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 "Sous le souffle de la surprise." (PV)

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Méliane de Lancrais
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MessageSujet: "Sous le souffle de la surprise." (PV)   Mar 10 Juin 2014 - 16:33


Sir d'Olside toujours un brin plus protecteur qu'il ne devrait, avait quitté la salle du trône dans une légère précipitation afin de glisser quelques mots au capitaine d'Anoszia avant que s'en vienne sa présentation officielle a la duchesse. Ne lui tenez point rancune de cette méprise voulez vous. Elle ne pensait qu'a votre bien être, ne voulant guère ajouté un poids protocolaire sur vos épaules. C'est sur ces quelques paroles énigmatiques qu'il s'écarta pour laisser entré l'homme alors que les portes s'ouvraient et que les mots de l'intendant annonçant sir d'Anoszia résonnaient entre les murs du palais.

..............................

Salle du trône, un instant plus tôt. L’après midi s'en venait a touché a sa fin, la ronde des visites et doléances se terminait et pourtant moult inquiétudes venaient perturbés le regard de la duchesse. Le dernier visiteur était sir Oschide d'Anoszia, a mesure que les minutes passées, l'instant ou tomberait les masques se rapprochait. Qu'adviendrait il quand il se rendrait compte de la méprise ? Lui tiendrait il rigueur de cette petite ruse, destinée a lui épargner quelques fardeaux protocolaires avant qu'il ne soit prêt a les affronter ? Y verrait il un affront ou un jeu ? Telles étaient les questions qui s'agitait en l'esprit de la duchesse. Bien qu'elle fit de son mieux pour ne rien en laisser paraître de par le délicat sourire qui ornait ses lèvres et de par l'attention qu'elle accordait a tous, sire d'Olside la connaissant depuis toujours ne fut pas dupe. Elle compris aisément qu'il avait perçu son malaise de par les nombreux regards qu'il lui jeta depuis l'autre coté de la pièce.

Ce pourquoi elle fut étonnée de le voir filer alors que le dernier visiteur s'en venait a prendre congé. La laissait seule en une situation qui lui causait quelques troubles ne lui ressemblait guère. Elle ne laissa pourtant rien paraître de cela, assise sur son trône pendant que la cour attendait l'arrivée du prochain venu. L'air était chaud en cette journée printanière, a tel point que les fenêtres avaient étés ouvertes de part et d'autres du palais. De ce fait elle se rendit grâce d'avoir choisie plus tôt dans la journée une robe légère bien que témoignant du faste des tenues ducales. Le Langecin réputé pour ses tissus se devait de s'illustré en cela par les toilettes de sa duchesse. La robe qu'elle portait prés du corps était un enchantement de soie brillant en de douces teintes orangées et or. Pour compléter cela une chaînette de pierres précieuse claires et lumineuses reposaient sur son front, en parfaite parure avec le collier reposant sur son décolleté et les boucles d'oreilles discrètement dévoilées par sa coiffure, savamment relevée en un chignon délicat d'ou s'échappaient quelques mèches rebelles.


Le tableau qu'elle affichait pour l'heure n'avait plus guère rien avoir avec la pureté des tenues simplistes dans lesquelles le capitaine l'avait vu précédemment. Les seules choses qu'il ne trouverait point changé, seraient le regard sincère fixant chacun de ses pas et le sourire bien que plus discret mais toujours lumineux, qui étirerait ses traits quand il se présenterait a sa vue. Il restait a espéré que que la vue qu'elle lui offrirait a lui, dévoilant ainsi sa véritable identité serait matière également a le faire sourire et non au tintement d'une colère peu propice a la bonne entente espérait. Ses quelques tracas furent chassés de son esprit quand la voix de l'intendant s'en vint a s'élevé dans la salle du trône, prémisse a l'entrée de Sir d'Anoszia. Sir Oschide d'Anoszia, capitaine des armées royales. Il était trop tard pour avoir des regrets de toute façon pensa t'elle alors que les portes s'ouvraient pour le laisser entré.

Elle se leva, droite devant son trône alors que tout les regards y compris le sien se portait sur le capitaine. La tête légèrement relevé, le regard inébranlable mais pourtant doux, entourée de faste et de grandiloquence, il devait peiné a reconnaître celle qui l'avait soutenue dans ses bras puis plus tard recueillie ses quelques confidences. Ce n'était plus la femme qui lui faisait face, mais la duchesse, c'est dont en des manières très protocolaires qu'elle s'en vint a l’accueillir alors que ses pas le portait enfin jusqu’à elle. Sir d'Anoszia, il m'est plaisir de vous rencontrer et de vous recevoir en ces lieux. Puisse le jour de notre rencontre être placé sous des hospices favorables. Alors que la cour saluait les mots de sa duchesse attendant les témoignages de respect de Sir d'Anoszia, seul l'homme qui lui faisait face et dont elle cherchait a accroché le regard savait que leur première rencontre n'était point celle ci, mais de par la bienséance mieux valait que cela reste leur secret. Elle sentie la présence imposante de Sire d'Olside se glisser a ses cotés, non loin du trône, nouvellement revenu de son escapade qu'elle qu'elle fut.
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Oschide d'Anoszia
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MessageSujet: Re: "Sous le souffle de la surprise." (PV)   Mar 10 Juin 2014 - 21:27


La matinée était passée vite, peut-être trop. Après s’être reposé quelque peu, il avait rejoint ses hommes pour bavarder et partager un bref moment avec eux sans trop s’attarder. Il avait vu leurs visages fatigués et consternés. Même en essayant de leur paraître amical, lui-même n’oubliait pas qu’un Anoszia était mort dans cette guerre et que tous ces hommes fidèles avaient pour la plupart grandit dans le Trezatio ou dans le vicomté de son père. Son cousin étant un homme de guerre tout comme Ansaldo, il était donc apprécié par ces hommes. Après manger, Oschide resta avec Ignazio et tenta d’en apprendre un peu plus sur les événements qui s’étaient déroulés après son assassinat. De ce qu’il avait compris, son oncle avait refusé de continuer à se battre pour la couronne et avait repris ses hommes et ceux de son père pour retourner dans le Sud. Oschide imagina parfaitement l’ambiance qui avait dû régner à ce moment-là et ne regretta pas d’avoir été totalement inconscient pendant un certain temps.

Son retour à travers les montagnes de la frontière sgardienne ne s’était pas non plus faite sans encombre, et certains de ceux qui avaient escortés son corps étaient mort en le faisant. Tué par des sgardiens dans des embuscades. S’il était donc là, c’était bien par miracle et cela ne fit que renforcer un peu plus sa culpabilité de s’être fait si lamentablement avoir par un assassin qui faisaient partie de ses propres hommes.

L’après midi passa rapidement cependant et il put essayer de s’entraîner quelque peu au maniement de l’épée malgré ses douleurs qui le reprenaient sans cesse. Mais le moment de sa rencontre avec la duchesse approchait et il sentait monter en lui une sorte de tension qu’il n’avait jamais éprouvé jusque-là. On vint alors le chercher lorsque le soleil commençait à baisser et il demanda à quelques-uns de ses hommes de l’aider à enfiler la lourde armure qui faisait de lui ce qu’il était vraiment. Une fois mise, il sentit le poids l’ensevelir, mais fut tout de même heureux de la remettre. Elle était en quelques sorte une partie de lui et sans elle, il n’était plus rien. L’armure arborait encore les vestiges de la guerre, mais ses hommes avaient fait en sorte que le sang disparaisse. Il mit alors son épée dans son fourreau et partit vers la grande salle lorsqu’on vint le quérir.

Accompagné d’Ignazio et de ses hommes aux couleurs d’Ydril, de Calozi et du Trezatio. La vingtaine d’hommes déambulèrent alors silencieusement dans les longs couloirs sous les regards de ceux qui servaient la duchesse. Le visage figé et l’allure grave, ils marchèrent quasiment le regard baissé. La fierté du Sud n’existait plus en ce jour. Chacun portait le deuil d’un ami ou d’un frère mort. Et pourtant, tous semblaient pressés de rencontrer la duchesse pour la remercier de ses attentions à leur égard.

Le Sénéchal lui adressa alors quelques mots avant qu’il ne rentre, et il ne comprit pas vraiment là ou il voulait en venir, mais il acquiesça pour faire croire qu’il avait compris. La porte de la grande s’ouvrit alors et Oschide attendit qu’on le présente pour pouvoir s’avancer. Il grinça alors un peu des dents lorsqu’on le présenta comme le capitaine des armées royales, chose qu’il n’était plus vraiment. Du moins, officieusement et il s’avança d’un pas lent tout en continuant de regarder ses chausses comme s’il faisait acte de soumission. Lorsqu’il vit qu’il était à bonne distance de l’estrade ou se trouvait le trône, il s’arrêta et fit sa révérence avec toujours cette même douleur qui l’envahissait, et encore plus avec son armure. La duchesse parla alors et il fut stupéfait de la ressemblance d’intonation qu’il y avait avec la voix de la dame de compagnie qu’il avait rencontré un peu plus tôt. Curieux de savoir ce qu’il se passait, il leva les yeux et reconnut en plein milieu du siège la jeune femme qu’il avait vu plus tôt. Sa gorge se noua alors et son cœur se mit à battre plus vite qu’il ne l’avait jamais fait. Mais qu’est-ce qu’il se passait ? se mit-il à penser. Son visage paru alors se décomposer littéralement et il se revit parler avec celle qu’il pensait être la dame de compagnie de la duchesse. Il essaya donc de se remémorer s’il n’avait pas dit d’insanité ou quoique ce soit d’autre et n’eut pas d’autre choix que de parler une fois sa révérence faite.

-Votre…votre Altesse, j’ignorais…il se tut aussitôt sentant qu’il ne devait peut pas aborder cela en public. Je ne vous remercierais jamais assez pour votre bienveillance et votre hospitalité que vous nous témoignez et je vous implore de nous pardonner pour notre venue totalement imprévue.

Oschide était totalement largué et peinait à trouver ses mots. D’habitude, il n’éprouvait aucune difficulté à le faire et ne manquait jamais au protocole. Mais dans cette circonstance, il ne comprenait juste plus rien. Cherchant à détourner son regard le plus possible de celui de la duchesse qui devait le trouver totalement ridicule, il posa ses yeux sur la magnifique robe qu’elle portait et chercha par tous les moyens de la complimenter afin de faire oublier ses propos qu’il n’aurait jamais tenu s’il avait su que la jeune femme était la duchesse.

-Votre altesse, sachez que vos mots envers les hommes faisant la guerre on sut nous atteindre et faire de vous une duchesse appréciée et respectée dans nos rangs. Je tiens à vous présenter en face mes hommages les plus sincères pour que votre règne soit long et prospère. Il se baissa et ses hommes en firent de même, et ce, même s’ils n’avaient aucunement l’obligation de le faire envers une duchesse qui n’était pas la leur, mais ils le firent par respect tout comme lui. J’aurais aimé être dans la capacité de vous voir plus tôt, mais vous devez connaître les problèmes que j’ai affrontés. J’espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur.

Il avait l’impression de répéter une énième fois cette demande de pardon, mais cette fois, il la faisait directement devant elle. Les gens dans la salle le regardaient d’un air incrédule, ne comprenant certainement pas très bien la gêne qu’il avait, et autant qu’ils ne le sachent jamais.
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Méliane de Lancrais
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MessageSujet: Re: "Sous le souffle de la surprise." (PV)   Mar 10 Juin 2014 - 22:10


Elle le fixa un long moment, de son entrée jusqu’à ce qu'elle prononce ses mots de bienvenue. Il semblait bien mal en point sous la lourde armure, mais pourtant il s’efforçait de rester droit, fier comme tout les hommes qui l'accompagnaient d'ailleurs. Elle s'en venait a regretter que l'intendant n'ai pas daigné tous les présenter comme ils l'auraient mérités de par leurs efforts, mérites et pertes, mais malheureusement le protocole ne s'encombrait guère de ce genre de préoccupations. Par bonheur, elle espérait que le banquet qui suivrait saurait ravir les hommes autant que leur confirmer l'attention particulière qu'elle leur témoignait en réponse a leurs actes courageux.

Quand sir d'Anoszia leva enfin son regard vers elle, elle tenta d'y accrocher le sien, espérant ne point y voir de colère. Ce qu'elle y vue fut peut être bien pire, il semblait interloqué, perdu, trompé .. Voila qui lui causait quelques élans coupables. Mais au vue de son état, de l'armure qu'il portait tel un fardeau, elle ne regrettait pas de lui avoir accordé quelques heures de répits en plus. Si il devait lui en vouloir de cela, elle se ferait joie de faire avec, tant que cela ait pu être un tant soit peu profitable au capitaine. D'ailleurs si il n'avait point été si têtu, elle aurait repoussée bien d'avantage cette entrevue, bien que cela aurait été au demeurant joué avec le feu plus que de raisons.

Votre…votre Altesse, j’ignorais…Je ne vous remercierais jamais assez pour votre bienveillance et votre hospitalité que vous nous témoignez et je vous implore de nous pardonner pour notre venue totalement imprévue.

Visiblement il avait compris que mieux valait taire les circonstances peu protocolaire de leurs rencontres. Bien qu'il sembla peu a l'aise avec la situation et au terme de quelques bafouillement, il ne s'en tirait pas si mal. Si elle ne s'était point sentie si honteuse de la situation, probable qu'elle aurait trouvée ses quelques hésitations adorables. Comme quoi il fallait parfois bien peu de choses pour en faire venir a faire perdre ses moyens a un grand capitaine. Ce qu'elle ne comprenait guère par contre c'était sa grande propension a se courber en remerciements. Était ce dont si incroyable d’accueillir quelques hommes revenant du front avec des égards dont elle les jugeait plus que digne .. En ce cas, le monde tournait bien mal. D'un geste délicat de la main, elle les invita tous a sortir de leurs révérences avant de faire quelques pas vers eux fort désireuse de leur faire part de la considération qu'elle portait a leurs personnes.

Nul remerciements n'est nécessaire sir d'Anoszia. Vous et vos hommes méritaient les plus grands égares par respect quand aux sacrifices auxquels vous avez consentis pour la couronne. Elle leur adressa a tous un sourire bienveillant. Il n'y'a point d’imprévu que le destin n'ait pas décidé. Je suis fière de vous accueillir vous et vos hommes en les murs de mon palais, j'espère que vous saurez y trouvé quelques réconforts en l'attente de retrouver vos familles. Elle prit ensuite le soin de faire le tour des hommes en les saluant d'un signe de tête. Bien que cela ne puisse guère apaisé les douleurs qui doivent êtres vôtres, sachez qu'il m'est honneur que de voir des hommes si dévoués que vous tous foulés de leurs pieds les terres Langecines. Sans vous, hommes, soldats, sires, la couronne n'est rien. Vous êtes les gardiens de la paix et du pouvoir, c'est de par votre abnégation et vos sacrifices que peut vivre le règne de notre bon roi. Les paroles étaient sincères quand en témoignait le regard lumineux de la duchesse, elles se rependirent en la cour en des échos appréciateurs et probable qu'elles auraient vite fait de courir en toutes les contrées alentours. En cela elle était fière, elle voulait que tous sache que bien que femme de paix et de diplomatie, son respect pour les hommes d'armes loyaux, utilisant l'épée pour de nobles causes, était grand.

Vos paroles me touchent infiniment Sir d'Anoszia, il fait grand plaisir a mon cœur de savoir que mes mots on suent vous toucher jusque dans les contrées reculées du nord. Mes pensées furent maintes fois occupées par les tourments que vous et vos hommes deviez connaitre au nom de notre bon roi. Portant son regard dans celui de Sire d'Anoszia plus en la recherche de quelques fatigues qu'en l'idée de capter son attention, elle poursuivit. Je ne vous tiens rigueur de rien, il m'est avis que vous auriez prendre plus de repos avant de paraître devant moi. Je me sens quelques peu coupable que votre grand sens de la bienséance vous oblige a vous presser devant moi. Le regard se fit taquin suivit par le sourire. Qu'arriverait il si épuisé, vous en veniez a goûter le peu de confort de ce sol. Ne le quittant pas des yeux, elle désigna d'un geste gracile les pavés, son esprit éloignant en les souvenirs d'une autre discutions. J'en serais mortifié et hautement coupable, je propose dont que vous et vos hommes alliez prendre place en salle de banque. Il m'est d'avis que les fauteuils y seront bien plus confortables que les sols de la salle du trône .. Voir même que les parterres de fleurs qui décorent nos jardins. Nouvelle subtile allusion. Nouveau sourire. Diantre, elle s'amusait beaucoup et tout ça quelques peu aux dépends du capitaine, mais qu'il était bon de plaisantait ainsi, oubliant un bref instant toutes choses autres que cela, restait a espéré qu'il n'en prenne guère ombrage. Sur le coté du trône, elle discernait parfaitement l'amusement de Sir d'olside dont le regard pétillé sous son habituelle mine bourrue. Alors que tous se dirigeaient vers la salle du banquet en bavardages, elle s'approcha de Sir d'Anoszia pour lui glisser quelques mots que seul lui pouvaient entendre. Si vous souhaitez a nouveau ruiné une de mes robes, veuillez le faire autrement qu'avec votre sang. Je vous veut solidement en forme afin que vous me présentiez comme il se doit chacun de vos hommes. Sourire aux lèvres, preuve qu'elle ne lui tenait rigueur de rien, elle désigna l'imposante double porte qui menait en salle de banquet afin de l'invité a s'y rendre.  
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Oschide d'Anoszia
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MessageSujet: Re: "Sous le souffle de la surprise." (PV)   Sam 14 Juin 2014 - 14:41


Etait-elle en train de jouer avec lui ? Ou se méfiait-elle de lui pour s’être ainsi fait passer pour une dame de compagnie de la duchesse. Tout à coup, les propos du Sénéchal devinrent un peu plus clair dans son esprit et il comprit qu’elle n’avait nullement eu l’intention de le mettre mal à l’aise, juste de lui éviter le poids des protocoles qui, il devait l’avouer, le mettait dans un mal absolu tellement il se sentait faible. Néanmoins, il écouta la duchesse s’exprimer lorsqu’elle répondit d’une voix chaleureuse tout le respect qu’elle leur témoignait pour s’être battu si bravement dans le nord. Et Oschide savait que ces avaient d’autant plus de valeurs après tout ce qu’il lui avait dit dans le petit jardin du palais ducale.

« Vous êtes les gardiens de la paix et du pouvoir, c'est de par votre abnégation et vos sacrifices que peut vivre le règne de notre bon roi ».

Le capitaine déchu se mit à toussoter doucement lorsque la duchesse lui adressa ces mots qui passèrent assez mal dans sa tête, même s’il savait parfaitement qu’ils n’étaient là que pour le protocole et parce que des représentants de toute la péninsule devaient être dans la salle. Mais si seulement ces mots avaient pu être vrai, alors il n’aurait peut-être pas été là en ce moment-même. Il préféra cependant ne rien dire et surtout ne pas contredire ces mots-là et écouta la suite en regardant la duchesse avec toujours autant d’intensité comme pour montrer qu’il pouvait encore tenir sur ses jambes. Elle continua alors en abordant le fait qu’il pourrait tomber sur le sol s’il était encore trop épuisé. Il eut un petit sourire pincé et regarda autour de lui pour voir si les courtisans avaient décelés quelque chose. Mais non apparemment, il jeta alors un regard à ses hommes et comprit qu’eux non plus n’avait rien compris. Il s’amusa donc de la petite pique et parut beaucoup plus à l’aise lorsqu’elle lui proposa de rejoindre le banquet autour de fauteuils et non des parterres de fleurs.

-Votre altesse, dit-il en se courbant légèrement, ce serait un plaisir que de vous accompagner autour d’un banquet. Et je gage sur mon honneur que j’essaierais de ne pas faire ombrage aux conforts de vos fauteuils qui sont, j’en suis sûr, nettement mieux que fleurs, aussi belles soient-elles.

La répartie était simple et sans fioritures. De toute façon, il n’avait pas l’esprit à ça, mais néanmoins, il était satisfait de ne pas avoir perdu en courtoisie et en humour. Même s’il savait parfaitement que dans ce genre de situation-là, l’humour camouflait généralement le malaise qu’il pouvait avoir. Il se rassurait au moins en se disant qu’une fois assit, il ne souffrirait plus autant et pourrait tenter de s’entretenir avec la véritable duchesse cette fois-ci. Tout en s’étant mise debout, elle l’invita à l’accompagner jusqu’à la grande tablée et à lui présenter ses hommes un à un. C’est ainsi qu’il les lui présenta tous tandis qu’ils franchissaient la grande porte et en profita pour lui glisser quelques mots avant de prendre place.

-Vous m’avez bien eu altesse. Chuchota-t-il dans sa direction tout en affichant un léger sourire. Si j’avais su, j’aurais fait en sorte de tomber sur des plumes pour paraître moins ridicule.

Ils prirent alors tous place autour de la grande tablée ducale, et il put se trouver aux côtés de la duchesse avec ses hommes. Tandis que Sire d’Olside se trouvait de l’autre côté. L’atmosphère et l’ambiance était festive et témoignait bien de la richesse du Langecin. Tout semblait plus raffiné, la musique jouée par des ménestrels talentueux, des plats richement décorés et des gens élégamment vêtus. Il n’y avait aucun doute sur ça, Langehack surpassait de loin l’hospitalité nordiste qui était froide et rustre. Tout en essayant de rester le plus droit et le plus digne possible, Oschide faisait mine de faire comme si rien ne lui était jamais arrivé sauf qu’il savait qu’il en paierait le prix tôt ou tard…
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Méliane de Lancrais
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MessageSujet: Re: "Sous le souffle de la surprise." (PV)   Sam 14 Juin 2014 - 15:24


Pendant qu'ils pénétraient dans la grande salle de banquet , le capitaine fit selon ses souhaits et lui présenta un a un ses hommes. Elle se fit honneur de tous les saluer et leur adressée a chacun un petit mot quand a leurs actes dans le nord, ses espoirs pour leurs avenir et son souhait qu'ils puissent bientôt retrouvés leurs familles pour savouré un bonheur plus que mérité. Ceci fait, alors que tous prenaient place, le capitaine profitant de cet instant ou ils furent quelque peu isolés s'en vint a lui souffler quelques mots en un chuchotement a l'abri des oreilles indiscrètes.

Vous m’avez bien eu altesse. Si j’avais su, j’aurais fait en sorte de tomber sur des plumes pour paraître moins ridicule.

Un sourire étira ses traits bien qu'il eu vite fait de se faire contrit, voir d'allure quelque peu coupable. Sachez que ce n'était point mon attention. Cela était vrai, tout était venu d'un stupide malentendu, enfin quelque chose y ressemblant vu que c'est elle qui avait décidé de cela. Bref. Je comptais simplement visité le campement pour donner quelques réconforts a vos hommes et leurs faire savoir le respect que Langehack avait pour leur dévotion et leurs actes. Il aurait été malvenu qu'a peine arrivés, je leur impose quelques protocoles non nécessaire. De la le destin s'en est mêlé. Le capitaine était arrivé, se présentant a eux en un triste état et quand son regard avait croisé celui du jeune homme, elle n'avait pu que plié sous la mélancolie qu'elle y avait lue, se refusant d'ajouté quelques gènes a son malheur. Je ne nies en rien que c'est la une décision consciente de ma part mais croyez bien et sans que cela ne vous porte offense, que tout cela ne fut dicté que par votre état qui n'était que peu glorieux. J'ai voulue vous soulagé d'un protocole lourd qui en votre condition n'aurait fait qu’accroître votre fatigue. Retrouvant un sourire plus lumineux et un regard taquin, elle termina. Puis avouons que en vous étalant subitement sur le sol, déversant tout votre sang sur ma personne, vous m'avez quelque peu incité a ne point me dévoilé. Et qu'elle idée ma foi que de déambulé au milieu de la nuit dans mes jardins alors que je vous croyez alité. Tout cela n'était que boutade, plaisanterie manifeste, il ne pouvait en douté de par le ton qui était sien. Puis elle même n'aurait elle pas du se trouver au lit plutôt que dans les dits jardins. Il était dont aisé de mette la faute sur le destin qui en l’occurrence avait fait de Sire d'Anoszia la victime d'une méprise dont il ignorait tout jusqu’à quelques instants plus tôt.

Après ce petit interlude, ils purent prendre place a la grande table. Sire D'Olside a sa droite et Sire d'Anoszia a sa gauche, elle était pour sur bien entourée. Bientôt les plats aux mets délicats défilèrent en une joyeuse danse devant eux attendant que d'un signe de main ils fassent choix. La salle décorée avec faste était d'un joyeux léger de par les airs délicats joués par les ménestrels. De temps a autre, Méliane jetée un regard préoccupé a sir d'Anoszia ayant quelques craintes de le voir s’effondrer a nouveau. Elle n'était pas sur que le voir paraître si vite a un banquet fusse une bonne idée, mais elle n'avait pas pu retenir d'avantage le protocole pour des raisons qu'elle ne pouvait avoué ouvertement.

Si vous n’êtes point trop fatigué, peut être consentirez vous a me donner quelques nouvelles du nord. On me dit que la situation y est précaire et que de nouvelles forces entraient dans la bataille, menacent de donné a ce conflit une bien sombre fin. Tout cela était quelque peu forcé, destiné aux nobles l'entourant, car bien sur tous ignoraient la discutions qu'ils avaient eu auparavant, tout comme celle que le capitaine avait eu avec Sire d'Olside. Si elle se devait de remettre cela sur le tapis c'est que les quelques vieux bougons du conseil ne laisseraient de répits a sir D'Anoszia qu'une fois qu'ils auraient eu toutes les informations désirées. Mieux valait donc que cela se passe ici et non dans une salle de réunion ou l'on aurait que faire de son état de faiblesse. Vous me voyez navré de vous rappelez a de si terribles souvenirs, mais les nouvelles du nord mettent un temps considérable a nous parvenir ici comme vous, vous en doutez.

Une fois qu'il eu fait récit pour tous des nouvelles du nord et alors que le repas s'avançait, bons nombres de jeunes soldats purent invités quelques dames de la cour pendant que les gens de hauts rangs s'enlisaient en quelques débats sur la guerre, sire d'Olside veillant toujours a les garder en de bonnes dispositions. Elle profita de cela pour discuter plus calmement avec le capitaine s’inquiétant d'abord de son état. Comment vous sentez vous ? Ce banquet ne se fait il pas trop épuisant pour vous ? N'hésitez point a demandé a ce que vous soyez reconduit a vos appartements, si votre état s'en fait trop accablant. Nous aurons bien d'autres occasions de parler. Portant un verre a ses lèvres, elle lui glissa ensuite en un sourire. Il me tarde que vous me parliez de vos contrées, je n'ai jamais guère eu de temps de m'attarder en voyage et je suis fort curieuse de découvrir cela a travers vos yeux en l'attente de m'y rendre moi même. Alors quand vous, vous sentirez suffisamment bien pour cela, faites moi ce plaisir voulez vous. Secrètement, elle espérait bien qu'il se sentirait suffisamment en état pour lui tenir conversation en l'instant, mais ne voulant pas qu'il s'y sente obliger, s'imposant quelques nouveaux efforts possiblement douloureux, elle avait feint de ne point trop paraître enthousiaste.

Elle se sentait a l'aise en sa compagnie, chose assez rare. Au point qu'elle en venait a se demander si ce n'était point par son état ou par son regard si triste. Il avait l'air plus brisé que dangereux et en ces circonstances, il était si aisé de vouloir lui apporté quelques réconforts. Elle se demanda alors qu'elle attendait sa réponse, quel genre d'homme il avait pu être avant la guerre. Quel genre de visage se cachait derrière l'imposant bandage ? De par ce qu'elle entrevoyait il avait l'air de correspondre a ce que bons nombres de dames avaient du trouver séduisant. Bénéficiant d'un certain sucés auprès de la gente féminine, quel caractère pouvait don bien être le sien et sans les circonstances actuelles ce serait elle sentie de ce fait aussi bien en sa compagnie ? Le tour curieux que prenaient ses pensées ne fut troublé que quand la voix du capitaine se porta a nouveau a ses oreilles.
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Oschide d'Anoszia
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MessageSujet: Re: "Sous le souffle de la surprise." (PV)   Dim 15 Juin 2014 - 2:49

En écoutant les justifications de la duchesse, Oschide comprit qu’elle n’avait jamais voulu lui faire affront ou quoique ce soit d’autre, mais il vit là une véritable volonté de ne pas l’incomber plus qu’il ne l’était déjà. Au final, cette nouvelle duchesse était peut être bel et bien aussi magnanime et bienveillante qu’on le disait et Oschide se surprit à le voir de ses propres yeux. Pour tenter de mettre un terme aux doutes de la jeune femme, Oschide bien qu’encore exténué par les interminables douleurs qui le lançait afficha tant bien que mal un regard rassurant vers elle et entreprit de couper net au quiproquo qui avait eu lieu.

-Tout est bien vrai altesse, je suis d’accord. Dit-il en continuant de marcher maladroitement. Si je vous avais demandé votre nom, peut-être aurai-je été au courant un peu plus vite.

Visiblement, l’appréhension d’un banquet semblait avoir disparu et il se sentait mieux qu’à l’habitude. Peut-être était-ce le fait d’avoir l’impression de connaître la duchesse un peu plus intimement et de se dire qu’elle avait été pendant quelques heures au même niveau que lui qui le rassurait. Il se laissa donc asseoir à côté d’elle et commença à boire quelques gorgées de vins du Langecins qui n’avaient rien à envier aux vins d’Hautval. Il partagea ainsi quelques analyse sur celui-ci en demandant au Sire d’Olside d’où venait exactement le vignoble pour qu’il s’en souvienne et échangea quelques regards avec la duchesse qui ne manquait jamais de lui témoigner une sorte d’empathie ou d’inquiétude de le voir tomber une fois de plus Sa chute dans le campement avait dû la marquer et maintenant qu’il le savait, cela le mettait relativement mal à l’aise. C’est peut-être en voyant qu’il la regardait que la duchesse se mit alors à lui poser des questions sur le Nord qu’elle connaissait déjà pourtant. Bien entendu, Oschide comprit que ces propos n’étaient pas uniquement réservés pour elle, mais aussi pour le reste de la cour qui semblait impatiente d’en savoir plus. Voyant leurs crocs acérés tout autour de lui, le capitaine n’eut pas d’autre choix que de leur donner ce qu’ils souhaitaient.

-Le Nord est devenu un brasier sans nom… Les grandes puissances y croiseront bientôt toutes le fer et feront verser le sang en abondance. Et même si tout a réussi jusque-là pour le seigneur de Clairssac, il ne tardera pas à se faire totalement encerclé par les troupes odéliannes et celle de Serramire. Puisse les cinq l’aider à prendre les meilleurs décisions pour le sortir de là…

Ses hommes baissèrent un à un leurs yeux en entendant ces mots, comme s’ils s’étaient mis à prier furtivement pour ceux restés dans le chaos. Mais ils se ressaisirent assez vite lorsque les ménestrels débutèrent leurs partitions de danse et où certains de ses hommes coutumiés des festivités ydrilotes purent s’essayer à la danse. Pour certains, Oschide savait que cela leur ferait le plus grand bien. La quasi-totalité avaient échappés de peu à la mort et tous n’avait jamais dû penser pouvoir en arriver là. Oschide était quant à lui resté aux côtés de la duchesse qui n’avait nullement souhaité danser et avait préféré rester assise sur son petit trône. Il ne put alors que se satisfaire une fois de plus de la bienveillance de son hôte qui mettait réellement un point d’honneur à le savoir en bonne santé.

-Je remercie votre altesse d’accorder autant d’importance à mon état de santé, mais sachez que je vais mieux et que d’heure en heure, je recouvre mes forces.

Cependant, Oschide fut touché par une brusque mélancolie lorsqu’elle lui demanda de lui parler de ses contrées qu’il avait laissé, voilà tant de temps déjà. Mais il décida de faire plaisir à la duchesse en lui faisant une description des plus précises afin de la satisfaire au mieux. Bien évidemment, il n’énumérerait pas tous les détails, mais il pouvait au moins dresser un rapide portrait. Il profita alors d’un moment où personne ne les écoutait mise à part deux ou trois gardes au loin qui le regardaient.

-Avec plaisir altesse, il but une gorgée de vin pour se désaltérer, imaginez un souffle chaud qui vous assaille de toute part en permanence. Des rayons lumineux qui vous transpercent et vous réchauffe à tel point que vous ne risquerez jamais de ressentir le froid. Imaginez aussi toutes les odeurs épicées provenant des multiples estampes qui comblent et bouchent les ruelles étroites de la cité. Tous ces cris qui viennent du port que ce soit des mouettes ou des marchands qui négocient leurs pêches. Oschide avait les yeux qui brillaient quand il parlait de son lieu d’origine. Ydril ou Velmonè sont très différentes d’ici. Il n’y règne pas le même bon vivre bien que Langehack ou Ydril soient toute deux influencé par les délices orientaux d’estrévent, mais je ne saurais comment l’expliquer, la pointe péninsulaire reste un endroit unique dans tout le royaume.

Il s’arrêta brusquement, réalisant que ses terres lui avaient manqué depuis le temps. Lui qui pensait ne jamais y revenir…

-Mon père a accordé la main de ma sœur au comte d’Arétria qui doit encore se trouver dans le nord. Aux dernières nouvelles, le mariage était prévu pour la fin du conflit. Ce serait un immense honneur pour moi et les membres de ma famille de vous accueillir en la cité d’Ydril pour célébrer cette union. Vous pourrez ainsi découvrir les délices qui ont bercés toute mon enfance.

Sa proposition était tout à fait honnête et il savait que son père aurait approuvé. De toute façon, la duchesse ne devait pas ignorer ce mariage qui faisait jaser toutes les cours de la péninsule. Il se mit alors en tête de lui faire présenter sa cité comme si cela pouvait fasciner intégralement la duchesse qui devait pourtant avoir d’autres inquiétudes. Néanmoins, Oschide commençait à récupérer petit à petit de ses douleurs et tôt ou tard, il serait amené à rentrer.
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Méliane de Lancrais
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MessageSujet: Re: "Sous le souffle de la surprise." (PV)   Dim 15 Juin 2014 - 9:43


Je remercie votre altesse d’accorder autant d’importance à mon état de santé, mais sachez que je vais mieux et que d’heure en heure, je recouvre mes forces.

Tout sourire, elle acquiesça a cela, émettant malgré tout quelques réserves quand a la véracité de ses paroles. Elle ne pouvait oubliée si aisément la façon dont il s'était écroulé la veille. Puis tout ce sang. Certes les médecins avaient minimaliser cela, en indiquant que ce n'était la que quelques points qui s'étaient rouvert sous le coup de la chute. Il restait néanmoins difficile d'oublier l'image du capitaine en sang reposant inconscient entre ses bras. Elle eu le sentiment de se faire un brin trop protectrice, se promettant donc de taire sa grande compassion dans les heures suivantes sans pourtant se jurer d'y arriver.

Quand il en vint a lui parler de ses contrées, du sud, de sa terre natale, elle ne put que se laisser emporté par ses mots tant il en parler avec une affection palpable. Visiblement Ydril lui avait énormément manqué, peut être même bien plus encore que ce que lui avait crue. Son regard s'émerveilla a mesure qu'il en parlait, créant en elle la réelle envie de s'y rendre, un jour peut être. Quand le Langecin serait définitivement stable et apaisé, quoi qu'en ce monde rien ne soit jamais véritablement apaisé.

Vous en parlez avec une passion évidente capitaine, a vous seul vous donneriez l'envie au monde d'aller se perdre dans vos contrées. Vos mots étaient si sincères que l'espace d'un bref instant, j'ai presque pue sentir la chaleur du soleil sur ma peau. Elle profita qu'il se taise un instant pour plonger ses lèvres dans son verre, permettant ainsi au jus de fruits de la rafraîchir agréablement. Entre la chaleur printanière et le mouvement autour d'eux, une délicate chaleur les entourait.

Le capitaine s'en vint a lui parler du mariage de sa sœur, mariage dont elle n'ignorait rien. Pas que l'on en ai informée personnellement, mais ce genre de rumeurs allaient bon train et faisaient vite le tour de la péninsule. A l'évocation de cela, son esprit comme toujours sur ce sujet se tordis en quelques souvenirs douloureux, qu'elle contourna adroitement en quelques inquiétudes. Inquiétudes qu'elle n'allait pas manquer de faire connaitre a son invité en espérant qu'il n'en prenne point ombrage.

Mais avant toute chose, elle se devait de le remercier pour la proposition. Proposition dont elle était touchée au demeurant bien que peu certaine de pouvoir l'honorer. Ce serait un grand plaisir pour moi que d'assister a l'union de votre sœur, tant pour voir les richesses des paysages du sud que pour rencontrer votre famille. Néanmoins, je ne puis donnée parole d’être la, une duchesse n'est jamais a l'abri de quelques imprévus, puissent les 5 m'en préserver. Elle ponctua ses paroles d'un sourire avant de se tourner vers la partie délicate qu'avait amené ce sujet. Dites moi capitaine, votre famille connaissait elle le comte d'Arétria avant cette union ? Votre père s'est il inqui d'a quel genre d'homme il confié sa fille ? Votre sœur elle même était elle favorable a cette union ? Consciente que ces pics de curiosité pourraient portés a offense, ce qu'elle ne désirait pas, elle atténua tout cela de quelques mots de plus. Pardonnez moi ces quelques questions, je ne juge point votre famille ou votre père et ne présume en rien des circonstances de cette union, mais la noblesse est ce qu'elle est, je suis sur que vous en ignorez rien. Son regard se voila un bref instant. Chaque jour des damoiselles se retrouvent sacrifiés en un mariage malheureux pour le prestige de leurs familles, je ne souhaite pas cela a votre sœur ni a nulles autres femmes. D'un léger geste de la main, elle désigna la cour et au delà. J'essaie de luter contre cela dans le Langecin. Les dames devraient avoir le droit de choisir, ne croyez vous pas ?

Elle plongea son regard dans le sien, visiblement fort décidée a obtenir réponse et bien consciente qu'elle devait le mettre dans l’embarras, mais c'était question qui méritait réponse surtout si elle s'en venait a le considérer comme un ami. En parlant d'embarras, ce fut bientôt son tour. Insouciante, prise dans la discutions qu'elle avait avec le capitaine. Elle n'avait point anticipée l'arrivée a la table principale, d'un jeune noble bien né, désireux de quelques attentions envers sa duchesse. De ce fait, elle n'avait point prévu de répartie ou d’échappatoire a la question qu'il lui posa. Votre altesse, me feriez vous l'honneur de cette danse ? L’embarra eut été manifeste, si sire d'Olside toujours a veillé aux intérêts de la dame dans l'ombre, n'avait pas surgit prestement. Mon brave veuillez me pardonné, mais la dame m'a promit cette danse. Regard reconnaissant envers un mensonge éhonté que tous ignoré, si ce n'est sir d'Anoszia restait a proximité depuis les débuts du banquet. Le jeune noble éconduit, bien que déçu ne se fit pas prié pour détaller sous le regard insistant du sénéchal dont la réputation n'était plus a faire.

Se tournant vers le capitaine, elle lui adressa un sourire. Si vous voulez bien m'excusez un instant. Elle glissa ensuite sa main dans celle de sir d'Olside pendant que ces derniers les mener a la piste de danse. Ceci fait il mit a bonne escient ses prouesses de danseurs, tout en gardant distance respectueuse avec la dame. Point d’ambiguïté entre eux de part la grande affection qui les lier, mais il savait que cela était préférable pour ne pas que quelques malaises ne gagnent la dame, bien qu'il ne soit pas s'en ignoré être le seul avec qui elle se sente véritablement a l'aise. Elle plongea un regard reconnaissant dans celui de son protecteur. Merci, vous avez toujours l'art d'arrivé a point mon ami. Affichant un sourire bourru, il lui tapota la taille de la main qui la maintenait. Il faut bien que le fait de m'avoir sorti de ma retraite serve a quelque chose non?M'en voudriez vous de cela mon ami ? Jamais votre altesse, il m'est honneur que vous servir, puis avouons le, la retraite m'était fort ennuyeuse.  Elle laissa échappée un léger éclat de rire avant de le regarder un brin plus sérieuse. Que pensez vous de sir d'Anoszia ? Une mine étonnée s'en vint d'abord lui répondre avant que la langue de l'homme ne se délie. Il m'a l'air d'un homme droit, bien que je lise quelques blessures en son regard. Il m'est d'avis qu'elles ne sont pas toutes le fait de la guerre, il doit dissimulé quelques pertes douloureuses. Elle acquiesça de cela d'un bref hochement de tête, c’était la aussi la conclusion qui était sienne. Si je puis me permettre pourquoi cette question votre altesse ? Elle s'était montrée trop curieuse de quoi attisé la propre curiosité de l'homme. Disons que en son état, il est fort aisé de s’inquiéter pour lui. Mettons cela sur mon instinct maternel. A cette mention, son sourire se fana tandis que son regard se faisait mélancolique. Votre fille vous manque ? Chaque jour d'avantage. Le destin se ri de moi, alors que je la voyais chaque jour et malgré le grand amour que je lui porte, sa présence m'était difficile et maintenant que m'en voila privée, son absence enserre mon cœur de manière insoutenable. La musique se tue, empêchant sire d'Olside de porter quelconque réponse a ses paroles et elle jugea que cela valait mieux ainsi, il n'était nullement l'heure de se laisser aller en pareil chagrin. Elle s’efforça donc de reprendre une mine détendue tant que son vieil ami la reconduisait a sa place.

Elle fut bientôt de nouveau aux cotés de Sir d'Anoszia a qui elle s'adressa tout sourire. Pardonnez moi de vous avoir fait défaut, ou en étions nous ? Ah oui vous alliez me parler du mariage de votre sœur et de vos positions sur les unions consentis pour le prestige d'une famille et non sur le bonheur des damoiselles. Le pauvre bougre qui avait du se sentir rassuré de ne point avoir a répondre a ses questions pouvait constater qu'au demeurant il n'en était rien et qu'elle n'avait point oublié le sujet pendant la danse. Elle attendis donc ses quelques réponses alors que sir d'Olside se tenant un peu a l'écart affichait un sourire compatissant a l'adresse du pauvre capitaine.
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MessageSujet: Re: "Sous le souffle de la surprise." (PV)   Mer 18 Juin 2014 - 14:00


Oschide se délectait de l’atmosphère qui régnait dans la grande salle du banquet fait en leur honneur. Ici, il était à mille lieux de la guerre et des horreurs qu’il avait pu voir. De toute évidence, la duchesse ne lui était aucunement hostile vu les nombreux signes d’affections et de bienveillance qu’elle lui témoignait. Et il avait l’impression que le Sire d’Olside comprenait son désarroi, voire même qu’il le soutenait. De là où il était assis, il pouvait voir ses hommes récupérer de leur folle chevauchée pour l’amener indemne dans le Langecin. Leurs regards changeaient au fur et à mesure que la soirée se poursuivait. Surement grâce à l’alcool, mais ils semblaient profiter pleinement de l’ambiance délicate et raffinée qui trônait. Oschide aussi s’était surprit à savourer les somptueuses harmonies jouées par les ménestrels.

Apparemment, son récit sur sa terre natale avait fait mouche et avait donné l’envie à la duchesse d’y aller. Il aurait aimé, mais les circonstances étant ce qu’elles étaient, il lui faudrait surement attendre. Le comte d’Arétria était toujours dans le nord et vu ce qu’il s’était produit avec lui, il n’aurait su dire quel serait le parti du comte. Alors qu’en lui, les images lui revenaient petit à petit et l’incompréhension laissait peu à peu place à son désir de comprendre le pourquoi du comment. Et selon les réponses qu’il aurait, il aviserait pour savoir comment se venger et retrouver son honneur perdu en même que la vie de son cousin. C’est alors que la duchesse eut quelques mots et interrogations concernant le mariage de sa sœur. Visiblement, elle s’inquiétait de ne voir en ce mariage qu’une simple union forcée. Evidemment, il y avait du pour et du contre. Son père était un habile politicien et savait comment placer ses pions. S’il n’avait pas réussi à le faire pour lui, ses frères et ses sœurs serviraient à se rapprocher des grandes maisons. Mais après tout, cela n’était qu’une question de survie pour sa famille. Que pouvait-on reprocher à la survie d’une famille ? Avant qu’il n’ait pu prononcer sa réponse, un courtisan vint l’interrompre pour demander à ce que la duchesse lui accorde une danse. Il aurait voulu en faire de même s’il avait pu, mais son état ne lui permettant pas, cela n’aurait fait que le rendre ridicule et il ne voulait pas infliger une telle scène à la duchesse.

C’est le Sénéchal qui vint sauver la jeune femme à sa place en l’invitant à venir danser. Elle s’excusa brièvement auprès de lui et partit alors dans l’espace réservé aux danseurs. Son regard se porta alors sur elle et toute son attention y fut concentrée. Par certains côté, elle lui rappelait Castielle, sa gentillesse et sa délicatesse. Mais d’un autre, elle lui faisait penser à sa sœur qui comme elle, avait dû grandir dans un univers masculin ou elle avait dû faire ses preuves et montrer sa force au reste du monde. Sans la lâcher du regard, il eut l’impression de voyager dans le temps et de se revoir à l’époque où il était envoyé dans les bals des grands seigneurs sudiste pour satisfaire son père. Mais cette fois-ci, il était bien loin de cette époque, très loin…

Le temps était révolu. La première chose qu’il ferait en voyant son père serait de chercher comment détruire ce qui avait voulu le tuer. Et il n’aurait aucun répit avant que cela soit fait. Réparer l’injustice était son devoir, préserver la paix aussi. Mais laver l’honneur de son nom l’était tout aussi bien. Toutes les nuits, le regard vide de son cousin le hantait et lui rappelait à quel point sa vie avait été prise en contre partie de la sienne. S’il ne s’était pas présenté sous la tente au moment où l’assassin était sur le point de le tuer, c’était bien lui qui aurait eu dès lors ce regard vide. Pour tenter d’oublier, il but une gorgée du délicieux nectar qu’on lui avait servi et regarda ses hommes un à un. Tous avaient dû remarquer son mutisme et il avait le sentiment qu’ils venaient tous de comprendre là où il voulait en venir. Son regard se concentra sur Ignazio qui était son voisin de table.

-Dites aux hommes qu’il me faudra leur adresser quelques mots au petit matin. Envoyez-en un pour quérir mon père de mon état !

-Bien Sire.

La duchesse vint alors s’installer de nouveau à ses côtés en lui demandant aussitôt de lui reparler du mariage de sa sœur et de l’union consentie ou non des jeunes demoiselles.

-Je ne saurais vous répondre clairement à ce sujet, il m’a semblé comprendre que ma sœur éprouvait quelques sentiments à l’égard du Comte d’Arétria. Mais vous comme moi savons parfaitement à quoi sert cette union. L’amour ne permet pas à des gens comme nous de survivre, même si cela devrait être le cas. Son regard s'assombrit un bref moment lorsqu’il pensa à Castielle. J’ai moi-même emprunté cette voie et je n’ai pas pu réussir à sauver l’être aimé. Aujourd’hui, je ne saurais dire ce qui est le mieux… Dans notre monde, le bonheur est encore très loin, des milliers de demoiselles et damoiseaux seront encore contraint de s’unir que nous le voulions ou non. La seule échappatoire est la mort votre altesse, je ne vois que ça…

Il parlait ainsi en connaissance de cause. Puisque si cet assassin avait réussi son coup, il aurait pu sortir de cet enfer, mais non les dieux en avaient décidé autrement. Maintenant, il ne lui restait donc plus qu’à voir de quoi l’avenir serait fait. Des étourdissements le prirent d’un coup et il commençait à manquer d’air. Ne voulant pas priver la duchesse une fois de plus de leur conversation, il fit sa demande.

-Votre altesse, j’aimerais sortir pour marcher si vous le désirez. Voulez-vous m’accompagner ?

Il s’était levé et avait tendu sa main vers la duchesse pour l’aider à se relever si elle désirait l’accompagner.

-Mes mots sont encore marqués par la tristesse qui envahit mon cœur, ne soyez pas offusqué ces maladresses.
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Méliane de Lancrais
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MessageSujet: Re: "Sous le souffle de la surprise." (PV)   Mer 18 Juin 2014 - 15:02


Voila leur premier point de désaccord, mais par son éducation de jeune noble du sud, Un Anoszia qui plus est, pouvait elle vraiment s'étonnée de cela ? Probable que non. Pourquoi était elle dont si déçue en ce cas. Elle préféra ne guère y réfléchir et se concentrer pour l'heure sur les mots du capitaine en une réponse adéquate qui ne l’offenserait pas. Voila qui s'avérait d'ailleurs délicat. Si votre sœur a des sentiments pour le comte alors je leur souhaite mariage heureux, mais en tant qu’aîné vous devriez veillé a ce que mariage ne soit pas précipité. Elle garda tout le long un visage impassible et un ton neutre, veillant a ne point trahir ses propres émotions. Les premières impressions que l'on a d'un homme ne sont pas toujours les plus justes. Qu'elle prenne garde a ne pas regretter plus tard ses premiers émois. Elle glissa son regard dans celui du capitaine. Pour le reste, je suis navrée d’être en désaccord avec vous. C'est par ce que ce genre d'union pour le pouvoir et le prestige continuent d'exister que les unions d'amour en sont si difficilement accessibles aux personnes de notre rang. Si les damoiselles et damoiseaux avaient liberté de suivre les élans de leurs cœurs plutôt que corrompre leurs sentiments pour quelques rangs ou titres, croyez bien que le monde ne s'en porterait que mieux. Ses quelques paroles furent prononcées d'un ton convaincue et résolu, visiblement la duchesse prenait fort a cœur le sujet et quelques fussent ses efforts pour pour le dissimuler, cela transparaissait clairement dans la discutions.

Son regard se fit plus doux et son visage se couvrit d'une compassion sincère qu'en aux derniers mots du capitaine. Étais ce qu'il évoqué en l'instant qui lui valait cette si grande mélancolie qu'elle avait perçue en son regard dés leur première rencontre et qui ne semblait jamais le quitter ? A quel point avait il pu aimé cette femme ? Étais ce la guerre qui lui avait enlevée ? Ou quelques bassesses de la noblesse ? Elle ne se risqua pas a le questionner en cela, la blessure semblait encore trop récente. La mort n'est a mon sens que la solution de facilité, ceux qui empruntent cette voix ne pensent pas a la peine qu'ils laissent derrière eux et a ceux qui restent pour l'affronter. Les épreuves, les pertes, les douleurs sont je le crains un passage obligé dans la vie de chacun mais croyez en mon expérience si vous, vous en relevez , tout cela contribue a vous rendre plus fort. La vie est un cadeau précieux, je pense qu'il est de notre devoir de vivre et de célébrer ceux parti trop tôt. Probable qu'il pensa en l'instant qu'elle parlait de son défunt mari et d'une certaine façon c'était bel et bien le cas, sauf qu'il se méprendrait forcément sur la tournure de ses pensées. Cet être aimé que vous avez perdu, l'important au final ce n'est pas qu'elle ne soit plus ou que vous n'ayez pas pu la sauver, car cela ne dépendait pas de vous. Nous aimerions tous croire pouvoir être maître des destins des gens que nous aimons mais il n'en ai rien. Au final la chose qui compte réellement, c'est qu'elle reste ici. Elle désigna le cœur du capitaine en gardant néanmoins sa main a bonne distance. Il ne tient qu'a vous de continué a la faire vivre par vos souvenirs et surtout de l'honorer en vivant de la façon qu'elle devait espérait pour vous. Il m'est avis que si vos sentiments étaient partagés, elle devait vous souhaité le bonheur et non la mélancolie légitime dans laquelle vous semblez vous enfermé. Consciente de se laisser aller a parler un peu trop librement sur un sujet des plus personnels, elle balaya l'air d'un geste de la main.Sensiblerie que voila n'est ce pas, certains trouveraient cela indigne d'une duchesse n'est il pas ? Elle ponctua ses derniers mots d'un léger sourire destiné a chasser tout possible malaise entre eux.

Votre altesse, j’aimerais sortir pour marcher si vous le désirez. Voulez-vous m’accompagner ?

La demande était quelque peu cavalière, d'ailleurs sir Olside leva un œil surpris visiblement prêt a intervenir mais elle l'en empêcha en glissant sa main dans celle celle du capitaine. Ce fut un contact aussi rapide que léger. Fugace, presque une illusion, a peine le temps de se lever. Volontiers. Un peu d'air frais leur ferait le plus grand bien a tout deux pour sur. Elle avait grand besoin d'air, d'autant plus qu'il ne faudrait sans doute pas longtemps avant qu'un autre jeune noble ne se jette a l'eau dans le but de s’attirer ses attentions. En éconduire un par banquet était suffisant pensa t'elle non sans sourire.

Mes mots sont encore marqués par la tristesse qui envahit mon cœur, ne soyez pas offusqué ces maladresses.

Alors qu'ils se dirigeaient vers la porte, trois dames prirent places derrière eux, des dames de compagnie aux yeux du monde, mais elles étaient toutes trois des membres de l'escouade des lames de soie, toutes dévouées a la protection de leur duchesse. N'ayez craintes vos mots ne m'ont en rien offusqués, il est juste triste a mon cœur de vous voir si mélancolique. La vie a laissée sur votre âme quelques douleurs palpables et j'espère que vous donnerez l'opportunité au temps de vous guérir de cela. Ils arrivèrent bientôt dans l'un des jardins intérieurs du palais, mais celui ci était des plus particuliers. Grand, imposant, emprunt d'une végétation luxuriante, jusqu’à la rien d'anormale.  Ce qui pouvait causé l'étonnement en revanche étaient les grandes grilles et la porte en fer forgée ajoutés depuis peu et qui en bloqués l'entrée. D'un petit sourire espiègle la duchesse se tourna vers le capitaine. Si vous êtes en état de voir merveille sans vous montrez craintif, j'aimerais vous présentais quelqu'un. C'est sur ces quelques paroles énigmatiques qu'elle se rapprocha de la grille, prête a l'ouvrir dés l'approbation du capitaine. Un grand gaillard comme lui n'allait pas avoir peur d'un petit mystère n'est ce pas ?
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Oschide d'Anoszia
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MessageSujet: Re: "Sous le souffle de la surprise." (PV)   Mer 18 Juin 2014 - 19:06


Alors qu’il marchait dans le jardin intérieur, Oschide pouvait ressentir l’air sur son visage et parvenait enfin à respirer comme il le voulait. Le monde et le bruit était des choses qu’il avait voulu fuir et ce même s’il s’était senti plutôt bien pour une fois. Il marchait ainsi au côté de la duchesse avec quelques dames qui l’accompagnaient, surement des dames de compagnie comprit-il. Comme celle qu’il avait pensé connaître avant qu’il n’apprenne qu’elle était la duchesse. Mais Oschide était passé outre cette comédie et s’était plu à voir en elle une femme pleine de ressource et doté d’un tempérament hors du commun pour une noble d’un tel rang. L’air amusé voire presque enfantin, Oschide s’était laissé traîner jusque devant une grande grille en fer forgé. La duchesse s’arrêta et se tourna vers lui.

-Si vous êtes en état de voir merveille sans vous montrez craintif, j'aimerais vous présentais quelqu'un.

Curieux de voir ce qu’elle allait lui montrer, Oschide resta attentif et ne quitta pas la duchesse des yeux. Mais avant qu’elle n’ait pu ouvrir la grille, un homme débarqua dans la cour, faisant se retourner brusquement les damoiselles qui l’accompagnaient. Mais l’homme ne semblait aucunement hostile et en s’approchant un peu plus d’un pas lent comme pour s’excuser de son arrivée si soudaine, il vint se mettre tout près de lui en s’inclinant une première fois devant la duchesse et une seconde fois devant lui.

-Je vous prie de bien vouloir excuser cette arrivée si soudaine, mais j’ai un message à transmettre à Sire d’Anoszia et l'on m'a dit que je le trouverais ici.

Il y avait une chose qui n’allait pas dans la voix de l’homme. Elle semblait posséder un mélange de peur, de fatigue et d’incompréhension. De toute évidence, il n’était pas un messager comme les autres, mais semblait appartenir à un rang nettement supérieur. A la lumière des torches, il vit sur l’homme des traces de coups et quelques plaies encore ouvertes sur son visage. Le cœur d’Oschide s’emballa à nouveau voyant de ce fait, le présage d’une mauvaise nouvelle.

-Parlez vite ! dit-il d’une voix hésitante.

-Votre famille messire…

Les yeux d’Oschide manquèrent de sortir de leur orbite tellement son impression se faisait de plus en plus sombre. Le temps sembla s’arrêter avant que l’homme ne continue à parler.

-Votre famille a été faite prisonnière lors d’un banquet. Le comte a brisé les règles d’hospitalité sous les yeux de la duchesse estréventines qui a laissé faire… Messire, tous les partisans de votre famille ont été arrêtés dans le chaos, vos sœurs, votre père, vos frères.

Oschide prit les mots de l’homme comme un coup de massue qu’il aurait reçu sur le crâne et se sentit soudainement submergé par un mal bien plus puissant qu’aucun autre. Celui de savoir sa famille prisonnière d’un gamin âgé d’une dizaine d’années seulement. Le capitaine encore brisé se mit à perdre pied, mais prit soin de s’asseoir sur un banc posé non loin de là pour ne pas embrasser une nouvelle fois le sol ducal. Etait-ce le sort qui s’abattait sur lui et sur sa famille ? Son cousin tout d’abord, puis sa famille entière ? Comment cela se pouvait-il ? Il se tourna vers la duchesse le regard perdu, les yeux en larmes.

-Votre altesse, vous risquez un conflit ouvert en hébergeant un paria tel que moi. Si Ydril l’apprend, ils réclameront ma tête… sa gorge se noua quelque peu, mais il se tourna vers le messager, d’autres précisions ? Qui vous envoie ?

Il s’était préparé à appeler aux armes si ce messager avait été un partisan du jeune Systolien.

-J’ai été envoyé pour prévenir Langehack, je suis un des hommes du seigneur Valdèse qui se trouve à Ysari auprès du baron. Nous avons reçu des missives de votre oncle pour nous prévenir que vous vous trouviez ici. Mais ne vous en faites pas, le secret de votre présence est bien gardé.

Au moins, sur ce point il était rassuré. Un des hommes de Valdèse disait-il ? il n’était pas au courant que le conseiller de son père était à présent aux côtés du baron, un certain Alvaro d’Arcani qui avait combattu autrefois avec lui dans les troupes d’Ysari.

-Un Systolie a autrefois fait exécuter tous les nobles qui n’étaient pas les siens. Ma famille s’est fait exclure par lui, mais nous avons combattu les purges et les injustices de ce comte fou. Aujourd’hui, un enfant du même sang que le sien agit de la même sorte. Il regarda la duchesse avec toute la détresse qui était sienne. L’histoire se répète et voilà qu’il me faut la revivre.
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Méliane de Lancrais
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MessageSujet: Re: "Sous le souffle de la surprise." (PV)   Mer 18 Juin 2014 - 19:43


La soirée si agréable jusque la s'en vint a être bousculée par l'arrivée impromptue d'un homme en hâte. Son escorte eu vite fait de se placer devant elle, mais il s'avéra rapidement que l'homme au visage bouleversé n'était en rien une menace. Il avait de funestes nouvelles, des nouvelles en provenance d'Ydril, des nouvelles de la famille du capitaine, dont le visage se décomposa a mesure que le messager parlait. La folie des hommes n'avaient donc nulles limites ? Toute une famille arrêtée jusqu'aux femmes, une duchesse cautionnant pareils actes. Cela frôlé l'ignominie, a quel motif que tout cela ? Qu'ignoraient ils encore ? Qu'elles autres bassesses étaient venues ou viendraient ensuite ?

Concentrant son attention sur le messager bien que fort inquiète des répercutions sur l'état de santé du capitaine elle demanda. Quel motif a été donné a tout cela ? Pourquoi cette arrestation étendue jusqu'aux dames de la maison Anoszia ? En elle grondaient incompréhension et désir de prendre plume pour se faire connaitre de la duchesse de Soltariel, mais avant cela il lui fallait quelques éléments de plus. Ceci fait, elle userait de son soûle de diplomatie jusqu’à obtenir justice.  Une duchesse ne saurait restée sourde aux mots d'une autre, sous quelque prétexte qu'il soit.

Elle regarda anxieuse le capitaine se dirigeait vers un banc puis y prendre place, elle ne se doutait que trop bien des tourments qui pour l'heure devaient habités son cœur. Les nouvelles n'étaient point récentes, mais cela ne changeait point le fait qu'il n'avait pas pu être auprès des siens et que désormais seuls les dieux pouvaient savoir ce qu'il était advenu d'eux. Elle alla s'asseoir prés de lui, fort désireuse de lui montré son soutien bien qu'elle ne puisse que le faire a distance, espérant que sa seule présence suffirait a cela, bien que cela soit peu probable.

Votre altesse, vous risquez un conflit ouvert en hébergeant un paria tel que moi. Si Ydril l’apprend, ils réclameront ma tête…

Elle porta son regard dans le sien, son visage couvert d'un faible mais sincère sourire. Quand bien même crime il y'aurait eu, je défis quiconque de vouloir en accuser un innocent et d'osé venir le quérir jusque sur mes terres. Posant très brièvement sa main sur son épaule, elle ajouta. Langehack sera votre maison aussi longtemps que vous le souhaiterez et quiconque s'osera a me chercher querelles pour cela trouvera répondant. Elle ignorait certes ce qui se tramait en Ydril, mais le capitaine d'abord prit dans les affres de la guerre du nord et maintenant en convalescence dans le Langecin n'avaient en aucune façon pu y prendre part. Alors que tout êtres ignobles qu'ils soient essaient de l'accuser d'héberger un paria.

Les mots suivants du messager eurent de toute façon vite fait de rassurer les craintes du capitaine en cela. Visiblement nul a Soltariel n'était au courant de sa présence a la cours de Langehack. C'était peut être mieux ainsi, oh pas pour elle, mais pour la sécurité du capitaine. Mais la question de savoir combien de temps elle pourrait le garder en sécurité se posait. Combien de temps resterait il ici avant de vouloir vogué vers Ydril sans idée sur ce qu'il y trouverait. A l'heure ou arrivait le messager, combien de temps avait passé ? Qu'en était il de la famille du capitaine. Des questions qu'elle prit bien gardes de ne pas porter jusqu'a ses lèvres, nul besoin d'alourdir d'avantage le cœur du capitaine.

Un Systolie a autrefois fait exécuter tous les nobles qui n’étaient pas les siens. Ma famille s’est fait exclure par lui, mais nous avons combattu les purges et les injustices de ce comte fou. Aujourd’hui, un enfant du même sang que le sien agit de la même sorte.L’histoire se répète et voilà qu’il me faut la revivre.

Elle se rappela la discutions qu'ils avaient eu en des temps plus insouciant, il lui avait parlé de cette triste nuit ou dans un massacre sanglant il avait sauvé en compagnie d'une dame chère a son cœur quelques membres du peuple Ydrilote. Les dieux étaient bien cruels de lui faire vivre pareille épreuve par deux fois, la seconde étant probablement la pire de par le sentiment d'impuissance qui devait être sien. Elle s'adresse a lui d'une voix douce, aussi réconfortante que possible, néanmoins bien consciente que ses mots ne sauraient apaisés la douleur et les tourments qui devaient êtres siens. La folie des hommes n'a nulles limites, je le crains. Les bassesses foulent nos terres avec de plus en plus de facilités mais croyez bien que j'userais de tout mon pouvoir pour que vous puissiez revoir votre famille saine et sauve. Ma plume sera l'extension de votre cœur et j'espère qu'elle saura faire entendre raison a la duchesse qui est votre. Les mots étaient sincères et paraissaient confiant, mais a dire vrai, duchesse cautionnant cela saurait elle être sensible a la diplomatie ? Epoque cruelle que celle qui la faisait portait la couronne de Langehack, au quatre coins de la péninsule on croisait l'épée pendant que le sang coulait. Oui, la folie des hommes n'avaient nulles limites et pour sur un jour elle les conduirait tous a leur perte, jusqu'au dernier.  
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MessageSujet: Re: "Sous le souffle de la surprise." (PV)   Mer 18 Juin 2014 - 23:39


Le regard hagard, son impuissance le déboussolait à tel point qu’il ne savait pas quoi faire, quoi dire et comment trouver une solution. Il n’y avait aucun doute à avoir, il vivait un cauchemar et même les mots bienveillants de la duchesse ne parvenaient pas à le consoler. Le messager était toujours devant eux et observait la scène avec son visage toujours aussi horrifié par ce qu’il avait dû voir et vivre pour venir jusque-là. Mais son sentiment d’incompréhension se laissa peu à peu transformer en un véritable sentiment de frustration et de haine. S’en prendre à sa famille, eux qui étaient si soudés, c’était s’en prendre véritablement à une partie de lui. Le messager ne lui avait pas apporté de précisions et n’avait dû lui dire qu’une version de l’histoire. On lui en dirait surement d’autres dans les jours qui viendraient, mais sa décision était déjà toute faite.

-Il n’y a eu aucun motif Altesse, du moins s’il y en a eu, je ne suis pas au courant… Néanmoins, vous devez savoir que votre plus jeune frère est à velmonè et qu'il tient vos terres.

Sysiphe ? en vie ? l'espoir commença à naître, mais aussi longtemps qu’il vivrait, aussi longtemps qu’un souffle sortirait de sa bouche, il n’aurait de cesse et de répit que la justice et l’emprisonnement du comte qui avait voulu grandir trop vite. L’erreur avait été commise et aucunes excuses ne sauraient atténuer sa colère. Il ne savait pas non quel avait été le rôle de la duchesse lors de ce banquet de sang, mais aucun doute, qu’il chercherait à avoir des explications sur ces crimes commis.

-Vos mots me touchent Altesse et votre bienveillance à mon égard me consolent. Il y a peu de temps déjà, je vous ai parlé du combat que je comptais mener pour réparer les injustices, il se leva malgré ses douleurs qui paraissaient loin maintenant, si mon père a été fait prisonnier, c’est à moi que revient le vicomté de Calozi. Je ferais lever l’ost de mes terres et si mon père est exécuté, avec l’aide et le soutien de tous ceux qui se présenteront à moi, j’irais donner moi-même la justice sur ce comté déjà trop dévasté par le sang.

Il se tourna vers le messager en lui mettant une main sur l’épaule.

-Vous êtes un homme de Valdèse, un grand ami de mon père. J’ai grandi avec ses fils et je me suis battu à ses côté contre le comte fou. Je vous demande de repartir vers lui pour lui donner l’ordre de soutenir comme il le pourra nos terres. En l’absence de mon oncle et de mon père, j’ordonne que nos terres soient prêtes à se défendre s’il en vient l’idée au comte de nous y déloger.  

-Bien messire, répondit le messager, avez-vous d’autres messages à transmettre.

-Demandez-lui de sauver tous ceux qu’il pourra. Et transmettez-lui cette bague, il enleva la bague ou le dragon doré était posé. Il saura que vous m’avez bien parlé, partez maintenant. Avant de partir, mes hommes vous fourniront tout ce dont vous souhaitez.

Et justement, en parlant de ses hommes, des fidèles de son père, il lui faudrait les en informer incessamment sous peu. Ignacio lui avait dit que son oncle et son armée seraient bientôt là, mais il ne s’imaginait pas les faire arrêter à Langehack pour leur informer une telle nouvelle. Alors qu’ils avaient pensé finir une guerre, voilà qu’ils s’apprêtaient à en mener une nouvelle. Sauf que cette fois, c’était l’honneur et la justice qui était mis en jeu. En rompant les règles d’hospitalité lors du banquet, le gamin d’Ydril s’était tout simplement mis une réputation exécrable. Peu importe son âge, ces actes étaient tout simplement impardonnables et disproportionnés. Au petit matin, il écrirait dès lors à ses cousines pour tenter d’avoir plus d’informations et leur demander leur aide. Mais en attendant, il ne pouvait rien faire d’autre que de recevoir des nouvelles informations et la situation lui devenait presque insoutenable. Si la duchesse n’avait pas été là, il se serait mis à fracasser des mannequins en paille avec son épée pour passer ses nerfs et tenter de recouvrir un tant soit peu ses esprits. Mais il ne pouvait très clairement recevoir pire en terme de nouvelles que celles-ci. Son attention se retourna sur la duchesse qui avait dû observer la scène aussi impuissante que lui et ce même malgré les mots rassurants qu’il avait entendu.

-Votre altesse, j’implore votre aide pour m’aider à réparer cet affront. Si tout ce qui a été narré par cet homme est vrai, je prendrais les armes pour sauver ce que je pourrais, mais avant, il me faut savoir ce qu’il en est réellement de cette situation. Il s’avança le plus dignement possible vers elle, je vous demande aussi pour mon oncle qui me précédait, le même droit d’asile que vous m’avez accordé à moi et à mes hommes.

Son ton était grave et ne camouflait aucune envie de plaisanterie ou quoique ce soit d’autre. Ses plaies ne se cicatriseraient surement pas tout de suite, mais il n’en avait que faire. Il enfouirait en lui les blessures du Nord pour se concentrer exclusivement sur cette cause, quitte à tomber une bonne fois pour toute. Mais au moins ce combat serait le sien et pas celui d'un Roy ou de qui que ce soit d'autre.
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MessageSujet: Re: "Sous le souffle de la surprise." (PV)   Jeu 19 Juin 2014 - 0:12


Il n’y a eu aucun motif Altesse, du moins s’il y en a eu, je ne suis pas au courant…

Nuls motifs, l'emprisonnement de toute une famille, une famille telle que les Anoszia qui plus est sans aucun motifs. Cela frisait l’indécence. Comment la duchesse de Soltariel avait t'elle pu tolérer pareil affront fait au régent d'Ydril et aux siens ? Qu'elles seraient ou avaient déjà pues êtres les tragiques retombées de cet acte, visiblement guidés par quelques folies d'un enfant bien trop jeune pour régner. Elle porta son regard sur le capitaine se demandant en qu'elles pensées pouvaient bien se tordre son esprit. Elle s'attendait a ce que d'un moment a l'autre il lui apprenne son envie de regagner Ydril. Qu'adviendrait il alors ? Elle ne pourrait plus rien pour lui. Son cœur se serra douloureusement a cette pensée. Il était en passe de devenir un ami cher a son cœur, l'idée de le voir se diriger possiblement vers sa propre perte n'en était que plus révoltante.

Vos mots me touchent Altesse et votre bienveillance à mon égard me consolent. Il y a peu de temps déjà, je vous ai parlé du combat que je comptais mener pour réparer les injustices,si mon père a été fait prisonnier, c’est à moi que revient le vicomté de Calozi. Je ferais lever l’ost de mes terres et si mon père est exécuté, avec l’aide et le soutien de tous ceux qui se présenteront à moi, j’irais donner moi-même la justice sur ce comté déjà trop dévasté par le sang.

Voila que venaient les mots qu'elle avait tant craint l'entendre prononcé. Sa réaction était sommes toutes naturelle, elle comprenait son inquiétude, sa colère, son incompréhension. Mais elle ne pensait pas que faire couler le  sang résoudrait quoi que ce soit. Les injustices ne se réparaient pas en n'en commettant d'autres et c'est ce qui serait fait en dressant des hommes au combat contre d'autres. Des frères de contrées, des frères d'armes qui plus est. Il lui fallait trouvé moyen d'exprimé cela au capitaine sans qu'il ne prenne ombrage de ses quelques paroles. Elle ne souhaitait en rien ajoutait a son trouble, mais elle se devait de le sauver de lui même, du moins si elle le pouvait.

Je comprends la douleur qui est votre, croyez le bien. Je ne serais en rien amoindrir l'affront commit envers votre famille. Mais nulles batailles, nuls conflits ne sauraient réparés cela. Elle se leva a son tour pour porter son regard dans celui du capitaine. Il y'a d'autres moyens d'obtenir justice. Attendons d'avoir quelques informations plus complètes, qui sait si a l'heure ou nous parlons ils ne sont pas déjà libre. Si tel n'est pas le cas, je vous promets d'allée moi même jusqu'en Ydril si il le faut, pour demander qu'ils vous soient rendus. Mais je vous en pris ne vous égarez pas en quelques folies sous le poids de votre chagrin et pire encore de votre colère. Les mots étaient emprunts d'une grande douceur, elle espérait dont qu'ils n'heurteraient pas la fierté du capitaine. Quand les émotions s'en venaient a obscurcir les jugements, il était parfois bon d'avoir a ces cotés, une voix nous, nous murmurant de ne point nous y égaré.

Elle écouta ensuite avec soin les mots qu'il échangea avec le messager, tout en veillant a ne pas empiété sur leur discutions. Elle avait donnée son avis, les décisions revenaient au capitaine, elle espérait qu'il aurait la sagesse de prendre les bonnes, passant outre sa peine et sa colère. Quand il tourna a nouveau son attention vers elle, elle se rapprocha de quelques pas, afin de lui permettre de se confier plus ouvertement si il le souhaitait. De ce fait ses dames de compagnie et de protection, firent quelques pas en arrière, l’œil néanmoins toujours aux aguets.

Votre altesse, j’implore votre aide pour m’aider à réparer cet affront. Si tout ce qui a été narré par cet homme est vrai, je prendrais les armes pour sauver ce que je pourrais, mais avant, il me faut savoir ce qu’il en est réellement de cette situation. Je vous demande aussi pour mon oncle qui me précédait, le même droit d’asile que vous m’avez accordé à moi et à mes hommes.

Elle lui adressa un piètre sourire, aussi compatissante qu'elle le pouvait en ces circonstances. Bien que je n'approuve pas votre choix de prendre les armes, je vous donnerais toute l'aide que je peux en m’efforçant d'aider a ce que nulle vies ne soit perdue. Elle était sincère, elle prendrait plume pour écrire a la duchesse dés qu'elle en serait d'avantage. Elle voguerait jusqu'a Ydril si il le fallait, mais elle ne pouvait cautionné le fait d'envisager de prendre les armes alors qu'autres manières pouvaient êtres trouvées. Du moins pour l'heure. Quand a votre oncle, il est bien entendu le bienvenue sur mes terres. Mais qui oserait dont allé s'en prendre a lui alors que son absence le dispense aisément de toutes les accusation qui on pus êtres porter pour faire cautionner pareille arrestation. Ce serait une folie. Les paroles se voulaient rassurantes, mais au fond d'elle, elle priait pour avoir raison. Soltariel ne pouvait tombé dans des bassesses tel que condamner a tour de bras des innocents sous prétexte qu'ils partageaient un nom sali, visiblement de manière gratuite. Non cela ne pouvait pas être, du moins s’efforçait elle de s'y accrocher encore un peu.  
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MessageSujet: Re: "Sous le souffle de la surprise." (PV)   Jeu 19 Juin 2014 - 9:26


Bien évidemment, en d’autres circonstances, il n’aurait pu que féliciter et soutenir les mots de la duchesse afin de le calmer. Mais même si elle y était en parti parvenue, c’est toute une rage qui se mit à la ronger de l’intérieur et il sentit en lui une violence qu’il ne réussirait à maîtriser que d’une seule manière. Malgré le fait qu’il se retenait le plus possible, il écouta parler la duchesse, mais ne fit rien et resta totalement stoïque comme s’il apprenait une sentence s’abattre sur lui. Mais il sortit de sa torpeur lorsqu’elle lui indiqua qu’elle se rendrait personnellement en Ydril s’il le fallait.

-Oh non altesse, ne faites pas ça ! Je ne saurais supporter l’idée de vous voir maltraiter par ce garçon qui ne reconnait plus ses alliés de ses ennemis.
Ses yeux exprimaient toujours autant le même désarroi. Si vous devez vous y rendre, n’y allez pas seul ! Mais vous avez raison, attendons d’en savoir plus sur ce qu’il s’est vraiment passé… Mais de toute façon, le garçon aura à s’expliquer quoiqu’il en soit et devra répondre de ses actes.

Etre un enfant ne l’excuserait en rien. Les décisions étant ce qu’elles étaient, Oschide prendrait cet ennemi comme un égal et s’il le pouvait, lui ferait une guerre sans répit jusqu’à ce qu’il ait assez payé.  Après que la duchesse ait consentie à lui apporter toute l’aide dont il aurait besoin, Oschide fut soulagé bien qu’il savait qu’elle ne lui fournirait pas une armée. Après tout, rien n’obligeait Langehack à l’aider. Ce n’était pas son combat, et pourtant, cela pourrait présager le début d’une nouvelle grande alliance.  Elle acquiesça également lorsqu’il lui demanda pour le droit d’asile de son oncle. Ainsi, une fois arrivée, Oschide l’informerait de la situation et séparerait les fidèles de son père de ceux du comte. Il essaierait de voir pendant un temps si les hommes du comte sauraient faire le bon choix en prenant son parti, mais dans le cas contraire, il serait forcé de les isoler.

-Je remercie votre altesse pour son soutien, je ne saurais oublier un jour à quel point je vous suis redevable. Il fit une brève révérence. Veuillez m’excuser, mais ces nouvelles m’ont mises à mal et vous m’avez vu sous un mauvais jour, chose qui est intolérable et qui mériterait que vous m’expulsiez de votre si agréable palais. Altesse, permettez-moi de prendre congé.

Il avait essayé de rester le plus fier possible malgré le chagrin qui le rongeait et la douleur physique qui le prenait, mais au moins, il était resté digne et honnête. Sans attendre, il fit quelques pas en arrière en fixant la duchesse avec ses yeux qui peinaient à retenir leurs larmes et il se retourna d’un coup sec pour prendre la direction de ses appartements. Mais une fois franchit le premier couloir, à l’abris des regards, il s’écroula dans l’un d'eux en fondant en larme. Tiraillé par l’incapacité d’agir directement et le fait de ne pas en savoir plus sur ce qu’il s’était vraiment passé, Oschide se sentit sombrer petit à petit dans la tristesse et la douleur bien plus que physique. Il s’assit alors au pied d’un mur, recroquevillé, tentant de réfléchir à une solution, mais il n’y avait rien à faire… il repensa de ce fait à ses frères et sœurs et tenta de se rappeler les derniers mots que lui avait prononcé son père avant qu’il ne parte pour Diantra. « Nous jouons parmi les grands à présent », voilà des mots qui en disaient surement long sur le pourquoi du comment. Mais il se remémora aussitôt la colère qu’il avait eu lors de ce dernier entrevu, et maintenant que son père était peut-être mort, la culpabilité et la honte furent ses seuls sentiments…

Les larmes touchaient le sol tandis qu’il fixait la torche qui se trouvait devant lui. L’air complétement mort et statique, Oschide ne semblait plus vouloir bouger et n’attendait plus que la fatigue soit trop grande pour qu’il puisse dormir sans rêver.
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MessageSujet: Re: "Sous le souffle de la surprise." (PV)   Jeu 19 Juin 2014 - 10:42


Il fallait se rendre a l'évidence, pour l'heure aucun des mots qu'elle pourrait dire ne saurait apaisé le capitaine. La colère primait, le protégeant probablement d'une peine difficilement contrôlable. Mieux valait le laisse a sa rage, a ses désirs de vengeance, c'était la des étapes naturelles, elle espérait juste que viendrait ensuite, avec l'acceptation de sa peine, un état de compréhension tout autre. Quand il en vint a vouloir se retirer, elle se fit violence pour ne pas le retenir. Elle aurait voulue lui dire combien elle était désolée, désolée de ne pas pouvoir soulagée sa peine. Mais ce qu'il attendait était d'elle était tout autre et elle en avait bien conscience. Il aurait sans doute voulue voir les armées Langecines faire route vers Ydril, s'associant aux forces de son père pour réclamer justice. Cela elle ne regrettait pas de ne pouvoir lui accorder. Les injustices ne se réglaient pas en une guerre. La guerre ne devait être que le dernier recours et ils n'en étaient pas la.

Elle le regarda s'éloigné sans ajouter un mot, espérant qu'il ne lui tiendrait pas rigueur des choix qui étaient siens. Elle l'aiderait, il ne devait pas en douté, mais ses méthodes ne seraient sans doute pas celles que réclamaient sa soif de vengeance. Deux ennéades avaient passées avant que ces funestes nouvelles ne leurs parviennent, que savait il au juste ? Rien, ou si peu de choses. Le temps n'était pas a la précipitation, si l'irréparable avait été commit alors ils ne pourraient rien, mais si espoir était permis, mieux valait attendre que s’éclaircisse la situation pour en juger au mieux et faire les bons choix. En tant que duchesse, elle ne pouvait se permettre de faire des choix en proie a quelques sensibleries ou simplement pour écouter son cœur. Mais elle comprenait que lui en tant que fils, en tant que frère se laisse guidé par cela. Elle demanda a ses dames de prendre congé, se retrouvant bientôt seule.

Cela ne dura guère plus d'un instant, vu que c'est d'un pas déterminé qu'elle parti a la suite du capitaine, empruntant les mêmes chemins qu'il avait emprunté plus tôt. Elle ne souhaitait pas lui être un quelconque poids ni le gêner dans ces instants douloureux, elle voulait juste qu'il sache qu'au besoin, toute duchesse qu'elle était, il pourrait malgré tout trouvé appuis et réconfort en elle. Elle ne pouvait se résoudre a oublier le regard emplis du tristesse qui lui avait fait face avant qu'il ne prenne congé. Ce regard en tout temps si mélancolique, qui maintenant se faisait le reflet d'un océan de colère, mais au delà de cela, elle avait vue l'immensité d'une peine palpable. Elle avait prévu de glisser quelques mots a sa porte, de ne point se forcer a sa vue en lui obligeant quelques courbettes protocolaires dont il n'avait pas besoin. Mais ses plans furent bousculer avant qu'elle n'atteigne les appartements du capitaine. Un triste spectacle l'attendait dans les couloirs.

Elle resta un instant sans bouger de crainte que sa présence ne le gène, mais il ne sembla en rien la remarqué, prostré qu'il était a terre visiblement en proie a son douloureux chagrin. Il avait craqué finalement, plus vite qu'elle ne l'aurait crue a cause de la colère qu'il avait laissé paraître, mais les larmes étaient finalement venues. N'écoutant que son cœur qui se serrait douloureusement a la vue du capitaine en si piteux état, elle s’approcha délicatement de lui. Elle vint s'agenouillée a ses cotés avant de poser une main délicate sur son épaule pour capté son attention. avant qu'il n’émette la moindre protestation, elle lui fit comprendre d'une légère pression sur l'épaule qu'il n'avait nul besoin de se relever. Elle plongea son regard dans le sien, un regard triste de par celui plein de larmes qu'elle croisait. Les larmes sont parfois salutaires, n'en ayez point honte. Refoulé sa peine est une mauvaise chose et ne conduit a rien d'autre que la destruction. Laissez vous allé a votre chagrin, il est naturel, vous y verrez plus claire ensuite. Elle désigna le cœur du capitaine en un léger signe de la main. Ecoutez ce qu'il vous dicte, pour l'heure il n'y'a que ça a faire.

Elle aurait aimée pouvoir le soulager de ses larmes, lui dire que tout irait bien, qu'il n'avait pas a pleuré et que des jours heureux viendraient ensuite. Mais de cela elle ne pouvait en juré alors elle n'en dit rien. Les faux espoirs étaient bien plus cruels que l'incertitude. Tout ce qu'elle pouvait faire pour l'heure, c'était être la pour lui .. Du moins si il y consentait. Soucieuse de sa peine, elle en avait oubliée sa main qui reposait toujours sur l'épaule du capitaine, elle la retira prestement avant de se laisser glisser a ses cotés, tout contre le mur. Je ne suis guère plus qu'une étrangère et toute personne pouvant en cet instant vous apportez quelques soulagements sont bien loin de nous, je le crains. Mais permettez moi d’être votre appuis juste un instant. Le temps que vous soyez capable de porter vous même votre peine, laissez moi vous aider. Déversez vos douleurs sur ma personne, je saurais les écouter sans que nul n'en sache jamais rien.

Un faible sourire se dessina sur ses lèvres alors qu'elle tournait la tête pour trouver le regard du capitaine. Nous ferons tout pour avoir rapidement des nouvelles, je vous le promets. Les meilleurs chevaux partiront vers Ydril, l'un de nos meilleur navire y fera voile. Peut être voudriez vous prendre plume pour écrire a un ami qui pourrait vous renseigné d'avantage. Cette femme dont vous m'avez parlé a deux reprises, n'est elle pas en Soltariel ? Ne saurait elle pas vous apportez quelques informations en plus de quelques réconforts. Son regard quitta celui du capitaine, de crainte qu'il ne voit toute la peine que lui inspirait son état. Ses sensibleries étaient une faiblesse dont elle ne pouvait pourtant pas départir. Et quand bien même certains l'auraient souhaiter, elle ne voyait pas le mal a se soucier d’autrui, la compassion était une force et non une faiblesse quand on savait en faire bon usage. Demandez moi et je ferais ce qui en mon pouvoir pour alléger vos peines. Ne les taisez pas, pas avec moi. C'est inutile. Ils étaient seuls, le banquet s'en allait probablement a son terme, il n'avait nul masque a afficher, il pouvait être en l'instant ce qu'il avait droit d’être au vu des circonstances. un être brisé sous le poids de la douleur et des inquiétudes.
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MessageSujet: Re: "Sous le souffle de la surprise." (PV)   Jeu 19 Juin 2014 - 14:59


Alors qu’il ne s’était jamais senti aussi seul de sa vie, une présence inattendue vint s’asseoir à ses côtés. Son regard était toujours fixe comme s’il s’était totalement déconnecté de son monde et pourtant, cette présence vint le tirer du voile qui s’aplanissait devant ses yeux. La duchesse l’avait retrouvé et s’était jointe à son malheur. Quelle personne aurait pu faire ça pour lui ? ses sœurs l’auraient faite, tout comme Ange en qui il avait une entière confiance, mais une femme qui était pour jusqu’alors une inconnue, il ne l’aurait pas pensé. Pourtant, cela lui fit un bien fou de se sentir entouré et protégé comme s’il n’avait été qu’un enfant cherchant le réconfort d’une mère perdue bien trop tôt. Sa fierté l’aurait normalement empêché de fondre en larme devant une personne de son rang, et pourtant, il avait le sentiment de pouvoir le faire et n’avait aucune gêne. Non, il y avait quelque chose de tout particulier lorsque la duchesse Méliane était à ses côtés, et ce, depuis leur première rencontre. En certain côté, elle lui rappelait Castielle, dans d’autres, Angelina, et sinon, sa mère. Seulement, en faisant le comte, Castielle et sa mère était mortes, tandis que Ange vivait, même s’il l’avait cru morte pendant maintes années. Finalement, les gens qu’il aimait mourraient… Et bien qu’il essayait de les sauver, le résultat était toujours le même. Etait-il maudit ? Devait-il mourir pour ne plus s’infliger autant de souffrances. Las de devoir réfléchir, il écouta parler la duchesse tandis que ses larmes ne séchaient toujours pas.

Pour sûr, la duchesse savait trouver les mots justes pour le rassurer et le consoler, c’était un fait qu’il lui reconnaissait volontiers. Qu’aurait-il fait sans elle ? il n’en avait aucune idée, mais il savait qu’il aurait agis sous la colère et serait parti immédiatement chercher la tête du jeune Systolie. Au contraire de ça, il était toujours recroquevillé, se tenant les genoux alors qu’il était adossé au mur. Le couloir était vide et faiblement éclairé. Le silence alentour ne faisait que renforcer son sentiment de solitude, mais Méliane parvenait petit à petit à lui redonner espoir.

-Je ne suis guère plus qu'une étrangère et toute personne pouvant en cet instant vous apportez quelques soulagements sont bien loin de nous, je le crains. Mais permettez-moi d’être votre appuis juste un instant. Le temps que vous soyez capable de porter vous-même votre peine, laissez-moi vous aider. Déversez vos douleurs sur ma personne, je saurais les écouter sans que nul n'en sache jamais rien.

Sur ces mots, Oschide posa fébrilement sa tête contre l’épaule de la duchesse et se laissa aller dans la réflexion et les souvenirs de sa famille. Tant de questions l’assaillaient de toute part. S’il était le dernier de sa famille… Non, Ansaldo était encore en vie. A eux deux, il redorerait leur nom et leurs couleurs. Il se laissa alors parler comme s’il avait eu en face de lui la dame qu’il pensait être la confidente de la duchesse.

-Je n’ai jamais dit au revoir à mes sœurs…ni mes frères… Les derniers mots que j’eus avec mon père furent des mots acérés que je regrette maintenant. Oschide fixait la torche, Il avait raison…

Comme pour tenter d’apaiser sa souffrance, Méliane lui promit qu’elle ferait tout son possible pour quérir des informations en envoyant missives et navires. Mais lorsqu’elle lui parla de son amie restée à Soltariel, il eut l’idée d’envoyer un courrier pour lui demander de l’aider à récupérer les membres de sa famille. Il enleva doucement sa tête de l’épaule de la duchesse et la regarda avec des yeux où l’espoir reprenait vie.

-Mon amie peut m’aider… mais si elle se faisait emprisonner par ma faute, je ne saurais jamais me le pardonner. Et je ne peux lui écrire sans prendre le risque de me dévoiler moi, et elle aussi… comment faire ?


Dernière édition par Oschide d'Anoszia le Ven 20 Juin 2014 - 13:07, édité 1 fois
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Méliane de Lancrais
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MessageSujet: Re: "Sous le souffle de la surprise." (PV)   Jeu 19 Juin 2014 - 15:29


Elle se retint de sursauter de peu, quand le capitaine s'en vint a poser sa tête sur son épaule. Elle ne s'était pas attendue a pareil geste et pour tout dire elle n'y était guère habituer. A quand remontée une telle proximité avec un homme autre que son père ou sir d'Olside. A jamais, des contacts comme celui il n'y'en avait jamais eu, sa relation avec son époux ayant été bien loin de correspondre a ce genre d’attention. En toutes autres circonstances, probable qu'elle l'aurait repoussée et se serait offusquée des privautés qu'il prenait la. Mais pour l'heure, face a sa détresse, elle en était bien incapable. Elle se sentait mal a l'aise certes, mais rien de désagréable tant qu'il s'en tenait la. Et puis n'était elle pas un peu fautive dans cela ? Elle était venue s'asseoir prés de lui et lui avait proposée son appuis .. Il avait disons simplement pris la chose un peu trop littéralement. Qu'importe cela resterait entre eux et puis au final qu'est ce qu'une petite gêne si cela pouvait apportait quelques réconforts au capitaine. Forte de cette constatation, elle prit sur elle pour ne pas le repousser et paraître pleinement a l'aise.

Elle l'écouta avec attention, ne prenant la parole que quand il s'enferma a nouveau dans le silence douloureux de ses larmes. Elle craignait de n'avoir aucun mots assez juste pour apaiser ses tourments, mais elle se devait au moins d'essayer. Ne parler pas d'aurevoirs alors que nous ne savons pas encore ce qu'il est advenus d'eux. Ne vous infligez pas des douleurs qui avec espoir n'ont pas lieu d’êtres. Consciente que les mots suivants seraient plus difficiles a dire comme a entendre, elle fit l’effort de laisser glisser sa tête contre celle du capitaine. C'était plus simple qu'elle ne l'aurait crue. Elle était bien ici, il n' y avait plus de duchesse, plus de capitaine. Juste un être en aidant un autre. Si le pire devait avoir eu lieu, je n'ai nul doutes que sur la fin votre père n'aura gardé aucuns griefs contre vous. Il a du lui aussi regretter cette querelles entre vous, mais on ne peut pas vivre dans la crainte de ne jamais revoir les gens alors forcément le dernier souvenir que l'on a d'eux n'est pas toujours le meilleur. Mais ce n'est qu'un souvenirs parmi tant d'autres. Il y'a tellement plus a vous souvenir de lui, de vos sœurs, de vos frères. Un sourire mélancolique vint se dessiner sur ses lèvres alors qu'elle poursuivait. Vous rappelez vous cette discutions que nous avons eu sur la femme que vous avez perdu. Vous souvenez vous de ce que je vous ai dis alors. Il appartient aux vivants de vivre pour honorer ceux partis trop tôt. Il ne tient qu'a vous de les garder vivant dans le seul endroit qui compte. Elle glissa une main maladroite sur le torse du capitaine, la posant un très bref instant sur son cœur. Ici.

Elle éloigna ensuite rapidement sa main, ravie que de par leur position le capitaine ne puisse apercevoir son visage qui pour l'heure devait probablement être mortifié par la gêne de l'audace du a son geste. Mais une fois encore, ne laissez pas le désespoir vous gagnez trop vite. Attendez que plus de nouvelles nous parvienne, ne faites pas l'erreur de les pleurer trop tôt. La proposition qu'elle lui fit de contacter l'amie dont il lui avait déjà parlé par deux fois sembla faire mouche, il s'écarta pour glisser un regard plus confiant dans le sien. Elle eu un sourire, le voir ainsi était tellement mieux que le triste spectacle aperçu un peu plus tôt.Ce n'était peut être que temporaire mais elle avait au moins réussie a lui donner quelques réconforts. Elle médita un instant sur ses paroles avant qu'une idée germe en son esprit. N'y a t'il pas un signe distinctif entre vous, un souvenir, un mot qui permettrait qu'elle sache que la missive vient de vous sans que vous ayez a la signé ? Peut être quelque chose qu'elle même aurait déjà utilisé ? Il suffirait d'un rien, juste un petit quelque chose a donner ou a dire au messager pour qu'elle devine de qui vient votre missive ?   L'idée lui paraissait la plus simple pour les tenir tout les deux a l'abris. Il suffirait au capitaine de se montrer subtile dans sa missive et la conclure sous la signature d'un vieil ami. Rester a espérer que le capitaine ait un moyen de se rappeler au bon souvenir de son amie sans qu'il n'ait a trahir son identité.
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Oschide d'Anoszia
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MessageSujet: Re: "Sous le souffle de la surprise." (PV)   Sam 21 Juin 2014 - 13:44

Tout ce que disait la duchesse était vrai, sur son père, sur le désespoir qui ne devait pas l’envahir, sur les promesses qu’un avenir meilleur était à portée de main. Non, il ne parlerait plus d’au-revoir lorsqu’il penserait à ses sœurs, ses frères ou son père. S’il sombrait dans la souffrance et la peine, le comte aurait gain de cause. Et ce n’était pas un gamin d’une dizaine d’années qui aurait gain de cause. Comme le préconisait celle qui se proposait d’être son amie, il attendrait d’autres nouvelles et les confirmations de savoir si oui ou non, toute sa famille s’était faite décimer. Mais au final, peu importait les nouvelles, sa décision était déjà prise et sa soif de justice serait insatiable. Comme lui avait conseillé Méliane, d’autres personnes pouvaient lui venir en aide et lui apporter des informations. Et autant dire qu’il commencerait pas un messager envoyé à son amie de toujours, Angelina. Par la suite, ce serait d’autres personnes qu’il viserait directement.

Pour ce qui était de la crainte qu’il avait de compromettre leurs positions, à lui et à Angelina. Oschide eut l’idée de reproduire ce que seul deux personnes pourraient comprendre. Son amie tout d’abord puisqu’elle était celle qui lui avait envoyé un messager, et un mercenaire qu’il préféra oublier aussitôt.

-Je sais !

Ses yeux avaient récupérés leurs éclats et Oschide semblait de nouveau être redevenu lucide. L’espoir reprenait petit à petit et il n’aurait su dire qu’elle nouvelle aurait pu le remettre plus bas que terre. Il se battrait, jusqu’au bout, il ne lâcherait rien. Décision prise, il regarda la duchesse en exprimant avec un regard qui avait retrouvé l’espoir, toute sa gratitude et son envie de préparer l’avenir. Il se servirait de sa colère comme une force et il savait qu’à présent, celle qu’il considérait comme sa nouvelle amie, l’aiderait dans ses choix et dans les moments difficiles s’il devait encore y en avoir. De plus, son oncle serait bientôt là et lui aussi l’aiderait à accomplir sa justice. Même si les armes n’étaient pas ce qu’il envisageait dans un premier temps, il savait qu’elles pourraient lui être utiles.

-Vos mots ont su me redonner raison votre altesse. Grâce à eux, je ne vous vois plus comme une étrangère, mais comme une amie, dit-il en la regardant dans les yeux, si à l’avenir, ma maison venait à resplendir comme avant cet événement, j’aimerais pouvoir vous assurer mon soutien sans aucune condition et sur mon honneur, puisse les dieux en être témoins, je ne vous ferais jamais défaut car notre devise, « Un Anoszia n’est jamais seul », s’applique dans la situation que je suis en train de vivre et je vois en vous celle qui me permet de sortir la tête hors de l’eau.

Jamais avant cela, il ne s’était autant confié à quelqu’un. Il avait toujours pensé que pleurer devant quelqu’un était un signe de faiblesse. Il se demanda alors à quand dater les dernières larmes qu’il avait versées et se rendit compte que seul la mort de sa mère l’avait fait. Mais c’était justement après cette perte si tragique qu’il était devenu ce qu’il était aujourd’hui. Au final, toutes ses erreurs commises n’avaient eu qu’un seul but, le renforcer et l’armer contre de nouvelles. Lui qui était devenu un vétéran de la campagne d’Oesgard après avoir vu couler son sang, plus aucun autre événement ne saurait le mettre de nouveau à mal. Le début de son répit commencerait avec les nouvelles de son amie et le reste suivrait lorsqu’avec assez de précisions, il saurait comment faire retrouver la dignité et l’honneur des Anoszia.

Pris d’une force en lui qu’il ne soupçonnait plus, il prit la main de la duchesse et lui fit un baiser avant de se relever du mieux qu’il put pour tenter de se remettre debout. Il tendit alors sa main à la duchesse pour l’aider à se relever. Geste autant symbolique que courtois, et qui marquait le début d’une alliance indéfectible que la duchesse n’aurait pas manqué de remarquer tellement les yeux du capitaine affichait sa force de conviction.

-Je n’oublierais jamais vos mots, altesse. Sachez-le !

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Méliane de Lancrais
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MessageSujet: Re: "Sous le souffle de la surprise." (PV)   Sam 21 Juin 2014 - 14:11


Quand il déclara savoir comment contacté son amie sans que ni l'un ni l'autre ne soit compromis, elle le trouva métamorphosé, tout du moins son regard. Il se fit plus brillant, plus confiant, comme si tout a coup, il retrouvait quelques espoirs. Elle ne savais pas vraiment ce qui avait causé pareil changement en lui, la perspective de contacter son amie ou ses mots a elle, mais qu'importe le résultat était la et c'est tout ce qui comptait. Il n'allait pas ployé sous les tristes nouvelles apprises dans la soirée, il allait se relever, affronté la suite et peut être même en revenir plus fort. Ce serait peut être même la motivation dont il avait besoin pour se guérir des blessures qu'il gardait du nord, celle la même qui lui valait son regard mélancolique. Du moins l’espérait elle.

-Vos mots ont su me redonner raison votre altesse. Grâce à eux, je ne vous vois plus comme une étrangère, mais comme une amie, si à l’avenir, ma maison venait à resplendir comme avant cet événement, j’aimerais pouvoir vous assurer mon soutien sans aucune condition et sur mon honneur, puisse les dieux en être témoins, je ne vous ferais jamais défaut car notre devise, « Un Anoszia n’est jamais seul », s’applique dans la situation que je suis en train de vivre et je vois en vous celle qui me permet de sortir la tête hors de l’eau.

Elle plongea son regard dans le sien, en réponse aux yeux du capitaine qui la fixait. Un sourire illuminant subitement ces traits. En ses mots flottait la fierté des Anoszia, celle dont on parlait jusqu’à Langehack. Il faisait plaisir de le voir ainsi, a nouveau si sur de lui et prêt a affronter quelques nouveaux défis. Elle voyait maintenant en son regard, ses impressions sur Oschide d'Anoszia se vérifiaient. Sous les quelques tourments d'un cœur blesser se dressait un homme fier et courageux. Celui dont on lui avait vanté les mérites dans le nord. Ses paroles la touchèrent infiniment, ils se connaissaient depuis peu mais les événements se jouant au fil de leurs rencontres avaient sembler les lier en un attachement sincère. Ils n'étaient plus des étrangers et elle n'était pas loin d'avoir forte envie de lui accorder son amitié. Il y'avait tant de sincérité en ces gestes et en son regard et sans que cela ne soit dicté par quelques courbettes dus au protocole ou a l'avidité, qu'il devenait difficile de lui refuser affection.

Vos mots sont une douce musique a mes oreilles et un ravissement pour mon cœur. Sachez qu'a l'avenir, je ne les oublierais pas. N'ayant eu guère rien de plus que quelques mots de réconforts a vous offrir en ces instants tragiques, il me comble de savoir qu'ils ont pu vous aider ne serais ce qu'un peu. Je vous rendrais avec plaisir l'amitié que vous faites honneur de m'accorder. Puisse a l'avenir, notre relation être toujours aussi sincère qu'elle le fut ce soir.

Il prit subitement sa main sans qu'elle ne s'y attende dans un geste bref et rapide, juste le temps d'un délicatement baise main puis ce fut fini. Elle resta la sans bouger, n'ayant que peu conscience du fait qu'il se relevait tant bien que mal a ses cotés. Se contentant de fixer sa main, peinant a réalisé ce qu'il avait fait. Trois fois rien certes, une broutille tout au plus, mais le fait qu'elle ne s'y était ni attendu ni préparer avait causé quelques tressautements a son cœur. Elle ne reprit contenance qu'en voyant la main qu'il lui tendait. Elle aurait pu se relever sans mal sans aide, malgré la robe qui empêtrait ses pas. D'ailleurs vu l'état du capitaine, il aurait été mieux de se relevait seule plutôt que l'encourager en un effort non nécessaire, pourtant sans qu'elle ne puisse interrompre son geste, sa main alla se glisser délicatement dans celle de l'homme. Le geste lui sembla naturel. Elle n'en éprouva aucune gêne alors qu'elle se remettait prestement debout tandis que l'Anoszia portait son regard dans le sien avant de placer quelques dernières paroles lourdes en intensité.

Je n’oublierais jamais vos mots, altesse. Sachez-le !

Elle fixa un instant savourant la sincérité de ses mots pendant même qu'entre eux se dessinait l'image d'une amitié qu'elle espérait authentique et durable. Le destin par quelques actes cruels avait veillé a ce que de cela sortent quelques merveilles, avec espoir peut être y'en aurait il plus a l'avenir. C'est sur ces douces pensées qu'il prit congé, les laissant chacun reprendre leurs chemins en deux directions opposées, mais qui pour sur auraient a nouveau vite fait de se rejoindre.


RP Terminé.
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