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 Un regard .. Un battement de cœur .. Deux vies entrelacées .. (PV)

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Méliane de Lancrais
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MessageSujet: Un regard .. Un battement de cœur .. Deux vies entrelacées .. (PV)   Mer 17 Sep 2014 - 15:39

Narration exceptionnelle en "je" pour ce rp.



La fièvre me tournait la tête, ma respiration était sifflante, si bien qu'elle m'épuisait. Pourtant un sourire étirait mes traits. J'étais heureuse. Ces derniers jours avaient étés les plus beaux jour de ma vie, de notre vie. Aujourd'hui ne comptait pas, seul comptaient les moments heureux et pour m'en rappeler j'avais juste a plonger mes yeux dans le regard bleu azur qui me fixait en l'instant. Ce regard appartenant a l'homme qui serrait ma main dans sienne, cet homme avec qui aujourd'hui je ne faisais qu'un. Difficile de croire qu'il y'a quelques ennéades de cela il m'était encore un parfait inconnu .. Et pourtant.

Je me rappelais de chaque instant en sa compagnie, de notre première rencontre, du quiproquo qu'elle provoqua. A cette époque la c'est moi qui tenait sa main. Il y'avait eu nos discutions une fois la confusion dissipée. Certaines épreuves nous unissant en une amitié florissant rapidement. Les instants de réconforts ou nous nous étions tout deux laissés aller a oublier qui nous étions. Puis cet instant qui fut l'étincelle de notre amour. Tout ça pour une simple tapisserie et quelques mots échangés. Je ne vue pas tout de suite le changement entre nous. Je ne perçut pas ses effleurements a mon égare de plus en plus constant. Son regard brillant a ma vue. Ses sourires lumineux quand son regard croisait le mien. Ou peut être me forçais je a n'y voir que de l'amitié, toute craintive que j'étais alors qu'il y'ai plus entre nous.

Il m'eut été pourtant bien difficile de le nier d'avantage quand ses lèvres se portèrent sur les miennes pour la première fois. Un souvenir que je chérissais, lui sans doute beaucoup moins. Je n'avais guère reçue son baiser de la façon dont il avait du l’espérer. Sous quelques craintes inavouées, je l'avais giflé quelque peu violemment. Il s'était alors prestement excuser, une gêne visible s'installant entre nous avant qu'il ne prenne congé. Ce jour la, j'eu une nuit agitée. Comme d'ordinaire certes, mais mes préoccupations n'étaient pas les mêmes. Les cauchemars habituels n'étaient point la, il était juste que je ne trouvais pas le sommeil, tournant encore et encore dans mon lit. Un lit qui m'apparaissait soudainement froid, aussi froid que désespérément mon cœur l'était. Ne parvenant pas a faire taire le gouffre que cette distance avait créer en mon cœur, je pris sur moi d'arranger les choses. A ma vue il s'était a nouveau répandu en excuses mal habiles, ne savait il pas que pire qu'embrasser une femme sans sa permission était de s'en excuser ?

Sans que je m'en rende compte alors, ses quelques démarches maladroites n'eurent pour effet que lui faire plus grande place en mon cœur. Je lui expliquais alors qu'il n'était point en cause, pas plus que nos rangs, nos familles ou quelque autres préoccupation de ce genre. Le problème venait de moi. Mieux valait qu'il se trouve autre cœur a conquérir. Je l'y encourageais malgré le mal être étrange que cela me faisait ressentir. Mais il n'abandonna pas. Bien que ses lèvres ne cherchèrent plus les miennes, tout était prétexte a contact. Un frôlement dans le dos pour m'indiquer un chemin a prendre, prendre mon bras pour me conduire a table, se saisir de ma main pour m'aider a descendre de cheval .. Puis un jour notre première danse. Les émois qui m'avaient alors saisis avait dépasser tout ce que j'avais pue imaginer. Sans sa canne et partiellement remit de ses blessures, il était plus impressionnant que le capitaine pale et maladif que j'avais accueillie sur mes terres pas si longtemps auparavant. Il me dominait d'une bonne tête, un de ses bras avait entouré ma taille délicate, tandis qu'une de ses mains emprisonnait l'une des miennes. Cette danse ou le monde sembla s'arrêter de tourner et ou ne regards ne se quittèrent pas un instant.  

Pourtant mes blessures passées étaient toujours la, avec elle mon cœur meurtri et mon esprit tourmenté. C'est pourquoi quand vint la première demande en mariage, je la refusa avec un manque de tact évidant, allant jusqu’à lui demander ce qui l’intéressait le plus. La couronne de duc ou le fait de satisfaire les attentes de son père ? Ce n'était la bien sur qu'une parade d'auto défense dont je m'excusais rapidement. Je l'avais blessée bien qu'il n'en laissa rien paraître. Mais qui pouvais je alors. Je me croyais irrémédiablement brisée, sans espoir de connaitre un jour le véritable bonheur. Je me refusais dont a le condamner a un amour a sens unique. Si j'avais osée m'avouer a ce moment la qu'il ne l'était point, je nous aurais fait gagner tant de temps .. Mais l'heure n'était pas aux regrets, mes souvenirs m'étaient trop précieux. Pour me faire pardonner, j'avais organisée une ballade a cheval .. L'univers cette nuit se porta de son coté, nous furent bloqués par une tempête impressionnante. N'ayant d'autres choix que passer la nuit dans une étable, il apprit plus de moi que je ne l'aurais voulue.

J'avais lutée contre le sommeil, mais quand il s'était emparé de moi, les cauchemars avaient surgit comme toujours. Mais cette fois a mon réveil, je n'avais pas rencontrée le fois glacial de mes draps. Il m'avait attiré contre son torse en une étreinte protectrice. Alors que mes larmes coulaient discrètement, je ressentie pour la toute première fois de ma vie le sentiment d’être en sécurité. Bercée par cela, mais aussi par la douce chaleur de son corps contre le mien, je lui avais accordée l’épanchement de mon cœur, de mon âme. Je craignis ensuite quelques instants de le regarder, dans la peur qu'il me repousse ou d'apercevoir quelques répulsions en son regard. Mais rien de tout cela n'arriva. Un baiser sur mon front, des caresses délicates sur mes cheveux, voila ce qu'il fut de ces instants. Je pensais alors qu'il oublierait ses idées de mariage, mais c'était sous estimé la force de son amour pour moi. Il s'évertua encore et encore a me persuader que jamais il ne me ferait souffrir et moi je continuais a me refuser a lui, me refusant a le condamner a un mariage ou je ne pouvais promettre être sa femme dans tout les sens du terme. Il ne perdit pas espoir .. Pas un instant, jusqu’à me convaincre.

L'événement aurait du être a une fête grandiloquente, mais de par le drame qui touchait sa famille, notre union fut discrète mais non moins magnifique. Tandis que je m'avançais vers l'autel dans ma robe de soieries blanches et rouges, mon voile bruissant délicatement derrière chacun de mes pas, je n'avais aucun regret. Comment l'aurais je pue alors que son regard qui me contemplait n'était qu'amour et admiration. Le mien devait indiqué un peu prés la même chose, si ce n'est plus. Il était magnifique dans sa tenue de cérémonie, libéré de tout ses bandages. C'est en cet instant la que je sue a quel point je l'aimais et ce peut être bien depuis notre première rencontre, a moins que ce ne fut quelques instants plus tard, quand nos lèves s'unirent dans notre premier vrai baiser. Après cela, tout n'avait été que sourires, danses, rires et nos lèvres s’effleurant encore et encore. Un festin, un bal, de multiples cérémonies. La tête me tournait, mais j'attribuais cela a toutes les émotions qui m'agitaient et a tout ce bonheur qui m'assaillait si subitement. C'était la les plus beaux jours de ma vie .. Ils on pris fin hier.

Ce hier qui annonçait les premiers pas de notre nouvelle vie. En ces instants, aucun d'entre nous n'auraient pus imaginer qu'a peine quelques heures plus tard, quand la nuit se ferait bien avancée et que nous partirions regagnés nos appartements, que l'impensable arriverait. C'est pourtant ce qui fut. Les marches me semblaient pénibles, mais je n'en avais pas dis mot, rayonnante de notre nouveau bonheur. Une marche puis une autre et s'en fut finalement trop, mon corps vacilla et probable que j'aurais heurtée lourdement le sol si mon époux ne m'avait pas cueillie entre ses bras pour me porter jusqu'a mes ... Nos appartements. Mon époux cette simple pensée me fit sourire. J'étais heureuse, qu'importe qu'aujourd'hui soit moins lumineux qu'hier, qu'importe le verdict des médecins nous annonçant que j'étais poitrinaire et qu'il me fallait un repos complet sous risque d'y perdre la vie. De ces instants la, je ne me rappelais que sa main serrant la mienne. Tout comme il le faisait en l'instant. Il oubliait ses propres craintes pour me donner du réconfort.

Pourtant ses craintes étaient les miennes et ne concernaient pas que ma santé. Notre union n'avait pas été seule chose célébrée hier. Dans mon gage de confiance envers lui, plus que ma promesse d'amour et de fidélité, je lui avais accordé de régner avec moi. Hier avait eu lieu son sacre. Nous avions prévus de le laisser entré peu a peu sur la scène politique, donnant ses opinions, faisant entendre sa voix puis s'imposer finalement. Aujourd'hui tout cela était réduit a néant. Faible, maladif, clouée au lit, je ne pouvais lui laissée plus grand fardeau que régné seul. Pourtant il le devait, il était duc désormais.

Reprenant peu a peu conscience de la réalité, je lui adressais un sourire lumineux et ceux malgré mon visage probablement épuisé, tandis que ma main s'en venait a caresser doucement la sienne. Par ce geste, je promettais que tout allait bien. Que tout irait bien. Le simple fait de trouver en face de moi l'homme que j'aimais m'aidant a m'en convaincre. Cet homme qui était désormais mon mari. Le nouveau duc de Langehack. Oschide d'Anoszia.


Dernière édition par Méliane de Lancrais le Mer 8 Juin 2016 - 16:47, édité 1 fois
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Oschide d'Anoszia
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MessageSujet: Re: Un regard .. Un battement de cœur .. Deux vies entrelacées .. (PV)   Mer 17 Sep 2014 - 18:26


Les siens faisaient la guerre au Comte et défendaient avec acharnement leur terre et lui menait une toute autre guerre. Une guerre d’encre, une guerre de mots… Mais cela commençait à payer, il le savait. Bientôt il repartirait pour sa terre, mais bientôt il s’éloignerait de celle qu’il aimait. La duchesse lui avait apporté un soutien qu’il n’avait guère prévu. Toujours à ses côtés lorsqu’il avait reçu les nouvelles, ses sentiments à son égard n’avaient fait que se renforcer au fil du temps, au fil des jours. Leur voyage pour voir la fille de la duchesse n’avait fait que souder un peu plus leur relation. De vivre un moment privilégié et intime les avait rapproché et dès lors, il n’avait jamais cessé de se quitter et ce, même lorsque son oncle l’avait rejoint.

C’était depuis ce moment-là, depuis cet instant où l’espoir était né dans son esprit. Et il s’était rapproché toujours un peu plus de celle qui partageait à présent son quotidien. Entre vélins et entraînement aux armes, ses journées étaient presque monotones, mais au moins, il savait qu’il verrait celle qui maintenait son espoir chaque soir, chaque matin. Vint alors le jour où il franchit le pas et l’embrassa pour recevoir une gifle qui lui rappela son amie Angelina. Il s’excusa et pourtant il n’avait aucun regret pour ce qu’il venait de faire. Jamais il ne le regretterait. Cela faisait depuis tellement de temps qu’il en avait eu envie…

Il préféra ainsi éviter de croiser son regard pour ne plus penser à cette gifle qu’elle lui avait attribué et pourtant, dès qu’il l’a croisait, il ne pouvait s’empêcher de lui sourire béatement ou frôler une de ses mains avec les siennes. Petit à petit, un amour naissait et la cour ducale finit par trouver habituel qu’ils ne cessent d’échanger des regards exprimant toujours un peu plus de tendresse.

En même temps que ses sentiments grandissaient, sa forme physique s’arrangeait et progressivement, il abandonna sa canne et ses bandages pour reprendre l’apparence qui était sienne. Ainsi, ses muscles étaient redevenu ce qu’ils étaient et il ne ressentait plus de difficultés à tenir son épée. Reprenant au fur et à mesure sa prestance et son assurance, il restait néanmoins un homme rongé par la peur de perdre les siens. Peu importe les cicatrices qu’il avait au visage, la plus douloureuse restait enfouie en lui et ainsi, nulle prétention ni arrogance ne transparaissait lorsqu’il parlait. Non, s’il avait bien appris une chose de ses conquêtes nordistes et du chaos en Ydril, c’était bien l’humilité.

Lors d’un banquet donné en l’honneur de quelques vassaux du langecin, il se surprit à danser avec la duchesse et la serrait tout près de lui. Il n’avait jamais été aussi proche et il ressentit au fond de lui une profonde envie de l’embrasser une nouvelle fois. Ne voyant plus d’autres alternatives que demander cette femme en mariage, il le fit, mais elle refusa… Mais que ne fut pas la joie qu’il eut lors d’une ballade qui les empêcha de retourner au château ducal. Ils passèrent une nuit ensemble, leur première et il put la serrer contre lui sans qu’elle n’y montre d’opposition.

Les jours qui suivirent, Oschide avait retrouvé la joie et ne sa cacha plus pour la montrer à celle qui avait gagné son cœur. Les gestes de tendresse du quotidien s’accentuèrent de plus en plus et la duchesse finit par accepter sa demande en mariage. Se fichant de tout ce qui allait se dérouler autour d’eux, la seule et unique chose qui l’importait était bien de savoir Méliane auprès de lui et durant le restant de leur vie, si possible, la plus longue possible.

Il n’y eut alors aucune fête magnifique à l’image de la richesse de Langehack. Non, seuls les vassaux du langecin firent conviés. Comment pouvaient-ils montrer de la réjouissance lorsque des hommes mourraient à l’heure ou ils s’épouseraient. Comme pour respecter la peine qu’il traversait, la duchesse préféra alors une cérémonie intimiste, mais qui fut tout aussi splendide.


Marchant ensemble dans la grande allée ou les hommes en armes faisaient une haie d’honneur, les dames derrière arboraient de longues robes aux couleurs resplendissantes. Des enfants avaient alors chanté dès leur entrée dans le grand temple de Néera et cela n’avait que renforcer l’instant sacré qui se déroulait. Durant toute la cérémonie, leurs regards ne s’étaient jamais détournés. Chacun fixant l’autre avec tout l’amour qu’il témoignait. Avant d’être fait duc, Oschide adressa alors un sourire empli d’amour à celle qui lui faisait face. Lorsque le grand prêtre proclama les mots qui firent de lui duc de Langehack et ce, jusqu’à ce que la mort l’en détache, il eut un pincement au cœur en voyant que ni son père, ni ses frères et ses sœurs ne le voyaient. Ni Rhys, ni Ange… Ses amis n’étaient pas là et seul son lieutenant faisait office de « famille ». Cependant, sa présence l’avait rassuré un tant soit peu.

A partir de maintenant, il se savait devenu un homme à grande responsabilité. Se faire accepter par la noblesse et les grands vassaux du duché serait surement sa tâche la plus ardue, mais cela ne l’impressionnait aucunement. Il espérait être celui qui ramènerait les liens dans le duché et surtout, il espérait qu’un jour, Ydril devienne leur alliée, mais le chemin était encore long…

Le bonheur n’allant pas sans son lot de souffrance, dès la fin du sacre, lors de la cérémonie du couché, Méliane tomba dans ses bras. Etait-ce la fatigue qui l’avait fait s’écrouler ou était-ce un mal qui la rongeait depuis plus de temps ? Sa peur devint grande et sa tristesse n’en fit que plus rude lorsqu’il comprit que sa douce était bel et bien malade. Ainsi, il passa les jours qui suivirent dans leurs appartements pour rester auprès de celle qui était à présent son épouse, mais pourtant, un autre mal l’attendait. Un mal qui il l’espérait se transformerait en joie si cela pouvait être possible.
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