Partagez | 
 

 Hendrick [Terminée]

Aller en bas 
AuteurMessage
Hendrick
Humain
avatar

Nombre de messages : 235
Âge : 22
Date d'inscription : 05/04/2015

Personnage
:.: MANUSCRIT :.:
Âge :  33 ans (ne éen 976)
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: Hendrick [Terminée]   Dim 5 Avr 2015 - 10:06


Nom/Prénom : Hendrick, ou Tire-l'Oeil
Âge/Date de naissance : 32 ans (né en l'an 976 du Xème cycle)
Sexe : Masculin
Race : Humain
Faction : Péninsule
Particularité : Tire comme un dieu

Alignement : Neutre strict
Métier : Vagabond
Classe d'arme : A distance

Équipement :

Hendrick n’a pas grand-chose comme possession. Il n’a jamais été riche, et cela se voit encore plus depuis qu'il est parti d'Oësgard. Vêtu de ses défroques paysannes, qui ne l’ont jamais quitté depuis qu’il vivait en Sgardie, il porte encore de rares pièces d’armures, telles que ses brassards de cuir, ou ses jambières en daim. Il a gagné ces dernières aux osselets, il n’a pas assez d’argent pour se payer pareille merveille. Son véritable trésor, en revanche, réside dans son arc. Un arc long, qui a première vue n’a rien de spécial. Pourtant, c’est la seule chose que son père lui ait laissé, et plus important encore, son seul moyen de subsistance et de défense. L’arme est marquée de multiples symboles, dont un aigle noir, vestige de la Guerre Civile, et un lion d’or comme souvenir des batailles en Sgardie. Hendrick est également équipé d’une francisque  et d’un long couteau, dont il se sert souvent pour couper son saucisson et très peu pour trancher des gorges. L'empennage de ses flèches sont teintées de rouge, afin qu’on puisse les reconnaître une fois plantées dans une cible.

Description physique :

Notre homme est plutôt grand avec son mètre quatre-vingt-cinq, ainsi que fin et élancé. Une allure qui correspond tout à fait à ses activités, autant de chasse que de guerre. Il est sec et bien tracé, résultat des nombreuses péripéties qu’il rencontra sur le chemin de sa vie. Une épaisse tignasse brune trône au sommet de sa tête, lui descendant quelque peu sur le visage et dans la nuque. Ajoutez à cela une barbe de la même couleur, et vous obtiendrez ce que sa mère appelait une « vraie bouille de Sgardien ». Doté d’un sommeil extrêmement léger, des cernes ont pris une place définitive sous son regard posé et imperturbable, portant sur le monde ses yeux bruns et perçants. Quelques vestiges de bagarres et de batailles recouvrent le corps d’Hendrick, du simple cul de bouteille écharpé au coup de couteau aiguisé. Il se fera d’ailleurs un plaisir de raconter ces histoires autour d’un feu, ou à l’intérieur d’une taverne, si d’aventure la bière coule à flots.

Description mentale :

Le sang de son père coule dans ses veines, et pourtant, il en est le parfait opposé. Si son géniteur était un homme rustre, alcoolique, imbécile, pervers, violent et ripailleur, Hendrick quant à lui ne partageait avec son père que son amour de la boisson. Pour le reste, notre homme est plutôt calme et posé. Il aime prendre la mesure des choses avant d’agir, même si dans le feu du combat, sa réactivité est exceptionnelle. Il est impossible de s’énerver avec lui, à part si on le cherche vraiment, mais là encore, on risque de se frotter à un homme qui n’en a rien à carrer. Les seuls moments où la violence s’empare de lui sont les batailles ou les parties de chasse qu’il aime pratiquer. Son amour irraisonné de la boisson va de pair avec son addiction aux jeux, surtout les osselets. Il gagne souvent cela dit, et Néera semble l’avoir à la bonne. La plupart des conflits auxquels il a participé ne signifiaient rien pour lui. Il a plus souvent été réquisitionné pour se battre sans l’avoir demandé. Aucune haine, aucun grief ne lui a rongé le cœur, mis à part une lointaine querelle amoureuse qui le laissa dans le désarroi le plus total durant quelques années.

Capacités magiques :

Nada... Mais alors là, vraiment rien.

Histoire :

Genèse :

Hendrick naquit dans un de ces petits villages de péquenauds ignares qui foisonnent aux alentours d’Oësgard. Son père, Childrick, était l’un des chasseurs les plus doués du coin, bien que ce ne soit pas très difficile de prétendre à un tel titre. Deuxième enfant derrière son frère Matthias, il avait toujours été le préféré de sa mère, Greta. Dans cet endroit où le soleil se faisait aussi rare qu’une pièce d’or dans la main d’un mendiant, tout sentait mauvais. Leur voisin élevait des porcs, et la fosse d’aisance se trouvait non loin de leur masure. En somme, un petit coin tranquille pour élever des enfants. Car après Hendrick, ce furent ses sœurs Brunehil, Marie et Danyal, ainsi que son dernier frère Gontran. Il vécut serré avec ses frangins et frangines dans une toute petite masure, subsistant des chasses plus ou moins fructueuses de son père ainsi que de l’argent ramené par sa mère qui allait servir à la taverne de temps à autres. Le jeune Hendrick, dès son plus jeune âge, se mit à jouer avec les autres gamins du village, se perdant dans les bois et pataugeant dans la boue toute la journée.

Un jour, alors qu’il entrait dans l’adolescence, Childrick l’emmena chasser avec lui. Matthias ne pouvait plus suivre son père depuis l’accident lui ayant coûté sa mobilité. En effet, le jeune homme, rouge d’excitation de pouvoir culbuter la fille de l’éleveur de porcs, avait tenté de la rejoindre discrètement dans une grange. C’était sans compter une échelle mal configurée, qui le fit tomber et atterrir la colonne vertébrale sur un sol gelé et dur.
Hendrick avait donc remplacé son frère, partant à la chasse avec son père. L’apprentissage se fit assez facilement, le jeune garçon disposant déjà d’une sorte de don pour le tir à l’arc. Childrick fut étonné de la rapidité avec laquelle son fils apprit le maniement de cette arme, ainsi que les techniques de chasse qu’il lui apprenait. Devenu majeur, il était capable selon son père de planter une flèche dans l’œil d’un lapin à cent mètres de distance. Il s'entraînait dur pour se perfectionner, et de jour en jour, son talent grandissait.

Un événement vint entacher la paisible vie de paysan d’Hendrick lorsque Childrick, ivre mort, se noya dans la Sorgne, revenant d’une beuverie au sein de la ville-même d’Oësgard. Sa mort endeuilla non seulement la famille entière, mais posa également la question de la subsistance de celle-ci. Avec toutes les bouches à nourrir, et sans Matthias pour aider à la tâche, ne restait plus que les maigres apports financiers de la mère lorsqu’elle travaillait dans la taverne, et bien sûr les prises d’Hendrick. Le sort semblait s’assombrir pour les petites gens dans le besoin, et très vite le jeune chasseur se mit à braconner frénétiquement. Ses activités illicites, malheureusement, ne purent empêcher la mort de Marie, qui tomba malade et rejoignt la sombre étreinte de Tyra. Avec de plus en plus de mal à joindre les deux bouts, la famille de Hendrick connut ses hauts et ses bas, et durant deux ans, le chasseur continua de nourrir sa famille, initiant son frère Gontran à l’art qu’il tenait de feu son père. Déjà bien appris de son côté, il savait planter une flèche presque à chaque fois dans le mille. Un véritable oeil-de-lynx.

Levée du ban :

C’est bien connu, l’amour rend les gens très cons. Ce fut le cas d’Hendrick, alors qu’il avait à peu près la vingtaine. Il avait réussi à séduire une jolie blonde aux grands yeux, fille du boulanger d’un village voisin. Son nom était Adelaïde, et il en était tombé éperdument amoureux. Deux petits bâtards avaient trouvé leur chemin déjà, bien que l’un mourut en bas âge. Le petit Théodoric avait su rester en vie auprès de ses parents, et ce malgré le courroux du boulanger, qui avait déjà essayé d’en venir aux mains avec Hendrick, sans jamais réussir à lui faire porter le premier coup. Le caractère posé de son « gendre » empêchait toute dispute qui déraperait. Evidemment, rien de tout cela n’expliquerait pourquoi l’amour rendrait con.

Mais un jour, notre belle Adelaïde décida tout simplement de se trouver un nouveau partenaire. Le grand fils du forgeron, un certain Thibert. Un événement qui provoqua l’une des rares crises de nerfs d’Hendrick, qui malgré la dérouillée que lui mit le grand Thibert, ne fut pas avare de coups de son côté. Un rare déchaînement de violence, qui ne conduisit qu’à des bleus et des yeux au beurre noir. La jeunette s’occupa de son magnifique apprenti forgeron, délaissant le pauvre chasseur qui fut plongé dans une colère froide et un chagrin infini. L’alcool ne l’aida pas beaucoup à s’en remettre, mais il en but une sacrée quantité pendant des ennéades. Il faillit même connaître le même sort que son père, lorsqu’il faillit lui aussi se noyer dans le cours d’eau qui passait à proximité de son village. Heureusement, il fut repêché par un brave type dont il oublia vite le nom, à mesure qu’il augmentait son débit d’alcool.

Vint un jour où il n’avait plus d’argent. Sa famille crevait la faim, et il ne pouvait plus rien faire. La guerre sonna alors à ses oreilles comme une solution à ses problèmes. Les baronnies du nord se soulevaient contre la Couronne, et Hendrick fut particulièrement heureux de pouvoir partir loin de chez lui. Dans sa tête, des images de villes pillées et de richesses amassées se bousculaient, dépeignant un tableau particulièrement alléchant de la guerre qui couvait. Il prit son arc et rejoignit l’ost d’Oësgard, laissant sa famille meurtrie aux soins de Gontran, jeune mais capable. Sa mère Greta pleura beaucoup le départ de son fils, comme s’il n’allait jamais revenir. Elle qui avait déjà tant perdu, voir un nouvel enfant partir jouer avec la mort était comme une nouvelle déchirure dans son ventre, comme si sa matrice se révoltait de voir des mois de labeur partir en fumée… L'amour rend vraiment très con.
Fort de son expérience au tir, Hendrick fut envoyé à Diantra. Là-bas, un siège allait déterminer le sort de la cité royale, et il ferait partie de ses nombreux bourreaux.

Premier siège de Diantra :

Les portes de la ville s’ouvrirent en grinçant, laissant se déverser à l’intérieur tout un flot de guerriers et de paysans assoiffés de sang et de richesse. Parmi eux, Hendrick, un archer sgardien. Il s’était réveillé lorsque son ami Adalgis lui avait hurlé dans les oreilles :
« Les portes ! On ouvre ! On ouvre ! »
L’appât du gain avait attiré le soldat si loin de chez lui, avec la possibilité de ramener quantité d’or à sa famille en détresse. Il avait donc pénétré Diantra avec son contingent. Les défenseurs, surpris, avaient engagé des combats de rue, et alors que la nuit s’installait, leur funeste destin était déjà scellé. Le groupe d’Hendrick fut envoyé nettoyer une tour où de braves irréductibles tiraient flèches et carreaux d’arbalètes sur les assaillants, empêchant leur progression dans les quartiers. Le Sgardien décocha six flèches, et cinq d’entre elles atteignirent leurs cibles. Adalgis, quant à lui, se fit broyer la jambe avant d’être brûlé vif, un immense brasero lui tombant dessus dans la cohue de la bataille.

Las de tant de morts, Hendrick pénétra à l’intérieur d’une maison. Un vieillard faisait barrage de son corps à deux jeunes filles terrifiées. L’archer, ne voyant aucune arme, décida qu’ils n’étaient pas une menace, et les oublia pendant qu’il s’affairait à son pillage. Les civils ne bronchèrent pas pendant qu’il pillait le peu qu’ils avaient. Il regarda à l’intérieur du sac ; c’était bien maigre comme butin.
« La prochaine fois, essayez au moins d’avoir de quoi accueillir vos assaillants, vieillard. J’en connais qui vous auraient suriné la gorge rien que pour ça… Prenez garde. »
Et le Sgardien continua sa collecte dans d’autres maisons, alors que ses compatriotes, eux, massacraient allégrement les soldats et les citoyens. Après avoir fait trois maisons, Hendrick fut satisfait de ce qu’il avait récolté, et décida donc de s’arrêter là. De toute façon, la bataille était finie, et la ripaille allait commencer. Initié aux osselets, il se demandait ce qu’il récolterait cette fois…

Le soleil se leva sur une ville prise, aux défenseurs exterminés. Le reste de la soirée avait consisté en un énorme pillage collectif, suivi d’une fête immense et de plusieurs viols, et ce malgré que la tête de l’armée avait été coupée. Les barons étaient tous morts, et c’était à présent une horde de gredins sans scrupules et anarchique qui se tenait à Diantra. Pourtant, Hendrick ne savait rien de tout cela, et à vrai dire, il n’en avait pas grand-chose à faire. Car il rapportait avec lui le fruit de son pillage, ainsi que quelques possessions gagnées aux osselets. Pour lui, les dieux étaient de son côté. Mais la réalité était tout autre. Depuis l’Erac, des troupes convergeaient vers la capitale. L’ost royal mené par Kazil de Sephren réclamait vengeance pour un tel affront. Deux ennéades passèrent avant que le Sgardien ne puisse voir avec effroi l’armée du Roy devant les portes de Diantra conquise. Un nouveau siège se profilait, mais cette fois, il ferait partie des défenseurs… et des perdants.

Second siège de Diantra :

C’était une véritable apocalypse. De partout, des rochers volaient pour s’écraser contre les remparts, créant des secousses qui se ressentaient jusque dans les os frigorifiés des défenseurs. C’était l’hiver, et cette saloperie de saison le faisait bien sentir. Hendrick, lui, avait l’habitude du froid, mais expérimentait pour la première fois le stress de l’assiégé. De nombreux camarades y étaient déjà passés ; Knut, Norbert, Romuald, Gerd, Konrad… Ils avaient tous péri. Lui, en revanche, avait survécu, et il ne savait plus combien d’hommes il avait abattu. Que ce soient des hommes en contrebas, tentant de se cacher derrière des mantelets, ou d’autres tentant de monter par des échelles. La précision de l’archer sgardien n’avait pas d’égal dans l’armée rebelle, et il visait juste presque à chaque flèche. Son plus beau tour de force avait été de toucher un homme alors qu’il tirait à l’arbalète derrière un mantelet. Il avait décoché une flèche, qui avait fini sa course pile dans la fente de la petite palissade. Ce fait d’arme lui valut le surnom de Tire-l’Oeil.

Le siège, cependant, ne dura pas éternellement. Les défenseurs finirent par ployer le genou face à la masse d’assaillants et leurs coups répétés. Hendrick avait déjà prévu le coup, et il avait réuni ce qu’il restait de son pillage près d’une porte poterne qu’il avait remarqué avec son dernier ami encore en vie, Sigmund. Lorsque les portes cédèrent, et que les remparts se remplirent d’ennemis, ils s’étaient furtivement frayé un chemin vers ladite poterne. Sur leur chemin, ils ne rencontrèrent personne. Le bruit des fers s’entrechoquant fouetta les mollets des deux déserteurs, qui comptaient sur la concentration de l’ennemi sur l’assaut final pour fuir sans être vus. Passant par les fourrés gelés, tentant de pénétrer le camp de l’ost royal sans être aperçus, ils furent soulagés lorsqu’ils finirent par passer les dernières sentinelles sans que celles-ci ne les remarquent. Dans le froid, et sous un vent de tempête, Hendrick et Sigmund se dirigèrent vers le nord, vers leur calme et doux foyer, loin de l’horreur de la guerre et du sang des innocents.

Sigmund s’arrêta à son village, un hameau perdu au milieu de Serramire. Il eut d’ailleurs la chance de ne pas être récupéré par l’armée d’Oësgard aux effectifs amoindris, qui allait devoir encore livrer bataille, chance que n’eut pas son compagnon Hendrick. En effet, la baronnie revendiquait plus que jamais son indépendance, et l’heure était de nouveau aux effusions de sang. Il combattit donc au côté des quatre mille péquenauds épuisés face aux cinquante mille soldats clinquants de l’armée serramiroise. Il ne combattit pas longtemps, car la citadelle tomba aux mains des assaillants et n’eut pas à subir un odieux massacre de leur part. En revanche, la moitié du butin de guerre d’Hendrick lui passa sous le nez, et ce fut avec une honte sans nom qu’il rentra chez lui, dépité de ramener si peu de choses. Pourtant, sa mère le prit dans ses bras et pleura de soulagement durant un bon moment, trop contente de revoir sa chair revenir en un seul morceau. L’épisode guerrier semblait fini pour l’archer sgardien, qui redevenait de facto le simple chasseur qu’il était avant cette folie de Guerre Civile. Les jours meilleurs ne pouvaient que revenir, alors que le cours normal de la vie reprenait.
C’était sans compter sur la folie des hommes, qui prit le visage des luttes intestines pour le pouvoir en Oësgard.

La folie de Sgarde :

Quelques années passèrent et Hendrick continua à faire vivre sa famille, avec l’aide de son frère Gontran. Matthias, atteint d’un mal-être qui le rongeait déjà depuis quelques années, finit par commettre l’irréparable, se donnant la mort. Peut-être son poids financier le mettait-il fort mal à l’aise ? Quoi qu’il en soit, il disparut, et Greta en devint presque inconsolable. Pour notre vétéran de Diantra, la vie n’était pas rose non plus. Il avait appris qu’Adelaïde était allée chercher fortune en Alonna avec son amant, emportant avec elle le jeune Théodoric. Hendrick avait cependant retrouvé une jeune fille, Claire, avec qui il pouvait panser les plaies de la guerre et reconstruire un foyer. Elle n’était pas aussi belle qu’Adelaïde, mais ô combien plus fidèle, et c’était tout ce que demandait l’archer. Telle la Sorgne passant en Oësgard, la vie suivait de nouveau son cours, doté d’une certaine monotonie, mais qui valait de l’or aux yeux du chasseur de Sgardie. Un peu de tranquillité après les troubles en Péninsule, qui ne l'empêcha pas de continuer à pratiquer le tir à l'arc. Et tout aurait pu s'arrêter là, mais...

Norman le Terrible, seigneur d’Uberwald, jeta la base d’un conflit houleux qui allait sceller le sort d’Oësgard et du Nord tout entier. Il s’appropria le titre de baron, et se battit durant des années pour le conserver. Hendrick fut à nouveau appelé à se battre pour un homme qu’il ne connaissait pas, et ce contre des frères nordistes. Plus de vilains du Méridion, c’était face à ses frères qu’il combattait. Rassemblés à Essenburg, les troupes fidèles à Norman se lancèrent dans une longue campagne pour affermir l’autorité de leur chef. Hendrick participa au massacre de Courboeuf, durant lequel il ne fit pas grand-chose, incapable d’une telle barbarie gratuite. Puis ce fut le fameux siège de Nulhadon qui débuta, et durant lequel notre archer s’illustra par des tirs précis et mortels. Malheureusement, il y avait peu de personnes pour se concentrer sur les faits d’arme d’un villageois insignifiant, et ses exploits ne dépassèrent pas le visu de ses compagnons et de quelques soldats du Terrible. Nulhadon tomba, et un pillage s’ensuivit. L’Ithier mort, l’heure était aux réjouissances. Mais Hendrick ne joua pas aux osselets cette fois-ci, et préféra s’adonner à un traditionnel concours de boisson.

La nouvelle leur tomba alors dessus comme une pomme trop mûre ; Vil-Trogne avait trahi leur chef, et les alliances se distordaient dans toute la baronnie. Depuis Nulhadon, l’ost de Norman se dirigea vers Amblère, où le siège devait être une partie de plaisir. Pourtant, l’assaut fut un échec, une vraie boucherie où la stratégie grossière de la ruée faucha de nombreuses âmes. Hendrick faillit d’ailleurs y perdre la vie, lorsqu’une flèche se planta dans sa cuisse. Ramené parmi les blessés, il ne vit pas le reste du siège, mais apprit la terrible nouvelle à la fin de celui-ci ; leur baron ne faisait plus partie des vivants. La débandade qui s’ensuivit mit fin au siège, et dans le chaos qui suivit, Goar de Falkenbourg se déclara baron. Puis, non content de ce titre qu’il convoitait, il poussa sa mégalomanie jusqu’à affranchir la Sgardie de la Courronne, devenant de facto le nouveau roi des lieux. Rentré chez lui avec une belle blessure, Hendrick ne vit plus la guerre de la même façon. Cette dernière avait été meurtrière, et pire encore, fratricide. Les corps jonchant le parterre de Nulhadon et d’Amblère étaient tous Sgardiens. Mais la boucherie n’était pas finie. Loin de là.

La chute d'un Royaume :

La brève tranquillité du règne de Goar ne pouvait durer. Ce n’était que le court répit dont avait besoin la Péninsule pour partir à la reconquête de ses terres irrédentes. Et encore une fois, les tambours de guerres résonnèrent aux oreilles des nordistes. Hendrick était las, las de la guerre. Depuis plus de dix ans qu’il se battait, et la coupe commençait à être pleine. Cependant, la mort du Roy face aux Drows dans une croisade lancée en Aduram fit prendre une toute autre tournure à la situation. Le roi Geoffroy, héritier du trône, fut faible. Les armées péninsulaires convergèrent vers la Sgarde affaiblie, alors que les Drows, eux, continuaient leur avancée dans le nord. Tout l’équilibre s’effondrait, et le village de Hendrick ne fut pas épargné. Alors que l’archer se battait au nom de son « royaume » dans les montagnes, une maladie horrible, d'essence mystérieuse, s'étendit dans tout le territoire sgardien. Il faudra attendre la fin des batailles pour que le chasseur puisse connaître le sort de sa famille.

Dans les Monts d’Or, les escarmouches faisaient rage. Une âpre résistance était offerte aux troupes de Jérôme de Clairssac, maréchal du Nord. Hendrick ne compta pas le nombre de ses victimes, mais la difficulté des troupes royales à franchir le terrain accidenté de leurs ennemis joua beaucoup en la faveur des archers. Ce dernier baroud d’honneur fut cependant forcé par l’ost de Clairssac, balayant les Sgardiens pour se diriger vers la ville d’Amblère. Avec un groupe d’archers survivants, Hendrick put s’enfuir des montagnes, se dirigeant vers ce qui avait été son village natal. Arrivé en cet endroit, tout avait changé ; des ruines avaient pris la place des masures, débris calcinés. Les habitants avaient été massacrés par l'armée royale, mais Hendrick conservait l’espoir que sa famille s’était enfuie. Retrouver le cadavre dénudé de Claire lui retourna le cœur, et il ne put s’empêcher de vider le contenu de son estomac face à la scène atroce. Pas de trace de Greta, ni de ses soeurs, ni de Gontran. Le Sgardien garda l’espoir qu’ils étaient quelque part, réfugiés dans la forêt d’Uberwald ou cachés dans une caverne des Monts d’Or.

Il n’aurait jamais dû se risquer à retrouver sa famille. Pourtant, c’est ce qu’il fit, désireux de savoir s’ils étaient encore en vie. Il aurait préféré les retrouver mort que d’affronter la réalité lorsqu’il tomba enfin sur eux ; Greta, Brunehil et Gontran avaient la peste, et Danyal était en état de choc. Horrifié, il décida de les emmener loin de cette terre maudite. Oësgard l’avait vu naître, mais jamais elle ne le verrait mourir, il en fit le serment. Lorsqu’il était encore accompagné de ses amis archers, une rumeur lui était parvenue aux oreilles, celle d’un ost nordiste qui avait pris le contrôle de la ville de Naelis. Bien qu’il ne sache pas où se trouvait cette cité, il n’entendit de la bouche de ses camarades que des promesses de liberté, de paix, et de merveilles. L’endroit rêvé pour y emmener sa famille et redémarrer de zéro. Préparant un long voyage à travers un pays laminé par la guerre et abreuvé par le sang, il fit un immense détour pour éviter les Drows, passant par Serramire, Odélian et Etherna. Sa mère Greta et son frère Gontran moururent en chemin, rongés par la maladie, maladie que Hendrick et Danyal ne contractèrent point, les Cinq en soient loués. Amers, les frère et sœur continuèrent plus bas encore, traversant le Médian jusqu’à la côte de l’Olienne, où apparemment, un bateau partait pour l’Estrévent, région proche de la cité tant convoitée de Naelis…

Arrivé en Ithri'Vaan, Hendrick et Danyal se rendent compte sur place à quel point la situation ne joue pas en leur faveur. Deux vagabonds péninsulaires fauchés, fraîchement débarqués sur une terre nouvelle... Alors que Danyal mendie et refuse de se prostituer, Hendrick, lui, enchaîne concours de tir à l'arc et petits vols insignifiants. La vie n'est pas rose pour nos deux Sgardiens en exil. Mais ils conservent l'espoir qu'un jour, ils parviendront à leur objectif ; reconstruire une vie nouvelle dans ce royaume de liberté et de justice... Naelis.

HRPComment trouves-tu le forum ? : Pas plus beau ni plus laid qu'il y a cinq minutes...
Comment as-tu connu le forum ? : M'en souviens plus :p
Crédit avatar et signature : Bowman - SOLIDToM
Compte autorisé par : Arichis!


Dernière édition par Hendrick le Sam 25 Avr 2015 - 22:59, édité 7 fois
Revenir en haut Aller en bas
Arichis d'Anoszia
Ancien
Ancien
avatar

Nombre de messages : 1618
Âge : 24
Date d'inscription : 27/05/2013

Personnage
:.: MANUSCRIT :.:
Âge : 47 ans (né en 961)
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: Re: Hendrick [Terminée]   Mar 7 Avr 2015 - 20:08

Je corrige le DC d'Halya et je passe à toi Wink
Revenir en haut Aller en bas
Arichis d'Anoszia
Ancien
Ancien
avatar

Nombre de messages : 1618
Âge : 24
Date d'inscription : 27/05/2013

Personnage
:.: MANUSCRIT :.:
Âge : 47 ans (né en 961)
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: Re: Hendrick [Terminée]   Jeu 9 Avr 2015 - 12:39

Tu connais le chemin
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Hendrick [Terminée]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Hendrick [Terminée]
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Il est passé par ici... [Eliwa, Hendrick][terminé]
» [Terminé] Un bon petit film [Emma]
» .~oO Cloud D. Cross | The Ashbringer Oo~. [ Retouches terminées]
» Hermione Granger ( terminée)
» 101 TH AIRBORNE (Armée terminée en 1 semaine de quickpainting)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Où tout commence :: Registre :: Tabularium :: Humains-
Sauter vers: