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 Murmures et confidences [Azhar]

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Eliwa
Elfe
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MessageSujet: Murmures et confidences [Azhar]   Sam 21 Fév 2015 - 23:00

Deux jours qu'elle arpentait Thaar. Deux jours qu'elle fouillait les bas fonds de la cité. Deux jours qu'elle visitait scrupuleusement chaque bordel. Quand elle était revenue, elle avait entendu dire qu'un noble péninsulaire, qui correspondait fortement à la description de celui qu'elle cherchait, était passé il y avait peu. Quand elle avait réalisé qu'elle avait certainement raté Altiom de peu, son cœur s'était serré un court instant, avant que la colère n'empourpre son visage. Décidément, tout était contre elle. Kÿria l'aurait-elle abandonnée ? Serait-ce une punition pour avoir pris une vie ? Ou bien était-ce parce qu'elle n'avait pas passé assez de temps en Anaëh ces dernières années ? Mais bien évidemment, elle ne pouvait répondre à aucune de ces questions. Tout ce qu'elle pouvait faire, c'était récupérer des informations quand à ce noble, pour être certaine qu'il s'agissait bien du père de sa fille. Alors elle était sortie, avec l'intention de trouver quelqu'un qui en savait plus qu'elle à ce sujet.

Une énième fois, elle franchit la porte d'une maison close, une qu'elle connaissait bien à vrai dire. Père l'y avait envoyé si souvent qu'elle se sentirait presque ici chez elle. Tout était comme dans ses souvenirs, ou presque. L'odeur entêtante de l'encens assaillait ses narines, sans qu'elle ne puisse rien y faire, et une musique lascive parvenait à ses oreilles. Il ne fallut pas longtemps à la gérante de l'établissement pour remarquer sa présence, puisqu'elle l'accueillit presque instantanément à bras ouverts.

 - Eliwa, mon enfant, quelle joie de te revoir ! Je ne pensais pas que tu franchirais à nouveau ces portes un jour. Tu cherches du travail ?
 - Je suis toute aussi contente de te revoir, Myeh, mais je ne cherche pas du travail, non. Je cherche Lizzy, est-elle encore ici ? demanda l'elfe, un sourire à demi vrai sur son visage.
 - Oh, Lizzy, oui, bien sûr qu'elle est encore ici, mais vois-tu, elle travaille en ce moment, et...
 - J'ai de quoi payer, la coupa-t-elle. Dis moi seulement dans quelle chambre elle est.
 - Bien, tu as de la chance, elle n'est pas occupée en ce moment, elle attend son prochain client. Mais elle n'est pas dans une chambre, elle est en bas, répondit-elle en tendant la main.

Eliwa déposa quelques pièces aux creux de sa main, et rendit où on l'avait envoyé. Elle traversa la pièce principale sans même prêter attention à ce qu'elle pouvait entendre à droite ou à gauche, et descendit les escaliers. La lumière du jour n'arrivait plus à se faufiler jusqu'ici. L'éclairage était uniquement constitué de bougies. La flamme frémissante des bougies donnait aux ombres une allure étrange, et aux murs de pierre une teinte jaune orangé. Ici, l'encens laissait place aux parfums fleuris des huiles. Et l'elfe eut alors l'impression d'avoir remonté le temps. Mais cette impression fut éphémère, puisque l'apparition de la semie qu'elle était venue trouver la ramena dans le présent. Cette dernière la pris dans ses bras, puis déposa un baiser sur son front avant de lui demander la raison de sa visite.

 - Je cherche quelqu'un. Plus précisément, je cherche des informations sur quelqu'un. Et je crois me rappeler que tu savais beaucoup, si ce n'était tout, dans le temps. Cela a-t-il changé ?
 - Eliwa, tu me connais bien, je ne donne rien sans rien. Mais j'ai entendu des choses, beaucoup de choses, à propos de beaucoup de monde, répondit-elle en souriant.
 - Un noble, humain, péninsulaire. Il y une ou deux ennéades. Avec des soldats, peut-être. Je veux savoir qui il est, et où il va.

La semie drow prit ses mains pour y déposer une huile, et lui dit penser savoir quelque chose. L'elfe sourit quand elle fit tomber son peignoir. Les courbes de son corps n'avaient pas changées, elles étaient toujours aussi belles, aussi exotiques, et la couleur grise de sa peau était si inhabituelle qu'elle l'avait toujours fasciné. Ses formes étaient généreuses, mais pas trop. Elle portait une sorte de body qu'elle délaça rapidement, et qui rejoignit le peignoir sur le col. Elle la fit s'allonger sur le ventre, là où une serviette blanche attendait certainement le corps de son prochain client. Quand elle versa l'huile dans le creux de sa main, elle ne put s'empêcher de penser qu'un massage lui ferait certainement le plus grand bien. Mais elle n'était pas là pour ça, elle était là pour Altiom, et elle ne devait pas l'oublier. Un frisson parcouru le dos de la semie quand ses paumes vinrent se poser sur le haut de son dos. Elle commença par ses épaules et son cou, pour ensuite descendre le long de la ligne de son dos. Elle s'attarda sur ses côtes, remontant parfois sur ses bras, pour enfin aller enduire le creux de ses reins. Il n'était pas parfait, mais suffisamment agréable pour qu'elle y passe plus de temps que nécessaire. Elle déplora un instant l'absence de fossettes au dessus de ses fesses, mais elle se consola rapidement en descendant plus bas encore. Elle la sentit se crisper, légèrement, quand elle passa sur l'intérieur de ses cuisses, mais elle se détendit presque aussitôt.

 - Altiom. Je crois qu'il s'appelle Altiom. Si je ne me trompe pas, il s'est évadé de prison, où il avait été envoyé après avoir été déchu à Ydril.

Quelques passages supplémentaires le long de ses cuisses, et elle retira les mains de son corps. La semie se releva et lui présenta l'autre côté.

 - Tu veux savoir où il va, n'est-ce pas ? Je ne comprends pas bien pourquoi, mais il se peut que je le sache aussi, dit-elle en désignant son corps des yeux.
 - Je vois. J'espère que tu ne me mens pas Lizzy, répondit l'elfe.

Elle versa à nouveau de l'huile au creux de ses mains et posa ses mains sur ses clavicules. Elle commença par ses bras, pour lesquels elle prit plus de temps que nécessaire. Peut-être pour indiquer qu'il était encore temps de se rétracter si jamais un mensonge avait été dit. Mais on ne l'arrêta pas, et elle finit par passer à sa poitrine. Elle sentit les côtes se dilater un peu plus, et léger sourire vint décorer les lèvres de l'informatrice. Ses mains, et ses gestes, étaient doux, mais elle ne s'attardait pas, elle ne faisait que masser, n'avait pas d'autre idée en tête. Elle passa une main sur son ventre, avant de poser ses doigts sur ses hanches. Quand elle dut se baisser pour atteindre ses jambes, elle posa ses lèvres sur son ventre un court instant, et elle sentit la peau tressaillir, ses muscles se contracter.

 - Il rentre chez lui. Repart en Péninsule. Je ne sais pas ce qu'il faisait à Thaar. Mais il se dirige vers Oësgard. D'après mes sources, bien sûr. J'ai entendu parler de La Dross. Seulement, je ne suis pas bien sûr de faire le lien.
 - Merci Lizzy. J'aurais du venir te voir plus tôt !
 - Alors quoi, tu t'en vas maintenant ? murmura-t-elle. Tu as payé, non ?
 - Je ne suis pas là pour ça, désolée.

Eliwa l'embrassa sur la joue, et remonta rapidement les escaliers. Myeh remarqua, étonnée, qu'elle n'avait pas pris tant de temps que ça, ce à quoi elle répondit qu'elle avait des affaires à régler. Elle allait sortir sur ces paroles quand un homme entra par la grande porte. Ce n'était pas étrange en soi, non, mais il lui fit une drôle d'impression.

 - S'il demande une femme, fais moi plaisir Myeh, donne le moi, chuchota-t-elle à son oreille. Je ne te demanderai aucun dédommagement.

Un sang mêlé elfe, tenant plus de l'elfe qu'autre chose, ici, devant elle. Avec une prestance impressionnante. Pour peu, elle pourrait penser son Père revenu d'entre les morts, mais il avait l'air bien plus riche et bien plus important. Et, l'espérait-elle, au courant de ce qui déroulait ici, à Thaar.

HRP:
 
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Azhar Tahwi Salougan
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MessageSujet: Re: Murmures et confidences [Azhar]   Lun 2 Mar 2015 - 23:52

Lorsque le soleil était au plus haut dans le ciel, lorsque l’ombre des palmiers ne suffisait plus et que le Prince de Baaz’Hima était de passage à Thaar, il aimait se réfugier dans l’une de ses maisons closes où la fraicheur rivalisait avec celle de la fente d’un chameau. Il avait choisit celle des Trois-Sœurs qui avait été fondé il y a très longtemps par trois courtisane de Sol’Dorn qui avaient fuit leur région natale à cause de dettes non-payées. A la mort de la dernière sœur, le père d’Azhar avait alors racheté l’établissement et son fils le récupéra à son mort comme le reste de son héritage. Un fils qui a commencé à grappiller du terrain sur ses concurrents dans le domaine, achetant encore et encore les maisons de passes les mieux situer, les plus rentables ici et là. Un véritable réseau s’était mis en place, Azhar avait nommé une Sublime Odalisque pour prendre en charge son commerce des maisons de passes à Thaar, celle-ci avait sous son autorité plusieurs hommes chargées de trouver des filles ou des éphèbes pour ces maisons. Les futures prostituées sont ensuite présenté à la Sublime qui les répartie dans les différentes maisons de la capitale.

Dans chaque maison, Azhar avait un salon privatisé pour lui ou ses invités. Habillés des étoffes Vossula les plus soyeuse aux couleurs vives, le Prince jeta un coup d’œil d’ensemble à l’intérieur de la maison une fois les portes franchies. Il arborait un large sourire, et fit un clin d’œil à Myeh qui lui sourit en retour. Derrière lui, quelques gardes. Des Sacri. C'est-à-dire des eunuques zurthans aussi grand que large à qui, il ne fallait pas chercher d’ennuis. Un homme de petite taille suivait Azhar comme son ombre, trop occupé à regarder l’une des filles présentes, il se laissa devancer par son maitre et le rattrapa en courant tandis que celui-ci prit les escaliers pour monter dans sa suite.


« Lazarus, redescends en bas demander à Myeh de m’envoyer des filles. »

Le petit homme s’arrêta net et redescendit aussitôt. Azhar lui continua jusqu’à son salon, ses zurthans à ses talons. Ils s’arrêtèrent au niveau de la porte pour quelques uns, et d’autres rentrèrent avec lui. C’était une chambre éclairé par des vitraux laissant une lumière tamisée rentrée. Les vitraux, véritables chefs-d’œuvre représentaient des scènes obscènes où les protagonistes étaient en plein ébats. De larges triclinium parsemaient la pièce, des tables en bois verni et des miroirs ici et là.

« Il est trop long ce Lazarus, en plus, il a un nom de corbeau. »

Le Prince se parlait à lui-même alors qu’il s’installait sur l’un des tricliniums. La porte s’ouvrit aussitôt après son dernier mot, mais non pas sur son esclave mais sur plusieurs d’entre eux, aussi nu qu’à leur naissance et portant de larges plateaux en porcelaine de fruits, de fromages, charcuteries et des carafes du meilleur cru de la maison. Une fois le tout installé, ils quittèrent la pièce aussi rapidement qu’ils étaient venu.
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Eliwa
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MessageSujet: Re: Murmures et confidences [Azhar]   Jeu 19 Mar 2015 - 1:06


Eliwa l'avait suivi du regard jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'étage. Celui qui le suivait était revenu vers Myeh, et discutait avec elle pour décider de celles qui allaient pouvoir monter rejoindre son maître dans sa suite. Elle avait entendu dire que le bordel avait été racheté il y avait déjà un petit moment, et que le propriétaire s'était fait aménager un endroit uniquement dédié à sa propre personne pour satisfaire ses propres désirs. Etait-ce donc lui ? Très certainement. Vu comme Myeh se démenait pour ne prendre que les meilleurs. Elle la regarda donc avec insistance jusqu'à ce qu'elle lui signifie d'un mouvement de tête qu'elle aurait le droit de monter. L'elfe lui sourit, et suivi docilement l'humain avec trois ou quatre autres jeune femmes. L'une d'entre elles était vraiment très jeune, une humaine, qui n'avait pas l'air d'avoir bien plus de treize ans. Mais cela était monnaie courante, et elle détourna rapidement les yeux. Pas besoin de l'observer plus longtemps pour ressentir un léger pincement au cœur, pas besoin de regarder au fond de ses yeux pour y lire une quelconque tristesse. Elle savait bien ce qu'elle était entrain de vivre, elle le sentait. Elle ne pouvait qu'espérer qu'elle soit ici plus ou moins par choix, si un temps soit peu il était possible de choisir cela. Seulement, elle n'eut pas le temps de s'interroger plus longtemps à ce propos, puisqu'on ouvrit bientôt les portes de la pièce, qui étaient d'ailleurs bien gardées.

Elle ne connaissait pas l'endroit, elle n'y avait jamais été conviée, et n'en avait même jamais soupçonné l'existence. Après tout, elle n'était pas chez elle. Il était donc normal qu'elle ne connaisse pas tout les coins et recoins de la maison. La lumière était tamisée, grâce au vitraux colorés qui filtraient la lumière. Elle aimait relativement cette ambiance, et ici, l'odeur presque omniprésente de toutes sortes de fluides corporels qui était incrusté dans le reste de l'établissement n'était qu'un doux souvenir. De là à dire que cela sentait le propre, il y avait un grand pas, mais au moins, elle n'avait pas l'impression qu'elle allait devoir se vautrer dans une porcherie pour obtenir ce qu'elle était venue chercher. Un véritable buffet avait été dressé de part et d'autre de la pièce, et des tricliniums étaient disposés un peu partout. Autant dire qu'il y avait tout ce qu'il fallait pour se livrer correctement à une sorte d'orgie. Au milieu de tout, il y avait le semi qu'elle avait vu passer la porte. Allongé nonchalamment sur un des lits, ses cheveux de jais tombant sur ses épaules, caressant son bras, sa bouche s'étira dans un sourire qu'elle ne remarqua pas aussitôt. Il fallait dire qui si son visage était harmonieux, si son corps était loin d'être laid, sa prestance était de loin ce qui retenait toute son attention. Il se dégageait de lui une sorte d'aura tellement étrange, qu'elle ne savait dire qu'elles étaient clairement ses intentions. Elle pouvait sentir de la suffisance, de l'arrogance, de la perversité, et bien d'autres choses qu'elle ne savait décrire. Cela l'hypnotisait presque, et il fallut que les filles à côté d'elle bougent pour qu'elle sorte de cet état contemplatif assez étrange. Ses yeux descendirent le long du corps du sang mêlé, jaugeant sa corpulence, et devinant ses traits.

Elle se prit à penser qu'elle pourrait certainement prendre un certain plaisir à faire ce pour quoi elle était ici, et qu'utiliser son corps pour peut-être obtenir quelque chose de concluant ne serait peut-être pas si horrible. Après tout, cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas touché un homme, et l'idée qu'il serait le premier après tant de temps ne l'ennuyait pas plus que cela. Il était assez à son goût, et elle l'avait choisi, en quelques sortes. Ce n'était pas comme si on le lui avait imposé. Elle ne savait pas quelles allaient être ses directives. Allait-il les garder toutes les quatre ? Ou allait-il choisir entre toutes ? Elle n'en avait aucune idée, elle ne le connaissait pas, et elle était certaine qu'il avait assez d'argent pour se payer les services de toutes les filles de cet établissement en même temps. Les autres s'étaient quelque peu approchées, et attendaient certainement qu'on leur dise ce qu'elles devaient faire. Eliwa fit donc quelque pas en avant, et sourit, d'un sourire plein de promesses, comme elle savait si bien le faire. Ses iris verts étaient plantés dans les siens, comme si elle lui demandait de la choisir elle. Et de faire partir les autres. Elle voulait s'occuper de lui.
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Azhar Tahwi Salougan
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MessageSujet: Re: Murmures et confidences [Azhar]   Mer 15 Avr 2015 - 20:45

« Ces raisins sont trop acides, à coup sûr ils ne viennent pas de mes vignes du Carrousel. N’est-ce pas Antol ? »

Antol était son zurthan eunuque et garde du corps. Une sacré montagne de muscle cuirassé de cuir, qui avec son camarade sacra montait la garde à l’intérieur de la pièce. Azhar, depuis la dernière tentative d’assassinat à l’intérieur même de son sérail ne prenait plus de risque quant à sa sécurité. Ceux qui souhaitaient sa mort étaient trop nombreux, et des mesures supplémentaires devaient être prises, ce qu’il avait fait. Aleth lui avait prêtée main forte ce jour là parce ce qu’elle avait été assez douée pour ne pas suivre bêtement les ordres de son supérieur, aujourd’hui, il avait donc deux esclaves guerriers qui le suivaient dans tous ses bordels si jamais une tueuse avait été infiltrée parmi ses grisettes.

« Non, ne me dis pas que tu n’as jamais goûté à mes vig… »

Bien sûr qu’il n’en avait jamais goûté, elles étaient trop chères pour son piètre statut d’esclave. Mais le prince de Baaz’Hima fût interrompu par les portes qui s’ouvrirent sur Lazarus. Lazarus était l’un de ses nombreux employé, les rumeurs disent qu’il serait à moitié nain et à moitié humain, la vérité est qu’il était né ainsi de deux parents humains en parfaite santé. Rejeté par les siens, seul ses compétences dans l’intendance lui ont permit d’être recruté pour le personnel du Prince. Et il le servait correctement à vrai dire.

Il rentra donc dans la suite du dignitaire Thaari, suivit des plus belles filles de la maisonnette. Elles étaient quatre, d’origine différentes et plus au moins jeunes. Azhar les laissa se rapprocher, certains le regardaient dans les yeux, d’autres les avaient baissé. L’une d’entre elles attira son attention, une elfe au sourire merveilleux. Azhar lui sourit en retour et se leva de son triclinium mais n’alla pas vers elle. Il se dirigea vers la plus jeune des quatre, une humaine encore très timide. De sa main droite, il lui redressa la tête par le menton pour la regarder dans les yeux.


« Es-tu vierge ma jolie ? »
« Non Votre Eminence, la matrone m’a dit qu’elle avait déjà… »

Lazarus s’arrêta net sous le regard d’Azhar qui l’avait presque oublié. Le petit homme s’inclina et comprit l’ordre silencieux du prince, il sortit de la pièce sans plus tarder.

« Prends cette bague et redescends chez Myah, je te donne ton après-midi. »

La putain s’inclina grossièrement devant le prince et n’insista pas trop pour rester. Azhar les aimait jeune lorsqu’elles étaient encore vierges, mais lorsqu’il venait dans un de ses lupanars, il demandait de l’expertise pour ses besoins. Il s’avança alors vers l’elfe qui l’avait regardé dans les yeux, des yeux vert et plein de vies. Voir des elfes dans les bordels étaient assez rare, bien que le plus rare état=it d’avoir une naine. Il s’approcha assez près d’elle, la dominant partiellement de sa taille bafouant son périmètre d’intimité.

« Une elfe… Quel est ton nom ? »

De sa main droite, il lui replaça une mèche derrière l’oreille, et s’attarda sur celle-ci faisant son contour doucement. Sa mère était une elfe qu’il n’avait jamais connu, mais on lui avait rapporté des dires sur sa beauté, et il avait vécu assez lointaine pour reconnaitre la finesse et l’élégance des sylvains.

« Sortez toutes. »

Sauf elle bien sûr, il avait son choix. Sans plus de regards envers les autres catins, il leur tourna dos pour se servir une coupe de vin, attendant le départ de celles-ci et que l’elfe se mette à l’aise, ou plutôt les mette à l’aise.

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Eliwa
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MessageSujet: Re: Murmures et confidences [Azhar]   Ven 17 Avr 2015 - 22:54


L'elfe avait été prise au dépourvu. Si elle avait décidé de faire le tour des bordels, et si cela ne la gênait absolument pas de passer à nouveau une journée dans cette ambiance, elle ne s'attendait absolument pas à devoir offrir ses services. Elle s'était plutôt attendue à devoir prodiguer quelques massages, à devoir en séduire deux ou trois, mais de se donner complètement, ce n'était pas ce qu'elle avait prévu. Alors quand elle avait demandé à Myeh de l'envoyer là haut, elle était allé enfiler une sorte de robe blanche, très légère et diaphane. Ses courbes se devinaient aisément, mais le tissu recouvrait tout de même assez sa peau. Elle en montrait juste assez, et elle espéra que c'était ce qui avait plu au semi. Elle avait d'ailleurs eu de la chance, si l'autre jeunette avait été vierge, elle aurait vu passer cette potentielle source d'information sous son nez. Ce fut lui qui établit le premier contact, et s'il empiéta sans vergogne sur son espace vital, il fut plutôt doux dans son geste, et cela la mit plutôt en confiance. Parce qu'elle en avait connu des hommes, et elle avait prié tant de fois pour tomber sur quelqu'un comme lui, qui ne lui saute pas dessus une fois la porte fermée, mais qui prenne le temps de savourer.

 - Eliwa. Je m'appelle Eliwa.

Une fois que toutes les filles eurent quitté la chambre, elle se rapprocha doucement du semi, et vint lui faire face. Elle jeta un rapide coup d'oeil aux mets qu'il avait fait monter, mais elle ne s'attarda pas dessus. Après tout, elle n'était pas ici pour ça. D'une manière qui se voulait timide, elle attrapa sa main libre, et la caressa un instant, remontant lentement le long de ses doigts, puis redescendant vers sa paume, dans des vas et vient plutôt minutieux. Quand elle eut fini, elle vint poser cette main dans le creux de sa taille, et soudain, elle se trouva proche, très proche du semi. Son autre main vint se poser sur celle qui tenait la coupe. Les yeux dans les siens, elle se mit sur la pointe des pieds pour venir humer le breuvage, comme si elle voulait le goûter. Mais elle n'en fit rien, et rétablit plutôt rapidement le contact visuel. Les doigts du semi, qu'elle avait posé sur son corps, ne se tenaient pas tranquilles, et exploraient ses courbes sans retenue, mais sans empressement. Après tout, elle n'était pour lui qu'un objet à son entière disposition, et il avait le droit de la plier à tous ses désirs. Même si en réalité, elle n'était plus une esclave, pour lui, elle jouerait le jeu. Après tout, c'était elle qui l'avait choisit. D'un léger mouvement de dos, elle guida sa paume vers sa colonne, pour qu'il descende dans le creux de ses reins.

 - Et moi, à qui ai-je donc l'honneur ? demanda-t-elle en brisant le silence.

Elle espérait ne pas l'avoir agacé, avec cette question, mais elle se devait de le lui en poser. Elle était là pour avoir des informations, et elle comptait bien ne pas repartir bredouille. Peut-être la trouverait-il ridicule, puisqu'il avait l'air d'être plutôt influent, et qu'il devait, de ce fait, être connu dans le milieu. Mais elle n'en avait cure, elle se devait de savoir. Ses propres doigts se baladaient le long de son bras, remontant lentement sur son épaule. Ils effleurèrent sa clavicule, puis repartirent vers sa nuque. Ils s'attardèrent un moment sur ses vertèbres, à la base de ses cheveux, puis descendirent un peu, jusqu'à trouver le nœud qui retenait le col de sa tunique. D'une main, elle s'affaira à le dénouer. L'autre guidait le sang mêlé vers le lacet qui retenait sa robe. Elle savait qu'elle n'avait pas le droit de tourner autour du pot, et qu'elle n'avait pas le temps de le tenter trop longtemps. Elle avait, en quelques sortes, repris ses anciennes habitudes, mais cela n'avait pas l'air de trop la perturber. Elle se complaisait dans ce rôle, parce qu'elle n'était plus soumise du tout, parce que tout avait changé, et parce que cette fois, elle l'avait choisi. Maintenant, elle attendait une réponse pour aller plus avant.
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Azhar Tahwi Salougan
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MessageSujet: Re: Murmures et confidences [Azhar]   Lun 20 Avr 2015 - 22:32

Elle lui donna son nom. Relativement court pour une sylvaine, elle a dû naitre dans les environs de Thaar pour avoir atterrit dans ce bordel. Les elfes qui s’éloignent de leur forêt natal était très rare, et ceux qui se retrouvaient dans les lupanars encore plus. Sans doute l’une des raisons pourquoi Eliwa avait été choisie parmi les cinq filles. Azhar avait des goûts de luxe, et les elfes étaient aussi chers que les drows dans ses établissements.

Il la laissa se rapprocher, lui caresser la main timidement. Dans sa robe diaphane Eliwa ressemblait à ces nymphes dont il avait entendu les récits de ses nourrices autrefois, elle lui mit sa main sur sa taille et il la pressa contre lui. Azhar pouvait être un amant doux, attentionné, rarement violent ou impatient, souvent minutieux car lorsqu’on avait un harem d’une centaine de tête il faut savoir contenter ses femelles de toute race pour maintenir une certaine réputation. Il était légèrement plus grand qu’elle, l’elfe dû se hisser sur la pointe des pieds pour humer le nectar de sa coupe ce qui le fit sourire car elle n’y goûta pas bien qu’il lui pencha le verre. La main du prince lui caressait la courbe de ses reins lentement, il n’était pas pressé. Il s’arrêtait tout le temps dans l’un de ses lupanars lorsqu’il était en ville, et si tomber sur un joli corps n’était pas rare, l’être sur un joli visage l’était plus. Ce qu’Eliwa avait.

Elle lui demanda son nom. Comme si elle ne le connaissait pas. Comme si quelqu’un dans ce monde n’avait jamais entendu parler de lui. Il termina son verre puis le posa avant de répondre simplement.


« Un Prince parmi tant d’autres. Appelles moi Azhar. »

Un roi. Un marchand. Un amant. Il était tellement de chose à la fois. Mais pourtant il demeurait un homme simple à son échelle, se contentant de plaisirs auxquels tous les hommes ont droit. Il se laissa guider, comme un jouvenceau entre les plis de sa robe pour la défaire tandis que l’elfe faisait de même pour sa tunique. Il la regardait dans les yeux, sans se perdre dans l’immensité verte de ses prunelles tandis que les lacets de sa robe se défaisaient lentement. La robe finit par glisser un sol, dévoilant un corps comme il se l’imaginait. Eliwa était plus proportionné que la plupart des sylvaines qu’il avait rencontrés, et si en Anaëh on s’en plaignait cela n’était pas son cas ici.

La main du Prince quitta le dos de la belle pour lui redresser le menton, la fixer.


« Quelle est ton histoire Eliwa ? »

Il ne s’y intéressait pas vraiment, mais il était du genre bavard. Il s’approcha de ses lèvres, les frôla sans s’y plonger avant de lui faire pivoter la tête vers la droite et l’embrasser dans le cou, remontant vers sa joue patiemment. Ses deux mains se posèrent sur ses hanches et glissèrent vers la cambrure de ses fesses et les pressa contre lui, lui faisant ressentir ce qu’il éprouvait.

« J’apprécie la rareté et l’expertise Eliwa, que sais-tu faire pour que Myeh te choisisse pour ce moment ? »

Sourire devait en faire parti car c’est bien cela qui attira son attention en premier lieu avant ses oreilles. Ses mains roulèrent jusqu’à ses cuisses pour la soulever et enrouler ses jambes autour de sa taille, sa poitrine était au niveau de ses lèvres qui se posèrent sur la courbe d’un sein, l’embrassant sans plus de retenu, une main sur son dos, l’autre dans ses cheveux blonds, il la soulevait jusqu’à l’immense lit.


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Eliwa
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MessageSujet: Re: Murmures et confidences [Azhar]   Mar 21 Avr 2015 - 0:36


 - Azhar...

Elle fit rouler son nom dans sa bouche, comme si elle voulait en éprouver toutes les sonorités, comme s'il était important pour elle de le retenir. Ou de se le remémorer. Seulement de ça, elle en était certaine, ce nom ne lui disait rien. Elle était partie il y a trop longtemps de cela, et était revenue il y a trop peu. Elle ne connaissait plus les noms en vogue, et avait du mal à retrouver ses repères. Mais peu importait. Il était un des princes de Thaar. Voilà qui expliquait sa prestance et son traitement si particulier. Bientôt, le tissu qui voilait son corps tomba à ses pieds, dévoilant son corps dans toute la splendeur de sa nudité. Elle nota le regard qu'il posa sur elle, et elle put lire brièvement dans ses yeux la satisfaction d'avoir fait le bon choix. Quand ses doigts relevèrent son menton, quand ses yeux se plongèrent dans les siens, quand cette question à laquelle elle ne s'attendait pas franchit ses lèvres, ses mains quittèrent l'attache de sa tunique pour se poser sur son torse. Un instant, elle ne sut quoi répondre, elle ne savait pas s'il attendait une réelle réponse, ou s'il voulait seulement la mettre à l'aise. Alors dans le doute, elle répondit, avec un sourire aux lèvres :

 - Mon histoire n'a aucune importance, je ne suis qu'une putain parmi tant d'autres.

Elle mentait éhontément, mais cela lui plaisait plutôt. Après tout, elle n'était rien d'autre, à cet instant. Elle lui appartenait pour l'instant, et pour l'instant, elle ne serait rien d'autre que ce qu'il voulait qu'elle soit. Seulement, il devait avoir senti qu'elle n'avait pas cette peur, ou bien cette vulgarité qu'on trouvait chez la plupart des catins. Chez elle même, quelques décennies plus tôt. Mais la chaleur de son souffle sur sa bouche vint l'arracher à toutes ces pensées, et la douceur de ses lèvres sur son cou eurent raison d'elle pendant un court moment. Seulement, il la ramena à elle quand il pressa son corps contre le sien. Elle pouvait sentir sans peine qu'elle ne le laissait pas indifférent. Etait-ce sa manière à lui de demander à ce qu'on assouvisse ses désirs ? Peut-être bien, puisqu'il la souleva bientôt, l'entraînant sans plus tarder vers le lit. Sa tête au niveau de sa poitrine, elle profita pleinement des caresses buccales qu'il lui procurait, avant de pouvoir répondre à sa question :

 - Myeh est une amie de longue date. Et disons qu'elle me rend service. Maintenant, si tu veux goûter à mon expertise, je crois qu'il va falloir enlever ceci.

Elle avait attrapé le tissu, en lui faisant comprendre que l’épaisseur était en trop. Seulement, elle se retrouva bientôt allongée sur le dos, le prince au dessus d'elle, tenant sa taille entre ses jambes. Profitant de sa prise, elle renversa la situation, et ce fut elle qui se retrouva au dessus d'Azhar. Ramassant ses cheveux sur une épaule, elle se pencha pour murmurer dans son oreille :

 - Laisse moi donc t'ôter cette tunique.

Quand elle releva la tête, sa bouche frôla sa joue, et le coin de ses lèvres. Il eut un léger mouvement vers elle, mais elle ne releva pas. Il n'avait pas voulu prendre ses lippes tout à l'heure, elle n'allait pas les lui donner maintenant. En revanche, elle les posa dans le creux de son épaule, tandis que sa main droite finissait de dénouer l'attache du tissu. Puis elle dut reculer pour remonter le bas de sa tunique le long de son corps. Ses mains s'étaient posées sur ses jambes, et elles remontaient inlassablement vers sa taille, se faisant de plus en plus légères à mesure qu'elle s'approchait de l'entrejambe. Pour finalement ne plus toucher la peau du tout quand elle passa au dessus du pelvis. Pourtant, elle sentait bien qu'il aurait voulu un peu plus d'attention, mais elle le fit patienter. Elle passa rapidement sous ses fesses pour décoincer le tissu, et, avec l'aide du semi, elle passa le tout par dessus sa tête, et l'envoya au pied du lit. En se penchant sur lui, elle pouvait sentir sa virilité, et après avoir imprimé l'image de son corps dans sa tête, décida d'y poser ses mains. Ses doigts suivaient la ligne de ses muscles, et elle redessina ainsi tout le haut de son corps jusqu'au bas ventre. Elle s'attarda d'ailleurs sur ses obliques, ténus mais bien présents. Puis, elle s'autorisa à goûter sa peau, partant d'une de ses clavicules, descendant le long de son sternum, pour ensuite épouser la ligne parfaite qui séparait ses abdominaux. Elle contourna le nombril, et arriva finalement dans le creux de son bassin, juste au dessus de son pelvis. Relevant les yeux, elle sembla chercher son approbation, mais n'attendit pas vraiment qu'il le lui donne. Ses doigts effleurèrent l'intérieur de ses cuisses, et elle le sentit presque tressaillir.

Elle le faisait languir depuis tout à l'heure, et elle sentait bien qu'il était dans l'attente, et elle aimait ça. Elle aimait le savoir dépendant de ses soins, elle aimait être dans cette position de force. Il avait dit aimer l'expertise, elle allait lui prouver qu'il n'avait pas fait le mauvais choix. Sa main vint saisir délicatement son vit fièrement dressé, pour le caresser de bas en haut, d'abord très lentement, puis en accélérant la cadence. Quand elle ralentit, ses lèvres vinrent se poser à son extrémité, puis ce fut au tour de sa langue. Mais elle ne retira pas sa main pour autant, puisqu'elle ne fit que jouer avec sa langue, tantôt caressant, tantôt titillant. Son autre main stimulait délicatement l'autre partie de son anatomie intime. Tantôt elle accentuait le rythme de ses caresses, tantôt la pression. Elle pouvait presque entendre son cœur s'accélérer, et sa respiration se raccourcir. Elle aurait presque pu voir le plaisir, mêlé au désir, parcourir son corps entier. Et cela n'était pas pour lui déplaire.
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Azhar Tahwi Salougan
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MessageSujet: Re: Murmures et confidences [Azhar]   Mar 21 Avr 2015 - 1:54


Réponse correcte. C’était exactement ce qu’il lui demandait d’être, rien de plus rien de moins. Une catin parmi d’autres, une amante passagère qui ne chercherait pas à l’amadouer pour lui pondre un bâtard et le faire évoluer dans la sphère politique de Baaz’Hima. Il les appréciait ses femmes du sérail, mais qu’est ce qu’elles pouvaient être ennuyante parfois avec leurs refrains. Azhar se faisait charmer facilement, mais ce n’était pas pour autant qu’il réfléchissait avec son sexe sinon cela ferait bien longtemps que ses ravissantes demi-sœurs auraient prit son trône et sa fortune. Leyla était la plus ravissante de la fratrie, et sans doute la plus dangereuse. Lorsque l’on grandissait avec des vipères, on apprend à mordre à son tour pour survivre. C’était exactement ce qu’avait fait Azhar.

La jolie blonde avaient les réponses justes à ses questions, elle n’en disait pas trop pour ne pas l’ennuyer de détails insignifiant, et en disait assez pour lui rendre la politesse de la conversation.


« Fais donc. »

A l’aide de ses jambes enroulées autour de sa taille, et aidée par la bonne volonté du prince, Eliwa le fit basculer sur le dos pour prendre la position de dominatrice au dessus de lui. Amenant ses cheveux blonds sur l’une de ses épaules, Azhar en testa les pointes tandis qu’elle se pencha vers lui. Leurs lèvres ne s’étaient pas encore sceller dans un baiser, elle avait compris son jeu et s’y prêtait déjà. Mais le prince n’était pas une cible facile, ce cycle de séduction dans les rapports ne lui était pas inconnu et pourtant, il ne s’en lassait pas. Le souffle chaud de l’elfe sur sa peau le fit frémir alors qu’il ne demandait plus qu’à être soulager de ses vêtements. La sylvaine s’affairait donc à l’alléger, plus elle s’approchait de son entrejambe plus celle-ci quémander de l’attention. Attention qu’Eliwa semblait ne pas vouloir lui prodiguait sur le moment, mais il ne devait pas se montrer impatient. Il laissa un rire lui échapper et la laissa terminer. A présent aussi nu qu’elle, il frissonna au contact de sa peau contre son torse, à la chatouille de l’une de ses mèches contre son pectoral lorsqu’elle se pencha pour lui embrasser la clavicule. Azhar ne resta pas inerte, qui même s’il le souhait ne pouvait, descendit ses mains le long de son dos pour lui attraper les fesses mais dû les lâcher lorsqu’Eliwa se pencha un peu plus vers lui. Ses baisers, suivant un sillon de caresse, cascadèrent sur son torse jusqu’à son bas-ventre, et lorsqu’elle releva la tête cherchant une approbation, un sourire lui répondit. Elle n’attendit pas moins pour se remettre au travail, littéralement dans ce cas-là.

Plus elle se rapprochait de sa virilité, et plus le temps semblait s’éterniser. Il aimait ces moments, ces moments où la frustration grandissait au point que l’on advienne à penser qu’elle ne pourrait jamais retomber, alors qu’elle le faisait dans la seconde qui suivait. Cette attente de la caresse qui finalement ne soulageait rien du tout mais en créait une autre, ce cercle vicieux où l’on cherche qu’à s’y perdre pour y ressentir ce plaisir malsain. La main de la belle se posa finalement sur son membre dressé comme un étendard sur une terre conquise, la sienne. Car aussi puissant qu’il pouvait l’être en dehors de ces murs, entre les cuisses d’une femme il pouvait perdre cette sensation à la moindre frustration d’une femelle dans leurs ébats. Azhar idolâtrait le plaisir, qui ne pouvait être totale uniquement si partagé, cela était dans sa culture. Il avait grandi au sérail, entouré de femmes, il avait baigné dans ce milieu depuis sa naissance.

Les caresses au niveau de son membre s’accentuèrent, le laissant soupirer de ravissement. Elle y apposa ensuite ses lèvres, et il ferma les yeux pour profiter du moment. Caressant d’une de ses mains la blondeur de l’elfe, alors que celle-ci lui prodiguait les soins nécessaires pour son bas-ventre.


« Tu es nouvelle ici, mais pas dans ta profession. Enchanté de faire ta connaissance Eliwa. »Plaisanta Azhar.

La tension de son vit grandissait, une de ses mains redressa le menton d’Eliwa et la retira de sa tâche. Il attira l’elfe à sa hauteur, et la fit s’allonger dos au matelas de la seule pression de sa main. Un ordre muet rappelant qui était le maitre dans cette situation, il prit position au dessus d’elle, dans le sens contraire de tantôt et lui écarta les cuisses doucement. Il sentait son membre caressant la joue de l’elfe, l’invitant à continuer ce qu’elle faisait pour qu’il se libère dans sa bouche. Mais en attendant, il lui prodigua les mêmes caresses au niveau de ses autres lèvres, sommairement. Il savait ce qu’il faisait, le jeu de sa langue et de ses baisers étaient tel qu’il ne faisait que frustrer la sylvaine. Il se jouait d’elle, et sans doute la punissait-il de sa témérité de plus tôt où elle avait évité un baiser. Elle devait le deviner d’ailleurs.
 
     

   
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Eliwa
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MessageSujet: Re: Murmures et confidences [Azhar]   Mar 21 Avr 2015 - 23:15


 - Bien sûr que je ne suis pas nouvelle dans cet art, Myeh ne m'aurait pas envoyé, sinon, répondit-elle avec un sourire en coin. Et tout aussi contente de faire ta connaissance, Azhar.

En un rien de temps, il avait repris le contrôle de la situation. Et cela l'amusa beaucoup. Parce qu'il était le premier homme qu'elle touchait depuis longtemps, et parce que les femmes n'avaient pas ce besoin de prouver qui était au dessus de l'autre. Avec les femmes, elle pouvait mener la danse. Elle pouvait imposer ses désirs et sa cadence. Mais là, elle pouvait juste se laisser guider. Après tout, elle était dans un bordel. Et si on ne lui spécifiait pas certaines envies particulières, elle se devait d'être soumise. Alors quand il écarta ses cuisses, elle n'opposa aucune résistance. Il fallait dire qu'elle n'était pas contre des attentions particulières non plus. Rares étaient ceux qui se préoccupaient du plaisir d'une catin lorsqu'ils venaient dans un bordel. Puisque la plupart avaient en tête la satisfaction de leurs propres désirs, sans tenir compte de ceux de celle qu'ils pouvaient avoir en face d'eux. Elle reprit sans plus attendre son travail, comme le lui demandait clairement le semi. La chaleur commençait à affluer dans son bas ventre, et le désir se fit de plus en plus pressant. Sauf qu'il ne semblait pas prêt à la satisfaire, il faisait traîner ses caresses, sa bouche se rapprochait toujours plus dangereusement, mais n'y allait jamais franchement. Il la laissait espérer pour ensuite la décevoir. Mais elle aimait cela, elle aimait qu'il joue avec elle comme elle avait joué avec lui. D'ailleurs, elle le soupçonnait de la punir pour tout à l'heure, pour ne lui avoir pas donné ce qu'il désirait.

Cependant, les attentions de l'elfe se voulaient de plus en plus entreprenantes, et il ne tarda pas à venir, répandant sans se faire prier la précieuse semence dans sa bouche. D'ordinaire, cela l'aurait dérangé, elle n'aurait que très peu apprécié, mais là, maintenant, elle était plus concentrée sur ce qu'il se passait, ou ne se passait pas, à son plus grand désespoir, sur son bas ventre. Elle avait beau placer son bassin plutôt correctement, il la faisait languir encore et encore, et vint un moment où elle ne put plus supporter l'attente, et où elle descendit sa main le long de son ventre pour se satisfaire elle même. Mais le prince la repoussa, la laissant impuissante face à ses envies. Alors elle voulu changer de position, après tout, elle avait fait ce qu'il voulait qu'elle fasse, et ne voulait sans doute pas qu'elle recommence.

 - Azhar, s'il-te-plait..., supplia-t-elle à demi mots.

Elle ne sut pas bien si ce fut sa demande qui changea quelque chose, ou si ce fut son unique envie de la satisfaire, mais finit par poser sa bouche là où elle voulait qu'il la pose. Mais son désir avait pris des proportions beaucoup trop grandes pour qu'il soit satisfait si simplement, et le simple contact de sa langue ne lui suffisait pas. Même si elle sentait bien qu'il savait ce qu'il faisait, même si son corps lui faisait plutôt bien savoir que c'était agréable, le désir n'était pour autant pas satisfait. Bientôt, elle se défit de son étreinte, si on pouvait ainsi dire, et attrapa son bras, l'attirant au dessus d'elle. Ses yeux dans les siens, ses joues s'étaient empourprées, et son cœur battait plus fort. Elle n'avait pas prit le pire amant qu'on pouvait trouver dans cette ville, loin de là ! Et elle s'en félicitait plutôt. Parce que oui, pour elle, elle l'avait autant choisi qu'il l'avait choisi. Passant un main dans ses longs cheveux de jais, elle dégagea la ligne de son épaule, et glissa sa main sur sa nuque. Elle exerça une légère pression, et rapprocha son visage du sien pour enfin venir sceller leurs lèvres dans un baiser empli de fougue. Sa langue se voulu inquisitrice, mais elle fut rapidement refoulée par celle d'Azhar. S'il voulait dominer, alors elle se laisserait faire avec plaisir. Après tout, il n'était pas mauvais du tout, elle n'avait donc pas à craindre de la qualité de sa prestation.

La main de l'elfe vint se poser sur sa joue, comme pour lui demander de prolonger cet échange, comme pour lui dire qu'elle regrettait de ne pas l'avoir fait plus tôt. Elle venait presque s'excuser auprès de lui. La main qui était sur sa nuque descendit le long de ses vertèbres, et sa paume appuya dans le creux de ses omoplates pour combler l'espace qu'il y avait entre eux. Il pouvait sentir sans peine sa poitrine déjà gonflée par le désir, n'attendant qu'un assaut pour succomber.
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Azhar Tahwi Salougan
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MessageSujet: Re: Murmures et confidences [Azhar]   Sam 2 Mai 2015 - 16:58


Le Salougan laissa échapper un rire. Qui donc ne serait pas ravi de faire la connaissance d’un prince dans ces conditions ? Il devait reconnaitre toutefois que l’elfe savait s’y prendre avec  sa langue, et ses caresses buccales eurent raison d’Azhar plus rapidement qu’il ne l’aurait voulu. Il répandit sa semence dans sa bouche sans plus de cérémonie tandis que ses mains à lui agrippaient ses fesses fermes pour maintenir son visage entre ses cuisses. Sa supplique le fit sourire, elle put sentir d’ailleurs l’étirement de ses lèvres contre sa peau. Il concéda alors à lui procurer quelques onces de plaisir à son tour, dûment mérité après tout. Le prince appréciait le glabre naturel des elfes dont il avait hérité les gênes, il trouvait cela bien plus hygiénique qu’une grosse touffe, ce pourquoi il demandait à tout son harem de prendre les soins nécessaire à leur entretien. Son père Tarek avait des goûts contraire, ce qui avait amenait à une anecdote assez drôle lorsqu’Azhar arriva au pouvoir et demanda au barbier du palais de passer sur chacune des femmes du sérail. Evidement, il y eu quelques blessées mais le prince n’avait pas supporté la vue d’autant de pilosité mal placée.

Eliwa prenait des initiatives, ce qui était loin de lui déplaire. Azhar était d’avantage là pour se laisser aller, et recevoir que de donner. Il aurait pu prendre d’avantage de filles, d’ailleurs la prochaine fois il prendra une sombre et une sylvaine pour d’avantage de piquants. L’elfe le redressa, toujours aussi douce, elle passa une main sur sa nuque et l’attira vers ses lèvres. Plein d’entrain, ce baiser se prolongea de longues secondes durant lesquelles l’elfe se montra inquisitrice avant que le prince de sa langue fourchu, comme le lui répétait son père, ne reprenne les dessus. Lorsqu’elle le plaqua contre elle, il put sentir sans peine ses tétons durcis et son désir visible. La caresse sur sa joue le fit sourire, il quitta ses lèvres pour descendre dans son cou, sillonnant son corps de baiser et d’effleurements jusqu’à l’un de ses seins, plus menu que celles de son peuple, Eliwa ne déplaisait pas au regard. Il le prit en bouche, s’amusant dessus assez longuement tandis que son autre main massait le second. Il n’y avait rien de plus chaleureux que le corps d’une femme, et Azhar ne s’en lassait jamais. Butinant de bordel en bordel lorsqu’il n’était pas chez lui, puis entre les couches de ses nombreuses femmes, favorites ou concubines, à se demander où il trouvait le temps pour amasser ses richesses. Sa bouche quitta cette colline de chaire pour descendre plus bas, embrassant ce ventre plat autour du nombril ou des abdominaux se dessinaient. Eliwa prenait soin d’elle, encore d’avantage qu’une simple catin, trahissant peut-être un passé plus mouvementé. Il sourit à nouveau, puis se redressa et lui envoya un clin d’œil.

Il se leva de leur couche. Nu. Pour se diriger vers les tables du buffet, se servir une coupe de vin laissant l’elfe reluquer son postérieur.


« Qui devrais-je remercier pour t’avoir acquis à mon lupanar ? »

Questionna le prince sans lui proposer à boire en retour. Il termina sa coupe d’un trait et reprit place auprès d’elle, il se pencha pour l’embrasser avant de s’allonger à ses côtés en callant ses bras derrière sa tête.    

« Fais-moi jouir une seconde fois Eliwa, mérites ta paie. »        
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MessageSujet: Re: Murmures et confidences [Azhar]   Dim 3 Mai 2015 - 18:32


S'il avait un instant exploré son buste, s'il lui avait procuré un certain plaisir, il avait rapidement défait le contact et s'était relevé de leur couche. S'offrant à la vue de l'elfe dans son entière nudité, il avait tout de même brisé son élan. Elle avait oublié un instant être dans un bordel, elle s'était laissée aller à penser qu'ils étaient amants, parce qu'il se comportait comme tel, et parce qu'elle retirait une certaine satisfaction de ce qui était entrain de se passer entre eux. Mais le prince lui rappela soudainement qu'elle n'était, à ses yeux, qu'une catin. Oui, effectivement, elle n'était, actuellement, qu'une fille de joie, et rien de plus.

 - Je crains de te décevoir, mais je n'appartiens pas à cet établissement. Personne ne m'a acquis. Je suis ici disons, de mon plein gré, dit-elle d'un air presque attristé.

Avait-elle bien fait de le lui dire ? Certainement, après tout, elle n'avait aucune raison de lui mentir, et si elle lui donnait ce qu'il était venu chercher, alors cela ne changerait absolument rien. Quand il vint de nouveau la rejoindre, s'affalant sur le dos, les mains derrière sa tête, elle recréa sans plus tarder le contact qu'il avait rompu. Elle passait une main sur son torse, appréciant la douceur de la peau glabre d'Azhar. Mais il lui demanda rapidement de mériter sa paie, lui ordonnant de s'exécuter sans perdre de temps.

 - Et bien, disons que pour l'instant, je n'ai aucune rémunération de quelconque sorte, mais à vos ordres, Azhar.

Sa voix avait repris un ton plus chaleureux et plus avenant. Elle aurait aimé qu'il reprenne les devants, et à vrai dire, elle ne s'attendait pas du tout à ce qu'il lui donne les rennes. Les premiers contacts avaient été, en quelques sortes, des rapports de force. L'un essayant de s'imposer, l'uatre lui rappelant qui était réellement aux commandes. Et là, il lui laissait libre cours. Comme ça, sans aucune raison apparente. Elle était quelque peu déstabilisée, elle ne comprenait pas bien ce qu'il voulait, mais elle ne s'attarda pas dessus. Le prince lui avait demandé de le satisfaire, elle le satisferait. Ses doigts effleurèrent sa clavicule et descendirent le long de son sternum pour que la paume de sa main se pose sur son ventre, juste au dessus de son nombril. Elle pouvait sentir les battements de son cœur, et le rythme de sa respiration. Elle n'allait pas tarder à les faire grimper tout les deux, du moins l'espérait-elle. Elle passa une jambe par dessus lui, et se retrouva au dessus, surplombant le semi de toute la hauteur de son buste. Elle put sentir une main s'aventurer sur son fessier, mais elle la chassa rapidement, la replaçant derrière sa tête, là où il l'avait mise un peu plus tôt. Non pas qu'elle n'appréciait pas son contact, mais plutôt qu'elle voulait lui rappeler qu'il l'avait mise aux commandes.

L'elfe se pencha vers Azhar, comme pour l'embrasser, mais sa bouche vint s'arrêter contre son oreille. Il pouvait sentir sans peine sa poitrine se durcir sous l'effet du désir, mais elle n'était pas assez proche de lui pour qu'il puisse profiter d'un réel contact. Elle avait laissé un espace, infime, entre leur deux corps, et la seule chose qui pouvait les relier physiquement était cette main, sur son ventre. Même ses genoux, de part et d'autre de ses flancs, ne touchaient pas sa peau.

 - J'ai envie de toi, murmura-t-elle au creux de son oreille.

Elle était certaine qu'il pouvait sentir la chaleur de son souffle, mais elle ne sut pas vraiment si ces paroles eurent l'effet escompté. Elle n'avait pas menti, elle avait réellement envie de lui. Pas parce qu'il était un prince, pas parce qu'il avait de l'influence, et même plus parce qu'il aurait peut-être des informations qu'elle cherchait depuis un moment déjà. Non, seulement parce qu'il était bon. Elle avait connu bien pire amant, et si elle en avait connu quelques meilleurs, elle savait pertinemment qu'il faisait partie du haut du panier. Les circonstances ne se prêtaient peut-être pas tellement à un échange total, mais peu importait, à vrai dire. Sa bouche vint finalement chercher ses lèvres, et ils échangèrent un baiser pour la seconde fois. Mais elle ne s'y attarda pas longtemps, puisqu'elle redescendit dans son cou, lentement, et s'arrêta au creux de son épaule. Elle pouvait sentir son cœur s'accélérer quelque peu, mais ce n'était pas encore assez. Bientôt, ses deux mains descendirent vers son bas ventre, et cette fois, elle ne fit pas durer l'attente autant qu'elle l'avait fait la première fois. Après tout, l'envie et le désir étaient déjà là, ses sens étaient déjà éveillés, et elle n'avait nul besoin de le lui rappeler. Elle put rapidement voir son chibre se dresser une fois encore sous l'assaut de ses caresses. D'abord douce, elle se fit de plus en plus inquisitrice, accélérant la cadence et variant la pression. Puis quand elle sentit qu'elle avait obtenue ce qu'elle voulait, elle revint vers lui, laissant une main traîner sur l'intérieur de ses cuisses, évitant consciencieusement son vît.

Cette fois, elle n'hésita pas à le toucher, la promiscuité disparut rapidement au profit d'un contact plus que volontaire. Elle sentait sans mal son membre entre ses cuisses, et elle en joua un instant, le laissant titiller son intimité, et accentuer son désir. L'elfe prit alors une des mains du semi pour la poser sur une de ses fesses. Elle lui redonnait, en quelque sorte, le contrôle. Elle lui permettait de reprendre le dessus un instant, le temps de lui imposer son désir.
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Azhar Tahwi Salougan
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MessageSujet: Re: Murmures et confidences [Azhar]   Lun 11 Mai 2015 - 22:34

« De ton plein gré dis-tu ? Je comprends. » Il pensait comprendre en tout cas. Il avait entendu parler de ces filles qui demandaient à être embaucher dans les établissements du prince. Sans doute faisait-elle partie de celles-là, dont la renommée des bordels s’était fait entendre. Allongé sur le dos, contre le matelas, il fronça les sourcils quand elle lui dit ne pas être payée. Il ne comprenait pas tout.

« Dans ce cas, laisses moi t’offrir une jolie bourse d’écus, ou bien préfères-tu les émeraudes ? »

Dans ces moments-là, Azhar était toujours d’humeur généreuse et ses concubines le savent très bien, profitant de ces instants pour lui soutirer des présents. Eliwa semblait hésiter, ne devinant pas pourquoi une telle demande. L’envi était souvent une réponse suffisante pour le prince. La douceur de l’elfe était commune à son peuple, chaque effleurement qu’elle lui prodiguait l’enflammer d’avantage et lui faisait en demander plus. Elle passa une jambe par-dessus lui, et lorsqu’il voulu lui caresser les fesses, elle le repoussa sans ménagement, lui rappelant ce qu’il lui avait demandé ce qui le fit rire sur le coup. Il replaça donc sa main derrière son crâne, souriant et attendant la suite qui ne tarda pas à venir. Elle se pencha vers lui, le laissant espérer un baiser mais dériva vers son oreille, il du se contenter de la douceur son souffle chaud. Sa poitrine effleurait son torse, ses genoux ne le touchaient pas. Elle jouait avec ses sens, comme il le lui avait demander.

« Je sais Eliwa. »

Lui aussi avait envi d’elle. Mais il ne le lui dira pas, son corps l’exprimait déjà assez pour lui. Il se laissa embrasser, et remit une mèche blonde derrière l’oreille effilée de sa partenaire. Ses lèvres, aussi douce qu’elles pouvaient l’être finirent par descendre sur son cou et s’arrêtèrent vers ses épaules. La jolie elfe prit ensuite son vit en main, commença des vas-et vient en accélérant la cadence afin de le remettre d’aplomb. Elle finit par le lâcher pour revenir à sa hauteur, laissant intentionnellement une main à l’intérieur de ses cuisses.

« Dis moi quelle est ton histoire ? Comment as-tu fini par te retrouver ici ? »

Il laissa un doute sur son sens d’ « ici». Il souriait depuis un moment déjà, sentant son chibre entre les cuisses de la mignonne. Azhar ressentait le besoin d’assouvir son désir, soulevant légèrement Eliwa par les fesses, il la guida jusqu’à sur son membre et la laissa s’enfourcher dessus.


« D’où viens-tu ? »

Il avait continuellement besoin de parler, c’était plus fort que lui. Sans prévenir, il retourna Eliwa sur le matelas, et se retrouva en dessus d’elle. Il commença de long va-et-vient puis continua en augmentant la cadence. Penchant sa tête en avant, ses long cheveux d’ébène chatouillaient la poitrine de l’elfe.
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Eliwa
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MessageSujet: Re: Murmures et confidences [Azhar]   Mar 12 Mai 2015 - 0:11


 - Je n'ai pas besoin d'argent Azhar. J'ai besoin d'informations. Mais d'abord et avant tout, j'ai besoin que tu me satisfasses, répondit-elle doucement.

Il était vrai qu'elle était d'abord venue pour savoir. Elle était ici pour récolter des rumeurs, des on dit, et tout ce qui pouvait s'y rapporter. Sauf qu'il avait réussi à faire de la satisfaction de son désir une priorité. Elle n'avait pas, en premier lieu, pensé qu'il puisse faire autant monter l'envie en elle. Elle avait pensé le satisfaire, lui, et seulement lui. Sauf que c'était devenu bien plus que cela. Pour un peu, elle aurait oublié être dans un bordel. Pour un peu, elle aurait oublié être une catin. L'elfe sourit quand le prince lui dit savoir qu'elle avait envie de lui. Etait-il donc trop fier pour lui avouer que lui aussi avait envie d'elle ? Ou bien son corps l'exprimait-il déjà assez par lui même ? Sûrement un peu des deux. Enfin, peu importait, elle sentait bien qu'elle lui plaisait, et cela vint gonfler légèrement son ego. Après tout, il était flatteur de se savoir désirée.

 - Tu es bien curieux, dis moi, lâcha-t-elle d'un ton amusé.

D'ordinaire, les clients n'étaient pas si bavards. Ils venaient, faisaient ce qu'ils avaient à faire, et repartaient aussitôt. Pour eux, les putains n'étaient là que pour satisfaire leurs envies, et n'étaient en aucun cas des personnes à part entière. Elles étaient des objets dont on usait, encore et encore, jusqu'à s'en lasser. Alors qu'il lui pose autant de question la surprenait quelque peu.  Mais d'une voix douce et plus grave que d'ordinaire, elle lui répondit :

 - Je n'ai pas d'histoire à proprement parler, je ne suis qu'une elfe sans plus d'intérêt. Et je suis ici, dans ce lit, avec toi, parce que tu as su attiser ma curiosité. Je dois avouer que je ne suis pas déçue.

Elle laissa courir une main sur son torse, avant que le prince ne la soulève pour entrer enfin en elle. Un léger gémissement s'échappa de ses lèvres, et un frisson parcouru son échine. La chaleur dans son bas ventre s'éveilla, et s'empressa de remonter le long de son ventre, pour venir faire battre plus fort son cœur. Son bassin s'anima presque automatiquement, et il suivit lascivement le rythme imposé. Elle se plaisait, au dessus, parce qu'elle pouvait décider. Parce qu'elle avait le pouvoir de décider de la cadence, et de la distance à laquelle ils se tenaient. Mais brusquement, il inversa la tendance, et ce fut elle qui se retrouva en dessous. Ses coups de reins se firent de plus en plus rapide, et elle le sentait aller de plus en plus profond. Elle aurait aimé que ses mains s'emparent de ses seins, plus provoquant que jamais, mais seul ses long cheveux de jais vinrent les balayer, comme s'il voulait la mettre au supplice. Comme s'il voulait seulement les effleurer pour ne jamais les toucher.

Passant une main derrière sa nuque, elle le ramena plus proche d'elle. Elle voulait sentir cette promiscuité entre leur deux corps, elle voulait sentir la chaleur, elle voulait sentir son souffle. Ses jambes se levèrent pour que ses pieds puisse venir se croiser dans le creux de ses reins. Sa respiration était de plus en plus saccadé, et des gémissements de plus en plus longs s'échappaient de sa gorge. Comment voulait-il parler dans ces conditions ? Comment voulait-il qu'elle lui réponde ? Quand elle essaya tout de même, sa voix était rauque, et ses mots, entrecoupés :

 - Thaar... Je viens de... De Thaar.

Avait-ce une quelconque importance ? Elle pouvait sentir son corps tout entier frémir d'envie, et brûler de désir. Elle pouvait entendre son cœur battre dans ses tempes, dans ses cuisses, et dans son ventre. Elle pouvait sentir la chaleur sur ses joues, dans son estomac, et entre ses jambes. N'y avait-il pas, là de suite, plus intéressant que de connaître ses origines ? Ne le satisfaisait-elle pas assez pour qu'il lui demanda autre chose que ce qu'elle lui donnait à cet instant ? L'indignation prit le dessus sur l'envie d'aller toujours plus loin, et pour la seconde fois de la soirée, elle le fit basculer sur le dos. Il avait beau avoir la force d'un homme, elle avait celle d'une guerrière, mais il ne résista pas vraiment. Une fois revenue au dessus, elle arrêta ses va-et-vient. Quand il essaya de les reprendre, elle souleva son bassin en même temps, et il dut bien reconnaître qu'il n'avait plus la main mise sur la situation. L'elfe le surplombait de toute la hauteur de son buste, et la première chose qu'elle fit fut de prendre une de ses mains pour la poser sur sa poitrine. Elle avait envie qu'il la caresse, elle avait envie de sentir la paume de ses mains et le bout de ses doigt sur l'entièreté de son corps. Et alors, elle se souleva légèrement, le chassant presque d'elle. Presque. Son bassin entama alors une sorte de danse lascive. Ses mouvements étaient lents, presque comparables à des caresses. Il essaya bien quelque fois de s'emparer une nouvelle fois d'elle, mais elle fit échouer ses tentatives par d'habiles esquives. Elle était le chat, et il était la souris. Elle voulait le sentir au bord du désir, au comble de l'envie, pour pouvoir le satisfaire. Elle voulait qu'il confonde plaisir et douleur, elle voulait qu'il ressente ce qu'il n'avait ressenti. Et quand elle put lire dans ses yeux la muette supplication qu'elle guettait avec soin, elle accueillit à nouveau l'entièreté de sa virilité.


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Azhar Tahwi Salougan
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MessageSujet: Re: Murmures et confidences [Azhar]   Jeu 14 Mai 2015 - 23:38


Il était rare d’entendre quelqu’un refuser de l’argent, surtout dans ces conditions. Azhar haussa les épaules, tant pis pour elle, elle passait à côté de précieuses pierres qui valaient malgré tout une jolie petite somme. Elle était venu pour des informations disait-elle, les ennemis du Serpent de Baaz’Hima étaient nombreux et tous savent que les jolies femmes sont son point faible mais s’il suffisait d’une jolie paire de fesses pour faire parler le Prince, cela ferait longtemps à présent qu’il aurait perdu son siège au conseil de Thaar. Une personne normal aurait arrêté leurs ébats, demander des explications et aurait montré un peu plus d’indignation ou de curiosités, mais Azhar était tellement habitué à ce genre de retours de faveurs ou d’extorsion qu’il ne voyait pas où était le mal de continuer leurs petits jeux. Il se contenta de sourire, sans répondre. Eliwa révéla ne pas être déçu par le marchand, ce qui lui fit légèrement bombé automatiquement le torse comme un jeune coq qu’on venait de féliciter. Il accueilli le gémissement qu’elle poussa lorsqu’il la pénétra avec fierté, sans doute mal placé. Elle rythma leurs premiers rapport, ensuite ce fut lui, dont la caresse des mollets de la belle sur son dos stimula. A nouveau, elle l’attira vers elle, sa poitrine venant s’écraser sur son torse, il sentait ses tétons durcis par le plaisir et il accéléra ses mouvements donnant suite aux encouragements sonores de l’elfe de plus en plus long et fort. Elle avait du mal à lui répondre, ce qui était relativement compréhensible. Comme il s’en doutait, elle venait de Thaar, Eliwa de Thaar.

« Je vois que la cité… continue à me surprendre avec ses perles. »    

Il faisait un réel effort pour se concentrer sur ses mots, pour préserver les apparences. Peut-être pour lui rappeler qu’il avait encore la situation sous contrôle, ce qui n’était pas fait pour durer. Eliwa ne craignait pas prendre des initiatives, elle avait le tempérament d’une Favorite et non d’une Concubine de son sérail. Chacun de leur contact augmentait le désir du prince, cette volonté d’aller toujours plus profondément. Mais elle inversa la tendance, d’une force dont il ne la soupçonnait pas capable, elle le renversa sur le dos. Il ne s’en offusqua pas, mais tenta de reprendre le rythme. L’elfe lui fit comprendre assez vite qu’elle était aux commandes et qu’ils feraient selon son bon plaisir. Elle lui attrapa une main et la posa sur son sein, son autre main vint lui caresser le ventre et remonta jusqu’à son deuxième sein. Il s’embrasait, lentement mais surement, il tenta de se concentrer dessus et oublier comment de sa danse lascive, elle maltraitait sa virilité, mais le rythme imposé commençait à le frustrer, et sans doute le devina-t-elle lorsqu’elle consenti à l’accueillir pleinement de nouveau.    

« Des informations ? »

Il poussa un soupire et se redressa, toujours en elle. Il la souleva légèrement pour croiser ses jambes et la mettre sur ses genoux, en lotus. Son corps entier était flamme et seule la chaleur de leurs peaux pouvaient apaiser ces agréables brûlures. Il lui embrassa un sein en continuant de le palper de sa main droite et commença à imposer son propre rythme, ses lèvres remontèrent vers son cou puis sa bouche tandis que sa main caressait son dos pour remonter s’égarer dans ses cheveux.    
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MessageSujet: Re: Murmures et confidences [Azhar]   Dim 17 Mai 2015 - 17:24

L'elfe sourit quand elle entendit le prince lui répondre. Elle sentait bien qu'il se forçait, comme pour lui montrer qu'il était encore maître de son corps. Après tout, cela ne l'étonna pas, mais il ne la dupait pas pour autant. Elle pouvait entendre dans le ton sa voix qu'il ne lui était pas indifférent, qu'elle commençait à réellement lui donner quelque chose. Elle pouvait sentir dans ses gestes et dans ses intentions qu'il avait envie d'elle, chose qui n'était pas gagnée au départ. S'il était venu ici, ce n'était pas pour satisfaire les désirs d'une catin, mais les siens. Alors l'effort qu'il fit pour lui répondre la fit effectivement doucement sourire. Mais elle ne s'attarda pas plus longtemps sur cela. A vrai dire, elle n'en eut pas le temps. A peine l'avait-elle à nouveau satisfait qu'il changea de position. Encore, il lui posa une question. Encore, elle se demanda si elle le satisfaisait vraiment. Sauf qu'elle savait que oui, elle le sentait. Peut-être ne pouvait-il tout simplement pas s'empêcher de parler. Peut-être était-ce sa manière de créer un lien entre eux, ou peut-être qu'il s'agissait seulement de curiosité insatiable. Elle n'en avait aucune idée, mais en tout cas, elle lui répondit à nouveau :

- Des informations, oui... Je... je cherche quelqu'un, mais après, on en parlera après, d'accord ?

Elle n'avait aucune envie de parler d'Altiom maintenant. Elle n'avait pas envie de penser, en fait. Elle n'avait pas besoin, là, de suite, de penser à après. Elle avait juste besoin de savourer l'instant présent, et elle espérait qu'il le comprenne rapidement. Qu'il n'insiste pas. Après tout, s'il insistait, elle ne répondrait certainement pas. Même si elle n'avait pas envie de le contrarier, elle avait encore moins envie de se contrarier, elle. Assise sur lui, elle pouvait apprécier sans peine la chaleur de leurs deux corps. Elle pouvait sentir le sien s'embraser un peu plus à chaque coup de rein. Rien n'apaisait plus la plaisante douleur de ces brûlures que le contact de la peau d'Azhar contre la sienne. Rien ne pouvait la soulager, si ce n'était ses mains sur son corps. Elle n'avait plus seulement envie, mais besoin qu'il la touche. Elle avait besoin de le sentir partout à la fois, et à vrai dire, il ne s'y prenait pas mal du tout pour la satisfaire. La main qui avait couru le long de son dos pour venir se loger dans ses cheveux les avait un peu plus rapprochés. Ses lèvres avaient tracé un sillon brûlant de son torse à sa bouche. Alors, pour oublier un instant que son corps entier se consumerait bientôt, elle joignit une fois de plus ses lèvres aux siennes. Leur étreinte se faisait de plus en plus profonde et de plus en plus rythmée. A cet instant, la raison de sa venue dans cet établissement n'avait plus aucune forme d'importance. Elle n'avait cure de récupérer ou non ces fameuses informations. Plus rien n'avait d'importance si ce n'était eux deux.

Si au début, l'envie n'avait pas été absente, elle était désormais omniprésente. Il n'y avait plus aucune forme d'obligation, et elle n'était pas ici pour satisfaire simplement son plaisir à lui, mais pour satisfaire le sien aussi. Il s'était montré plutôt bon amant, et il fallait dire que cela n'avait pas laissé Eliwa indifférente. Peut-être parce qu'il était le premier homme avec qui elle partageait un lit depuis quelques mois déjà. Peut-être parce qu'elle était particulièrement de bonne humeur. Ou seulement parce qu'il était bon. Elle n'en savait trop rien, et à vrai dire, elle ne chercha pas à connaître plus avant le pourquoi du comment. Elle voulait juste profiter de l'instant présent. Encore et toujours. La température était montée d'une manière phénoménale, et elle avait l'impression que tout était chaud, de l'air jusqu'aux draps. En passant par son cœur, évidemment, qui battait maintenant la chamade dans sa cage thoracique. On aurait presque pu croire qu'il cherchait à s'échapper, tant la pression était forte. Elle pouvait sentir son corps entier frémir, et bientôt, le long de sa colonne vertébrale, descendirent par vague des frissons qui lui semblèrent froids. Elle commençait à perdre la notion de ses sens, ses nerfs étaient mis à rude épreuve, et son cerveau ne devait plus délivrer les bonnes informations. Elle savait bien que dans de telles conditions, elle ne pourrait se contenir bien longtemps, et le prince n'avait visiblement pas l'intention de ralentir la cadence. Chaque effleurement restait comme gravé dans sa peau. Avait-elle seulement besoin de ralentir ? Avait-elle besoin de se contenir ? Elle n'en avait aucune idée, et c'était cela qui l'ennuyait. Elle était trompée par ses sens, et n'avait plus réellement la force de réfléchir. Elle n'avait plus l'envie de reprendre le contrôle, et de changer une énième fois de position. Alors elle décida de s'en remettre à Azhar.
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Azhar Tahwi Salougan
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MessageSujet: Re: Murmures et confidences [Azhar]   Ven 5 Juin 2015 - 23:10

« Ne parlons plus alors. »

Ses mains descendirent vers sa taille pour l’aider à se soulever et suivre le rythme imposé. Décollant ses lèvres, il la contempla quelques secondes, continuant ses va-et-vient. Le lendemain, il sentira les courbatures de cette soirée. Le lotus était une position éprouvante pour les muscles, dont les abdominaux chez l’homme. Généralement, c’était la femme qui donnait la cadence des va-et-vient, se mouvant également de manière circulaire ou de droite à gauche. Azhar avait décidé de mener la danse, la poitrine de sa belle se trouvant à hauteur de son visage, il n’attendit pas plus longtemps pour poser sa bouche sur son auréole, la stimulant de caresses buccales qui se transformaient en des morsures superficielles. Il la sentait venir, donc il accéléra ses mouvements. Ses yeux fixaient au sien, la position rendait l’échange de regards encore plus intense.

« Pourquoi moi ? »

Il avait dit qu’il allait arrêter de parler, mais il ne pouvait s’en empêcher. Il voulait entendre Eliwa avec sa voix rauque, ses mots entrecoupés. Et ce, même s’il connaissait déjà la réponse : parce ce qu’il était beau, charismatique et génial. Mais il voulait l’entendre. Sa main sur son dos la fit cambrer, et sa tête plongée dans sa poitrine attendait qu’Eliwa pousse son dernier soupire. Ce qui finit par arriver. Lui par contre, il avait un peu plus de mal à venir. Il souleva donc la jolie elfe, se retirant d’elle et l’allongea sur le ventre sans ajouter mot. Là, il la pénétra à nouveau, sous un autre ongle en s’allongeant par-dessus elle, caressant son dos sa nuque et commençant à embrasser son cou offert en rabattant sa chevelure blonde sur une épaule. Ses mouvements de bassins commencèrent à aller de plus en plus vite tandis que ses lèvres ne quittaient pas sa peau.

« Je… N’ai… Pas Gasp…iller mon… Temps. Finit-il par lâcher à son oreille.
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MessageSujet: Re: Murmures et confidences [Azhar]   Dim 7 Juin 2015 - 21:16


Pendant un temps, il arrêta de parler. Tout concentré qu'il était dans sa tâche, aucun mot ne franchit ses lèvres. Ses doigts parcouraient toujours son corps de part en part, et sa bouche assaillait méchamment sa poitrine. Mais elle aimait cela, elle aimait sentir ses dents contre sa peau. Elle aimait sentir sa bestialité s'exprimer. Celle qu'elle avait pris soin de faire monter, encore et encore, celle qui avait finit par grandir en elle même, et qui s'était mêlé au désir. Elle aimait qu'on lui fasse sentir qu'on pouvait l'atteindre, encore. Que ses sens n'étaient pas éteint, par un surplus d'informations. Qu'elle était encore là, avec lui, et qu'ils n'avaient pas fini. Ses mains sur ses hanches la guidaient chaque fois un peu plus, et bientôt, ce ne fut plus elle qui imposa le rythme, mais lui. Quand ses yeux se plongèrent dans les siens, quand son corps trembla tant il était stimulé, Eliwa laissa échapper une sorte de cri dans un soupir, qu'elle étouffa en mordant sa lèvre. Elle se savait proche de la fin, elle le ressentait dans l'entièreté de son corps. La question qu'on lui posa ne fit pas écho dans ses pensées. Elle ne l'entendit pour ainsi dire pas. De toutes façons, elle n'était pas en mesure de répondre, plus rien n'avait d'importance, si ce n'était eux.

La main qui se glissa dans son dos la fit frissonner encore un peu plus. Son corps entier était tendu. Son corps était moite, et sa peau était chaude. Son souffle, haletant. Le contact, insuffisant. Et la cadence, trop peu élevée. Jusqu'à ce que tout cela n'ait plus d'importance. Parce qu'elle avait enfin été satisfaite. Un frisson parcouru sa colonne vertébrale, et un soupir plus puissant, et plus profond que tout les autres, sorti de sa gorge. Elle aurait voulu que cet instant dure encore et encore, mais on la ramena bien vite à la réalité. Azhar la souleva pour la faire rouler sur le ventre. Elle pouvait sentir la chaleur de son souffle dans son cou, et rapidement, sa virilité vint la prendre à nouveau. Son corps était encore brûlant, et les lèvres du semi dans son cou n'arrangeaient rien. Elle pouvait sentir son souffle s'accélérer, à mesure que ses coups de rein devenaient plus fréquents. Elle pouvait le sentir frémir contre elle, comme elle pouvait sentir qu'il viendrait bientôt. La phrase, entrecoupée, qu'il lâcha au creux de son oreille, peu avant la fin, la fit sourire. Bien sûr, qu'il n'avait pas gaspillé son temps ! Ca, elle y avait veillé au grain. Et quand il se retira une dernière fois, elle n'oublia pas qu'elle n'avait pas fini avec lui. Il avait basculé sur le dos, et l'elfe en profita pour passer sa main sur son torse, et redessiner, encore une fois, les lignes de ses muscles.

 - Je t'ai choisi, toi, parce que tu es celui qui a attiré mon attention. Et ce comme aucun homme ne l'avait plus fait depuis longtemps, répondit-elle alors.

Certes il était un peu tard, mais il n'était jamais trop tard pour flatter un ego. Surtout celui d'Azhar, qui semblait particulièrement grand. Il y avait un fond de vrai, dans ses paroles, mais ce n'était pas l'entière vérité. Elle l'avait choisi parce qu'elle voulait savoir où était parti Altiom. Et cet homme, qui avait assez d'influence pour être servi plus que correctement, semblait tout désigné pour lui donner ce qu'elle était venu chercher. En plus d'avoir pris un plaisir certain, elle espérait récolter des informations intéressantes.

 - Quant à ton autre question... Je cherche à retrouver Altiom d'Ydril. A ce qu'on m'a dit, il est passé à Thaar il y a peu, avec une armée. Cela n'a donc pas du passer inaperçu. Saurais-tu où je pourrais le trouver, par hasard ? demanda-t-elle doucement.

Ses doigts continuaient à courir sur sa peau, et si la satisfaction de son désir l'avait éteint pour un moment, cela ne l'empêchait pas d'apprécier les lignes délicates de son corps. Il avait cette élégance qu'on ne retrouvait que chez les elfes, mais on sentait tout de même derrière que du sang humain coulait dans ses veines. Et ce mélange lui plaisait assez.
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Azhar Tahwi Salougan
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MessageSujet: Re: Murmures et confidences [Azhar]   Lun 8 Juin 2015 - 17:30


Le Prince n’avait pas failli. Eliwa était plus sonore que de nombreuses oreilles pointues, et ses cris d’extases avaient la mélodie de la victoire. La chaleur de son corps les enveloppait tout les deux, elle le faisait sentir vivant comme il ne se sentait jamais plus vivant que dans ces moments là. Azhar aimait la vie, et les plaisirs simple de la nature comme celui-ci.  
Il finit par se répandre en elle sans plus de considération. Elle était une elfe, ce qui signifiait qu’il avait dix fois moins de chance d’avoir un bâtard avec elle qu’avec une humaine. Il était de ceux qui étaient indifférent à l’idée de laisser une descendance ou pas. Le cœur battant, le souffle chaud  et haletant, il l’embrassa une dernière fois à la base de la nuque avant de se retirer. Il ne se lassait jamais de cette sensation, de cette chaleur au bas ventre et du frisson qui parcourait son corps au moment où il se livrait. Azhar se mit sur le dos, laissa Eliwa se redresser légèrement. Regardant le plafond il souriait aux propos de l’elfe. Il avait ce besoin inexpliqué d’entendre des compliments, le sage dirait que c’est pour combler de manque d’affection qu’il avait eu enfant. Du bout des doigts Eliwa lui caressait le torse, le chatouillant légèrement.

Il avait entendu parler d’Altiom d’Ydril. Ydril. Une très belle contrée avec ses jardins, ses plages du sud et ses petites forêts, mais surtout pour ses huitres-argents qui sont un véritable régale faisant la renommée de la région. Oui, il avait entendu parler de l’archonte exilé. Lorsqu’on était le propriétaire de lupanars un peu partout dans la plus grande ville du continent, on entendait certaine rumeurs. Azhar attrapa la main d’Eliwa qui parcourait son torse et l’arrêta, il la fixa et répondit.


« Pourquoi t’intéresses-tu à un péninsulaire ? »

Il était juste curieux. Il porta sa main à ses lèvres et embrassa l’une puis une autre de ses phalanges puis la relâcha. Il ne souhaitait pas jouer au plus malin avec elle –bien qu’il s’avait qu’il l’était- et lui raconta ce qu’il savait à son propos en reposant sa tête sur l’un des coussins.

« Lui et ses hommes sont entrés à l’un de mes bordels du sud de la ville. Il ne m’a été reporté que des rumeurs, non des réalités. Mais j’ai entendu que lui et ses hommes allaient retourner chez eux pour tuer du noirelfe, ceux qui ont traversé l’Aduram deux mois plus tôt. Ceci est l’histoire qui revient le plus souvent. Mais j’ai également entendu qu’il comptait se lancer dans une quête de dragon pour retrouver celui qui a coulé la flotte langecine au large de Nelen. Des dragons, incroyable, dommage que je ne puisse pas en acheter. »

Azhar l’embrassa à la naissance de sa gorge, sa peau était encore chaude et il se tarda à sentir le parfum de ses cheveux, comme pour l’imprimer dans son esprit une dernière fois. Il se releva ensuite pour leur servir cette fois-ci deux coupes de vin du Carrousel. Retournant auprès de la belle, il lui tendit le verre et bu le sien.

« Te reverrais-je ? D’un mouvement de tête, il lui montra une chevalière posée sur son chevet. Je sais que tu m’as dit ne rien attendre de moi, mais prends cette bague pour te souvenir de notre moment. »

Il l’avait proposé dans un sourire avant de se rassoir auprès d’elle, laissant son regard parcourir son corps de ses cuisses menues jusqu’à ses lèvres enivrantes.      
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MessageSujet: Re: Murmures et confidences [Azhar]   Mar 9 Juin 2015 - 20:57

Eliwa fut surprise lorsque le prince porta sa main à sa bouche, et qu'il embrassa ses phalanges. D'ordinaire, lorsqu'on venait quérir les services d'une catin, ces gestes là n'avaient pas leur place. On satisfaisait simplement son désir, avant de repartir aussitôt. Et une fois la surprise passée, elle se demanda quoi lui répondre. Devait-elle lui parler de sa fille ? Ou valait-il mieux qu'elle taise cette information ? Elle n'avait aucune envie de crier sa maternité sur tout les toits, c'était quelque chose qu'elle n'assumait pas encore totalement. A vrai dire, elle ne se sentait pas réellement mère. Quand elle avait eu son enfant, elle n'était pas prête pour ça. Et ensuite, lorsqu'elle s'était faite à l'idée d'avoir un être sans défense à protéger et à chérir pour au moins les trente prochaines décennies, on le lui avait enlevé brutalement. Alors, comme elle n'était pas du tout à l'aise à l'idée de parler de Mîrmae, elle décida de ne parler que d'Altiom.

- Rien de bien intéressant, je crois que je m'intéresse à lui parce qu'il est le seul à m'avoir donné ce que je cherchais.

Vers le Nord de la Péninsule, donc. Aduram même, peut-être. Elle n'aimait pas Aduram. Elle avait du mal à supporter la symphonie discordante, et plus encore, elle n'appréciait pas ses habitants. L'elfe essayait donc d'éviter au possible cette forêt maudite.

- Les dragons... Tu voudrais des dragons ?

Pour en avoir vu un, une fois dans sa vie, et pour avoir côtoyé une dragonnière plus d'un mois, elle savait qu'avoir un dragon était loin d'être plaisant. Au début, quand on lui en avait parlé, quand ils avaient peu à peu disparus, et quand ils étaient presque devenus légende, conte fantasque qu'on raconte aux enfants, elle s'était dit qu'un jour, elle aurait peut-être la chance d'en avoir un à ses côté. Qu'elle pourrait peut-être enfin voler, et s'enfuir, loin, sans être obligée de revenir un jour. Seulement, ce n'étaient là que des rêves d'enfants. Cette soudaine envie exprimée par le prince la fit sourire. Ses désirs n'étaient pas loin des caprices qui découlaient de la naïveté et de l'insouciance, et pourtant, il était parmi les hommes les plus influents de la cité. Avait-il seulement déjà quitté Thaar ? Avait-il vu d'autres contrées, d'autres peuplades, d'autres croyances ? Elle n'en savait rien, mais elle ne serait pas surprise que ce ne soit pas le cas. Il déplorait le fait qu'acheter un dragon était chose impossible. Encore heureux qu'on ne puisse pas les acheter ! Mais cela n'avait rien de bien méchant, et l'amusait plus qu'autre chose.

- Peut-être qu'un jour, l'un d'entre eux te choisira. Qui sait ?

Elle s'était rapprochée un peu plus de lui en disant cela, et il en profita pour embrasser sa peau, encore une fois. Le contact de ses lèvres la fit frissonner. Si le désir était retombé, ses sens étaient encore en éveil. Quand il alla chercher à boire, elle s'assit sur le lit, les mains posées derrière son dos, et les pieds croisés. Elle accepta sans broncher la coupe qu'on lui tendit, et y trempa ses lèvres, avant de boire une gorgée. Elle ne la finit cependant pas, et revint rapidement vers le prince.

- Je ne sais pas, Azhar, aimerais-tu me revoir ? Accepterais-tu que je te rende visite à nouveau ? demanda-t-elle d'une voix plutôt sensuelle. Tu n'as qu'à demander, et je reviendrai...

A cet instant, elle ne sut pas si elle disait la vérité. Parce qu'elle ne savait pas si elle reviendrait sur Thaar un jour, elle ne savait pas ce que l'avenir lui réservait, et pire encore, elle ne savait pas ce dont elle avait envie. Alors, elle prit la chevalière qu'il voulait lui offrir. Elle la prit, et la passa à son doigt. Elle trouva cela particulièrement attentionné qu'il veuille graver cet instant dans sa mémoire. Et foncièrement humain. Il voulait qu'on se souvienne de lui, il ne supportait certainement pas qu'on ne le connaisse, ou pire encore, ne le reconnaisse pas. Seulement, le simple fait de lui avoir donné autant de plaisir qu'il lui avait demandé de lui donner suffirait pour qu'elle ne l'oublie pas. Et puis, de toutes façons, elle n'oubliait pas. Les gens, les actes, les faits, tout restait gravé dans sa mémoire, tout était là, même ce qu'elle aurait voulu effacer, même ce qu'elle aurait voulu oublier. Puis elle remarqua son regard. Elle pouvait presque sentir la caresse de son regard sur son corps. Alors, elle se prit à vouloir plus, à vouloir un contact réel, et pas seulement un rapide coup d'oeil. Sa main attrapa la sienne, et elle vint poser sa paume sur son buste. Les iris rivés droit dans les siens, elle le remercia à mi voix, tout simplement.
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