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 La Folle et le Héros [Ulysse, ça glisse]

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Alanya de Broissieux
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MessageSujet: La Folle et le Héros [Ulysse, ça glisse]   Dim 10 Aoû 2014 - 22:53




Le vent cinglait, mordant la chaire fraiche. La pluie battait, le sol trempé rendait la glissade presque obligatoire. La Grande Citée Alonnaise avait des allures de bourbier et le bas quartier semblable à des marécages putrides. Les gens ne sortaient pas, ou peu. Le déluge avait commencé un jour auparavent et déjà, le quartier du peuple se mutait en un immense terrain sale et peu avenant. Seuls quelques gardes devant servir de garnison passait. Souvent l'on pouvait appercevoir le capitaine, juché sur un destrier gris que la boue rendait méconnaissable. Dans ce tas de puanteur et de pauvreté se trouvait la petite. Elle était si frêle, si chétive... Son corps n'était qu'os. Les pomettes saillantes, le regard dans le vague, elle n'était pas de ce monde. Elle pensait, oh oui, si fort en regardant la pluie la trempée plus encore. Elle pensait à ses amis et à la Vieille, celle qui la nourissait. Elle vivait dans la rue du temple de Néera, à quelques minutes de marche. Elle l'appelait La Folle mais la petite ne s'en offusquait pas. Elle partageait son pain, pansait ses plaies et lui raocntait des tas de choses.
Elle lui racontait souvent ce que ses amis lui disaient, le soir, après que la Folle ne l'ai quitté. Elle lui racontait la vie à la capitale. Les amis de la Vieille savaient tout. Elle lui avait dit "Va à la ruine, mon enfant, tu y trouveras un signe". Et la petites'y était rendu, tant bien que mal. La ruine était l'endroit où elle aimait dormir. Ancienne batisse éffondrée sur elle même, il ne restait que quelques pierres délimitant les anciennes pièces de la maisonnet. De la mousse avait poussé sur les pierres et le sol n'était qu'un amoncelement de gravas, mais à cet endroit du Tois-Mur l'on voyait le ciel de l'Alonna et les étoiles semblaient briller pour nous. Longtemps elle avait été seule, traine-misère parmis tant d'autres. Elle était entrée dans un petit gang alors qu'elle n'avait que quatre ans. Sa petite taille et sa bouille de fillette lui permettait à l'époque de détrousser sans se faire repérer. Elle n'avait qu'un seul ami, un jeune garçon du double de son âge nommé Théodran. Il était son grand frère et même si ce n'était pas le plus grand de la petite troupe de voyoux, il la protéger des plus âgés, souvent violents. Lorsqu'ils l'eurent tué -bien que jamais ils n'avouèrent- elle se tû, pour ne plus que dire le stricte nécéssaire. C'était eux les cicatrices, marques indélébiles sur son visage. La Vieille marmonnait souvent quelques injures lorsqu'elle soignait la petite, et cette dernière ne faisait mine de rien. Elle vivait seule dans son monde où la puanteur n'est pas, où l'étroitesse des rues n'est plus et où la laideur n'existe pas.
La Folle se baladait d'un pas lent car chaque éffort était devenu une guerre contre la faim qui tiraillait son ventre et son corps décharné. Elle avançait dans les petites ruelles, comme l'ombre. La pluie n'avait pas d'emprise et le vent qui la rendait froide ne semblaitpas troubler sa quête muette: elle avançait. Les rues semblaient avoir été construites autour de son petit corps et elle rit. Elle ne riait pas beaucoup, la Vieille elle même savait que c'était rare, mais lorsqu'elle le faisait, sa voix fluette de gamine resonnait jusqu'au plus profond des êtres. Même les maisons trouvait cette éclat d'innocence malsain.Comment pouvait-on avoir connu la torture, la mort et pire encore et arborer une candeur si belle, si pure... Personne ne comprenait. Personne n'était dans son monde. La Folle riait alors que les gouttes trempaient ses guenilles.
Elle riait à la face du monde, elle riait parce qu'elle trouvait la désolation drôle. Cette solitude lui donnait le droit à tout les caprices de son petit esprit, aussi s'imaginait-elle mille et une histoire, comme celle que la Vieille lui contait. Des histoires de baronne impie, de boulanger trompé et de nobles conspirateur. Elle aimait s'imaginer avec de belles soieries, son visage tout aussi amoché et son corps tout aussi maigre. Elle riait, l'image bien trop cocasse. Bientôt elle atteignait la place du marché, au delà du deuxième rempart. Elle voulait rendre visite à la Vieille. Elle savait qu'elle se serait abrité pour la pluie mais la petite voulait tout de même s'assurer qu'elle n'était pas là-bas, assise dans la ruelle étroite et crasseuse jouxtant le temple de la déesse.
La pluie ruisselait doucement sur son corps, déssinant ses courbes, sculptant son ossature. Maigre. Oh oui, elle était bien maigre la petite. Même si l'eau salvatrice enlevait la crasse de son visage, son visage blâfard n'en était que plus effrayant. Ses yeux étaient bleus mais si foncés qu'on les aurait cru noirs. Et son corps, petit et chétif n'était pas celui d'une jeune fille commençant les saignées menstruelles. Non, elle était resté une petite fille. La même qui, à quatre ans a connu de biens tristes sorts. Elle tourna a gauche. La ruelle était plutôt sombre, avec les épais nuages gris du temps mauvais. Mais alors même qu'elle s'y engouffra, se trouver en son bout deux hommes. De fortes carrures, ils ne semblaient pourtant pas vieux. Elle avançait, obstinment, ne prêtant même pas un regard aux silhouettes. Elle était dans son monde, et dans son monde, il n'existe personne sauf elle. Une main se posa durement sur son épaule. D'abord, elle tenta de s'en extirper sans même se retourner mais la poigne se fit plus forte sur sa clavicule et la douleur lui tira une grimace, dévoilant ses dents à travers l'entaille de sa bouche. Elle était dans le réel. Envolé son monde, ses rires et sa candeur. Elle était si petite et si laide, dans un monde si grand et si sale... On la retourna vivement. Ses yeux scrutaient sans craintes le visage à peine ridés face à elle. D'une voix grave, dégoulinante il hurla à son compatriote "Cel'là, l'est bien amoché la p'tite put'relle. Ell' dira rien, l'a vu pire jte pari'. Il n'avait pas tord, elle avait vu pire. Elle n'allait même pas résisté. Elle n'était qu'une enveloppe vide, un tas d'os animé par la volonté d'avancer. Plus vite cela serait finit et plus vite elle pourrait retourner voir la Vieille. Elle posa un doigt squelettique sur la joue du badaud, et dans une expression terrifiante sous un sourire inquiétant "La Vieille sait".
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Ulysse Mordfroid
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MessageSujet: Re: La Folle et le Héros [Ulysse, ça glisse]   Lun 11 Aoû 2014 - 12:06

" Les Héros sont comme les étoiles,
Ils n'apparaissent qu'une fois la nuit tombée. "


    Doucement, Ulysse avait commencé à fredonner, une vieille chanson dont il ne savait plus les origines, il l'avait dans la tête dès le réveil, dès ce réveil sous cette avancé de toit qui l'avait partiellement protégé de la pluie, le trempant un tout petit peu moins que s'il avait dormi à la belle étoile mais laissant sur lui l'empreinte infaillible d'une odeur de chien mouillé :
    "c'était un p'tit bonheur, que j'avais rencontré, il était tout en pleur, sur le bord du fossé ♪♫ "

    Engoncé dans ses haillons, sorte de bure de moine pieux reprisé une multitude de fois, a tel point qu'on avait du mal à deviner l'origine du vêtement premier, il avançait de lieu de mendicité en lieu de mendicité, tendant sa main crasseuse vers les passant, laissant la pluie le frapper avec force comme un père frappe son fils après que ce dernier ait troué sa chemise neuve.
    "Quand il me vit passé, il se mis à crier : Monsieur ramassé, chez vous emmenez moi ♪♫"

    Triste sort de notre ancien paladin qui aurait peut être put un jours espérer atteindre les hauts sommets de l'ordre. Il fallait avouer que parfois, notre mendiant rêvait durant ses courtes nuits d'une vie différente, marié à une noble - pourquoi pas la Baronne de ces lieux, on la disait simplette mais plutôt jolie et très peu farouche - vivre dans des draps de soie, sentir bon et jeter des pièces de cuivres à ces mains tendus de traînes misères, de ces crèves la faim dont il faisait parti.

    En parlant de fin, il vit sur le bas côté de la petit ruelle un morceau de pain, il devait être rassi mais il ferait un repas convenable.
    "Mes frères m'ont oublié, je suis tombé, je suis malade, si vous ne m'ceuillez point, je vais mourir, quelle balade ! ♪♫ "

    Saisissant le morceau de nourriture jeté probablement par un plébéien aux ressources suffisante, il s'assit sur le sol, devenant une espère de masse informe, son vieux barda contre lui, ses cheveux crasseux sur la tête lui donnant l'apparence d'un tas de fripe, il commença à ronger le morceau de pain, sentant son estomac se contracter à l'arrivé - enfin - de nourriture. Le goût n'était pas, mais c'était mieux que rien.

    La dernière fois qu'il avait put manger de la viande, il avait du mal à se rappeler, cela faisait longtemps comme les stigmates de son corps creusé et ses cernes l'attesté. Il n'avait même pas assez d'argent pour se payer le luxe d'être un drogué et ainsi oublié plus facilement l'horreur de cette vie qu'il avait choisi.
    "Je me ferai petit, tendre et soumis, je vous le jure Monsieur, je vous en prie, délivrez-moi de ma torture ♪♫ "

    Fermant les yeux, Ulysse prit un instant pour commencer à s'endormir, chercher le repos pour permettre à son corps d'aller mieux. Il lui faudrait changer de cité, Alonna n'avait rien à offrir aux crèves coeurs comme lui et son engeance.
    Soudain, ses pensées furent interrompu, il y eu un bruit, levant les yeux il aperçu deux hommes entourant une gosse, leurs comportement, les gestes, leur air lubrique, il y avait pas besoin d'être un homme instruit pour deviner les desseins impies du duo de dégénérés - ne s'appelaient ils pas Gaspard et Balthazar d'ailleurs? - Sentant le mauvais coup, et devinant que la pauvre enfant allait en être la cible, Ulysse se relevant lentement, semblant à une ombre ou un mort - triste ironie - entrain de se dresser du fond de sa tombe.

    " J’ai pris le p’tit bonheur L’ai mis sous mes haillons J’ai dit: " Faut pas qu’il meure, Viens-t’en dans ma maison" ♪♫ "

    L'un des hommes du trinômes atypiques se retourna, Ulysse n'avait pas encore vu le visage mutilée de la jeune fille. L'homme le fixa, cherchant à savoir s'il allait intervenir, tout juste l'ami, s'approchant en serrant avec force contre lui son barda, la voix rauque et pourtant impérial tonna :

    -Vous devriez la laisser... Ca serait mieux pour tout le monde...

    Malgré la tenu de notre pauvre, malgré la crasse et le visage ravagé par la rue, il y avait une certaine prestance.
    Un jours, un homme avait dit qu'un Prince, même en guenille, restait un Prince. Il n'aurait put citer de meilleur exemple que le cas de notre cher Mordfroid.
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Alanya de Broissieux
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MessageSujet: Re: La Folle et le Héros [Ulysse, ça glisse]   Jeu 14 Aoû 2014 - 13:17




"Et la folle, dans son univers, voyageais perpétuellement. Rêve ou Réalité?"
Il avait mauvaise haleine. Il n'était pas beau, mais la petite s'en accomodait. Elle n'était elle même pas d'une grande beauté. A vrai dire, elle était même laide. Une petite si laide et si frêle. La main sur son épaule se ressera un peu plus, si bien qu'elle eut envie de pleurer des larmes qui ne vinrent jamais à ses yeux, obstinément secs. Avait-elle déjà pleuré? Elle s'abandonnait aux fluctuations de sa mémoire.
La nuit était froide, et elle n'avait pas ramené les quatres pièces que les grands avaient demandés. Elle le savait, alors qu'elle traversait la rue du marché. Elle avançait aussi vite que ses petites jambes pouvaient la porter, elle était déjà en retard. Si vite qu'elle manqua de tomber plusieurs fois avant de chuter en s'égratignant les genoux. Sa vue se brouilla tandis que le petit pincement du choc rayonnait. Elle n'avait vu personne ce jour là, personne de la bande. Pas même son Grand Frère. Il avait été envoyé dans la rue passante. Il était grand lui aussi maintenant, et il ne pouvait plus se contenter des quatres sous. Il lui en fallait dix. Elle marchait, se repérant dans ce labyrinthe de ruelles avec une facilité déconcertante. La bande logeait dans les sous sols d'une maison de passe. Beaucoup était des gamins des filles, devant gagner leur pains. Les autres étaient simplement des enfants perdus, receuillis par les autres. C'était le cas de Théodran, ramassé alors qu'il n'était pas beaucoup plus vieux qu'elle. La jeunette n'était autre que la fille d'une catin. Elle ignorait tout de la vie qui l'attendrait certainement. Moitié pute moitié traine-misère, elle vendrait son corps et son âme au plus offrant. Elle arriva près de l'établissement où quelques dames trainaient dehors en galante compagnie. Beaucoup, en l'appercevant murmurait: 'Pauvre petite', le reste se contentait de l'ignorer pour se concentrer sur leurs occupations. Elle poussa la grande porte en bois vermoulu avec ses petites mains. Elle avait six ans, à cette époque. Dans le vestibule crasseux régnait une drôle d'odeur, dont elle ne savait pas la provenance. L'innocence candide de la petite lui offrait un monde velouté où seuls les escaliers menant à la cave existait. Elle ne voyait rien. Protégé dans son cocon, elle dévala la pente, arrivant dans l'endroit humide. La bande était composé d'une dizaine de jeunes, jusqu'à quatorze ans. C'était l'une des plus grandes de la citée et leur voix était loi. C'était elle, la petite folle qui l'appelait la bande. Elle n'avait pas trouvé mieux.
La cave, dans son étroitesse ne laissait pas un murmure s'enfuir et lorsqu'elle avança vers les grands, ils l'attendaient. Oh quelle avait peur la petite, si peur que les regarder était douloureux. Elle bredouilla une excuse. Sa voix fluette, pourtant si jolie, vacillait dans un aigüe inhumain. Ils l'oberservèrent un instant. Elle n'entendit pas leur dialogue car sa conscience hurlait. Elle hurlait, vindiquait. "Tu es folle! Fuis, fuis maintenant! Remonte ces escaliers!". La peur la tétanisait. Elle avait tissé une toile si collante que la petite ne pouvait plus rien faire. Elle se laissa entrainer dans un coin, rossée jusqu'à perdre conscience. Entre rêve et réalité, la douleur se confondait avec la mort.
Silence.
Réalité.

Le lourdeau était toujours posté devant elle, et dans un geste sans pudeur, sans haine, ses doigts touchèrent sa cicatrice boursouflée. Ses yeux si bleus ou si noirs ne reflétaient plus que l'envie de l'oubli. Moins que rien, fille de personne, elle voulait sombrer dans le Néant, fermer les yeux une fois puis deux, les réouvrir et n'être rien. Rien que cette enveloppe corporelle, presque charnelle, cette folle qui jamais ne pensait, jamais ne parlait. Être l'ombre des murs de la ville, celle que l'on frôle sans la voir. Elle voulait que cet homme l'ignore, que d'un coup, elle n'existe plus aux yeux de personne. Elle voulait être rêve.
Une voix transperça le fracas de la pluie. Le ciel qui avait été si sombre parut lumineux quand elle vit la masse arriver. Héros des hérois, chevalier des traines-misère, le Prince sortait des ténèbres, parlant de sa voix forte et sans détour. La folle écarquilla les yeux. L'avait-on déjà une fois défendu? La rue était une vaste cour où la loi du plus fort est toujours la meilleure. Elle n'avait survécue que grâce à la Vieille. Qu'elle était bonne, et que ses histoires étaient passionnantes. Elle, si muette à l'accoutumé pourrait faire entendre sa voix et son histoire, celle de la Folle et du Héros.
Le lourdeau lâcha son épaule et elle n'eut pas le temps de se défaire de la pression malsaine que son ami lui attrapait les bras, la retenant. Elle n'avait pas la force de lutter, et ainsi bloquée, elle ne pouvait rien faire. Elle n'était que pantin entre les mains d'un géant. "Qu'est-ce tu m'veux? T'veux ta part toi au'si? Viens t'y par là, que jte cause en homme mon gars". Il avait un accent à couper au couteau, et alors que la pluie mouillait un peu plus la petite, elle éclata de son rire mi-femme mi-enfant, un rire crispant, malsain et angoissant. Ils étaient drôle là, dans cette ruelle trop étroite et trop courte, dans cette ville trop grande, dans ce temps si mauvais.
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Ulysse Mordfroid
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MessageSujet: Re: La Folle et le Héros [Ulysse, ça glisse]   Jeu 14 Aoû 2014 - 14:05

Bande son

    Ulysse n'avait jamais connu réellement la douceur d'une femme, oh oui, comme la plus part des hommes il avait eu la délicatesse de quitter le temps du garçon pour rejoindre celui de l'homme, et les années de traines misères l'avait fait découvrir la chaleur d'un corps.

    Mais l'amour, celui que les poètes targuent comme possédant un grand A, cette amour qui a conquis des mondes, tuer des empires, soulever des peuples entier, cet amour qui jamais n'avait étreint le coeur sans âge d'Ulysse, cet amour là il aurait aimé le connaitre.
    Alors quoi? Est-ce que sa nature à vouloir protéger le monde, syndrome du super héros, sorte de dérivé de l'horreur du syndrome du survivant, était-ce cela qui animait réellement notre Prince ou simplement il était doué du remord d'une vie à fermer les yeux ou plus simplement était il peut être un simple type bien?

    Grand question qui n'allait probablement pas trouvé sa réponse ici et qui ne demandait par ailleurs aucune réponse, seul la réalité, cette triste réalité qui rappelait au rêveur que ce monde loin des conte de fée était un simple compte de faits où il fallait toujours payer le prix fort.

    L'ancien paladin comptait bien prendre la monnaie sur les services du duo et lâcha son sac qui toucha le sol dans un bruit sourd caractéristique du métal. Il n'allait pas prendre son épée, non, il ne voulait pas tuer, il n'était pas de ces hommes à se servir de la violence des lames, il préférait la dureté d'un poing fermé, douloureux, mais on survivait.


    -Ecoutes, je ne veux aucun problème...

    Ulysse profita alors de la surprise du rire causé par la folle pour décoché un direct du droit, il ne pensait pas avec le peau de viande qu'il avait autours des os qu'il était capable de frapper aussi fort, et pourtant il y eu le craquement caractéristique de quelques chose qui vient de se casser alors que déjà du sang se répandait sur la ruelle, noyé par la pluie abondante.

    L'ancien paladin ne laissant pas un instant de répit et décolla un deuxième coup, crochet du gauche, violent mais qui rata son adversaire qui par chance et sous le coup de la douleur avait reculé d'un pas.
    La dispute se transformé en bourre-pif, tout ça pour une gosse crasseuse...

    Chienne de vie.

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Alanya de Broissieux
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MessageSujet: Re: La Folle et le Héros [Ulysse, ça glisse]   Ven 29 Aoû 2014 - 13:37



"L'illusion était parfaite".
Du rire, elle observa la scène. Pauvre petite que le sang souilla sur la joue. C'était beau. Comment un être si peu en chair pouvait faire si mal? Si mal. Son rire muta en crie. Un crie de terreur, un crie animal. Etait-elle toujours là? Ses yeux semblaient vitreux et elle se débattait tant et tant que le Gros fini par la lâcher. Dans le fracas du combat à mains nues, elle pris la fuite. Elle ne voyait plus. Même les gouttes d'eau sur sa peau ne lui faisait que l'effet de millions de lames. Elle courrait si vite dans la ruelle qu'elle eut par deux reprises les genoux sur le sol. Tombant de tout son petit poids, elle s'écorcha mains et jambes. Elle tourna à l'ange et, sous l'abris protecteur d'un porche, s'arrêta haletante.
On ne voyait dans ses prunelles plus rien. Pas même un soupçon de vie. Elle était partie, dans un monde qui lui appartenait enfin.

La peur paralysait ses mouvements. Saccadés et de moins en moins efficace, elle n'avançait plus. Pauvre petite. Dans un monde noir et froid, elle courrait. Que fuyait-elle la gamine? Elle tourna la tête vers l'arrière. Sa peau blanche s'était teintée d'un rouge vif, tant l'effort était ardu pour son corps. Si chétive, la petite. Elle avait mal à ses muscles. Ils étaient tous si tendus que la rupture n'était pas loin. Mais elle ne pouvait se résoudre à s'arrêter. Elle était là, tout près. Petite folle, croyais-tu t'échapper? Lutte muette, simplement troublée par la respiration rauque de la petite. Après quoi s'avançait-elle? Pourquoi l'Ombre ne cessait de la suivre? Elle s'accrochait furieusement à l'espoir de s'en sortir. Tant de questions se bousculaient dans sa tête tandis qu'elle continuait sa course effreinée. Pourquoi ce monde ne ressemblait pas à celui qu'elle avait l'habitude de voir? Où était sa solitude? Celle-là même qui rendait tout l'univers si beau, si paisible. Elle n'était plus seule. Elle ne pouvait plus rire en voyant le ciel inanimé. Les nuages figés ne l'amusaient plus non plus.
Elle s'arrêta à temps. Un précipice se trouvait devant elle, si profond que l'on ne pouvait voir le fond. La chute serait-elle douloureuse? Oui, elle le serait petite folle. L'Ombre était là, dans sa tête. Mumure imlplacable. La petite tira si fort sur ses cheveux pour qu'Elle sorte qu'une poignée resta dans sa main si maigre. Fais-toi mal. Elle pleura. Elle ne voulait pas écouter cette femme à la voix impérieuse. Pourtant, les grands doigts de l'Araignée se mouvait sur son corps. Insidieusement, elle se glissait dans sa bouche, comme une douce caresse. Moment intime et dégradant. L'Ombre, cette femme-araignée. Elle n'était plus que son jouet, incapable de lutter. Bien plus grande et bien plus forte, elle avait gagné. Vous entendez?! Vous avez gagné. La petite avait crié si fort. Elle cherchait encore du regard sa marionnettiste. A quoi ressemblait-elle? Montrez-vous! On ne lui répondait pas, et le temps filait dans ce monde si triste. Puis elle frémit. Les doigts de l'Ombre semblaient effleurer sa nuque, et ses lèvres s'approchèrent de son oreille. Si douce petite folle. Tu m'appartiens. Elle n'osa même pas détourner le regard du précipice, tant elle avait peur. La langue de l'Araignée parcouru tout le lobe et ses bras l'encerclèrent. Elle était sa prisonnière. Si douce petite folle, a quoi penses-tu? Allait-elle mourir. On souffla quelque chose au creux de sa peau suante. Ses yeux s'exhorbitèrent. La femme-araignée avait envie de jouer. Elle était très joueuse et l'enjeu lui plaisait bien plus. Un vil sourire que la gamine ne pu voir tranversa ses lèvres étrangement bleue. Elle étendait doucement sa toile.
Le décor se muta. Elles étaient dans une maison, une maison que la petite connaissait bien. Elle voyait les escaliers qui descendaient à la cave, et figés dans des expressions incertaines, les gens qu'elle avait un jour cotoyait. C'est peut ête ta mère ma douce enfant... Le chuchotis se mourru en même temps que disparaissait les personnages, laissant les murs vides et froids. Même la femme araignée avait disparue. Cela commençait. Il va falloir fuir petite, éviter de tomber dans sa toile. Elle est si vil. Elle se mit à courir et la folle entendait derrière elle les bruits de pattes de son agresseuse. Si vite, elle parcourue la maison. Si vite, elle retrouva acculée dans la cuisine. Elle fit volte face et resta bouche bée. Elle était devant elle, comme une promesse. Si douce enfant, croyais-tu pouvoir t'échapper? La femme était belle. Si belle et si froide. Si grise. Elle semblait morte. Mais sa beauté ne fut qu'éphémère, avant que la jeune ne voit le corps araignée de la dame. Mi femme mi arachnide. Lentement elle s'approchait. Elle ferma les yeux. Un instant puis deux. On se reverra douce petite folle.

Elle se tenait le ventre. Elle avait si mal mais les sanglots était trop forts pour pouvoir crier. La pluie ne traversais pas le petit abris de fortune qu'elle avait trouvé mais quelque chose trempait encore plus son petit corps. Quelque chose de chaud. Elle baissa les yeux et sa douleur se fit plus réelle encore. Gisait à ses pieds un petit couteau rouillé. D'où venait-il? Elle ne se rappelait pas. Tout comme elle ignorait combien de temps s'était écoulé depuis son départ de la ruelle. Le sang coulait entre les pavés, rapidement lavés de la souillure par la pluie qui ne discontinuait pas. Elle n'osa pas lever son haillon pour observer l'ampleur des dégats, mais l'entaille etait longue et profonde. Elle inspira mais bien vite, elle n'y voyait plus bien. Elle se sentait si mal, elle avait besoin de dormir. Une envie impérieuse que seule le profil du héros modifia. Elle semblait le voir, le deviner. "Gentil, heros être ami". Et elle ferma les yeux.
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Ulysse Mordfroid
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MessageSujet: Re: La Folle et le Héros [Ulysse, ça glisse]   Lun 8 Sep 2014 - 23:18

[right]
" L'abus des drogues n'est pas une maladie, c'est une décision, au même titre que la décision de traverser la rue devant une voiture lancée à vive allure... "
D.[/right

    La main qui part, un demi-arc de cercle, rapidement, comme habitué à faire ce genre de choses, comme parfaitement entraîné.
    La rue forme, la rue entraîne, transforme, les mains qui deviennent calleuses, la corne aux pieds, les cicatrices. Mais l'avantage, l'avantage de tout cela que celui qui a vécu pour cela sait, il sait comment affronter ceux qui n'ont pas connu ce genre de chose.

    Le pieds, il frappe, au niveau de la rotule, un coup sec, un coup violent mais dur.
    Le craquement, celui qui rugit, la jambe qui fait un angle étrange, les cris de douleurs, deux contre un, et pourtant ils auraient put être mille certainement que le combat aurait été aussi inégal, ils n'avaient aucune chance, eux habitués à provoquer la peur et pas la rixe.
    Triste chose d'être tombé Mordfroid, véritable cadavre ambulant suivant la doctrine "qui ose gagne", frappant, griffant, cognant, mordant comme un diable sorti de sa boite.

    Les deux malfrats furent rapidement au sol, dévastés par la force brute et sanguinaire d'un homme qui n'avait rien à perdre.

    Bien, le combat était gagné, mais la victime avait disparu, la petite chose avait fuit les combats, préférant errer loin de la violence d'un monde. C'était donc aussi à notre "héros" de prendre la poudre d'escampette! Il se met alors à courir, vite, rapidement, se barrer avant que des gardes arrivent.
    Mais le petit poussin carmin était déjà passé par là, le sol se nimbait de perle de rubis écarlates que venait de semer la balafrer.
    Pauvre petite qui se tenait là devant lui maintenant et qui l'appelait faussement Héros. Erreur, grossière erreur, comment avais tu réussi à t'imaginer qu'Ulysse était un Héros? Lui, un type comme ça? Impossible !

    Bref, maintenant il fallait faire quelque chose !
    Il fallait agir et vite avant que la pauvre poupée de chiffon que notre géant tenait dans les mains ne se vide entièrement de sa vie. La soulevant comme si elle n'était d'un morceau de tissu, Ulysse se mit à courir, courir encore et encore, sans s'arrêter, vite, plus vite!

    Il fallait trouver le temple "Tiens bon gamine! Allez tiens bon!", les paroles d'Ulysse raisonnaient comme une mélopée, comme un mantra, une prière. Il arriva enfin au porte, loin d'être une église, c'était une chapelle, une petite.
    Défonçant la porte d'un coup d'épaule il se mit à crier de toutes ses forces, de tout son être :


    -Au nom de Néra de l'aide! Pitié de l'aide!

    C'était cela, une chapelle de Néra, place la plus certaines pour trouver des soins rapidement!
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