, vous n'étiez pas née, pas davantage votre père, je présume. »

Là encore, elle n'offrirait pas les précisions, laissant à Méliane le loisir de s'interroger ou non sur l'âge que la sang-mếlée qu'elle était pouvait avoir... Même si il n'était, finalement, pas si important. Mais si jusqu'à lors, les mots l'avaient fait sourire, son expression se fit plus curieuse, interrogatrice. Cette Humaine était-elle demeurée dans le Langecin durant toute sa vie ? Quel âge avait-elle déjà ? Un peu moins d'une trentaine d'années, quelque chose d'approchant, et pourtant, elle ne semblait avoir vécu que dans une petite cage... Mais le pire n'était peut-être pas dans cet enfermement, volontaire ou non, mais dans l'aveu d'ignorance.
Plus que la réalité, la Marchande savait l'apparence primordiale, comme la connaissance qui permet les compliments et la flatterie qui peut endormir la vigilance et accommoder l'interlocuteur. Et face à elle se tenait une femme qui n'avait pas encore réellement vécut, et qui semblait admettre une certaine ignorance... Qui ne la dissimulait pas. En d'autres circonstances, elle s'en serait réjouie, aurait considéré tout cela comme autant d'atouts dans sa manche, mais une certaine curiosité l'emportait, elle voulait comprendre cette mortelle qui se refusait à vivre.

« Les bavardages ne me dérangent pas, mais je m'interroge... Votre intronisation est récente, et vous aviez une vie avant cela... Moins d'obligation qu'à présent, et pourtant, vous semblez suggérer que vous n'avez jamais quitté le Langecin... Pourquoi ? Comme Humaine, vous n'avez qu'un temps extrêmement limité pour jouir de ce que ce monde peut vous offrir, et pourtant, vous perdez du temps dans l'immobilité, vous enracinant à une seule terre alors qu'en votre seul royaume s'épanouit une certaine diversité. »

Peut-être offrirait-elle quelques conseils, si il lui apparaissait qu'elle en ait vraiment besoin... Cela pourrait la servir et lui apporter un bénéfice certain, en plus de bonnes relations renouvelées avec le trône langecin.
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Méliane de Lancrais
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MessageSujet: Re: La Princesse, la Duchesse et le Grand Chat [PV Méliane]   Lun 19 Mai 2014 - 21:06


« J'arrive d'Ydril, où je conduisais quelques affaires avec le régent de ces terres. »

C'était bref, court et concis. De toute évidence la marchande mettait un point d'honneur a ne rien divulguer de ses affaires et de ses clients. Sa discrétion était peut être d'ailleurs en partie ce qui lui faisait si bonne réputation. Méliane respectait cela, puis après tout, elle avait eu réponse a sa question, récoltant même bien plus que ce qu'elle avait demandée. En effet, la mention Ydril et régent avait suffit a lui donner quelques informations précieuses. Suffisamment sans doute pour qu'elle devine les détails d'une possible transaction. Arichis d'Anoszia était le régent d'ydril, il lui avait fait parvenir ses hommages pour sa montée sur le trône de Langehack. De source plus officieuse, elle savait qu'il marierait bientôt sa fille. Mais dans le fond tout ça ne la regardait pas, elle n'y attarda dont pas ses pensées plus que de raisons.

« Ça n'est pas ma première visite dans le Royaume Péninsulaire, ni la première fois que je visite le Langecin, j'y suis venue, plusieurs fois déjà, et pour les plus lointaines, vous n'étiez pas née, pas davantage votre père, je présume. »

Les yeux de la duchesse détaillèrent un très court instant la marchande, pesant avec soin le poids de ses mots et ce qu'ils impliquaient. Elle avait dont vue juste, il y'avait bien quelque chose d'Elfique en elle. Aucune dame humaine, quelque soit sa santé ne pouvait prétendre a vivre aussi longtemps que le suggérait celle qui lui faisait face. Quel pouvait bien être son age ? Difficile a dire, les Elfes étaient sans ages d'apparence, quand aux demis, tout dépendait de la prédominance du sang. Mais de par ses paroles, elle avait probablement vécue plus d'années que Méliane n'en vivrait jamais dans sa vie. Point de jalousie ni d'envie la dedans, juste une pointe de curiosité quand a savoir ce que l'on ressentait a avoir le sentiment d’être éternel.

Bien que cela ne se fasse guère entre dames, mais vu que nous en sommes toutes deux, je me permettrais une question. Depuis combien d'années arpentez vous les terres de notre monde ? Bien que la question dénote d'une curiosité évidente, le ton lui était emprunt de respect. Elle ne prendrait guère ombrage d'un manque de réponses. Cela serait juste étrange. Les dames humaines pouvaient avoir en tout temps bien du mal a donner leurs ages, car leurs années a elles étaient comptées, ce qui n'était visiblement pas le cas de celle qui lui faisait face. Oh final, qu'importe son age, elle avait la grâce et l'assurance qu'on les personnes ayant vécues longtemps . Rester juste a déterminer ce que signifiait pour la marchande " Longtemps".

« Les bavardages ne me dérangent pas, mais je m'interroge... Votre intronisation est récente, et vous aviez une vie avant cela... Moins d'obligation qu'à présent, et pourtant, vous semblez suggérer que vous n'avez jamais quitté le Langecin... Pourquoi ? Comme Humaine, vous n'avez qu'un temps extrêmement limité pour jouir de ce que ce monde peut vous offrir, et pourtant, vous perdez du temps dans l'immobilité, vous enracinant à une seule terre alors qu'en votre seul royaume s'épanouit une certaine diversité. »

Curiosité piquante que voila, mais après tout c'est elle qui en avait ouvert la voie. Elle ne s'en offusqua guère. La question était simple, la réponse devrait l’être aussi si ce n'était sans compter les souvenirs douloureux qu'apporteraient la réponse. C'est pourtant d'une voix calme et mesurée qu'elle répondit. Visiblement sincèrement et sans que cela n'affecte son humeur ou son regard, du moins en apparence.

Les obligations ont toujours étaient un maître mot en ma vie. Mon éducation, mon mariage, ma fille, les terres de mon défunt époux, s'ajoutant la charge ensuite de celles de mon père. Ajoutons a cela le fait d’être une femme et qu'il m'a fallut doublement faire mes preuves. Il ne m'ait guère rester de temps pour les loisirs alors envisager un quelconque voyage .. C'était la la vérité, pas une vérité complète mais une vérité absolue. Les détails n'appartenaient qu"a elle et n'avaient au final que bien peu d'importances .. Tout du moins dans la discutions, car ils en revêtaient beaucoup dans son histoire et dans ce qu'elle était devenue aujourd'hui.

D'un sourire, elle chassa les pensées qui venaient a la suite de sa réponse et a l'évocation de son époux, ses lèvres portant encore la brûlure de l'avoir mentionné. Elle choisie dont de placer un trait d'humour pour alléger non pas l'ambiance mais ses propre pensées.  Vous avez une façon tout a fait franche de me dire que la mort n'est pas si loin. Le regard était taquin, nul reproches en ces mots. Méfiez vous, si moi je n'en prends guère ombrages, certaines dames nobles pourraient s’offusquer que vous parliez si librement de leurs vieillesses a venir. Le ton redevint un brin plus sérieux. Je n'ai jamais eu l'impression de perdre mon temps aussi réduit soit il, chaque chose que j'ai entrepris m’ayant apportée un certain épanouissement et conduite ici. Elle porta un verre a ses lèvres, en bue une gorgée puis poursuivie. Néanmoins dés que mon pouvoir ducale sera instauré parfaitement sur toutes les terres qui bordent Langehack, je me ferais plaisir et devoir de visiter d'autres terres et de par la même découvrir le monde qui m'entoure.

Oui bientôt se promit t'elle. Dés que tout ses vassaux auraient prêtaient serment chassant les quelques nuages de soucis qui flottaient au dessus d'elle, elle se rendrait dans les terres qui entouraient Langehack et ensuite dans les autres terres péninsulaires afin de mettre a bien son souhait le plus cher, créer des alliances et des amitiés avec le reste de la noblesse. Pour l'heure, elle n'en était pas la. Elle accorda dont toute son attention a la marchande, après tout au delà des courbettes et des marques amitieuses, elle espérait bien que découlerait de cette entrevue un accord commercial .. Mais elles n'en étaient pas encore la. Patience se dit elle, tout arrivait a point a qui savait attendre et chose non désagréable la marchande était de fort bonne compagnie, voila qui ne gâchait rien, bien au contraire. Cela la changeait des réunions pompeuses de son conseil, dirigés par des hommes bien avancés en age et peu enclin a discuter d'autres choses que de potentiels problèmes.
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MessageSujet: Re: La Princesse, la Duchesse et le Grand Chat [PV Méliane]   Dim 25 Mai 2014 - 19:45

« Je suis née il y a un peu plus de cent vingt ans, dont un peu plus d'un siècle parmi les Hommes. »

Elle était jeune... Tout du moins, vis à vis de ceux dont elle était le plus proche, mais elle se demandait combien d'années lui aurait donné la duchesse... Moins que cela, considérant les choses à l'échelle d'une vie d'homme ? Ou davantage, compte tenu de ses traits elfiques ? Mais il était des choses qu'elle savait peu comparable, même de la bouche de sa mère : Un siècle chez les hommes n'est pas un siècle chez les elfes, tant les marques du temps qui s'écoule s'affirment chez les mortels, au contraire de l'imperturbable et immuable forêt.

« Je suis désolée, ça n'est pas le sens qu'il fallait donner à mes mots... Votre mort n'est pas proche, tout du moins, je vous le souhaite, mais pour autant, vous ne pouvez nier votre propre mortalité, n'est-ce pas ? Dès lors, je ne vous parle pas d'une mort qui ne serait pas si loin, pas davantage que je ne vous parle de vieillir, mais du temps qu'il est donné aux hommes. »

Mais si évoquer son âge ne la dérangeait pas, il lui fallait se rappeler que le sujet, malgré sa réalité, n'était pas apprécié des humains, sinon lorsqu'il concerne un autre, à son profit.

« Mais changeons de sujet, la chose est si présente autour de moi que j'en oublie parfois que vous n'en appréciez pas la mention... »

Elle n'allait pas évoquer les obligations, moins encore rentrer dans le détail. Elle connaissait, sa vie avait toujours été en ce sens, la seule différence qu'elle semblait percevoir, c'est qu'elle avait toujours été, elle, considérée comme l'héritière des affaires de la famille, celle qui serait garante de la pérennité du nom, du renom et de la prospérité pour les siècles à venir, jamais elle n'avait été considéré comme une fille à marier. Tandis que la Duchesse semblait avoir été éduqué pour être une épouse, avant tout autre chose.
Quant à la façon de vivre, n'en parlons pas... Mais tout de même, il lui paraissait curieux qu'elle semble en savoir si peu.
Elle fit un dernier détour avant d'entrer dans ce qu'elle considérait le vif du sujet, même à l'esprit de la Duchesse.

« Mais si un jour, vos voyages vous conduisent jusqu'à Thaar, bien qu'il m’apparaît évident que ça ne sera pas votre priorité, n'hésitez pas à m'en avertir, je me ferais le plaisir de vous offrir l'hospitalité. »

Maintenant, elle savait, tout autant qu'elle le souhaitait, qu'en présence d'un Prince Marchand de Thaar, l'on en viendrait à discuter affaires, même au cours de ce qui ne semblait que comme une simple visite de courtoisie. Comme l'on s'attend à discuter politique et diplomatie lorsqu'on reçoit un seigneur voisin. Inutile de tourner autour du pot, donc... Que la chose soit faite, ainsi pourraient-elles ensuite reprendre avec banalité et autres récits, si l'envie leur prenait.

« Bien... Je suppose qu'il y a un sujet que vous vouliez précisément aborder en me conviant dans ce salon. Je vous écoute. »

C'était à la Duchesse de prendre l'initiative, pour l'instant, après tout...
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MessageSujet: Re: La Princesse, la Duchesse et le Grand Chat [PV Méliane]   Dim 25 Mai 2014 - 20:20


Malgré la sagesse que semblaient portés ses mots et l'assurance dont elle semblait faire preuve, les pieds de la marchande ne foulaient pas les terres Miradelphiennes depuis aussi longtemps que cela en laissait paraître. Malgré tout c'était la un age qu'elle même n'approcherait jamais, quand a son age a l'heure actuelle, elle se fit l'effet d'un bébé fasse a Mylinéa, bien que de par certaines épreuves qu'elle avait eu a affronter, il se faisait parfois l'impression d'avoir vécue un siècle.

120 années ... A mesure d'homme c'est tout simplement stupéfiant, bien qu'aux vôtres cela doit sembler peu. Je ne saurais même pas imaginer ce que l'on ressent quand on se sait disposer d'une telle durée de vie.

L'enviait elle ou la plaignait elle ? Car au final, une si longue durée de vie voulait certes dire plus de voyages, plus de savoir, plus de bonheur ... Mais c'était également une porte ouverte a plus de pertes, plus de douleurs, plus d'épreuves. Des deux qu'elle vie était la plus enviable, la plus courte ou la plus longue ? Cela devait certainement se mesurait de par le bonheur ou le malheur qui en dessinaient le chemin.

« Je suis désolée, ça n'est pas le sens qu'il fallait donner à mes mots... Votre mort n'est pas proche, tout du moins, je vous le souhaite, mais pour autant, vous ne pouvez nier votre propre mortalité, n'est-ce pas ? Dès lors, je ne vous parle pas d'une mort qui ne serait pas si loin, pas davantage que je ne vous parle de vieillir, mais du temps qu'il est donné aux hommes. »

Elle adressa a la marchande un sourire quelque peu amusé. Vous savez j'ai appris a faire avec les aléas de la vie, que ma mort vienne demain ou dans une trentaine d'années, que puis je a cela ? Rien. J'ai appris a prendre la vie comme elle vient, le bon comme le mauvais et la mort en fait partie. Mais oui je comprends ce que vous voulez dire, a la mesure de votre vie, la vie humaine n'est que bien peu de choses. Notre temps sur terre a nous pauvres humains est assez restreint. Je crains que nous ne soyons une race butée, nous avons beau savoir notre temps compter, nous ne l'employons guère mieux pour autant. La vie étaient courte, les douleurs nombreuses, le bonheur rare et pourtant les hommes continuaient de gâcher leurs vies et leurs temps en des conflits stériles et en des guerres de motifs futiles. En cela la marchande devait les trouver stupides et elle pouvait lui jeter la pierre pour cela, elle même se trouvant souvent déçue par la race qui était pourtant la sienne.

« Mais changeons de sujet, la chose est si présente autour de moi que j'en oublie parfois que vous n'en appréciez pas la mention... »

Elle tendit une assiette de biscuit a Mylinéa se rendant compte que cette dernière n'avait toujours pas manger. Dubitative du fait que la marchande puisse craindre a un empoisonnement, elle croqua elle même dans un biscuit. La mort n'est pas un sujet en soit que les humains  apprécient cela est vrai. Pour ma part ce n'est pas tant sa crainte qui m'inspire l'animosité du sujet mais plutôt les douleurs qu'elle apporte en vous prenant des êtres chers ..  Elle balaya l'air d'un geste de la main.Me voila a devenir mélancolique. Vous avez raison, nous devrions changer de sujet. Changer de sujet avant que quelques images dérangeantes ne s'en viennent, car la mort n'emportaient pas toujours que les êtres aimés et parfois le destin n'était pas le seul instrument a manier la mort .. Mais il n'était pas question de penser a cela.

« Mais si un jour, vos voyages vous conduisent jusqu'à Thaar, bien qu'il m’apparaît évident que ça ne sera pas votre priorité, n'hésitez pas à m'en avertir, je me ferais le plaisir de vous offrir l'hospitalité. »

Elle doutait d'avoir un jour l'opportunité de se rendre en ces contrées. Elle était désormais duchesse et quittait ses fonctions même momentanément pour autres choses que quelques alliances pourraient êtres vu comme une porte ouverte aux possibles ennemis du duchés. Néanmoins imaginée pareil voyage était plaisant. Croyez bien que j'apprécie l'invitation et que si par chance, mes pas me portent aussi loin que cela dans le futur, je vous prendrais bien volontiers aux mots. Son regard s'accorda un bref instant d’inattention, perdu dans ce que pourrait être un tel voyage, ses pensées se plaisaient a s'égarer en ces contrées qu'elle ne connaissait pourtant que de nom. Probable que c'était du simple fait que tout semblait toujours bien plus simple quand on s'éloigner de ces préoccupations et des préoccupations, elle n'en avait pas manquée depuis que la couronne ducale avait été poser sur sa tête.

« Bien... Je suppose qu'il y a un sujet que vous vouliez précisément aborder en me conviant dans ce salon. Je vous écoute. »

Elle se secoua mentalement, éloignant toutes pensées et préoccupations qui ne concernaient pas l'instant présent pour accorder toute son attention a la marchande. Cette dernière semblait vouloir allée droit au but, voila qui ne lui déplaisait pas. Les bavardages avaient bien assez duré, c'était la le lot de ses nouvelles fonctions, les moments de légèreté se faisaient rares mais au final en avait elle vraiment connue depuis son mariage ? Humm, pensées malvenues que voila. A vrai dire, je ne souhaitais que vous offrir de prime abord un peu de repos, mais en effet il serait bon de mettre a profit notre petit aparté pour discuter de possibles accords commerciaux. Un sourire. A moins bien sur que vous ne soyez trop épuisée par le voyage, je ne saurais vous tenir rigueur de souhaiter prendre quelques repos avant que nous n'abordions pareils sujets.

Elle souhaitait la marchande bien reposée et réceptive a la conversation avant de se lancer. De plus bien que le cadeau et la visite fussent plaisant, il n'y avait guère de garantie que la marchande cherche commerce de par sa venue. Peut être n'était ce la que visite d'agrément pour des liens futurs. Elle préféra donc taire encore un petit instant ses désirs quand a un projet qui lui tenait a cœur. Chaque chose viendrait en temps voulu, et en cela elle ne voulait surtout pas se précipiter.
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MessageSujet: Re: La Princesse, la Duchesse et le Grand Chat [PV Méliane]   Mar 27 Mai 2014 - 12:15

Au delà des réflexions auxquelles elle n'accordait que peu de crédit et d'importance, sur la façon de prendre la vie, et le sens à y donner, de la part de l'humaine, c'est surtout la façon dont elle appuya encore, et d'une double manière, avec ce sourire dont la marchande ne savait si elle devait considérer là un signe d'amabilité ou de moquerie, sur le fait qu'elle n'était peut-être pas assez reposer.
Par tous les dieux, qui croyait-elle avoir face à elle ? Une riche bourgeoise oisive, fatiguée par le moindre effort, et dont un voyage d'une journée l'amènerait à tenir le lit plusieurs jours pour s'en remettre ? Il fallait que cela cesse, et surtout, il fallait effacer ce sourire de ce visage.

« Ai-je donc si mauvaise mine pour que vous insistiez tant sur mon besoin de repos ? »

C'était une délicate entrée en matière, mais elle avait à cœur d'en faire plus, pour que la jeune femme se souvienne, pour l'avenir. Il appartenait à la jeune femme de décider si elle se trouvait là face à une simple rhétorique, ou si elle voulait prendre la peine d'y répondre, dans tout les cas, la Marchande décida de poursuivre et de clore sur ce sujet, dont l'insistance commençait assurément à mettre à l'épreuve sa patience.

« Pensez-vous que je me serais présentée à vous, que j'aurais accepté cette invitation, sachant ce sur quoi elle pouvait découler, et que je vous aurais invité à vous exprimer, si je ne me considérais pas en état d'entendre et de discuter de ces sujets ? »

Là encore une rhétorique, à laquelle elle n'offrit pas même à Méliane le temps de décider si elle voulait y répondre quand même, anticipant cette éventualité dérangeante pour se permettre une remarque.

« Non. Aussi vous prierais-je de m'épargner vos élans maternels, et de vous concentrer sur ce dont vous vouliez me parler, s'en sera moins déplaisant pour nous deux. »

Ça, c'était dit, et intérieurement, elle se sentait bien de l'avoir lâché.
Et à la marchande d'adresser une prière silencieuse à l'ensemble des dieux, qu'ils fussent des Cinq, des Sombres ou bien encore des Dieux-Dragons, que la jeune femme face à elle ne se lance pas dans une série d'excuses dont elle se désintéressait...



Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: La Princesse, la Duchesse et le Grand Chat [PV Méliane]   Mar 27 Mai 2014 - 15:26


« Ai-je donc si mauvaise mine pour que vous insistiez tant sur mon besoin de repos ? »

Grands dieux, elle avait probablement bien fait d'avoir quelques réserves quand a parler commerce avec la marchande. Si de prime abord, elle était de tempérament agréable, voila semblait t'il qu'elle ne supporte pas les marques de gentillesse a son égare .. A moins justement qu'il ne faille mettre cela sur le compte de quelques fatigues. Voila qui serait mieux, mais visiblement elle semblait grandement insistante sur le fait qu'il n'en était était justement rien.

Votre mine est parfaite, et elle sera probablement encore de très nombreuses années, bien après que je sois passée de vie a trépas. Vous n'avez nulles inquiétudes a avoir en cela.Elle s’efforça de garder la sincérité de son sourire intact n'aimant pas a juger les gens sur quelques mots malheureux mais elle se retenait de justesse de ne pas penser que si son physique n'avait rien a craindre, elle avait quelques soucis a se faire quand a son caractère.

« Pensez-vous que je me serais présentée à vous, que j'aurais accepté cette invitation, sachant ce sur quoi elle pouvait découler, et que je vous aurais invité à vous exprimer, si je ne me considérais pas en état d'entendre et de discuter de ces sujets ? »« Non. Aussi vous prierais-je de m'épargner vos élans maternels, et de vous concentrer sur ce dont vous vouliez me parler, s'en sera moins déplaisant pour nous deux. »

Moins déplaisant pour elles deux ? Alors la on pouvait dire qu'elle venait de mettre un frein évident a leurs possibles discutions commerciale. "Élans maternels ?" Dans les mots de la marchande cela sonnait tel un reproche. En quoi étais ce un mal de faire preuve de quelques attentions a l'égare d’autrui. Décidément l'age ne rendait pas forcément plus civilisé. En voila des manières. Néanmoins si elle était contrariée de ces quelques mots elle n'en laissa rien paraître.

Pardonnez moi, auriez vous préféré que je vous sois désagréable ? Que je nous mène séance tenante dans mon bureau pour que nous y fassions affaire, sans même me soucier de vos besoins, du voyage que vous veniez de subir et du minimum imposer par les bonnes manières ? Si c'est en cela que sont vos attentes, alors j'ai le regret de vous dire que votre voyage en mes terres vous sera dés plus déplaisants. Elle se leva, la mine certes moins joyeuse, mais sans pour autant se montrée hautaine ou vexée, bien qu'elle ne comprenne en rien quoi il était possible de reprocher gentillesse et attentions. A croire que de nos jours, les gens ne savaient plus rien connaitre d'autre que les bassesses et les mauvais comportements.

Je propose que vous alliez visitez les appartements qui vous on étés préparer pour le temps que durera votre séjour. Retrouvons nous au banquet ou ma fois vous serez peut être mieux disposée quand a mon comportement maternel .. Sinon, ma fois tant pis, car il me semble difficile de faire contre ma nature qui est de ce soucier du bien d’autrui.

Elle fit teintée une petite clochette, signe manifeste que la discutions s'en prenait fin pour l'heure. De légers mouvements dans le couloir leur firent savoir qu'une escorte de domestique attendait que la marchande sorte pour palier a ses désirs et la mener a sa chambre. D'un sourire elle conclue, si il n'était plus le signe du plaisir évident qu'apportait leurs discutions, il n'en était pas moins sincère. J'espère que votre chambre sera a votre convenance. Sur ce, a plus tard ma dame.  
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MessageSujet: Re: La Princesse, la Duchesse et le Grand Chat [PV Méliane]   Mar 27 Mai 2014 - 17:06

Eh bien... Si elle s'était attendue à une réaction aussi vive ! Elle avait connu pire, assurément, et provoqué davantage quand elle estimait pouvoir tirer profit de ce genre de situations, mais elle devait admettre pour elle-même imaginer une duchesse moins... susceptible. Qu'est-ce que cela donnerait dans des négociations entre deux partis hostiles ? Elle releva d'ailleurs la remarque dite en souriant, la première... Du mépris ? Est-ce que cela cachait de la jalousie envers son sang d'elfe ? Elle ne le saurait jamais, c'était sans importance.

L'essentiel auquel elle devait donner de l'attention, c'était qu'elle devait faire passer cette méchante réaction, et remettre la duchesse sur le bon chemin... Celui qui les conduirait vers une discussion potentiellement intéressante pour ses affaires.
Aussi, et durant l'ensemble de la crise, Milynéa demeura calme, et quand celle-ci eut terminé, debout, elle demeura assise, apparemment sereine, et se permit même de piocher l'un des biscuits et d'en apprécier la saveur, coupant court à l'idée qu'elle puisse craindre un empoisonnement, et but même une gorgée, avant de finalement s'adresser avec douceur à son hôtesse.

« Oh, voyons, ma chère, détendez-vous et venez retrouver le confort de ce siège, nous n'allons tout de même pas discuter comme ça. »

Elle la sentait évidemment hésitante, mue par sa propre volonté de mettre un terme à l'échange après les remarques que venaient de lui faire la Marchande. Eh bien, si elle avait eu à gérer des domaines, la vie l'avait finalement bien épargné pour que ce genre de petites choses provoquent une telle réaction. Mais qu'importe,

« Mais je vais être plus claire, ensuite, vous me direz en quoi je pourrais vous être utile, et nous verrons comment les choses peuvent prendre forme, d'accord ? »

Elle sourit à la remarque que put faire la jeune femme, et tourna la tête vers l'entrée du salon une fois celle-ci assise.

« Retournez à vos affaires les enfants, nous n'avons pas encore besoin de vous ! »

Se permit-elle d'envoyer à l'adresse de la porte, et donc, des serviteurs qui attendaient pour l'accompagner à ses appartements.
Là-dessus, et avec plus de sérieux que l'instant d'avant, elle entama de désamorcer le conflit, par l'explication. Que la duchesse les prenne comme elle le voulait, il lui fallait comprendre que l'excès n'était pas une chose qu'elle appréciait, sauf lorsqu'il lui confère un avantage.

« Je ne critique pas vos manières, ni votre gentillesse, je l'apprécie, comme votre tolérance vis à vis de ce que je suis, il est parmi les péninsulaires de nombreux qui méprisent mon sang-mêlé tout autant que mes origines estréventine, vous n'avez témoigné d'hostilité, ni pour l'un, ni pour l'autre, c'est tout à votre honneur. »

« Mais à trop en faire, vous nuisez à l'intention honorable. En insistant de la sorte, vous me suggérez que je ne prenais peut-être pas cette discussion avec le sérieux qu'elle mérite, que j'aurais pu m'y engager volontairement dans de mauvaises conditions par... excès de fierté ? Je n'en tiendrais pas rigueur, mais vous avez fait votre devoir d'hôte en le proposant à mon arrivée, dès lors, il ne servait à rien de réitérer puisque je n'y avais pas répondu favorablement. »


Elle pouvait à présent en déduire tout le mal qu'elle voulait bien attribuer à son invitée, et à ses propos, mais elle, elle passerait à la suite, et la seule façon qu'aurait la duchesse d'y mettre un terme, se serait de sortir.

« Cela dit, à vous maintenant, parlez-moi donc de ces accords commerciaux. »
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MessageSujet: Re: La Princesse, la Duchesse et le Grand Chat [PV Méliane]   Mar 27 Mai 2014 - 18:26


« Oh, voyons, ma chère, détendez-vous et venez retrouver le confort de ce siège, nous n'allons tout de même pas discuter comme ça. »« Mais je vais être plus claire, ensuite, vous me direz en quoi je pourrais vous être utile, et nous verrons comment les choses peuvent prendre forme, d'accord ? »

Elle la regarda perplexe. Comment pouvait elle passée si sereinement d'une humeur a l'autre ? L'agacement a la douceur .. A moins que ce ne soit que moqueries ou faux semblant ? Néanmoins, elle était prête a faire l'effort de découvrir ce qu'il en était au juste du tempérament de la marchande. Les premières agréables impressions avaient t'elles étés les bonnes, ou au contraire c'était elle trompée comme elle l'avait craint de part les remarques mesquines dites plut tôt ?

Le confort de ce siège n'avait rien a voir avec mon envie de clore cette discutions, mais fort bien, parlez. Sur ces quelques mots, elle reprit la place qui était sienne sans toutefois s'installée aussi confortablement qu'elle ne l'avait fait d'abord, mettant en évidence le fait qu'au besoin elle mettrait fin a la discutions.

« Retournez à vos affaires les enfants, nous n'avons pas encore besoin de vous ! »

Un léger "Votre altesse " visiblement fort surpris répondit a cela. Méliane pris sur elle de ne pas se formaliser des manières de la marchande et congédia elle même les domestiques.Veuillez nous laisser je vous pris, vos services ne sont pas requis pour l'heure. Ceci fait, elle accorda a nouveau toute son attention a la marchande, bien que moins enchantée par la discutions que quelques instants plus tôt.

« Je ne critique pas vos manières, ni votre gentillesse, je l'apprécie, comme votre tolérance vis à vis de ce que je suis, il est parmi les péninsulaires de nombreux qui méprisent mon sang-mêlé tout autant que mes origines estréventine, vous n'avez témoigné d'hostilité, ni pour l'un, ni pour l'autre, c'est tout à votre honneur. »

Voila qui détendit quelque peu l’atmosphère ou tout du moins veillait a la remettre sur le bon chemin. Pour sa part elle ne trouvait guère d'honneur en son comportement. Elle n'avait jamais pue comprendre ni acceptée que sous le prétexte d'une autre race, les gens quel qu’ils soient puissent faire preuve d’intolérance ou de mépris. Mais il était fait bien connu, que les choses différentes faisaient peur et qu'il était plus simple de les haïr que de s'essayer a les aimer. Une vision qu'elle ne partageait en rien. Il n'y'a nulle hostilités a vous témoignez en cela. Que ceux qui commettent pareilles bassesses puissent ils un jour êtres sous le coup de quelques différences qui les feront êtres condamner en un regard, d'un crime qui n'existe que par le biais de quelques esprits étriqués.

« A trop en faire, vous nuisez à l'intention honorable. En insistant de la sorte, vous me suggérez que je ne prenais peut-être pas cette discussion avec le sérieux qu'elle mérite, que j'aurais pu m'y engager volontairement dans de mauvaises conditions par... excès de fierté ? Je n'en tiendrais pas rigueur, mais vous avez fait votre devoir d'hôte en le proposant à mon arrivée, dès lors, il ne servait à rien de réitérer puisque je n'y avais pas répondu favorablement. »

Sur ce point elles n'étaient guère d'accord, mais les précédents mots ayant quelque peu éloignés les tensions, la duchesse n'en prit guère ombrage, retrouvant le sourire sincère qui était sien. Il n'était pas nécessaire de partir sur un débat en ce sujet. Je crains que nous n'ayons pas la même vision de la situation, mais tout cela n'est  que broutilles n'est ce pas.  Au final hormis quelques points de vue divergent, probable que les deux femmes pouvaient  en venir a une entente, tout comme il semblât finalement évident que les premières impressions avaient sans doute étaient les bonnes. De bonnes augures pour la suite ? Peut etre bien, mais en cette dernière pensée, elle se garda encore quelques réserves, qui sait quel autre saut d'humeur la marchande se pourrait a avoir d'ici la fin de leur entrevue.

« Cela dit, à vous maintenant, parlez-moi donc de ces accords commerciaux. »

Elle prit le temps de porter un rafraîchissement a ses lèvres et glisser un petit gâteau entre ses doigts avant de répondre a cela. Le commerce dont elle avait voulue faire part a la marchande était un projet audacieux qui lui tenait a cœur et c'est sur ses bonnes impressions de départ qu'elle avait choisie de lui en faire part alors qu'elle ne s'était décidée avec aucun autre jusqu'alors. Les quelques griefs de ces dernières minutes pouvaient ils changer cela ? La marchande avait bonne réputation, elle était venue avec un présent de choix. Elle possédait une certaine sagesse pour sur, que ce soit du a l'age ou a son intelligence d'ailleurs. Oui quoi qu'il fut entre elles, elle restait un choix excellent.

Je pense que nous aurons tout a loisir de débattre des accords commerciaux standard, fruits, légumes,  et tout ce qui pourrait nous pousser a faire affaire. Elle porta le biscuit a ses lèvres, comme si rien ne pressait en la discutions et qu'elle était un agrément tout au plus. Néanmoins au delà de votre présent, si je me suis réjouie de votre venue, c'est que j'ai un projet qui me tient a cœur et dont vous pourriez faire partie si cela vous intéresse. C'est un projet ou nous pourrions toutes deux trouver nos avantages je pense. Pour ce faire veuillez m'excusez un instant.

Un sourire avant de se lever, puis elle s'éloigna en direction de la porte menant a ses appartements privés, elle en revient quelques instants plus tard avec une boite dans les mains et quelques feuilles noircies de croquis dans l'autre. C'est l'air enthousiasme qu'elle repris place en face de la marchande. Langehack est bien connu pour ses tissus comme vous ne devez guère l'ignoré et cela est un bien pour mon futur projet. Néanmoins cela ne m'est point suffisant. Il me faudrait pour le mener a bien quelques tissus .. Disons plus légers. Une légère rougeur apparue sur les joues de la duchesse. Quelque chose de plus prés du corps .. Un tissu sensuel. Je me suis laissée dire que vous aviez ce genre de tissus dans vos contrées. Elle ouvrit la boite et dévoila les croquis. La boite contenant une tenue de nuit classique dans la noblesse humaine, longue, blanche, assez large et en un mot "sage". Voila une tenue de nuit basique, ce qui se fait dans toutes les manufactures destinées a la noblesse. Sur les croquis s’étalaient ce que certains auraient qualifiés de tenues légères, voir indécentes, que l'on attribuait généralement a un certains genre de dames, sauf que celles dévoilaient sous les yeux de la marchande sembler bien trop coûteuses et sophistiqués pour que les dites dames puissent en avoir la possession. Noires, rouges, blanches, colorés, au matières vaporeuses et visiblement douces s'étalaient en plusieurs dessins des tenues de nuits classieuses mais néanmoins aguichantes. Ceci est le projet que j'aimerais voir aboutir. Les femmes nobles sont de par trop souvent soumise au désir de leurs maris, mais qu'adviendrait il si elle pouvait a leur loisir être les instigatrice de ce désir et non plus seulement le subir ?

Légèrement gênée par le sujet, il n'en était pas moins que c'était un projet audacieux qui lui tenait a cœur. Elle même aimait ce genre de vêtements, bien qu'elle n'en fasse nul usage de séduction. Elle avait eu beaucoup de mal a gagner la place qui était sienne sous le prétexte d’être femme, elle avait du subir les dépravation d'un mari qu'on lui avait imposé par ce qu'elle était femme. D'une façon ou d'une autre elle avait toujours voulue que les femmes puissent se montrer d'avantage maîtresse de leurs destins et a l'heure actuelle et en bien des choses, aussi triste que cela puisse être, cela passer par le fait de "contrôler" son époux et quoi de mieux que ce genre d'artifices pour cela. Il n'était secret pour personne que la faiblesse de bien des hommes résidait en les charmes des dames. Elle n'éprouvait nulles honte en le fait de se servir de cela, si tenter que cela aide quelques femmes a passer de la soumission a une forme de pouvoir légitime. Bien sur ils restaient bon nombres de détails a régler .. Notamment la fait de l'anonymat quand a instigatrice du projet .. Cela viendrait ensuite, l'essentiel d'abord.

Vous m'avez l'air d’être ouverte d'esprit, voila pourquoi je vous vous fais part de ce projet. Je ne pense pas vous voir rougir ou vous formalisez de mes mots. Maintenant reste a savoir si nous pourrions parvenir a un accord avantageux, tant pour les tissus que vous pourriez me fournir que par le fait que vous pourriez distribuez ces pièces de mode Langecine en Péninsule et au delà. Un léger sourire se dessinant sur ses lèvres, elle espéra que la marchande verrait en ce projet le potentiel qu'il pouvait avoir si il était bien mené. Si elle devait affrontée un refus qu'importe que cela, il restait les fruits, les légumes et tout ces commerces faciles. Mais que ce soit par cette marchande ci ou une autre, elle veillerait a ce que son projet soit mené a bien tôt ou tard.
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Milynéa Lythandas
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MessageSujet: Re: La Princesse, la Duchesse et le Grand Chat [PV Méliane]   Sam 31 Mai 2014 - 19:14

Que voilà un bien curieux projet ! Assurément c'était une idée neuve pour la société actuelle, mais elle considérait la chose bien trop éloignée de ce qui était actuellement la mode, et surtout, des mœurs de leurs temps.

Mais ce n'est pas l'exposé et ce qu'elle avait sous les yeux qui la frappa le plus dans tout ce qui venait d'être dit... Non, le pire venait de ce qui semblait la base même de la réflexion de la jeune femme devant elle. Par tous les dieux, mais dans quelle sorte de cage l'avait-on enfermé durant toute sa vie ! Et cela n'avait rien à voir avec les obligations dont elle avait parlé plus tôt, c'était plus profond que cela, même dans la façon dont elle se considérait.
Dans un monde de raffinement et de parures tel que le Langecin, il semblait fou que l'une des filles d'un seigneur n'ait jamais fréquentée la Cour, ne serait-ce que pour y être présentée. Qu'elle n'ait jamais été initiée au jeu qui s'y déroule... Comment pouvait-elle régner en ignorant tant de ce qui faisait le quotidien du monde dans lequel elle baignait ?

Mais chaque chose en son temps...

« Votre projet n'est pas viable. » commença t-elle, en étalant les croquis sur la table basse, et en y jetant un œil plus attentif, pour ne se redresser que pour poursuivre. « Vous ne devez pas ignorer vos mœurs, n'est-ce pas ? Et donc, vous n'êtes pas sans savoir qu'on trouverait ça indécent, dont la finalité ne serait que de travestir les nobles dames en putains de luxe pour leurs époux ou amants. Je ne crois pas qu'un tel produit fonctionne... Moins encore qu'il donnera l'effet que vous souhaité.. »

D'un geste de la main, elle signala à la duchesse de ne pas l'interrompre. Pour la suite, il lui fallait bien peser ses mots, aussi s'autorisa-t-elle quelques instants de réflexions pour bien organiser ses idées. Elle avait jaugé précédemment la susceptibilité de son interlocutrice, et ne voulait pas qu'elle reprenne la mouche aussi tôt, aussi devait-elle faire preuve de diplomatie, pour le coup.

« Je crois que le problème de ce projet vient de la réflexion que vous vous êtes faite, au départ. Vous suggérez que sans ces pièces de tissus » en balayant d'un geste de la main l'ensemble des croquis « les femmes ne peuvent susciter et jouer avec le désir des hommes. Qu'elles ne font que le subir... » Elle marqua un temps d'arrêt, le temps de boire une nouvelle gorgée, et poursuivit, restant dans un registre aussi aimable que possible, pour adoucir ce qui allait suivre. « Vous ne sauriez pourtant davantage être dans l'erreur et je ne vais pas supposer de l'origine de ce décalage qui semble exister entre vous et le monde qui gravite tout autour, mais je me dois, comme « amie » en devenir, tout du moins est-ce que je le souhaite, de vous en faire part. »

« A quoi servent donc les robes raffinées, élégantes et luxueuses que vous possédez par dizaine ? Vos bijoux ? Le maquillage et tous les autres artifices dont vous vous parez, sinon à se sentir belle et désirer par les hommes, à susciter l'envie et la jalousie des autres femmes ? »


Elle marqua un temps de pause, pour laisser le temps à la jeune femme d'intégrer les choses, et commencer à y réfléchir, et poursuivit.

« J'ignore comment il est possible qu'une jeune femme du Langecin, davantage encore, fille d'un seigneur, et désormais duchesse, puisse ignorer la Cour, ses usages et ses jeux, dans laquelle elle baigne, et sur laquelle elle trône. »

« Aussi ne puis-je pas m'engager dans votre projet, tel que vous le désirer, ne le considérant ni viable, ni dans son temps, mais il est peut-être possible d'exporter davantage les œuvres des tisserands estréventins. Bien sûr, je ne peux rien affirmer, ça n'est pas là mon domaine personnel, mais je ne pense pas me tromper en imaginant qu'il en sera pour être intéressé. »


Conclut-elle. Elle n'évoquerait pas encore l'impossibilité supplémentaire pour elle de parler fruits et légumes, moins encore avec une duchesse péninsulaire. Un service « unique », un vœu que le notable voulait voir s'exaucer, elle pouvait faire exception, si il y avait profit ensuite, mais à ses yeux, seules les taxes pouvaient être l'objet de discussion avec eux, sinon, elle préférait directement négocier avec les marchands.
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Méliane de Lancrais
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MessageSujet: Re: La Princesse, la Duchesse et le Grand Chat [PV Méliane]   Sam 31 Mai 2014 - 19:54


Méliane écouta calmement chacun des mots de la marchande, sans l'interrompre. Cette dernière l'avait écoutée dans l'évocation de son projet et ce d'un bout a l'autre, lui rendre la pareille était marque de politesse, que les paroles fassent plaisir ou non. Certes il était déception que son offre se voit ainsi refuser, mais la métrait elle pour autant en fin fond d'un tiroir certes non. Un jour ou l'autre ce projet elle le mènerait a bien, car elle ne s'en faisait point la même idée que Milynéa. Il ne fallait guère oublier aussi que la marchande n'avait point été élevée en péninsule, elle n'avait point eu a subir ce que bien des femmes subissaient et elle ne devinait peut être pas a quel point il était parfois dure d’être femme dans la noblesse.

Je vous remercie d'avoir entendue et considérer mon projet. Je ne prends pas ombrage que vous n'y voyez point d’intérêt.Mais que vous ne le trouviez point viable, n'est la que question de point de vue.  Le ton était calme, nullement blesser ou offusquer. Nos mœurs sont ce qu'elles sont, mais a quoi sert que le monde soit, si c'est pour rester figer sans aucune évolution ?  Elle fixa la marchande un léger instant avant de poursuivre, comme si elle se remémorait ses mots peinant pourtant a les employer elle même. Je ne voies rien d'indécent en ces tenues, elles sont féminines et se portent dans l'intimité, les putains comme vous dites ont recours a des artifices tout autres. Elle jeta un rapide coup d’œil a ses croquis, les considérant un instant, non il n'y'avait rien d'indécent la dedans si ce n'est ce que voudrait y voir certains hommes a l'esprit étriqués. Ses tenues reflétaient simplement le droit aux femmes d’êtres autre chose que l'image que leur imposait les mœurs actuelles. De dame a putain, il fallait savoir situer un certain milieu et ne pas passer d'un extrême a l'autre sans considérations, ce que la marchande faisait un peu trop vite a son gout.

Elle rassembla ses croquis qu'elle reposa sans précipitation en tas sur la petite table qui leur trônait entre elle deux, poursuivant ses réponses quand aux propos soulevaient par la marchande. Pour ma part, je ne voies guère mes robes et autres accessoires du même genre comme un pouvoir de séduction, mais je n'ignore pas qu'en effet certaines dames l'utilisent ainsi. Cependant si elles peuvent y trouver une utilité en public, nul doute qu'en privé parfois cela ne suffit pas. Dans le monde dans lequel nous évoluons, il reste bien des hommes qui se croient seul maître des désirs de leurs dames, décidant "ou" et "quand" si je puis me permettre. Ce genre de tenues peut être un pas véritable dans l'acceptation qu'il n'en ait rien.

Quand aux jeux et usages de cours dont vous me parlez, bien que j'en fusse restée éloigner depuis toujours, je les connais bien sur. Mais êtes vous sans savoir que Jeanne a remédié quelque peu aux trop de légèretés et d'outrances qui gouvernaient la cour Langecine jadis ? En cela, je poursuis son oeuvre. Il n'est néanmoins que pareils projets se veut novateur et dans l'évolution des mœurs. Il était d'ailleurs fait bien connu que les choses nouvelles étaient tout d'abord mal accueillies avant de s'imposer petit a petit pour être finalement acceptées avec l'aide du temps et de la persévérance. Elle souleva légèrement ses mains comme pour dire "mais qu'importe que cela". Tout ça n'étant bien sur que question de point de vue comme je vous le disais précédemment.

Se concentrant sur les derniers mots de la marchande, elle ne voyait guère plus a en dire. Le marché ne se ferait pas entre elle deux et nul n'était besoin de gaspiller d'avantage de temps a en débattre. J'aimerais pouvoir vous souhaitais ne pas avoir a regretter de ne point participé a ce projet, mais vous comprendrez qu'il est de mon intérêt que je n'en fasse rien. Néanmoins comme vous dite il se peut que j'ai un intérêt pour les œuvres des tisserands estreventins dans un avenir proche. Mais assez parler de cela, voulez vous. Auriez vous, vous même quelques propositions commerciales a me faire avant que nous n'en venions a aller nous préparer pour le banquet ?

Un sourire discret aux lèvres, il était fait évident qu'elle ne tenait nulles rancœurs quand a la discutions qu'elles venaient d'avoir. Elle n'était pas devenue duchesse s'en essuyer quelques revers. Cela avait été une bataille constante jusqu’à l’accès au trône, de ce fait elle ne craignait point les défis et ne doutait pas du fait qu'il lui en restait bon nombres a affronter. Mais peut etre y'avait il malgré tout quelques bénéfices a tiré de cette entrevue, autres qu'une possible amitié bien sur.  
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MessageSujet: Re: La Princesse, la Duchesse et le Grand Chat [PV Méliane]   Mar 3 Juin 2014 - 19:39

Il semblait que discuter avec la Duchesse s'avère délicat, à l'avenir... Il fallait jongler entre sa susceptibilité et sa propension à l'exagération... Parce qu'elle refusait une simple idée neuve, elle était hostile à toute évolution ? Elle n'y répondrait pas, c'était sans intérêt, comme beaucoup d'autres choses... Devant elle se tenait une rêveuse qui avait grandi dans une chose à mi-chemin entre une cage et une bulle, et elle peinait à suivre son raisonnement...
Des pièces de tissus qui auront tout juste comme effet d'exciter les hommes pour affirmer l'indépendance des femmes ? Quelle idiotie...

« Oh, ne vous en faites pas... Je n'aurais rien à regretter. Je ne doute pas que vous réussissiez à convaincre quelques dames de votre entourage, ni que vous trouverez un tisserand qui acceptera de les concevoir à la commande... Mais de là à produire un engouement véritable, tel qu'il deviendrait intéressant d'en faire le commerce... Il est aisé de créer des modes avec une robe, car celle-ci est offerte à la vue de tous. Il est bien plus difficile de promouvoir un produit dont le principal intérêt est d'exister dans l'intimité du couple, et uniquement dans cet instant. »

L'idée même d'imaginer la Duchesse, à l'occasion de quelques visites officielles, prenant à part la Dame d'un château pour lui présenter son produit et en faire la promotion ne manqua pas de la faire sourire. Mais elle ne doutait en effet pas que, peut-être quelques dames en portent, mais si peu que le bénéfice serait insignifiant... La Duchesse n'aspirait qu'à voir un de ses rêves se réaliser, tandis qu'elle, elle ne considérait que l'éventuel profit d'une affaire... C'était là la différence de point de vue dont parlait Méliane, en vérité.

« Quant à l'idée qu'un tel vêtement affriolant chamboule les mœurs et conduisent les hommes à se remettre en question, et à cesser d'être ce qu'ils sont... C'est imaginer qu'une fleur stoppera une guerrier sanguinaire dans son élan ! Vous proposez un produit qui n'a vocation qu'à exciter comme remède contre la domination sexuelle des hommes.
Croyez-vous qu'Esidenir de Sephren avait besoin de ce genre de choses pour faire ce qu'elle voulait des hommes ? C'est une question d'éducation, d'expérience et surtout de caractère avant d'être tout autre chose. »


Si elle était sortie de sa cage dorée, elle aurait contemplé un monde où s'épanouissent des femmes fortes et ambitieuses, bien loin d'être le seul objet des désirs masculins. Mais si elle voulait demeurer dans sa bulle, avec ses idées folles et dénuées de lien avec la réalité, elle pouvait nier en bloc ce que la marchande venait de lui dire, ça n'était finalement pas si important... Elle aurait pu s'abstenir, peut-être cela aurait été mieux, car elle ne doutait pas de la réaction disproportionnée de la Dame, mais face à tant de bêtises, elle se sentait l'obligation d'intervenir.

« Puissiez-vous ne pas prendre ombrage de ce brin de franchise de ma part, c'est par sollicitude envers vous que je m'exprime ainsi, n'y voyez pas autre chose. »

Est-ce que cela suffirait à désamorcer une nouvelle crise ? Peut-être pas, mais dès demain, alors qu'elle irait trouver son précieux lyngre, elle ne pourrait s'empêcher d'associer à ce plaisir enfin obtenu à celle qui avait rendu cela possible.

« Et je n'ai pas de propositions à votre adresse, je suis venue faire connaissance et vous apportez le présent. J'ai l'habitude de discuter de ces choses là avec d'autres marchands, et de laisser à mon maître-marchand, en charge de mes intérêts ici, s'occuper du reste. »

Elle imaginait qu'à présent, la conversation était terminée.
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MessageSujet: Re: La Princesse, la Duchesse et le Grand Chat [PV Méliane]   Mar 3 Juin 2014 - 20:10


« Oh, ne vous en faites pas... Je n'aurais rien à regretter. Je ne doute pas que vous réussissiez à convaincre quelques dames de votre entourage, ni que vous trouverez un tisserand qui acceptera de les concevoir à la commande... Mais de là à produire un engouement véritable, tel qu'il deviendrait intéressant d'en faire le commerce... Il est aisé de créer des modes avec une robe, car celle-ci est offerte à la vue de tous. Il est bien plus difficile de promouvoir un produit dont le principal intérêt est d'exister dans l'intimité du couple, et uniquement dans cet instant. »

Que répondre a cela, la marchande était butée et fort désireuse de ne pas avoir tord, elle en venait a dénigré un projet dont elle ne voulait pas, c'était la son droit le plus strict et Méliane n'avait guère envie d'en tirer quelques querelles. Ma foi, nous aurons sans doute le loisir de voir tout cela dans l'avenir, vous sur plus long terme encore que moi d'ailleurs. Convaincre quelques dames .. Des paroles de marchands que voila. Elle ne voulait convaincre nulles dames, elle voulait qu'elles soient séduites par ce pas en avant. Bref pour l'heure, elle préféra rangée cela dans un coin de son esprit, en parlant plus tard si occasion se faisait avec quelqu'un de mieux disposé. Elle ne souhaitait en rien entrée dans une mésentente sous prétexte que leurs avis divergeaient. Sauf que la marchande ne semblait pas l'entendre de cette oreille et poursuivez sur sa lancée.

« Quant à l'idée qu'un tel vêtement affriolant chamboule les mœurs et conduisent les hommes à se remettre en question, et à cesser d'être ce qu'ils sont... C'est imaginer qu'une fleur stoppera une guerrier sanguinaire dans son élan ! Vous proposez un produit qui n'a vocation qu'à exciter comme remède contre la domination sexuelle des hommes.
Croyez-vous qu'Esidenir de Sephren avait besoin de ce genre de choses pour faire ce qu'elle voulait des hommes ? C'est une question d'éducation, d'expérience et surtout de caractère avant d'être tout autre chose. »


La marchande avait décidément quelques opinions assez légères sur l'image des femmes. Sous prétexte qu'elles porteraient en l’intimité quelques tenues dédiés a susciter le désire, elles en viendraient d'elles mêmes a susciter quelques dominations ? Grands dieux qu'étais ce la que ses propos. Quelque peu indisposée par la tournure assez outrageante que prenait la discutions, elle préféra y mettre un terme au plus vite. Esidenir de Sephren avait quelques mœurs légères que je suis loin d'approuver donc vous m'excuserez de ne point revenir sur ses manières de séduction n'est ce pas ? L'ancienne duchesse, une amie de sa mère au demeurant étant tant connue pour sa beauté que pour ses incartades, si la tel était le modèle a suivre, Méliane était fort heureuse de ne point être du même avis que Milynéa.

« Puissiez-vous ne pas prendre ombrage de ce brin de franchise de ma part, c'est par sollicitude envers vous que je m'exprime ainsi, n'y voyez pas autre chose. »« Et je n'ai pas de propositions à votre adresse, je suis venue faire connaissance et vous apportez le présent. J'ai l'habitude de discuter de ces choses là avec d'autres marchands, et de laisser à mon maître-marchand, en charge de mes intérêts ici, s'occuper du reste. »

Un sourire, parfaitement sincère se dessina sur les lèvres de la duchesse. Oh non, elle ne prenez ombrage de rien. Certes leurs avis étaient a des opposés totales mais elle ne prenait pas mal ce brin de franchise, y ayant elle même recours au besoin. Rassurez vous, je n'ai point pris ombrage de notre discutions. Il arrive parfois que même les amies les plus proches qui soient, aient des opinions divergentes en certains sujets. Alors pour nous, nous rencontrant a peine, il est bien naturel qu'il en soit ainsi. Se levant bien consciente que pour l'heure la discutions s'en venait a sa fin, elle termina. Votre présent a était des plus appréciés et je me fais un plaisir a l'idée de bientôt passée du temps en sa compagnie. Si nous allions maintenant nous préparer pour le banquet afin d'avoir tout le loisir de faire ensuite plus ample connaissance.

Les deux femmes se quittèrent quelques instants plus tard, mais d'autres conversation eurent lieux tant au court du banquet que du bref séjour de la marchande. Les moments suivants chargés de sujets variés ne les mirent plus en désaccord ou presque. Quand vint le moment du départ, pour sa part Méliane avait appréciée les quelques instants partagés et ce malgré leurs différences notables. Elle fit ses aurevoirs en des espoirs sincères de retrouvailles a l'avenir et en souhaitant le meilleur a Mylinéa. Pour sur, elle n'oublierait pas la marchande de sitôt, tant par son présent si cher au cœur de Méliane que par les mots échangés entre elles deux .. Les bons comme les mauvais, c'était la après tout le début de leur relation, qu'a l'avenir elle soit bonne ou mauvaise.
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