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 Qu'il en soit ainsi

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Nimmio de Velteroc
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MessageSujet: Qu'il en soit ainsi   Mer 16 Juil 2014 - 10:26


Troisième jour de la 6ème ennéade du mois de Favriüs, premier mois de printemps.



La rosée du matin perlait encore sur les rebords des merlons de la ville Eracienne de Trymoins quand une silhouette apparut à l'horizon. La citée était en effervescence depuis la veille au soir. En effet, les voyageurs venus du médian avaient rapportés avoir vue se rassembler une immense armée dans les plaines Velterienne et ils assuraient que cette dernière se dirigeait à présent vers l'eraçon. Si ces rumeurs avaient un temps fait sourire les autorités,  l'apparition, la veille au soir d'un épaisse fumée noire venue du sud, que seule un incendie où une multitude de feux de camps pouvaient générer, avait accordé tout le crédit à cette nouvelle menace.

Combien de milliers d'hommes comptait cette armée qui campait désormais tout près de la frontière ? Nul ne pouvait le dire avec exactitude, mais les colporteurs assuraient qu'un tel rassemblement d'hommes n'avait plus été vu dans le médian depuis la reconquête de Diantra par le Roi Trystan. Des éclaireurs avaient bien entendus étés envoyé afin de jauger la situation à la frontière, mais aucun n'était revenu, ce qui ne laissait présager rien de bon.

La silhouette, en se rapprochant, laissa apparaitre sa nature. Il s'agissait ni plus ni moins que d'un chevalier, portant sur lui, le drapeau diplomatique. Ses armoiries laissaient imaginer une haute naissance parmi le médian puisque le phœnix qui y apparaissait le rattachait à une branche cadette des Velteroc. Arrivée devant la porte principale de la citée, qui avait été maintenue close dans la crainte d'une attaque surprise au petit jours, il en appela à la garde.

Je suis Clotaire de Velteroc, cousin de sa Grandeur Nimmio de Velteroc, Comte de Velteroc, Baron de Hautval et Protecteur du Médian. Je me présente devant vous en tant qu'ambassade diplomatique afin de vous présenter les positions de mon seigneur quand à la situation en Erac et les intentions qui sont les siennes en ces lieux. Selon les règles de la guerre, je vous demande de me recevoir comme il convient de le faire avec honneur en pareille situation.

Après que les gardes eurent vérifié une dernière fois qu'aucune autre silhouette ne se dessinait dans le lointain et après que le capitaine ait donné ses ordres, la porte en bois, cerclée de fer s'ouvrit enfin, laissant le champ libre au Velterien pour pénétrer dans l'enceinte de la ville Eracienne où l'attendait un comité d'accueil des plus officiel. Descendant de cheval, le diplomate tendit les rênes à l'écuyer qui s'approchait à dessein et s'avança en direction de celui qui menait les hommes lui faisant face.

Après quelques minutes de marche, ils parvinrent tous jusque dans la sale de réception où les attendait le seigneur des lieux. Ce dernier accueillit son invité tel que le prévoyait le protocole et l'invita à présenter sa requête.

Mon seigneur, Sa Grandeur Nimmio de Velteroc, Comte de Velteroc, Baron de Hautval et Protecteur du médian m'envoie afin de discuter des conditions de votre soutien à son entreprise de réunification du médian sous son autorité. C'est a ce dessein et parce qu'il juge la situation eracienne préocupante, ainsi que la présence du traitre et couard Léandre au titre de  Duc, offensantes pour le royaume qu'il a levé une armée dont la puissance dépasse de loin ce qui pourrait lui être opposé en ces terres.  Cette campagne s'annonce courte si les défenseurs des intérêts du royaume travaillent à sa réussite et facilitent son entreprise. Il importe en effet beaucoup au Comte de limiter les souffrances que cette campagne ne manquera pas d'infliger au peuple du Médian. Le Comte peut-il compter sur votre soutien ? Et si oui, quelles en sont les conditions ?


Dernière édition par Nimmio de Velteroc le Lun 18 Aoû 2014 - 9:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Qu'il en soit ainsi   Sam 16 Aoû 2014 - 14:22


Hubert du Trymoin
Le seigneur assit sur son cathèdre jugeait l’émissaire du regard. Il le laissa présenter sa requête mais tiqua à certains mots.  Une fois qu’il eut fini, il fit signe à son échanson de lui verser une coupe de Carruw, mais n’en proposa pas à son hôte.

« De quel droit ? De quel droit votre Comte revendique-t-il le trône d’Erac ? Je pourrais le revendiquer pour moi. Après tout, j’ai bien plus de légitimité que lui. Je n'apprécie pas Léandre du Lyron, on le sait, ce n’est pas pour autant que je devrais reconnaitre Nimmio de Velteroc. Et ne nous menacez pas de vos légions Clotaire l'Emissaire, cette forteresse tiendra assez longtemps pour que nos alliés viennent briser votre siège. »

Hubert se leva et descendit les marches de l’estrade. Joignant ses mains derrière son dos, il se mit à marcher autour de l’émissaire.

« Vous parlez d’un royaume qui vous a déclaré félon, pourquoi devrions nous rejoindre Nimmio le Manchot dans sa félonie ? Son épouse et lui ne reconnaissent ni le Roi, ni sa Régente. Si la nouvelle se répand, ma seigneurie sera exposée à la colère de Diantra. Pourquoi devrais-je risquer ma place pour lui ? »

Le vieux seigneur méprisait tout ce bon monde de Diantra, son roi était mort depuis des mois maintenant, Eliam n’était plus, Charles n’était plus. Il était las de tout ceci, des revendications de ces hommes qui se cachaient sous de beaux idéaux alors que tous ne recherchaient qu’une chose, la puissance.

« Vous êtes cousins dîtes-vous. Je pourrais bien vous jeter aux cachots en attente de vous livrer à la Régente, je serais richement récompensé et mon honneur n’en sera pas entaché, vous êtes un félon également après tout. A moins que ne vous me proposiez mieux que ce que pourrait le faire Diantra. Parlez Clotaire de Velteroc. »

Hubert regagna sa place, posant une main sur un accoudoir en attente d’une réponse.

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Nimmio de Velteroc
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MessageSujet: Re: Qu'il en soit ainsi   Lun 18 Aoû 2014 - 9:18




Les répliques du seigneur de Trymoin ne semblèrent pas surprendre le moins du monde l'émissaire Velterien. Ce dernier connaissait de réputation le tempérament de ces fiers et puissants seigneurs du sud de l'Eraçon et il était clair que s'ils s'opposaient depuis toujours aux prétentions de Léandre, ils n'en seraient néanmoins pas favorable à ce qui se présentait comme un nouvel envahisseur aux prétentions rocambolesques. Néanmoins, les intentions du Comte de Velteroc n'étaient pas aussi absolue qu'il n'y paraissait et un terrain d'entente pourrait sans doute se dessiner si chacun y mettait un peu du sien.

Mon seigneur, j'ai bien peur qu'il y ait méprise sur les intentions de sa grandeur le Comte de Velteroc, mon cousin.  Il ne revendique point le trône d'Erac.  Ce qu'il souhaite, c'est une réunification du Médian sous son autorité, ce qui est une toute autre chose. Les Terres Eraciennes doivent demeurer aux Eraciens et à eux seuls.  C'est pour cela que nous sommes venu chez vous aujourd'hui, car vous avez été les derniers défenseurs des droits des Fiiram sur ces terres lorsque l'usurpateur avait tenté de se les accaparer.

Il marqua une courte pause afin de jauger la réaction de son interlocuteur. Les choses étaient finement amenées, mais si l'on lisait entre les lignes, il venait plus où moins de proposer au seigneur de Trymoins, sinon l'administration des terres, au moins une place importante au conseil de régence si d'aventure, d'autres seigneurs venaient à se joindre a l'expédition. Mais il devait également en venir au second point.

Mais venons-en à la couronne si vous le voulez bien. Vous ne cachez pas votre inimitié pour Léandre et votre refus de son autorité. D'aucun disent que les troubles auxquels il fait face dans le nord vous arrangent et vous permettent de vous opposer à lui sans risquer de vous faire attaquer par ses sbires. Vous l'avez combattu et vaincu. Vous avez participé au conseil de régence, aux côté des vainqueurs du conflit et sous l'autorité de Raymond d'Ancénis, le père de la Comtesse de velteroc et Baronne de Hautval. Je sais que, comme nous, vous avez pleuré la mort du roi Eliam, dernier des Fiiram et je sais aussi que comme nous, vous avez été insulté par la nouvelle régente lorsque pour affaiblir le médian et le diviser, elle a imposé Léandre de traitre sur le trône d'Erac, nous évinçant, vous et nous d'un simple trait de plume pour installer notre ennemis à la place qu'il avait tenté de s'accaparer par la félonie.  Sommes nous des félons que de nous opposer à l'arbitraire ? Sommes nous des félons que de nous opposer à l'injustice ? Sommes nous des félons que de demander à ce que les seigneurs de ce royaume aient leur mot à dire lorsqu'un nouveau Roi est amené à régner et que ses origines, son lignage et ses droits sont sujet à caution ? Ne vous méprenez pas sur notre compte. Vous le savez aussi bien que nous, nous avons toujours été les fidèles serviteurs de la lignée des Fiiram, et c'est cet héritage que nous comptons défendre en ce jour, contre ceux qui essaient de le mettre à mal. Le médian, uni ne peut être vaincu et devra être écouté.  Mais pour cela, il doit d'abord s'accorder sur les bases de son unification.

Une goute de sueur coulait à présent sur sa joue. Il avait mi bien plus d'entrain qu'il ne l'imaginait à défendre ce point de vue. Peut-être cette énergie et cette franchise permettrait-elle à son interlocuteur de se faire une idée de la noblesse de ses sentiments.

Mais parlons aussi des risques. En effet, comme vous me l'avez fait remarquer, cette entreprise est risquée. Elle peut déclencher des événement d'une envergure sans précédent et en effet faire peser un certain danger sur vos terres. Mais ne sont elles point déjà en danger ? Que pensez-vous qu'il se passera une fois que Léandre aura écrasé ses ennemis dans le nord ? Ne retournera-t-il point son attention sur vous qui vous opposez à son autorité ? Ne vous considère-t-il point comme des félons de ne pas lui venir en aide comme vous devriez le faire pour votre suzerin légitime ? En vérité, vous êtes déjà ses ennemis, tout comme je le suis. Il ne vous reste plus qu'à choisir si vous serrez ses ennemis à mes côté où seuls du votre. Peut être que dans le seconde position, vous pourrez espérer obtenir une certaine neutralité à force de négociation... Mais vous savez tout comme moi que la neutralité n'apporte rien et vous forcera à accepter ce que d'autres auront décidé pour vous. Car celui qui ne prend pas parti s'acquiert l'ingratitude du vaincu sans la gratitude du vainqueur. Il n'est rien de plus qu'un trophée entre les main du second qui fera alors de lui ce que bon lui semble. Vous demeurerez ainsi le prix accordé au vainqueur, sans que vous n'ayez peu obtenir la gloire et les honneurs qui vous sont du et sans que personne n'ait la moindre obligation à votre encontre. Vous allier à nous fait de vous nos amis et nous astreint un devoir envers vous, celui de vous apporter assistance et soutien si nous sommes vaincu - et vous savez que Velteroc tient toujours parole – et celui de vous associer au destin de l'Eraçon et du Médian dans son ensemble si l'on est vainqueur.

Des paroles enflammées, toujours, Clotaire était décidément un orateur qui s'ignorait. Nul doute que c'était cette qualité qui avait amené son cousin à l'envoyer parlementer en son nom. Cette première expérience avait quelque chose d'intéressant.

Enfin pour la Régente et ce que vous gagneriez à la suivre, je vous poserais une simple question. Que vous a-t-elle apporté jusqu'à aujourd'hui ? Elle vous a retiré vos prérogatives, vos droits et vos avantages au sein du conseil de régence, elle a rétabli votre ennemi à une place où il peut désormais vous nuire « légitimement ». J'ai bien peur à vrais dire, que la Régente n'ait pas plus de considération pour vous qu'elle n'en a eu pour nous lorsqu'elle s'est accaparé le pouvoir royal. Elle donne d'une main pour reprendre de l'autre, affute ses lames dans l'ombre et élimine, par la ruse et la couardise, les oppositions possibles. A ses yeux, vous représentez un risque. Vous faites partie des héritiers des Fiiram et en cela vous appartenez à un ordre qu'elle souhaite voire disparaitre. Regardez par vous même combien des nôtres ont déjà disparu et on été remplacés par ses sbires ! Faire le choix de la Régente, pour vous, c'est au mieux vous condamner à une mort confortable, mais une mort tout de même, loin de toutes les aspirations que vous pouvez avoir.  

Ainsi parla Clotaire de Velteroc, serviteur dévoué de son cousin et homme politique en devenir.

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MessageSujet: Re: Qu'il en soit ainsi   Dim 24 Aoû 2014 - 22:37


Hubert du Trymoin
« Dîtes-vous que vous voulez usurper la suzeraineté d’Erac sur le Médian pour vous l’appropriez Clotaire le Bavard ? Seigneur, vous venez négocier avec nous en nous menaçant de la dizaine de milliers d’hommes que vous avez. Ceux qui souhaitent la paix ne menacent pas d’une guerre ! Les Fiiram ne sont plus, nous ne sommes plus que les défenseurs de nous même. Raymond est un brave homme, un Ancenis comme en trouve peu, mais la Couronne a tranché, elle a souhaité remettre Léandre le Lâche sur le trône. Nous serons félons si la régente le décrète Seigneur, nous le serons si nous allons contre son bon vouloir. Vous vous attribuez bien des qualités, mais Nimmio le Manchot s’est taillé une réputation, derrière ses idéaux se cache un seigneur avide de gloire, nous avons entendu parler de Fort Norkan, de sa bataille contre la Bête. »

D’un geste empressé, Hubert fit signe à un domestique de lui apporter une coupe de bon vin pour l’hydrater. Il avait entendu parler des actions de Diantra pour le Nord, la régente n’avait envoyé qu’une compagnie royale pour appuyer son Comte, la Couronne n’était plus aussi puissante qu’au temps de ses chevauchées avec Aetius. Clotaire disait vrai, s’il n’était pas avec Léandre, il était contre lui et Diantra ne bougera pas pour lui.

« J’avoue que nommer un chevalier errant Sénéchal du Royaume n’est pas gratifiant pour nous autre. Maintenant, je ne me répéterais qu’une fois, que nous proposez-vous Clotaire le Négociateur ? »

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Nimmio de Velteroc
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MessageSujet: Re: Qu'il en soit ainsi   Lun 25 Aoû 2014 - 15:05


Je vous propose Erac. Voilà qui était asséné sans détours. Je vous propose de faire partie du conseil de régence d'Erac et d'élire parmi vous le successeur de Léandre le lâche une fois celui-ci tombé. Quand à la guerre, elle a déjà débuté. Les forces de Léandre, de son fils et de Rive se battent déjà dans le nord. Seul vous et Morene demeurez hors du conflit pour l'heure.... Et comme je vous l'ais dit, cela vous sera reproché... Si Léandre gagne. S'il tombe de notre main commune, de nouvelles négociations s'ouvriront avec la couronne et alors peut-être, la paix pourra-t-elle revenir.

Quant à mon cousin, si vous pensez que la gloire est son moteur, alors c'est que vous n'avez pas encore mesuré l'importance qu'il donne à son honneur. Il a juré devant les dieux de tout faire pour restaurer la grandeur du royaume, tel qu'il fut sous la dynastie des Fiiram et avant que les traitres ne gangrènent le territoire de l'intérieur. C'est dans ce but qu'il veut réunifier le médian.


Traitres, le mot était avancé. Cela ne laissait plus guère d'autres choix que de sortir l'argument de poids qui changerait risquait de faire basculer le choix du seigneur de Trymoins. Comment réagirait-il quand il apprendrait que la famille qui l'avait amenée à sa charge avait été décimée par un traitre... Et que la femme de ce traitre dissimulait aujourd'hui la forfaiture de son mari pour garder le pouvoir entre ses mains ?

Car en effet, reprit-il de plus belle,nous avons malheureusement la preuve que les rumeurs entourant Aetius d'Ivrey et sa participation au meurtre de notre bon Roi Trystan sont fondées. La Régente a déployé tous les stratagèmes et tout son pouvoir pour empêcher l'information de se répandre et de se vérifier, car le Régicide d'Aetius jette le discrédit sur son autorité et sa prétention sur le Trône de notre royaume.

Cette fois-ci l'information était explicitement lancée. Le choc avait de quoi en déstabiliser plus d'un. Mais la question restait de savoir comment le seigneur de Trymoins encaisserait une telle révélation. Lui qui avait défendu Trystan et son fils, apprendre qu'une telle félonie avait pu être commise...

La preuve irréfutable que je détiens pour accuser Aetius d'Ivrey de ce crime, n'est autre que le témoignage de Nakor, conseiller du Roi Trystan et défenseur du royaume devant les dieux. Il était présent lorsque goguenard, celui qui allait devenir Régent se tenait devant le corps meurtri du Roi, savourant son crime et préparant son accession au pouvoir. Et aujourd'hui, c'est la femme de ce Régicide qui préside à la destinée de notre royaume. Quelle insulte est-ce là à la grandeur de la Péneinsule ? Quelle insulte est-là à la pureté de nos serrement de protection que de voir se pavaner devant nous, ceux-là mêmes qui jouissent du meurtre de notre bien aimé souverain ? Je vous le redemande donc au nom du Comte de Velteroc : Nous aiderez-vous à laver cet affront en faisant choir Léandre le traitre, le pantin de la régente ?
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Nimmio de Velteroc
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MessageSujet: Re: Qu'il en soit ainsi   Dim 28 Sep 2014 - 20:12


Il écouta attentivement ce que Clothaire l’émissaire avait à dire, et se leva la mine grave de son cathèdre en réclamant le silence des nobles présents dont un murmure commença à monter, chacun y aller de son commentaire.

" Présentez-nous votre preuve alors."

Clothaire prit alors un document dans la besace qui ne quittait plus son flanc depuis près de deux jours et en extirpa un parchemin officiel, cacheté avec le sceau du Comte de Velteroc, ainsi que la griffe magique d'un magicien dont la signature était reconnue de tous à une époque, celle de Nakor.

Messire, voici le témoignage de Nakor, conseiller du roi Trystan qui a vu et consigné à l'écrit, la mort de notre bon roi des mains d'Aetius d'Ivrey et de ses hommes.

Il était inutile de préciser que la véracité de ce document était attestée sur l'honneur des personnes qui y avaient apposées leur sceau et leur signature. Mentir dans un tel document était un affront fait aux cinq.

"Ce document pourrait très bien être un faux Clothaire le Malin, et je n'apprécie pas qu'on abuse de ma confiance."

Mon seigneur, cela serrait bien pire qu'une honte pour nous que de fournir un faux document sur une question aussi grâve. Les cinq en sont témoins. ils s'agit bien de ce que le Conseiller Nakor a vu et a consigné sous le regard des dieux !

Hubert se permit de rire. " Clothaire, Clothaire Clothaire... Vous venez entacher l'honneur de feu le Régent, protecteur de ses Majesté Eliam et Lyhann, et vous nous demandez de vous croire sur parole sur l'unique présentation d'un papier ?"

Alors soit messire, nous serons contraint de demander au Conseiller Nakor de venir en ces lieux vous raconter lui-même ce qu'il a vu.

"Faîtes donc. Là, laissez nous prendre du repos Clothaire le Bavard."
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MessageSujet: Re: Qu'il en soit ainsi   Mar 30 Sep 2014 - 10:42

Nimmio demandait de l'aide. Oui, le jeune Comte, noble de cœur, fougueux et téméraire demandait de l'aide au vieux fou. Il avait commencé par envoyer son cousin Clotaire auprès du seigneur Hubert de Trymoin, maitre des Terres Eraciennes mais les négociations qu'il devait y mener ne tournèrent pas vraiment comme il s'y attendait et maintenant il fallait que le témoin en personne vienne démontrer sa bonne foi et donner sa parole. Nakor avait pourtant rédigé et signé un document certifié. Tant pis si cela n'avait pas suffit. S'il avait fallu mentir, tuer, guerroyer, le Magistère n'aurait pas accepté, mais ici, il ne s'agissait que d'une chose : dire la vérité une fois de plus. Sa réponse avait été concise et claire

"Bien sur que je vais vous aider mon enfant, j'irai voir ce seigneur récalcitrant, s'il lui reste un peu de valeur et d'honneur, il prendra la bonne décision."

Nakor avait ensuite rencontré le jeune Clotaire afin de discuter un peu avec lui. Il avait obtenu des explications sur la tournure des négociations et sur les manières du maitre des lieux. La barbe blanche tiqua à la petite manie d'Hubert de donner de vilains surnoms à ceux à qui il adressait la parole.

"Je veux paraitre libre de ma parole, vous derrière moi ou un membre de la gouvernance de Velteroc porterait limitation de mon crédit. Ce n'est pas contre vous ou pour vous dénigrer, mais je crois que vous commencez à cerner le genre de personnage auquel nous avons à faire. Deux portes étendards, pour drapeau d'ambassade Velterienne. Jeunes et sans lien avec la famille comtale. J'irai trois heures après le levé de l'astre sol. Donnez mes conditions."

Le temps que tout se mette en place, quelques jours passèrent. Les accords de réception furent mis au point et le magicien entra dans la grande salle après qu'un héraut hurla son nom et ses titres

"Le Magistère du Firmament, Archimage Nakor, ancien conseiller personnel du roi Trystan, membre ....
- Voilà assez de titre pour ma seule personne! Seigneur Hubert du Trymoin, salutations à vous. J'ai l'impression que la dernière fois que nos regards ont pu se croiser à la cour de sa Majesté feu le roi Trystan remonte à une vie entière."

Et Nakor avança, après que les lourdes portes furent ouvertes. Le magicien était, la plupart du temps, un vieux timbré misérable, ressemblant à un paillasson défraichi. Mais c'était parce qu'il le faisait exprès. Aujourd'hui, il avait mis de côté le vieillard cacochyme au placard et avait enfilé son masque de grand maitre d'une puissante guilde de magicien. Lui même et son titre de pratiquant de haut vol de la magie semblaient déjà impressionner la foule des nobles présents. Le bâton claquant fièrement au sol, la barbe blanche et soyeuse, le regard pétillant et perçant, la figure haute et tranquille, sa robe et ses effets. L'air semblait même miroiter légèrement autour de lui, comme s'il rayonnait de la pure puissance de celui qui défiait la mort. Il fit des attitudes et des regards intrigués au sein de la congrégation noble qui le recevait. En tant que conseiller du dernier descendant des Fiiram à avoir vraiment régné, Nakor avait été aperçu un jour ou l'autre par tous les vieux nobles de la Péninsule. Hubert de Trymoin n'échappait pas à la règle même s’ils ne s’étaient jamais adressé réellement la parole mutuellement.

"Vous sembliez indiquer que l'encre couchée sur un parchemin solidement signé ne suffisait pas à révéler la vérité. Vos oreilles voulaient elles-mêmes entendre de la bouche du témoin la vérité sur une situation qui laisse l'indécision ceindre en vous Monseigneur? Et bien me voici! Ni vous ni moi n'avons de temps à perdre : le royaume des hommes se meurt une fois de plus dans des guerres intestines, alors qu'aux portes de notre monde, la guerre fait déjà rage et menace d'une envergure notable. Me voici donc pour dire une fois de plus et devant la cours entière de votre domaine, ce que j'ai vu de mes propres yeux!"

Il resta là, sans rien dire, regardant tout du long, chaque membre de l'assemblée, avant de parler sans détour, les yeux dans les yeux avec Hubert le revanchard

"Aux abords de ce qui correspond aujourd'hui à la fin du règne de feu le roi Trystan de Diantra, j'ai été mandé par lui même auprès du peuple nain. Mes liens anciens avec le roi de Kirgan la dévasté et mes connaissances du peuples des montagnes et des cavernes, de leur langue et de leur coutume, faisaient de moi l'émissaire idéal. J'ai donc quitté ma tour pou me rendre dans le grand nord. Lantes et Thanor étaient mes cibles. J'y ai passé de longues semaines, d'abord pour m'y rendre, puis sympathiser avec les têtes dominantes de la civilisation naine survivante du Voile. Ce fut des semaines de trop. Pendant ce temps, sans que je puisse le savoir d'aucune manière, Aetius d'Ivrey soulevait ses propres légions et menait le siège de Diantra. Il a pénétré les défenses de la cité, mit le roi en prison et laissé se produire le sac infâme de la cité. Vous n'êtes pas sans savoir que Trystan, que d'aucun nommé l'Aveugle, avait des pouvoirs magiques en cours de développement lors de sa montée sur le trône. Lors des derniers instants de sa vie, Trystan, paix éternelle à son âme sacrée, a poussé un dernier appel de désespoir, un appel au secours qui a déployé toute sa magie en direction des gens en qui il avait confiance. J'ai perçu jusqu'au plus profond de mon cœur cet appel. Sans même penser à ma propre vie, j'ai déclenché un sortilège d'une puissance redoutable mais extrêmement dangereux pour son utilisateur : j'ai pris la forme même de la foudre pour parcourir l'immensité des plaines du nord en quelques secondes. J'ai défoncé les vitraux du palais royal et je me suis retrouvé là où Trystan était."

L'émotion effleura de nouveau la voix de Nakor, décidément, ce souvenir, comme tous les souvenirs de pertes des êtres chers, animés le cœur du vieillard d'une douleur insupportable. Il s'emportait dans sa fougue habituelle, qui ne pouvait exister que dans la profonde sincérité de ses dires

"Il était là Monseigneur, là, devant moi, à mes pieds, juste en dessous d'Aetius d'Ivrey. Un rire encore émergeant de sa gorge, il se délectait, lui comme ses sbires, du sang qui finissait de s'écouler des veines de Trystan. J'ai mis trop de temps à intervenir, et si la magie peut bien des choses, elle ne peut pas tout. La seule chose que j'ai pu faire, c'est prendre dans mes bras le roi, mort, et pleurer sa perte en maudissant de toutes mes forces la folie de celui qui devenait alors usurpateur du trône par la force."

Et pour finir, ce fut la colère qui tonna dans la pièce, au travers du solide Magistère

"Peste et damnation! Que je sache, personne n'a de nos jours, oubliés que c'est bien Aetius qui a assiégé la ville mère de la Péninsule? Qui peut vraiment, au fond de son âme et avec la sincérité de son cœur, penser que Trystan est mort seul, paisiblement dans un cachot que tout le monde aurait oublié et en donnant gentiment sa couronne à ce bon et gentil Ivrey? Et bien je vais vous le dire seigneur Hubert de Trymoin : personne! Vous le saviez, vous le savez et vous savez ce que cela implique, vous le savez depuis le début! Alors cessons toutes ces simagrées voulez-vous? Vous êtes un seigneur noble, issu de l'ancienne voie, alors plutôt que de me demander ce qu'il s'est vraiment passé ce jour là, demandez-vous ce que vous devez réellement faire aujourd'hui!"

Nakor était toujours aussi direct et sincère. Il savait qu'un vieux trublion comme le maitre des lieux ne pouvait pas avoir mis si vertement de côté ses idéaux, son honneur propre et ses principes de chevalier. Il avait été sincère et droit au but. Il y aurait peut-être des remontrances, des critiques, des questions. Mais maintenant qu'il était là, autant en profiter pour se plier à ce petit jeu de cours.
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MessageSujet: Re: Qu'il en soit ainsi   Lun 6 Oct 2014 - 8:52

La présence de Nakor en personne eut le mérite de faire grand bruit dans le médian et il était désormais certain que ses déclarations se rependraient comme une trainée de poudre dans toute la péninsule. Hubert de Trymoins, quand à lui, avait été décontenancé par le récit qui lui avait été fait et cela se voyait malgré les artifices qu'il déployait pour le cacher. Il avait alors congédié le magicien avec tout le respect dû à son rang afin de prendre le temps de la réflexion et de consulter ses vassaux. Il demanda ainsi un temps de réflexion à Velteroc de quelque jours, ce qui amènerait sa réponse à la 7e ennéade pour savoir si oui où non, il lui apporterait un soutien militaire. En attendant, il accordait au Comte Nimmio le droit de passage sur ses terres pour lui et ses hommes, ce qui était déjà tout un symbole.

De son côté, les cousins de Morene reçurent la nouvelle avec grande crainte et se barricadèrent dans leurs citadelles en attendant de donner, eux aussi une réponse aux demandes velteriennes. De même que Trymoins, ils accordèrent le droit de passage aux troupes du Comte avant de prendre une décision plus radicales quand au conflit qui s'annonçait en ces terres.
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