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 Une couronne pour trois royaumes.

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MessageSujet: Une couronne pour trois royaumes.   Sam 3 Jan 2015 - 16:50

Deuxième jour de la quatrième ennéade de Barkios

Godefroy de Saint-Aimé faisait les cent pas dans ce qui était une pièce de dix mètres carrés, ses plus proches collaborateurs qui étaient présent avec lui restaient silencieux. Ils ne savaient comment prendre la nouvelle de Diantra, Cléophas d’Angleroy, l’un des plus proches amis de leur marquise, feu Arsinoé d’Olyssea, venait de remettre la couronne et la régence à une estreventine dont la légitimité sur Soltariel et Sybrondil était plus que douteuse après les exil de Margot, la Beronti et Avelyne, l’Euphémione. Au lieu de venir se réfugier à Sainte-Berthilde, et de lui proposer à lui le Seigneur de Saint-Aimé, le plus légitime d’entre tous de reprendre le flambeau.

« Père Chazet, avez-vous trouver ce que je cherche ? »
Le religieux semblait hésiter.
« Les her… Ah oui l’enfant. »

Lorsqu’il avait apprit la défaite de sa marquise à Christabel, puis sa fuite et son naufrage sur les côtes de Sharas, Godefroy s’était empressé de faire fouiller les plages et les villages à la recherche de corps, en vain.

« Envoyez des missives à Olysséa et Arétria, que les seigneurs viennent à Cantharel pour décider du destin de leur royaume. »
« Doux sire, Arétria nous a fait mention de la menace noirelfique… »
« Que les drows massacrent la Sgarde autant de fois qu’ils le souhaitent. Ce peuple est arrogeant, corrompu et mauvais, qu’ils crèvent tous comme des vilains. La baronnie a voulu s’ériger en royaume, qu’elle protège ses vassaux par elle-même, ce ne sont point nos affaires. »

L’armée berthildo-olysséane était revenue d’Erac quelques ennéades plus tôt, Godefroy avait renvoyé les miliciens dans leur champ afin que le marquisat ne tombe pas dans la disette. Toutefois les productions avaient dangereusement baissé. Sous les ordres des autorités compétentes, le marquisat limita son commerce agraire avec le sud de la péninsule, il en avait plus les moyens. Il devait d’abord nourrir ses terres. Par contre, les soldats de métiers berthildois patrouillaient toujours aux frontières et Godefroy proposa d’envoyer un contingent à Alwin de Karlsburg pour l’aider à surveiller ses frontières. Dans ce royaume désuni, le marquisat avait besoin de se montrer fort. Une missive fut envoyé à Soltariel.

    A Son Altesse la Duchesse de Soltariel Kahina d’Ys, et Son Honneur le chancelier, baron de Merval, Cléophas d’Angleroy

    J’ai été peiné mes amis d’apprendre la reddition de Diantra au moment même où le marquisat prévoyait de vous envoyer du soutien. Mais plus grande fut notre peine à nous berthildois, olyssean et arétrian de vous voir fuir à Soltariel.

    Sainte-Berthilde aurait été honoré d’accueillir la cour du royaume sur ses terres, berceau de feu la régente Arsinoé d’Olyssea.Nous reconnaissons l’habilité de Kahina d’Ys à pouvoir gérer ses terres, mais Soltariel représente une grosse administration donc permettez-moi d’insister pour vous alléger des charges du royaume. Cléophas d’Angleroy a servi avec fidélité et loyauté la couronne diantraise, mais je crains qu’il ne fût pas dans ses charges de déplacer une couronne sans en aviser ses vassaux. Nous sommes reconnaissant envers Soltariel de s’être porter volontaire mais à présent Sainte-Berthilde est prête à reprendre le relais.

    Que les Dieux vous bénissent.
    Signature des dignitaires berthildois.

 
« Invitez dans les heures qui suivent Son Altesse le Duc Aymeric de Serramire. Oui oui, il faudra bien lui graisser la patte pour avoir de lui ce que l’on souhaite. Godefroy s’était adressé ainsi à son cousin, lui qui comptait réunir les haut dignitaires de l’Atral, puis se tourna vers l’homme de foi. Vous l’avez donc Père Chazet ? »
« Oui oui messire, Bohémond attends dans ses appartements. »

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MessageSujet: Re: Une couronne pour trois royaumes.   Mar 31 Mar 2015 - 15:24


L'An Huit du onzième cycle
Quatrième ennéade de Barkios
Le huitième jour...



Bertrand de Karlsburg,
Fils aîné d'Alwin,
Héritier du comté d'Arétria


Ewald de Karlsburg,
Second fils d'Alwin
Le soleil n'était pas très haut dans le ciel lorsqu'arrivèrent les arétans. Petite vingtaine de cavaliers élancés sur les routes du Berthildois, ils chevauchaient au pas de course en direction de Cantharel. La bannière à l'Aigle ne laissant aucun doute, le spectateur averti pouvait identifier les Karlsburg d'Arétria. Bertrand et Ewald, les deux fils du comte Alwin, avaient prestement accompli la chevauchée depuis Arétria-la-ville, ainsi que leur Père le leur avait commandé.

A l'heure où la malelande se mettait une nouvelle fois sur le pied de guerre, il paraissait incongru qu'un seigneur du Berthildois - si proche fut-il de feu la marquise - se permette de convoquer le comte d'Arétria, à moins d'être investi officiellement d'un pouvoir de régence - ce qui, pour autant que Bertrand le sache, restait incertain. Mais leur père était un homme sage, qui ne laissait rien au hasard ; même si l'urgence retenait son attention, il ne pouvait se permettre d'ignorer certains détails. Le comte Alwin avait d'abord envisagé de se rendre à Cantharel en personne, mais le trajet risquait de retarder son départ pour l'Oësgardie ; aussi avait-il commandé à ses deux fils, Bertrand et Ewald, de se charger de cette mission, faisant toute confiance à son aîné pour le représenter. Plein d'admiration pour son père, Bertrand s'en montrait honoré. Ce ne serait pas sa première mission d'ambassade : lorsque leur famille avait prit le pouvoir en Arétria, il s'était largement investi en allant négocier auprès des vassaux. Toutefois, il ignorait tout de la nature de l'invitation de Godefroy de Saint-Aimé, et cette visite était la première qu'il faisait officiellement à Cantharel. Mieux vaut m'y habituer dès maintenant, se dit-il. Un jour, je succéderais à mon père comme comte d'Arétria. Il faudra que je sois prêt à en assumer la responsabilité.

Lui, comte d'Arétria ! Il n'aurait même pas osé en rêver du temps de son enfance, lui, issu d'une branche cadette d'une maison arétane jusque là peu prestigieuse. C'était un concours de circonstances qui avait élevé son cousin Wenceslas à l'honneur comtal, un coup du destin qui l'avait vu passer de vie à trépas un an plus tard sans descendance directe, reléguant l'autorité malelandoise entre les mains d'Alwin de Karlsburg - qui, lui, était fort bien pourvu en matière de descendance.
Bertrand n'en tirait aucune fierté personnelle. Il suivait l'exemple de son père qui, droit comme un I, avait succédé à Wenceslas par devoir avant tout. Le pouvoir est une charge, et l'homme qui prétend diriger ses semblables doit leur rendre des comptes à tous ; telle était la manière dont le Père et le Fils entendaient gouverner. Pareille droiture était devenue chose rare, aussi Bertrand se méfiait-il du nid de vipères qu'abritait la cour de Cantharel. Ce Saint-Aimé fera-t-il preuve de probité, ou n'est-ce qu'un opportuniste comme les autres ? Nous verrons bien.

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MessageSujet: Re: Une couronne pour trois royaumes.   Mer 1 Avr 2015 - 12:07

« Bienvenue mes seigneurs à Cantharel, je vous avoue être surpris. Je m’attendais à rencontrer votre père en personne. Mais ses héritiers restent un honneur. Permettez-moi de m’introduire, je suis Godefroy de Saint-Aimé second du nom, ma grand-mère Constance était la sœur du grand-père d’Arsinoé et marquis, Roland. Je suis ainsi le plus à même de reprendre les affaires ici. Je vous en prie, suivez-moi. »

Godefroy devait expliquer sa légitimité à parler au nom de Sainte-Berthilde. Il avait fait consensus auprès des grands seigneurs de l’Atral pour être celui qui dirigea le marquisat en attendant. En attendant de trouver une réelle solution. Le Saint-Aimé, ainsi que les autres seigneurs étaient conscient de la réalité de la disparition d’Arsinoé, ils ne croyaient plus à son retour. Pour eux elle était morte. Son héritier Bohémond, était également porté disparu. Peu d’entre eux étaient au courant qu’il y en avait un dans un des placards du château. C’était une solution intermédiaire, non pas définitive. Godefroy voulait hériter du marquisat comme son père avant lui, mais avant tout, il devait fédérer le nord autour de lui. Trouver une solution qui avantagerait tout le monde. Sans Bohémond il était marquis, avec Bohémond il avait un moyen de ne pas ployer le genou devant la mascarade soltarienne.

Il était homme de taille moyenne, peut-être tout aussi âgé que l’ainé des Karlsburg présent. C’est lui qui était allé voir les seigneurs de la plaine pour qu’ensemble, ils retirent leurs troupes d’Erac, Olyssea avait suivit le mouvement. Contrairement à d’autres, il avait eu le mérite de prendre l’initiative. Il mena les nobles arétans, après les avoir accueilli devant le château, à travers un long couloir qui donnait sur une salle au plafond haut avec une table entouré d’étagères. Autour de la table se trouvait déjà quelques grands seigneurs qui se levèrent pour accueillir la délégation arétane.


« Prenez un siège. »

Dit-il après s’être assis en tête de table. Il leur avait montré deux chaises, à droite de lui.

« Nous allons traiter d’affaires importante. Comme vous le savez-tous, Soltariel revendique la possession d’un Bohémond et a déclaré son détachement du médian en revendiquant le titre de Royaume de Diantra. Cette situation est intolérable, nous sommes des péninsulaires et nous ne pouvons être dirigé par une fillette estreventine. Mais avant de continuer mes seigneurs, j’ai besoin de savoir si vous parlez au nom d’Arétria et de votre père le comte, et si vos mots devront être prit comme ceux de son Honneur le Comte. »

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MessageSujet: Re: Une couronne pour trois royaumes.   Jeu 2 Avr 2015 - 14:52


Bertrand de Karlsburg,
Fils aîné d'Alwin,
Héritier du comté d'Arétria


Ewald de Karlsburg,
Second fils d'Alwin
Si Bertrand s'attendait à être reçu en grande pompe, il fut plutôt déçu. Rapidement conduit auprès de sieur de Saint-Aimé, il trouva ce dernier bien présomptueux à son goût. Il échangea un rapide regard avec son frère Ewald, et devina que celui-ci partageait son opinion. Depuis que leur père était comte d'Arétria, les deux hommes n'avaient pas l'habitude d'être traités à la légère, et ce Saint-Aimé s'adressait à eux comme il se serait adressé à n'importe qui. Bertrand n'était pas particulièrement orgueilleux, mais il méritait plus de respect. Il se garda bien, toutefois, de sermonner son hôte d'entrée de jeu ; vu les enjeux, il préférait opter pour la prudence et le tact. Cet homme en est peut-être dépourvu, mais ce n'est pas mon cas.

Les deux frères s'installèrent à la table, en compagnie d'autres hommes en qui l'on pouvait deviner des membres de la noblesse du Berthildois - ceux qui soutenaient Saint-Aimé et ses projets, ou qui lui faisaient assez confiance pour avoir répondu à son invitation. D'un coup, Bertrand se sentit mal à l'aise ; il n'avait aucune idée de ce qui ressortirait de cette entrevue, et s'inquiétait de ce qu'on pouvait bien attendre de lui. En quelque sorte, il ne se sentait pas à sa place ; or, il représentait Arétria, il ne fallait pas perdre la face.

- Je représente mon père le comte Alwin de Karlsburg, suzerain de la malelande par la volonté d'Arsinoé d'Olyssea, lança-t-il d'un ton qui parvenait à feindre une assurance qu'il n'avait pas. En tant que son fils et son héritier légitime, j'ai toute sa confiance pour parler en son nom aujourd'hui.

En rappelant que les Karlsburg tenaient leur titre d'Arsinoé d'Olyssea, Bertrand souhaitait montrer subtilement à la noblesse du Berthildois que les arétans ne les laisseraient pas aller trop vite en besogne. La première chose qu'il avait imaginé était que Saint-Aimé souhaitait au plus vite se faire reconnaître comme marquis de Sainte-Berthilde ; or, même s'il gardait peu d'espoir de voir réapparaître la marquise, le comte d'Arétria n'était pas encore prêt à lui reconnaître un successeur. Son père n'avait pas eu le temps de se positionner là-dessus, et il était probable qu'il ne le ferait pas avant son retour d'Oësgardie. Bertrand était venu avant tout pour gagner du temps.

Mais il ne tarderait pas à se rendre compte qu'il se trompait sur les plans de Saint-Aimé, et que ce dernier jouait un jeu bien plus subtil qu'il ne l'avait cru au premier abord.

- Vous parlez d' "un" Bohémond, monsieur de Saint-Aimé. Considérez-vous donc que la duchesse de Soltariel ment ? Si vous avez des preuves que nous n'avons pas, nous serions ravis d'en prendre connaissance.

Il avait parlé d'une voix forte avant que Saint-Aimé n'ait le temps de poursuivre. La rumeur du sud avait aussi atteint Arétria, et l'on se demandait quel crédit lui accorder ; mais si elle se révélait avérée, Bertrand restait tenu par le serment qu'avait fait Wenceslas, et que son père Alwin avait suivi. Bohémond n'était pas seulement le roi de la péninsule. S'il avait survécu au naufrage qui avait emporté sa mère, alors Sainte-Berthilde lui revenait de droit. Et les Karlsburg ne briseront jamais leur serment.
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MessageSujet: Re: Une couronne pour trois royaumes.   Lun 25 Mai 2015 - 19:52

« L’honneur est mien alors Bertrand de Karlsburg d’être assis avec vous autour de cette table. »

Certains seigneurs berthildois hochèrent la tête et échangèrent des regards.

« Vous devez savoir mon seigneur que nous sommes tous intensément attristé par la perte de notre marquise. Durant des ennéades nos patrouillent n’ont cessé de ratisser les côtes et les mers, et pourtant nul trace. Si elle était captive quelque part nous aurions déjà eu des demandes de rançon. De ce fait, nous la présumons morte et nous ouvrons la porte à la succession. Nous avons repéré des mervalois parcourant la côte et chercher dans les villages de pécheur des jeunes enfants blonds, peu de temps après un Bohémond apparait à Soltariel. Tirez-en vos conclusions. Des hommes à Olyssea ont également péché un corps de nourrisson indentifiable qui avait une bague de grand valeur à sa main, il pourrait s’agir de notre roi mais des pécheurs ont volé la bague et enterrait les corps selon les rites de Tari. Pensez-vous que le Bohémond de Soltariel est notre Bohémond ? »

Bertrand afficha une moue perplexe. Saint-Aimé semblait être un homme pressé et le débit rapide de ses paroles lui rappelait celui des marchands de breloque, toujours prêt à en dire le plus possible afin de faire passer la pilule. Mais contrairement à lui, son interlocuteur semblait informé et bien même, sans aucun doute que celui ci était entrain de le mener sur le chemin lié à son désir. Mais l'ainé des Karlsburg décida de temporiser la chose afin d'essayer d'en apprendre plus sur les réels intentions de cet homme.

"Je ne pense rien messire, il est impossible aujourd'hui de dénouer le vrai, du faux, tant les protagonistes sont nombreux. Mais si vous voulez réellement mon avis, il m'est bien difficile de croire que l'enfant est réussi à trouver refuge aussi loin au sud. Cela impliquerait une trop grande part des esprits de la chance, vaincre un océan à la nage n'est pas chose aisé, si celui ci est démonté encore moins, et pour un enfant d’un an, cela tient de l'ordre du miracle. Domaine bien sûr, que je me garderai de commenter, les desseins des dieux devant selon moi, rester impénétrable."

« Pensez-vous donc que notre marquisat devrait se soumettre à Soltariel et sa mascarade ? »

"Le peuple et les dirigeants de Sainte-Berthilde sont libres de leurs choix messire. Mais afin de vous facilitez la chose, je tients à vous donner la position des miens et notamement celle de mon père le comte, que je représente en ce jour : Nous respecterons notre serment d'allégeance à feu la régente et au Roi légitime. L'Estreventine me semble être une femme des plus opportunistes et nous ne pouvons lui accorder notre confiance."

Betrand ne clamez rien mais sous entendez clairement. Godefroy hocha la tête et répondit

« Je suis heureux d’entendre messire qu’il reste des hommes droits dans ce royaume. Je suis le cousin germain d’Arsinoé et de par mon grand-père je suis le plus légitime pour revendiquer le marquisat. Arétria y verra-t-elle des objections ? » La moue de Bertrand ce fit plus sombre.

"Vous l'êtes en effet messire, mais bien que la Duchesse nous mène sûrement en bateau, du doute subsiste, et nous ne pouvons omettre le fait que l'enfant est peut être encore en vie, les pêcheurs Mervalois et Olyssean étant peut être simplement passé à coté. Et dans ce cas la, le Marquisat revient de droit légitime à l'enfant et non à un de ses lointains cousins"

« Cher seigneur, vous êtes bien optimiste. Cela fait presque quatre vingt-dix jours qu’ils sont porté disparu. »
"C'est un trait de caractère notable, au même titre que l'honneur, la loyauté et l'ambition."
« Je crains alors couper court à votre optimisme. Dès que nous avons apprit la tragédie, des hommes du berthildois sont parti à la recherche de rescapés. Nos nobles gens ont retrouvé parmi les décombres du navire amiral un petit garçon, notre roi, que Soltariel prétend détenir. Nous l’avons fait rapatrier à Cantharel pour lui administrer des soins, mais sa condition étant mal, il est mort quelques jours plus tard. Notre roi légitime est mort sire. »
"Voila une nouvelle que mon père aurez sûrement apprécié entendre plus tôt messire, comme moi bien sûr et j'imagine un bon nombre des membres de cette assemblées. L'on pourrait presque venir à vous soupçonnez d'avoir savamment orchestré cette rencontre afin que plus aucun obstacle ne se mette en travers de votre route."

Petit moment de silence, tendu j'imagine, mais Bertrand reprend, plus calmement.

"Néanmoins, si vous jurez sur votre honneur qu'il en est ainsi. Alors cette sombre nouvelle remet bien nombre de chose en cause, messire."
« Il me fallait connaitre vos intentions avant de vous dévoiler cette terrible nouvelle. Les vautours sont nombreux à tournoyer sur les cadavres du royaume, et le dernier homme d’Arétria que j’ai connu, Anseric de la Rochepont a conduit mon père à sa chute. Vous comprendrez alors mes réticences vis-à-vis de vous et de votre lande. Je n’ai pas de route, je ne suis que l’humble serviteur des berthildois afin qu’aucune puissance extérieur ne s’imagine nous commander et que nos vassaux ne s’enfuient. Mais je le jure sur mon honneur, et que Néera m’en soit témoin, que je ne dis que la vérité. Ainsi, dîtes-moi sire, que devons-nous faire selon vous ? Nous plier à la mascarade de Soltariel, rejoindre la comédie de Velteroc ou nous rendre justice par nous-mêmes. »
"S'il est une chose sur en ce jour, la voici : L'Arétria ne suivra pas la duchesse de Soltariel sur la route qu'elle tente aujourd'hui de ce tracer. L'optimisme est une qualité notable, l'opportuniste d'ont elle fait preuve, bien moins. Et dans un second temps, Velteroc ne dispose pas non plus de notre soutient. Ma famille ne porte pas l'ancien baron dans son cœur et il existe aujourd'hui peu de chance que cela change. Je n'ai nul besoin de vous précisez les relations que celui ci entretenez avec mon regretté cousin. Alors, si le Royaume peut encore être sauvez de la plus honorable des manières qui soit, nous suivrons cette route, fut il nous rendre justice nous mêmes."
« Je crains que le royaume ne soit mort en même temps que Bohémond. Nous ne pouvons pas prêter allégeance à des usurpateurs et nous ne pouvons mettre un illégitime sur le trône. Mais nous pouvons rester maitres de nous-mêmes. Un conseil du nord avec nos voisins d’Odélian et de Serramire, un triumvirat qui gouvernera le nord et qui n’aura pas de compte à rendre à Velteroc ou à Soltariel. »
" Il semble que cela soit la meilleur route à prendre, pour nous tous, si nous décidons de ne pas tendre l'oreille au sirène venu du sud. Le comte d'Arétria et moi même avions déja soulever cette possibilité futur dans l'éventualité à ce que l'enfant ne réapparaisse jamais. Aujourd'hui vous avez levé le voile sur ce fait, il est donc fort probable que mon père porte grand gage à cette proposition. Nos relations avec notre voisin Serramirois se sont amélioré dernièrement et sous les ordres du comte, le ban a récemment été levé pour venir en aide à l'armée du Marquis, partit à l'encontre des drows en Oesgard."
« Sainte-Berthilde portera les armes en Sgarde également afin de repousser les noirelfes. Après cela, si les Cinq nous sont favorable, nous rendront un dernier hommage à notre roi et nous bâtirons les bases de notre nouveau royaume. Etant le cousin de feu Arsinoé, je suis le plus à mène de régenter le marquisat jusqu’à ce que l’on repousse les drows. La sagesse de votre père me sera d’une grande aide pour ces heures sombres que nous allons affronter. »

La petite assemblée continua de discuter entre elles de certaines modalités, avant de dériver sur la menace drow et des conséquences de celle-ci. Ils se quittèrent quelques minutes plus tard, sur une entente.

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