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 Quand on arrive en ville[terminé]

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Cécilie de Missède
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MessageSujet: Quand on arrive en ville[terminé]   Quand on arrive en ville[terminé] I_icon_minitimeDim 15 Mar 2015 - 19:50

Le temps était clair et plutôt doux pour la saison. Cela faisait quelqus jours maintenant que Cécilie était arrivé à Lourmel et elle ne comptait pas repartir avant quelque jour au minimum. Maélyne repartirait surement un peu avant elle...

Ce matin là, la Dame de Lourmel était prise par ses obligations et sa fille suivait des leçons de bonne conduite. Un matin parfait pour une escapade dans la ville. Depuis son arrivée, Cécilie n'avait pas eu le temps de passer au temple de Tyra pour se recueillir sur les vies que son voyage avait couté. Dans un contexte plus joyeux, elle n'avait pas non plus rendu visite à celui de Néera.
Cela, elle ne voulait pas y couper pour une simple raison: une promesse faite à des enfants. Lors de sa dernière visite, alors que la ville était en deuil, et un peu après, elle était passé souvent pour aider les prêtres à s'occuper des enfants qu'ils recueillaient. Elle les distrayait en leur apprenant les bases de la musiques et de l'histoire pendant que Rose les aidaient à former leurs premiers mots avec de l'encre. Lorsqu'elle avait du repartir, elle avait jurer de venir les voir lorsqu'elle serait de nouveau en ville... ce qui était le cas.

Levées avec le soleil, les deux jeunes femmes s'habillèrent de façon pratique, s'armèrent de quelques écus et descendirent dans la ville. Cécilie appréhendait ce moment autant qu'elle l'attendait. Tous ces sons, ces odeurs, cette agitation était difficile à suivre dans sa globalité. Du pain chaud et de la crasse. Des gamins et des bourgeois. Des crieurs et des mendiants.

Le temple de Tyra n'accueillait personne à cette heure. Une prêtresse voilée vint s’enquérir de la nature des visiteuses mais bien vite, elles purent se recueillir et remercier la déesse de s'occuper de ceux qui avaient connus la mort dans l'escarmouche qui avait eu lieu. La noble dame eut une pensée toute particulière pour Baudoin, le jeune homme qui avait perdu la vie à cause d'une flèche. Il n'avait eu aucune chance.

Une fois les dévotions faites, les deux femmes entrèrent à nouveau dans l'agitation de la ville. Pour remonter un peu leur moral en berne, elles achetèrent deux oranges sur le chemin du temps de Néera.

-Mes demoiselles! Vous avez l'air de personnes fort averties! Je suis sûr que vous trouverez ici quelque chose à votre goût.

Rose s'était arrêtée net. Un vendeur à la sauvette devait s'être interposer. Il avait surement remarqué que les vêtements des deux femmes étaient de bonne factures. En tout cas, la voix était celle d'un jeune homme. Il déblatérait son baratin à une vitesse folle, ne laissant pas la moindre occasion aux jeunes femme de s'esquiver poliment. Quand enfin ses incroyables poumons durent se remplir, Rose en profita pour faire un pas de côté.

-Désolé. Nous sommes attendues.

Un bruit de pas appuyé informa Cécilie que l'homme s'était de nouveau interposé.

-Allez mes dames, vous prendrez bien un bracelet. Ou cette broche absolument splendide qui irait si bien avec vos si jolis yeux.  

Rose rendit un sourire gêné devant l'air enchanté et enchanteur du jeune marchant. Ses cheveux étaient courts et buns et ses dents se voulaient blanches. Son manteau aux trop nombreuses poches et reprisé plus d'une fois aussi essayait de donner un air plutôt propre sur lui.
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Jindanor Numanor
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville[terminé]   Quand on arrive en ville[terminé] I_icon_minitimeLun 16 Mar 2015 - 13:27

Effet sonore de populace ::
 

Jindanor rouvra doucement les yeux, baîllant en s'étirant... Il se hissa sur ce lit au matelas de paille... Bon sang, il n'avait si bien dormis depuis des lustres. Ainsi assis, sur un lit qui pour lui était le luxe royal, il tendit sa main droite vers la fenêtre qui se trouvait du même côté, juste au dessus du lit, ouvrant la gauche vers l'intérieur, et laissant la droite semi-fermé.. Le brouahaha de la vie en ville vint s'amplifier, léger dérangement il y a peu, il était dorénavant aussi fort que si Jindanor se trouvait dans la rue. Cette chambre d'auberge qu'il avait loué pour la nuit lui avait coûté son prix, 45 écus, pour la nuit , le repas, et le bain qui était prévus au matin.  Jindanor pris une grande respiration avant de s'extirper de ce lit et de ces draps.. Il était nu comme un vers, s'étirant vers le mur il soupira. A sa droite, dans le coin de la chambre se trouvait un coffre, où il avait rangé ses affaires préalablement à la nuit.  S'y dirigeant il l'ouvrit tranquillement, accroupis. Puis s'arrêta. Il avait oublié qu'il avait le droit à un bain, et l'idée d'en prendre un n'était pas de refus... Il pourrait peut-être se raser aussi.. Il devait bien posséder un coupe-choux ce tenancier. Ainsi il décida de s'approcher de la porte d'entrée, toujours nu comme un vers, il ne passa que sa tête dans la porte entre-ouverte, hélant une jeune femme qui travaillait ici.

-Mademoiselle, pourriez-vous me faire monter un bac d'eau ? Et un coupe-choux si vous avez, il faudrait que je coupe tout ça. Il ricanna, aimable de ce beau-matin. La jeune femme l'observa, puis opina rapidement avant de descendre les escaliers quatre à quatre...Elle était devenue rouge pivo-.... Il s'observa à son tour, il s'était décalé en demandant le bac, et son corps nu était en partie visible par l'entrebaillement... Principalement l'objet que l'on préférerait cacher par pudeur. Il se décalla et referma la porte en claquant sa main contre son visage.

Bien décidé à ne pas remontrer son engin aux personnes qui apporteraient le bac, il s'empara de son bas, qu'il enfila... Au moins l'on ne  leverrait pas à poil... Il était légèrement rosé aux joues... La situation l'avait tout autant embarassé que la jeune femme. Comble de la connerie, ce fut elle qui apporta le bac, avec une autre... Jindanor ne su pour le coup pas où se mettre... Passant sa main derrière sa nuque il laissa sortir une excuse rapide tandis que les deux femmes s'en allaient. Elles avaient déposé un bac, un morceau de savon noir, et un coupe-choux... Jindanor ne pouvait demander mieux. Sa chambre étant déjà dôté d'un miroir, un de ces mirrois en bronze, crade certes, mais qui servirait suffisament pour l'office qu'il souhaitait en faire.

Quelques minutes s'écoulèrent, avant que Jindanor ne quitte sa chambre, propre comme un sous-neuf... Barbe correctement taillée et non plus hirsute, cheveux correctement coiffé et non plus gras et poussiéreux, visage décrassé de toute la terre qui le couvrait.. Un homme neuf, et l'odeur allait avec, lui qui d'habitude sentait le faisandé, là, il sentait un homme propre... Une odeur bien à lui toujours, mais beaucoup moins désagréable qu'elle n'aurait pû l'être depuis son arrivée en ville. Il descendait tranquillement les marches de l'étage, devant se baisser pour esquiver une poutre, Jindanor observa au passage l'intérieur de l'auberge, cet étage, le rez de chaussé, était assez vide, en effet il ne restait que quelques poivrôts endormis ça et là, mais principalement des locataires qui prenaient leurs petits déjeuners... Petit déjeuner, encore un mot que Jindanor ne connaissait plus que vaguement depuis deux années. Il remarqua la jeune femme qui l'avait vu dans le plus simple appareil, et souria, plus d'un air gêné qu'autre chose... Celle-ci lui fit un léger signe de main avant de s'enfuir dans la cuisine... Pour sûr il se demandait s'il n'avait pas traumatisé la demoiselle..Quelle age avait-elle ? Dix sept ? Dix huit années ? A peine... Ses vêtements avaient aussi pris le temps d'un nettoyage, la tenancière s'était laissé entendre qu'il fallait les nettoyer, et avait fait dévêtir Jindanor avant d'aller dormir... Ainsi avait-elle eu le temps de rendre ses vêtements plus présentable qu'à l'accoutumé. Un homme neuf vous dis-je !! Qu'est-ce que quelques sous peuvent changer l'apparence d'un homme... Le géant qu'était notre bûcheron s'approcha du comptoir où se trouvait le tenancier, celui-ci armé d'un sourire désagréable montrant des dents jaunis hocha la tête vers lui lorsque Jindanor fit les présentations de la journée... Il déposa le coupe-choux et s'en alla, après avoir ingurgité une soupe de choux quasiment cul-sec. Au moins aurait-il le ventre plein aujourd'hui. La solde avait été rêglé la nuit dernière.

Bardas sur le dos, Jindanor pris la porte, il faillit d'ailleurs la prendre au sens propre... Il manqua d'arracher la poignée, la dîte se voyait coincée, le bois sec s'était étendu suite à l'humidité matinale.. Et se voyait grinçant contre l'encadrement. Il fit ses comptes rapidement en sortant, des deux souverains que lui avait procuré Cécilie comme "récompense", même si pour lui la récompense en elle même fut les remerciements et le fait de pouvoir discuter et s'évader un peu, et le tissus de dentelle aussi..Ha, lui, il le gardait en lieu sûr, au propre avec son livre et son matériel d'importance, il ne restait donc que 55 écus et un souverain.. Cela ne suffirait certes pas à lancer un campement de bûcheron et une charpenterie, mais permettrez de survivre suffisamment longtemps pour rassembler la pécune nécessaire. D'ailleurs, il se rappella d'une conversation tardive hier avec les gardes du convois, ceux-ci lui ayant proposé de les rejoindre à l'auberge à laquelle ils avaient coutûmes de se rendre quand ils se rendaient à Lourmel, après le travail, Jindanor les y avait rejoins. Ils l'avaient informé des quelques ragots mais surtout de la présence de quelques charpentiers qui chercheraient de la main d'oeuvre..Tiens dont.. Intéressé il avait ainsi décidé de chercher les dits.. Cependant cette rue était aussi bondée que devaient l'être les cieux, avec le monde qu'ils acceuillaient en ces temps durs...  Jindanor ressemblait à un rocher dans une rivière, contourné par les flots.. L'on évitait de le frôler, et de le bousculer.. et les conversations alentours embaumait l'ambiance... Il se disait qu'encore il ne se trouvait pas au marché..Ha, ce serait beau à voir tiens... Le marché, il serait complêtement perdu là bas. Donc..A droite..Puis troisième à gauche... Hurmph... Il rentra dans quelqu'un..Ou plutôt, on lui rentra dedans.. Un jeune-homme de quinze ans maximum venant de s'écraser contre sa jambe, et se trouvait au sol, quelque peu sonné.. Relevant la tête vers le géant qu'était notre bûcheron il déglutit, se complaignant dans une série d'excuse plus abracadabrante que les autres.. Jindanor l'aida à se relever, pas méchant pour deux so-... Il vérifia rapidement sa bourse... Elle était toujours là... Fiou.

Se faufilant dans la foule il entendait nombres de conversations auxquelle il ne portait guère attention jusqu'à ce que....

-Désolé, nous sommes attendues.Fit une voix, au loin..Une voix qu'il connaissait, il en était certain..Sa grande taille lui permis de dénicher deux robes aux couleurs inhabituel par rapport à la foule... Il espéra, qui sait... ? Il s'avança..Elles étaient à vingts mètre..Tout au plus ?

Il bouscula quelqu'un, s'excusant tout en continuant d'avancer, il était à 15 mètres...
Il connaissait ces silouhettes..Il les connaissait, c'est certain... 10 mètres...
Il continua sa marche... Pressé, bousculant en s'excusant silencieusement... 5 mètres.
Il se trouva derrière les deux femmes, de dos il n'était pas certain, mais ce dont il était au moins certains, c'est que le marchand était un peu trop insistant à son gouts..  Croisant les bras et se tenant bien droit derrière ces femmes, il observa le marchand de ses deux yeux bruns... Fronçant légèrement les sourcils.

-Ces Dames ne vous ont-elles pas fais part de leur empressement ? Dois-je faire entendre ma voix ? Sa voix était comme à l'accoutumée, grave et portante...Si portante d'ailleurs qu'elle couvra suffisament le brouhaha pour faire sursauter le marchand, et certainement les deux femmes. Celui-ci balbutiait devant l'être de deux mètres dix...  Visiblement décontenancé et perdant toute son assurance...

-Euh..Beuh..Je-...Euhj... Si...enfin... Je fais mon travail... C..Ce n'est pas simple de démarcher des clients vous savez..Et... Il déglutit, se taisant, sachant qu'il s'enfonçait de plus en plus... Il s'écarta et retourna à son étal.. Jindanor l'observant s'éloigner..

Puis il reporta son regard sur les deux jeunes femmes... Qui s'étaient retourné vers lui, il n'était qu'à deux mètres d'eux, mais personne n'osait passer dans l'interstice qui séparait l'homme des jeunes demoiselles. Alors décidé, Jindanor sourit grandement, rendant son visage si grave il y a quelques instants, en celui d'un charme et d'une joie comparable à lorsque l'on retrouvait de vieux amis perdues !

-Bien le bonjour Mesdames, qui l'eut crû ? Fit-il, d'une voix grave mais pourtant emprunte de la douceur que l'on utilise auprès d'amis. Je n'aurais sérieusement pas cru vous revoir si vite, combien de jours cela fait-il ...Deux ? Trois ? Ha... Comme quoi, ce n'était pas des adieux en fin de compte ! Jindanor décroisa ses bras, et les croisa dans son dos. Souriant et attendant une réponse des deux demoiselles. Il était certes joyeux de revoir ces Dames...Mais il espérait que sa présence ne les gênerait pas... C'est vrai, qui sait ce qu'elles pensaient réellement de cet homme ? Et puis..Il était d'ailleurs méconnaissable... Propre sur lui... Rien que ça changeait l'homme.
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Cécilie de Missède
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville[terminé]   Quand on arrive en ville[terminé] I_icon_minitimeVen 20 Mar 2015 - 1:16

Le marchand s'entêtait. Sa main frôla l'épaule de Cécilie, essayant sans doute de capter un regard qu'il ne parviendrait jamais à trouver. Cécilie sentit Rose à deux doigts de renvoyer vertement le marchand à ses affaires lorsqu'une voix de stentor résonna derrière elle, la faisant sursauter. Elle enfonça ses doigts dans l'épaule de Rose tout en se retournant aux trois quart, de façon à avoir l'oreille dans la direction de l’intrus. Son coeur avait fait un bond et Rose avait également fait volte face, mais le marchand se calma tout de suite, baragouinant quelques excuses. Cécilie sourit, rayonnante.

Rose resta bouche bée quelques instants. Un homme immense, lavé et rasé de frais, aux habits vieux mais parfaitement entretenus, se tenait à un peu plus d'un mètre mais personne n'osait passer devant lui. Ses pognes grosses comme des battoirs suffisaient à dissuader les éventuels tir-laines. Rose, bien que légèrement plus grande que Cécilie, se faisait toute petite auprès d'un si grand homme...
Ce visage et cette carrure ne lui étaient pas tout à fait étrangers, et elle aurait sans doute reconnu son vis à vis si elle avait ne serait-ce qu'envisager de le rencontrer en ces lieux. Mais la jeune femme n'y pensait tout simplement pas. Elle dégagea une mèche de cheveux rebelle de son visage pour la remettre proprement dans son chignon sombre parfaitement coiffé histoire de reprendre contenance pendant que l'étranger les saluait avec non chalance, sans même la laisser le remercier. La voix du l'homme évoqua un écho dans sa mémoire mais toujours insuffisant pour le replacer. Elle allait demander la cause de cette familiarité lorsque la voix joyeuse de Cécilie retint sa langue singlante.

-Bonjour Jindanor. J'entends que je ne suis pas la seule à être surprise de cette rencontre.

Rose referma la bouche. Le bûcheron! Un sourire un peu plus amène se dessina sur ses lèvres. Tout en parlant, il croisa et décroisa les bras sur son torse, gonflant involontairement ses déjà très larges épaules.

-Comme quoi, ce n'était pas des adieux en fin de compte ! [/color]

-Et bien! Je ne vous avais même pas reconnu ainsi accoutré! On dirait que la ville vous a fait du bien! S’exclama Rose, riant de sa propre méprise.

Cécilie tiqua. Jindanor avait donc tant changer? Sa voix restait la même, douce et enjouée. En entendant les voix des deux jeunes gens, elle avait l'impression d'entendre deux amis de longue date discuter. Mais sa suivante ne l'avait pas reconnu plus tôt... il devait vraiment avoir changer pour cela, un homme de deux mètres ne doit pas s'oublier facilement. De plus, cela ne faisait que quelques jours qu'ils s'étaient croisés. Elle avait du mal à comprendre qu'une apparence puisse changer au point de ne plus être reconnu...

-Si Rose le dit, vous devez être méconnaissable... Je vous remercie d'être intervenu, même si ce pauvre homme a du avoir la peur de sa vie.

La châtelaine fini de se retourner vers le géant alors que Rose reprenant le remerciement. La main de Cécilie qui ne reposait pas sur l'épaule de sa suivante tenait toujours l'une des deux oranges à la peau déjà entaillée qu'elle avaient finalement décider de manger tranquillement sur le parvis avant d'entrer dans le Temple. Même dans l'air saturé de la ville, la jeune femme arrivait à en sentir le parfum.

-C'est une véritable plaisir de vous rencontrer ainsi. Vous avez finalement trouver l'emploi que vous cherchiez?

Rose profita de l'interruption pour récupérer l'orage de Cécilie et la ranger dans une des poches de sa robe. Les deux femmes devaient certes détonner un peu du gros de la populace mais leurs tenues étaient assez simple, comme lors du voyage. Nulle parure n'ornait leurs robe, leur front ou leurs poignets. Les vêtements, bien que d'une couleur assez soutenue et d'une découpe élégante qui clamait leur rang, étaient taillés dans une étoffe de lin très simple. Mais cette fois, les cheveux extrêmement longs de l'artiste étaient également retenus en un agencement complexe de tresses prises au piège d'un filet blanc à peine ornementé. Cette coiffure dégageait son visage oval, son cou blanc et la naissance de ses épaules.

Quelques badauds observaient encore la scène, si bien que Rose invita Jindanor à marcher avec elle d'un geste de la main. Cécilie ne demanda même pas où son amie la conduisait. Après avoir pris des nouvelles de l'homme, il lui paraissait normal de donner un peu plus d'explication quant à sa propre présence. Après tout, si elle était surprise de voir Jindanor, il devait bien se demander ce que faisait une noble dame dans la populace et sans escorte.

-Nous nous rendions au Temple de Néera pour voir les enfants. La dernière fois que je suis venue, je leur avais promis de revenir les voir. Si vous trouvez cela étrange que je me déplace pour voir des orphelins, dites vous que j'ai beaucoup trop de temps libre et qu'il n'y a nulle part publique plus honnête. Ajouta-t-elle avec un sourire en demi-lune. Dans la foulée, presque sans vraiment s'adresser au bûcheron au milieu de la cohue, elle termina sa phrase. Ils m'ont été d'un grand réconfort dans un moment difficile et j'aime assez leur rendre la pareille alors...

En quelques minutes, le parvis du temple apparaissait à la vue de tous et avec lui, le Temple de la Déesse de la vie avec ses sculptures et ses vitres colorées. Enfin... de presque tous. Les deux jeunes femmes ralentirent, Rose essayant de trouver un coin de marche où elle pourrait s'asseoir quelques instants pour éplucher leur collation.
Cécilie aurait bien invité le géant à les suivre, mais il avait sans doute mieux à faire et elle ne voulait pas qu'il se sente obligé de participer à des bonnes œuvres à cause de sa présence. Elle aimait distraire les enfants et leur apprendre quelques petites choses, mais personne ne devait le faire par devoir.
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Jindanor Numanor
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville[terminé]   Quand on arrive en ville[terminé] I_icon_minitimeVen 20 Mar 2015 - 18:58


Jindanor souriait bien heureux de les revoir, et recevoir ces chaleureuses réponses le réconfortèrent, en effet il s'attendait à ne pas être reçus de la même manière que lors de cette première rencontre...  Il posa son regard sur Cécilie et Rose, que faisaient-elles, seules, dans les rues d'une si grande ville... Ce n'était pas les lieux les plus fréquentables...

-Bonjour Jindanor. J'entends que je ne suis pas la seule à être surprise de cette rencontre.

-Comme quoi, ce n'était pas des adieux en fin de compte !

-Et bien! Je ne vous avais même pas reconnu ainsi accoutré! On dirait que la ville vous a fait du bien! S’exclama Rose, riant de sa propre méprise.


Jindanor fit un grand sourire à Rose, il était heureux que ce changement se soit fais si facilement remarqué... Il est vrai que cela changeait son homme.. Si Cécilie l'avait vu la première fois elle aurait sans doute compris le choc que venait de ressentir sa servante et amie. Il remarqua que Cécilie ne s'attendait pas à ce qu'il ait tant changé, cela se remarqué a son visage, moins assuré, légèrement décontenancé.
-Si Rose le dit, vous devez être méconnaissable... Je vous remercie d'être intervenu, même si ce pauvre homme a du avoir la peur de sa vie.

Elle finit alors de se retourner vers Jindanor, qui pu ainsi l'observer de la tête aux pieds..Elle n'avait pas changé. Dans le bon sens du terme, sa beauté était toujours bien présente, et ses yeux bleu.. Certes froid, mais envoutant. Il cligna des yeux avant de reporter son regard sur Rose, elle aussi avait son charme bien a elle, il secoua sa tête, comme pour sortir de ses pensées.

-Je ne me crois pas si méconnaissable, mais si Rose le dit.
Il sourit avant de rire un peu.
-C'est une véritable plaisir de vous rencontrer ainsi. Vous avez finalement trouver l'emploi que vous cherchiez? 
-Le plaisir est réellement partagé... Je n'aurais réellement pas pu croire, même dans mes rêves les plus fantaisiste de vous revoir si vite.. Il ria un peu, avant d'enchaîner, non, l'emploi n'a pas encore été trouvé, malheureusement, j'ai discuté avec certains de vos gardes la nuit dernière dans une auberge, ils m'ont confié que quelques grands charpentiers, menuisiers et ébénistes de Lourmel cherchaient une pogne de plus, de ce fait, je me suis levé , pris soin de ma petite personne, ce qui fait d'ailleurs un bien fou, et je m'en suis allé ... Avant d'entendre une voix que je connaissais bien. Il regarda Rose avec un grand sourire.  Alors je dois avoué que j'ai espéré vous trouver.

Jindanor observa la coiffure de Cécilie, elle lui allait..Bien, en effet, cela permettait à Jindanor d'appréciait avec plus de précision les traits de son visage. Malgré les quelques badauds qui traînaillaient autour du petit attroupement, Jindanor ne semblait pas réellement gêné, suite à l'invitation de Rose de faire quelques pas avec eux dans cette ville qui lui était totalement méconnue, Jindanor les suivit, reprenant son bardas et le portant sur son épaule droite... Il les suivait calmement, observant tout ce qui se déroulait autour de lui.. Il n'avait jamais réellement vu de ville aussi grandes... Dans des conditions de calme plat sans être poursuivis par quelques malfrats qu'il aurait tabassé lors d'une nuit un peu alcoolisé dans une taverne... C'était réellement le deuxième jour de calme qu'il avait pu apprécier depuis 2 longues années. Puis vint les parole de Cécilie, qui le tirèrent de sa torpeur.. Il était semblable à un gosse... Il découvrait bien des choses qu'il n'aurait pas soupçonné.

-Nous nous rendions au Temple de Néera pour voir les enfants. La dernière fois que je suis venue, je leur avais promis de revenir les voir. Si vous trouvez cela étrange que je me déplace pour voir des orphelins, dites vous que j'ai beaucoup trop de temps libre et qu'il n'y a nulle part publique plus honnête. Ajouta-t-elle avec un sourire en demi-lune. Dans la foulée, presque sans vraiment s'adresser au bûcheron au milieu de la cohue, elle termina sa phrase. Ils m'ont été d'un grand réconfort dans un moment difficile et j'aime assez leur rendre la pareille alors...

Jindanor se surpris à la regarder avec un certain intérêt.. Il la savait d'une bonté exemplaire, d'une gentillesse à en faire croire plus d'un qu'il pourrait la pigeonner aisément.... Mais de là à la croire aussi proche d'orphelin.. Elle semblait croire qu'il trouverait ça étrange... Non, loin de lui cette idée... Il était étonné, bien étonné, dans le sens où il la trouvait encore plus... Incroyable.

-Vous vous intéressez à ces gosses que beaucoup mépriseraient, de par leurs catégorie sociale, inférieur à celle d'un serf.. Vous croyez que je trouve cela étrange ? Non... Je suis étonné, je dirais fier si vous étiez une de mes proches parente, mais je n'en ai malheureusement pas l'honneur. Cependant, je peux vous assurer que l'estime que j'avais pour vous n'a fais qu'être propulsé à des sommets encore jamais atteint.. Quant à vous Rose, vous supportez les caprices de cette gente dame...Alors l'estime que j'ai pour vous ne peut-être que doublé..Voir triplé. Il taquinait les deux femmes, gentillement, pour faire rire, il se savait, lui et elles, assez éloigné des quelques gens de la ville, ces temples étaient visité certes, mais l'on évitait d'épier les conversations.... Pas comme dans les ruelles...

Il ne leur fallut de ce fait que quelques minutes pour y parvenir, durant lesquelles Jindanor parvint à placer une boutade plutôt correcte, sur les grands pontes de la péninsule.
Une fois arrivé aux parvis du temple, il l'observa d'en bas, l'air... Impressionné, il ne savait pas que de tel structure avait été érigé en l'honneur des dieux.. Il savait que les pentiens dominaient la péninsule,  mais de là a ériger de telle structure. Jindanor pris place sur les marches avec les demoiselles, se lançant dans quelques questions.

-Si cela ne vous dérange pas...J'aimerais vous accompagnez au sein de ce temple.. Je n'en ai jamais visité, et... J'adore les gosses.. Alors bon.. Qui sait ? J'ai peur de les effrayer cependant. Il ricana quelques peu. Passant sa main dans sa nuque. J'espère que... Cela ne vous dérange pas.. Ma dame ?

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Cécilie de Missède
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville[terminé]   Quand on arrive en ville[terminé] I_icon_minitimeSam 21 Mar 2015 - 12:55

-Tant d'éloges vont finir par gater mon caractère vous savez, sourit Cécilie légèrement amusée par l'amphase du géant..

Elle ne s'était jamais vu comme une bonne samaritaine en allant voir les gamins du temple. En tant qu'aveugle, elle savait simplement ce qui aurait put lui arriver si sa mère avait été un peu moins prévenante. Elle ne considérait donc les orphelins que comme des bambins dépourvu de chance. Elle se savait d'un monde différent du leur, d'un sang supérieur, si ce qualificatif était le bon, mais n'essayait pas de changer leur destin et n'avait jamais fait de don au temple en argent. Elle se contentait de rendre un peu du temps et de la connaissance que Néera lui avait permis d'avoir.
Au début, c'était juste parce qu'elle avait besoin de s'occuper l'esprit lors de l'empoisonnement de Lyanna et voulais faire preuve de générosité en souvenir de sa cousine. Puis elle y avait découvert un réel plaisir.

A vingt ans, la jeune femme n'était toujours pas mariée et le fait que son père repousse les quelques demandes en mariage qu'elle recevait n'arrangeait rien. Sacrifiant sans hésiter sa passion et ses sentiments sur l'autel du devoir, elle commençait à faire une croix timide sur la famille et la vie de couple... même si Maélyne ne semblait pas croire son cas désespéré.
Elle avait beau cotoyer des hommes, dont certains jusqu'à ce que des rumeurs mettent en doute sa vertue, la distance que lui imposait naturellement son handicape lui rendait difficile le fait d'outrepasser les liens socialement prédéfinits. Les rencontres aussi simples que celles qu'elle avait faite avec Jindanor étaient rares... peut-être même unique. Elle avait beau déceler dans les voix ce que peu pouvaient entendre, le langage du corps et les regards criant de vérités lui resteraient à jamais étrangers.

Elle ne l'avouerait jamais mais son coeur commençait également à se languir de connaitre un jour le bonheur de sentir l'odeur de son enfant, de le tenir dans ses bras, de l'entendre rire et jouer. Elle adorait le bruit des petits pas précipités et les joyeux cris des têtes blondes, la vie simple et tellement passionnée qui tourbillonnait autour d'eux. La présence d'Aline au chateau lui était d'autant plus aggréable. Depuis son arrivée, elle passait beaucoup de temps avec la petite.

Rose rit de bon coeur en entendant les dernières phrases de la tirade de Jindanor. La grande bouche qui déversait des litres de mots à la seconde était toujours aussi sympathique. A la longue, la jeune femme était sûre qu'elle n'aurait pas pu le supporter, mais le croiser comme cela, par hasard, était une bonne surprise... et des compliments faisaient toujours plaisir.

-Et vous n'avez pas idée à quelle point ma chère dame est capricieuse.
-Raillez-moi tant qu'il vous plait, mauvais sujets, votre gourme ne m'atteint pas.

Pour la première fois depuis sa rencontre avec le bûcheron, la jeune femme se laissa aller à un trait d'humour badin. Elle était peu coutumière du fait et ne parvenait pas à utiliser de scinisme et l'ironie comme certains âpres négociateurs. Elle senti même Rose tourner la tête de son côté. Une phrase si relachée n'était décidément pas courante et Cécilie du se reprendre pour ne pas rougir. Heureusement, ou malheureusement peut-être, Jindanor fit un trait d'humour sur les puissants de la Péninsule que Cécilie, bien qu'appréciant légèrement l'esprit, s'empressa de tempérer.

Lorsque le petit groupe déboucha de la rue sur le parvis, l'atmosphère changea légèrement. Rose avançait plus aisément. Alors qu'elle ralentissait, surement à la recherche d'un coin pour grignoter avant de laisser le colosse pour entrer dans le Temple, elle souffla à l'oreille de sa compagne:

-Notre ami semble fasciné par le temple. Je ne pense pas qu'il vienne en ville souvent si vous voulez mon avis.
-En effet. J'aimerai être capable de voir son visage devant la Grande Bibliothèque de Missède.

Rose étouffa un gloussement. La ville était déjà plus grande que Lourmel et la bibliothèque était vraiment réputée. Voir un homme du nord aussi bourru là-bas aurait sans doute été assez intéressant.

Mais le Midian était loin et les deux jeunes femmes s'assirent sur les marches, rapidement rejointes par leur compagnon du moment. Cécilie avait repris son expression douce et égale pendant que Rose épluchait leurs oranges.

-J'espère que... Cela ne vous dérange pas.. Ma dame ?

Le colosse avait reprit la parole pour une demande à laquelle la demoiselle ne s'attendait pas vraiment. Elle sourit dans le vague en ouvrant son fruit pelé à taton. Un peu de jus lui coula sur les doigts.

-Cela ne me dérange en aucun cas, mais je ne peux rien promettre. Les prêtres ont toute autorité en ce qui concerne les enfants. Cependant, ce serait avec plaisir que je vous présenterai... si vous parvenez à les supporter plus de quelques minutes.

Elle mordit dans le premier cartier. Elles avaient eu raison de s'autoriser un petit plaisir: c'était la pleine saison des agrumes et le goût était vraiment plaisant. Se rendant soudain compte de son impolitesse, Cécilie avança légèrement les mains.

-Si le coeur vous en dit.
-Si le coeur vous en dit.

L'échos était parfait. Les deux jeunes femme laissèrent échapper quelques éclats de rire, laissant à Jindanor le soin de se servire dans la main qu'il désirerait... où les deux s'il le souhaitait. Rose jeta un sourire pleins de focettes à la jeune aveugle. Ce genre de situation était courrant lorsqu'elles étaient enfants mais cela faisait facilement un an que cela ne leur était pas arrivé. Cécilie se reprit bien vite mais ses épaules moins raides et son langage légèrement moins contrôlé montrait à sa servante qu'elle se détendait comme elle n'en avait pas eu l'occasion depuis longtemps.

Une fois leur réconfort avalé, le groupe entra finalement dans le Temple.

Cette fois, il y avait plus de monde que dans celui de Tyra, mais l'heure et le jour faisaient que l'endroit restait assez vide. Sans vraiment prêter attention au décor, Rose avisa une prêtresse.

-Mes dames! Je suis heureuse de vous voir de retour après tant de mois! Que puis-je pour vous?

Après les salutations d'usage échangées avec les deux personnes qu'elle connaissait, la femme de foi, tirant sur la cinquantaine, se tourna vers le bucheron.

-Je vous présente Jindanor, un homme de bien comme il en existe peu.

L'oeil vif de la matrone semblait ne trop savoir que faire de ce colosse rasé et peigné de frais mais elle devait être habituée à cotoyer des gens de tous bords car elle ne se départi pas de sa bonomie pour le saluer à son tour.
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Jindanor Numanor
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville[terminé]   Quand on arrive en ville[terminé] I_icon_minitimeMar 24 Mar 2015 - 17:06




-Cela ne me dérange en aucun cas, mais je ne peux rien promettre. Les prêtres ont toute autorité en ce qui concerne les enfants. Cependant, ce serait avec plaisir que je vous présenterai... si vous parvenez à les supporter plus de quelques minutes. 

Jindanor Ricana à ces quelques mots, avec un léger sourire, l'approbation de cette Dame, qui acceptait qu'il les accompagnes en ce lieux lui tenait à coeur, si refus il y avait eu, il aurait certainement poursuivis son chemin jusqu'a la taverne...S'il retrouvait son chemin.
-Les supporter ? J'adore les enfants... Aussi étonnant que cela puisse paraître.

Cécilie mordit dans son quart d'orange, tandis que Jindanor observait le temple de là où il se trouvait... C'était rare pour lui d'observer quelques chose le faisant ressentir ce truc...Vous savez, quand tout d'un coup vous vous sentez minuscule devant tant de beauté architectural et de travail... Il aurait bien aimé croiser l'architecte... Cependant cette oeuvre était certainement celle de sa vie..Il devait être disparu depuis bien longtemps.

-Si le coeur vous en dit.
-Si le coeur vous en dit. 

Ces deux demoiselles sortèrent Jindanor de ses pensées, elles lui proposaient un quartier d'orange, mais c'était surtout l'échos de ces deux voix qui l'avait impressioné... Elles étaient en synchronisation parfaite, l'on aurait dit une chorale, de plus ces deux voix douces et féminines partirent sur des éclats de rire qui n'épargnèrent par la joyeuse humeur de Jindanor, il ricanna un peu, s'autorisant a prendre une moitié de quartier, dans chaque mains... Il n'avait pas mangé ce genre de fruit depuis sa tendre jeunesse, quand il était encore assez petit pour se faufiler un peu partout et en chipper une sur un étal sans remords et sans risquer de se faire trancher une main.
Il n'hésita pas et croqua dans le premier morceau, venant de la main de Rose, il dégusta le fruit comme peu de personne le ferait... C'était un met succulent, quelque chose qui pour lui vallait bien de manquer de se faire couper une main... Généralement les vergers d'oranger, de pommier étaient bien gardé par les hommes des marchands qui en proposaient, ces fruits n'était pas réellement cher, mais ils passaient en second plan quand l'on souhaitait survivre. Jindanor observa Cécilie, remarquant que cette petite partie de rigolade avait détendue sa stature, elle parraissait... Plus libre, plus ...Oui simplement détendue. Jindanor aussi paraissait détendu, il fallait dire qu'entre un lit de feuillage et de terre, et un lit de paille bien rembouré..Il n'y avait pas de ressemblance, et ses courbatures habituelles avaient pu disparaître et rendre le bougre tout de même bien plus souriant encore... Comme si c'était possible.
Il finit tranquillement son quart d'orange tout en remerciant les deux demoiselles.

-Hmm..J'vous remercie, cela faisait une éternité que je n'avais pas gouté un fruit de cette qualité... Vous êtes bien trop sympathique avec moi. Il ricanna, avant de se diriger avec elles en direction du temple.

Le temple lui paraissait, assez vide..Il aurait cru voir un millier d'adepte agenouillé en prière, ou entrain de fêter une quelconque fête religieuse... Malgré ses croyances, il ne s'était jamais réellement passionné pour la Théologie, il connaissait le panthéon mais... Sans plus. Rarement il priait, plus depuis le voile cependant...

-Mes dames! Je suis heureuse de vous voir de retour après tant de mois! Que puis-je pour vous? 

Elle ne l'avait pas remarqué... D'une certaine manière ce n'était pas étonnant... Elle s'intéresserait certaînes bien plus aux bienfaitrices du temple qu'à un bougre immense... Quoique. Elle semblait enjouée de les voir, vêtu d'un accoutrement religieux comme l'on pourrait bien se l'imaginer, Jindanor l'observa de la tête au pied... Il avait bien vu quelques prêtres...Mais des femmes de foi... Rarement, disons que de là où il vient... Elles préféraient rester à l'abris dans les temples... En même temps il se trouve que notre bûcheron est dans le temple. Il en profita d'ailleurs pour observer les arc et construction de pierre impressionnante... Et du bois ! Ha ! Là il se trouvait un peu plus dans son élément... Il pu même se passer les quelques noms d'arbres qui avaient pu servir à l'érection de ce lieu d'érudit.

-Je vous présente Jindanor, un homme de bien comme il en existe peu. 

Jindanor fut agréablement surpris, il n'était pas oublié, et ce compliment ne passa pas dans l'oreille d'un sourd.

-Je ne suis qu'un humble Bûcheron Ma dame... Mais cela fait toujours plaisir. Il observa la femme agée, il n'en voyait que rarement des personnes agés... A part en ville où la concentration de personnes étaient suffisante et la qualité de vie importante pour permettre des personnes de la soixantaines ou plus... En rase campagne la cinquantaine était déjà un age respectable.
Elle l'observait elle aussi, elle semblait en présence d'un ours dont elle ne savait où le mettre... Le bain ? Non déjà propre... le Tondre ? Non allons..Il n'était pas un mouton non plus... Le saluer et lui faire découvrir rapidement le temple, pour qu'il puisse ensuite suivre les Dames avec lesquelles il était arrivé.

-Je vous salue à mon tour Ma Dame, je  ne me rends malheureusement que rarement en des lieux saint, et je dois avouer que la beauté et l'impressionnant travail qu'ont subit ces lieux... Ne donnent que l'envie d'y aller plus souvent encore. J'ai d'ailleurs remarqué un banc de bois félé sur l'arrière de ce pied... Il désigna le dit... Histoire que personne ne risque de s'effondrer au sol en se voyant être le dernier que le dit pourrait supporter. Il souria rapidement, puis resalua la dame avant de rejoindre les deux femmes qui avait pris un peu d'avance, il ne fit que quelques grands pas pour arriver près d'elles.

-Hé bien... Ces lieux sont réellement magnifique... Je crois que je visiterais plus souvent ceux-ci... Bien... Où sont ces jeunes  auxquelles vous souhaitaient exposer votre douce voix ? Et avec lesquelles, qui sait, peut-être trouverais une place... J'ai toujours était un grand gamin. Il voulait continuer dans la bonne humeur, et puis, ils étaient ici pour ces jeunes, n'est-ce pas ?

Hrp:
 
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Cécilie de Missède
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville[terminé]   Quand on arrive en ville[terminé] I_icon_minitimeMer 25 Mar 2015 - 18:23

Visiblement, Jindanor appréciait les lieux. À Missède, Cécilie avait parfois eut l'occasion de toucher des statues pour en apprécier la réalisation, la légèreté, le grain, mais cela n'avait rien de commun avec l'impression titanesque que pouvait donner un édifice pensé pour refléter la magnificence de la mère de toute vie. La seule chose que pouvait apprécier Cécilie était l'écho grandiose qu'on obtenait en certains endroits.

La religieuse semblait encore se demander sur quel pied danser avec le colosse, mais sourit devant sa franchise bonne enfant. Elle ouvrit une porte sue le côté gauche de la grande salle et précéda ses hôtes.

-Suivez-moi, ils sont en étude jusqu'à midi.

-Nous ne voulons pas déranger...

-Pensez donc! Ils seront heureux comme tout d'y échapper et tant que vous revenez plutôt l'après-midi les prochaines fois, il n'y a pas de mal à leur faire ce plaisir. La matrone grisonnante offrit un grand sourire de mère poule aux visiteurs. Surtout que vous êtes loin de laisser leurs petites têtes se vider!

Ils suivirent un long corridor. Accolé au temple, un petit cloitre permettait de loger les orphelins recueilli par les religieux aussi bien que le clergé. En quelques minutes, ils débouchèrent sur une large salle. A vue de nez, il devait y avoir une vingtaine de gamins, répartis sur plusieurs grandes tables. Certains étaient voûtés, appliqués à tracer des lettres dans des tablettes de cire. D'autres, visiblement plus âgés, lisaient en silence d'épais volumes. Tous devaient avoir entre cinq et quinze ans.

La femme de foi claqua plusieurs fois ses mains potelées pour attirer l'attention de sa marmaille. Le silence qui berçait le travail des enfants se brisa en mille morceaux lorsqu'elle prit la parole.

-L'étude est suspendue pour la matinée. Aujourd'hui, une amie nous fait le plaisir de sa visite!

La religieuse se décala pour laisser entré Rose et Cécilie, suivies de Jindanor. Lorsque les deux femmes apparurent, quelques cris de joie secouèrent la salle, certains restaient évidemment de marbre ou quittèrent la sale en catiminie, mais les murmures allaient bon train, les anciens expliquant aux quelques nouveaux qui elles étaient. A peine entrée quelques gamins sautèrent de leur perchoir pour venir se jeter dans les bras de Cécilie et Rose ou leur souhaiter bon retour. Ils savaient parfaitement comme attirer l'attention de l'aveugle, tirant sur un pan de sa robe ou lui enlaçant simplement la taille pour qu'elle leur rende leur étreinte.

Une grande fille blonde qui devait aller sur ses treize ou quatorze ans et qui était occupée à lire une histoire à un poupon au fond de la classe se leva à son tour. Rose lui fit toute de suite un signe de la main et reposa le garçonnet qu'elle portait en claquant un baisé sur son front pour s'approcher d'elle et discuter un peu.

-Cécilie! Tu sais que Gontrand y me croyais pas que tu r'viendrais!
-Même pas vrai d'abord!

Deux mains lui attrapèrent les poignets pour la tirer dans la salle comme s'ils en avaient toujouts eu l'habitude, tout en continuant à se chamailler.

-He! Laissez là! C'est une princesse, râla une petite voix en s'accrochant à la robe de la jeune femme.
-Nan! C'est Cécilie! La princesse c'est Rose!
-Si c'est Rose c'est moi le prince!
Les deux garçons recommencèrent à se chamailler quand une  personne approcha pour les séparer aussi bien de voix que de corps. Cécilie sourit gracieusement en reconnaissant la voix de celui qui venait de se laisser tomber théatralement à genou.

-Ah! Ma Dame! Il ne sait point reconnaitre la beauté ! Comment le pourrait-il alors qu'il la possède presque? Mes yeux la savourent encore au creux de vos mains.

On dégagea doucement ses doigts le l'emprise des garçonnets, mais cette fois, des lèvres s'arrêtèrent à un souffle de sa peau.

-Monsieur! A quoi pensez-vous donc?! Souffla-t-elle éperdue, en retirant brusquement sa main de l'étreinte. Vouloir égarer mon cœur à deux pas du mariage n'est point la façon d'un homme de bien. D'autre vous taxeraient de perfide ou de traitre... Mais je ne puis que taire les mots d'un autre sens.

Le garçon fort instruit qui venait de donner quelques lignes d'une pièce classique n'avait que la peau sur les os et pas plus de douze ans, mais il courtisait sans cesse Rose et Cécilie à tour de rôle, leur donnant la réplique des plus grandes romances du théatre.
Sortant un instant de son rôle, il jeta, rayonnant:

-Content de vous revoir!
-Moi de même Robin. Tu a trouvé une place d'apprenti?
-Mieux que ça! Une troupe est d'accord pour m'emmener avec eux dans deux mois! Ils étaient ravis quand je leur ai dit que j'avais déjà commencer le solfège!
-Tu feras attention hein?
-Mais oui!

Le temple de Néera était un refuge mais il ne pouvait pas s'occuper des enfants à vie. Au plus tard à leurs quinze ou seize ans, ils devaient quiter leur foyer et tous essayaient de trouver une situation plus ou moins stable avant l'échéance. Dès leurs onze ou douze ans, ils cherchaient un maître pour leur enseigner un métier. Leur capacité à lire, écrire et compter leur facilitaient les choses mais il y en avait toujours qui en voulait plus. Robin faisait parti de ceux-là. Il aimait le théatre et y passait sa vie.

-Mais Jeny a trouvé une place chez la vieille Garance, la dentellière. Continua-t-il. Elle commence la saison prochaine.
-C'est bien...mais où est-elle d'ailleurs?
-Ici.

La voix de Rose l'appela vers la droite. Robin, charitable, la guida sur les quelques mètre pour qu'elle évite sans problème les tables, les chaises et les enfants et la quita lorsqu'elle fut arrivée devant la grande fille blonde avec qui Rose discutait. Un main fine et longue se posa  sur la main de l'artiste. Main que Cécilie s'empressa de serrer fermement.

-Je suis heureuse pour toi Jeny... Et Arthur?
-Il vient avec moi.

La voix était timide mais décidée. La jeune fille se sentit obligée d'ajouter.

-J'ai beaucoup pensé à ce que Rose et vous m'avez dit et... Il a besoin de moi.

Comme pour assurer que ses mots étaient vrais, elle tira les doigts de l'artiste jusqu'au poupon qu'elle portait. Doucement, précotionneusement, la blonde déposa le bébé dans les bras de la jeune noble. Elle en était presque émue. Il avait prit beaucoup en taille et en poids! Quelques cheveux doux retombaient un peu sur son visage chiffoné et il lâcha deux ou trois gazouillements lorsque l'index de Cécilie s'égara dans son cou.

-Il a de la chance de t'avoir, tu sais?
-Roh! Vous n'allez pas nous faire pleurer quand même! Allez zou! Nous ne somme pas venu accompagnées pour nous morfondre! Rouspéta Rose.

Avec toute cette agitation, Cécilie en avait presque oublié le bûcheron! Mais il n'était pas très difficile de le localiser... Visiblement, les enfants avaient afflué vers lui comme s'il portait un énorme paquet de sucrerie. Rose trouva assez amusant de voir ce colosse entouré d'enfant. Ils avaient fini par dépasser le cap de sa stature impressionnante et il était difficile de dire qui semblait le plus heureux...

Les jeux continuèrent encore un peu jusqu'à ce que quelques gamins demandent une chanson. On poussa les table pour dégager un petit espace et on apporta la vielle harpe qui trainait au fond de la salle. Cécilie prit le temps de la réaccorder, faisait trépigner les plus jeunes, puis entonna plusieurs contines et refrains populaires que, pour la plus part, les enfants lui avaient eux même appris. Elle y ajoutait quelques geste épique aux héros habillés de blanc et  chantait les chansons populaires le plus connues avec le cœur de son auditoire remuant. Rose s'amusait à en faire danser certains. Bientôt, Cécilie laissa quelques aventuriers s’essayer à la harpe. elle leur montra quelques mouvements. Cette prestation était bien différente de ce qu'elle faisait habituellement pour les nobles mais elle n'en était pas moins belle pour autant aux oreilles de la jeune femme. Par moment, elle se demandait, très intriguée, ce que pouvait bien pensé Jindanor de voir une noble dame chanter ainsi de stupides refrains pour enfants...

Au bout d'un moment, Pétrice, la pretresse qui les avaient amené jusque là, vint sortir les enfants de leur contines pour le déjeuner. Enfin, les trois adultes purent souffler. S'ils restaient, ils pourraient parler avec certains, peut-être manger un morceau, mais ça serait sans doute plus calme que la mâtiné. Les deux femmes reviendraient surement plusieurs fois avant leur départ de toute façon, histoire de donner quelques cours. Cécilie souffla en laissant la harpe venir se reposer entièrement sur son socle. Rose, essoufflée se laissa tomber sur une chaise.  

-Alors, Jindanor, Vous ne regrettez toujours pas d'être venu? Sourit la jeune noble en se redressant impeccablement.


HRP:
 
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Jindanor Numanor
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville[terminé]   Quand on arrive en ville[terminé] I_icon_minitimeVen 27 Mar 2015 - 14:22


La musique que j'écoutais en rédigeant le premier passage.. Que je souhaite partager:
 



Jindanor était... Silencieux, c'était rare chez lui, mais il suivi Cécilie et Rose sans faire de bruits... Observant la voûte , le plafond, chaque détail de cette oeuvre d'architecture... Il se sentait libre... Plus qu'il ne l'avait jamais été dans la forêt de l'Aduram, il se sentait léger et libéré de tout les risques qui pullulaient à l'extérieur. La vie n'avait pas été clémente avec cet homme, il ne vivrait certainement pas plus que cinquante années, et mourrait probablement de la peste, ou lors d'un combat d'ivrogne.. Il n'aurait peut-être jamais droit à un doux foyer comme il en rêvait... Il était... En dehors du monde, dans sa bulle d'imagination... Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas plongé dans cet état second, dans ce monde qui n'appartenait qu'à lui. Un monde qu'il créait de par sa propre imagination, se berçant d'une douce musique, légère, aux notes longues... Il s'était en quelques sortes mis en mode veille pendant quelques instants, suivant Cécilie et Rose... Ils se trouvaient avec la religieuse, elles semblaient discuter ensemble... A propos des enfants ? Certainement...  Il continua de les suivre, observant le mur du corridor à sa gauche, il y vit se dessiner un long fleuve agité qui se calma lentement, bordé de centaines de roseaux et de fleurs non répertoriés, une foule de couleur glissait sur ce marbre blanc, rendant l'endroit qui était déjà magnifique en un lieu coloré et joyeux... Jindanor arbora un sourire franc et heureux... Apaisé il suivait la petite troupe, de quelques pas en retraits... Son silence était volontaire, il pouvait enfin respirer sans risquer de se voir voler sa bourse, respirer sans risquer de se noyer... Respirer sans risqué d'être repéré par des brigands..Respiré... Il se sentait plus libre que jamais.
Quand on arrive en ville[terminé] River_Bridge_Thomas_Garden_Oil_Painting

Et qui plus est, il appréhendait sa rencontre avec les enfants... Il avait toujours rêvé d'avoir un frère..Une sœur quand il n'était encore qu'un bambins... Maintenant qu'il avait atteint ses vingts années, il pensait sérieusement à former une famille, avoir un fils... Une fille, deux enfants qu'il saurait chérir comme son père eu pu le faire avec lui... Deux enfants, et une femme..Une présence qu'il n'avait pas réellement connus.. Celle d'une femme qui saurait l'aimer... Maintenant qu'il se trouvait en Lourmel..Assez loin de tout ces soucis qui l'avaient bousculé à s'échapper, s'éloigner de ce Nord violent et trop franc... Il y pensait sérieusement. Mais son cœur lui jouait des tours. Ces deux femmes qu'il suivait, il se savait trop bas dans la hiérarchie pour n'espérer quoi que ce soit..Et pourtant.

Ils étaient arrivés depuis plusieurs secondes dans cet salle où les jeunes semblaient apprendre à écrire et lire...  La femme de foi venait de claquer dans les mains, ce qui le sortit de sa torpeur imaginative, les jeunes criaient de joie et semblaient s'être vu annoncé un évènement de plus important et intéressant...

-.... Plaisir de sa visite !

Ce fut tout ce qu'entendit réellement Jindanor.. Il suivait d'un peu plus près Cécilie et Rose et vit une foule de bambins se précipiter vers celles-ci, ils passaient par toutes les caractéristiques.. Du jeune a la couleur métis et aux cheveux crépus, a la jeune tête blonde à la peau blanche... Tout ces petits que Jindanor voyait devant lui respiraient la joie de vivre. Visiblement Cécilie était connue ici, plus qu'elle ne l'avait laissé entendre... Ce qui ne fit que sourire plus franchement Jindanor. Quelques bambins se chamaillaient gentilment pour être les premiers à saluer la Dame et son Amie... Peu osaient pour l'instant s'approcher du géant qu'était Jindanor... Ils lui semblaient minuscule..Et devait paraître pour un géant. Souriant il s'accroupie en observant un enfant d'a peine cinq années qui s'approchait de lui... Il l'observa ainsi accroupie, encore plus grand que lui de quelques centimètres.
Cela faisait un contraste assez important entre le géant et l'enfant, mais cet homme souvent comparé à un ours, n'était pas moins grizzly qu'ours en peluche... Il fouilla dans son bardas en le déposant calmement à sa gauche, sortant une figurine en bois, de la taille de sa main, aux articulations nombreuses.. Il était sculpté avec minutie. Ce dit ressemblait à un chevalier en armure, sans la fringance des couleurs malheureusement. Jindanor l'observa un instant avant de regarder le petit bonhomme devant lui. Il semblait intrigué par la figurine qui se trouvait dans les mains de Jindanor... Celui-ci lui tendis calmement.. Et d'une voix bienveillante fit :

-Tiens, prends-le. Il affichait un sourire guillerai et quasiment familiale.. Il avait une empathie certaine pour ces jeunes qui se trouvaient ici, sans famille.. Mais savait que leur famille était devenue cet orphelinat, que chacun était un frère, ou une soeur. Il observa le petit qui le pris délicatement en l'observant de bas en haut, avant de partir commencer à jouer avec.

Jindanor heureux de sa petite action s'assit calmement, se laissant tomber sur son fessier.. Son genoux droit resta plié, dirigé vers le plafond tandis que sa jambe droite se laissa glisser. Ainsi assis il fut vite à la taille de la plupart des têtes de ce lieux. Ils affluèrent petit à petit, principalement pour le questionner ou autre. En arrière plan Jindanor vit Cécilie et Rose s'éclipser avec certains enfants, il sourit avant de s'occuper des gosses qui étaient venus s'approcher de lui. Ils connaissaient quelques contines que son père lui avait déjà conté, mais il savait aussi de nombreuses légendes fantaisiste, de plus son imagination débordante lui accordait une capacité pour l'improvisation importante... Il se décida alors à conter une petite histoire de chevaliers et de dames aux quelques enfants d'age moyens..

-Encore une ! Encore uneuuuh ! Fit l'une des jeunes filles qui avait rejoins la petite communautée assise autour de Jindanor. Cela faisait environ la dixième contine qu'il expédiait de sa seule imagination, ayant épuisé son stock de contines réelles.

-Haha, euhm...Une autre dis-tu... Vous en souhaitez-tous une autre ? Questionna-t'il, calmement, avec un sourire... Il appréciait être ici, les rires et contemplations de jeunes enfants, qui s'émerveillaient d'un rien, c'était une chose des plus appréciables... Il se décida alors à en raconter une dernière.Et même s'il ne l'avait pas souhaité, l'avalanche de oui qu'il reçu l'y aurait bien obligé.Bon, hé bien l'on dirait que je n'ai pas le choix, ricanna-t'il. Il était une fois.. Un grand homme, fort et rigolo... Il mima le personnage en exagérant le tout avec des gestes... Il aimait voyager et faire rire les personnes qu'il croisait. Alors il ne restait que rarement à un même endroîts... Un jour il rencontra une belle jeune femme, qui assise contre un grand chêne, versait des larmes pour,selon elle, son père gravement malade.. Le Grand homme rigolo fut fortement touchée par l'histoire de la jeune femme, alors.. Pour une fois, il se décida à s'asseoir, et à l'écouter.. Elle lui conta ses malheurs et ses moments joyeux, comme la foi où elle avait pu observer une magnifique biche et son petit dans un bosquet... Alors l'Homme rigolo lui fit comprendre que la vie n'était pas toujours joyeuse, et que les malheurs pouvaient frapper à la porte, le plus important n'était pas de rester fort dans ces moments là, non, l'on pouvait exprimer ce que l'on ressentait comme elle le faisait à cet instant. Le plus important était de s'entourer de ses amis et de sa famille, pour passer ce moment ensemble, et se construire des moments joyeux.. cela ne suffit malheureusement pas à appaiser ses malheurs.. Alors l'homme grand et fort lui demanda : -Je ne suis qu'un pauvre voyageur... Mais peut-être puis-je aider votre père ? Que dois-je faire ? Je suis sans peur !
Elle lui répondit : Mon père pleure depuis la disparition de mère... Rien ne peut le faire redevenir aussi joyeux qu'il ne l'était auparavant, et j'ai peur qu'il ne meurt de tristesse..
Alors le Grand homme rigolo lui dit : Je suis certains que je peux lui rendre la joie et la bonne humeur.
Ils se hatèrent donc jusqu'au chateau du père de la jeune femme, cet homme était en fait le Roi.. Le Grand homme rigolo demanda donc au Roi la source de son malheur... Celui ci lui répondit que sa femme lui manquait horriblement, et qu'il donnerait tout l'or du monde pour la revoir. Le grand homme lui répondit que l'on ne pouvait faire revenir les disparus... Mais qu'une chose était possible... Sa femme n'avait jamais réellement disparue, il posa sa main sur son torse à l'endroit de son coeur et fit savoir au Roi que sa femme se trouvait ici, et que jamais elle ne disparaîtrait tant qu'il s'en rappellerait.. Le Roi sécha ses larmes et souria... Il remercia de nombreuses fois le Grand homme avant de lui dire qu'il pouvait avoir ce qu'il souhaitait... Le Grand homme rigolo remercia le Roi, et observa la jeune femme qu'il avait aidé auparavant... Elle s'avérait ne plus être là.. Alors il demanda au Roi : Suis-je bien venu accompagné d'une jeune femme ?
Le Roi lui répondit : Non mon ami... Vous étiez seul, pourquoi cette question ?
Le Grand homme sembla troublé et s'interrogea... Pourquoi voyait-il cette femme et que le Roi ne l'avait pas vu ? Il comprit alors.. Cette jeune femme était la Femme du Roi... Qui avait demandée son aide à un voyageur en se faisant passer pour la fille du Roi... Elle avait souhaité à cet homme qu'elle avait aimée de continuer à vivre heureux.
Il répondit alors au Roi : Cette question n'avait aucun sens... Il lui sourit, puis s'incline.. Le Roi insiste encore pour lui donner une récompense, et l'homme rigolo lui dit alors : Tout au long de ma vie j'ai voyagé pour apporter la joie et la bonne humeur... Ma récompense est le sourire qui arbore le visage de ce que je quitte. Je vous remercie, mon seigneur. S'inclinant encore il quitta le royaume, puis marcha au devant du soleil, s'effaçant comme à son habitude, après cette bonne action, qui ne lui aura apporté que joie et bien être.


Enfin certains enfants demandèrent une chanson à Cécilie, Jindanor se redressa et se dirigea avec les enfants pour écouter la belle Dame chanter...  Il s'accouda à l'une des colonnes qui trônaient dans la salle, écoutant la douce voix de cette dame porter les notes qu'elle lançait avec sa lyre. Il profita de ce petit moment de repos, pour sortir son papier, et son encre... Se mettant à dessiner Cécilie et les enfants autour d'elle... Il su y mettre sa touche personnelle... Rendant son dessin...Presque vivant. Il ne savait pas réellement quoi pensé de Cécilie... Elle lui paraissait... Plus belle de minutes en minutes... Autant intérieurement, qu'à l'extérieur.. Il fronça d'ailleurs les sourcils en secouant sa tête... Cela ne servait à rien de rêver, elle n'était pas de son rang. Mais oui... Elle lui plaisait, elle était... Elle même, humaine et joyeuse, et ce handicap la rendait unique... Même si pour Jindanor chaque être de ce monde était unique, elle...Dérogeait encore plus aux autres.

Puis vint l'heure du déjeuner pour les jeunes, la prêtresse les emporta calmement, laissant nos trois protagonistes seuls dans la salle... Qui semblait... Incroyablement calme après tout ces rires et ces rayonnements enfantins.. Jindanor aurait certainement le sourire accroché au visage pendant plusieurs jours. Jindanor avait observait les gosses partir, et avait même escorté un petit bonhomme sur ses larges épaules, le déposant devant la Prêtresse en lui faisant signe, c'était le petit bambin au Chevalier. Il se sauva pour aller manger, et Jindanor pu se diriger vers Cécilie et Rose. Il se laissa pour sa part chuter sur le carrelage, allongé sur le dos à côté de son bardas.Soufflant un long moment il fut pris d'un léger rire.

-Alors, Jindanor, Vous ne regrettez toujours pas d'être venu? Sourit la jeune noble en se redressant impeccablement.

Jindanor affalé au sol,ferma les yeux un instant, respirant calmement.

-Pour rien au monde je ne regretterais ce moment... Cela fait un bien fou de se défouler et de s'occuper de ces bambins.. C'est.... Apaisant. Il se redressa en observant Cécilie et Rose, rangeant son matériel de dessin dans son bardas.. Il avait eu le temps lors d'une petite pause de dessiner un peu... Ces dessins trônaient d'ailleurs sur l'une des tables. Je suis... On ne peut plus heureux d'être ici.Mais je dois avoué que je ne vous ai que peu aperçu durant cette matinée. Il ricana, je regrette parfois mon enfance... Être un gosse... C'est génial, quoi qu'on en dise.

Il se laissa glisser un peu de nouveau, se recouchant.

-Je reviendrais ici avec plaisir... J'espère un jour former une famille... Avoir mon fils...Et ma,fille peut-être ?... Qui courrons dans les champs... Qui auront la même joie de vivre... Dont je pourrais m'occuper avec autant d'attention. Et vous... Votre séjour se passe bien j'espère ? Il sourit en direction de Cécilie et Rose, sa voix n'avait jamais été aussi... Apaisée, il avait enfin pu se détendre, et elle était aussi quelque peu fatiguée, une matinée avec autant d'enfants, c'est pas de tout repos me direz-vous.

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Cécilie de Missède
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville[terminé]   Quand on arrive en ville[terminé] I_icon_minitimeVen 27 Mar 2015 - 22:58

La pièce était devenue étrangement calme. Rose laissa échapper quelques éclats de rire en apercevant Jindanor s'étaler sur le sol, tout en détournant un peu les yeux. Voir un homme avec aussi peu de tenue était étrange. Elle avait beau côtoyé les serviteurs, ses proches étaient peuplés bien plus de femme que d'hommes et les valets côtoyaient le grand monde. Ses yeux continuèrent à passer sur le décor. Les chaises et les tables avaient été déplacées, mais une fois débarrassée de ses têtes blondes, la pièce avait repris ses airs d'étude austaire. Les livres avaient été empilés dans un coin près des tablettes de cire qui servaient à l'apprentissage de l'écriture. Pourtant des feuillets restaient éparpillés sur une table. Pendant que l'ébéniste rangeait son matériel d'écriture, elle se releva pour aller y jeter un coup d'œil.

Les croquis au fusain étaient tout simplement... Beaux. L'étrange artiste avait su rendre l'atmosphère de la matinée. Tout en étant assez stylisés, les personnes présentes étaient tout à fait reconnaissables. Jeny avec son bout de chou. Pétrice qui s'était arrêtée quelques minutes dans ses affaires du jours pour écouter les histoires et les contines. Les enfants autour de Cécilie, légèrement tendue vers sa harpe. Elle-même dans un coin en train de se balancer d'une jambe sur l'autre pour faire danser une petite fille. Tout cela respirait la joie de vivre. Le voir figé, c'était comme volé un instant de bonheur à la vie elle-même.


Cécilie, elle, avait profité du départ des enfant pour reprendre possession de son environnement. Son souffle régulier résonnait dans l'air. Les yeux fermés pour l'occasion, elle pouvait clairement distinguer les pas de Jindanor qui revenait vers elle et l'énorme soupir de soulagement qu'il poussa à quelques centimètres du sol... Elle mit plusieurs secondes à en déduire qu'il devait s'être allongé sur le carrelage. Elle en profita pour le taquiner avec sa question.

Apaisant... Ce n'était pas vraiment le mot qu'elle aurait utilisé. Palpitant, épuisant, amusant, rafraîchissant, oui. Mais apaisant... Non. Elle n'était pas très à l'aise, même si elle le dissimulait sans peine. Etre dans une telle agitation était rapidement difficile à supporter. Elle n'avait presque aucun repère et dériver le chahut drainait ses forces. C'était toujours un défi personnel de faire face à ça. Mais c'était aussi la récompense de partager un peu de son temps avec des enfants, elle qui n'en avait pas. Heureusement, ça avait été comme ça parce qu'elle ne les avait pas vu depuis longtemps. Les prochaines visites seraient plus calmes.

-Vous êtes surement plus à l'aise que moi avec eux. Et je suis navrée de ne pas vous avoir prêté plus d'attention.

Elle se garda bien d'ajouter que sa vie d'enfant n'était pas franchement quelque chose qu'elle regrettait. Être considérée comme une paria par sa propre famille puis acceptée à grand-peine... Même aujourd'hui sa mère la voyait comme une petite chose incapable de prendre soin d'elle et son père ne la croyait pas capable de s'occuper du domaine, même simplement pour le maintenir à flot. Il l'avait même félicitée lorsqu'elle avait trouvé une place de musicienne de cour à Etherna, elle, son héritière. Sans ses problèmes familiaux, elle avait quand même du apprendre à entendre la pitié dans la voix des gens, à marcher seule et à se conduire en dame d'un monde qu'elle ne pouvait même pas imaginer. Pendant certaines périodes, elle avait eu beaucoup de mal à le supporter, mais le temps à raison de tout, même de la passion. En tout cas c'est ce qu'elle s'efforçait de croire.
L'âge adulte était une libération bien plus qu'une punition.

-Je reviendrais ici avec plaisir... J'espère un jour former une famille... Avoir mon fils...Et ma,fille peut-être ?... Qui courrons dans les champs... Qui auront la même joie de vivre... Dont je pourrais m'occuper avec autant d'attention. Et vous...

Cécilie sourit, mélancolique. Une vie si simple que tant de gens prenaient pour acquise...

- Votre séjour se passe bien j'espère ?

La question ne laissa pas le temps à la jeune femme de sombrer de nouveau dans ses pensées. C'est vrai qu'elle n'avait pas vraiment abordé le sujet de son propre séjour.


-Mon séjour se passe très bien, merci, répondit-elle en omettant volontairement l'altercation qui avait eu lieu à son arrivée. Après tout ce qu'il est advenu sur les routes, voir ma cousine est un véritable plaisir. Et puis ma nièce aussi. Une fillette adorable. J'aurai aimé avoir une fille comme elle. Je lui aurais appris à chanter et à écouter. Et en échange de mes soins rigoureux, elle m'aurait causé d'innombrables soucis que je me serais fait un plaisir de résoudre.

Sans s'en rendre compte, elle avait tourné sa phrase d'une telle manière qu'il était clair qu'elle pensait ne jamais avoir d'enfant. Mais c'était bien ce qu'elle craignait... ou espérait parfois. Elle ne voulait pas prendre le risque de donner naissance à un enfant imparfait. Bien sûr, elle aimait sa vie. Elle avait décidé d'en prendre son parti et de s'accepter telle qu'elle était, mais elle se savait chanceuse au-delà de toute prédiction. Il n'en restait pas moins qu'elle ne souhaitait pas cela à des enfants. Surtout pas aux siens.

-Jindanor... C'est très réussi.

La voix de Rose les interrompit. Depuis quelques instants, Cécilie l'entendait marcher à pas comptés, comme si elle attendait quelque chose ou qu'elle changeait d'angle pour admirer une œuvre d'art. Cette interruption totalement imprévue attisa sa curiosité.

-Comment?
-Des dessins. Notre ébéniste joue du fusain.

-Vous dessinez?

La surprise se lisait facilement sur les traits de la jeune femme. Elle ne s'y attendait pas. Et elle ne s'attendait pas non plus à ce qu'il ait eu le temps de faire quelque chose d'autre que de s'occuper des enfants alors qu'elle arrivait à peine à tenir la tête hors de l'eau. Cette histoire de dessin lui rappela la pièce de bois qu'il lui avait offerte, apportant là encore son lot de question.

-Si vous le permettez, j'aimerais savoir ce que signifient les gravures au dos de la fleur que vous m'avez offerte. Au début, j'ai cru qu'ils s'agissaient de simples aspérités, mais elles sont bien trop droites et régulières pour cela. On dirait presque un alphabet... Et j'avoue que cela m'intrigue.
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville[terminé]   Quand on arrive en ville[terminé] I_icon_minitimeSam 28 Mar 2015 - 12:37


-Mon séjour se passe très bien, merci, répondit-elle en omettant volontairement l'altercation qui avait eu lieu à son arrivée. Après tout ce qu'il est advenu sur les routes, voir ma cousine est un véritable plaisir. Et puis ma nièce aussi. Une fillette adorable. J'aurai aimé avoir une fille comme elle. Je lui aurais appris à chanter et à écouter. Et en échange de mes soins rigoureux, elle m'aurait causé d'innombrables soucis que je me serais fait un plaisir de résoudre.

Jindanor écouta attentivement les paroles de Cécilie, se redressant un peu en l'écoutant.. Il la regarda, elle semblait s'attendre à ne jamais tomber sur l'homme qui l'aimerait pour ce qu'elle est, qui gravierait les monts et traverserait les mers pour elle, qui lui donnerais un enfant, ou même plusieurs à chérir... Elle semblait le penser dur comme fer... Il voulut répliquer, cela s'entendit par une brêve respiration, cependant Rose coupa court à la discussion, s'adressant directement à lui en parlant des croquis aux fusains qu'il avait décidé de réaliser pendant que Cécilie faisait chanter les enfants..

-Jindanor... C'est très réussi.

-... Je te-...Euhm.. Vous remercie Rose... Désolé, vous êtes l'une des premières femme depuis Louise de la Dross, à me complimenter sur mes croquis... J'ai ... Aucune excuse pour cette familiarité, ricanna-t'il en passant sa main dans sa nuque.

Jindanor n'avait pas réellement fait attention à l'endroît où il avait déposé ces croquis, cependant, lorsque Rose pris la parole, il eu l'impression de retomber en adolescence, lorsqu'il dessinait pour Louise, cette blonde, la fille du boucher.. Sa voix n'était pas la même, mais cette phrase avait été si souvent prononcé par cette seule femme que la réponse fut quasiment un réflexe.

-Comment?
-Des dessins. Notre ébéniste joue du fusain.

-Vous dessinez?

Jindanor avait bien perçu la pointe de surprise dans la voix de Cécilie, et ses traits ne faisait que renforcer cet effet. Il s'apprêtait à lui répondre et lui expliquer comment il avait pu faire ce dessin alors qu'une trentaines de bambins se trouvaient dans la salle, mais n'eu point le temps.. Elle reprit la parole, cette fois... A propos de cette gravure qu'avait réalisé Jindanor en Bas-relief.

-Si vous le permettez, j'aimerais savoir ce que signifient les gravures au dos de la fleur que vous m'avez offerte. Au début, j'ai cru qu'ils s'agissaient de simples aspérités, mais elles sont bien trop droites et régulières pour cela. On dirait presque un alphabet... Et j'avoue que cela m'intrigue.

Jindanor fut... pris en dépourvu, cette question il ne s'y attendait pas, il ne s'attendait même pas à ce qu'elle porte attention à cet "Alphabet" au dos de la sculpture... Mais il souria... Semblant réfléchir un instant, devait-il dire exactement la signification de ce "message" gravé dans le bois ? Il passa sa main sur son menton.

-Hé bien... Il se redressa, s'adossant à son sac de matériel... Pour commencer, oui, je dessine, j'ai pris plaisir à dessiner à partir de ma 16éme année... Mon père faisait énormément de croquis pour le matériel que nous devions façonner, des plans aussi... Il m'a appris à en faire, mais, je préférais largement dessiner ce qui m'entourait... Mais l'encre et le fusain s'efface plus facilement que les gravures.
Pour répondre à la deuxième question : Ces aspérités sont... En effet un alphabet, qui donne un message...
Il se leva, et fit quelques pas dans la salle, pensif. Chaque lettre de cet alphabet correspond à une lettre commune. Et... Appréciez vous les énigmes ? Si oui, je vous donnerais certaines des lettres et vous laisserais deviner... Sinon hé bien... Je vous dirais sa signification.

Il s'assit sur un banc, observant sa main droite. Puis redressa le visage pour observer Rose et Cécilie.
La salle était incroyablement calme depuis quelques instants.

-Je pensais que vous n'y prêteriez pas attention... C'est un souhait de ma part qui vous est adressé, ou plutôt... Quoi que si , c'est cela, un souhait...

Jindanor posa ses mains sur ses genoux, se redressant. Faisant quelques pas entre les tables et chaises...

-Je souhaitais aussi vous faire part de mes impressions aujourd'hui... Vous êtes , toutes deux, des femmes attentionnées, envers ces enfants qui ne sont pas les votres... Vous êtes , toutes deux, des personnes en qui j'ai déjà placé ma confiance, et j'aimerais vous poser une question... Puis-je... Vous considérez comme des Amies ? Je me doute que cette question dois vous paraître grotesque... Mais après tout, je ne suis qu'un homme du peuple. Il se tourna alors vers elle, passant sa main droite dans sa nuque, comme à son habitude quand il se sentait un peu gêné.. Ou impatient de recevoir sa réponse ? Les deux sentiments semblaient se mélanger. Oh, et si vous avez des questions, n'hésitez pas, vu que nous sommes visiblement tranquille pour quelques minutes je pense.
.
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville[terminé]   Quand on arrive en ville[terminé] I_icon_minitimeSam 28 Mar 2015 - 19:26

Le bûcheron avait l'air autant surpris de l'interruption de Rose que Cécilie d'apprendre qu'il dessinait. Il avait l'air un peu gêné, comme un gamin pris en flagrand déli. Mais visiblement, elle avait raison, les symboles au dos de son cadeau n'étaient pas là par hasard. Un secret à percer... Une flamme s'alluma quelque par dans des yeux bleus totalement absents.

-Ne dites riens surtout! Seulement le minimum pour que j'ai une chance de trouver, cela vous va-t-il?

Le ton de Cécilie était enjoué cette fois. Les défits intellectuels qui ne risquaient pas de tuer plusieurs dizaines ou centaines de personnes se faisaient rares en ces temps troublés. Elle se réjouissait déjà des nombreux essaies qu'elle ferait au coin du feu ou lors de ses prochains trajets. Elle finierait par trouver, un jour, peut-être dans des années, peut-être avant. Et cette distraction, ce message était encore un plus joli cadeau que cette fleur de bois.

Après avoir erré dans la pièce, Jindanor s'était assis quelque part. Rose s'était également rassise pour profiter du calme. Il recommença a parler... de façon étrangement posée. En l'écoutant, Cécilie reprit peu à peu sa contenance égale et droite.

-Bien sûr, répondit Rose sans hésiter.

Mais cela mis Cécilie encore plus dans l'embaras.

-Jindanor... J'apprécie grandment votre compagnie et soyez assuré que je n'aurai pas accepté votre présence ici si ce n'était pas le cas et si je n'avais pas une certaine confiance en vos intensions. Je vous sous également reconnaissante pour ce que vous avez déjà fait pour nous mais...

La jeune femme était facilement abordable, son handicape la faisait juger les étranger sur un pied d'égalité, mais tous les humains n'étaient pas égaux. Par son sang, elle était destinée à porter des responsabilités que les gens du peuple ne pouvaient atteindre. Et par son handicape, elle était une proie tentente pour beaucoup de parvenus aux dents longues. L'austérité de sa famille avait bien fait les choses, même lorsque son coeur balançait légèrement, sa raison le bridait de suite.

-L'amité demande, à mon sens, de la confiance mais également de la loyauté, et ce sont deux choses que je ne peux vous promettre. Le fait que vous ne soyez pas noble n'est pas à prendre en compte. Malgré votre franchise, je ne vous ai vu que quelques heures et que savez vous de moi sinon mon lieu de naissance et mon amour pour la musique?  

Que quelqu'un lui demande de le compter parmi ses amis était déjà arrivé... mais certes pas dans de telles conditions. Jindanor n'avait sans doute rien à gagner a lui proposer son amitié. C'était un homme simple mais droit et d'un honneur qu'auraient put lui envier bon nombre de noble. Un instant Cécilie sentit sa gorge se serrer. C'était étrange. L'espace de ce bref instant, une sensatoin désagréable planta ses griffes dans ses tripes pour tourner une colère muette vers Rose. De la colère? Non. Pas tout à fait. De la jalousie.
Cela surpris tellement la jeune femme que cette impression s'évanoui instantanément. Légèrement troublée, elle réjusta quelques mêches de ses cheveux d'une main maladroite alors que Rose la regardait, incertaines.

-Je suis navrée si cela n'est pas à la hauteur de vos attentes.

Par crainte du silence, elle enchaina:

-Mais j'espère que cela ne vous empêchera pas de partager quelques rires et un cartier d'orange avec moi à l'occasion. J'espère aussi entendre rapidement parler d'un célèbre ébéniste du Nom de Jindanor. Et puis si vous ne trouvez pas de d'ici quelques jours, j'aurai bien besoin d'une escorte dans mes prochains voyages et vous vous êtes montré plus que capable. Vous pourrez me trouver au chateau, je ne repartirai pas avant la prochaine ennéade.

Rose regarda son amie, encore plus interloquée.
Oui... elle venait bien de lui proposer un travail de garde du corps. C'était mal dit et décousu. Elle le proposait à un moment totalement inopportun, mais l'idée était bien celle-ci. Des ces temps troubles, elle s'apprêtait à passer dans des régions où Jérôme était encore mal vu et avec des hommes armés sortis de ses rangs. Certes la bannière sous laquelle ils avançaient était celle de Beaurivages mais leurs armures étaient celles de Bastylles. De plus, amis ou non, elle appréciait décidément le jeune homme et si elle pouvait le connaitre un peu mieux...
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Jindanor Numanor
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville[terminé]   Quand on arrive en ville[terminé] I_icon_minitimeDim 29 Mar 2015 - 0:04




-Ne dites riens surtout! Seulement le minimum pour que j'ai une chance de trouver, cela vous va-t-il? 

Jindanor observa Cécilie avec un grand sourire, il se doutait qu'elle jouerait le jeu, elle était aussi curieuse que lui et une énigme de ce genre ne pouvait que l'intéresser..

-Très bien... Dit-il tout en s'approchant d'elle, il prit une petite plaquette de bois dans sa saccoche, d'a peine quelques centimètres de large et de long. Il pris un petit couteau à bois, venant dessiner les lettres qu'il voulait lui faire découvrir. Le A, le C, et le E... Trois lettres, un bon début pensait-il.Voilà, ce sont les seules que vous aurait pour l'instant, permettez...  Il prit délicatement sa main droite, et y déposa la pièce de bois. Permettez encore... Il pris l'index de celle-ci, faisant passer celui-ci sur les trois lettres en donnant leurs signification. Voilà. Amusez-vous bien !, fit-il d'un air assez taquin avant de s'éloigner lâchant avec autant de délicatesse la main de la Dame.

Jindanor enchaîna alors de sa question, qui sembla ne mettre dans l'embarras que lui même et Cécilie, Rose fut franche et répondit sereinement:
-Bien sûr, répondit Rose sans hésiter. 
Cécilie quant-à elle semblait hésiter... Jindanor savait qu'une amitié ne se liée pas en quelques jours, en heures a peine dans ce cas précis... Ils n'avaient passé ensemble que quelques heures... Mais lui souhaitait en passer bien plus. Cécilie... Elle, semblait rétissante, aux premier paragraphe qu'elle laissa échapper, Jindanor senti son coeur se tordre, il savait qu'il n'était qu'un homme de basse lignée, sans réelle possibilité d'ascenssion et que sa  présence pourrais bien nuire à cette dame...

Elle parlait des deux fondements principaux de l'amitié dorénavant, la  confiance... Il espérait que celle-ci était acquise.. La loyauté ? Il ne demandait qu'à lui prouver sa loyauté...  Elle ne pouvait lui promettre sa confiance et sa loyauté ? Son rang n'était pas à mettre en cause ? La gorge de Jindanor se serra, mais son visage n'en laissa rien paraître, il l'observait calmement, bras croisés, elle avançait des faits réels.. Ils ne se connaissaient que depuis quelques jours, et n'avaient passé entre eux que quelques heures... Il ne savait d'elle que son lieu de naissance et son amour pour la musique... Il ne pu s'empêcher de sourire.. D'elle, de ce qu'elle lui avait avancé, certes il ne savait que ça, mais il s'était bien laissé allé à l'observer... Il avait remarqué chez elle un certain fardeau, elle semblait renfermé, de peur à s'ouvrir au monde  ? Il la savait une amie très proche de Rose, il savait qu'il pourrait compter sur elle.. Mais là aucune observation.. Juste... Une sensation.. Il déglutit un peu.

Que savait-il seulement de ce qu'il ressentait réellement ? Il ne les connaissait depuis peu et déjà sa vie avait été chamboulée... Plus encore que lors de sa rencontre avec Grégoire... Il ne savait pas réellement, ses sentiments étaient sous la forme d'un fleuve interrissable en la présence de ces deux femmes... Du remerciement voulait sortir à foison, un sentiment de confiance s'était installé, et une certaine confidence... Il en avait plus dis à ces deux femmes en une journée qu'à Grégoire en plusieurs ennéades... Pourquoi ? Saurait-il ne serait-ce qu'un jour répondre à cette question....

Jindanor ne décollait pas son regard de Cécilie, elle passa  sa main sur quelques mèches de cheveux... Il  la sentit... Troublée, son geste n'était pas aussi assuré qu'il ne l'avait déjà observé...

-Je suis navrée si cela n'est pas à la hauteur de vos attentes. 

A la hauteur de ses attentes ? Jindanor la regarda... Lui aussi était troublé, il ne savait plus réellement quoi penser.. Il tourna son regard vers Rose... Le silence était.. Pesant, l'amie de Cécilie semblait tout autant incertaines que Jindanor.... Ils tournèrent leur regard en synchrone totale en direction de Cécilie lorsqu'elle reprit la parole.

-Mais j'espère que cela ne vous empêchera pas de partager quelques rires et un cartier d'orange avec moi à l'occasion. J'espère aussi entendre rapidement parler d'un célèbre ébéniste du Nom de Jindanor. Et puis si vous ne trouvez pas de d'ici quelques jours, j'aurai bien besoin d'une escorte dans mes prochains voyages et vous vous êtes montré plus que capable. Vous pourrez me trouver au chateau, je ne repartirai pas avant la prochaine ennéade.

Le trouble disparu quasiment instantanémment... Il sourit  grandement, rien que le début de sa phrase l'enjolla. Et le reste ne fit que lui donner envie d'exploser dans un cri de joie... Dont il se retint avec difficulté.. Il l'observa avec un grand sourire.

-Hé bien... Les rires et le cartier d'orange seront un plaisir, quand au travail.. Haaaa... Qui sait, il est fort probable que dorénavant j'eusse du mal à en trouver... Il souria à  Rose et Cécilie... Oui, il venait d'avouer que le poste que lui proposait Cécilie l'intéressait plus que l'art qui le passionnait pourtant, dans lequel il se trouvait être un homme des plus doués et des plus épris par la  technique. Qui sait, ce grand ébéniste pourrait bien se trouvait en voyage auprès de deux dames, et exercer ses oeuvres en se déplaçant.. Ce n'est pas impossible. Cécilie, ma Dame, j'avouerais que cela me tente que de vous suivre dans vos voyages, et puis.... Cela me donnerait les moyens d'observait d'autres grandes villes et sites de cette envergure. Il souria à Cécilie... Il ne faisait d'une certaine manière que s'avancer à lui même des arguments... Il savait au fond de lui que s'il pou vait avoir l'opportunité d'approfondir ses relations avec Cécilie, et Rose, il saisirait sa chance.. Il était bien auprès d'elle, et ne se sentait pas réellement dans l'idée de les quitter... Surtout si l'on lui proposait de les suivres. Je serais votre preux chevalier en armure de peau crasseuses... Comment ? C'est moins fringant qu'en armure reluisante ? Ha..Navré.. Il venait de faire une petite pointe d'humour, jouant la comédie en faisant un geste d'escrime, et sa voix était ponctuée d'un air riard et se voulant détendu.. Il souhaitait oublier le moment de gêne qui s'était installé il y a peu.

-J'y pense, reprit-il, je ne vous ai point demandé comment s'était déroulée cette matinée de votre côté, si ? Il repartait sur une conversation banale..Comme si... La gêne n'avait jamais existé... Le faisait-il pour que la journée reste joyeuse ? Ho et.... Les lettres vous suffiront-elles ?

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Cécilie de Missède
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville[terminé]   Quand on arrive en ville[terminé] I_icon_minitimeLun 30 Mar 2015 - 22:42

La phrase sibylline de Jindanor concernant son envie d'accepter de devenir son garde du corps plutôt que de s'établir en tant qu'artisan arracha un léger sourire à Cécilie mais ne leva pas son trouble. La proposition qu'elle venait de faire était irréfléchie et le fait qu'elle confie sa vie à un étranger de basse extraction plutôt qu'à des gardes valeureux ferait forcément jasé... comme faisait jaser ses entretient nocturnes avec Jérôme et ses déplacements en solitaire dans toutes les cours du royaume... Finalement, elle n'était peu être plus vraiment à ça près. Par contre, elle venait en effet de proposer de confier sa vie à un homme qu'elle ne connaissait que depuis quelques jours. C'était insensé. Et pourtant...

Elle ne savait pas si elle devait s'en réjouir ou se fustiger. Il avait déjà montré sa valeur, ses capacités, sa franchise et sa droiture. Mais il était emporté et si on pouvait le dire ainsi: grande gueule. Est-ce qu'elle faisait le bon choix? Est-ce qu'elle le supporterait autrement que dans ces petites escapades? Est-ce que l'estime qu'il semblait lui porter ne fondrait pas comme neige au soleil s'il voyait de ses yeux les jeux aux quels elle était vouée de naissance?

Et dans la pratique? Devait-elle le faire officiellement entré dans sa garde actuelle ou le garder comme une escorte attachée à elle seule, employé par Missède? Son père admettrait-il ce frais supplémentaire... oui. C'était pour sa sécurité dans le Nord et si son père rechignait, sa mère elle, sauterait sur l'occasion. Mais en avait-elle vraiment besoin? Après l'attaque des bandits, elle aurait tendance à dire oui, mais elle lui demandait de risquer sa vie... Et puis il faudrait pensé à quel rôle lui donner, quels tour de garde, quelles responsabilités, quels moment de repos... Accepterait-ils les termes d'un contrat ou devait-elle faire un geste au nom de leur entente?

Toutes ces incertitudes se bousculaient dans sa tête.

Je serais votre preux chevalier en armure de peau crasseuses... Comment ? C'est moins fringant qu'en armure reluisante ? Ha..Navré..

-Que d'engouement.

La bonne humeur du jeune homme semblait indestructible. Et l'entendre gesticuler et rire apaisa un peu Cécilie. Rose, elle, ne se priva pas pour rire avec lui.

-On ne vous refera pas de si tôt vous!

Mais prises par toutes ces questions et tous ces doutes, la jeune noble se sentit obligée d'ajouter:

-Réfléchissez-y au moins un peu à tête reposée, s'il vous plait.

Mais le grand homme sautait déjà du coq à l'âne, revenant sur les sujets qui ne les troublaient pas, ni l'un ni l'autre. Après tout il n'était pas temps de s'encombrer l'esprit de tous ces problèmes alors que la matiné s'était si bien passée.

-J'ai passé un excellant moment. Epuisant et déroutant mais excellant... Et j'ai hate de décrypter ce fameux message.

Ne sachant trop quoi ajouter, elle se contenta de finir par:

-Je pense que Petrice nous serait reconnaissante de laisser les enfant cet après midi. Nous ferions peut-être bien d'y aller?
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville[terminé]   Quand on arrive en ville[terminé] I_icon_minitimeMer 1 Avr 2015 - 19:26





-Réfléchissez-y au moins un peu à tête reposée, s'il vous plait. 

Jindanor se tourna un peu plus vers Cécilie, et souria, elle semblait, malgré sa tentative, toujours assaillie de question et particulièrement perturbée, par sa propre action ? ... Il ne savait réellement comment décrire la sensation qu'elle semblait ressentir.. Cependant, il se décida à lui répondre.

-Je vous promets d'y réfléchir, ma Dame, cependant, promettez moi en contrepartie de ne pas vous faire grief pour l'homme que je suis. Il lui sourit d'autant plus, avant de s'étirer quelques instants, observant les détails d'une sculpture en bas relief dans la roche.. Il plissa les yeux, quelques instants, pensif, il se savait déjà en possession de sa réponse définitive, il se savait n'avoir rien à perdre à suivre Cécilie, bien plus à y gagner, il pourrait certainement vivre les aventures que tout homme voudrait vivre à son age, il serait très certainement amené à ne vivre que peu de temps, mais au moins vivrait-il correctement. Et puis, il y avait bien une raison de plus que la raison elle même ne comprenait pas... Il se décida à questionner Cécilie sur un sujet, bien moins troublant, qui s'empressa de lui répondre

-J'ai passé un excellent moment. Épuisant et déroutant mais excellant... Et j'ai hâte de décrypter ce fameux message

Il lui sourit, amusé, et heureux qu'il ait pu changé de sujet, voyant bien que celle-ci se trouvait emprise dans quelques troubles.

-Je pense que Petrice nous serait reconnaissante de laisser les enfant cet après midi. Nous ferions peut-être bien d'y aller?

-Oui, vous avez bien raison, il faut bien qu'ils travaillent un peu ces mômes.. Il ricanna un peu, passant sa main dans ses cheveux... Restons cependant pour leur dire au revoir, nous avons bien le temps, non ?


Jindanor et les deux dames n'eurent pas à patienter bien longtemps, ils purent discuter un peu de tout et de rien le temps que ces jeunes reviennent de leurs repas, repus et pour la plupart plus fatigué qu'auparavant, la digestion était entamée ! Jindanor, Cécilie et Rose, firent leurs adieux, promettant de revenir pour les deux femmes durant leurs séjours. Jindanor quant à lui promit d'au moins revenir quand le temps lui en laissera ! Ils quittèrent la salle dans un dernier signe de main, marchand ensemble dans l'étroit couloir accompagné de Petrice, arrivé dans la salle principale du temple, Jindanor remarqua un vide flagrant, la plupart des fidèles et personnes qui s'étaient trouvé ici en début de matinée avait tout bonnement disparue, et l'échos qu'offrait le temple n'en était que perfectionné.. Leurs pas laissaient une marque auditive de plusieurs secondes, et Jindanor trouva la scène particulièrement... Etrange, habitué à un silence monstre, mais pas à cette sensation de solitude renforcée par l'échos. Il n'était pourtant pas seul dans la salle, ils étaient au total quatres à se déplacer vers la grande porte, mais pourtant...  Arrivé sur le pas de la porte Jindanor et les Dames saluèrent Pétrice, lui faisant savoir leurs possible retour au sein du temple pour voir les enfants.

-Mes dames, sachaient que vous êtes et serez toujours les bienvenues au sein de notre Temple, quant à vous, Sir, vous l'êtes tout autant, vous avez fais preuve d'une sympathie envers ces jeunes qui m'interdit formellement de vous empêcher de leurs rendre visite à nouveau ! Je vous souhaite une excellente journée.


Jindanor, Cécilie et Rose, répondirent en coeur... Merci... Ce qui arracha un pouffemment de la part de Jindanor, et certaînement des deux autres damoiselle, quant à Petrice, elle ne fit que sourire grandement, amusée par la situation. Ils saluèrent une dernière fois la Prêtresse, après s'être occupé d'un fou rire sauvage ayant failli s'emparer de leurs corps.
Marchant sur les grandes marches, l'un à côté de l'autre, Jindanor soupira, d'apaisement, ils étaient rares ces moments où il pouvait réellement se sentir à l'abris... Et ce jour resterait sans aucun doute dans sa mémoire.

-Bien, maintenant que nous sommes à l'extérieur..Hmm.. Que diriez-vous mesdames que de se diriger vers un lieu où nous pourrons nous délecter d'un fameux repas ? Jindanor semblait sérieux, un peu ironique certes, car les repas dans les divers tavernes de la ville ne vaudraient certainement pas un repas au palais de Lourmel. Nous pourrions, tout aussi bien, nous balader dans cette grande ville, je n'en connais quasiment rien, ou simplement faire les étales de marchand ? J'ai entendu dire que le marché de Lourmel était assez impressionnant..Surtout par rapport à celui de la Dross.. Il ricanna, il n'était pas d'ici, et les grandes villes lui étaient tout à fait étrangère.. Il souhaitait passer du temps avec Cécilie et Rose, il  n'aurait jamais pu penser les revoir aussi tôt, et s'était pourtant vue accorder cela.. Par la graçe d'il ne sait quel dieu, ou déesse.. Il avait en effet souhaité les revoir... Même s'il ne l'admettrait peut-être pas, par fierté ? Il ne saurait pas lui même répondre à cela. Il s'arrêta quelques instants sur le parvis du temple, observant les lieux... La ville était plus paisible que tôt dans la matinée, l'on entendait au loin les forgerons marteler le fer, et quelques marchands faire leurs travaux.. Mais le brouaha habituel avait quasiment disparu, laissant place à une atmosphère bordée par le soleil, les chants d'oiseaux, et la légère brise.
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville[terminé]   Quand on arrive en ville[terminé] I_icon_minitimeSam 4 Avr 2015 - 17:45

La réaction synchronisée que les trois jeunes gens eurent devant Petrice remis Cécilie plus d'aplomb qu'elle ne l'aurait cru. Déjà, retrouver cette petite preuve de complicité avec Rose avait été particulièrement agréable. Mais voilà que Jindanor se mettait aussi de la partie. Le rire qui menaçait de s'emparer d'elle était sincère et naturel. Décidément, cet homme avait le don de rendre son quotidien étrange. L'idée n'était pas pour lui déplaire et sa compagnie était plaisante... Mais il lui fallait toujours du temps pour digérer les évènements cocasses qui pouvaient avoir lieu dans sa vie.
Si elle devait à son état sa patience et sa constance, elle lui devait aussi une fable capacité d'acceptation des évènements. Une matinée comme celle-ci, avec la proposition qu'elle avait faite lui tournerait dans la tête surement pendant plusieurs jours... si ce n'était plus.

Une fois les enfants embrassés et la prêtresse remerciée, les trois compères sortirent de nouveau du temple. En ce début d'après-midi, la cohue sonore était moins importante que lorsqu'ils y étaient rentrés... mais Cécilie avait plus de mal à la supporter après tant d'agitation. Heureusement, l'odeur caractéristique des grandes villes n'était pas encore exacerbée par le maigre soleil qu'elle sentait pointer timidement le bout de ses rayons sur son visage. Sur le côté, la voix de Jindanor était toujours aussi volontaire.

-Bien, maintenant que nous sommes à l'extérieur..Hmm.. Que diriez-vous mesdames que de se diriger vers un lieu où nous pourrons nous délecter d'un fameux repas ? Jindanor semblait sérieux, un peu ironique certes, car les repas dans les divers tavernes de la ville ne vaudraient certainement pas un repas au palais de Lourmel. Nous pourrions, tout aussi bien, nous balader dans cette grande ville, je n'en connais quasiment rien, ou simplement faire les étales de marchand ? J'ai entendu dire que le marché de Lourmel était assez impressionnant..Surtout par rapport à celui de la Dross..

Ainsi il ne semblait pas prêt à renoncer à la compagnie des deux jeunes femmes. Cécilie hésita. La témérité dont elle faisait preuve lorsqu'elle partait en goguette avec ses cousines semblaient s'être un peu tarie. Ici, elle était dans une ville qu'elle ne connaissait pas. Dont elle savait si peu de chose. Certes, Maëlyne en était la Dame, mais à part le chemin qui menait du Palais au Temple de Néera, elle ne connaissait rien du dédale de rue. Le matin, Rose avait même du demander plusieurs fois son chemin pour ne pas se perdre en se rendant au temple de Tyra.

-Je ne sais pas... Cela peut-être risqué pour nous.

Ses propres réticences sonnèrent aux oreilles de Cécilie comme la voix de sa propre mère. C'était... Étrange. Avec le fatigue nerveuse, toute la témérité dont elle faisait preuve lors de ses escapades avec ses cousines semblait l'avoir déserté. Rose gardait le silence pour ne pas forcer son amie a faire quelque chose dont elle n'avait pas vraiment envie mais elle serra légèrement sa main pour lui rappeler qu'elle n'était ni seule ni perdue.

Que faire? La mâtiné avait été agréable, mais on ne pouvait pas vraiment dire qu'elle avait profité de la présence du jeune homme. Elle commençait à avoir un peu faim, mais ne s'imaginait pas prendre un repas dans une taverne. La simple idée d'entrer dans un de ces bouges la faisait frissonner. Mais découvrir les accents de la ville, ses échos, était une idée qui la tenaillait depuis quelque temps. L'occasion se présenterait-elle à nouveau? Et elle pourrait même peut-être trouver une babiole pour sa mère, un souvenir de la ville natale dont elle se languissait parfois.

-Mais je suppose qu'une ballade au marché ne peut être bien dangereuse. Surtout si vous êtes à nos côtés.

Luttant pour mettre son appréhension en sourdine, Cécilie se concentra plutôt sur l'occasion qui s'offrait à elle.

-ça me parait être une bonne idée... Enfin cette fois, il ne faudra pas faire fuir les vendeurs Jindanor. Ajouta Rose avec un sourire qui en disait long sur la reconnaissance qu'elle avait encore envers l'ébeniste pour l'aide qu'il lui avait fourni dans une situation délicate.

Ne sachant pas vraiment ou se trouvait le marcher, ils se débrouillèrent pour trouver leur chemin en devisant. Cécilie posa des questions sur la Dross et parla de Missède et de Beaurivages. Malgré leur jeune âge, et même si ce n'était certes pas dans les mêmes conditions ni dans le même but, Rose, Cécilie et Jindanor avaient surement plus voyagés que la plupart des habitants de la Péninsule en toute une vie. Ce que Cécilie ne pouvait, avoir vu, Rose le décrivait, expliquant de son point de vue plus normal, certaines des situations cocasses dans lesquelles elles s'étaient retrouvées.
Cependant, malgré la gaieté et la simplicité de l'échange, la jeune noble faisait attention à ne pas dévier de sujet. La politique et ses occupations, musique mise à part, restèrent tabou.

Bientôt les voix s'élevèrent de nouveau. Les vendeurs à la criée et les porteurs de nouvelles faisaient un concours avec les crises des enfants et les disputes d'un étal à l'autre. Des odeurs de fleur, d'animaux de crasse et de nourritures s'entremêlaient. Cécilie agrippa un peu plus fermement l'épaule de sa suivante.

-Alors, est-il vraiment différent du marché de la Dross? D'ailleurs, j'aimerais en profiter pour trouver un cadeau pour ma mère, quelque chose de typique. Si vous voyez quelque chose d'intéressant...

Une paire d'yeux supplémentaires ne serait surement pas de trop étant donné la cacophonie ambiante. Elle sentait la foule autour d'elle la frôler de toute part. Mais elle s'attendait à une plus grande pression... Peut-être la stature de l'un de ses compagnons la protégeait un peu...
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Jindanor Numanor
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville[terminé]   Quand on arrive en ville[terminé] I_icon_minitimeDim 5 Avr 2015 - 21:58






Jindanor écouta attentivement Cécilie , en effet, c'était probablement risqué, mais le manque de parures jouerait probablement en leurs faveurs, ils passeraient pour des artisans aisés, ou des marchands de Soie, ou autre tissus rare... Certes, cela attirerait certainement les tire-laines et autres mains-lestes.  Mais Jindanor tenait sur son imposante stature pour dissuader ces malandrins.

Il avait fortement apprécié la matinée, et espérait pouvoir passer une autre partie de la journée en leur compagnie, il n'avait pas pu profiter de leurs proximité lors de cette escapade au temple, il avait passé bien plus de temps en compagnie des enfants que de la compagnie de ces deux demoiselles. Et ne nous le cachons pas, si elles acceptaient de passer plus de temps avec lui, celui-ci n'en serait que plus enjoué.

-Mais je suppose qu'une ballade au marché ne peut être bien dangereuse. Surtout si vous êtes à nos côtés. 

Jindanor sourit, il observa Cécilie avec un grand sourire, il voulut parler, mais Rose le devança de quelques millièmes de secondes, pour lancer en une boutade plus qu'en une pique.

-ça me parait être une bonne idée... Enfin cette fois, il ne faudra pas faire fuir les vendeurs Jindanor. Ajouta Rose avec un sourire qui en disait long sur la reconnaissance qu'elle avait encore envers lui pour l'aide qu'il leur avait fourni dans une situation délicate.

Jindanor fut agréablement surpris, il se pris même à rire légèrement, souriant d'autant plus à Rose, qui se tenait à droite de Cécilie, il passa sa main dans ses cheveux, avant de répondre avec assurance et une pointe de joie dans la voix.

-Je ne peux promettre de les intimider, mais je vous jure de me faire suffisamment aimable pour qu'ils ne prennent pas la fuite la queue entre les jambes, Haha ! Qui sait, nous pourrions même tous autant que nous sommes en apprendre plus sur cette ville.

Ils se débrouillèrent donc à trouver leur chemin au sein de cette ville qui pour Jindanor valait largement un titre de Métropole... Mais qui était-il ? Il n'avait que rarement pénétré au sein d'une cité de cette taille. Les chemins étaient assez fins, bordés en règle général de quelques étals de marchand donnant vue à leur lieu d'artisanat, ils croisèrent même un forgeron dans une ruelle plus large, entrain de se charger de la réalisation d'une longue hallebarde. Jindanor se jura de revenir ici pour observer la qualité de ses oeuvres, et peut-être réaliser une commande ?
Ils discutèrent durant cette petite escapade à l'aveuglette de leurs villes natales, Jindanor cachant pour sa part les côtés sombres de la Dross, la rendant plus accueillante qu'elle ne devrait l'être. Il se fit la remarque qu'en seulement deux années de vie, il avait certainement couvert bien plus de kilomètres que la plupart des gens de sa condition.. Ce qui lui tira un grand sourire et ne fit qu'enjouer d'autant plus la conversation. Jindanor s'étonnant de nombreuses anecdotes avec plus d’entrain qu'elles n'auraient probablement dû en générer.

Rapidement leurs oreilles captèrent les voix et brouhaha de la vie de la ville, plus en avant dans les ruelles. Jindanor remarqua avec une surprise assez importante que la ruelle où ils se trouvaient se trouvait complètement assombris par l'ombres des bâtisses qui la bordé, et que la place du marché qui s'étalait non loin n'en paraissait ainsi que bien plus vivante et ensoleillée. Jindanor se sentit revigoré par toute cette vie qui les entourait, il n'y avait quasiment pas de répits, les discussions fusaient dans tout les sens, ils étaient impossible d'en capter une phrase entière en se baladant ainsi dans le marché.. Il était bondé, et Jindanor savait ce que cela voulait dire, ne pas perdre de vue ces deux petits brins de femme afin de leurs éviter une mauvaise rencontre.

Jindanor avait l'impression de se retrouver en plein milieu d'un océan de peuple... Les courants étaient cependant hasardeux et ne donneraient aucun réelle repère aux marins. Se décidant à se coller suffisamment aux femmes pour que l'on ne tente pas de les approcher, Jindanor emboîta le pas de ces demoiselles, dans le dos de Cécilie et Rose.. Mal grès l'afflux important de personnes, un certain espace se décrivait autour des trois protagonistes, les gens s'attardant à regarder le géant qui suivait les deux demoiselles.. Celui-ci tenait son bardas sur son épaule droite à l'aide d'une lanière de cuir bien solide... Sa main droite en vérifier l'équilibre au fur et à mesure des déplacements. Les odeurs de ce marché se voyaient bien plus ancré qu'au sein de celui de la Dross.

-Alors, est-il vraiment différent du marché de la Dross? D'ailleurs, j'aimerais en profiter pour trouver un cadeau pour ma mère, quelque chose de typique. Si vous voyez quelque chose d'intéressant...

-Différents ? Ce n'est pas réellement le mot... Il est réellement semblable de par ce que l'on y trouve... Un marché reste un marché, mais la différence viendrait plutôt de par sa taille.. Celui-ci fait bien deux, si ce n'est trois fois la taille du marché que je connaissais de mon enfance. Jindanor observa aux alentours à la suite de la requête de la dame, passant outre les étals de nourriture et de matière première... Il fallait quelque chose de typique... Typique..Typ-... Jindanor venait de remarquer un étal d'un artiste, sculpteur sur pierre, celui-ci exposait quelques sculptures de marbres et de pierre peintes reproduisant des lieux que Jindanor ne reconnut pas... De là distance où il se trouvait il ne parvint pas à lire les plaques sculpté qui ornait les sculptures.

Il continua cependant sa route, l'étal se retrouvait à une vingtaine de mètre de leur emplacement actuel, et le temps de le rejoindre dans cette foule leurs laisserait le temps d'observer d'autres étales. Il emboîta le pas des dames, qui , dirigé par Rose, finirent par s'arrêter devant un étal présentant quelques tenues d’apparat en tissus riches et décorés.. Jindanor sourit alors en observant que ceux-ci était d'une facture assez respectable.. La qualité du tissu et de la couture n'étaient pas à nier.

-Hé bien, ces tenues me paraissent particulièrement bien travaillée, et elle ne manque pas d'une qualité certaine.. Cependant je doutes que celles-ci conviennent. A part si messire réalise celle-ci sur mesure ? Il redressa la tête vers le marchand, qui enjoué de voir que l'on s'intéressait à son étal s'empressa de répondre avec une assurance et une prestance certaine.. Son discours était rodé, pour sûr.

-Ha, connaisseurs ? Je vous avouerais que ces tenues ne sont que des démonstrations de mes talents, je suis à même de réaliser des tenues d'apparat sur mesure, et selon les choix je peux travailler divers matériaux. Nous avons accès à de nombreux marchands de tissus ici, et l'importation d'autres tissus plus rare est possible.

Jindanor observa Rose et Cécilie, seraient-elles intéressés par ces tenues ? Il souhaita cependant les prévenir de ce qu'il avait observé quelques minutes auparavant avant qu'elles ne se décident réellement.. Ils venaient d'arriver au marché, et ils pourraient toujours repasser après s'être informé à l'autre étal.

-Je vois, je vois... Permettez ? Dit-il tout en s'éloignant légèrement de l'étal en emportant avec une main amical les deux demoiselles. J'ai observé un sculpteur sur pierre au loin réalisant des bas-relief et des sculptures complètes de certains lieux... Nous pourrions nous renseigner sur les atouts de notre tailleur ici-même puis rendre visite à ce sculpteur... De ce que j'observe d'ici les sculptures semblent correcte et les matériaux utilisés assez nobles.  A cet étal de tailleur les tissus sont riches et bien travaillé. Cela semble solide pour sûr et le tailleur semble pouvoir réaliser un sur-mesure, l'ennuis est qu'avec un tailleur... Il  faudra rassembler les mensurations exactes. Nous pouvons tout aussi bien observer et continuer... Il y a certainement d'autres objets et babioles qui pourraient être intéressant... De la boisson peut-être ? Je ne sais pas ce que votre Mère apprécie malheureusement, si vous pouviez m'aider un peu à diriger mes recherchesDit-il pour finir, ricanant un peu.

Jindanor était assez proche de Cécilie et Rose et observait le fleuve de populaces, principalement, guêtant les possibles malandrins dans cette foule... Prêts des étals il y avait une certaine pression, mais la stature de Jindanor, comme celle d'un immense rocher dans un fleuve, dérivait légèrement l'afflux de la Gens.



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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville[terminé]   Quand on arrive en ville[terminé] I_icon_minitimeMar 7 Avr 2015 - 2:05

-Un tailleur!

Sans crier gare, Rose tira Cécilie sur le côté. Enfin, c'est ce qu'aurait cru toute personne l'observant rapidement. Elle traça un trait de gauche à droite sur les doigts qui tenaient son épaule et Cécilie la suivit sans même risquer de trébucher.

-Un tailleur? Tu ne penses pas que nous avons ce qu'il faut?
-Parlez pour vous. Avec ces admirateurs, vous avez de quoi vous vêtir! Mais si vous devez donner concert à Serramire, je veux être présentable. C'est du lin tissé en diagonal?
-Je vois que mademoiselle à l'œil!

En quelques phrases, Rose s'informa sur les mensurations des robes déjà réalisées. Le prix était généralement au moins deux fois moindre que celui d'une robe sur-mesure et elle pouvait faire elle-même quelques retouches. Par cet artifice, elle enrichissait régulièrement sa propre garde robe de modèles bien au-dessus de ses moyens... ou en tout cas des moyens qu'elle aurait du avoir si Cécilie et elle ne partageait pas tout. Elle faisait pourtant attention de ne jamais dépasser son rang. Passer pour une arriviste n'arrangerait ni ses affaires, ni celles des de Laval.

Elle tâtait le tissu et le passait à Cécilie pour avoir son avi concernant la qualité lorsque la voix de Jindanor la rappela presque à l'ordre.

-Hé bien, ces tenues me paraissent particulièrement bien travaillée, et elle ne manque pas d'une qualité certaine.. Cependant je doutes que celles-ci conviennent. A part si messire réalise celle-ci sur mesure ?

Le marchant répondit, toujours aussi enjoué qu'on s'intéresse à son étale. Bien sûr il était prêt à faire n'importe quel ouvrage... mais pas à n'importe quel prix évidemment.

La simplicité avec laquelle Jindanor avait rebondi sur le fait que des tenues pré-coupées ne conviendraient pas fit cependant sourire Cécilie. C'était vrai que les artisans étaient souvent des notables, ou au moins pouvaient vivre avec un bon pécule, mais elle avait tendance à oublier que tout le peuple ne se valait pas. Un non-noble restait un non-noble. Et pourtant...
Mais elle fut coupée dans ses considérations d'héritière par le contact de la main de l'homme sur ses doigts. Elle avait lâché l'épaule de rose près de l'étal et Jindanor avait dû s'en apercevoir, car lorsqu'il les tira un peu sur le côté pour leur parler loin des oreilles du tailleur, il n'en laissa aucune derrière. Mais dans le bruit et l'agitation, même à quelques centimètres de Rose, Cécilie avait du mal à deviner sa présence. Elle préférait garder toute son attention sur la seule chose qui la guidait vraiment: la main de son compagnon. Son énorme main calleuse et pleine de précautions, qui semblait même hésiter à serrer trop fort.

Quelques pas suffirent pour qu'ils s'immobilisent de nouveau.

... De la boisson peut-être ? Je ne sais pas ce que votre Mère apprécie malheureusement, si vous pouviez m'aider un peu à diriger mes recherches

-Si seulement je le savais moi même...

C'était un fait, elle et sa mère n'était pas des plus proche. Elle l'aimait, mais le manque de discussions et de temps passé ensemble rendait ce genre de cadeau parfois complexe.

-Le tailleur était un coup de tête de ma part, expliqua Rose. Pas la peine de s'attarder, j'y reviendrai peut-être plus tard.
-Mais un sculpteur pourrait par contre être une merveilleuse idée. Cela serait même splendide... Quelque chose qui figure Lourmel.

A vrai dire, en plus de ne pas connaitre les pêchés mignons de ses parents, elle était surtout incapable de choisir un présent seule. Rose ou quelqu'un d'autre devait sans cesse lui donner un avis partial. Aussi, elle limitait ces petits gestes de piétés filiales aux réelles occasions, considérant qu'en faire plus et laisser d'autres gens choisir un cadeau en son nom serait de l'hypocrisie. Mais avec des sculptures ou des gravures, Cécilie pourrait les évaluer en partie elle même. C'était plus qu'une excellente idée.

-Je peux compter sur vous pour être mes yeux lorsque nous serons devant ces sculptures? Demanda-t-elle finalement à Jindanor.

Au moment de repartir vers le nouvel étal, Rose récupéra la main de son amie et poussa un soupir largement exagéré.
-Et bien voilà que je ne vous suffis plus...
-Pourquoi se contenter de deux yeux perçant là où je peux en avoir quatre.

La phrase sonnait comme une boutade mais le ton était toujours aussi calme et mesuré. Le décalage même du maintien impeccable de Cécilie avec l'ambiance du marcher ou ses propres paroles avait quelque chose de comique. Le visage de Rose se fendit d'un sourire d'une oreille à l'autre et ils purent finalement arriver jusqu'au sculpeur sur pierre.

Enfin prêt de l'étal, Cécilie lâcha de nouveau l'épaule de Rose.

-Mais quel grand gaillard dite-moi! Et accompagné de forts jolies demoiselles! Il y en a toujours que pour les mêmes hein! Enfin faites votre choix mon garçon, ou il n'y en aura plus du tout! Je parlais de mes œuvres bien sûr! Alors? Vous cherchez quelque chose de particulier? Une scène? Une idole? Une bas-relief? Un rond de bosse? Peinte? Brute? Il reprit son souffle laissant un peu de temps à ses clients pour répondre avant de présenter, selon lui, ses meilleures pièces.

Rose demanda à voir plusieurs bas-reliefs et deux idoles de Néera. Une vue du château. Une vue du temple. Une autre d'une grand-place. Elle posa des questions au marchand, demanda son avis à Jindanor, et marchait le long de l'étal pour voir si d'autres choses seraient plus jolies. Cécilie restait sur le bord du stand, la main tenant le bord de la table comme point de repère.
Rien ne pouvait lui arriver de grâce à moins d'un mètre de ses deux compères. Rien. Mais si la stature de Jindanor leur permettait de respirer à leur aise, elle ne suffisait pas à éloigner tous les badauds. Une bousculade est vite arrivée... Poussée par un passant, la jeune femme fu déséquilibrée en avant. Au lieu de s'accrocher à l'étal au risque de tout faire s'écrouler, elle fit quelques pas en avant pour éviter de tomber. Ses mains se posèrent assez rudement sur une chemise en grosse toile, tiède d'être portée. L'une au niveau du torse de son sauveur, l'autre au niveau du ventre. Son front heurta presque le large buste. L'homme était immense. Aussitôt qu'elle eut repris l'équilibre, elle recula comme si la foudre l'avait frappée. Le rouge lui monta aux joues.

-Veuillez accepter mes plus plates excuses. Je... Je suis navrée. J'ai trébuché.

Elle croisa les mains devant elle et toussa légèrement avant d'enchaîner.

-Alors... Vous avez... Trouvé quelque chose?
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville[terminé]   Quand on arrive en ville[terminé] I_icon_minitimeMar 7 Avr 2015 - 21:21





-Si seulement je le savais moi même...

Jindanor perçu une certaine douleur dans ces parôles, ce genre de douleur invisible dont on ne souhaites pas forcément faire part. Alors ils avaient une chance sur milles de tomber sur LE cadeau qui ferait réellement plaisir... Arf... Que dire de plus ?
Jindanor se mit à réfléchir, à toutes vapeur... « Bon sang, ce n'est pas aisé de trouver un présent » Songea-t'il, et cela se lisait sur son visage. Surtout pour une personne dont on ne sait rien.

-Le tailleur était un coup de tête de ma part, expliqua Rose. Pas la peine de s'attarder, j'y reviendrai peut-être plus tard.
-Mais un sculpteur pourrait par contre être une merveilleuse idée. Cela serait même splendide... Quelque chose qui figure Lourmel.

Jindanor souria, il avait pu aider, tant mieux. Il n'y avait pas pensé sur le coup, mais maintenant que Cécilie prenait la parole, il tiltait. Son idée de sculpture allait réellement permettre à Cécilie de se sentir induise dans la décision du cadeau. Il avait presque « oublié » que sa destinée avait décidé qu'elle ne verrait jamais le monde tel qu'il le voyait lui. Il était passé outre cela... Cécilie n'avait aucun mal à se déplacer dans ce monde, tant qu'elle était accompagnée par Rose, ce qui était quasiment le cas à chaque fois qu'il s'était vu, elle parvenait d'ailleurs à dicerner les humeurs des personnes qui l'entourait avec plus d'aisance que la plupart des voyants... Il fut de nouveau impressionné par cette Dame, maintenant qu'il y pensait, elle n'était pas comme les autres. Loin de là.

-Je peux compter sur vous pour être mes yeux lorsque nous serons devant ces sculptures? Demanda-t-elle finalement à Jindanor.

-Ma demoiselle, vous me faîtes honneur, je serais vos yeux si tel est votre souhait, mais... Il prit sa main avec délicatesse, l'entourant de ses paluches imposantes. La meilleure façon d'apprécier une sculpture est le toucher. Il sourit, et lâcha avec précaution la main de cette femme. Et puis, vous m'accorderez bien que le cadeau que vous offrez doit d'abord vous plaire à vous, plutôt qu'à moi. Il souriait, et cela s'entendait dans sa voix, comme à son habitude il était fort aimable en leur présence. Mais une légère gêne pointa le bout de son nez sur la fin de sa phrase... Il avait dépassé les contenances, il s'était « emparé » de la main de la Demoiselle sans même lui demander la permission... Il se fit légèrement penaud quelques instants.. Avant de reprendre ses esprits en  ricanant un peu.

Quand ils firent marchent en direction de cet étalages Rose récupéra la main de son Amie, et soupira avec exagération.

-Et bien voilà que je ne vous suffis plus...

-Pourquoi se contenter de deux yeux perçant là où je peux en avoir quatre.

Ces quelques mots sonnèrent comme une boutade à l'oreille de Jindanor, qui ne pu s'empêcher d'afficher un sourire franc, en même temps que Rose. Décidément cette journée resterait à son tour dans ses meilleures souvenirs. Ha. Un fois près de l'étal Cécilie laissa glisser sa main de l'épaule de Rose.  Jindanor gardait un œil vif dans ce marché, en effet, il était à la base de cette escapade entre compagnons et n'aurait pour rien au monde acceptait que cette journée soit dérangée par un quelques malandrins, ou fieffé félon ! Ainsi se tenait-il suffisamment près de ces deux demoiselles qu'il avait entraîné avec lui dans ce marché.

-Mais quel grand gaillard dite-moi! Et accompagné de forts jolies demoiselles! Il y en a toujours que pour les mêmes hein! Enfin faites votre choix mon garçon, ou il n'y en aura plus du tout! Je parlais de mes œuvres bien sûr! Alors? Vous cherchez quelque chose de particulier? Une scène? Une idole? Une bas-relief? Un rond de bosse? Peinte? Brute? Lorsqu'il reprit son souffle, Jindanor le salua avec entrain, l'homme était de taille modeste, des cheveux tressés dans le dos et une peau légèrement pâloche, mais ce n'est pas pour autant que son travail ne traduisait pas celui d'un grand sculpteur. Certaines de ses œuvres avait droit à un sens du détail poussé et extrêmement bien réalisé, de quoi faire largement jalouser notre ébéniste. En effet l'homme avait le don de l'age et de l'expérience, et cela se traduisait par des sculptures d'une rare qualité.

-Bien le bonjour sire, pourriez-vous nous montrer les pièces maîtresses de votre collection ? En tout cas ,je me dois de saluer votre talent, votre maîtrise dans l'art de la sculpture est égale à celle d'artisans Nains ! Rien que sur ce Bas-relief représentant ce marché, l'on peut ressentir la vie qui s'y déroule et qui exultes cette place !... Si j'avais un chapeau, soyez assuré qu'il se trouverait bien bas.

La discussion fut lancée, Jindanor ne fut pas pénaliser par ces quelques années d'expériences en moins, en ce qui s'agissait de la langue il vait maintes fois prouvé qu'il était capable de parler bien des longues heures, hors le vieux sculpteur venait de le lancer sur l'un de ses péchés mignons... Il sembla même deviner qu'un confrère sculpteur se trouvait en face de lui lorsque Jindanor usa de nombreux termes techniques, et d'outils à sculpter. La discussion cependant était entrecoupées des questions auxquelles s'entendait bien de répondre le Sculpteur, avec enthousiasme. Il ne se garda pas non plus de flatter à plusieurs reprises les demoiselles qui accompagnaient le géant qu'était Jindanor.
Cependant, Jindanor ne faillissait pas à la tâche qu'il s'était fixé, il ardait un œil sur les deux demoiselles malgrès cette discussion prenante. Quand il détourna quelques instants le regard sur une sculpture qui venait de lui taper dans l'oeil, il entendit un léger cri de surprise, en se tournant il fit face de son buste en direction de Cécilie, surpris de la voir tituber en sa direction il l'attrappa tout en amortissant du mieux qu'il le pouvait la chute de la dame... Ainsi se trouvait-elle enveloppée des bras du grand gaillard, qui venait seulement de comprendre ce qui s'était déroulé.. Observant Cécilie dans ses bras il vira au rouge pivoine, l'aidant avec une certaîne maladresse qui lui était encore inconnue, à se redresser sur ses jambes et tenir en équilibre. Il l'observa... L'on pouvait parler chez lui d'un certain embarras... Le rouge aux joues l'on aurait dit un homme ayant passé bien trop de temps à travailler sous le soleil tapant de l'Ithri'Vaan sans chapeau... Il se sentait emprunt d'une certaîne chaleur qui vint vite laisser place à un embarras plus grand encore, cette proximité inattendue avec Cécilie l'avait en effet pris de cours. Il venait d'inventer l'ascensseur émotionnel, une certaîne bouffée de joie s'était emparré quand il avait remarqué que la dame avait chuttée dans ses bras... Mais cette bouffée de joie s'était rapidement....Bien trop rapidement à son gouts d'ailleurs, transformée en un embarras maladroit et malabile, qui manqua de le faire renverser une des sculptures de l'étal avec son bardas... Il revit la scène en accéléré... Elle avait poussé un cri, il s'était retourné et l'avait rattrappé , sa main gauche s'était posée sur son épaule droite, et sa droite s'était déposé sur le dessus de sa hanche, son cœur avait fait un bond, raté deux trois battements... Il aurait tout compte fais voulu ne pas revoir la scène en accéléré... Elle qui semblait dans l'embarras et la gêne la plus totale ne voyait pas l'homme qu'il était à l'instant présent... Pour tout vous dire le géant ne savait plus où se mettre face à Cécilie...Et surtout Rose... Cécilie ne le voyait pas forcément mais Rose elle ne se ferait certaînement pas prier bien longtemps avant de réexpliquer la scène auprès de Cécilie... Dans les détails.  

Elle vint se complaindre en excuse, observant Jindanor le rouge aux joues.

-Veuillez accepter mes plus plates excuses. Je... Je suis navrée. J'ai trébuché. Sur ces quelques mots elle croisa ses mains devant elle, devant son buste, toussant légèrement avant d'enchaînner sans que Jindanor n'ait pu placer ses propres excuses... Mais pourquoi voulait-il s'excuser ? Il l'avait aidé à se redresser... Et pourtant il y tenait à s'excuser...Rah.

-Alors... Vous avez.... Trouvé quelque chose ?

Jindanor ravala sa salive, ne sachant plus quoi faire de ses mains caleuses... Il passa la droite dans sa nuque, comme à son habitude dans des moments embarassants, ou gênants. Et n'osa pas répondre directement.. Il n'allait pas savoir placer une tirade sans savoir la voix entrecoupée. Il porta son regard sur le sculpteur, pâlot... Encore plus que tout à l'heure, en effet Jindanor en avait presque oublié qu'il avait manqué de faire tomber l'étalage entier quelques instants plus tôt.

-Ma...Euhm.. Ne vous excusez pas..Je... Ma dame, j'ai ...Euhmm... Que pensez-vous de ceci ? Il prit l'une des sculpture en scène, représentant le grand temple qu'ils avaient visité plus tôt dans la matinée, et son parvis, et non pas vidé de sa populace... La peinture était précise et réaliste, un brossage avait même été réalisé pour créer un effet de brillance sur les vitraux  et pavès lisses....

Cependant en s'emparant de cette sculpture il manqua d'en faire tomber une autre, en ronde-bosse cette fois-ci... Ce qui fit tirer un cri de stupéfaction du Sculpteur qui manqua visiblement de nous faire une crise cardiaque... Ratrappant sa sculpture en tremblottant légèrement.

-Je... Oh je suis navré Sir, tout vas bien ? Il ravala encore sa salive... Décidément... Il s'était transformé en un être aux deux mains gauches... La maladresse dont il faisait preuve en était presque comique.

-Au...Au...Aucun problême...Je viens de frôler la mort...Mais aucun problême... Il ricanna, de la maladresse de Jindanor et reposa sa sculpture en observant le grand gaillard... Il fut pris d'un fou rire , qui ne manqua pas de gêner encore plus le bûcheron... Sigh.

Malgré cela, Jindanor s'efforça de rire de sa propre maladresse, essayant d'effacer le court ...Mais néanmoins long... Moment de gêne qui s'était installé entre lui et Cécilie... Et qui n'avait sans aucun doute pas laissé Rose de marbre. Il n'avait pas encore déposé la sculpture dans les mains de Cécilie, et en profita pour l'approché d'elle.. Elle était de taille moyenne, proche du kilo tout de même. Une sculpture de la taille d'un jeu d'échec standard... Ce qu'il pouvait se sentir gênait cependant... Gah...


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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville[terminé]   Quand on arrive en ville[terminé] I_icon_minitimeVen 10 Avr 2015 - 17:28

Cécilie avait l'impression que son propre embarras allait l'étouffer. Elle avait très clairement sentir les larges mains de Jindanor la retenir comme il pouvait. L'une avait entouré son épaule. Elle avait encore l'impression de pouvoir sentir les contours exacts de la seconde sur sa hanche. Et puis elle avait pu constater que sa propre tête n'arrivait même pas a l'épaule de cet homme. C'était d'une chose de savoir qu'elle avait des allures de poupées de porcelaine près de lui. S'en était une tout autre de prendre conscience de sa véritable stature de cette façon... Son cœur se calmait difficilement. À y réfléchir, c'était peut-être la première fois qu'elle se trouait si proche d'un homme qui ne soit pas de son sang. Et puis c'était tellement inattendu... Avec lui, c'était comme si les fils de la bienséance et du devoir n'étaient pas tout à fait les mêmes que ceux qui guidaient ses mouvements lorsqu'elle était dans son monde. C'était étrange et inapproprié. Cette situation n'aurait jamais dû avoir lieu.
Oui, c'était bel et bien une pointe d'agacement envers elle-même que ressentait la jeune femme. Cet écart, en plus d'être humiliant, lui rappelait qu'elle n'était pas a sa place ici. Ce n'était rien d'autre qu'une escapade rêveuse, comme elle en faisait dans son jeune temps. Mais surtout, cela lui jetait à la figure son incapacité à se débrouiller seule ou même à suivre quoi que se soit dans un bazar pareil. Il avait suffi que Rose s'écarte d'elle d'un petit mètre pour qu'elle ne tienne plus sur ses jambes. Si Jindanor n'avait pas été là... Le rouge monta de plus belle aux joues de la jeune artiste. Il avait été là et bien là.

-Vous allez bien ?!

Les mains de Rose s'emparèrent des siennes, la forçant à pivoter un peu sur le côté. L'inquiétude se lisait aisément dans sa voix tendue.

-Je n'ai vu que Jindanor vous rattraper et...
-ça va. J'ai juste trébuché. Je ne suis ni blessée ni mourante. Tout va bien.

Se concentrant sur la présence tellement habituelle de ses mains, Cécilie avait réussit à retrouver un ton doux et égal... Du moins pour ceux qui n'étaient pas aussi sensible qu'elle à ce genre de chose.

-Grâce à vous... Jindanor. Je m'excuse encore.

Cette fois, sa voix avait fait un accro, mais elle fit semblant de ne pas s'en apercevoir. Rose voulut reposer la main de sa compagne sur son épaule. Pourtant Cécilie préféra se libérer doucement.

-Ma...Euhm.. Ne vous excusez pas..Je... Ma dame, j'ai ...Euhmm... Que pensez-vous de ceci ?

Sans un mot, le temps de laisser redescendre un peu la tension qui venait de s'insinuer entre eux, elle tendit légèrement la main pour recevoir ce que Jindanor devait avoir trouvé. C'était sans compter sur un léger fracas. Une respiration se figea. Le marchand poussa un cri de terreur et le temps suspendit son cours un bref instant.

-Je... Rien de casser? Demanda-t-elle à moitié angoissée.
-Je... Oh je suis navré Sir, tout va bien ?
-Au...Au...Aucun problème...Je viens de frôler la mort...Mais aucun problème...

Et bien, c'était le plus important. Rien ne semblait avoir entamé le sens du commerce de cet homme! Il ne voulait même pas rembarrer un client qui avait manqué de briser ses œuvres. Un rire éclata même sans raison apparente... Assez rapidement rejoint par celui de Rose. Si la situation avait détourné l'attention de Cécilie pendant un instant le fait d'entendre rire autour d'elle sans explication la poussait plutôt à détourner le visage.
Au moins, c'était une situation connue... Mais cela n'empêchait pas la jeune femme de se sentir à la fois idiote et tenailler par l'envie de savoir précisément ce qu'il s'était passé. Était-ce une geste du vendeur ? De Jindanor? De Rose? L'état de la sculpture ? Avaient-ils remarqué la chaleur qu'elle sentait irradier de ses joues? Où peut-être sa chute l'avait-elle décoiffée... Ou qu'elle avait quelque chose sur le visage.

-Je... et ce cadeau?

Sautant une nouvelle fois du coq à l'âne pour oublier sa gêne, elle avança vivement les mains, exigeantes à demi qu'on lui donne quelque chose pour mettre fin à son calvaire. C'était sans compter sur le fait que Jindanor avait avancé la scène qu'il avait déjà eu toutes les peines du monde à prendre sans démolir le reste du magasin.
Les doigts de Cécilie heurtèrent la pierre polie. Une douleur explosa dans ses ongles. Elle ramena par réflexe ses mains près d'elle en étouffant un gémissement. Pour la seconde, fois, Rose voulut s'en emparer. Et pour la seconde fois, la jeune noble se défit d'elle doucement, mais le visage froid, dépourvu de toute émotion. Sans un mot, elle avança de nouveau les mains pour saisir la pierre, se préparant également à refuser la potentielle aide de Jindanor.
L'objet était lourd et assez grand. Elle prit bien garde à le prendre correctement pour ne pas risquer de le lâcher et laissa courir les doigts de sa main droite sur les aspérités. Tantôt rugueuse, tantôt polie, elle découvrait dans la pierre une ribambelle de formes. Il lui fallut plus d'une minute de concentration pour se faire une bonne idée du tableau. Une forme angulaire au milieu avec une foule de formes plus fouillis autour. Une scène donc, pas un portrait. Mais de là à pouvoir associer ces traits à un paysage sans même savoir vraiment ce que ce mot représentait....

-Quel est l'endroit que représente cette scène?

Suspicieuse après les compliments qu'avaient fait Jindanor, elle se tourna dans la direction supposée du marchand et lui fit son plus beau sourire.

-Combien la vendriez-vous?
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville[terminé]   Quand on arrive en ville[terminé] I_icon_minitimeSam 18 Avr 2015 - 13:45





Jindanor ne s'attendait pas à un geste aussi précipité de la part de Cécilie... Et fut d'autant plus surpris lorsqu'il vit ses doigts fins percuter la roche, malgré un certain geste de recul de la part de Jindanor qui serra les dents.. "Ouille... Même moi je ne supportes pas quand ça m'arrive..." Pensa-t'il, l'empathie dont il faisait preuve à l'instant même s'était vu ancrer dans les traits de son visage quelques secondes durant, mais disparu quasiment aussi vite lorsqu'il vit que Cécilie était dans un état de négation profonde.. Elle ne voulait pas d'aide, et il l'avait très vite compris lorsqu'elle repoussa doucement Rose. Ne souhaitant pas se voir gifler ou même pire en public, il garda la scène légèrement tendue en direction de Cécilie, ne faisant que soutenir le poids de la sculpture afin de laisser le temps à Cécilie de se remettre de ce traumatisme digital.
Elle fit bien attention à bien s'emparer correctement de la pièce plutôt pesante, afin de ne pas risquer le malheur que venait d'éviter Jindanor.. Jindanor pour sa part ne fit que garder une main non loin en dessous de la pièce le temps que Cécilie s'enquèrisse  de celle-ci.

-Quel est l'endroit que représente cette scène? 

Jindanor ouvrit la mâchoire pour laisser s'échapper quelques mots...Mais le Sculpteur de cette pièce fut bien plus rapide malgré son acharnement à ranger correctement tout son matériel, il releva d'ailleurs vivement la tête pour répondre avec un grand sourire.

-Hé bien, Ma Dame, cette scène représente le parvis du Temple de Néera un jour de mariage entre deux grandes familles. Je dois vous avouer cependant que la sculpture remonte à quelques années , je ne parviens pas à me souvenir des personnes qui me l'avaient commandé... Elle a une histoire. Il prit une respiration, avant de continuer. En fait, la famille qui offrait leur plus jeune fille voulurent que ce moment soit immortalisé. De ce fait ils sont venus me voir et m'ont commandé cette sculpture. Cela remonte à... Il sembla chercher dans sa mémoire. Oui trois ans. Je leur avais dis que celle-ci serait finis en deux ennéades, tout au plus. Malgré mes nombreuses missives ils ne sont jamais venus la récupéré.  En espérant qu'un jour ils se décide à dépêcher l'un des leurs pour venir la récupérer je n'ai fais que la garder de côté. Aujourd'hui je décide de la mettre en vente.


Jindanor observa la scène en souriant, drôle de coïncidence tiens. Il redressa la tête pour observer le visage de Cécilie, qui venait de s'illuminer d'un sourire à vous en faire tomber les anges, il l'avait déjà vue sourire, mais là, c'était comme si son esprit lui jouait des tours, la lumière, le vent, son visage, tout semblait parfait... Il détourna le regard en direction du vendeur lorsqu'il sentit une chaleur ardente s'emparer lentement de son visage. Souriant a son tour.


-Combien la vendriez-vous?

Le visage du vendeur sembla s’éblouir d'une joie inconsidéré, tant d'années à ne pas pouvoir vendre son oeuvre et voilà qu'il se décidait à la mettre en vente... et qu'il n'attendait quasiment pas plus de sept heure avant de pouvoir gagner son pain grâce à elle ?

-Vous ne pouviez pas plus me faire plaisir ma Dame, combien ? Hé bien, lorsque je me suis mis à sa création le marbre n'était pas bien cher, je peux vous faire un prix de ce fait... Il sembla réfléchir un instant, sortant un petit livre de comptes... Par petit entendons nous sur un livre de plusieurs centaines de pages et tout de même d'un bon 500 grammes... Hé bien, oui, que diriez-vous d'un souverain et d'une cinquantaine d'écus ?

Jindanor observa la sculpture, son niveau de détail témoignait d'heures de travail, et la matière noble qu'était le Marbre n'était pas la plus simple à sculpter.. Un souverain était tout de même un prix très raisonnable. S'il n'avait tenu qu'à lui, avec le sens des affaires que son paternel lui avait enseigné, il l'aurait tout de même vendu pour deux souverains... Au moins. Il observa Cécilie, avant de prendre la parole.

-Ma Dame, m'autorisez-vous à payer cette somme pour vous ? Il observa Cécilie, et la regarderait dans les yeux si celle-ci tournait sa tête en sa direction, il espérait attirer son attention... Je puis le faire, et j'insiste, cela me ferait  très plaisir.


Il le faisait, autant pour s'excuser de la gêne qu'il avait occasionné involontairement auprès d'elle que par envie.  Jindanor aimait rendre service et était malgré lui un grand tendre. Ce geste semblait réellement lui tenir à cœur, mais il ne pourrait pas forcer Cécilie à le laisser payer, elle ne voudrait d'ailleurs sans doute pas pensait-il... Mais s'il venait plus tard à la suivre, en tant que compagnon de route, de "garde du corps", il n'y avait aucune raison à ce qu'il se garde quelques pièces. Il trouverait bien un endroit où dormir quoi qu'il arrive.


Une fois que la pièce fut vendue et que le paiement fut effectué, ils s’éloignèrent de l'étalage, Jindanor s'étant porté volontaire pour porter cette sculpture dans son bardas, elle y serait en sécurité et Jindanor n'aurait aucun mal à la transporter ainsi.

-Au plaisir de vous revoir sir, merci à vous ! Fit Jindanor en direction du vieux Sculpteur, celui-ci leur rendant leurs adieux avec enthousiasme .

-Au revoir jeunes gens ! Faîtes bien attention à vous ! Et n'hésitez surtout pas à parler du Sculpteur de Lourmel ! Il fit un geste d'adieux tout en accueillant d'autres client qui venaient de s'approcher depuis le départ du petit groupe.

Ils firent quelques tours du Marché, observant les différents étals. On pouvait trouver bon nombres de choses à Lourmel, Jindanor fut même capable de trouver un étal d'éleveur, l'on pouvait y observer des Canidés, pur race visiblement, trapus et visiblement loyaux. La plupart était encore de jeunes chiots, mais leurs mères se trouvaient non loin. Ils ne se trouvaient pas dans une cage comme à la Dross, ici l'éleveur avait pris le temps de monter une sorte d'enclos grillagé assez haut dans lequel l'espace ne manquait pas pour la vingtaine de chiot et les quatre mères.

-Ho, des chiens, Jindanor s'approcha un peu de l'étal, observant les bêtes avec intérêts, il adorait ces créatures, elles étaient loyale et n'étaient pas empoté, capable de chasser et de se défendre. Il souri en observant un jeune chiot , noir et feu, une gueule bien taillée, mignon mais charismatique... Il deviendrait certainement un mâle magnifique. Hé bien, tu es particulièrement bien taillé toi dis-donc.

Jindanor se releva et observa l'homme qui se trouvait à derrière l'étal et qui était fier de pouvoir présenter des créatures aussi racé.

-Hé bien, monsieur semble intéressé ? Il croisa ses bras, souriant, Ces bêtes sont racée, elles sont fiable et leurs parents n'ont aucune tare. Les parents sont tous issus d'une longue lignée de chien de guerre et de gardes. Ils sont particulièrement loyaux. Que souhaitez-vous savoir ?

-Hé bien... Combien demanderiez-vous pour celui-ci ? Jindanor désigna le chiot noir, qu'il observait quelques instant auparavant.

-Hé bien, étant un mal je pourrais vous en demander .... M'oui, vingt huit souverains.  L'élevage n'est pas la chose la plus simple. Il souri un peu.

-Heum, je me disais aussi, pourriez-vous me faire une faveur et essayer de le garder de côté quelques temps ? Je pense revenir d'ici quelques ennéades avec la somme nécessaire.

-Hé bien, je peux le garder un mois de côté, tout au plus, après vous savez bien ce que sont les affaires. Puis-je avoir votre nom cependant ?

-Bien, merci beaucoup à vous messir ! Je me prénomme Jindanor, Jindanor Numanor de la Dross.

Jindanor resta quelques instant ici à observer les créatures en compagnie de Cécilie et de Rose, avant de se relever et de leurs proposer de retourner au marchand de tissus.

-Que diriez-vous mesdames que nous nous redirigions vers cet étal de marchand qui avait tapé dans l’œil de Rose ? Il souria, jovial. Il était toujours prés de ces deux demoiselles, et personne ne s'approchaient d'eux à outrances... Une heure s'était écoulés depuis qu'ils s'étaient éloigné de l'étal du Sculpteur.

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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville[terminé]   Quand on arrive en ville[terminé] I_icon_minitimeDim 19 Avr 2015 - 22:24

Cécilie s'étonna du prix que lui annonça le vendeur. Sur le marché de Missède, tout le monde marchandait à outrance. C'était un jeu auquel se prêtaient vendeurs et clients. Mais là... Elle sentait sous ses doigts un travail minutieux qui avait certainement du nécessité de longues heures de travail. Le prix qu'on lui en proposait était bien plus que raisonnable. Ça portait presque à la méfiance... Enfin, Jindanor avait eu l'air satisfait du travail et Ros ne l'avait pas averti d'une quelconque mal façon. Elle ne sentait pas non plus de craquelure ou de fragilité dans la pierre.

Elle allait accepter de bonne grâce lorsque Jindanor l'interrompit... Pour lui proposer de payer à sa place. Elle fronça légèrement les sourcils sous l'étonnement. Quelle proposition saugrenue... Elle lui avait elle-même donné un peu d'argent et voilà qu'il voulait lui rendre par un autre biais? L'aurait-elle blessée dans son orgueil masculin en lui offrant une récompense lors de leur première rencontre? 1 souverain était une somme substantielle lorsqu'on devait survivre, du moins c'est ce que pensait la jeune femme. Dans le doute, et ne voulant pas voir le jeune homme se dépouiller pour un présent qui n'était même pas pour une personne de sa connaissance, elle refusa poliment.

-Je vous en prie Jindanor, cela ne serait plus un cadeau si je ne le payais pas moi-même. Ma mère serait certes fort surprise qu'un ébéniste de la Dross qu'elle n'a pour ainsi dire jamais vu, ne lui offre un tel présent. Rose...

Pendant tout ce temps, Rose était restée en retrait. Le mouvement de Cécilie l'avait surprise au-delà des mots. Les mouvements de son amie à son égard étaient restés doux mais le fait même qu'elle la repousse avec fermeté et sa précipitation...
Elle avait l'impression de la revoir près de six ans auparavant quand la moindre tentative d'aide la braquait. Cela n'avait pas duré longtemps, mais c'était alors d'une telle violence que ces souvenirs étaient encore cuisants dans la mémoire de la jeune femme. Même si ce n'était surement que de la fatigue nerveuse, elle n'aimait vraiment pas la voir ainsi... Mais elle connaissait sa place. Elle avait laissé Cécilie s'écraser les doigts sur la pierre et examiner cette dernière sans dire un mot.

Mais le côté désagréable de la réaction de Cécilie ne lui fit pas perdre la vue pour autant. Ni son esprit vif. Elle avait vu très distinctement le rouge monté aux joues du grand homme qui les accompagnait aujourd'hui lorsque Cécilie était tombée dans ses bras. Cela pouvait se comprendre, la situation était gênante pour tous les deux et n'était surement pas étranger à l'agacement de la jeune noble. Mais sa réaction devant le sourire resplendissant que Cécilie tentait d'adresser au marchand était autrement plus suspecte...
L'énorme grizzli qu'était Jindanor s'était toujours montré plus doux qu'un agneau envers elles deux. Si Rose ne l'avait pas vu se battre et tué violemment de ses propres yeux, elle l'aurai surement cru incapable de faire le moindre mal... Mais là, c'était légèrement différent. Peut-être n'était-ce du qu'à la gêne de la situation précédente... En tout cas, Rose l'espérait pour lui.

Répondant à l'appel, elle s'approcha du commerçant et le paya rubis sur l'ongle sans autre forme de procès avec un sourire un peu éteint. Encore un peu prise par ses pensées, elle s'arrangea pour ne pas croiser le regard de Jindanor.

-Jindanor, si vous tenez vraiment à m'aider, pourquoi ne pas vous chargez de cette pierre?

Peu habituée aux charges lourdes, surtout ainsi portées à bout de bras, Cécilie avait déjà peur de fatiguer... ou pire de briser l'œuvre par inadvertance.

Une fois la transaction complète, ils s'éloignèrent en saluant une dernière fois le marchand.

-Au revoir jeune gens ! Faîtes bien attention à vous ! Et n'hésitez surtout pas à parler du Sculpteur de Lourmel !

-Vous de même Messir.
-Nous n'y manquerons pas! Ajouta Rose

Le reste du marché s'offrit à eux. La cohue était toujours aussi intarissable. Au bout d'un moment cependant, Cécilie arrêta de se battre et d'essayer de suivre ce qui l'entourait. Baignée dans un bain de sons incohérents, elle se contenta de se fondre dans l'ambiance, de comprendre les conversations. Des cris, des aboiements. Tant d'agitation, de vie! C'était rare pour elle.
Durant leur marche, elle devisait de ce qui les entourait avec Jindanor et Rose. Elle leur montrait des petites scènes qu'ils n'avaient pas vu, un gamin tannant sa mère pour avoir un petit jouet de bois ou une très vieille femme qui tressait des paniers en chantant de sa voix éraillée une vieille mélopée du Nord. Eux lui décrivaient les alentours, les étales. Plusieurs fois, ils s'arrêtèrent, laissant l'occasion à Cécilie de parcourir du bout des doigts quelques produits artisanaux. Un marchand de cochonnaille les alpagas pour leur faire goûter un saucisson, ce que Cécilie refusa, mais que Rose accepta avec grand plaisir.

Mais malgré ses efforts et la gaieté du moment, la fatigue la tenait de plus en plus. La rendant peu à peu anxieuse et menaçant de faire poindre un mal de tête. Elle allait proposer qu'on en reste là lorsqu'elle entendit Jindanor s'éloigner brusquement de quelques pas.

-Ho, des chiens.
-ba....

Les gloussements de Rose lui permirent de retrouver un semblant de vie.

-Il me semble que vous vouliez savoir ce que c'est d'avoir des enfants...

Rose retint difficilement un sourire et tourna vers la source des petits aboiements qu'elle entendait déjà depuis quelques minutes.

-Hé bien, tu es particulièrement bien taillé toi dis-donc.

L'échange avec l'éleveur fut très rapide. La somme de 28 souverains n'avait pas semblé échauder Jindanor qui avait promis revenir dans quelques ennéades. Après tout il avait peut-être bien quelques trésorerie caché... ou il agissait sur un coup de tête.

-Vous vous êtes fait un nouvel ami on dirait.
-Un beau petit chien noir même. Regardez-moi cette frimousse. On dirait un lévrier Grimsel.
-Presque jeune demoiselle! Mais je vois que j'ai affaire à plus d'un connaisseur...
-Disons simplement que si ces bêtes ont même un léger rapport avec celles auxquelles je pense, une fois à leur taille adulte, les enfants peuvent s'en servir comme monture...

L'homme lâcha quelques éclats de rire avant de repartir vers d'autres passants. Ils restèrent encore quelques instants près de l'enclos. Jindanor semblait fasciné par les petites créatures que la musicienne entendait se chamailler. Intriguée, elle ne put s'empêcher de demander.

-Mon père avait une meute à Beaurivage. Des chiens d'eau. Vous avez déjà eu un chien?

Puis au bout d'un moment, le géant lança à son tour:

-Que diriez-vous mesdames que nous nous redirigions vers cet étal de marchand qui avait tapé dans l'œil de Rose ?

-Je ne suis pas sûre...

Rose serra la main de Cécilie, incertaine de la marche à suivre. La jeune noble avait donné son accord pour faire un tour au marché, mais depuis quelque temps, elle la sentait moins vive, moins attentive.

-Si cela ne te gêne pas Rose, j'aimerais rentrer.
-Non bien sûr, j'y passerai une autre fois.

La journée avait été longue et pleine de rebondissement, de hauts et de surprises. Cela faisait longtemps que la jeune femme n'avait pas eu une matinée aussi remplie. Mais c'était aussi pour ça qu'elle avait du mal à tenir. Avec un léger pincement au corps, Cécilie reprit.

-J'ai passé une journée fantastique Jindanor, vous aviez raison de proposer ce détour au marché. Ce fut un véritable plaisir. Mais je vous avoue que la fatigue me gagne assez vite. Je n'ai pas l'habitude d'être entourée de tant de monde...

Elle s'excusa une nouvelle fois, et appuya ses propos d'un sourire reconnaissant, quoi qu'un peu las. Elle récupéra la sculpture, la pressant d'une main contre elle pour ne pas risquer de la lâcher.

-Et bien... Ce fut un plaisir. J'attends votre réponse dans les jours prochains.
-Au plaisir Jindanor. Salua Rose avec un sourire plein de fossettes.

Le chemin du retour fut plus calme. Quelques discutions seulement, juste de celles qui occupent l'esprit en laissant le cœur au repos. Avant que Jindanor ne revienne, Rose avait bien comme projet de reparler de tout ça avec son amie, comme elles en avaient l'habitude depuis leur plus tendre enfance.
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville[terminé]   Quand on arrive en ville[terminé] I_icon_minitimeLun 20 Avr 2015 - 13:20




-Mon père avait une meute à Beaurivage. Des chiens d'eau. Vous avez déjà eu un chien?

-J'ai déjà eu un chien... Quand je n'avais que sept ans... Galdo, c'était son nom... Un Lord... Enfin ce n'a pas d'intérêt. C'était une belle bête. Loyale. Si cela ne vous ennuis pas, j'aimerais en parler un autre jour. Il sourit, sa voix était teinté d'un certain regrets.

Puis, Jindanor relança par la suite:

-Que diriez-vous mesdames que nous nous redirigions vers cet étal de marchand qui avait tapé dans l'œil de Rose ?

-Je ne suis pas sûre...

Rose serra la main de Cécilie, incertaine de la marche à suivre visiblement, Jindanor sentis que cette journée se terminerait sur ces quelques péripéties, et il n'en serait pas à s'en plaindre, trop avait été révélé, involontairement. Et il devait réfléchir à propos de cette proposition que lui avait fait la Demoiselle.

-Si cela ne te gêne pas Rose, j'aimerais rentrer.
-Non bien sûr, j'y passerai une autre fois.

Jindanor s'attendait à ce que cette journée ne durerait pas éternellement, malheureusement, aussi son sourire fut léger et peu enthousiaste,il n'allait pas retenir ces dames et les forcer, il n'en aurait pas eu la volonté de toute manière. Il croisa ses bras dans son dos.

-J'ai passé une journée fantastique Jindanor, vous aviez raison de proposer ce détour au marché. Ce fut un véritable plaisir. Mais je vous avoue que la fatigue me gagne assez vite. Je n'ai pas l'habitude d'être entourée de tant de monde...

Elle s'excusa une nouvelle fois, et appuya ses propos d'un sourire reconnaissant, quoi qu'un peu las. Elle récupéra la sculpture, la pressant d'une main contre elle pour ne pas risquer de la lâcher.

-Ce fut un plaisir pour moi aussi mes Dames, permettez cependant que je vous raccompagne jusqu'à ce que vous soyez en sécurité, je ne souhaiterais pas apprendre qu'une quelconque mésaventure vous soit arrivée.


Le chemin du retour fut plus calme. Quelques discutions seulement, juste de celles qui occupent l'esprit en laissant le cœur au repos. Jindanor les raccompagna jusqu'aux alentours du palais, afin d'être sûr de leur retour à bon port.

-Et bien... Ce fut un plaisir. J'attends votre réponse dans les jours prochains.
-Au plaisir Jindanor. Salua Rose avec un sourire plein de fossettes.

Jindanor sourit en retour à Rose, s'inclinant devant les deux femmes, très bas, avant de laisser s'échapper quelques mots en se redressant.

-Je vous ferais parvenir la réponse dans les plus bref délais ma Dame. Cette journée fut pour moi un plaisir, je ne peux vous cacher la hâte qui s'empare de moi à l'idée de se revoir. Il continuait de sourire. Dans l'espérance que le reste de votre journée se déroule correctement. Jindanor s'autorisa à saluer les Dames d'une énième inclinaison, d'une qualité remarquable.. Tout de même un être pareil. Bonne journée.

Ces derniers mots avaient une teinte de déception, si faible que seuls les oreilles aguerries pourraient le capter, il ne tourna pas le dos, resta là le temps de voir les dames s'éloigner en emportant cette sculpture. Il soupira ensuite en les voyant tourner à un virage, croisant ses bras contre son torse il leva la tête vers le ciel, le soleil était encore bien haut, il n'était pas bien tard, mais la journée s'était écoulée bien plus vite qu'il n'aurait pu le penser. Passant son bardas sur son dos Jindanor s'éloigna dans les ruelles, pour rejoindre l'auberge où il avait pu crécher, peut-être retrouverait-il certains de ces gardes de la Dame de Laval, afin de pouvoir les déplumer un peu de leurs écus et se refaire une petite main... Après tout, les jeux n'étaient pas rare et déjà la nuit dernière celui-ci avait pu les plumer de quelques écus et payer des tournées sans verser aucun écus de sa poche.

La route fut incroyablement longue pour retourner à cet auberge, il ne s'était pas perdu, mais le fait d'être de nouveau seul dans les rues d'une si grande ville venait de lui rappeler à quelle point il n'était rien, juste un pauvre voyageur qui avait eu la chance de rencontrer les bonnes personnes. Aussi s'arrêta t'il, à un coin de rue, sa main glissant sur son visage, sa barbe fraîchement rasée piquée déjà à l'horizon.

"Tu n'es rien, rappelle-toi bien cela, Jindanor... Juste un jeune aventurier..." Malgré le son glaçant de ces pensées, Jindanor fut pris d'un sourire, sa main droite releva son bardas sur son dos et il repartit d'un pied ferme vers cette Auberge.

Il ne lui fallut que quelques dizaine de minutes pour y parvenir, rassemblant les quarante cinq écus nécessaire à son confort, qu'il fit tinter sur le comptoir, acceuillis par la jeune femme de la matinée, il sourit, sans réelle pensée, juste un sourire vide, prenant son bardas sur son épaule, il s'apprêta à parler quand...

-Deuxième porte, à l'étage, celle d'hier soir. Vous avez la dernière chambre disponible. Je suppose que ce sera la même rengaine ? Elle souriait, charmante, mignonne, n'importe quel homme voudrait croquer un si jolie bout de femme et elle ne devait pas manquer de prétendant, cependant, Jindanor ne la voyait que comme une femme parmi tant d'autres, quelques années de cela, il se serait certainement empressée de lui faire la cour.

Il fut quelque peu pris de cours :
-Oui, la même chose merci... Encore navré.

Il sourit, observant les quelques personnes présentes au rez de chaussée, peu de monde, un seul des poivrots de la matinée était encore là. Jindanor remarqua cependant l'un des gardes, certainement en permission pour quelques heures, il lui fit signe de la tête.

-Hé, Jérôme, prépare les dès ! J'arrive ! Il ria quelque peu.

-Ha ! Pour m'faire encore plumer ?! Avec plaisir ! Il ricana un peu. Daniel et Benoît devrait pas tarder à me rejoindre. Et si j'leurs dis que tu payeras encore la tournée y'a de fortes chances qu'ils restent ! Haha !

Jindanor ria en coeur avec le dit Jérôme, puis il s'empara de son matériel et se hissa sur ces planches de bois sec et grinçant, arrivant devant cette porte terne, il poussa la dite, et déposa délicatement son bardas près de sa couchette, refermant la porte patiemment avant de s'asseoir sur le bord de la couche... Pensif.


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