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 « Les liens du sang seuls, prévalent à la froide logique »

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Nimmio de Velteroc
Humain
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MessageSujet: « Les liens du sang seuls, prévalent à la froide logique »   Jeu 25 Sep 2014 - 11:59

Troisième jour de la 6eme ennéade de Favrius

La chemin était boueux et difficilement praticable. De ci et de là, la fonte des neiges de l’hiver avait eu pour effet de provoquer des glissements de terrain et de forer la route de cratère que les pluies printanières avaient tôt fait de remplir d'eau et de boue. Les montures hennissaient péniblement tendis que la fatigue qui les accablait se faisait à chaque instant plus imposante. Le seigneur Sigval, envoyé du Comte de Velteroc avait été dépêché pour accompagner Raymond d'Ancenis, patriarche de sa famille et père de la comtesse du médian. Leur destination ? La baronnie d'Ancenis, dont Aemon, neveu de Raymond était le seigneur légitime.

Cela faisait plusieurs jours qu'ils avaient quittés Hautval et ils étaient désormais en vie de la capitale du royaume ancestral de leur famille. Derrière ses allures de vieil homme, Raymond encaissait particulièrement bien le trajet... Bien mieux, à vrais dire qu'une bonne partie de l'escorte dont les mines rabougries laissaient apparaître l'exténuation due à un voyage aussi difficile. En même temps, il fallait bien avouer qu'en évitant les chemins les plus fréquentés, on gagnait en discrétion, ce que l'on perdait en confort. Mais les temps de guerre avaient cela de spécifique qu'ils rendaient nécessaire la première et obsolète le second.

Les vaches, de race médianaises, croisées avec des dents de veltre, regardèrent passer cette étrange compagnie, tout en continuant à mastiquer l'herbe verte du champ dans lequel elles étaient parquées.

A l'une des portes secondaires de la ville, les gardes ne mirent pas longtemps à reconnaître la bannière du sieur Raymond, à la chouette caractéristique. L'ambassade fut accueilli avec tout les honneurs qui lui étaient dus et rapidement introduite jusqu'en dans l'enceinte du palais seigneurial où ils furent accueillis par l'intendant du baron d'Ancenis. C'est Sigval qui prit alors la parole.

Mon seigneur, se présente devant vous l'ambassade du médian, venue en ce lieux rencontrer son excellence, Aemon IV, baron d'Ancénis. Pouvez-vous nous introduire auprès de lui ?


L'armure du svelte et jeune homme reluisait comme si elle avait été polie récemment. Cela donnait l'impression surréaliste qu'il n'avait pas participé au voyage, lorsqu'on le comparait au reste de la troupe boueuse qui l'accompagnait.
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MessageSujet: Re: « Les liens du sang seuls, prévalent à la froide logique »   Jeu 25 Sep 2014 - 19:31


Gildebert du Nerve
Nerveux, l'intendant se tripoter les doigts tandis que Raymond d'Ancenis fût introduit. Qu'allait-il bien pouvoir lui dire ? Comment pourra-t-il éconduire cette délégation sans incident ? Tant de questions qu'ils se posaient qu'une goutte de sueur perla sur son large front. Par la vérité, voilà comment s'en dépêtrera-t-il.

« La bienvenue en nos terres mes seigneurs. Veuillez me suivre, je vous prie. »

Ponctuant ses paroles d'un geste de la main, il les invita à le suivre à la salle suivante où des pichets de bon vin les attendait à côté de victuailles de tout genre.

« Je crains ne pouvoir accéder à votre requête. Il ignora les mines consternées et continua. Son Honneur le Baron est souffrant, alité mais courageux dans sa maladie, je lui épargne les visites pouvant aggraver son état. Mais je vous prie, restez et mangez ! »

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Ombre fugace
Maître de ton destin

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Blanche d'Ancenis
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MessageSujet: Re: « Les liens du sang seuls, prévalent à la froide logique »   Mar 14 Oct 2014 - 16:19

Ce bon vieux Gildebert de Nerve. Raymond le connaissait depuis des décennies et riait en son for intérieur de le voir aussi mal à l’aise. Il se rapprocha en haussant les épaules.

    « Je vous ai déjà dit, Sire Gildebert qu’il n’était pas nécessaire de faire autant de cérémonie quand vous receviez la famille. Après tout, ce n’est pas comme si je passais la moitié de mon temps ici-bas » Dit-il avec désinvolture.


Il consentit néanmoins à suivre le Chambellan accompagné de ses hommes, de sa femme et de ses plus jeunes enfants mis à part Adèle qui n’était pas présente ni Blanche.

    « Je le sais bien que mon neveu est souffrant, cela fait déjà un moment et ce malgré toutes nos prières. Si il n’est pas en état de nous recevoir, vous ne serez pas contre que je revoie mes vieux amis. D’ailleurs, nous devrions tous faire une fête ici en l’honneur d’Aemon IV, mon neveu, pour demander à Néera son rétablissement,… encore faudra-t-il convaincre Beaucent. Il a tendance à être un peu trop réservé. »


Raymond était enchanté de pouvoir revoir ses amis.




Entre temps, Blanche n’en faisait comme à son habitude qu’à sa tête. Ayant passé son enfance dans ce château et le connaissant littéralement comme sa poche. La Baronne s’était introduite par la petite porte. Elle avait remonté les étages et en avait profité pour voir Bathilde qui devait soit prier pour son père, soit en compagnie d’un précepteur ou préceptrice pour ses leçons. Elle avait demandé exceptionnelle l’arrêt de ses cours pour pouvoir aller prier en sa compagnie au chevet d’Aemon IV. D’ailleurs, on ne lui refusa certainement pas cette faveur. On ne lui refusait rien ou très peu de chose. Donc en compagnie de Bathilde, Blanche se rendit au sein des appartements de son cousin en piteux état. A vrai dire, les gardes émeraudes qui surveillaient sa chambre furent tiraillés entre la laisser passer ou non. Finalement, la Baronne put s’entretenir avec son cousin et puis il pourrait passer un peu de temps avec sa fille. Tandis que Blanche s’amusait à coiffer la longue chevelure de l’enfant. Elle lui confia la déception de ne pas pouvoir les héritiers de Velteroc. Les sujets furent divers et ils parlèrent comme au bon vieux temps de tout et de rien, la visite de Madeleyne, sa santé, l’état de la Baronnie. Afin de ne pas trop l’épuiser, elle se retira un peu moins de deux heures plus tard pour le laisser le reposer et aller retrouver sa famille. Elle n’avait pas encore décidé combien de temps, elle comptait rester là-bas. De toute façon, elle avait donné ses directives comme renforcer ses frontières, lever les bans suite à l’action de son époux.
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Madeleyne d'Odélian
Humain
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MessageSujet: Re: « Les liens du sang seuls, prévalent à la froide logique »   Dim 26 Oct 2014 - 21:26

Quatrième jour de la sixième ennéade,
Du Favriüs printanier,
De la huitième année,
Du onzième Cycle.



La nouvelle du mariage de la régente Arsinoé et d'Aedán le Sénéchal avait précédé à Ancenis une autre information plus secondaire mais qui touchait plus directement la baronnie aux stryges. Aemone la Moinesse, la grand-mère d'Aemon IV, baron d'Ancenis, de Blanche, baronne d'Hautval et de Madeleyne, marquise d'Odélian, rejoignait en ambassade la cité du Primeprestre. Accompagnée d'un fort équipage et pâtissant de l'état des routes, son allure était lente mais sûre et dans trois jours la matriarche serait dans les murs.


Madeleyne, quant à elle, était déjà arrivée. Elle était partie au triple galop vers sa cité maternelle, Ancenis, et fuyait tant qu'elle pouvait le temple de Néera-Aventine, le sanctuaire où la Damedieu avait foulé la terre. La vie de campagne qui avait jusqu'ici occupé son printemps, ces longues ennéades de marche et de mâle promiscuité avaient éprouvé la jeune veuve, qui était habituée depuis des années à vivre dans l'isolement, au sommet d'Odélian. Bien qu'habituée à tenir son rang de marquise, elle n'avait jamais eu à le faire si longtemps auparavant. Et les équipées nocturnes, qui servaient en temps normal d'échappatoire à l'étiquette de sa vie lumineuse, avaient été hors de question. Elle avait rongé son frein, elle avait fait la veuve et la marquise. Elle avait courbé l'échine devant la régence, en bonne vassale, s'était pliée devant le trône et le trône l'avait repayé. Lors d'une nuit, la première qu'elle passait sous le toit de son hôtesse Arsinoé, elle avait été de nouveau bafouée et trahie ; mais à traître, traître et demi. La nuit encore avait favorisé son oiseau et de captive Madeleyne devint victorieuse.

Les torts avaient été redressés, et ces ennéades de marquise auraient trouvé leur salaire. Le Plaid et Vercombre auraient pu, croyait-elle, tuer la guerre qui rongeait la Péninsule et rétablir l'ordre qui lui faisait défaut. Mais déjà de nouveaux incendies embrasaient le royaume, au sud, Systolie et Anoszia s'étripaient dans l'ombre de la princesse d'Ys, maîtresse de Solaria, au nord le marquis de Serramire faisait savoir sa défiance à Bohémond Ier, tandis que dans les vallées du Médian, au coeur même de la puissance du clan Ancenis, son beau-frère, Nimmio, remis du lit, pactisait avec le sorcier Nakor pour prendre le duché d'Erac et, qui sait, le trône lui-même au nom des filles de sa femme Blanche.

La marquise et la veuve avaient fait leur temps, Madeleyne avait laissé leurs habits à Néera-Aventine. Elle confia les linceuls à sa suite et leur commanda de maintenir la subterfuge jusqu'à son retour. Une fois que la manigance fut au point, elle revêtit les tuniques des hommes ancenois, s'emmitoufla dans un manteau de laine et disparut nuitamment avec les hommes du gant pour une cavalcade à bride abattue vers Ancenis-la-Cité. La traversée fut fraiche et les sentiers de boue piégèrent bien des fois les sabots de leur troupe, cependant, c'était avec une joie sauvage que la jeune marquise fonçait libre de toute contrainte vers les montagnes d'Avône. Ces montagnes, jeunes, hautes et vigoureuses donnaient au Médian sa grandeur et sa caractéristique. Dents-de-Veltres, Monts-Corbeaux, Hautval sont ses fiers enfants. Et cette arrogante postérité, son prolongement vraiment, que les vents s'amusent parfois à caresser et qui souvent se désespèrent d'escalader, tractant avec eux les nuées. Alors, harassés par leur fardeau, ces pasteurs coléreux explosent en orages aussi brusques qu'éphémères, plongent les volcans sous un millier de traits humides, les frappent d'éclairs et font rouler leur fureur sur les crêtes qui les déchirent. Ils meurent, enfin, et renaissent dans l'infini des ruisseaux qui sont leur consolation. Car leur troupeau de nuages, saisis en tribut par les faîtes des Avosnes, se mélangent aux neiges éternelles et se transforment en une ruée sauvage, lacérant la pierre des montagnes et creusant un million de vallées.

S'il est donné au Berthildois comme au Diantrais de contempler, du bas de leurs plaines tranquilles, les pics des Avônes qui les dominent orgueilleusement, ces cimes n'ont en commun que leur hauteur glacée. Et dans leurs flancs blessés cent peuples et cent rois y naquirent, cent langues et cent Génies y survivent, aussi vieux que leurs monts, aussi divisés que leurs vallées. Rien ne les unit, sinon la haine du voisin et le pressentiment - plus fort que partout ailleurs - d'un pacte mystérieux entre l'être mortel et le ciel éternel.

C'était dans cet état mystique, presque effervescent, provoqué par l'ardeur de sa chevauchée et les effluves réminiscents que répandaient les oliveraies, que la jeune Ancenoise abordait la cité de son enfance. Sa fièvre refroidit vite entre les murs de la cité du Primeprestre. Les premières tontes avaient débuté, et l'avenue, qui prenait ses sources dans les rues en cercles qui serpentaient jusqu'aux coeurs de la Cité, Vielmot, la colline qui combat, et le Grand Temple, la colline qui prie, était noire de monde. Des armures, des bergers et des marchands grouaillaient un peu partout et les hôtels étaient pleins des châtelains locaux venus par curiosité goûter les nouvelles les plus fraîches que pouvait leur offrir Ancenis. Après avoir jeté un long coup d'oeil à l'imposant donjon qui surplombait menaçant sa populace, Madeleyne s'élança vers les quartiers religieux, où elle savait trouver de vieux amis qui l'introduiraient jusqu'au grand prêtre de Néera.

Ses objectifs étaient clairs : il lui fallait tirer les vers du nez au vénérable sur la situation d'Ancenis, d'Aemon et de Bathilde. Un avis frais délivré par une tierce personne ne ferait pas de mal, et Madeleyne voulait s'entretenir des hypothèses les plus graves pour Ancenis et son clan avec le sacré de la cité.

La nuit suivante, elle se rendit dans le secret dans la chambre de sa soeur Blanche.
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Blanche d'Ancenis
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MessageSujet: Re: « Les liens du sang seuls, prévalent à la froide logique »   Lun 17 Nov 2014 - 11:54

Voilà déjà quelques jours que la troupe Hautvaloise se mêlait aux Ancenois. La Garde d’obsidienne s’'immisçait désormais à la population du château en toute discrétion. La Baronne se sentait davantage en sécurité par les temps qui courent. Elle n’avait pas dit un mot d’où se trouvaient ses enfants. La mère avait pris grand soin de les placer en sécurité. D’ailleurs, Eugénie et son fils avaient disparu au lendemain de son arrivée prétextant qu’elle rentrait à l’hôtel de son époux car elle se sentait faible. Seuls demeuraient Adèle et Raymond. La cadette hautvaloise passait le plus clair de son temps en compagnie de sa cousine, Bathilde. Et Blanche jonglait entre les différents « vénérables » personnages ancenois, l’immensité de paperasse et de missives qu’elle recevait ou déployait avec son mari et ses différents officiers. Le reste de ses journées, elle les passait avec son bien aimé cousin Aemon et la fille de ce dernier. Elle n’oubliait jamais de prier Néera, profitant du fait qu’elle fut au sein d’Ancenis-la-Cité  pour se recueillir au sein du prime sanctuaire de la Dame Dieu. Les journées étaient donc bien chargées. On ne dit mot quant au fait que la Baronne d’Hautval s’était introduite en toute discrétion de ce château sans se faire annoncer. Ils étaient tous habitués à ce comportement un peu fougueux de la baronne qu’ils avaient vu grandir au sein du castel.  La nouvelle que la seconde fille de Raymond venait d’arriver, se répandit, sans doute s’était-elle entretenue avec son père, sans doute avait-elle vu Aemon. Sans doute… Quoiqu’il en soit, Blanche ne vit pas sa sœur le jour de son arrivée. Chacune avait son lot de choses à faire. Blanche voyait d’un mauvais œil la venue de Madeleyne. Elle avait eu vent du mariage d’Arsinoé et Aèdan. Elle avait eu vent des faits de la couronne et d’Odélian et cela ne l’arrangeait purement et simplement pas. Elle se sentait trahie d’une certaine façon, sa sœur cadette invitée au mariage de la Régente, son cousin Aèdan se mariant avec cette femme. Elle ne pouvait qu’éprouver un dégout monstrueux quant à ses actes mais elle tempérait son mépris, se rappelant qu’ils étaient de sa famille. Et quelle famille ? Pouvait-elle réellement leur faire confiance ? Blanche avait du mal à croire que sa chère et tendre Madeleyne le vendrait à la couronne bien que ses desseins étaient différents des seins. Mais le doute persistait. Il la rongeait. Elle ne savait plus et elle perdait pied. La famille avait toujours été importante pour elle. Elle avait levé les bans contre son feu ex-époux, Aetius, par amour pour ses deux parents, désirant aider Aemon IV, voulant enterrer l’autre, celui qui avait osé la bafouer et briser son cœur pour mieux l’emprisonner à nouveau quelques mois plus tard. Son père et sa mère lui avaient appris combien les liens de sang étaient importants. Et Blanche les chérissait, du moins en ce qui concernait la famille proche. Cependant, la tangente que Madeleyne avait prise, remettait en compte toutes les valeurs de la Dame du Val.

Au soir, lorsque tous étaient prêts à dormir ou s’étaient déjà plongé dans les bras de Morphée, deux coups  sourds résonnaient à sa porte. Odeline leva sa frimousse en direction de la clinche et attendit que la voix d’un des gardes résonne signifiant que tout allait bien. Blanche s’était interrompit dans l’écriture de ses lettres et sa lieutenante se levait pour accueillir l’invitée surprise. « Votre sœur, Maîtresse » Souffla-t-elle alors qu’elle venait saluer bien bas la Marquise en rajoutant un « Votre Excellence. » Blanche fronça les sourcils avant de se redresser et ranger vite fait bien fait ses écrits au sein de son pupitre qu’elle scella de sa clé. Elle se redressa simplement habillée d’une camisa blanche brodée avec quelques dentelles. Un châle en laine couvrait ses épaules pour lui tenir chaud bien que l’âtre de la cheminée réchauffait la pièce. Elle jetta un coup d’œil à sa tenue avec un dépit puis résignation. La porte se referma derrière Madeleyne et Odeline invita la Marquise à prendre place là où elle le souhaitait.

    « Votre Excellence, je ne suis point présentable, pardonnez-moi cette faute. »


Reprit Blanche alors qu’elle vint à la rencontre de sa cadette. Ses yeux se plissèrent pour s’assurer que ce fut bel et bien elle. Elle avait encore en tête ce fameux jour où la délégation arriva à Hautval et où celle qui fut la veuve n’était qu’un vulgaire fantoche. Elle ne savait pas vraiment comment se comporter. Que devait-elle faire ? L’Embrasser ? La serrer ? Rester froide et à sa position hiérarchiquement inférieure. Pour la première fois, la Baronne n’avait pas la moindre idée de ce qu’elle dû faire.  Elle se contenta d’un regard à Odeline dont la présence la rassurait. Ce fut de courte durée puisque la Lieutenante avait deviné qu’il faudrait les laisser seules. Après une révérence bien basse, elle s’éclipsa et attendrait dehors.
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