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 ça va brûler [Pv]

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Oschide d'Anoszia
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MessageSujet: ça va brûler [Pv]   Mer 18 Juin 2014 - 10:34


PNJ: Cicéro
Cicéro esquissait un petit sourire en pensant à la récompense qu’il recevrait une fois cette dernière tâche accomplie. Il pensa ainsi à toutes les femmes qu’il pourrait avoir et tous les vins qu’il pourrait boire. Mais avant, il lui fallait atteindre Thaar une nouvelle fois pour un recrutement bien spécial qui devait si possible, se faire en toute discrétion. Quelques jours avant, il avait rencontré plusieurs contrebandiers qu’il connaissait déjà depuis longtemps. De plus, son employeur avait fait circuler l’information à tous ses hommes de confiance et une grande opération de contrebande s’était alors produite. Pour ce qu’ils avaient à faire, il leur fallait de la naphte et le seul endroit ou la trouver était bien Merval une fois encore. Profitant ainsi de ses contacts, Cicéro ne tarda pas à récupérer le précieux ingrédient en grande quantité. Les navires firent alors des allers retours incessant, prétextant en guise de couverture, des échanges commerciaux privilégiés. Ils purent ainsi réussir à atteindre leur quota en quelques ennéades et leur stock se vit être chaque fois de plus en plus important étant donné l’arrivée incessante du liquide noirâtre.

Mais à présent, il ne leur fallait plus que de la main d’œuvre pour préparer tout ce dont ils auraient besoin le moment venu. Une unité spéciale d’hommes ayant pour fonction d’utiliser le feu grégeois avait d’ailleurs été créée pour l’occasion, ils se nommèrent les Siphonarios. Pendant ce temps, Cicéro avait donc été envoyé à Thaar pour recruter des mestres pyromants désireux de trouver un travail bien rémunéré. Son arrivée se fit à la tombée de la nuit et il ne perdit pas de temps à fanfaronner dans les tavernes puisque son temps était compté. Il avait une vague idée de l’endroit où aller pour recruter de tels hommes et c’est donc tout logiquement que ses pas l’emmenèrent dans le quartier des marchands. Cela ne lui servait à rien de recruter des mestres déjà en fonction pour des princes-marchands. Les mestres-pyromant trouvaient surtout de l’emploi en temps de guerre, hors en ce moment, il n’y en avait qu’une et elle était bien trop loin se dit-il. Mais les choses changeraient bientôt et Cicéro marchait toujours avec son petit sourire en coin des lèvres.

Il arriva alors dans une taverne ou il savait d’avance qu’il trouverait un homme en particulier et cela s’avéra exact lorsque les yeux de celui-ci se posèrent sur lui. Cet homme avait plusieurs noms, un pour chaque client s’était imaginé Cicéro, mais cela n’importait pas. Pour Cicéro, il se faisait appeler Arkan et lui avait toujours fait des bons prix pour ses commissions. Mais cette fois-ci, la demande était bien différente. Cela ne concernait plus des esclaves ou d’autres produits, mais bien des pyromants. En le voyant s’avancer vers lui, Arkan lui tendit une chaise et demanda au tavernier qu’on lui apporte une autre boisson. Cicéro vint alors prendre place et lui serra la main en souriant comme si cela faisait des années que de vieux amis ne s’était pas revu.

-Qu’est ce qui t’amène dans les parages l’ami ? Si ton chef est intéressé, j’ai une cargaison d’estréventines qui manqueront pas de ravir vos bordels.

Ne pouvant pas parler, Cicéro lui tendit un petit morceau de papier ou il était écrit dessus tout ce qu’il recherchait et il vit aussitôt le visage de son ami s’obscurcir quelque peu.

-ça en fait un sacré petit nombre, dit Arkan en buvant son vin, ces hommes ne crient pas sur tous les toits ce qu’ils font, ça ne sera pas simple de les trouver. Néanmoins, ce n’est pas impossible, mais cela coûtera certainement une petite somme.

Cicéro détacha de son ceinturon une bourse remplie de diamants et la posa sur la table en toute délicatesse. Arkan parut soudainement complétement subjugué par une telle récompense. Le reître tendit alors sa main au marchand comme pour conclure l’affaire et but une petite gorgée de vin qui venait tout juste d’être déposé.

-Les bons comptes font les bons amis, tu auras tes hommes. Retrouve-moi devant les trois sœurs à l’aube !

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Oschide d'Anoszia
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MessageSujet: Re: ça va brûler [Pv]   Jeu 19 Juin 2014 - 8:29



Courte nuit, mais ô combien réjouissante. Cicéro l’avait passé dans les mains expertes de Yorine, sa préférée. Et autant dire qu’il avait bien profité de l’avancement généreux qu’on lui avait donné pour avoir capturer le mestre mervalois.  Il ne lui restait plus qu’à attendre l’aube et Arkan le retrouverait en lui montrant les fameux hommes recherchés. Aux premiers rayons du soleil donc, alors que la chaleur commençait à gagner les ruelles de Thaar, Cicéro remit ses chausses et sa chemise pour emprunter la sortie et faire un dernier baiser aux femmes. En sortant, il vit Arkan, l’homme qui savait tout et qui connaissait tout le monde.

-Je vois que la nuit a été bonne, lui lança-t-il alors qu’il finissait tout juste de se rhabiller.

Il le regarda en lui affichant un large sourire de satisfaction et arriva juste devant lui dans la foulée.

-Suis-moi, on doit marcher.

Le reître obéit en acquiesçant de la tête et se mit à marcher aux côtés du marchand pour pouvoir bien entendre ce qu’il lui dirait.

-Je sais ou les trouver, il marqua une courte pause en surveillant à chaque coin de rue si on les observait. Mais tu comprends bien qu’une telle demande n’a pu qu’attiser la curiosité de tous. Certains disent que tant de mestres de cette spécialité ne peuvent servir qu’à une seule chose. Est-ce le cas ?

Voyant ou l’amenait sa curiosité, Cicéro n’eut pas d’autre choix que de rester de marbre face aux questions. Et de toute façon, il ne pouvait parler.  En ne lui répondant pas, le marchant finit par abandonner l’espoir de savoir et ils continuèrent la route dans le silence. Les ruelles commençaient tout juste à s’animer. Les premières odeurs d’épices envahissaient déjà son nez tandis que le chaleur se faisait comme à son habitude, toujours de plus en plus écrasante et donnait en permanence l’envie de boire pour ne pas s’assécher. Malgré le fait qu’il connaissait plutôt bien la cité libre, il ne reconnaissait pas l’endroit où le menait son informateur. Ici, les ruelles étaient devenues plus sinistres et vétustes. Ce quartier ne respirait pas la grande richesse et ne semblait pas être un des lieux les plus prisés par les riches princes marchands. Un repère d’assassin et de mendiants pensa-t-il. Quoi de mieux pour lui tendre un piège ? Si c’était le cas, il savait qu’au moins, on ne pourrait jamais le forcer à cracher ce pourquoi il cherchait des mestres pyromants. Il posa alors sa main sur son fourreau tout en continuant à marcher comme si de rien n’était pour montrer à Arkan qu’il ne craignait pas le piège.

L’informateur s’arrêta net devant le début d’une impasse et regarda Cicéro avec un regard qui exprimait la satisfaction du devoir accompli. Dans ce regard, il pouvait lire deux choses. Soit il était arrivé à bon port, soit celui qu’il venait de payer une somme généreuse en diamant venait de le trahir, et ainsi, mettre fin à son trafic et à celui de son employeur. Mais rien de la sorte ne se fit et Arkan s’avança vers lui en toute quiétude.

-La guilde des pyromants t’attend au fond de la rue, ils désirent te rencontrer.

On put alors lire sur son visage le soulagement d’un homme qui venait d’apprendre qu’il continuerait à vivre alors qu’il pensait sa mort imminente. Cicéro remercia son informateur d’un hochement de tête et entreprit sa petite progression jusqu’au fond de la ruelle ou une sorte de grandes façades toute décrépie l’attendait. Pas de doute que ces hommes ne refuserait pas de l’argent vu la pauvreté qui ornait leur centre. Il ne restait plus qu’à savoir s’il pourrait acheter leur honneur et surtout, leur langue.
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Oschide d'Anoszia
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MessageSujet: Re: ça va brûler [Pv]   Ven 20 Juin 2014 - 12:32


Cicéro ne s'attendit pas à une telle expédition pour trouver le lieu qui servait de laboratoire ou d'espace de réunions des mestres. Visiblement, la façade en mauvais état qu'il avait tout d'abord prit pour l'immeuble de la guilde n'était rien d'autre qu'un dépotoir à l'abandon. Sentant qu'on l'avait envoyé dans un endroit bidon, Cicéro eut l'envie de faire la peau à son informateur qu'il pensait pourtant être avec lui. Du moins, avec tous les diamants qu'il lui avait donnés, s'eut été la moindre des choses. Il regarda vaguement dans les pièces, mais ne trouva rien d'autre que des piles de parchemins entassés dans l'anarchie la plus complète. Puis il poursuivit son chemin dans un petit couloir avec sa main toujours mise sur le fourreau de son arme. Il commença alors sa progression dans l'obscurité la plus complète. Mine de rien, le bâtiment s'enfonçait très profondément et sans s'en rendre compte, il descendait toujours de plus en plus.

Il aperçut alors une petite flamme au loin et se rendit compte qu'elle était portée par un homme de petite taille et qui semblait crouler sous le poids des âges. Se sentant pris dans une embuscade, Cicéro dégaina, mais ne put demander l'identité du vieil homme à cause de sa langue coupé. « C'est quoi ce bordel ? ». Le vieil homme s'approcha comme si de rien n'était et s'arrêta à quelques pieds de lui.

-Nous vous attendions, veuillez me suivre, je vous prie.

Se disant qu'il n'avait aucun autre choix que celui de suivre le papi rabougri, Cicéro se mit dans ses pas et le suivit. Ils passèrent alors dans des dizaines de couloirs toujours plus sombres, et plus étroits. A un moment, il crut même être complétement dans des sous-terrains tellement les roches des murs étaient devenues humides et fraîches. Alors qu'à l'extérieur, la température était intenable, au moins ici il était au frai se rassura-t-il.

-La pyromancie nécessite de la discrétion, mais aussi un isolement total, et sans chaleur environnante.


Cicéro n'en avait que faire de leurs besoins, lui tout ce qu'il voulait, c'était donner son enveloppe cachetée du sceau de son employeur et récupérer la somme qu'on lui avait promise. Ils arrivèrent alors devant une large porte faite dans une matière qu'il ne reconnut pas et les deux rentrèrent aussitôt dans une grande pièce où les attendait une dizaine d'hommes, certains vieux et d'autres très vieux à tel point qu'il se demandait comment il leur était possible de se tenir encore debout. Plusieurs appareils étranges étaient entreposés un peu partout dans la salle, des bancs en pierre étaient posés sur le sol et formaient un triangle et à sa grande surprise, plusieurs ouvertures donnaient sur l'extérieur. « Comment c'est possible ? », il avait eu l'impression de descendre toujours plus loin dans le sol et en réalité, il se trouvait encore au-dessus. « Sorcellerie ! », mais non, les mestres n'étaient pas des mages... Cicéro se ravisa alors, abandonnant tout espoir de comprendre où il se trouvait et fit face à celui qui semblait être le mestre supérieur. Ce ne fut pas difficile de le trouver puisqu'il prit celui qui paraissait être le plus vieux.

-Nous ne recevons que très rarement des visites, parce que nous ne désirons pas la venue de visiteurs. Mais, nous avons appris qu'un homme recherchait nos services, dites en plus !

Cicéro s'avança un peu plus vers le vieillard et ouvrit sa bouche pour indiquer qu'il ne possédait plus de langues. De ce fait, il sortit de sa chemise, une petite enveloppe cachetée du dragon et la donna au papi. Celui-ci ne tarda pas à l'inspecter et à l'ouvrir dans la foulée. Il la lu alors en plissant ses yeux à tel point que Cicéro eut l'impression qu'il ne voyait plus rien et une fois finit, le mestre supérieur releva la tête et lui donna un large sourire qui en disait long sur l'avancement du contrat.

-Toute notre vie, nous avons essayé de trouver la chose que vous nous demandez de faire. Mais le secret est trop bien gardé et nous n'y sommes jamais parvenus !

S'étant préparé à entendre ça, Cicéro lui échangea un large sourire en retour et lui donna une petite flasque remplie d'une substance noirâtre qu'il cachait à son ceinturon. C'était de le naphte acheté grâce à la contrebande qu'ils avaient mise en place. Lorsque le vieux la prit dans sa main, tous les autres se mirent à la regarder avec curiosité jusqu'à ce que le plus vieux des mestres le regarde une dernière fois pour dire :
-Nous vous suivrons !

****************

Sa tâche était accomplie, il emmenait avec lui dix mestres impatients de pouvoir se mettre au travail et de pouvoir enfin connaître le secret qui avait été si bien gardé jusque-là. Le voyage du retour dura alors une bonne ennéade pour arriver jusqu'à Velmonè. Mais lorsque le bateau arriva dans le port, ce fut une cité en deuil qui les accueillit. Cicéro eut l'impression d'arriver sur une terre en guerre. Des soldats patrouillaient en grands nombres sur le port et dans les ruelles. Les navires étaient renforcés comme s'ils allaient bientôt partir en guerre. « C'est quoi ce bordel ? », mais il n'eut à peine le temps de comprendre ce qu'il se passait que son employeur, le grand Siméon le fit appeler aussitôt. Les mestres furent quant à eux récupérés et envoyé avec le mestre mervalois qui travaillait désormais pour eux dans les laboratoires installés dans les sous-sols de la cité.

Mais il découvrit son employeur comme jamais il ne l'avait vu auparavant. Lui qui avait toujours été si fier et arrogant, il le vit assit derrière ce qui lui servait de bureau l'air dépité et hargneux. Il eut l'impression d'avoir commis une erreur et tenta de se remémorer tout son périple pour savoir s'il avait fauté, mais Siméon n'en fit rien.

-J'ai encore besoin de tes services !
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