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 La loi des princes-marchands [Conseil de Thaar] [suspendu provisoirement]

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Ascanio Vossula
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MessageSujet: La loi des princes-marchands [Conseil de Thaar] [suspendu provisoirement]   Sam 10 Jan 2015 - 22:15



Note : ce topic sera poursuivi lorsque des précisions auront été apportées au BG concernant les institutions de Thaar, et notamment de son Conseil.

C'était une journée splendide.

Les toits de la cité miroitaient des reflets dorés sous un soleil ardent. Les eaux transparentes et turquoises de la mer olienne étaient recouvertes de leur forêt de mâts, autour de laquelle tournoyaient des nuées de mouettes. Les quais fourmillaient d'activité comme chaque jour, et il en allait de même en ville, dans ce vaste enchevêtrement de voiries bondées se découpant parmi la multitude des façades, là où les hôtels, les temples, les entrepôts et ateliers côtoyaient les tripots mal famés, les vieux bordels et les coupes-gorges. Bruyante, agitée, la vie était rythmée par les cris des petits commerçants, les jurons des charretiers sur les voies engorgées.

L'animation qui régnait dans les hautes sphères était d'une autre nature. Rivalisant de splendeur et d'originalité architecturale, les palais des grandes familles marchandes s'élevaient dans les hauteurs comme pour narguer les cieux, reflétant la démesure et l'opulence des princes thaarii. Panorama grandiose que celui de ces grandes demeures, dont les silhouettes, visibles jusque dans les bas-quartiers, insufflaient l'envie et peut-être l'espoir, sinon la désillusion, chez les plus démunis.

Sous l'escorte d'une poignée de fins bretteurs et d'une vingtaine de portefaix, le prince-marchand Tiberio Vossula quitta son palais à midi, en compagnie de son fils aîné et héritier Ascanio. Ce dernier, revêtu d'une tunique en soie de qualité aux multiples couleurs criardes, arborait ostensiblement un fourreau incrusté de pierres précieuses abritant une fine épée. Sa tête était coiffé d'un large chapeau cousu de fils d'or et pourvu de plumes rouges, bleues et jaunes qui contribuait à le rendre encore plus excentrique. L'instant était pourtant solennel, et l'absence momentanée de son éternel sourire devait indiquer qu'il en prenait la mesure ; en ce jour il prendrait part, pour la première fois, au conseil de Thaar. En qualité d'observateur uniquement, puisque les affaires familiales continuaient d'être administrées par son père. Toutefois, Tiberio Vossula avait décidé que son héritier devait se préparer à lui succéder, et à ce titre, lui déléguait de plus en plus de responsabilités. Pour parfaire son apprentissage, il tenait à ce que son dauphin connaisse les enjeux d'un conseil.

Richement vêtu lui aussi, quoique dans un style plus austère que son fils aîné, le prince-marchand Tiberio Vossula était un homme d'un certain âge, quoique robuste et de haute stature. Il avait le front puissant et une large mâchoire, et le regard de ces gens qui ont tout connu, forgé par l'expérience ; si l'âge le rendait soucieux de préparer au mieux son héritage, il débordait toujours de vitalité.

Le chemin qui séparait la demeure des Vossula du palais du Conseil ne comptait que quelques rues à peine, et l'escorte qui accompagnait les deux hommes visait autant à assurer leur sécurité qu'à faire démonstration de ses forces. La précaution n'était pas inutile, cependant ; à Thaar la menace est partout, y compris au sein de sa propre famille.
Le petit peuple ne simplifiait pas la tâche. La procession de nobles se rendant au palais du Conseil attirait toujours les curieux. Les petites gens, attirées par une opulence et un pouvoir qu'elles savent inaccessibles, s'agglutinaient dans la rue tels des sangsues. A grand renfort d'injonctions, de poussées et de regards durs, l'escorte parvint tant bien que mal à libérer un passage, protégeant le patriarche et son fils des mains sales et repoussantes de la populace.

Lorsque le cortège gagna enfin les marches du palais, Ascanio se retourna pour contempler la vaste cour en pleine effervescence, tout en se protégeant les yeux du soleil. Puis ils franchirent les portes du palais, pour déboucher dans un vaste hall au plafond voûté, dont les hauts murs étaient recouverts de fresques glorifiant la cité et ses princes. La grande salle était comme toujours peuplée d'importuns, que les gardes s'efforcèrent de maintenir à l'écart pendant que Tiberio Vossula et son fils gagnaient les escaliers. Ils parvinrent devant les deux lourdes portes de la Salle du Conseil, où six hommes de haute stature montaient la garde, puissamment armés et parés de magnifiques armures aux reflets dorés. Même la garde rapprochée des empereurs nisétiens n'aurait pas semblé plus fastueuse. Ascanio entra à la suite de son père.

Le centre de la pièce était occupé par une longue table d'un blanc ivoire autour de laquelle les princes étaient appelés à prendre place. Les murs étaient recouverts de fresques historiques évoquant la fin du joug drow et l'expansion des cités thaarii, de dessins complexes et de magnifiques sculptures. D'immenses fenêtres donnaient une vue imprenable sur Thaar, dominant tous ses quartiers avec, à l'arrière-plan, le vaste port et la mer olienne.
Le simple fait de pénétrer dans cette salle donnait la sensation enivrante de faire partie des maîtres du monde.

- Observe, écoute, et apprends, souffla le vieux patriarche à Ascanio. Ne dis surtout rien d'inutile, ou de stupide. Ne dis rien, même. Je parlerais, et tu apprendras en silence.


Dernière édition par Ascanio Vossula le Mer 21 Jan 2015 - 13:51, édité 1 fois
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Salfaryl le Sombre
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MessageSujet: Re: La loi des princes-marchands [Conseil de Thaar] [suspendu provisoirement]   Lun 12 Jan 2015 - 13:39


C’était une effroyable journée.

Elle avait commencé sous le plus sombre des auspices imaginable dans les Milles-Caves : Le Maître des lieux était en pénurie de tabac. On raconte souvent dans les innombrables couloirs du palais souterrain, que c’est dans ses jours noirs ou les stocks étaient à sec, que le nain avait gagné son surnom de « Le Sombre ». Une rumeur parmi temps d’autres concernant le sobriquet qui lui était alloué. Mais aujourd’hui, on pouvait avec aise croire que le ragot était belle est bien fondé. Salfaryl était d’une humeur massacrante.

Il c’était levé à l’aube naissante dans la Dernière Chambre. Bien sur il n’apercevait pas le soleil mais une vie entière passé à grappiller la moindre étincelle de temps lui permit de développer un flair infaillible concernant l’organisation  le moment de la journée. Ainsi il débutait chaque jour par le même rituel. Dans un premier temps il entama une série d’exercice censé assouplir son corps, c’était une nécessité à son âge  s’il voulait rester dans les meilleurs conditions. Depuis une dizaine d’année il avait tendance à ressentir une douleur sourde dans la jambe droite, un signe de la vieillesse qui le guettait et qui se propagerait un jour à tout son corps. Il devait être un des derniers nains vivant ayant atteint cet âge et cela ne le rendait pas peu fier. Ainsi après ses étirement matinaux, il se dirigeait sans tarder en direction de son brûle gueule fétiche. Il l’avait suffisamment bourré la soirée passé pour en profiter encore assez au matin. Ainsi il tira les dernières bouffées de « L’herbe au corbeau ». Un tabac originaire de la région sud du royaume nain, la contrée de Lörn. Son gout était doux et légèrement aromatisé, très agréable en bouche.  Pourtant, il ne fut pas satisfait et entreprit alors de curée sa pipe une fois qu’il eut consumait les derniers brins. Il attrapa en suite une petite jarre de terre cuite et fouilla à l’intérieur, elle était vide. Mauvais signe. Tant pis, les affaires n’attendez pas. Il s’habilla donc en hâte, enfilant sa tenue la plus prestigieuse et n’omettant pas d’y ajouter ses bijoux les plus gros. Il scruta son reflet, se trouvant digne d’être le descendant du clan des Trois-Diamants. Satisfait, il entreprit la longue marche jusqu’au étage supérieur.

Comme toujours pour lui, ce fut un plaisir que de parcourir les différents niveaux du palais de ses aïeux. Voila bientôt trois cents ans qu’il foulait cette terre et pourtant il s’émerveillait chaque jours du travail des artisans nains. Quand il pénétra dans le Grand Hall, son regard se fit plus sévère, d’instinct il distingua que quelque chose clochait, un de ses émissaires personnels,  le nain Yrval n’était pas censé se trouvait la. De plus, ce dernier affichait une mine peut réjouit. Encore un mauvais signe. Il prit donc les devants et s’approcha du nain à la barbe rousse.

« Par les cinqs, qui a-t-il ? Parle ! »
« Mai…Maître. J’ai reçu se matin même de bien mauvaise nouvelle…Le navire qui transportait la caravane de Jaran Trois-Doigt et ses hommes à…coulé. Au large de nos cotes… »
« Comment ? Une attaque ? Une tempête ?»
« Je…Je ne sais pas maître…Les survivants racontent qu’ils n’ont rien vu venir, le temps était radieux et pas de navire pirate en vu…Puis la mer se serait déchainé alors qu’aucun vent ne poussait les vagues, envoyant le navire par le fond en très peu de temps… »
« Que transportait-il ? »
« La livraison pour Kormun, les jarres de vin et…le tabac…nain. »
« Le tabac nain tu dis… »
« Oui…Maître. »

Salfaryl ne put retenir sa colère et invectiva avec violence l’ensemble du monde entier. Son cri se répercuta sur toutes les parois des Milles-Caves et on pu l’entendre jusqu’à dans la cour. Ses traits étaient tirés et de nombreuse veine apparurent sur son front glabre.

« Autre chose ? » tonna le Maître des Caves
« On…Je porte un message. Le Conseil se réunit et compte sur votre présence. »
« Aujourd’hui ? »
« Oui Maître »
« Très bien. Ne les faisons pas attendre. Préparez vous.»

Son ton était cassant et sa voix ressemblait plus à un aboiement rustre. Salfaryl se détourna et prit place sur un siège qui lui était réservé. Le Grand Hall bouillonna bien vite d’activité pendant que se formait l’escorte du Prince Marchand. Ce dernier patientez, la mine toujours aussi sombre.
Une trentaine de guerrier furent affectés à sa protection, un mélange d’homme et de nain, tous étaient lourdement armés. Salfaryl prit place sur la banquette qu’on mit à sa disposition. Celle-ci était portée par six esclaves à forte carrure, une récente acquisition qu’il avait décidé de tester pour sa prochaine sortit en ville. Ainsi avant que le soleil ne soit haut dans le ciel, ils quittèrent la luxueuse demeurent naine pour affronter le peuple de Thaar et sa chaleur.

Bien qu’habitué maintenant, le vieux nain préférait le cocon de fraicheur que lui offrait son palais. Aucun rayon de soleil ne parvint à réchauffer son humeur, seul nuage noir au dessus de la procession. Le groupe avançait lentement, mais le nain du admettre que le voyage n’était pas si inconfortable, les badauds s’attardaient sur cette curieuse procession mais toute personne approchant d’un peu trop prêt était écarté sans ménagement. Le Maître nain aimait faire étalage de sa richesse et du danger qu’il représentait en même temps si on s’attaquait à sa personne ou à ses intérêts. Ils arrivèrent enfin en vu du palais du conseil. Salfaryl foula enfin le sol pour commencer à gravir les marches qui menaient à la Salle du conseil. Un nain hors d’haleine le rattrapa à mi chemin.

«HupfHupf… Maître… »
« Eh bien Jordak, qui à t’il ? »
« Pour…Hupf…Pour vous Maître… »

Le messager lui tendit une petite boite de bois frappé des lettres « BF »,  celle du clan Barbe-Feu. Un clan nain de la vallée de Nérania, disparut maintenant mais qui comptait dans ses rangs les meilleurs tabatiers du Royaume du Nord. L’envoyé avait sûrement du remué ciel et terre en très peu de temps afin de lui trouver une dose pour son brûle gueule. Un large sourire se dessina sur le visage du Prince Marchand. Il sortit une pièce d’or d’une de ses bourses et lui tendit.

« Tu es un brave nain, maintenant va. »

Il ne regarda pas le messager partir et reprit son ascension. Tout en marchant il entreprit de bourré sa pipe en faisant fit des convenances, à son âge, que pouvait t’il lui arriver de toute façon ? Il n’adressa qu’un court regard aux gardes en charge de la protection du Conseil, trop occupé à remplir son office. Il alluma à la hâte sa pipe et tira une première bouffé de l’herbe « Feu-de-Dragon » qu’il reconnut d’instinct. Puis, dans un geste presque théâtral il poussa les deux lourdes portes. Il aperçut les hommes de la famille Vossula, le père et le fils. Sans dire mot il s’approche de la place qui lui était alloué. Il lui faudrait défendre sa réputation de dragon aujourd’hui.

Mais la journée lui semblait d’un coup, bien plus belle qu’à son réveil.
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Ptolémée de Clary
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MessageSujet: Re: La loi des princes-marchands [Conseil de Thaar] [suspendu provisoirement]   Mar 13 Jan 2015 - 15:56


L'aube pointait le bout de son nez mais déjà, l'on s'affairait chez le Polémarque de Thaar. Entouré de ses suivants, Ptolémée, revêtait les décorations usuelles, son sautoir honorifique couleur de pourpre orné de glaives entrecroisés en or,  l'Épée de Polémarque dont le fourreau, richement ornementé était accroché, via des lanières de soie et lin entrecroisés, et, enfin, les gants en cuire de wivern affinés et sertis de deux soleils d'or, symboles de la resplendissante Thaar.

Ainsi paré, et accompagné de sa garde personnelle, Le Duc des Septmont sortit de son palais aux dimensions gargantuesques afin de se rendre dans l'édifice qu'il avoisinait à quelques centaines de mètres et dont les dimensions n'avaient rien à lui envier. Arrivant devant la porte principale, il s'arrêta devant les gardes d'or qui s'assuraient de la protection des lieux. Reconnaissant leur Magistrat tutélaire, ils se mirent immédiatement au garde à vous et le laissèrent entrer.

Une fois à l'intérieur de ce lieu fastueux au sol de marbre et aux murs richement décorés,  il se libéra de ses gardes pour revêtir celle des gardiens des lieux. La coutume voulait que ce soient eux et eux seuls qui assurent la sécurité des Magistrats a l'intérieur du palais et tout particulièrement celle de leur supérieur hiérarchique le plus absolu. Après quelques  minutes de marches, le cortège arrive devant le bureau du Prince de Thaar où attendait ce dernier, en présence du Magistrat Eponyme, troisième et dernier membre du Triumvirat, en charge de la Justice.

La convocation a cette réunion était arrivé tard dans la soirée. A la demande de nombreux princes, une séances extraordinaire du Conseil de Thaar avait été demandée et accordée. Le Prince de Thaar, en charge de l'administration civile et de la juridiction publique avait fait aussi vite qu'il avait pu pour convoquer les Princes et les Magistrats de la confédération pour qu'ils puissent tenir le conseil dans les plus brefs délais.  Et comme tout autre Conseil, il était précédé d'une réunion préparatoire du bureau exécutif.

Une fois la réunion terminée et alors que retentissait la cloche annonçant le début de la séance dans cinq minutes, les trois hommes enroulèrent les papyrus sur lequel ils avaient pris des notes quand à la situation géopolitique du monde et les troubles que connaissait Thaar en particulier. Une fois ces choses faites, ils sortirent solennellement de la pièce pour retrouver leur escorte vêtue d'or et se dirigèrent vers la salle du Conseil. Les manants s'écartèrent a l'approche de la délégation qui atteignit les portes de la salle tandis que le brouhaha laissa place au silence. Dans l'encadrement de la porte, le capitaine de la garde se mit au garde a vous et annonça.

Messieurs les Magistrats de Thaar !

Les princes présents se levèrent alors que le Triumvirat traversa la pièce dans un ordre prédéfini. Le Prince au centre et en avant de deux pas, le Polémarque a sa droite et l'Éponyme a sa gauche. Ils atteignirent le fond de la pièce où les attendaient, faisant face au reste de l'assemblée, les trois sièges leurs étant dédiés et le pupitre des orateurs. Comme pour la marche le siège au centre et légèrement surélevé était celui du Prince, les deux autres, ceux de ses acolytes. Une fois en place, le Prince prit la parole.

Messieurs les surveillants, veuillez vous assurer qu'aucun Prince n'attende a l'extérieur.

Un garde sortit de la pièce, observant un instant la foule qui restait silencieuse, encadré par plusieurs de ses confrères,puis, revenant sur ses pas, il annonça en se remettant au garde-à-vous, la main droite fermée dans le dos et la seconde sur la clavicule droite.

Aucun Prince n'attend votre éminence  !

Le Prince de Thaar fit de même, à la différence que dans sa main droite se trouvait un maillet qu'il utiliserait prochainement pour diriger les travaux du Conseil.

Alors vous pouvez fermer la porte. Puis s'assaillant. Le Conseil peut maintenant commencer. Il frappa alors, pour sanctionner ses mots, un coup de maillet sur le bureau qui lui faisait face.
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