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 Une épine dans le coeur [Pv]

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Castielle
Humain
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MessageSujet: Une épine dans le coeur [Pv]   Mer 3 Déc 2014 - 6:59


Le chemin avait été long et emplit d'une confusion qui avait laissé la demi-elfe inconfortable pendant la majorité du temps, elle avait même été malade un certain matin et s'était sentit nauséeuse pour le restant de la journée. Presque quatorze jours s'étaient écoulés depuis la fuite de Castielle du camp, l'armée pouvait bien se débrouiller sans une herboriste amnésique. Heureusement, la bonne humeur de Thomas avait réussi à l'égailler un peu. Les effets personnels de Castielle était bien modestes, cependant le plus lourd étaient ses précieux livres, la plupart appartenant à son maître et dont elle refusait de laisser en arrière, jamais elle ne pourrait faire pareille chose.

À son arrivée, suivit de près par Rhys, Sicket, Finnegan, Thomas ainsi que son chien Robert, Castielle était resté prudemment en retrait, explorant discrètement la demeure de Rhys, ce jeune homme qui l'avait arraché au campement militaire. Ses souvenirs étaient toujours aussi flous, mais elle commençait à reconnaître cette forte impression de vide qui la prenait parfois de force lorsqu'elle se retrouvait seule avec ses pensées quelques minutes avant de fermer les paupières et trouvé un sommeil agité où elle entrevoyait la silhouette d'un homme plutôt grand. Durant la journée, elle rêvassait à propos de cette figure inconnue.

Son installation avait été rapide. Rhys lui avait offert une pièce à l'étage où elle pouvait se mettre à son aise, quant aux autres, la demi-elfe ne s'était pas trop informé, mais elle avait fait la requête que Thomas ne reste pas trop loin. Même si on ne lui avait fait aucune demande, Castielle ne pouvait rester sur place à ne rien faire. Cela faisait des mois qu'elle travaillait fort aux côtés de blessés et de mourants et ses mains avait toujours été occupé. Puisqu'elle ne semblait pas être en mesure de pratiquer son métier dans ce nouveau lieu, elle en conclut qu'elle devait s'occuper autrement. Afin de connaître son nouvel environnement, elle avait prise la décision de rencontrer les autres habitants de la demeure des Sans-Couleurs. Il y avait Olvar, un homme massif avec qui elle n'avait pas beaucoup parlé. Aussi silencieux que la montagne qu'il représentait, elle n'avait cependant pas senti de danger provenant de sa personne et c'était suivit de cela des altercations polies. Ensuite, il y avait eu cette jeune femme nommée Eyrin dont l'énergie l'avait sensiblement déboussolé, mais rien de bien méchant. Pour finir, l'apprentie s'était immédiatement liée d'un certain lien avec l'elfe de la maison, un dénommé Nymael. Ses vêtements étaient la définition même du luxe et de la richesse et même si elle avait été un peu intimidée au début, Castielle n'avait pu s'empêcher de le voir tel un frère. Tout les deux, ils étaient des intellectuels et la demi-elfe avait presque bondit de joie lorsque celui-ci lui avait donné la permission de consulter quelques uns de ses précieux livres. Puis, il lui avait fait une proposition étonnante, une proposition qui lui avait presque donné les larmes aux yeux, en fait.

-Vous ne parlez pas l'elfique? Ah, mais moi, je peux bien vous l'apprendre.

Une partie d'elle-même qu'elle n'avait jamais eu la chance d'explorer. Sa moitié elfe était un mystère absolu alors qu'il s'agissait de son propre sang. Tout d'abord récalcitrante, elle s'était ensuite laissé convaincre à la suite de plus d'arguments de la part de l'elfe.

Elle passait le début de sa matinée aux côté de l'elfe Nymael avec qui elle s'entendait extrêmement bien, puis elle le laissait généralement tranquille pour le restant de la journée. Ce qui justement arrivait maintenant. Succombant à l'ennui, Castielle décida qu'il était temps de faire sa lessive et de faire quelques ajustements à ses vêtements. Elle n'était plus dans le nord, la température de Thaar étant plus agréable, il lui fallait utiliser de ses talents de couturières sur ses deux robes d'hiver. La demi-elfe débuta donc par sa lessive, elle rangea ses vêtements dans un panier, puis apporta celui-ci dans la petite cour à l'arrière du bâtiment. Une fois à l'extérieur, elle prépara une petite bassine d'eau chaude mélangé à un savon à l'odeur plutôt modeste, puis se mit à frotter et à tordre comme elle le pouvait. Elle arriva finalement au tablier qu'elle portait pendant son séjour dans le nord. Prise d'une soudaine appréhension, elle essuya ses mains humides sur sa jupe, puis fit glisser l'une d'elle dans la poche du tablier afin d'en ressortir le ruban bleu qui l'intriguait tant, puis, ses doigts frôlèrent ensuite la lettre qu'elle n'avait pas encore osé lire depuis son départ d'Alonna. Une petite voix en elle lui disait de la brûler et une autre lui disait de l'ouvrir. Quels secrets pouvait donc contenir cette fichue missive?

-M'dame Castielle! s'exclama une petite voix dans son dos. Elle se retourna légèrement et remarqua la présence de Thomas à ses côtés. Elle lui adressa un petit sourire malgré ses yeux toujours voilés d'une certaine tristesse. Monsieur Rhys, il est de retour! dit-il gaiement avant de retourner à l'extérieur en gambadant tel l'enfant qu'il était toujours.

Elle soupira. Rhys avait disparu pendant... maintenant cela faisait trois jours. Ayant surpris une conversation entre Olvar et Eyrin, elle avait eu une idée de l'endroit où il s'était réfugié ces derniers jours et ces dernières nuits. La demi-elfe n'avait pas eu de très belles images, mais elle était bien mal placée pour le juger, peu importe ce qui se déroulait dans sa tête, il était libre de ses actions. Une fois que le garçon eut disparu de son champ de vision, la jeune femme retourna à sa première préoccupation, c'est-à-dire la lettre qu'elle n'avait toujours pas consultée. Au moins, elle savait qu'elle l'avait déjà ouverte par le passé. Plusieurs minutes s'écoulèrent, puis elle osa finalement en sortir le papier sur lequel reposait des mots joliment écrits. Les paroles écrites résonnaient à l'intérieur de son crâne avec l'intonation typique d'une voix d'homme lui étant bizarrement familière.

-Oschide d'Anoszia, dit-elle alors subitement en un murmure étouffé. Elle répéta ensuite le nom à plusieurs reprises. C'est alors que des images apparurent soudainement dans son esprit, puis les récents évènements revinrent en mémoire ensuite. Elle hoqueta, ses doigts frissonnants se crispèrent sur le précieux papier. Castielle manqua d'air alors que ses souvenirs lui revenaient avec une violente force.


La rage au ventre, la demi-elfe emplit les derniers mètres qui la séparait de la pièce servant généralement de salle de réunion et salle à manger. Elle savait que Rhys y serait, c'était son instinct qui la guidait sa colère vers lui. Castielle, en colère? Si, et il n'avait encore rien vu. Elle déboucha finalement dans la salle désirée et s'arrêta au cadre de porte. Il était là, ce beau salaud.  Le jeune homme était assis paresseusement sur une chaise, ses doigts massant ses tempes douloureuses. Oh, une migraine pour le débauché? Il pensait connaître la douleur et l'inconfort, présentement? Un objet attira son attention, un sceau remplit et dont elle ne prit pas le temps de chercher à connaître son contenu. Elle allait le dessouler, ce bâtard.

-Rhys Dora'an, espèce de salaud! s'écria-t-elle en agrippant le sceau, en accourant vers lui et en lui jetant carrément au visage sous les regards ébahis et choqués de sa troupe, c'est-à-dire Olvar, la montagne, Eyrin l'indépendante et Nymael, le gentilhomme qui avait bien voulu lui partager son savoir. Olvar resta silencieux, mais une certaine lueur confuse scintillait dans ses yeux. De son côté, Eyrin semblait avoir un sourire narquois pendant que Nymael observait la scène, la bouche entrouverte. Son souhait était que je reste au campement pour m'occuper des blessés, espèce de menteur, manipulateur, profiteur!

Elle ne lui laissa même pas le temps de comprendre la situation ou le moment nécessaire pour savoir qu'elle se souvenait de tout. Elle attrapa la chope qui traînait non loin de lui, elle aurait pu contenir du thé bouillant, du lait, de l'eau ou du crachat, elle s'en moquait, elle en balança le contenu au visage de Rhys. Oui, elle était hystérique. Les émotions des derniers mois s'abattaient sur elle avec une violence qui l'étouffait. Elle hoqueta alors que des larmes chaudes roulèrent sur ses joues blanchâtres. Elle chercha un nouvel objet à lui jeter dessus, sa rage interne lui imposant une violence qu'elle ne reconnaissait pas chez elle. Le respect envers ses hôtes n'existait plus, seulement la colère et le chagrin d'un deuil mal vécu. Une main imposante se posa sur son épaule. Colérique, elle la chassa d'un violent coup d'épaule et foudroya Olvar du regard.

-Ne me toucher pas, c'est entre lui et moi! hurla la jeune femme à pleins poumons avant de faire quelques pas incertains vers Rhys. Épuisée par son élan de colère, elle se laissa choir par terre, à moitié dans la flaque d'eau qu'elle avait causée. Elle haleta et s'agrippa au pantalon de son hôte avait un désespoir brutal. Ses doigts se crispèrent sur le tissu humide. Pourquoi m'avoir fait ça, à moi, je ne vous ai jamais rien fait... Une nouvelle larme coula, elle renifla et posa son front contre la jambe de l'homme concerné pendant un moment.
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Rhys
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MessageSujet: Re: Une épine dans le coeur [Pv]   Sam 6 Déc 2014 - 16:41


.....Ça avait été trois très longues et confuses journées.

.....Le soleil avait cependant déjà dépassé son zénith lorsque Rhys arriva à la maison des Sans-Couleurs, au quatrième jour. Il s’était réveillé une heure plus tôt à la Jolie Blonde, dans une petite chambre, seul et en chemise. Il n’avait aucune idée du pourquoi ni du comment il était venu finir là, et tout ce qu’on lui avait dit c’est qu’il était arrivé tard dans la soirée, déchiré comme pas deux et avec l’air de s’être battu, qu’il avait bu encore un peu et avait fini par s’écrouler sur le comptoir, évanoui. Suite à quoi on l’avait transporté dans une petite chambre de bonne inoccupée, dans la quelle il s’était réveillé seul, en chemise et avec la gueule de bois du siècle. Il connaissait bien le patron de la petite taverne, un thaari pur souche nommé Javir, un grand type à la peau mate, aux cheveux et aux yeux noirs de jais. C’était un type bien, mais surtout c’était un commerçant, et le jeune homme savait très bien qu’il n’avait pas dormi là à l’œil. Il devrait repasser payer sa nuit.

.....Dans un monde parfait, Rhys aurait été capable de rentrer discrètement, de discrètement voler une cruche d’eau fraîche avant de monter discrètement à l’étage rejoindre son lit, dans le quel il finirait discrètement sa journée avant d’apparaître le lendemain matin comme par magie, frais comme un gardon et totalement remis de son escapade, ne soulevant ainsi aucune question, aucun jugement et surtout aucun reproche. Mais le monde était loin d’être parfait, aussi avait-il à peine poussé la porte qu’il entendit une petite voix à l’intérieur, dont le possesseur était hors de vue.

.....- Monsieur Rhys ?

.....Il tiqua. Il avait l’ouïe fine, le fichu gamin.

.....Le petit Thomas accourut jusqu’à la porte, avec un immense sourire et les prunelles qui pétillaient. Comment lui en vouloir ? Ce gosse était adorable. Rhys n’aimait pourtant en général pas les enfants : ça braillait, ça courrait dans tous les sens et en plus ça servait franchement pas à grand chose. Thomas, cependant, était sûrement l’exception à la règle. Ils se connaissaient depuis à peine deux ennéades, mais le petit avait passé tout le voyage du retour accroché à Rhys. C’était un gosse discret, calme, et suffisamment malin pour qu’on puisse lui confier quelques tâches en sachant qu’elles allaient être exécutées. Un brave garçon.

.....- Salut Thomas, lança-t-il avec un sourire.

.....Le petit avait l’air heureux comme tout de le revoir, et décida que c’était sûrement une excellente idée que de prévenir toute la maisonnée de son retour. Il repartit donc en courant, criant que Rhys était revenu à qui pouvait l’entendre. Tant pis pour l’entrée discrète. Avec un soupir, Rhys se dit que ça ne servait à rien de rester ainsi à l’entrée maintenant que tout le monde était au parfum, alors autant aller de l’avant.

.....Il suivit donc le bref couloir qui menait de la porte à la grande salle qui servait d’espace commun aux Sans-Couleurs. Il y trouva tout d’abord Eyrin, debout les bras croisés, qui tentait de toutes ses forces de lui jeter un regard noir sans lui dire un mot. Mais malgré sa tentative, tout son être, de ses yeux à sa posture, exprimait de l’inquiétude. Cela le fit sourire, comme à chaque fois lorsqu’il s’agissait d’Eyrin, et lui mit un peu baume au coeur... comme a chaque fois qu’il s’agissait d’Eyrin. Le pire, cependant, c’est qu’elle aurait eu raison de lui en vouloir. Certes, ils n’étaient pas ensemble, loin de là, mais disparaître comme il l’avait fait n’était pas correct, même dans ces circonstances. Il lui devait des explications, et probablement aussi des excuses. Mais il s’en occuperait plus tard. Il se contenta de lui sourire, à quoi elle répondit en détournant le visage, l’air fâché. Il avait envie d’aller vers elle, mais ils n’étaient pas seuls. Nymaël lisait à l’autre bout de la salle, assis dans un fauteuil. Un sourire en coin sur les lèvres, mi railleur mi complice, l’elfe leva les yeux sur Rhys. Celui-ci le salua de la tête, avant d’aller se servir une grande chope d’eau aussi fraîche que faire se peut dans un seau et d’aller s’asseoir sur la première chaise qui lui tomba sous la main.

.....Il avait beau ne pas être un expert dans le domaine médical, il avait tout de même l’intime conviction que sa tête était sur le point d’exploser. Et comme le meilleur, bien que pas le plus efficace, remède au mal de tête causé par l’excès d’alcool était de boire autant d’eau que possible, il s’attela à la tâche, vidant sa chope une première fois avant d’attendre quelques secondes de réunir le courage et la volontés nécessaires au fait de se lever pour aller s’en resservir une, pour finalement revenir s’asseoir. Thomas fit à nouveau irruption dans la pièce, traversant celle-ci en courant pour se rendre dehors, et fut bientôt suivi par Olvar. L’armoire à glace rentra d’un pas tranquille, avant de poser les yeux sur l’épave de Rhys assise plus loin.

.....- Tu avais raison, Olvar, lui fit celui-ci. Boire, c’est bien emprunter le bien-être du lendemain à crédit et devoir s’attendre à des intérêts.

.....Suite à quoi le jeune homme leva sa chope comme s’il portait un toast a son ami, avant de la vider d’une traite et d’aller en chercher une autre. Le grand blond sourit, mi amusé mi consterné, et alla s’adosser à un mur non loin de Rhys avant de répondre.

.....- Ce qui m’étonne, blanc-bec, c’est qu’il t’ait fallu autant de temps pour t’en rendre compte.

.....Il croisa les bras.

.....- Et les intérêts sur trois jours et trois nuits, tu vas les sentir passer.

.....Rhys lui adressa un demi sourire.

.....- Je m’en sortirai. Je crois. Si je survis à ce mal de crâne...
.....- Apparemment, tu as survécu à bien pire.
.....- Hm?
.....- On dirait que tu t’es battu.


.....Maintenant qu’il le disait, Rhys avait effectivement l’impression d’avoir reçu plusieurs coups. Sa pommette gauche lui faisait mal, et plusieurs parties de son côté droit le lançaient, particulièrement les côtes. Ses souvenirs de ces trois derniers jours étaient épars, et le peu qui lui restaient étaient flous et confus. Il se rappelait vaguement avoir tapé sur quelque chose. Ou plutôt quelqu’un, en l’occurrence. Quelqu’un qui lui avait rendu ses coups. Il haussa les épaules.

.....- Probablement un soudard qui refusait de payer ce qu’il avait perdu aux dés, répondit-il avec nonchalance.

.....Cela fit rire Olvar. Rhys, quant à lui, tendit les jambes et bascula la tête en arrière, se massant les tempes.

.....- Je vous jure que ma tête est sur le point d’exploser.

.....C’est à ce moment que Castielle fit irruption dans la salle.

.....- Rhys Dora'an, espèce de salaud!

.....Le concerné eut à peine le temps de faire «Hein?» avant de recevoir le contenu intégral du seau d’eau dans le visage, et ne se prit pas le seau lui-même que par pur réflexe défensif.

.....- Son souhait était que je reste au campement pour m'occuper des blessés, espèce de menteur, manipulateur, profiteur!

.....Là encore, il n’eut pas le temps de répondre avant qu’elle lui jette le contenu de la chope dessus. Parce que, clairement, après s’être pris tout le seau d’eau dans la trogne, ce que contenait la chope allait clairement faire la différence. Enfin, c’était sans doute le geste qui importait. Et puis ça réveillait, mine de rien. Au moins ça.

.....Toute cette violence de la part de la douce Castielle le choqua, néanmoins. C’était tellement inattendu, tellement soudain qu’il resta là, trempé et coi face aux larmes et à la colère de la jeune femme. Olvar fut même le premier à réagir, s’approchant doucement, et Rhys n’eut pas le temps de l’arrêter d’un geste avant qu’il ne lui pose la main sur l’épaule, avec les meilleures intentions du monde sans doute. Ce qui n’empêcha pas la demi-elfe d’exploser une nouvelle fois.

.....- Ne me touchez pas, c'est entre lui et moi!

.....Olvar s’écarta sans un mot alors que la demi-elfe s’approchait en titubant, apparemment épuisée, avant de s’écrouler aux pieds du jeune homme. Celui-ci jeta un regard à ses trois compagnons, qui saisirent tout de suite ce qu’il exprimait sans le dire. Olvar quitta la pièce par ou il était entré, suivi par Eyrin, qui jeta un dernier regard à Rhys avant de sortir. Nymael, qui avait de la suite dans les idées, sortit à l’extérieur en appelant Thomas, histoire d’occuper le gosse le temps que cette histoire se règle. Le jeune homme ne dit rien, mais il apprécia en silence la compréhension dont faisaient preuve ses amis. Puis il se recentra sur Castielle.

.....Celle-ci s’agrippait à son pantalon avec une force qu’il ne lui soupçonnait pas, et sanglotait tout en parlant, le front contre sa jambe. Il ne comprenait pas d’où tout ceci sortait. Avait-elle subitement retrouvé la mémoire? C’était possible, mais cela n’expliquait en rien ni ses accusations, ni sa colère. Il n’avait rien fait d’autre que de suivre la requête que lui avait faite Oschide dans sa dernière lettre: sortir Castielle de l’enfer d’Alonna et la mettre à l’abri. Et pourtant la jeune femme était là, en pleurs et pleine de rage après lui avoir vidé un seau, puis une chope sur la figure. Il se surprit même à ne pas lui en vouloir. Il comprenait ses sentiments : c’était exactement les mêmes que ceux qui l’avaient poussé à disparaître trois jours pour aller tout oublier dans une débauche d’alcool, de jeu et de femmes. Elle essayait juste de gérer son deuil, comme lui. D’accord pour la colère, donc. Mais cela n’expliquait toujours pas les accusations.

.....Il s’accroupit, saisissant doucement le demi-elfe par les épaules.

.....- Castielle, je...

.....Et se rendit compte qu’il n’avait aucune idée de quoi lui dire. Quelques secondes passèrent, le temps qu’il trouve les mots.

.....- Je ne sais pas ce qui à pu vous mettre dans un tel état, mais je n’ai fait qu’obéir aux dernières volontés d’Oschide. Il m’a demandé, dans une lettre, de vous emmener loin d’Alonna, quelque part à l’abri.

.....Il lui souleva doucement le menton, afin que leurs yeux se rencontrent.

.....- C’est ce que j’ai fait.
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Sickert
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MessageSujet: Re: Une épine dans le coeur [Pv]   Dim 7 Déc 2014 - 8:42



Le voyage avait été une vraie partie de plaisir. Il n'avait même pas eu à transporter Barb'. L'ambiance n'était pas très festive par contre. Castielle était aimable, mais elle était triste et peu encline à s'amuser. Il faisait pourtant son possible pour divertir tout le monde. Enfin, pas tout le monde. Il se fichait éperdument de Barbaque. Même si celui-ci parlait, il ne donnait même pas l'impression de l'entendre. Il l'ignorait totalement. Ce qui n'était pas le cas de Finn. Accessoirement, Sickert et Rhys conservaient l'un envers l'autre une saine méfiance. Et aussi une certaine contrariété, puisque Sickert s'était joyeusement moqué de Rhys durant la brève traversée en bateau.

Une fois à Thaar, Rhys les avait invité chez lui et ils n'avaient pas hésité à accepter la proposition. Évidemment, Sickert aurait préféré balancer Barbaque au bout d'un quai, mais un regard noir de la part de Finn l'avait fait taire et prendre une mine renfrognée. Ce qui lui seyait de la même manière qu'un sourire. C'est-à-dire merveilleusement bien. Tandis que Castielle soignait Barb', Sickert s'offrit un long bain et une journée entière de sommeil. Il paressa joyeusement durant le début de la nuit suivante, puis se réveilla au matin du deuxième jour. Avec Finn, il allèrent explorer la ville comme ils savaient le faire, sans trop se mêler aux copains de Rhys. En fait, on aurait pu jurer qu'ils les avaient soigneusement évités dès que Rhys les avait présenté. Le soir du deuxième jour, Sick et Finn se séparèrent et Sickert alla explorer Thaar à sa manière. Il avait menti lorsqu'il avait prétendu ne pas connaître Thaar, mais il ne le dit à personne. Finn ne s'inquiète pas lorsqu'il ne rentre pas de la nuit pas plus que la nuit suivante. Finn connaissait les habitudes de Sickert lorsqu'ils arrivaient quelque part. Enfin, c'était pas tout à fait exact.

Sickert avait fait beaucoup trop de bateau ces derniers temps. Les vagues, l'odeur iodée, les embruns, le craquement du bois du bateau, les claquement des voiles, tout ça lui semblait si familier. Et si précieux. Et les derniers jours en navire lui avaient laissé, à son arrivée à Thaar, la curieuse impression que tout était désagréablement stable. Bouger avait été sa première solution, alors avec Finn, ils avaient bougé. Ça n'avait pas fonctionné. Enfin, si, un peu, mais quelque chose le taraudait toujours. Il avait remis le contenu... enfin, une partie du contenu de sa bourse à Finn, puis il avait flambé ce qui lui restait. Enfin, ce qui lui restait était tout de même assez substantiel et c'est parce que Finn ne savait jamais exactement ce qu'il avait sur lui. Maintenant, il ne lui restait plus rien. Rien du tout. Ah, si, il lui restait un peu d'alcool, sa dernière bouteille n'était pas terminée. C'était merveilleux ! Mais il n'est pas certain qu'il l'ait payé celle-là.

Sickert n'eut pas la délicatesse de quitter les lieux. Premièrement parce qu'il fut attiré par les cris et le fracas. Deuxièmement, parce que lorsque tout les autres sortirent, lui, il y entra, mais il se fit discret et resta plutôt appuyé contre la porte. De son regard embrumé par l'alcool fort, il observe pourtant Rhys et Castielle, cherchant à savoir ce qui s'est passé parce que bon, il a pas tout suivi. Il n'était pas là.

Il est propre. Baigné, récuré, des vêtements propres également, il avait l'air frais et dispo. Mais ce qui gâche l'effet, c'est qu'il a encore une bouteille à la main, qu'il sent l'alcool à plein nez, que ses pas sont encore chancelant, qu'un hématome lui barre l'oeil et le menton, il a la lèvre fendue et lorsqu'il soulève la bouteille pour une autre gorgée, on peut voir que sa main porte les stigmate d'une bagarre. Mais il affiche un sourire détendu, de toute évidence encore enivré. Il se souvient, sur Meca, pour toutes les ennéades passé en mer, il passait un jour entier dans cet état dès qu'il mettait le pied sur la terre ferme. L'alcool qui s'agite dans la bouteille trahit sa présence et il avance dans la pièce d'un pas lourd et sa trajectoire n'est pas tout à fait droite.

- Ouais et c'était une très bonne idée, clame-t-il en traversant la pièce et en tirant une chaise en plein soleil avant de s'y laisser tomber lourdement. Thaar est une ville accueillante, affirme-t-il.

Il ferme les yeux et goûte la chaleur du soleil, souriant. Une secondes plus tard, il prend une autre gorgée.
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Finnegan Sidhe
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MessageSujet: Re: Une épine dans le coeur [Pv]   Lun 22 Déc 2014 - 15:47

De tous les membres de leur curieuse compagnie, c’est la compagnie de Robert que Finnegan apprécia le plus.

Il ne s’était pas approché de Barbaque depuis qu’il l’avait poignardé. Comment se calcule la balance des actes respectifs de deux personnes? Finnegan préférait tergiverser que de régler la question une fois pour toute. Parce que ses doutes étaient tranchants, parce que la réponse serait mordante. L’éclaireur, fidèle à sa fonction, s’était tenu à l’écart, quelque part devant, reconnaissant le terrain, inspectant la route et ses environs, balisant le chemin. Il ne se laissait rattraper que le soir et ne partagea leur ordinaire qu’en mer. Finn, fidèle à lui-même vomit sans discontinuer pendant toute la traversée.

Barbaque, lui, avait voyagé dans la charrette en compagnie de l’elfe, du gamin, du chien, et des deux hommes. L’homme s’était refait rapidement bien qu’il resterait affaibli et gauche encore un bon moment. Barbaque, contre toute attente, s’était montré de particulièrement bonne compagnie. Civil, il avait fait concurrence à Sick avec beaucoup d’humour. Barbaque transcendait l’homme qu’ils avaient côtoyé dans le salon d’Alice de Nils Klemens. Irréprochable. Tout pour donner des remords à Finnegan… Et même si l’adolescent en était malade de culpabilité, jamais il n’admettrait une telle chose. Statu Quo.

C’est arrivé à Thaar que les choses se corsèrent. D’abord, il y faisait chaud. Très chaud. Beaucoup trop chaud pour porter un épais et informe manteau de peau. Déjà, il avait abandonné quelques épaisseurs et son foulard. S’il devait s’attarder dans cette cité, Finn ne pourrait pas tenir : il devrait quitter ses subterfuges. Sickert et Barbaque avait accepté l’hospitalité de Rhys sans le consulter… Cette proximité en vase clos était malsaine pour ses secrets. La maison était immense et d’un luxe décadent pour un mercenaire habitué à faire campagne depuis 3ans, et davantage encore pour un gamin des Wandres. Ils devaient rouler sur l’or… Ou alors ce n’était pas vraiment des mercenaires mais plutôt des spécialistes. Quel genre de spécialiste?

Finn restait toujours dans l’ombre de son frère. Il avait élevé l’art de passer inaperçu au rang du légendaire. Ses échanges étaient de toute manière limités. Il évitait tout le monde, mal à l’aise comme s’il ne devait pas vraiment se trouver là et s’attendait à tout moment à se faire dire de vider les lieux. Jusqu’alors, Finn avait refusé de se sédentariser et squatait les pièces ‘commune’.

Oshide? Quoi, c’est encore lui? Et vous êtes l’ami de ce sale type? Oh noooon...
Commenta silencieusement l’éclaireur avec un dépit évident.
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Castielle
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MessageSujet: Re: Une épine dans le coeur [Pv]   Sam 27 Déc 2014 - 7:28


La rage s'était dissipée aussi vite qu'elle était apparue, mais la colère dû au fait d'avoir été dupé aussi cruellement restait. Elle croyait avoir suffisamment pleurer la mort d'Oschide par le passé, mais les larmes ruisselèrent à nouveau sur ses joues et elle en goûta le seul sur le coin de ses lèvres. Elle sentit son protecteur bouger, puis ses grandes mains se posèrent calmement sur ses frêles épaules qui tressaillaient sous son chagrin.

- Je ne sais pas ce qui à pu vous mettre dans un tel état, mais je n’ai fait qu’obéir aux dernières volontés d’Oschide. Il m’a demandé, dans une lettre, de vous emmener loin d’Alonna, quelque part à l’abri.

Une boule se forma douloureusement dans le fond de sa gorge en repensant aux lettres qu'elle avait envoyé, le dernier souhait que son beau capitaine lui avait fait avant de repartir guerroyer dans le lointain et dans le froid. Elle avait du mal à croire que celui-ci eu un désir de la préserver d'une quelconque façon. Oui, elle l'avait aimé et même s'il lui avait adressé de belles paroles, elle avait su se convaincre qu'il n'avait dit que cela que pour lui faire plaisir. Un gentilhomme comme Oschide d'Anoszia faisait toujours ce genre de chose. Il lui avait baisé les mains avec le respect que l'on offrait habituellement à une dame et l'avait serré dans les bras avec une force qu'elle avait désiré croire être une affection quelconque.

-Le capitaine, il vous a demandé cela? s'enquit-elle avec une voix tremblante. Il lui souleva le menton et elle croisa à nouveau son regard, il avait l'air encore plus trempé une fois considéré de près. En effet, c'est ce que avez fait, soupira la demi-elfe avant de baisser docilement la tête.

Elle sursauta en entendant une voix subite dans son dos, mais elle fut soulagée de reconnaître le ton distinct de monsieur Sickert.

- Ouais et c'était une très bonne idée, clama le brun qui traversa la pièce d'un pas vif pour venir s'installer confortablement sur une chaise qu'il plaça en plein soleil.

La demi-elfe tourna la tête dans sa direction, puis le dévisagea longuement. Ses sourcils se froncèrent en remarquant son faciès couvert d'hématomes récents et sa lèvre fendue qui avait un peu gonflée depuis la dernière fois où elle l'avait aperçu directement dans la clarté. Elle offrit ensuite son attention à la figure de Rhys et ses lèvres formèrent une moue de dédain. Castielle repensa alors à la bagarre qui avait eu lieu à l'extérieur de sa tente d'Alonna. Les deux hommes s'étaient jetés dessus, puis avaient tombés négligemment dans la boue glacée. Un véritable spectacle, à vrai dire.

-Vous vous êtes encore battu, tout les deux? s'enquit-elle en les dévisageant chacun leur tour. Ou alors vous vous en êtes pris à quelqu'un d'autre, cela n'est pas une façon de vivre!

Après cette dernière remarque, l'herboriste se redressa correctement sur ses deux pieds, prenant brièvement appui sur la table. Pendant un bref instant, elle se sentit nauséeuse, mais elle retint son mal de cœur avec une impassibilité époustouflante. Embarrassée par la situation à laquelle monsieur Sickert et son jeune frère blondinet avaient assisté, les joues de Castielle rosirent légèrement et elle empoigna son mouchoir et épongea nerveusement le visage de Rhys, s'attardant un moment aux tempes, au menton, puis sur sa lèvre inférieure. Elle en profita aussi pour examiner les marques de bataille sur son visage. Une fois cela fait, elle secoua doucement la tête, déçue par un tel comportement.

-Monsieur Finnegan? demanda la demi-elfe en glissant son mouchoir entre les mains de Rhys avant de se tourner vers son nouvel interlocuteur. La température est beaucoup plus chaude à Thaar, si vous voulez, je veux bien vous confectionner une nouvelle chemise  un peu plus légère, elle adressa un sourire à Sickert ensuite, pour vous aussi, si vous le désirez, monsieur Sickert. Je dois moi même modifier ma robe d'hiver, alors je veux bien travailler sur vos vêtements  aussi.

Maintenant que le sujet était lancé, elle se souvint de sa lessive qui traînait toujours dehors. Elle essuya ses mains moites sur son jupon et tourna la tête avec Rhys.

-Peut-être pourrions-nous poursuivre cette conversation un peu plus tard, quand les lieux seront moins peuplés? lui fit-elle remarquer avant de poursuivre sous un ton amical, si vous avez des vêtements à raccommoder, ne vous gênez pas pour mes les apporter, je préfère m'occuper les mains le plus possible!

Elle hésita un moment et observa les trois hommes l'un après l'autre, une expression un peu maternelle au visage.

-Je, elle hésita, je dois finir ma lessive et ensuite je travaillerai sur le repas de ce soir, si vous voulez bien m'excuser, ajouta finalement la demi-elfe avant de se déplacer jusqu'à la sortie pour retourner à ses affaires.

Castielle adressa un dernier regard vers son hôte, un sourire gêné aux lèvres, puis fuit la scène de son trop-plein d'émotions précédent. Elle s'était cruellement énervé à son égard, mais cela avait été plus fort qu'elle. Ses nerfs étaient fragiles depuis quelques temps et la mort d'Oschide n'arrangeait à rien. Si elle s'était calmée peu avant son coup à la tête, elle avait l'impression d'avoir fait renaître son deuil depuis que sa mémoire était revenue.

Soudainement, la demi-elfe s'arrêta au beau milieu de couloir. Un coup à la tête? Ses yeux s'agrandirent avec effroi lorsque le souvenir de cet homme terrifiant lui revint. La sensation d'une dague sur sa gorge l'assaillit et elle porta sa main tremblante à celle-ci, généreusement offerte. Elle déglutit. Ensuite, il avait fait tombé un ruban sous ses yeux, un bien modeste présent mais non dépourvu d'une signification sincère. Il s'agissait du ruban bleu qu'elle avait offert en cadeau d'adieu à son beau capitaine.

Est-ce à vous ?

Prise d'un violent haut le coeur, Castielle poussa la première porte se retrouvant dans son champ de vision. Elle reconnut aussitôt la cuisine, puis fonça vers le premier seau qu'elle aperçu. La nausée revint et son repas de la veille se retrouva aussi dans le récipient. Une fois son estomac calmé, elle sentit une petite main dans son dos. Elle sursauta, dirigea son regard vers l'étranger qui osait la toucher de la sorte. Ses yeux larmoyants reconnurent aussitôt l'expression inquiète de Thomas et un peu plus loin, celle de Nymael qui l'observait curieusement. Le petit Thomas la caressa doucement entre les deux omoplates.
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Finnegan Sidhe
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MessageSujet: Re: Une épine dans le coeur [Pv]   Dim 28 Déc 2014 - 11:56

HJ:
 


Ils sont vraiment bien assorti, pensa Finn… Sauf qu’il fallait admettre que Sick affichait sa gueule de bois avec beaucoup plus de flegme et de classe. Finn reporta son regard sur Rhys… Celui-ci manquait probablement d’expérience… Il était plus jeune… C’est à se demander, réfléchit encore l’adolescent, s’ils ne se sont pas rencontré par hasard en ville pour se taper sur la gueule sans se reconnaitre. Il ricana silencieusement jusqu’à ce que Castielle propose de lui tailler des vêtements.

Finn avait chaud. Une veste en peau retournée est un incroyable isolant contre toutes les sortes d’intempéries mais Finnegan était un gamin des Wandres :Il vivait un choc thermique. Les joues roses, la nuque moite… Erk!

Rhys arrivait à lire sur ses lèvres lorsqu’il était attentif aussi Finnegan avait-il commencé à mesurer ses paroles en sa présence.

Qu’est-ce que tu en penses? Demanda-t-il à son frère. Notre situation n’est pas temporaire, n’est-ce pas?

Sickert avait l’air d’être le leader de leur duo mais en fait, il faisait toujours ce que son frère voulait. Finn avait bien mesuré l’intérêt de Sick pour la ville, la mer, et les opportunités qui s’offraient à eux. Il était évident qu’il avait mentit et qu’il connaissait bien Thaar.

On est au bout du monde, on n’a pas de référence, la présence de Barbaque ne nous sera pas salutaire, nos réserves s’amenuisent et nous n’avons pas d’engagement… Sauf s’il nous offre de se joindre à son équipe. Il soupesa Rhys Dora'an d’un regard… Et son équipe, ce ne sont pas des mercenaires comme les autres…

Un fluet petit homme. Pas encore grandit mais avec une volonté qui déplace des montagnes. Finn se trouvait toujours campé bien au centre de lui-même. Ses épaules s’affaissèrent alors qu’il se faisait une raison.

Alors je n’ai plus tellement le choix, je crois… Je vais aller m’expliquer avec Castielle, fais-en autant avec lui…

Et sur ces vagues directives, Finnegan s'achemina vers les cuisines...



Le lieutenant se remettait plus facilement maintenant qu’on ne le secouait pas des heures durant dans une charrette. En son for intérieur, l’adolescent lui avait toujours accolé l’étiquette ‘vicieux’. Le voir se montrer aimable et civil avec ceux qui gravissait autour de lui, lui en inspirait de nouveaux : ‘abject et odieux’. Barbaque était un salaud. Sick aussi. Probablement que Rhys en était un également. Mais Barbaque était un salaud abject, odieux et vicieux. Statistiquement, il était trois fois pire qu’eux. Finnegan avait décidé qu’il le détestait.

Voir le lieutenant se lever de son banc, lui qui n’avait jamais montré la moindre sympathie pour la souffrance d’autrui, prendre un linge, le tordre dans une barrique d’eau fraiche et aller en rafraichir la nuque de l’elfe était au-dessus de ses forces.

-          Là… fit-il comme on console une créature sans défense… Voilà, rincez-vous la bouche avec ça… fit-il en lui passant un broc d’eau. Nymael, regardez sur la table, j’ai vu du pain mit à sécher, ça lui sera profitable, ça assèche l’estomac… Expliqua-t-il à Tomas. Il replia le linge et le lui passa sur la figure… Ça vous arrive souvent ce genre de malaise? Tous les jours? Suggéra-t-il à voix très basse…

L’adolescent gesticula dans son coin pour attirer son attention. Le lieutenant l’ignora et aida plutôt la jeune elfe à se relever. Il lui fit une place sur un banc.

-          …….. .. …. ..?
-          J’ai une sœur vous savez… Elle se prénomme Alice…
-          … .. ….. …… …… . ………., …. ..’. . ….!
-          Elle est noble et forte. Ce sont deux choses qui ne vont pas ensemble. Surtout sur la péninsule. Il y a de l’acier en elle et personne n’a eu le courage de s’y attaquer. D’aucun y verrait un grave défaut… C’est d’ailleurs pourquoi elle n’est toujours pas mariée. Vous lui ressemblez d’une certaine manière. Il lui sourit, découvrant ses dents blanches et très régulières. Un sourire de loup. Personnellement, c’est la seule manière dont je vous apprécie.
-          ..’…-.. … .. …… .. … ….?
-          Les femmes de notre monde doivent se montrer brave... l’encouragea-t-il. Et ne jamais tolérer qu’on leur dicte leur conduite… Car alors elle deviendrait des sous-humains… Ou des sous-elfes… Tenez, Finn par exemple!
-          …….!!!
-          Vous n’entendez pas sa voix… Pourtant mon ami Finn a des tas de chose à dire… Vous saviez que son frère le charmant Sickert avait pour mission de l’assassiner?
-          .. .’.. … .. .. ….!
-          Non?
-          .. .. …. … .. ……… …. .. .. .. ……. …!
-          Autre chose alors, fit-il pensivement. Vous connaissez cette citation : « Dans les ténèbres, personne n’a de nom? »

Brusquement Finnegan qui s’était de plus en plus agité, vint s’assoir d’autorité entre l’elfe et le lieutenant. Il se fit une place à coup de hanche et de genoux. Aussitôt, Barbaque lui passa familièrement un bras autour des épaules. Une promiscuité que l’adolescent ne sembla pas apprécier mais toléra de bonne grâce.

-          Attention à mes blessures… siffla-t-il entre ses dents. L’avertissement fait, il admira fièrement la mine boudeuse du gamin, replaçant des mèches de ses cheveux derrière ses oreilles avec une douceur qui était d’une rare violence.
-          .’…….. fit l’adolescent en serrant les dents.
-          Hum? Tu sais bien que je ne comprend rien à ce que tu dis...
-          ……. …. … : …-.. … .’……. …. … …….. ...
-          C’est vrai? Oui ce doit être chaud ce manteau… Douce Castielle, mon ami aimerait accepter vos talents de couturière… Aurez-vous besoin d’aide pour prendre ses mesures?
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Rhys
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MessageSujet: Re: Une épine dans le coeur [Pv]   Mar 30 Déc 2014 - 14:12


...- Ouais et c'était une très bonne idée. Thaar est une ville accueillante.

...Sickert fit irruption au moment même où Rhys finissait sa phrase, traversant la salle tant bien que mal pour aller s’asseoir au soleil comme si de rien n’était. En temps normal, le jeune mercenaire lui aurait glissé une remarque pleine d’agressivité passive pour lui faire comprendre que, là tout de suite, il dérangeait un peu. Mais il était trempe, crevé, sa tête allait exploser et son visage lui donnait l’impression d’être sur le point de se disloquer ; il avait nettement plus envie d’aller piquer le roupillon du siècle que de rentrer en conflit avec qui que ce soit. Même Sickert. Il se contenta donc de lui jeter un regard vaguement mauvais et de l’ignorer.

...Son attention se reporta donc sur Castielle, qu’il découvrit en train de le fixer d’un air dédaigneux

...- Vous vous êtes encore battus, tous les deux ? fit-elle avant qu’il ne puisse dire quoi que ce soit. Ou alors vous vous en êtes pris à quelqu'un d'autre, cela n'est pas une façon de vivre!

...La surprise empêcha Rhys de réagir. Il se contenta de se relever en même temps que Castielle, par imitation plus que par intention, fixant la jeune femme d’un air hébété. Il en avait connues, des filles à l’humeur changeante, des vaguement capricieuses aux purement instables, mais la jeune guérisseuse venait de se créer une catégorie à part. De la rage au moralisme en passant par les larmes et le dédain en deux minutes, grand maximum. Une vraie championne. Et maintenant elle rougissait tout en lui passant nerveusement un mouchoir sur le visage. Alors… elle ne lui en voulait plus ? Il était confus. Confus et victime d’une monumentale gueule de bois, tant et si bien qu’il la laissa faire sans réagir, sourcillant uniquement lorsqu’elle passait sur une zone douloureuse. Puis elle lui fourra le mouchoir crade dans les mains et alla causer couture avec Finnegan, que Rhys ne remarqua qu’à ce moment-là. Décidément, la discrétion – ou son absence, en l’occurrence – était une tare familiale.

...Le choc partit comme il était venu, sans crier gare, et le jeune homme hésita un instant à demander à la jeune femme si l’affaire était réglée, mais craignit de recevoir pire qu’un seau d’eau dans la poire s’il ouvrait à nouveau la bouche. Il décida que se rasseoir était une alternative plus raisonnable, aussi fut-ce ce qu’il fit. Ou plutôt, il retourna se laisser tomber sur sa chaise comme un sac. Cela lui fit la même sensation, cette espèce de soulagement intense mêlé de bonheur, que lorsque l’on retire ses bottes après une longue journée de marche. Et il n’avait été debout – puis accroupi – qu’à peine quelques minutes. Il se rappela que le contenu de sa chope était désormais répandu sur sa chemise et dans ses cheveux, mais il mourrait d’épuisement à l’idée même de devoir se relever pour aller la remplir, aussi se contenta-t-il de contempler le fond du récipient comme si les réponses du monde s’y cachaient. C’est ce moment-là que choisit Castielle pour s’adresser à nouveau à lui.

...- Peut-être pourrions-nous poursuivre cette conversation un peu plus tard, quand les lieux seront moins peuplés ?
...- Et une fois que j’aurai dormi, par pitié
, répondit-il mollement.
...- Si vous avez des vêtements à raccommoder, ne vous gênez pas pour mes les apporter, je préfère m'occuper les mains le plus possible !

...Elle venait de dire cela d’un ton amical, presque maternel…

...Rhys abandonna l’idée de toute compréhension. Cela valait mieux. Il se contenta donc de répondre par ce qu’il put produire de plus proche d’un sourire, histoire de notifier la demoiselle qu’il avait reçu l’information et en prenait note. Il regarda la jeune femme s’éloigner dans le couloir après qu’elle ait déclaré avoir encore une lessive à faire, puis, une fois qu’elle fut hors de vue, s’affala face contre table. Il avait l’impression de s’être fait passer dessus par une tornade. Il était même trempe comme si cela avait été littéralement le cas… Et cela fit germer une idée dans son esprit, probablement l’idée la plus géniale de la décennie, du moins à ses yeux. Revigoré l’espace d’un instant par ce stimulus intellectuel soudain, il se redressa sur sa chaise et retira sa chemise : quitte à ce qu’elle soit trempe autant la mettre à profit !

...Il tendit les jambes et s’affala sur le dossier, la tête en arrière, et vint poser délicatement sa chemise mouillée et fraîche sur son visage, avant de laisser tomber mollement ses bras le long de la chaise en poussant un long soupir d’aise. Et puisque les choses les plus simples sont les meilleures, il décida de rester ainsi jusqu’à ce qu’il ait rassemblé les forces et la volonté nécessaires de monter rejoindre son lit et ses coussins.

...Jamais le monde n’avait connu pareil génie.

...Un génie qui avait totalement oublié la présence de Sickert dans la salle.
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Sickert
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MessageSujet: Re: Une épine dans le coeur [Pv]   Jeu 8 Jan 2015 - 10:54



Sick avait dit ce qu'il avait à dire. Oui, mettre Castielle à l'abri était une excellente idée. Elle était si douce et si délicate qu'elle se serait fait tuer. Il s'étonne même que ça ne soit pas déjà fait. En même temps, Rhys était arrivé pile au bon moment. Visage en plein soleil, les yeux fermés, il goûtait aux chauds rayons, lui qui n'avait pas vu grand chose du jour depuis son arrivée. Il faisait chaud, beaucoup plus chaud que ce à quoi il était habitué. Mais contrairement à Finn, lui, il avait le loisir de se dévêtir. Et il savait à quoi s'attendre. En ce moment, il se sentait parfaitement bien. La tête lui tournait un peu, lui rappelant la houle de l'Eris. Sa respiration était calme, posée et régulièrement profonde. Un sourire remontait le coin de ses lèvres. Oh oui, il se sentait bien. Mais il se rend bien compte qu'on parle d'eux, la voix semble un peu lointaine, mais il ouvre les yeux, avant de les refermer en grimaçant, puis lève son bras libre pour faire écran entre ses yeux et le soleil et fait une seconde tentative. Mieux. Il glousse.

- Il y avait beaucoup de monde et je ne sais pas trop qui j'ai frappé, ni qui m'a frappé. C'était divertissant. C'est la seule manière de vivre que je connaisse, Castielle. Mais je n'ai rien contre l'idée d'en apprendre une nouvelle, dit-il en s'enfilant une autre rasade de l'alcool contenue dans la bouteille.

Mais ce n'est pas parce qu'il se sentait bien qu'il ne sentait pas la douleur des bleus qu'il avait un peu partout, tout comme la plaie à sa lèvre qu'il sent brûler chaque fois qu'il parle. Castielle désapprouvait sa manière de vivre. Eh bien, il s'en doutait. Elle était si douce et si délicate, mais si volontaire. Il s'était mis à son service, pour payer les soins de Barbaque. Et Barbaque se remettait bien. Malheureusement. Castielle examinait les plaie de Rhys. Avoir su, il ne se serait pas occupé des siennes. C'est toujours plus agréable de se faire soigner par une jolie femme. Mais il s'était lavé et avait nettoyé ses plaies, tout seul, mais ça n'empêchait pas son coeur de battre sous son oeil.

Castielle finit par proposer à Finnegan de retoucher ses vêtements et soudainement, Sickert devient très attentif à la conversation. Il se redresse sur sa chaise, avant de se lever pour la retourner et ne plus faire face à la fenêtre, mais plutôt à ceux qui se trouvent dans la pièce. Mais il ne lâche pas pour autant sa bouteille. Il suit attentivement la proposition de Castielle à Finnegan, puis sourit lorsque Castielle lui propose la pareille, il lève la bouteille en signe d'approbation, mais il repose rapidement les yeux sur Finnegan. Sickert observait toujours son petit frère avec attention quand celui-ci parlait, mais ça n'en avait pas toujours l'air. Il le  regardait parfois à la dérobée ou du coin de l'oeil et il en voyait assez pour comprendre. Mais dès que le sujet vient sur les vêtements, Sickert devient très attentif. Peut-être trop attentif pour que ce soit innocent. C'était du sérieux et il attendait de voir ce qu'en pensait Finn.

Et les yeux des deux frères se croisèrent. Ils avaient une décision à prendre. Sickert n'avait jamais rien imposé à Finnegan. Finnegan s'était exilé et Sickert avait été chargé par leur mère de ramener Finnegan ou de le tuer. Plus de trois ans déjà et Finnegan n'était ni rentrée dans les Wandres, ni tuée de la main de Sickert. Sickert prétendait qu'il n'avait pas assez argumenté pour le faire rentrer. Mais il n'en parlaient presque jamais. Et lorsqu'ils en parlaient, c'était les soirs de pleine lune et c'était souvent sous le coup de la colère. Sickert ne s'était jamais posé nul part. La vie de voyage ne le dérangeait pas. Il n'avait jamais aspiré à se poser, bien qu'il y eut sérieusement songé, à une époque. Il avait dit qu'il reviendrait après la guerre. La guerre n'était pas terminée, il n'avait pas menti. Ce n'était pas encore un mensonge. Pas encore.

Sickert avait du mal avec le long terme. Mais il devait avouer que se retrouver à Thaar ne pouvait pas vraiment être temporaire à court terme. La péninsule étaient en guerre. Aux yeux de tous, ils étaient des déserteurs. Barbaque n'était pas encore guérit, il devait donc rester au service de Castielle. Il était passablement épuisé et Finn aussi, probablement. Non, ils devaient se poser un moment. Quelques mois ? possible. Et oui, à Thaar il faisait beaucoup trop chaud pour camoufler Finnegan. Il y avait beaucoup de raisons de rester, mais si Sickert avait l'air de l'aîné dominant, c'est toujours Finn qui avait le dernier mot. Sinon Barbaque aurait été abandonné depuis longtemps. Si Finnegan décidait de partir, là, maintenant, il n'hésiterait même pas. Et Finnegan le sait très bien.

Qu'ils n'aient aucun engagement, aucune référence, qu'ils soient au bout du monde n'entamait en rien l'optimisme de Sickert. Sickert trouverait toujours quelque chose pour vivre et survivre. Sickert était toujours plein de ressource, il était surprenant. À Thaar, il n'avait que l'embarras du choix. Que la présence Barbaque ne soit pas salutaire lui importait peu. Mais c'était un bon prétexte pour se débarrasser de lui. Barbaque ne leur était pas essentiel, bien que Sickert considère qu'il ne l'a jamais été et encore moins depuis qu,il avait découvert le secret de Finn. Encore et comme toujours, Sickert avait fait comme Finn le voulait.

- On a toujours le choix, Finn, dit-il à voix basse et grave, pour Finn seul.

Encore une fois, c'est Finn qui allait décider et Sickert allait se ranger à sa décision. Jamais il ne s'engageait de vive voix. La dernière fois qu'il l'avait fait, c'était envers sa mère et il devait ramener Finnegan vivante ou la tuer. Il n'avait fait ni l'un ni l'autre jusqu'à maintenant. Et si Finnegan avait des doutes à savoir si un jour Sickert mettrait ses ordres à exécution, il savait que pour le moment, il ne ferait ni l'un ni l'autre. Sickert ne promettait rien, il ne s'engageait pas, mais Finnegan savait à qui allait sa loyauté, malgré tout. Finn avait décidé de révéler quelques trucs, alors Sickert allait s'y plier. Il savait pas mal ce que Finn comptait dévoiler de toute manière.

Le silence se fit dans la pièce, tout le monde semblait sorti. Assez calme pour que Rhys retire sa chemise trempée et se la colle sur le visage. Sickert avait usé d'une tactique semblable lorsqu'il s'était lavé. Rien de mieux que l'eau froide. Quoique ici, l'eau froide n'était pas si froide que ça. Il avait connu pire. Il eut envie de ne rien faire, après tout, c'était les trucs de Finn, non ? Non, pas nécessairement. Une autre gorgée, parce que Sickert combat le feu par le feu. Allons, un peu de coeur. Après tout, il ne risque pas grand chose. Il se lève donc.

Il prend une respiration, parce que c'est toujours agréable de prendre une grande respiration quand on a encore la tête qui tourne. Il agrippe sa chaise et la traîne derrière lui, amusé par le raclement du bois sur le sol, puis il pose la chaise et s'y assoit, à l'ewnvers, les coudes posés sur le dossier. Il garde le silence quelques secondes, cherchant comment débuter son entretien, ce qui d'ailleurs risque d'être épique puisque Rhys est dans un sale état.

- Dis-moi, Rhys, dit-il à voix basse, pour ne pas lui vriller les tympans, mais avec assez d'assurance pour montrer qu,il se fiche pas mal que ça ne soit pas vraiment le temps de bavarder, Combien de temps durera ton hospitalité ? Je veux dire, combien de temps encore pourrons-nous bénéficier de ta générosité ?

C'était une question tout à fait adéquate. rien de tel pour attirer l'attention d'un hôte de parler de générosité et de potentielles dépenses à leur bénéfice.

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Castielle
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MessageSujet: Re: Une épine dans le coeur [Pv]   Mar 13 Jan 2015 - 13:36


Castielle se laissa guider docilement par Barbaque, mais lorsqu'il proposa un peu de pain, elle sentit son estomac davantage se nouer. Elle ne voulait pas manger, elle ne ressentait pas le besoin de manger. Son corps frêle frissonna doucement et elle se força à écouter le monologue du lieutenant d'une oreille distraite. Elle avait cependant accepté le bol d'eau et se rinça lentement la gorge avec l'eau fraîche.

Cet homme ne s'arrêtait donc jamais de parler? La demi-elfe n'était étonnamment pas d'humeur à faire la conversation, encore moins une conversation à sens unique. Ce Barbaque déblatérait des choses qui selon elle n'avait aucun lien avec la situation et le ton suave qu'il prenait en s'adressant à monsieur Finnegan la dérangeait plus que nécessaire. C'est alors que l'adolescent muet s'approcha et se fit une place royale entre le lieutenant et elle. Cette barrière improvisée la rassura un peu. Elle s'écarta un peu en sentant la grande main de Barbaque frôler son épaule lorsqu'il passa son bras familièrement autour des épaules frêles du blondinet. Un échange à sens unique s'ensuit ensuite.

-C’est vrai? Oui ce doit être chaud ce manteau… Douce Castielle, mon ami aimerait accepter vos talents de couturière… Aurez-vous besoin d’aide pour prendre ses mesures?

Elle tourna la tête vers les deux concernés.

-Monsieur Barbaque, soupira la demi-elfe, très lasse de l'entendre. Laissez ce pauvre Finnegan tranquille avant que vous ne soyez blessé à nouveau, et ce, non par monsieur Finnegan.

Sa voix était un peu froid, mais elle se leva prestement, son estomac ayant reprit une certaine stabilité. Plus tard, elle parlerait à Rhys en ce qui concernait le souvenir de cet homme qui avait désiré lui faire du mal en Alonna et qui avait eu en sa possession l'humble présent qu'elle avait offert à son capitaine par le passé. Elle déposa hâtivement le bol vide sur la table et salua brièvement Thomas qui la fixait de ces yeux curieux et Nymael.

-Si monsieur Finnegan désire quelque chose de ma part, il peut fort bien me le communiquer moi-même, monsieur Barbaque, je n'ai pas besoin de votre aide, elle attrapa doucement la main du blondinet et le tira vers elle, l'aidant ainsi à se mettre debout. Non, je n'aurai pas besoin de votre aide pour prendre ses mesures. Suivez-moi, monsieur Finnegan, mes outils de couture se trouvent dans ma chambre.

Elle était un peu gênée de désignée la pièce qui lui avait été attribué récemment comme étant sa chambre. Personnellement, elle se sentait comme un fardeau, encore plus depuis qu'elle avait subitement retrouvé la mémoire en lisant le modeste message de la part de son capitaine. L'herboriste fit signe à Finnegan de la suivre et celle-ci se dirigea vers sa chambre en passant avant tout dans la cour où elle avait laissé sa lessive. Elle replaça le tout prudemment dans son panier, puis retourna à l'intérieur.


Une fois dans la chambre, Castielle déposa son fardeau au bout de son lit et considéra le contenu de la pièce d'un œil expert. Dans un coin traînait deux larges caisses contenant ses maigres effets personnels, la majorité étant des livres provenant de Diantra et appartenant en fait à son maître. Aurait-elle la chance de les lui rendre un jour? Ce fut exactement à ce moment qu'elle su que Adrian lui manquait et qu'elle aimerait tant retourner à la maison, car oui, malgré ses mauvaises expériences parmi les humains, Diantra restait sa maison.

-Placez vous là, ordonna-t-elle doucement à Finnegan en pointant le centre de la pièce. Je reviens, je vais trouver mon ruban à mesurer.

Cela dit, elle se dirigea vers un petit sac à bandoulière traînait sur une table de chevet. Elle fouilla l'intérieur pendant quelques secondes avant d'en sortir l'objet désiré en plus d'un petit carnet de notes. Elle inscrivit rapidement le prénom de Finnegan, puis quelques mots de haut en bas afin de noter les diverses mesures de son ami.

-Il va falloir retirer votre manteau et votre gilet, monsieur Finnegan, dit-elle finalement en se tournant vers lui avec un sourire amical. Ne vous en faite pas, ce ne sera pas très long!

En présence de Finnegan, elle n'était pas gênée. Si cela aurait été Rhys ou Sickert, cela aurait été une autre histoire. C'était étrange, mais peut-être qu'une partie d'elle-même voyait Finnegan comme un frère plutôt qu'un homme.
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Finnegan Sidhe
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MessageSujet: Re: Une épine dans le coeur [Pv]   Mar 13 Jan 2015 - 14:33

Il l’avait presque dit. Non, il l’avait énoncé. Il avait utilisé la formule exacte. Il savait. D’où savait-il? Mais surtout, surtout! Que savait-il d’autre. Un long frisson d’horreur chatouilla la colonne vertébrale du jeune homme, réaction rapidement refoulée avant que cet immonde salopard ne le remarque…

Le lieutenant paru réellement enthousiasmé par la promesse de l’elfe de lui faire mal…

- Ah oui? Fit-il avec délice. Et vous prendrez soin de moi ensuite? Alors allez-y! Faites! Ricana-t-il en écartant largement les bras, telle une invite…

Finnegan en profita pour lui échapper, se laissant relever par l’elfe. Il se permit même de le prendre de haut, épaulé par cette improbable alliée.

- ….., ..’…-.. … .. ……. …. …… .. ….?
- À ta guise… Tu veux vraiment avoir à t’expliquer toi-même? Finassa le lieutenant, sûr de lui-même. Il avait une longueur d’avance. Il en avait plusieurs…
- …. .. … .. ….. … .. … …. .’…….. ….!
- Reste polie, fillette, et réfléchis à la question.

Finn lui dédia un regard assassin, évaluant dans quelle mesure il pouvait avoir confiance en lui. Aucune…

- …
- C’est ce que je croyais.

Finnegan suivit Castielle docilement. Il offrit même de lui porter son panier à lessive. Finnegan était toujours serviable… Barbaque suivit de même. Lentement, posément. Il glissait ses pas pour épargner des coups à ses plaies, il s’autorisait des pauses, appuyé contre les murs… Tout de même il atteignit la porte de la chambre de l’elfe et s’encadra dans l’ouverture. Il se tenait prudemment dans le corridor, au cas où quelqu’un aurait l’idée de violement claquer la porte.

Depuis 3ans, Finn cachait son identité et pas seulement son identité. Il se débarrassa d’abord de son manteau, révélant sa silhouette malingre et filiforme. Des vêtements propres mais qui avaient vu de meilleurs jours… Un mercenaire diablement propre de sa personne… Mais les deux frères l’était, n’est-ce pas? Ce devait être de famille…

- Vous voyez, Castielle, les éclaireurs sont maitre dans l’art de passer inaperçu. Murmure est très doué à ce jeu. Il pourra vous apprendre des tas de chose sur l’art de la dissimulation si vous le souhaitez… Dans votre situation, ce pourrait être utile.

Il se contorsionna ensuite pour enlever sa tunique, révélant qu’il portant dessous une nouvelle couche de tissus. Pas étonnant qu’il ait chaud. Ce qui était étonnant par contre, c’est que cette couche de tissus prenait la forme d’une longue bande enroulée autour de sa poitrine et dont l’adolescent accumulait les tours jusqu’aux hanches. Des courbes? Finn n’en avait pas beaucoup à l’origine, mais ce subterfuge égalisait celles qu’elle avait. Des vêtements amples et épais finissaient de gommer les détails

- Voilà donc la raison pour laquelle ils ont quitté la compagnie de DuSaule… Parce que Murmure, notre éclaireur depuis 3ans, pouvait difficilement continuer à passer pour un adolescent.
Commenta cliniquement le lieutenant. Parce que ce n’est pas un adolescent…

Finn haussa les épaules avec fatalisme, les bras croisés, fixant le sol d’un air gêné.

- .’.. .. … …
bredouilla-t-il…

Barbaque entra dans la pièce, se déplaçant avec une économie de geste, préservant ses blessures, pour rejoindre les deux jeunes femmes. Il posa une main douce sur la nuque de la blonde, ludiquement, juste pour la voir se crisper…

- Ce n’est pas mon secret préféré, fit-il avec des airs de conspirateur, mais celui-là m’amuse beaucoup… lui confia-t-il en retroussant les lèvres sur ses dents blanches en un sourire carnassier. Je vous laisse! Déclara-t-il, grand seigneur. Vous avez certainement des choses à vous dire. Et sachez une chose, Castielle, qui pourrait bien vous être utile : bien que ce ne soit vraiment pas commun, notre murmure cache également qu’elle sait lire et écrire. Il ricana méchamment. C’est une jeune femme pleine de ressource! Mais par pitié, ne lui confiez même pas une aiguille… Elle pourrait me faire mal avec.

***

Barbaque reconnaissait facilement la voix de Sickert. Il lui en avait cassé les oreilles pendant 3ans. Il avait une intonation trainante, comme si sa nonchalance imprégnait jusqu’à ses cordes vocales. Sickert, même énervé, articulait avec cette sorte de lenteur. Saoul, c’était encore pire…

Le lieutenant passa la tête dans le salon, attiré par la conversation.
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Rhys
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MessageSujet: Re: Une épine dans le coeur [Pv]   Mer 14 Jan 2015 - 13:25


...Rhys n’eut même pas la force de sursauter lorsqu’il entendit le bois de la chaise de Sickert racler sur le sol. Persuadé qu’il était seul, il s’était laissé envahir par la somnolence et se laissait lentement glisser vers un sommeil mérité. Certes, il n’était pas dans la meilleure des positions pour dormir, et elle lui vaudrait sans doute quelques douleurs lombaires et nucales le lendemain, mais il n’en avait cure. Là, tout de suite, il voulait juste dormir.

...Quel ne fut donc pas son désarroi lorsque, en plus de le tirer de sa somnolence, l’autre semblait absolument déterminé à ne pas le laisser y retomber.

...- Dis-moi, Rhys…

...Ça sonnait comme le début d’une discussion. Et une discussion, par essence, c’est long. Or vouloir démarrer une discussion avec quelqu’un dans l’état de Rhys, c’était cruel. Y’en a qui ont pris des coups de fouet pour moins que ça.

...- Combien de temps durera ton hospitalité ? Je veux dire, combien de temps encore pourrons-nous bénéficier de ta générosité ?

...Vraiment ? Pour parler de basses questions logistiques, en plus ? Sérieusement… En d’autres circonstances, le jeune homme aurait surement envoyé Sickert vérifier dans les rues basses s’il ne s’y trouvait pas : on n’empêche pas quelqu’un de dormir pour si peu. Surtout pas après trois nuits blanches et suffisamment de substances ingérées pour mettre même un nain dans un sale état. Mais, à vrai dire, il n’avait pas non plus la force de s’énerver.

...- …’faut vraiment qu’on parle de ça maintenant ?, demanda-t-il sans bouger. Sa voix était rauque et il parlait lentement, avec une diction loin d'être parfaite.

...Comme il n’avait toujours pas de réponse au bout de quelques secondes, le jeune homme souleva un pan de sa chemise mouillée pour jeter un œil à Sickert. Celui-ci le fixait avec intensité, assis sur sa chaise à l’envers, sa bouteille à la main. Une réponse muette et sans appel. Ça avait l’air sérieux, et quelque chose lui disait que ce n’était qu’un préambule. Il n’avait jamais autant espéré avoir tort.

...Rhys leva les yeux au ciel en laissant retomber son bout de chemise en place, puis poussa un soupir. Il resta néanmoins immobile, refusant de changer de position.

...- Je sais pas... finit-il par répondre. Comme vous voudrez, j’imagine... La maison nous a été donnée, donc on paye rien. Alors si ça vous évite de payer une auberge ou un dortoir commun…

...De plus, il y avait bien assez de place pour qu’ils y vivent tous sans se marcher sur les pieds. Si elle n’était pas particulièrement somptueusement décorée, loin de là, la maison était vaste, s’élevant de deux étages au-dessus du rez-de-chaussée, sans compter les combles.

...- J’ai cru comprendre que toi et ton frangin bossiez pour Castielle, et Castielle ne bougera pas d’ici, au moins le temps que les choses se calment en Péninsule... Alors comme on dit ici, mon foyer est votre foyer.

...Enfin, ce n’était pas tout à fait exact. Castielle était libre d’aller où elle voulait, tant que ce n’était pas en Péninsule. Si elle désirait s’installer ailleurs, libre à elle. Il était supposé la protéger, mais il se voyait mal l’empêcher ou lui interdire d’aller ou que ce soit. Il se débrouillerait simplement pour garder un œil sur elle.

...Une idée lui traversa l’esprit : intégrer les deux frangins aux Sans-Couleurs. Ils avaient de l’expérience, Sickert semblait pouvoir se débrouiller dans n’importer quelle situation et Finn avait prouvé qu’il était plus que capable de se défendre, en plus d’être discret. Il devrait y réfléchir. Mais pas maintenant.

...- Par contre, reprit-il, pour la bouffe faudra vous débrouiller... On en a, mais vraiment que les trucs de base.

...Un pourcentage des primes des Sans-Couleurs qui vivaient là, car ce n’était pas le cas de tous, allait dans une sorte de tirelire collective qui servait à payer les commodités les plus communes, notamment de la nourriture comme du pain, du beurre, de la bière, quelques légumes, un peu de viande fumée bon marché et du fromage. Pas vraiment l’opulence. Alors la plupart d’entre eux mangeaient dehors, ou achetaient leurs propres ingrédients. Nymael, par exemple, avait une réserve personnelle, qu’il ne partageait que très rarement, mais ramenait souvent des choses pour les autres.

...- Voilà... conclut-il d'une voix lasse, toujours affalé sur sa chaise, sa chemise sur le visage. Je peux dormir maintenant ?
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Sickert
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MessageSujet: Re: Une épine dans le coeur [Pv]   Jeu 15 Jan 2015 - 14:54



De toute évidence ce n'est pas le bon moment d'engager cette conversation. À ce qu'il en sait, Rhys n'entendra et ne comprendra rien avant d'avoir dormi. Mais ce n'est pas ce qui va empêcher Sickert de parler maintenant. Il est déjà lancé de toute manière. S'il doit le répéter plus tard, eh bien soit, il répétera. Lui aussi il aurait préféré que ça se fasse plus tard, mais la chaleur était bien présente, il avait presque oublié à quel point. Il fallait accélérer les choses. Finn bavarde avec Castielle et lui, il bavarde avec Rhys, c'est tout. Oui, il faut vraiment qu'ils parlent de ça maintenant. Il garde le silence à cette question, se contentant de fixer la chemise mouillée sous laquelle se trouve le visage de Rhys. Et de longues secondes s'écoulent. S'est-il rendormit ? Il croit presque que oui, quand Rhys bouge et soulève le tissus mouillé et le dévisage. Ouais, l'eau n'a pas amélioré sa gueule. Le silence de Sickert, choses rare, semble le convaincre que non, ça ne peut pas attendre. Alors Rhys répond.

Ah bon ? Comme ils voudront ? Ils peuvent rester ici sans payer ? Vraiment ? Affalé sur le dossier, Sickert se redresse, intéressé par les aveux de Rhys. Mais vraiment intéressé. Malgré l'excès d'alcool dans son sang, l'esprit de Sickert s'ouvre tout de même à toutes les possibilités offertes par ces simples mots. « Mon foyer est votre foyer » Probablement que si Rhys n'avait pas sa chemise sur le visage, il aurait craint un moment le sourire qui se dessine sur le visage de Sickert. L'ex-pirate sous couverture mercenaire venait lui demander comment ils devaient partager pour vivre tous ensemble et Rhys lui offrait tout, sans rien demander. Que la bouffe à leur charge parce que la variété offerte n'était pas diversifiée ? Ce type là n'avait, de toute évidence, jamais connu la misère. Sickert eut brusquement l'impression de profiter d'un bien nanti, ce qui le réjouit, parce que les scrupules que pouvaient avoir Sickert à profiter de la situation s'évanouirent tout aussi brusquement. Quelle hésitation peut-on avoir à profiter d'un bien nanti. C'est nettement plus profitable que de profiter d'un miséreux.

Et Rhys conclue sa réflexion. S'il peut dormir maintenant ? Sickert est bien tenté de lui accorder cette demande, mais il y a au moins un truc qu'il doit révéler avant, maintenant qu'il est assuré de pouvoir rester un moment, l'info à donner en vaut la peine.

- Non, pas tout de suite, j'ai autres choses à dire. T'as qu'à écouter, j'en ai pas pour longtemps, dit-il un sourire dans la voix. Mettre un truc au clair, d'abord. En fait, non, on ne bosse pas pour Castielle. Je lui ai offert mes services en échange des soins qu'elle donne à Barbaque. Ça n'engage que moi envers Castielle. Oui, parce qu,il n'avait offert que ses services pour qu'elle soigne Barbaque. Il n'avait même pas implique Finn. Et aussi, j'ai... comment dire... Finn n'est pas vraiment mon petit frère, dit-il, hésitant parce qu'il lui semble que ça ne soit pas également les bons termes. C'est pas non plus mon fils, ajoute-t-il, parce qu'on l'a déjà cru et que, oui, bon, l'âge pourrait  concorder. De toute manière, Finn est trop âgée pour être mon enfant, plus qu'il n'y parait. Il prend quelques secondes de réflexion, pour trouver le meilleur moyen de le dire, mais il finit par abdiquer et use pour la manière la plus efficace. Finn n'est pas mon frère parce que c'est ma soeur, laisse-t-il tomber avec une aisance naturelle. C'était plus simple et plus efficace, tu sais, on est mercenaire et ça tenait éloigné les connards vicieux. Il a un hochement de tête éloquent lorsqu'il pense à Barbaque. Presque tous les vicieux, avoue-t-il en regardant s'il reste quelque chose d'alcoolisé dans sa bouteille. Il sourit.

Ah oui, un peu encore !

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Castielle
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MessageSujet: Re: Une épine dans le coeur [Pv]   Mer 21 Jan 2015 - 7:27


Et vous prendrez soin de moi ensuite? Alors allez-y! Faites! ricana le mercenaire qui visiblement ne prenait pas ses menaces au sérieux.

C'est exactement à ce moment-là que la demi-elfe compris qu'elle en avait marre pour qu'on la prenne pour cette gentille jeune femme qui ne faisait pas de mal à personne. La cruauté venait parfois d'une personne dont on s'y attendait le moins. En pensant ainsi de manière si peu vertueuse, Castielle adressa une brève prière à Nééra afin d'avoir le courage de passer au travers des prochains mois sans commettre une grave bêtise à l'encontre de ce Barbaque. Un brin de laxatif dans son prochain repas ne pouvait faire grand mal, n'est-ce pas?

Finalement, cela serait peut-être trois brins de laxatif si cet imbécile continuait de les suivre nonchalamment dans les couleurs. Castielle eut envie plusieurs fois de se retourner et le chasser, sa présence l'incommodant beaucoup, mais il décida d'être meilleure que lui et accueillir sa présence avec une froideur digne d'une reine. De toute façon, la personne qu'il embêtait le plus était monsieur Finnegan, c'était donc à lui de l'envoyer balader, pas à elle.

Quand ils arrivèrent finalement à destination, Castielle avait ignoré royalement Barbaque et était partie à la recherche de ses outils de couture. À peine s'était-elle retournée vers les deux hommes qu'elle s'arrêta, puis considéra longuement monsieur Finnegan en silence, l'air curieux. Elle se crispa en entendant à nouveau la voix désagréable de son patient.

- Vous voyez, Castielle, les éclaireurs sont maitres dans l’art de passer inaperçu. Murmure est très doué à ce jeu. Il pourra vous apprendre des tas de chose sur l’art de la dissimulation si vous le souhaitez… Dans votre situation, ce pourrait être utile.

Dans sa situation? Mais de quoi parlait-il et pourquoi chaque mots qui sortait de bouche concernait monsieur Finnegan? Cet homme avait une véritable et malsaine obsession avec celui-ci. Elle ne l'aimait pas du tout. Son obsession était vraiment dérangeante. Elle fronça des sourcils en apercevant que le blondinet retirait de plus en plus de couches de vêtements. N'avait-il pas chaud, ici à Thaar? Cet amoncellement de vêtements devait être encore plus chaud que sa robe d'hiver.

Puis, l'herboriste remarqua finalement l'ombre d'une courbe au niveau de la poitrine et ses yeux s'agrandirent un peu. Elle ouvrit la bouche et la referma immédiatement. Elle ne ferait aucun commentaire tant que ce Barbaque serait dans les parages. D'ailleurs, elle lui lança un regard furibond lorsque celui-ci reprit la parole.

Finnegan n'était pas un adolescent...

Le mercenaire pénétra alors dans la chambre et s'arrêta à la hauteur de la jeune blonde. Sa main baladeuse se posa sur la nuque de celle-ci avant qu'il n'empoisonna à nouveau leurs oreilles avec ses paroles. D'ailleurs, elle n'apprécia pas le sourire carnassier qu'il leur dédia à toute les deux.

-Une aiguille devrait être le cadet de vos soucis, monsieur, répliqua finalement la demi-elfe avec dédain avant qu'il n'atteigne le cadre de porte. Lorsqu'il quitta la pièce, l'herboriste soupira longuement et alla fermer la porte et n'omit pas de verrouiller celle-ci. Elle colla son oreille pointue sur la porte de bois afin de vérifier que Barbaque s'éloignait effectivement de sa chambre. Lorsqu'elle ne l'entendit plus, elle soupira à nouveau et se retourna vers la blondinette.

Castielle esquissa un sourire confiant et retourna à ses outils. Avec ce temps supplémentaire, elle réfléchit à ce qu'elle pourrait dire à madame Finnegan quant à cette soudaine révélation. Elle décida que l'honnêteté était la meilleure option. De toute façon, la demi-elfe n'était ni fâchée ou choquée de cette nouvelle information. En fait, la vérité concernant le sexe de Finnegan expliquait beaucoup de facteurs comme son air d'adolescent par exemple.

-Je ne vous jugerai pas par vos actions ou votre désir de conserver votre nature féminine discrète aux yeux des gens, avoua finalement l'apprentie qui saisit un ruban à mesurer puis se dirigea calmement vers madame Finnegan. Cela est votre décision et je la respecte, mais je dois vous demandez, dois-je toujours vous interpellez comme étant monsieur Finnegan ou madame Finnegan? Si vous préférez monsieur, hochez la tête.

Elle mesure les bras de l'éclaireuse, puis son torse avant de lui demander de lever les bras en croix.

-Cela doit être inconfortable de porter autant de vêtements et étouffer vos atouts féminins avec autant d'épaisseurs, surtout cette longue bande, j'imagine que c'est embêtant de faire cela tout les jours.

Finalement, elle décida de prendre davantage de mesures, au cas où elle aurait suffisamment de tissus pour créer une nouvelle tenue complète pour Finnegan.

-Si vous désirez garder votre apparence d'adolescent, je peux peut-être confectionner quelque chose de moins dérangeant qu'une longue bande, j'ai déjà une idée en tête, si vous le désirez.

Une fois les mesures terminées, elle se dirigea vers son cahier de notes, puis inscrit les divers numéros nécessaires à la fabrication de vêtements pour la jeune femme qui se tenait derrière elle. Il ne restait plus qu'à savoir si celle-ci désirait s'habiller comme un homme ou son homologue féminin.
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Finnegan Sidhe
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MessageSujet: Re: Une épine dans le coeur [Pv]   Mar 27 Jan 2015 - 13:06

Elle l’avait menacé? Cette douce créature avait un mordant tout à fait divin! Décida Barbaque, ses pensées voletant vers les étages. L’elfe avait du caractère. Il voyait bien que sa présence l’indisposait, que ses commentaires l’agaçaient. Barbaque adorait provoquer. Même si c’était pour les mauvaises raisons. Finn faisait un merveilleux trait d’union entre eux.

Il souriait encore lorsqu’il releva les paroles de Sickert :

- Oui, les vicieux hors du commun, tel que moi, ne se laissent pas berner par un tel subterfuge. Sick et Finn ne sont-ils pas une énigme formidable?


L’homme visiblement affaiblit chercha un siège du regard. Compter sur Sickert pour lui approcher une chaise? Autant lui demander la main de sa sœur. Faute de mieux, il appuya sa grande carcasse contre le mur avec un soupir et une grimace.

- Pour ma part, j’aimerais rester. Au-delà de la valeur des services de Sickert, je suis redevable à Castielle. Depuis quand Barbaque se permettait-il de l’appeler par son prénom? J’aimerais m’assurer qu’elle et son bébé sont bel et bien à l’abri des attentions de l’assassin qui s’est glissé près d’elle à Alonna. D’autre part, je crains que ma conduite récente envers mes excellent amis n’ai pas été exempte de tout reproche. Vous comprendrez qu’un être sensible tel que moi ne saurait trouver le repos s’il se séparait ainsi de ses anciens frères d’arme sans avoir obtenu un pardon sincère.

Barbaque, qui cherchait depuis un instant une position plus confortable croisa le regard des deux saoulons…

- Quoi? Qu’est-ce qu’il y a? Qu’est-ce que j’ai dit? Pourquoi cet air ahuri? Oh… Le bébé… feignit-il la surprise, comme si on pouvait accorder du crédit au reste de sa conversation. Vous ne saviez pas? s'étonna-t-il d’un ton léger comme si c’était une évidence. Oui, je ne suis pas connaisseur, évidemment, mais ma sœur Alice avait l’habitude de recevoir de nombreuses jeunes femmes chez elle à Solaria pour de long séjour à l’abri des commérages. Les nausées matinales sont un signe universel même chez les elfes, non?

Barbaque était ainsi. Sincère. Franc. Honnête. Et vicieux. On ne pouvait renier ses nombreuses et hautes qualités. C’était un homme de valeur. C’est l’amalgame de ses qualités et son principal défaut qui le rendait difficile à supporter. Il ignorait si son hypothèse était bonne. Les insinuations et le bluff était sa raison de vivre...

- Si c’est un garçon je suggère qu’on l’appelle Benedicte… Si c’est une fille, pourquoi pas Ingrid?

****

Finnegan tendit la main vers le carnet de note et le crayon, comme si elle demandait la permission de les prendre. Le capitaine Oschide lui avait bien fait comprendre ce qu’on penserait d’un mercenaire qui sache écrire, mais à quoi bon garder cet atout pour elle maintenant que Barbaque l’avait révélé?

D’une écriture maladroite, sans la grâce circonvolutive de Sickert, elle écrivit :

Murmure ou Finn

Et elle entoura le deuxième pour marquer sa préférence. Murmure était son nom de mercenaire. Finn était pour ses amis. Et tapota la page du bout du crayon pour attirer l’attention de l’elfe et lui laisser le temps de lire. Puis elle répondit à la seconde question.

Fille, sans se cacher, pas de robe


Et elle souligna le premier mot plusieurs fois. Elle ne comptait plus cacher le fait qu’elle n’était pas un homme. Cependant il était hors de question qu’on lui fasse porter des falbalas. Finn n’avait pas l’intention de changer quoi que ce soit… Seulement, elle ne se cacherait plus sous un épais manteau de peau. Et parce que la jeune femme avait un fort sens pratique, elle ajouta, juste en dessous :

Amélioration?

Il y eut soudain du bruit en bas... Étouffé par la porte mais on y percevait des éclats de voix...
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Rhys
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MessageSujet: Re: Une épine dans le coeur [Pv]   Lun 2 Fév 2015 - 0:58


...Rhys n’avait pas vraiment attendu la permission de Sickert pour se laisser glisser vers un sommeil que tout son corps lui réclamait avec intensité. Certes, il avait dormi la nuit précédente, un peu, mais le sommeil de l’homme ivre et probablement sous influence n’était pas vraiment le plus réparateur qui soit, convenons-en. Aussi les mots du mercenaire lui parvinrent-ils nimbés d’écho, comme si Sickert se trouvait au bord de quelque ravin et Rhys au fond. Il en entendait la sonorité sans réellement en saisir le sens et sans vraiment qu’ils lui restent en mémoire. Bref, ça lui entrait par une oreille et ressortait par l’autre. Quelque chose à propos de Finn, qui n’était apparemment pas le fils de Sickert, et qui éloignait les vicieux, parce que c’était pratique, enfin pas tous les vicieux ? Éloignait quoi de qui ? Pourquoi ? Autant de questions que le jeune homme écarta au moment même où elles se formaient dans son esprit. Pour l’instant, il voulait juste dormir.

...C’est l’arrivée de Barbaque qui l’en empêcha. Rhys était quelqu’un de hautement sensoriel : quelque chose avait perturbé l’atmosphère de la pièce dans laquelle il se trouvait, et cela suffit à le tirer de son état de somnolence avancée.

...- …er par un tel subterfuge. Sick et Finn ne sont-ils pas une énigme formidable?

...La voix de Barbaque. Rhys se sentit commencer à bouillir. Était-il donc impossible qu’un homme trouve la quiétude dans sa propre maison ? Il voulait juste dormir, à peine ça, et tout le monde, tout le monde, cherchait constamment à l’en empêcher. Il n’était pas quelqu’un de pieux, bien au contraire, mais par tous les dieux, s’il ne trouvait pas la tranquillité chez lui, il irait la chercher ailleurs !

...Aussi furibond qu’un homme qui a passé les trois derniers jours à consommer diverses substances et à ne pas dormir pouvait l’être, c’est-à-dire bien peu, Rhys retira sa chemise humide de son visage, se redressa sur sa chaise et allait se relever pour partir lorsque Barbaque prononça le nom de Castielle, le coupant droit dans son élan. Depuis quand l’appelait-il simplement par son prénom ? Sickert, passe encore. Mais Barbaque ? Il était sur le point de lui jeter que pour lui c’était « Dame Castielle », lorsque la phrase suivante balaya le reste comme un raz-de-marée :

...- J’aimerais m’assurer qu’elle et son bébé sont bel et bien à l’abri des attentions de l’assassin qui s’est glissé près d’elle à Alonna.

...Son béquoi ?

...La goutte de trop. Déjà mis à mal par les derniers jours, le cerveau de Rhys lâcha pour de bon… Castielle ? Bébé ? Elle n’avait amené aucun nourrisson avec eux depuis Alonna, alors… elle était enceinte ? Comment Barbaque savait-il ? POURQUOI savait-il ? Pourquoi Castielle n’avait-elle rien dit ? Ca changeait tout, pourtant ! Qu’allaient-ils faire ? Comment allaient-ils s’occuper d’un bébé ? Rhys savait à peine s’occuper de lui-même… Ellandra ne voudrait même pas en entendre parler. Eylin ? Peut-être qu’elle pourrait aider. Ou Nymael. Plus important : de qui était-il ? Castielle n’avait pas encore le ventre particulièrement rond, alors… c’était récent ? Quand ? Ou ? La jeune femme ne lui semblait pourtant pas du genre à… vagabonder… sentimentalement parlant. Était-ce un accident ? Quand était-ce arrivé ?

...Le jeune homme resta planté là, bouche bée, l’air débile à fixer le vide, pendant que tout tourbillonnait dans sa tête. Incapable de dire un mot, incapable de formuler une pensée cohérente, incapable de bouger. Incapable de réaliser la vérité, pourtant tellement évidente.
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Sickert
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MessageSujet: Re: Une épine dans le coeur [Pv]   Jeu 5 Fév 2015 - 14:36


Il se doutait bien qu'il parlait pour rien. Mais tant pis, il recommencera tout plus tard, quand Rhys aura dégrisé et qu'il sera réceptif. Ou lorsqu'il verra Finn, sa soeur et qu'un vague écho lui reviendra en tête. « Ah ouais, c'est vrai, Sick me l'a dit je crois » et ce sera parfait comme ça. En attendant, il se contente de raconter ce qu'il doit raconter, expliquant le pourquoi de cette astuce, du moins dans ces grandes lignes. Barbaque choisit ce moment pour s’immiscer dans la conversation. Le pirate ne se retourne pas, ne le regarde pas, mais il a une brève grimace. Toujours le mot pour attirer l'attention sur des trucs totalement inutile. Toujours ces insinuations pour semer le doute. Ce salopard va finir par tous les faire tuer parce que quelqu'un aura déduit quelque chose de trop.

Et comment Barbaque était redevable à Castielle. Mais c'est lui qui avait demandé à Castielle de le soigner, donc c'était lui qui payait la dette. Normal, Barbaque ne pouvait pas le faire lui-même, enfin, payer de sa personne, alors Sickert le faisait. Évidemment, il ne s'était pas proposé à la légère. Il avait horreur d'être redevable. Il détestait aussi être prit dans toutes ces histoires de soumission, d'asservissement et d'engagement. Il s'était engagé, dans son ancienne vie, mais chez les pirates, l'engagement était une manière d'avoir un droit de monter à bord et de faire tout ce qu'on pouvait pour rester vivant, que les autres restent vivant et qu'on rapporte sur Meca un max. Comme ils passaient plusieurs mois en mer, en petit comité, en espace restreint, eh bien on finissait par bien s'apprécier. Ou pas. Haize connaissait la valeur d'un engagement, d'une promesse. Il n'en faisait que rarement. Et il n'en faisait pas sur n'importe quoi. Il ne s'en faisait même pas à lui-même.

Puis Barbaque balance un truc énorme, encore. Castielle ? Bébé ? Cette fois, Sickert tourne la tête vers Barbaque et le dévisage, perplexe, cherchant à savoir ou il a bien pu pêcher ça. Castielle enceinte ? Sickert... enfin, Haize vient de Meca. Il n'y a pas autant de secrets sur Meca au sujet des grossesses que sur le continent. Si les enfants ne savent pas trop comment son fait les bébés, aucun adulte n'est dupe non plus quand un pirate revient après un an en mer juste à temps pour la naissance de son enfant. Et la plupart s'en fichent. Et même que parfois, c'est bien de savoir que si on revient jamais, ben quelqu'un veillera sur la famille. Accessoirement, les mariages, sur Meca... m'enfin...

Mais ou Barbaque voulait en venir au juste ? Il feint de s'interroger au choc que lui et Rhys semble afficher et tout de suite, Sick change d'air et détourne le regard. Il feint d'examiner le fond de sa bouteille, mais il écoute attentivement. Ah, des nausées matinales ? D'ou il tient ça, lui ? Il l'espionne le matin ? Et quand Castielle a eu des nausée ? Mais ouais, c'est un assez bon signe de ce qu'il en sait. Enfin, il serait plus sceptique s'ils se trouvaient sur un bateau, mais ce n'est pas le cas. Sickert devait tout de même reconnaître que Barb' avait le don de trouver et déduire des infos, mais ce que lui reprochait Sick, c'est d'en faire un chantage et manipulation ensuite. Les choses auraient pu être autrement sir Barb' n'avait pas voulu les acculer au pied du mur avant de vouloir faire ami ami.

- Si c’est un garçon je suggère qu’on l’appelle Benedicte… Sickert émet un ricanement sarcastique. Nooooon, vraiment ? Tellement imbu de lui-même. Et quoi encore, on le surnomme Junior avec ça ? Comme si... Sickert làve un oeil presque noir sur Barb' avant de les plisser. Non, impossible... Si c’est une fille, pourquoi pas Ingrid?

Il y a dix ans, il aurait trouvé la répartie amusante. Même il y a 5 ans, il aurait peut-être ricané. Mais les choses avaient changés. Et au moment même ou il réagit, il sait qu'il aurait été préférable qu'il fasse semblant de rien, mais Sickert n'était pas tout à fait lucide. Il n'y avait rien là pour le tuer, ni pour lui faire beaucoup de problèmes, c'était juste agaçant de savoir pertinemment que Barb' n'attendait que ça, de le faire réagir. Et il réagissait... avec peut-être un peu trop d'enthousiasme d'ailleurs. Tout le monde apprends les rudiments du combat avec un maître, ou juste un type qui détermine qu'un gamin est assez grand pour apprendre à se défendre. Mais on devient bon en s’entraînant, mais surtout, quand on doit protéger sa vie ou du moins, éviter de se faire poignarder ou briser un os. Sickert, lui, son entrainement le plus profitable s'est fait dans les tavernes de Meca. Les rixes de tavernes sont propice à apprendre rapidement. On n'a pas vraiment de seconde chance. Il s'était perfectionné sur le tas. Littéralement.

La bouteille se fracasse sur le sol, après avoir percuté Barbaque à l'épaule avant qu'il ait terminé de se lever. Il visait la tête, mais bon. Le temps que Barbaque saisisse ce qui se passe, Sickert l'agrippe déjà par le col, le tire vers lui avant de le plaquer contre le mur ou il était appuyé. Si Barbaque est un grand efflanqué, Sickert est un grand costaud. Le rapport de force est de mauvaise augure pour Barbaque.

- Je t'interdis de prononcer son nom, gronde-t-il en lui enfonçant son poing dans l'abdomen.

Pas trop fort, il ne veut pas nécessairement le tuer... non, pas nécessairement, mais c'est envisageable. Un coup à l'abdomen n'a pas non plus nécessairement besoin d'être très fort pour couper le souffle, surtout si on ne s'y attends pas. Et parce que Sickert est soudainement... très soudainement contrarié, il repousse brusquement Barbaque vers l'intérieur de la pièce et profite de son déséquilibre pour lui balancer aussi un coup de pied au corps. Et bon, s,il avait porté ses bottes, le coup aurait peut-être été plus douloureux, mais Sickert ne s'était pas chaussé encore. Mais ça ne l'empêche pas de rattraper Barbaque par la chemise et de le pousser contre la table et les chaises. Il lui interdit de prononcer son nom. Rien d'autre n'est ajouté à cette phrase.
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Castielle
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MessageSujet: Re: Une épine dans le coeur [Pv]   Jeu 12 Fév 2015 - 6:04


Si la demi-elfe aurait été conscience des paroles qui s'échangèrent entre les trois hommes plus loin dans la demeure, elle ne serait certainement pas demeurer calmement rester en place, mais ce que l'on ne savait pas ne pouvait nous faire de mal, n'est-ce pas? Lorsque la mercenaire tendit les mains vers son carnet de notes et le crayon, Castielle les lui prêta sans retenue, curieuse de voir son habilité à écrire de ses propres yeux. La blondinette transcrivit quelques lettres sur le maigre papier, puis les lui fit lire par la suite. Un sourire amical ourla les lèvres de la jeune femme en apercevant l'écriture un peu maladroite, mais toujours lisible.

-Madame Finnegan, alors? dit-elle doucement. Une question la tarauda, cependant. Le surnom de la jeune blonde était murmure et pourtant, celle-ci était parfaitement muette, n'est-ce pas? Alors, comment pouvait-elle murmurer? L'herboriste haussa brièvement les paroles, le surnom ne devait pas signifier grand chose, elle était simplement une personne qui pensait trop.

Elle entendit la dame gribouiller à nouveau sur le papier, puis Castielle leva les yeux dans sa direction, la considérant longuement avec curiosité. Ses sourcils se froncèrent lorsqu'elle lui tendit le papier sous les yeux. La demi-elfe lit les quelques mots et adressa un sourire plus que ravi vers la mercenaire.

-C'est amusant, j'ai du mal à vous voir dans une robe, et cela, même si vous êtes une femme, commenta gaiement l'apprentie en osant un petit rire discret. De toute façon, si votre désir était tout autre, je doute possédez suffisamment de tissu pour confectionner une nouvelle robe.

En pensant à cela, elle se rendit compte qu'elle n'arriverait certainement pas à se faire elle-même une robe moins chaude pour l'environnement de Thaar comme elle était supposée le faire au tout début. Enfin bon, ce n'était pas un besoin urgent et elle pouvait simplement modifier sa robe d'hiver et rester à l'ombre. Ces besoins à elle n'étaient pas important contrairement à ceux de ses hôtes et ces gens qui avaient su la protéger au cours du voyage. Toutefois, le mercenaire Barbaque n'était pas sur la liste de sa générosité.

Amélioration? Castielle s'apprêta à partager l'idée qui lui était passé par la tête, mais des bruits provenant d'en bas attira son attention. Inquiète, elle tendit l'oreille, mais ne percevait que du bruit et non des mots clairs et précis. Elle tourna la tête vers madame Finnegan, légèrement craintive de ce qui pouvait se dérouler en bas.

-Devrions-nous aller jeter un coup d'œil?
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Finnegan Sidhe
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MessageSujet: Re: Une épine dans le coeur [Pv]   Ven 27 Fév 2015 - 15:05

Finn secoua la tête en dénégation. Avec insistance, la jeune femme entoura le mot ‘Finn’ sur le papier. Puis elle s’acharna à écrire en plus petit, juste au-dessus : ‘seulement’. Elle lui tendit derechef le carnet. Elle n’allait quand même pas lui donner du ‘madame’ en plus de lui coller un genre… Finnegan Sidhe n’était pas une dame. Mais l’attention de Castielle n’est pas fixée sur elle.

Du verre brisé, de la bousculade… L’éclaireur roula les yeux vers le plafond, agacée : On ne peut pas les laisser seuls une minute… Tournant les talons, elle poussa la porte finissant d’enfiler sa chemise et dévala l’escalier. C’est ébouriffée et bien légèrement vêtue qu’elle apparut sur le seuil de la pièce.

Finn ouvrit la bouche, une interjection suspendue à ses lèvres… et la referma. Le langage des mercenaires était très physique. Il fallait respecter les traditions professionnelles, non? Finnegan, fille d’un clan des Wandres était une traditionnaliste. Elle croisa ses bras mince sur sa poitrine et attendit la fin de cette conversation.

***

Barbaque était parfaitement sincère. Plus qu’on pouvait l’imaginer. C’était particulièrement déroutant parce qu’il prenait plaisir à se noircir pour ne jamais laisser aucun repaire. Il aimait être détestable. L’expression de Rhys lui fit plaisir à voir. La bouteille qui le percuta à l’épaule lui plut beaucoup moins. Il grimaça en toute sincérité. Le lieutenant l’avait cherché mais la réaction dépassait ses espérances. Le lieutenant appelait ça aller à la pêche. Il insinuait quelque chose de vague sur une amorce qui paraissait tentante et observait. C’est ainsi qu’il préparait ses bluffs, qu’il raffinait ses hypothèses. Un jeu. On pouvait lire sur la figure de Finn comme sur un livre ouvert mais Sick était plus circonspect. Jamais il n’aurait envisagé que ce nom avait tant d’importance et que son pouvoir pouvait avoir autant d’envergure. Ingrid? Qui était cette Ingrid alors?

La bouteille lui avait déjà désagréablement remué les chairs meurtries de l’épaule… Le lieutenant, tout à sa douleur, ne fit pas un geste pour empêcher Sick de l’agripper ou de le bousculer. Il s’appuyait déjà contre le mur. Faible. Sickert n’allait pas le tuer, pas maintenant… Pas pour ce nom? Le point dans l’abdomen malmena les travaux de couture de l’elfe

- HUMPF!

Sickert avait une façon de faire valoir son point de vue qui mettrait des semaines à guérir. Il y eu un claquement de doigt sec, impératif.

Sickert?
Fit observer Finnegan, Nous avons un publique…
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Rhys
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MessageSujet: Re: Une épine dans le coeur [Pv]   Ven 6 Mar 2015 - 11:10


...C'est le fracas de la bouteille tombée au sol qui tira Rhys de son apathie scandalisée. Et tous ses sens lui revinrent, comme ça, d'un coup. Il ne s'en était pas aperçu, mais jusque là les couleurs étaient plus ternes, les sons plus étouffés, les odeurs moins intenses qu'à l’accoutumée, comme si sa perception s'était émoussée. Probablement n'avait-il pas consommé que de l'alcool récemment, même s'il n'en gardait aucun souvenir. Probablement aussi qu'il allait le payer pendant les jours à venir... Mais pour l'heure, tout l'agressait: la lumière matinale lui brûlait le fond des globes oculaires, sa propre odeur, mélange de sueur et d'alcool, lui envahissait les narines, son visage était un champ de bataille, et les sons lui parvenaient avec une netteté douloureuse.

...Et justement, la voix de Sickert lui parvint plus claire que jamais.

...Le mercenaire avait plaqué celui qu'il appelait Barbaque contre le mur, et venait de lui coller une vaillante droite dans l'abdomen. Rhys n'intervint pas. Déjà parce qu'il n'en avait pas la motivation, et encore moins la force. Ensuite parce que ce n'étaient pas ses affaires. Enfin, parce qu'ils avaient manifestement besoin de régler leurs comptes. Ce qui, au vu de leurs gabarits respectifs, ne semblait pas être en faveur de Barbaque... Dont le sort, au demeurant, importait bien peu à Rhys.

...Le claquement de doigts qui suivit le coup de poing provoqua un sursaut de douleur dans le crâne du jeune homme. Une jeune femme blonde ressemblant comme deux gouttes d'eau à Finnegan se tenait dans l'embrasure de la porte, suivie de Castielle, comme si elles étaient descendues les deux en même temps. Or c'était bien Finnegan qui était monté avec Castie.. oh.

...Il se leva.

...Donc... Finnegan était une femme? Cela expliquait plein de choses. Les airs adolescents de l'éclaireur, ses vêtements amples et épais... Rhys les avait attribués au fait que c'était sans doute de vieux vêtements ayant appartenu à Sickert. Mais en fait, c'était pour cacher ses courbes. Note que, l'un n'empêchait pas l'autre. Et son mutisme... sa voix l'aurait sans doute trahie, et il est vrai qu'il ne donnait pas cher de la peau d'une jeune femme au milieu d'une troupe de mercenaires. C'était malin. Mais maintenant qu'elle semblait assumer, elle n'avait plus besoin de mimer ses mots, si? Ou bien était-elle réellement muette? Étrange.

...Quoi qu'il en soit, entre ça, la grossesse présumée de Castielle, et les trois derniers jours, c'en était trop. Il avait beaucoup de choses à digérer, et si les différents "effets" dont il avait été victime semblaient être passés, il ne lui restait pas moins une gueule de bois phénoménale et une envie plus phénoménale encore de dormir. Sans dire un mot, il prit tant bien que mal la direction de la porte.
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Sickert
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MessageSujet: Re: Une épine dans le coeur [Pv]   Ven 13 Mar 2015 - 12:18



Peut-être qu'à force de se faire taper dessus, Barbaque allait comprendre les limites qu,il ne faut pas atteindre avec Sickert. Pourtant, Sickert endurait bien des choses, ses limites était souvent trèèèèèès loin. Mais Barbaque les avait franchi à tellement de reprises. L'ex lieutenant qui était en fait le pourvoyeur de la compagnie s'était permis des actions qui non seulement outrepassaient les limites de Sickert, mais de plus, Barbaque ne pouvait plus se cacher sous un semblant de vouloir les protéger. De un, il s'y prenait très mal pour les protéger en les mettant toujours dans des situations gênantes. De deux, pourquoi diable ne leur fout-il pas la paix à la fin ? C'est bien la question qu'il se pose, m ais il ne la pose pas à voix haute, parce que comme le lui fait remarquer Finn, toujours là quand il avait la situation bien en main, ils ont un public. Et poser la question pourrait provoquer une situation agaçante, surtout en public.

Il doit par contre avouer que la réplique de Barbaque lui fait plaisir à entendre. Plus que la réprimande de Finn. Oui, ils ont un public. Il hésite tout de même à flanquer un autre coup à Barb', parce que ça lui plairait bien, mais surtout pour la forme. Ses doigts soigneusement agrippé au collet de Barbaque, il le fixe quelques secondes, puis serre la mâchoire, avant de prendre la décision d'abandonner. Maintenant que Finn s'en est mêlée, c'est moins amusant, parce qu'elle va trouver quelque chose à redire. Reste que c'est sa faute s'ils doivent se coltiner Barb'. Si elle n'avait pas insisté pour faire cette guerre, tout ça ne serait pas arrivé. Il serait probablement avec son Ange... il ne sait trop ou par contre... son regard vacille, avant de se river à nouveau sur Barbaque, puis d'une brusque secousse, il le relâche, avant de lui tourner le dos. Se faisant, il fait face à Finnegan. Il la détaille un bref instant, ravie de la voir en fille, mais contrarié par la situation.

- C'est pas une raison pour te promener presque nue, commente-t-il, de mauvaise foi et d'un ton sec. Il s'entend et hoche la tête, son air s'adoucit peut-être un peu. Boutonne-la au moins, se reprend-t-il, d'un ton nettement plus acceptable. Et soudainement, toute l'agressivité qui lui crispait les épaules, tout comme le carré contrarié de sa mâchoire disparaissent. Un sourire fleurit sur son visage, chassant toutes les traces de tensions. Je suis pas certain que Rhys ait comprit quelque chose à ce que j'ai raconté, mais je lui ai dit, faudra pas penser que c'est ma faute s'il s'étouffe lorsqu'il te verra à son réveil,, dit-il avant de jeter un oeil attentif sur Castielle. Des nausées, vraiment ? Il sent que Finn n'en a pas finit avec lui et même si elle ne dit rien, ne fait même aucun geste, elle continue seulement de le fixer, il sent les reproches. Son regard revient sur elle et il la dévisage un instant. Beu, quoi ? Ne me regarde pas comme ça, lui reproche-t-il, sachant très bien ce qu'elle attends et il ne tarde pas à répondre. C'est un salopard, j'y peux rien, dit-il comme si c'était parfaitement normal et acceptable.

Et pourtant, il ne cesse de répéter qu'on a toujours le choix. Il chance d'angle à la situation, détournant les regards de sa personne et ciblant Castielle. Nulle méchanceté de sa part, seulement l'espoir que Finn ne pousse pas plus loin l'interrogatoire. D'ailleurs, il met une distance entre Finn et lui. Il se rapproche plutôt de Castielle et la détaille.

- Vous me semblez bien pâle, Castielle, seriez-vous souffrante ?

C'est vrai qu'elle a le teint un peu décoloré. Ou alors ce sont les effets de l'alcool qui lui trouble la vue ? Ou la lumière de Thaar ? Il n'ose pas jeter un coup d'oeil vers Barbaque, au cas ou celui-ci s'amuserait de le voir tenter quelque chose pour en savoir plus.
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Castielle
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MessageSujet: Re: Une épine dans le coeur [Pv]   Mer 25 Mar 2015 - 7:00


Le son de la bouteille qui se fracassa ça sur le sol fit sursauter Castielle qui accéléra le pas pour apparaître dans le cadre de porte menant à la pièce où elle s'était si durement prise à monsieur Rhys. Les nerfs à vifs et l'anxiété qui lui tourmentait toujours autant l'estomac, la demi-elfe se contenta d'observer le combat ridicule qui se produisait sous ses yeux. Quand à Finnegan, celle-ci ne se tenait pas loin de l'apprentie herboriste. Les hommes n'étaient que des animaux vivant d'instincts et de violence inutile pensa sombrement la jeune demi-elfe en imitant le geste de la soeur de Sickert et croisa ses bras sur sa poitrine. Même si Barbaque s'était dévoilé à être un être plutôt désagréable, même pour Castielle qui était de nature douce et conciliante, elle ne pouvait pas autorisé de tels écarts de conduite à l'intérieur de cette maison, et ce, même si elle ne possédait pas l'endroit et qu'elle ne demeurait pas techniquement ici.

-C'est bon, vous avez terminé avec vos échanges? s'enquit froidement l'apothicaire en considérant Barbaque et le mercenaire dont le visage portait subitement un joli sourire. La prochaine fois, faites cela dehors.

Lorsque le mercenaire s'autorisa à la contempler avec un peu plus d'attention que d'habitude, Castielle recula d'un pas prudent et leva le menton comme pour le défier. C'était drôle à quel point la douce demi-elfe semblait avoir gagner en caractère défiant depuis son séjour au sein de l'armée.  Elle fit un nouveau pas en arrière lorsqu'il se rapprocha d'elle. La présence de Sickert de lui déplaisait pas, et elle lui faisait relativement confiance même si elle ne le connaissait que très peu même s'il avait été très gentil lorsqu'elle travaillait auprès des blessés, mais il restait néanmoins encore un étranger. De plus, ces temps-ci, elle avait beaucoup de mal à se laisser approcher par des hommes.

- Vous me semblez bien pâle, Castielle, seriez-vous souffrante ?

La femme concernée haussa un sourcil. Oui, elle était souffrante, n'avait-elle pas été malade il n'y avait pas si longtemps? Elle souffrait aussi d'un manque de sommeil réparateur dérangeant et d'une anxiété qui lui faisait régulièrement jeté un coup d'œil au-dessus de ses frêles épaules. Castielle avait beau boire de multiples potions et tisanes visant à la faire se détendre un peu, elle n'arrivait tout simplement pas à se sentir à l'aise dans ce nouvel environnement, auprès de ces nouveaux visages.

-Je vais bien, monsieur Sickert, répondit-elle simplement. L'anxiété me tourmente, mais rien qui ne saurait s'améliorer au cours des prochains cycles, je dois simplement m'habituer à tout ces changements et occuper mon esprit dans des actions productives et utiles. Il ne servait à rien de dissimuler son état d'esprit et les troubles physiques qui la tourmentaient, elle avait donc répondu honnêtement à son commentaire. Son regard s'attarda sur Rhys qui s'était levé afin de se diriger vers la porte. Le pauvre, il faisait vraiment pitié à voir, mais c'était de sa faute. Maintenant, vous allez obéir à mes directives, messieurs et madame, déclara impérativement l'herboriste. Monsieur Sickert, vous allez nettoyer les dégâts, je veux que ce plancher soit suffisamment propre pour que l'on puisse y manger. Quand à vous, Barbaque, vous allez me rejoindre à la cuisine, je vérifierai vos blessures et vous m'aiderez à préparer le repas de ce soir, Finnegan, accompagnez moi, je ne désire par être seule avec cet homme dans la même pièce. Tout cela se fera dans le silence, monsieur Rhys doit se reposer.

Dans un froissement de jupons, Castielle se détourna de la scène telle une maîtresse de maison.

-À la cuisine, maintenant! s'exclama-t-elle d'un ton exaspéré.

[Hrp: Rp conclus pour Castielle]

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