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 Niklaus d'Altenberg - Baron d'Apreplaine - Arichis

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Niklaus d'Altenberg
Humain
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Masculin
Nombre de messages : 456
Âge : 29
Date d'inscription : 20/03/2015

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge : 29 ans
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: Niklaus d'Altenberg - Baron d'Apreplaine - Arichis   Mar 24 Mar 2015 - 0:15








Nom/Prénom : Niklaus, Anasis, Termal, d’Altenberg
Âge/Date de naissance : Né Oglicos de la 7ième énnéade de Barkios de l’an 980 du 10ième cycle (27 ans)
Sexe : Masculin
Race : Humain
Faction : Péninsule
Particularité : Large cicatrice dans le dos lié à un accident de cheval dans sa prime jeunesse et cuir de la peau tannée sur le bras gauche.

Alignement : Loyal Neutre
Métier : Baron (à titre honorifique en tant que charge royale) d’Apreplaine
Classe d'arme :  Distance (Excellent Archer), Corps à corps (Correct à l’épée)

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Possession & Equipement:  

Famille vénérable des domaines royaux, la famille d’Altenberg est depuis plus d’une dizaine de générations à la tête d’une charge royale de baron d’Apreplaine. Si ce titre n’est pas héréditaire, ils ont réussi à se maintenir pendant si longtemps que l’essentiel de leur patrimoine est concentré dans ce territoire. Les propriétés foncières de la famille sont principalement composées d’épaisses forêts, de bocages et d’un certain nombre de terres arables situées pour la plupart dans les rondes vallées entourant la petite citée d’Apreplaine. Leur fortune ne rivalise en aucun cas avec celles des pairs des royaumes humains successifs dont ils ont été -et sont encore- les vassaux, mais elle leur assure néanmoins une vie confortable. Malgré cette relative modestie les avoirs des Altenberg sont assez importants proportionnellement à la petitesse de leur charge. Cet état de leur patrimoine provient de la gestion rigoureuse des finances et des terres dont ils ont la charge. Reconnues comme étant des terres difficiles, l’Apreplaine jouit néanmoins d’une prospérité méritée au regard du dur travail de ses habitants, des gens agréables mais sérieux et pieux.

Positionné sur les routes permettant les passages vers le nord-ouest de la Péninsule en provenance de la capitale, la bourgade jouit également d’un commerce prospère qui dépasse le simple export des denrées et marchandises produites par l’Apreplaine. L’instabilité provinciale des dernières années n’a naturellement pas aidé Apreplaine et le commerce s’est pour ainsi dire effondré, mais la situation y est assez enviable au regard des difficultés alentours. Un des grands bénéfices du sérieux et de l’ouverture de la famille des Altenberg a été de limiter pour beaucoup la charge des impôts sur leurs gens, s’assurant ainsi le satisfecit des habitants et en particulier des artisans, propriétaires terriens roturiers et petits bourgeois de la bourgade.

Au-delà des terres dont ils ont fait l’acquisition avec les années, les Altenberg possèdent deux résidences dont un manoir situé à environ une demi-lieue de la ville qui est leur résidence principale, ainsi qu’un relais de chasse dans la grande forêt de Nateril qui s’apparente à une grande et cossue maison forestière à colombage.

S’ajoutant aux propriétés foncières et immobilières, les Altenberg ont également la responsabilité d’une structure défensive de la cité au titre de la charge royale. Le château fortifié d’Altenberg est un exigu château-fort situé au sommet de la plus petite des deux collines de la cité, surplombant ainsi les lieux. Cette structure a pour but d’accueillir la population et le bétail en cas de prise des murs de la bourgade et est entretenue sur les fonds propres de la maison des Altenberg et non sur les fonds de la bourgade, dont les finances sont gérées indépendamment en vertu de traités ancestraux avec la Couronne.

Bien que cela puisse paraitre dérisoire, la fierté des Altenberg repose dans la plus grande des pièces de leur manoir : la bibliothèque. Cet apanage habituellement réservé aux monastères ou à de grandes institutions  était le seul luxe que la famille d’Altenberg s’était permis. Car la famille était habituée à vivre à un rythme plus modeste que ne leur autorisait leur situation et à utiliser avec efficacité les fonds de la famille afin de les faire fructifier de manière utile.

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Description physique :  

Niklaus Anasis Termal d’Altenberg est un homme faisant rigoureusement son âge, soit 27 ans. Dans la force de l’âge, il est de bonne nature et arbore presque toujours un sourire bienveillant, caractéristique de sa famille. Homme assez large et de grande taille, il dispose de ce physique de force tranquille parfois maladroit de ses mouvements, surtout en intérieur. D’une grande intelligence, son regard retranscrit la force de caractère qui accompagne les Altenberg éduqués dès le plus jeune âge pour dominer avec justesse et efficacité.

Ayant passé l’essentiel de sa jeunesse tiraillé entre l’apprentissage de la chasse et l’éducation sérieuse et rigoureuse de plusieurs précepteurs reconnus, on prend la mesure de ses capacités physiques lorsqu’il se met en chasse d’un gibier difficile et où il quitte son côté pataud pour montrer une grande maitrise de son environnement. Des années de pratique de l’arc pour la chasse ont rendues la peau recouvrant son avant-bras gauche dure comme le cuir et ont aiguisé sa vision. Le jeune homme avait en effet un peu trop souvent tiré sans protection au bras gauche, et étant droitier, la corde de l’arc a fini par y laisser son empreinte.

D’un visage assez simple, qu’il conserve bien rasé, il dispose du nez et des sourcils reconnus des Altenberg et est le portrait craché de feu son père. Sa tête carrée, vissée sur un cou non moins fin, arbore habituellement une chevelure coupée court d’un brun tirant sur le châtain.

Sa voix, habituellement calme est posée, est assez grave et porte loin.

Entres autres marques particulières se trouve une large cicatrice dans le dos du jeune homme qui provient d’un accident malheureux un soir lors du retour d’une chasse où un orage l’avait surpris et où sa monture paniquée par la chute d’un éclair tout proche était parti au galop droit au travers de la forêt et avait chuté le long de la paroi d’une ancienne carrière abandonnée. Le jeune futur seigneur avait ce jour-là échappé à la mort grâce à l’animal fou qui avait justement provoqué l’accident, ce dernier amortissant la chute d’une trentaine de mètre et envoyant son jeune maitre rebondir dans un bosquet. Les gardes chasses ne réussirent à retrouver le jeune accidenté près de sa monture décédée qu’après deux heures de recherche, retrouvant ce dernier à moitié empalé sur une branche d’un des arbustes du bosquet. Avec la grâce de Néera, le jeune homme s’en sortit après quelques mois de convalescence, la blessure n’ayant pas touché d’organes vitaux. Mais il s’en était fallu de peu et Niklaus continue de remercier les cieux de leur mansuétude, ne gardant pour seule trace de cet épisode tragique qu’une large cicatrice au dos.

Ses habits sont généralement sobres et de bonne facture et sont composés de pièces de lin l’été et d’épaisses pièces de laine et de cuir ou fourrure en hiver. Habituellement fabriqués en Apreplaine ou dans les environs, ces habits ne sont pas de la dernière mode des grands centres cosmopolites mais sont des habits de voyage et de travail à la fois fonctionnels et de grande qualité permettant sans ambiguïté possible de marquer sa qualité. En dehors des costumes d’apparat porté avec parcimonie, pas de pièces de broderie inutile ou matériaux achetés à prix d’or dans les habits des Altenberg, souvent occupés à cheminer dans les territoires dont ils ont la charge.

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Description mentale :  

Le jeune Altenberg est un homme posé, pesant ses mots et dont on sent bien qu’il ne parle pas pour rien dire. D’une grande finesse d’esprit, c’est un homme érudit et dont les parents ont veillé à inculquer une grande éducation. Envoyé à 16 ans comme chaque Altenberg pour faire un tour d’un certain nombre de cours humaines, dont la cour du roi, et pour pouvoir étudier quelques années dans une prestigieuse institution monastique, il a principalement étudié le droit et la théologie. Sa passion profonde néanmoins est pour le génie mécanique et civil. Avec son rapatriement précipité à Apreplaine pour remplacer son défunt père il applique à présent un certain nombre de ces idées pour améliorer la productivité de certains matériels agricoles ou industriel lorsque les travaux liés à sa position lui permettent. Il a en particulier présenté à ses sujets un certain nombre d’améliorations pour les travaux de meunerie ou encore pour améliorer le travail de la terre par les bœufs.

En conséquence, il était heureux de l’investissement familial dans des ouvrages rares et avait poursuivit la tradition. Cette bibliothèque renfermait un grand nombre de manuscrits provenant de nombreux horizons. Cette collection symbolise à elle seule la volonté de la famille d’offrir à la lignée une culture, une éducation et des connaissances jugées indispensables à une gestion bien organisée d’un territoire et visant également à justifier, au-delà de leur titre par essence éphémère, leur position dirigeante sur la population et leur place parmi la noblesse des domaines royaux. L’éducation n’ayant pas de prix, et désireux de soutenir des copistes afin de propager les savoirs, la famille s’était fait un devoir d’acheter des manuscrits à chaque génération afin de pouvoir apporter sa pierre au maintien des savoirs et à la protection de l’ordre et de la civilisation.

Dans l’esprit des Altenberg, c’était peut être là la plus grande tâche qu’un noble pouvait accomplir : donner à au savoir une part d’immortalité en protégeant les écritures sur lesquelles la civilisation était fondée. D’autres faisaient bien des statues à leur image pour mettre tapageusement en scène leur puissance ou leur vaillance, mais la famille Altenberg, visant à l’excellence dans la discrétion, ne cherchait pas à prouver quelque chose mais à rester des agents facilitateurs d’un avenir meilleur.

Une chose était certaine pour ces gens pieux et philosophes qu’étaient les Altenberg : les voies des Dieux étaient indéfinissables et en conséquence les hommes étaient bien peu de chose face à l’immensité du temps. Si tous les empires, si toutes les grandes cités avaient toujours fini en ruines, la seule chose qui avait peut être une chance de rester à jamais était la mémoire des expériences des hommes pouvant transgresser la mort via l'écriture.

Un être immortel n’avait pas besoin de protéger son savoir, il lui suffisait de s’en souvenir. Jusqu’à l’écriture, l’homme ne pouvait qu’espérer répéter à ces enfants tout ce qu’il savait jusqu’à ce que mort l’emporte. Par la grâce des Dieux, un homme savait à présent stocker son savoir et celui de bien d’autres hommes en le couchant sur des parchemins. Ce bien des Dieux était peut être le plus précieux. Beaucoup priaient les Dieux en espérant obtenir quelques jours de vie en plus, pensée bien égoïste. Il fallait prendre ce qui avait été donné, et faire avec ce que la Grâce des choses avait produite. Plutôt que de se plaindre aux Dieux de la faible durée de sa vie d’humain, il fallait au contraire les remercier pour la clémence dont ils avaient fait montre en accordant une immortalité par l'écriture. Voici ce qu’était la croyance profonde qui habitait la famille.

En dehors de ses tribulations d’inventeur et érudit, Niklaus est avant tout, comme tous les Altenberg, un administrateur méticuleux et un travailleur acharné visant à améliorer le sort de sa contrée. Il considère que le premier gage en politique est la capacité à faire vivre l’économie de ses terres et ensuite la capacité de convaincre par la raison les autres à suivre son exemple.

Comprenant que son père avait été limité dans ses ambitions par sa santé et par les tragédies familiales, Niklaus pense que le temps est venu pour la famille des Altenberg de ne plus se cantonner aux problématiques de sa charge et que la situation des domaines nécessite l’action bienveillante et efficace de gens comme lui. Les domaines étaient passés par d’importants changements et son service auprès des autres nobles tentant de tirer les terres royales et la Péninsule vers le haut semble pour lui être un devoir indispensable. Il y avait certainement une chance pour la paix et la prospérité dans le royaume. Et elle n’arriverait pas seule.

Il souhaite donner de sa personne pour assurer le salut de ses terres et de ses habitants et pour garantir aux autres nobles des domaines que la contrée d’Apreplaine ne deviendrait pas le talon d’Achille de domaines ayant déjà leur lot de misères par ailleurs. Il est terrifié à l’idée que la situation actuelle ne plonge l’ensemble de la péninsule dans une période sombre de barbarisme et ne supprime totalement la civilisation. Il craint en particulier que certains seigneurs ne s'en donnent à cœur joie pour s'enrichir en se dédouanant de leurs responsabilités. Il craint également que sans autorité claire de la part de la couronne la voie soit ouverte à une corruption incontrôlée dans la région. Il sent pareillement que sans une direction claire, l’ensemble des grands travaux et des grandes politiques serait mise en pause. Les dépenses globales liées aux charges régaliennes étaient d’ores et déjà inexistantes et il redoute plus que tout que le nouvel ordre ne fasse preuve de clientélisme au gré d’alliance de circonstances. Bref, Niklaus se sentait les épaules assez solides pour commencer à prendre un rôle moteur dans les domaines, afin de ne pas subir mais bien d’influer le futur de sa contrée.

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Histoire :


§
UN TERRITOIRE
§

Qui parmi nous peut prétendre avoir entendu parler de hauts faits intervenus en Apreplaine ? Et pour cause, le nom du lieu est bien choisi.

Peu de chose se disent sur ce petit territoire des domaines royaux de la Péninsule. Pourtant l’endroit n’est pas aussi déplaisant que son nom suggestif n’y parait. Niché dans les plaines de la Péninsule, le lieu se compose d’une succession quasi ininterrompue de bocages dont les limites sont fixés par de petits murets pour les zones céréalière ou par de solides barrières de bois visant à parquer du bétail pour les zones d'élevage. En de rares endroits, l'Apreplaine propose un vague relief, en ces lieux moins propices à l'agriculture, le territoire devient entrecoupé de forêts giboyeuses. De temps à autre, au détour d’une microscopique colline, se révélant souvent être d'anciens oppidums, de petits hameaux aux maisons bien rangées accueillent le rare visiteur. L’un ou l’autre petit village fortifié fera office de surprise moins conséquente puisqu’on en trouve uniquement à proximité des routes – ou des chemins, c’est selon, qui mène vers la capitale royale.

Avant que cette dernière ne soit l’ombre d’elle-même, les domaines d’Apreplaine faisaient office de lieu de transit vers la côte ouest. Mais avec le temps, les guerres, et les crises successive, le commerce était fortement réduit, au point même de devenir une ressource limitée en comparaison des ressources produites dans la région et en particulier celles issues de l’exploitation forestière, la région ayant été replantée.

Dans ce cadre champêtre, la petite citée d’Apreplaine fait figure d’une anomalie bienvenue et prouvant aux derniers sceptiques que l’Aprelaine est sérieusement colonisée par les hommes.

La petite citée, sise sur un petit cours d'eau du nom de Larmol, finissant par la grâce des Dieux par arriver au fleuve Garnaad, se trouve à la croisée de la route assez importante du nord-ouest, reliant Erac à Diantra via Castel Pic et Beltrod et de quelques route secondaires menant à Siriac, Beranthe ou encore Christabel. Ce territoire, ni vraiment d’une exceptionnelle beauté, ni d’un intérêt stratégique percutant, reste néanmoins confortable pour ses habitants, pour la plupart de braves gens, pieux et travailleurs.

Sous domination royale jusqu’aux évènements récents, et avec la défaite de l'armée royale, le territoire d’Apreplaine ne dispose plus que d’un embryon de force militaire servant uniquement au maintien de l’ordre. Les milices levées par l'armée royale ayant été pour la plupart détruites. L’Apreplaine n’a jamais été un domaine prompt aux arts militaires, profitant dans une large mesure de la protection que lui fournissait le statut de domaine royal. Une protection qui s’était révélée bien peu utile ces dernières années, tant le statut de la royauté avait été galvaudé. Si la gestion militaire de la province n’était certainement pas un exemple à suivre. Ce n’était pas pour leurs prouesses militaires que la famille des Altenberg avait été reçu la charge de ce territoire.


§
UNE FAMILLE
§


Les Altenberg étaient une famille discrète mais influente des territoires royaux depuis plusieurs générations. Famille dont l’origine se perdait dans les méandres de l’Histoire, leur valeur comme administrateurs et diplomates avait été toujours reconnus.  On retrouve des membres de la famille dans de nombreuses charges royales à des postes d’ambassadeurs extraordinaires, de conseillers ou de maire de palais. En récompense de nombreux sacrifices et afin de tenter de trouver des administrateurs à la hauteur de la difficulté des terres de l’Apreplaine, la Couronne avait donné la charge de baron à la famille, un titre honorifique mais qui donnait la charge de la gestion de l’Apreplaine aux Altenberg.

Le résultat avait été tout à fait à la hauteur de la réputation de la famille, à savoir une réussite discrète. Si l’Apreplaine pêchait par son inutilité militaire, ce qui avait été prouvé par la dernière guerre, la famille des Altenberg avait réussi en presque deux cent ans de gestion à faire d’une plaine quasi-stérile et balayée par un mauvais vent en provenance de l’océan une plaine agricole fertile et bien gérée dont l’irrigation était un exemple resplendissant de la force de l’esprit sur la matière.

Les anciennes forêts de pins maritimes sans intérêt avaient été petit à petit été remplacées par des essences plus prestigieuses, permettant d’envisager sur le long terme une production de charpentes de qualité et de charbon de bois. Les marigots infâmes avaient été drainés pour les plus simples pour permettre l’irrigation, et pour les plus résistants avaient été utilisés pour l’extraction de l'argile servant à produire des briques, l’une des premières exportations manufacturière de la région.

Bref, les Altenberg avaient fait montre de beaucoup d’attention pour le territoire dont ils avaient la charge en poursuivant leur rôle, tant que faire se pouvait, de facilitateurs pour la Couronne en assurant des charges diplomatiques ou des rôles de conseillers ce qui leur avait permis de maintenir leur prestige et de conserver leur charge au gré des changements de souverains.

A cela s’ajoutait que l’Apreplaine permettait de rentrer des revenus croissants d’impôts chaque année sous la charge des Altenberg, une réalité économique que peu de souverain pouvait omettre avec facilité.

Récemment cependant les Altenberg s’étaient fait plus discrets. Et pour cause, Alvin Altenberg, le père de Niklaus, avait dû faire face à de nombreux malheurs qui avait rendu sa santé particulièrement fragile. Leur nom avait ainsi été un peu oublié depuis une vingtaine d’années, mais avec les malheurs auxquels les domaines royaux avaient succombés, le dernier survivant de la famille et l’actuel responsable de la charge royale souhaitait revenir sur le devant de la scène.


§
UN HOMME
§


Trois ans déjà…

La pale lumière du printemps se faufilait imperceptiblement au travers des carreaux polis de la grande salle de travail du manoir des Altenberg. Toute la matinée la lumière avait été particulièrement lugubre, et il avait fallu toute la force du ronronnement d’un vaste feu de cheminée et les craquements du bois incandescent pour redonner du baume au cœur de Niklaus. Comme souvent dans la petite vallée, la brume du matin avait salué ses habitants. Cette brume qui se trouvait être particulièrement tenace au printemps n’était de l’avis du seigneur rien  autre que l’agglomération des nuages bas de l’océan tout proche venant perdre dans la plaine de l’Apreplaine. L’expérience montrait qu’au printemps, si la journée commençait dans la brume, seules deux solutions étaient le plus couramment possibles. Si le vent ne soufflait pas, alors ces dernières pouvaient rester toute la journée ou finissaient par remonter légèrement pour former un épais plafond gris blanc venant obscurcir ou masquer jusqu’aux sommets des arbres alentours tant il était proche du sol. Si en revanche le vent de l’océan finissait par se lever pour souffler les brumes, la température finissait par augmenter dans la journée et débutait rapidement un cycle discontinu et de pluie battantes et de coups de vent, les deux se combinant bien souvent. Et si par hasard le vent du nord se levait, alors la brume matinale finissait par être emportée pour laisser place à un ciel radieux accompagné d’un vent qui, au printemps, se montrait particulièrement glacial et préfigurait de gelées le soir tombé.

Trois ans déjà… Cette pensée revenait depuis le réveil comme une vague sempiternelle dans l’esprit du jeune homme qui cherchait à se concentrer sur le parchemin qu’il rédigeait. Le baron préparait le conseil de la cité programmé pour l’après-midi à la maison du conseil, au centre de la petite cité. Ce conseil que le baron présidait permettait de faire remonter les questions urgentes ayant trait aux affaires de la ville et permettait au baron de faire appliquer un certain nombre de décision via le bourgmestre, l’officier de la cité lui étant subordonné. Ce conseil dont les traités ne prévoyaient qu’un rôle consultatif était de toute manière dépendant du bon vouloir du baron, représentant l’autorité royale. Cependant les Altenberg avait toujours préféré conserver une gestion inclusive de la vie de la cité et en avait fait une institution représentative des grandes préoccupations des habitants. A cette fin, ils avaient utilisé leur liberté de formation du conseil pour y nommer un certain nombre de personnes élues, représentant les corporations d’artisans et les trois grands quartiers de la petite cité, et un certain nombre de spécialistes de sujets particuliers ou de personnalités influentes.

Non content de permettre une remontée efficace des informations vers le Baron, cette organisation permettait de trouver des compromis et de favoriser des décisions consensuelles autant que faire se pouvait. Et si les Altenberg devaient parfois recourir à leur autorité pour imposer une décision, cela permettait également à ces derniers de réunir tout ce petit monde autour d’une table pour expliquer leurs arbitrages. De manière inavouée, cela permettait également d’avoir tout le monde à l’œil et de distribuer des bons points ou des remontrances au gré du comportement des personnes et de jauger des hostilités ou des alliances de circonstance se formant parmi les notables de la ville. En déléguant vers les personnes du conseil un certain nombre de tâches, cela permettait de responsabiliser les gens et de leur donner la satisfaction de participer à l’action publique.

Et depuis la mort de son père, Niklaus avait utilisé au maximum les opportunités que lui conférait l’organisation intelligente que ces aïeux avaient mis en place. Car les problèmes avait été nombreux et il avait dû redoubler de travail et prouver le double de certains de ces ancêtres pour garantir que la charge de Baron ne partirait pas dans les mains de quelqu’un d’autre. Non content de faire jouer au maximum les relations de feu son père à la cour, il avait également réussi à démontrer ses capacités en assurant une levée importante de fonds pour le trésor royal dans des temps économiquement difficiles. Apreplaine bien que fortement touchée comme le reste des domaines, par les épisodes récents avait néanmoins augmenté ses revenus fiscaux pour le roi de manière spectaculaire sans augmenter l’assiette ou le taux des impôts des sujets. Une prouesse qui avait valu à Niklaus de réussir pour le moment à conserver sa charge.

Pourtant les choses n’avaient pas été écrites dans le marbre. A une époque où l’on préférait des hommes capables de lever des armées rapidement pour défendre le royaume, arriver à  faire valoir sa charge en étant avant tout un homme qui, comme sa famille, était versé dans l’art de l’administration et de la diplomatie n’avait pas été une sinécure. En effet, c’était là des qualités recherchées en temps de paix. Heureusement l’argent était le nerf de la guerre, et être capable d’en fournir même dans les conditions implacables qui avaient écrasées le royaume, voilà ce qui avait sauvé sa place.

L’épisode du Voile avait durement marqué les esprits et la gestion du patrimoine agricole et forestier de l’Altenberg. Les récoltes avaient repris et la gestion active des greniers avait permis d’éviter la catastrophe. Mais la famine généralisée avait été évitée au prix de rationnements pénibles pour les plus dépendants de l’aumône. Il avait également fallu gérer le flux constant d’immigrés qui avaient quitté des lieux où le Voile avait eu un effet dramatique sur les récoltes, gérer les quotas de plus en plus importants demandé par la couronne et des besoins de financement croissant de l’armée royale.

Pour contrebalancer ces efforts consentis par la population et afin de montrer l’exemple, Niklaus avait réduit drastiquement les dépenses de sa Maison et avait également accepté de réduire de nombreux impôts à charge de la baronnie pour l’année passée pour contrebalancer ceux dépendant de la couronne qu’il avait dû augmenter. Grâce à cet exemple la révolte ne grondait pas.

Les comptes de la famille continuaient à être prospères, mais la baisse exceptionnelle des recettes consentie par le seigneur pour  l’année écoulée ne pouvaient être renouvelée cette année sans prendre des mesures drastiques de réduction des dépenses, chose que Niklaus considérait comme impossible sans mettre en danger la prospérité future de ses sujets. La séance allait être délicate, mais les faits étaient là.

Le moratoire sur l’exploitation forestière décidé par Niklaus pour permettre à la forêt de se renouveler après l’épisode du Voile avait durement marqué les esprits, surtout en dehors de la bourgade, où elle représentait une ressource importante. L’ouverture d’une carrière dans la plaine annexe, proche de plusieurs petits villages, et qui avait eu pour but inavoué d’occuper les villageois pendant  cette période d’inactivité forestière, produisait du granit de bonne qualité, mais dont l’export se révélait délicat. L’export du charbon, importante source de revenue, avait diminué, les locaux l’utilisant pour se chauffer durant un hiver qui avait été rude. Restait heureusement le bétail dont l’économie n’avait été que peu impactée par le Voile, les pertes de fourrage dans les bocages ayant été compensées par le fait que ces derniers avaient été jusqu’alors sous-exploités par précaution. Une précaution dont se félicitait Niklaus.

La guerre récente n’avait pas totalement fini de ruiner l’économie d’Apreplaine, mais une résistance aussi illusoire qu’inutile n’avait même pas traversé l’esprit de Niklaus. Sa baronnie n’était pas une contrée militaire. Ses troupes étaient pour ainsi dire une force dédiée à l’ordre public. Les fortifications y avaient été maintenue, mais avec l’idée de pouvoir accueillir l’armée royale, et non d’assurer seul un siège face à une gigantesque force d’invasion.

Il avait fallu être pragmatique. Sauver l’Apreplaine de la destruction totale, des pillages incontrôlés par des troupes d’occupation et d’un anéantissement de siècles de labeur pour rendre cette terre prospère ou se lancer dans une bataille à mille contre un…  A cela s’ajoutait que dans la panique qui avait suivi la destruction de la capitale et l’effondrement généralisé des structures régaliennes, aucune instruction cohérente n’était parvenu jusqu’à Apreplaine, laissant à Niklaus l’opportunité de jouer du flou pour annoncer la couleur clairement aux forces d’invasion avant même leur entrée dans Apreplaine et en s’alignant sur la position des domaines les premiers concernés par l’invasion, à savoir une capitulation immédiate de l’Apreplaine. La défaite des troupes royales, et la déliquescence de la maison royale, n’avait laissé aucun choix au jeune baron, qui ne disposait d’aucune force militaire conséquente, et ce dernier qui avait la mauvaise idée d’être pragmatique et d’avoir l’intérêt de ses gens à cœur avait fait son choix en pleine conscience.

Pour le moment l’échéance d’aller discuter avec les nouveaux maitres de facto de cette partie des domaines avait été repoussée, les autres domaines passant avant Niklaus. Mais ce dernier savait que les choses allaient se précipiter sous peu.


Trois ans que son père était décédé et que la charge était revenu à Niklaus de reprendre la gestion des terres de la famille. Son accession à la charge avait été bien accueillie par la population, la génération actuelle des Altenberg ne décevant pas le sérieux de la lignée. Il se souvenait du jour lugubre où il avait appris la nouvelle alors qu’il terminait ses études, loin de sa maison, loin de son père. Il n’avait même pas pu assister à ses funérailles. En ce jour de funeste anniversaire, la mémoire de cet épisode tragique était encore bien vivante dans l’esprit du jeune homme. Cette tourmente personnelle venait se rajouter aux graves évènements du royaume. Et s’il avait surmonté sa douleur, il ne pouvait s’empêcher, lors de ce jour malheureux, de faire le bilan de ses actes et de se demander comment son père aurait jugé son action.

Depuis presque cinq ennéades les nouvelles les plus dramatiques se succédaient. Les correspondances du seigneur avec ses pairs étaient passées de l’hebdomadaire au quotidien. Ses tournées dans les villages afin de rassurer la population et de faire l’état des lieux étaient quotidiennes. Il préparait également la confrontation prochaine qu’il aurait avec les vainqueurs. Niklaus savait déjà qu’il se tiendrait à l’écart des écharnements honteux à l’égard des pouvoirs régaliens que certains seraient tentés de commencer.

Ses inquiétudes étaient multiples et il passait de nombreuses heures à discuter avec ses gens pour tenter de déterminer les premiers signaux de problèmes graves qui s’annonçaient déjà. D’un naturel proactif, il avait déjà déterminé des listes de problèmes qui allaient émerger sous peu et qui seraient de nature à rendre la paix future encore plus désagréable que la guerre.

En particulier il s’inquiétait que l’invasion ne détruise les derniers restes de pérennité existant dans la gouvernance économique et fiscale des domaines royaux. Outre la déstabilisation totale du commerce dans la région, la sécurité allait être un problème de premier plan, l’immense et intense pauvreté qui allait frapper la capitale serait sans aucun doute la source de crises graves, sans compter que toutes les structures régaliennes avaient disparu, au premier lieu desquelles la frappe de la monnaie. Selon les calculs du baron, établi sur des informations peu structurées, une crise sans précédent liée aux aspects monétaire était aux portes du royaume dans les mois à venir si une solution n’était pas trouvée pour assurer la reprise d’atelier de frappe, une tâche éminemment régalienne. Une mise au point globale des réserves de vivre serait également nécessaire, et certainement une gestion à un niveau plus important des récoltes de l’été à venir, qu’il espérait  fertile, sans quoi la famine serait inévitable au prochain hiver certainement dans tout le royaume.

On frappa à la porte. Un serviteur venait rajouter du bois à la cheminée. Remercié, ce dernier disparut comme il était apparu et le baron se replongea dans les affaires courantes, traçant avec précaution sur le parchemin une rangée de chiffre dont la nouvelle allait certainement déplaire et pour lesquels le baron savait d’ores et déjà qu’il faudrait du tact et de la pédagogie pour l’expliquer aux notoires locaux.

Se perdant à nouveau dans ses pensées après une petite demi-heure d’effort, il ne put que constater avec effroi que l’on entendait sonner la demi-journée. Il faudrait bientôt se mettre en route. Il referma le parchemin après y avoir apposé son sceau et sa signature et le plaça dans une liasse en cuir lui servant à transporter les documents lors de ses trajets à cheval. Décidant d’aller directement aux cuisines pour manger un morceau du souper de la veille sur une tranche de pain noir, il en profita pour saluer son intendant prénommé Alix. Il retrouva cet ami d’enfance dans son cabinet de travail, à l’écart du manoir, où il était en pleine audience avec une famille de paysans. Ces derniers s’inclinèrent à l’arrivée du baron, qui les salua et laissa l’audience se terminer. Le problème n’était pas bien complexe, et cela fut vite tranché.

Se retrouvant seul avec son ami, il lui donna quelques instructions concernant un ordre à envoyer qu’il lui déléguait le soin de rédiger et d’expédier. Ce dernier accueillit comme toujours avec un sourire fidèle les propos de son maitre et ami. Il prit même le temps de plaisanter dans un gros rire gras sur un souvenir d’enfance qui lui revenait.

Alix avait partagé avec Niklaus une grande partie de son enfance. Fils du garde-chasse du domaine, ce dernier s’était montré un garçon très éclairé et très vif, et feu le père de Niklaus avait accepté sans restriction que les deux jeunes gens partagent leur temps. Pris de tendresse pour le fils de son fidèle garde-chasse, le baron devait également avoir pensé qu’Alix permettrait de jouer le rôle du frère que Niklaus n’avait jamais eu, le second fils du baron étant mort en couche, son épouse et mère de Niklaus décédant avec lui des complications de l’accouchement. Recevant l’instruction des mêmes précepteurs que le jeune seigneur, Alix s’était ainsi formé à la gestion du domaine et s’était révélé devenir un intendant précieux et indispensable s’occupant pour beaucoup des affaires agricoles, du domaine forestier et d’un grand nombre des tractations commerciales liées aux productions des terres privées de la famille.

Leur enfance commune avait été globalement heureuse. Elle s’était plus ou moins échelonnée entre de très longues séances de chasse dans les profondes forêts de l’Apreplaine qui avait permis à Niklaus de devenir un tireur hors pair et des jours de labeur pour apprendre d’abord les subtilités de la lecture et de l’écriture puis des séances de lecture obligatoire de certains manuscrits fondateurs des savoirs modernes.

A la majorité du jeune Altenberg, soit 16 ans, les deux amis avaient dû se séparer, car le père d’Altenberg avait pris le soin de préparer pour son fils un voyage de formation d’un an auprès de certains de ces amis et correspondants dans des cours proches de la Péninsule et naturellement à la cour royale. Puis il l’avait inscrit pour 5 ans à l’un des monastères les plus reconnus attaché au temple de Néera afin de parfaire son instruction. Afin de lui offrir un lieu pour séjourner à proximité du monastère, Niklaus fut reçu par son parrain le chevalier de Laroche, un proche ami de la famille d’Altenberg et l’un des protecteurs du monastère.

L’homme était un peu rustre au premier abord, mais était issu d’une famille bien plus préoccupée par son insertion dans les livres d’Histoire que ne pouvait l’être les Altenberg. Bien que bien élevé, ce ne fut qu’au contact de son parrain que Niklaus put découvrir les dernières mœurs en vogue ainsi que certaines manières n’étant à la mode que dans les cours cosmopolites. L’instruction des moines fut non moins passionnante, et le jeune homme ayant été élevé dans le respect des rites et avec la foi, il ne fut pas perdu ni ennuyé lors des nécessaires offices ayant lieux entre les lectures.

Niklaus n’avait jamais réellement été un épéiste dans l’âme. Chasseur né, il avait passé sa vie à cheval et à tirer à l’arc. Naturellement l’un ou l’autre sanglier blessé et même une fois un ours brun lui avait chargé dessus l’obligeant à terminer sa proie au corps à corps, mais c’était toujours une expérience désagréable pour lui de devoir affronter un ennemi à portée de bras.

Sachant très bien qu’un tel manque dans son éducation n’était pas concevable, le chevalier lui offrit de lui enseigner bien plus que les quelques bases que Niklaus avait appris avec le maitre d’arme de son père. Bien qu’il accepta avec enthousiasme, le résultat, même au bout de cinq ans, ne fut pas probant… Niklaus savait bien que le naturel était difficile à chasser. Certes il maitrisait bien mieux ses mouvements, mais il n’avait simplement pas la même dextérité entre le tir et le combat rapproché.

Fort de cette connaissance de lui-même que venait de lui rappeler ces souvenirs, Niklaus fit savoir à son ami Alix qu’il partirait dans l’heure, accompagné de deux hommes de sa garde. La route n’était pas bien longue et assez sûre, et la bourgade d’Apreplaine n’était pas menaçante, surtout pour son maitre, mais en ces temps délicats, prudence était mère de sûreté.

Une bonne demi-heure plus tard, après avoir avalé un repas léger, le jeune homme se rendit dans la cour du manoir, où ses deux hommes l’attendaient avec son cheval déjà bien préparé.  L’air frais du nord vint le frapper au visage au moment même où le cortège des trois montures quittait l’abri de la cour du manoir. Seule chose positive à la bise glaciale qui les avalait, le brouillard qui était remonté comme attendu vers le ciel pour former un plafond nuageux grisonnant commençait à se morceler. Un soleil d’une clarté bienvenue se réverbérait déjà contre la face sud de la ronde vallée et les voyageurs savaient qu’une fois arrivés au coude que prenait la vallée du manoir pour arriver à Apreplaine, le soleil brillerait certainement de mille feux. La perspective d’entrer dans la cité sous le soleil était bien agréable.

Après quelques minutes de course, ils quittèrent la forêt entourant le manoir des Altenberg et se retrouvèrent sur le chemin de la cité. Il fallait environ une demi-lieue pour arriver à la bourgade qui se fit sans problème. Passant le petit pont en bois traversant Larmol, le cours d'eau alimentant en eau Apreplaine, Niklaus put en profiter pour poser pied à terre à proximité d’un aqueduc dont la construction avait débutée un peu plus loin. La construction s'en était arrêtée avec la guerre.

Ces travaux faisait suite au drainage réalisé du marais de Rastère, un petit marais de la plaine un peu plus haut qu'Apreplaine et qui était source de Malaria. Afin de rendre les terres arables et d'utiliser l'eau qui suintait du sol à cet endroit, le baron avait fait entamer un travail de canalisation dans le cadre des corvées imposées. La maçonnerie des canaux était terminée, mais le drain n'était pour le moment pas fonctionnel, l'aqueduc devant le mener vers le cours d'eau n'étant pas fini. Encore un travail utile stoppé par la guerre... Le baron ne les comptaient plus.

Ravalant sa déception et devant revenir à ses affaires, le seigneur remit pied à l’étrier et termina sa course vers la cité. Apreplaine était naturellement, une petite heure seulement après le déjeuner, en pleine effervescence. A la porte arrière de la petite cité fortifiée, un cortège de trois charrettes à bœufs quittait la protection des murs pour s’en aller vraisemblablement vers les moulins.  

Le seigneur salua les deux gardes protégeant l’entrée, ces derniers s’inclinant en retour. Il remarqua que le capitaine des gardes était également là, en retrait, et ne put s’empêcher de sourire. Les horaires du seigneur lorsqu’il arrivait pour le conseil étant mieux définis que la course de certains astres, le capitaine était toujours présent pour vérifier l’état des lieux avant l’arrivée de son maitre. Niklaus savait que l’homme était très inquiet de bien faire et devait certainement avoir peur que ses jours ne soient comptés, son âge commençant à être avancé. L’homme était connu pour ne pas avoir mis beaucoup de côté, et l’appointement devait lui être nécessaire.

Une seine inquiétude qui préjugeait autant de son professionnalisme que de son sens de la survie pour son poste. Niklaus jugeait néanmoins qu’il faisait correctement son travail et que son lieutenant n’était pas encore assez mature pour prendre sa place. La question de la retraite se poserait peut-être dans le futur, mais pour le moment il ne voulait pas s’attaquer à ce problème

Les quelques échoppes et les quelques ateliers d’artisans donnant sur la rue étaient tous ouverts et l’activité était celle d’un jour froid de printemps. Pour une fois le quotidien semblait normal ce qui était un heureux changement. Niklaus priait les Dieux d’arriver à contenir les problèmes aux portes encore longtemps. Saluant les gens au fur et à mesure qu’il avançait, Niklaus tentait de placer autant que faire se pouvait, et dans la limite de sa mémoire,  le nom des personnes en même temps qu’il les saluait. Soucieux comme il l’était, il ne parvint néanmoins pas à garder le sourire qui lui faisait rarement défaut.

Arrivé sur la place du village, il mit pied à terre. Se retournant pour prendre la direction de l’ancienne résidence de sa famille, transformée depuis en offices, il prit le temps de lever la tête et d’admirer les armes de sa famille marquées dans la pierre du mur surplombant l’entrée. Le bâtiment avait été abandonné au profit de l’actuel manoir il y avait presque un siècle. L’ancienne résidence servait à présent aux archives de la bourgade, ainsi que de lieu de travail aux deux clercs servant à éditer les actes de la bourgade. Il contenait également la salle de la ville, une grande salle aux poutres apparentes, ancienne bibliothèque de la famille avant son déménagement, et qui servait à présent de salle du conseil ou de salle des banquets officiels lors des fêtes hivernales. Elle contenait également un certain nombre de salles converties en offices pour les hommes nommés à certaines responsabilités publiques par le baron.

Alors qu’il allait entrer dans la grande demeure, un pincement nostalgique le prit au cœur. Se retournant, il laissa son regard se perdre. La bourgade emmitouflée dans un décor rural se trouvait à cheval sur deux collines dont celle accueillant la place principale était la plus grande de l’Apreplaine. Si sa hauteur n’était époustouflante, il était amusant de constater que la petite cité suivait le relief.  Dans la petite vallée formée par les deux collines s’écoulait le cours d'eau de l'Armol avec une paresse confondante.    

Le soleil avait percé et le blanc nacré du paysage encore recouverts de neige  marquait un contraste saisissant avec le vert et gris des arbres de la forêt domaniale des Altenberg dont on apercevait le début à l’ouest de la petite cité. Si les conifères étaient toujours en forme, les feuillus en revanche continuaient à résister aux assauts du froid et ne laissaient pas ressortir la moindre feuille. Pour le reste, les bocages et les champs commençaient à reverdir. Par endroit on distinguait des paysans commençant à préparer la terre. Plus loin, se perdant vers l’horizon, le temps était si clair que l’on apercevait l’océan. Le panorama était réellement somptueux pour qui savait l’apprécier.

Mais au moment même où il s’apprêtait à tourner le regard, une certitude le transperça : cette contrée rude et magnifique à la fois, berceau de tant de braves cherchant à vivre en paix. Ce lieu où des hommes tentaient simplement de vivre des fruits de leur dur labeur, méritait vraiment que l’on donne de sa personne pour la faire survivre. Si Niklaus voulait protéger cette terre qu’il aimait tant, assurer l’administration de ses terres ne pouvait plus suffire. Il fallait à présent qu’il contribue à forger la destinée de cette terre en se rendant utile peut être en bien plus hauts lieux.

Fort de cette conclusion, il se retourna pour entrer, sachant que sa vie allait encore changer sous peu.


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Dernière édition par Niklaus d'Altenberg le Jeu 26 Mar 2015 - 22:53, édité 6 fois (Raison : Corrections liées aux remarques présentées ci après)
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MessageSujet: Re: Niklaus d'Altenberg - Baron d'Apreplaine - Arichis   Mer 25 Mar 2015 - 23:17

Je prends donc Razz
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MessageSujet: Re: Niklaus d'Altenberg - Baron d'Apreplaine - Arichis   Mer 25 Mar 2015 - 23:32

Citation :
Le château fortifié d’Altenberg est un exigu château-fort situé au sommet de la plus petite des deux collines de la cité, surplombant ainsi la rivière Armol

Il n'y a pas de rivière Armol normalement ^^

Citation :
le lieu se compose d’une succession quasi ininterrompue de collines dont la hauteur seule rend cette appellation quelque peu déméritée

En fait non, les collines sont un peu plus au nord, vers Christabel. Apreplaine est vraiment sur une vraie plaine plate Razz, bien qu'il peut y avoir quelques collines ^^

Citation :
La petite citée, sise sur la petite rivière de Larmol, un affluent mineur du fleuve Garnaad, se trouve à la croisée de la route assez importante du nord-ouest, reliant Erac à Diantra via Castel Pie et Beltrod et de quelques route secondaires menant à Siriac, Beranthe ou encore Christabel.
Donc pas de rivières, et c'est Castel-Pic (pas Pie Wink )

Citation :
Sous domination royale jusqu’aux évènements récents, le territoire d’Apreplaine ne dispose que d’un embryon de force militaire servant uniquement au maintien de l’ordre. L’Apreplaine n’a jamais été un domaine prompt aux arts militaires, profitant dans une large mesure de la protection que lui fournissait le statut de domaine royal. Une protection qui s’était révélée bien peu utile ces dernières années, tant le statut de la royauté avait été galvaudé. Si la gestion militaire de la province n’était certainement pas un exemple à suivre. Ce n’était pas pour leurs prouesses militaires que la famille des Altenberg avait été reçu la charge de ce territoire.

En fait non, ils ont une force militaire quand même conséquente bien que la force militaire ne leur appartienne pas et appartient au roi. Mais les miliciens qui servent le roi, viennent des villages de l'Apreplaine, ainsi que quelques compagnies royales sans doute Wink

Je me suis arrêté au paragraphe "§ UN HOMME §", je continue la correction tout à l'heure Wink
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MessageSujet: Re: Niklaus d'Altenberg - Baron d'Apreplaine - Arichis   Jeu 26 Mar 2015 - 0:00

Ok pour faire avancer les choses je vais prendre tes remarques au fur et à mesure qu'elles arrivent;

Voici mes corrections :

Citation :
Le château fortifié d’Altenberg est un exigu château-fort situé au sommet de la plus petite des deux collines de la cité, surplombant ainsi la rivière Armol

Il n'y a pas de rivière Armol normalement ^^

--> Je m'étais permis d'inventer une source d'eau pour la petite cité. Afin de prendre cela en compte, je propose la modification du nom de 'rivière' au profit de 'torrent' moins en contradiction avec la précision des cartes. Cela m'a fait modifier la partie sur la glace au passage, j'ai mis une histoire d'aqueduc à la place.

Citation :
le lieu se compose d’une succession quasi ininterrompue de collines dont la hauteur seule rend cette appellation quelque peu déméritée

En fait non, les collines sont un peu plus au nord, vers Christabel. Apreplaine est vraiment sur une vraie plaine plate Razz, bien qu'il peut y avoir quelques collines ^^

--> J'ai modifié pour rendre la description plus... Plate.

 
Citation :
La petite citée, sise sur la petite rivière de Larmol, un affluent mineur du fleuve Garnaad, se trouve à la croisée de la route assez importante du nord-ouest, reliant Erac à Diantra via Castel Pie et Beltrod et de quelques route secondaires menant à Siriac, Beranthe ou encore Christabel.

Donc pas de rivières, et c'est Castel-Pic (pas Pie Wink )

--> J'ai modifié. Mes yeux vieillissent pour ce qui est de Castel pic...

Citation :
Sous domination royale jusqu’aux évènements récents, le territoire d’Apreplaine ne dispose que d’un embryon de force militaire servant uniquement au maintien de l’ordre. L’Apreplaine n’a jamais été un domaine prompt aux arts militaires, profitant dans une large mesure de la protection que lui fournissait le statut de domaine royal. Une protection qui s’était révélée bien peu utile ces dernières années, tant le statut de la royauté avait été galvaudé. Si la gestion militaire de la province n’était certainement pas un exemple à suivre. Ce n’était pas pour leurs prouesses militaires que la famille des Altenberg avait été reçu la charge de ce territoire.

En fait non, ils ont une force militaire quand même conséquente bien que la force militaire ne leur appartienne pas et appartient au roi. Mais les miliciens qui servent le roi, viennent des villages de l'Apreplaine, ainsi que quelques compagnies royales sans doute Wink

--> J'ai modifé pour tempérer.

Fait moi signe si je dois aller plus loin dans les éditions. :)
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MessageSujet: Re: Niklaus d'Altenberg - Baron d'Apreplaine - Arichis   Jeu 26 Mar 2015 - 19:24

Les torrents sont des sources d'eaux en montagne, là le relief ne s'y prête pas vraiment :/
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MessageSujet: Re: Niklaus d'Altenberg - Baron d'Apreplaine - Arichis   Jeu 26 Mar 2015 - 19:44

Je reprends donc :

Citation :
Depuis presque deux mois les nouvelles les plus dramatiques se succédaient. Les correspondances du seigneur avec ses pairs étaient passées de l’hebdomadaire au quotidien.

Je t'invite à lire ce sujet : ici qui reprends les dates importantes de ce qui s'est passé dans les domaines royaux ce dernier mois. En gros, au 6e jour de la 2e ennéade de Barkios, soit 5 ennéades après la grosse défaite des armées royales, la Couronne est officiellement vaincue et se retire à Soltariel.

Donc les deux mois sont à changé par les cinq ennéades Wink

Citation :
Afin de lui offrir un lieu pour séjourner à proximité du monastère
Il s'agit d'un monastère de quel temple ?

Sinon tout est bon :)
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MessageSujet: Re: Niklaus d'Altenberg - Baron d'Apreplaine - Arichis   Jeu 26 Mar 2015 - 22:44

Pas de problème à formuler sur tes deux dernières remarques. J'ai édité en conséquence.
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MessageSujet: Re: Niklaus d'Altenberg - Baron d'Apreplaine - Arichis   Jeu 26 Mar 2015 - 22:55

Héhé


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Foire au RP ~ Pour tout ce qui est recherche de compagnons RP. En bref, que du bonheur !
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Et enfin, si tu as des question, n'hésite surtout pas à demander l'aide d'un parrain, ou à tout simplement poser tes questions dans la partie créée à cet effet.
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MessageSujet: Re: Niklaus d'Altenberg - Baron d'Apreplaine - Arichis   Jeu 26 Mar 2015 - 22:56

Merci bien !
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