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 Négocier pour l'avenir (Alanya )

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Théobald de la Courcelle
Humain
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MessageSujet: Négocier pour l'avenir (Alanya )   Mer 8 Avr 2015 - 13:17



Fin de la quatrième ennéade du mois de Barkios.


Le duc Oschide Anoszia avait de nouvelles négociations à confier à son vassal Théobald de la Courcelle. Mais pour celle-ci les rôles étaient inversés. Le jeune baron avait commencé les négociations avec le baron d'Aprelplaine et son duc avait prit le relai,  à contrario pour les négociations qui allaient s'ouvrir, Oschide avait déjà commencé à négocier et il revenait à Théobald de finaliser les accords. Les liens, parfois intimes, entretenus entre la baronne d'Alonna et les Anoszia devaient enfin donner des accords officiels et importants.   Missède avait les terres qui lui permettaient d'être l'interface idéale entre le Nord et le Langecins, c'était l'une des raisons qui avait poussé son duc à le nommer à la tête des négociations avec Alonna.

Les négociations devaient avoir lieu dans une demeure au centre de Diantra.  Elle était vaste et  la d'une grande sobriété, surtout elle  avait l'avantage de ne plus avoir de propriétaire. Une partie de l'administration langecine devait bientôt occupé les lieux le temps que de nouveaux bâtiments soient construits sur les ruines de l'ancien palais.  Les langecins prenaient une place de plus en plus importante en ville. Non seulement grâce à la présence des soldats mais aussi de diverses administrations qui commençaient à émerger afin de gérer l'occupation. On parlait même de l'émergence de quartiers Langecins importants  dans la capitale, et peut être participeront t'ils à la reconstruction de la capitale.   Mais avant cela il fallait clarifier les relations entre les différentes factions du royaume et rétablir un semblant de stabilité.  Avec l'arrivé d'une deuxième section de gardes de la bibliothèque 40 gardes étaient présents à Diantra.  Cela ne pouvait qu'être utile à ce conflit mais aussi aux visites officielles. Cette garde accompagnée le baron qui les déploya autour de la demeure  et à l'intérieur de la demeure.   Ceci afin de sécuriser la réunion mais aussi pour faire office de garde d'honneur. Il s'agissait d'accueillir la baronne avec tous les honneurs dus à son rang.

La rencontre devait avoir lieu en début d'après midi.  La journée était propice à cette rencontre, le temps était clément et la douceur du printemps se faisait ressentir.   A l'extérieur de la demeure on pouvait voir les bannières des divers protagonistes flottaient sous  une brise légère. On pouvait ainsi y voir les bannières des De la Courcelle, des Anoszias, de Missède, de Langehack ainsi que d'Alonna.  Théobald avait quitté tout tenu trop martial pour en favorisé une plus civils.  Il était ainsi vêtu de bleu et de blanc, les couleurs de sa famille, et porté à son coup un pendentif en argent. Un médaillon y était attaché, lui aussi en argent mais un cerf en or ressortait.  De nombreux domestiques missèdois avaient été recruté pour l'occasion. Un bon vin Langecin était présent sur la table, mais aussi une quantité importante de pâtisserie, dont la fameuse tarte aux citrons.  A l'intérieur de la demeure un nombre important de fleurs avaient été disposé, les maisons vides avaient aussi été mises à contributions pour la décoration. Quelques belles tapisseries avaient ainsi été empruntées et furent installées dans la demeure.

Théobald eu un intérêt tout particulier  pour la salle ou se tiendrait la réunion. Elle se trouvait à l'étage de la demeure. La pièce était importante et était manifestement réservé aux repas avant de devenir une salle de réunion pour les Langecins, elle était aussi bien illuminé grâce à trois fenêtres donnant sur la rue.  .On y trouvait la encore les bannières des principaux concernés,  mais c'était l'imposante table en bois au milieu de la pièce qui frappait le plus.  En plus de la table, et des chaises bien entendu, on ne trouvait qu'un seul autre  meuble dans la pièce. Il s'agissait la encore d'une table, mais agrémenté de nombreux plats et boissons.  Placés contre le mur en face des fenêtres, deux domestiques étaient placé de chaque coté de cette table prêt à répondre aux désirs des deux dirigeants.

Alors que Théobald regardait les divers dossiers pouvant aider à cette négociation,  un garde vint le prévenir de l'arrivé de la baronne.  Le baron rangea donc ses documents, se leva et vint se placer à l'entré du bâtiment. Les gardes aussi, avec leurs armures brillantes, attendaient fièrement. Quand vint la baronne Théobald s'approcha :


Bienvenue baronne,  je suis chargé au nom du duc Oschide Anoszia de mener les négociations au nom de tout le langecin. Je souhaite voir ces négociations aboutir et ainsi montrer à tous l'amitié qui lient nos puissances. Espérons aussi que ces négociations ne soit que le début d'une longue et fructueuse ère de prospérité, et qu'elles  offrent aussi l'espoir d'accord plus important à l'avenir.
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Alanya de Broissieux
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MessageSujet: Re: Négocier pour l'avenir (Alanya )   Ven 10 Avr 2015 - 22:20


Diantra était voilée d'une fine couche de nuages blancs ce jour là. La capitale avait revêtue sa robe de deuil; la suie du feu laissant d'affreuses balafres nécrosées sur les murs de la citée. Qu'elle était belle! Disait-on à l'époque. Bercée par les deux fleuves, elle resplendissait. Son palais et sa cathédrale n'était que des joyaux parmi une mutitude d'autres dans cette ville animée. Jamais Alanya n'avait eu la chance de connaitre la splendeur de l'ancienne capitale. Tout ce qu'elle voyait à présent était poussière, cendres et désolation.
La plupart des petites gens avaient fuit la ville alors qu'elle brulait, acculée à la menace grondante de Nimmio, Grand Duc du Médian. Les nobles et la bourgeoisie avaient rejoint les contrées plus douces du sud ou du Langecin, pour certains le voyage avait été poussé jusqu'au médian où ils espéraient retrouver famille et fortune. Car il n'est pas une villa qui avait resisté au feu ou au pillage, si bien que même les grands noms se voyaient dépouillés des biens qu'ils avaient sagement entreposé derrière les épaisses murailles de Diantra. Le peuple quant à lui s'était réfugié dans les campagnes alentour ou -au mieux- avaient suivis le chemin empreinté par Cléophas d'Angleroy et plus tôt encore celui de la Régente et du petit roi. A présent, le spectacle était d'une tristesse presque morbide. Ceux qui étaient revenus avec l'arrivée des troupes du Médian avait découvert corps calcinés et morts de faim. Dès lors le Grand Duc avait entreprit de débarasser les rues des maccabés et des débris. Une reconstruction avait même été entammé mais Alanya savait que la Grande Citée ne retrouverait pas sa splendeur avant de longues années. Ils n'étaient pas habitués dans ces contrées à rebâtir, à se préparer au pire.
Elle serra la bride de son cheval tandis qu'elle continuait à avancer à un rythme régulier, observant chaque façade au son du fer à cheval sur le pavé inégal. «Où sommes nous attendus?». Elle ne lâchait pas des yeux le spectacle de la ville brûlée. Au coin de la rue une femme mendiait. Elle avait les cheveux sales et la peau noire de suie. Une partie de sa jambe semblait dechiqueté, affre de la morsure du Buché de Diantra. «Près du coeur de la ville. Les troupes Langecines y ont retablis une demeure pour y établir leur administration, ma Dame». Le soldat Alonnan à ses côtés lui avait répondu d'un ton calme. Le voyage du retour serait certes plus long que l'allée mais il régnait en ces lieux une sorte calme toute propre à la victoire. Le petit détachement qui accompagnait la baronne n'était pas sans connaitre les nouvelles du Nord où l'on se battait contre la menace des Sombres. Peut-être trouvait-il du réconfort et du repos avant d'être envoyé avec leurs pairs à la frontière de la baronnie, renforcer les citées limitrophes. Alanya fit une halte, arrêtant son ambassade près de la femme qu'elle avait observé du bas de la rue. «Le Langecin pourra bien attendre quelques minutes de plus alors». Elle déchaussa et mis pieds à terre. La baronne avait mis une robe aux voilages laissant deviner les formes de son corps qui n'était pas encore trop marqué par sa grossesse. Son air élancé et ses longs cheveux ondulés cascadant dans son dos aurait fait chavirer le coeur de plus d'un homme. D'un geste gracieux elle déposa dans la main de la malheureuse cinq souverains d'un bel argent. La pauvresse eut un air médusé, papillonnant des yeux comme pour se convaincre de la réalité.
«M.. Merci ma-ma Dame, que Deina vous protège!»
«Êtes vous d'ici ?»
«J'le suis m'Dame. Ou bien jl'étais y'a p'us rien ici. Que d'la cendre et des débris et des morts m'Dame. Si ya pas des fléaux dans q'ques jours j'suis plus Viviane.». Alanya observa quelques secondes ses chicots abîmés ou manquant.
«Je le vois. Etiez-vous là lorsque tout cela est arrivé?»
«B'en sûr qu'non, sinon j'pourrais pas même vous causer m'Dame. J'étais chez mon cousin Guillaume qu'est plus au sud. Il a une "tite auberge et l'avait b'soin de monde alors j'étais pas là. Parait qu'c'était pas beau à voir. J'aurais dû écouté ce saligot et pas r'venir. J'ai p'us rien moi m'Dame»
«Personne n'a plus rien ici j'en ai peur. Au revoir»
Alanya se détourna de la femme. Elle ne l'avait pas plus éclairé que cela mais elle savait que Viviane n'avait pas tord. Il n'y avait plus rien et l'état de la ville ne présageait rien de bon pour le futur. Pourtant, ce n'était pas de Diantra qu'elle devait se préoccuper le plus. Au matin dernier un coursier était venu la trouver là où elle s'était établie, dans l'Est de la ville avec ses quelques hommes et quelques volontaires qui voulaient se rendre utiles. Ils avaient remis en état une villa qui n'avait subit que peu de dégât pour en faire leur lieu de vilégiature le temps de leur séjour. Elle avait été convié à poursuivre les négociations qu'elle avait entreprit avec le duc du Langecin, mais cette fosi-ci en présence de son porte parole, le baron de Missède. Il était jeune mais on le disait beau garçon. Elle le saurait bien vite car elle approchait de l'endroit convenu.
C'était le début d'après-midi de la quatrième énnéade du mois de Barkios et Diantra était voilée d'une fine couche de nuages blancs. La baronne leva la tête vers le ciel pour en observer la clarté toute relative. Ses bleus glacés scrutaient invariablement le champ céleste. Il lui tardait de rentrer auprès des siens. Elle porta à son ventre une main douce et chaleureuse. L'Enfant à naître promettait d'être quelqu'un d'important dans l'avenir -et ce pas seulement pour sa baronnie. Elle avait des projets plus grands encore que beaucoup ne pourraient certainement pas comprendre. Elle n'espérait pas grand-chose, elle préférait obtenir. Alanya n'était pas de ceux qui lâchent. Elle pliait à sa volonté chaque chose qui croisait sa route et Théobald de Courcelle l'apprendrait surement à ses dépends.
«Nous arrivons votre Honneur»
Elle se recentra sur la route et face à eux se trouvait une demeure qu'on imaginait facilement magnifique durant les heures de gloire de la citée. Sur sa devanture flottait le Dragon, le Cerf, le Cheval, le Phoenix et le Faucon au gré d'une légère brise. A l'entrée l'attendait une petite troupe où trônait au milieu le baron dans des atours beau par leur simplicité. On n'avait pas menti sur sa jeunesse ni sur sa beauté. Et le premier fut même prouvé lorsqu'il acceuillit cérémonialement. Malgré tout, il gardait une candeur qui ne l'aiderait pas durant ces négociations. S'il commençait ainsi, alors même qu'elle démontait à peine, il serait difficile de ne pas se faire manger par l'ambition de la belle.
«Mon nom est Alanya de Broissieux et si vous l'ignoriez alors il s'agira de Ma Dame ou Votre Honneur, mon seigneur de la Courcelle. Je doute qu'on ne vous ait pas appris les quelques rudiments de politesse en société, surtout lorsque l'on veut entammer des discussions sereinement». Elle lui offrit un sourire carnassier comme elle en avait le secret, ses yeux plus froids et durs que jamais. «Fort heureusement, je connais les sentiments qui lient le Langecin et l'Alonnan, aussi ne vous tiendrais-je pas rigueur de ce manquement. Votre jeunesse doit y avoir une grande part et je me ferais une joie de vous apprendre une autre fois comment s'adresser à quelqu'un, votre honneur.»
La baronne s'approcha d'avantage, laissant à un de ses hommes le soin de sa monture et inclina respectueusement la tête lorsqu'elle fut face au Missédois. «Soyez sûr que j'adresse à tout le Langecin ma plus sincère amitié et ma plus grande espérance quant à notre avenir commun».
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Théobald de la Courcelle
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MessageSujet: Re: Négocier pour l'avenir (Alanya )   Mer 15 Avr 2015 - 10:33



La réprimande fît sourire intérieurement le jeune baron, cette gaffe pouvait le servir. Si la baronne  le sous-estimé cela pourrait lui faire baisser sa garde. S'il n'avait pas les qualités requises pour gérer cette négociation jamais le duc de Langehack ne l'aurait chargé de cette affaire.  Si la baronne ignorait se point les négociations n'en seraient que meilleurs, même si l'orgueil du jeune homme en sortait froissé, sa mission serait accompli.  La baronne était connue pour sa grande ambition mais aussi pour son point de vu tout particulier quand au respect des serments. Ainsi il avait été convenu d'être méfiant plus que dans toute autre négociation.

Je suis heureux de constater que les regles de politesses sont encore cheres à certains dans en ses temps troublés. Je suis plus qu'honoré d'avoir eu droit à une si agréable leçon  ... Votre honneur.

Après quelques échanges d'amabilité le baron escorta la baronne d'Alonna jusqu'à l'étage, lieu de la négociation. Après avoir proposé quelques boissons, pâtisserie et autres douceurs les negociations commencèrent. Théobald parla le premier et exposa les grandes lignes de l'accord.

Le langecin propose donc un accord de commerce entre nos territoires.  Son excellence le duc Oschide Anoszia a déjà évoqué une aide financière afin de développer votre commerce fluvial.  L'accord qui suit a pour  objectif de profiter de se développement mais aussi de l'accentuer.  Nous évoquerons par ailleurs des points officieux qui iront de pair avec cet accord mais ne devront pas être dévoilé.

Ainsi le duché de Langehack et la baronnie de Missède  souhaite l'autorisation de la baronnie d'Alonna quand à l'installation de marchand langecin et missèdois sur ses terres.  Des marchands d'Alonna pourront faire de même sur les terres du duché de Langehack et de la baronnie de Missède. Cela afin de dynamiser le commerce entre nos territoires. Cette mesure permettra au langecin d'accéder aux productions du nord mais aussi d'accéder à de nouveaux marchés pour les productions du sud et du médian.    Inversement la baronnie d'Alonna pourra ainsi exporter en direction du sud et du médian cela grâce aux infrastructures portuaire présente à Isgaard.

Ainsi les mines de l'Alonna pourront profiter  d'investissements importants et pourront aussi  fournir le langecin en minerais.  Les marchands aideront aussi à dynamiser le commerce fluvial mais  aussi à soutenir le transfert de marchandise, notamment celles provenant de Nanie.  Ces échanges permettront aux acteurs de ce commerce de s'enrichir grâce aux profits et aux taxes.  En ces temps troublés nous espérons ainsi qu'une ère de prospérité pourra ainsi se dégager.

Cet accord  aussi pour objectif de créer de nouveaux liens entre les divers territoires concernés. Les échanges permettront aux divers territoires de mieux se connaitre et de profiter des liens commerciaux qui peuvent devenir des liens plus profonds. Ainsi nous espérons qu'après disparition des signataires de cet accord les territoires continuent leurs échanges et se soutiennent dans les moments les plus durs. Cet accord de commerce  a pour  objectif de créer des liens fort entre nos territoires, et non plus seulement entre les dirigeants.

En effet cet accord sous-entend  que les puissances signataires se soutiennent politiquement et économiquement afin de faire valoir leurs droits et défendre leurs intérêts.  Ainsi au vu des soutiens accordés au duc d'Erac nous constatons que le baron d'Etherna en fait parti. Nous proposons donc notre soutien à la baronnie d'Alonna contre toute ingérence de la baronnie d'Etherna. Nous espérons réciprocité de la baronnie d'Alonna. Ce dernier point est évidemment officieux afin d’éviter de  jeter un trouble encore plus grand en péninsule.


Sur ces belles paroles Théobald  attendit la réponse de la baronne. Mais étrangement ce ne fût qu’une fois ses attentions dites qu’il remarqua la beauté de la baronne en face de lui.  Trop concentré sur sa mission son esprit n’avait put s’égarer.  Le jeune baron se dit alors que faire durer les négociations ne serait pas un mal…

 
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Alanya de Broissieux
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MessageSujet: Re: Négocier pour l'avenir (Alanya )   Mer 15 Avr 2015 - 22:56


Jamais la baronne n'avait mis le pied en Missède et pourtant cette terre du Langecin avait gagné en renommé et en superbe depuis des années. A l'image de sa terre suzeraine, elle était baignée dans un soleil plaisant et dans la douceur de vivre. Du moins c'est ce qu'imaginait fort bien Alanya.
Elle n'avait connu que la rudesse du Nord et malgré tout ce voyage, elle en regrettait presque la fine bruine de printemps et l'odeur si particulière de la forêt humide et froide. Connaissaient-ils, eux ces suderons, le bonheur de la brume pâle éclairée par le petit matin? La fraîcheur des nuits et la clareté du ciel faisait de l'Alonna un paradis insoupçonné. Malheureusement les nouvelles n'étaient pas bonnes, et si elles n'étaient pas encore tout à fait mauvaises, cela restait une préoccupation pour la jeune femme qui jamais n'avait pensé qu'au bien de sa terre et de ses gens. Que retrouverait-elle une fois revenu dans le castel d'Alonna? Elle n'avait pas peur de l'ingérence des siens, elle avait placé sa confiance en ceux qui ne pourraient pas la trahir sans conséquences, des gens qu'elle avait fait pour la plupart et qu'elle pourrait défaire ou que d'autre pourrait renvoyer dans l'oubli. Ses pensées s'arrêtèrent sur Hermance, son capitaine de la garde et nouveau sénéchal. La guerre approchait à nouveau des frontières et elle craignait n'arriver à temps pour gérer elle aussi le conflit. Après tout, elle n'avait pas reçu toute ces leçon de politique et de stratégie militaire en vain. Parfois elle se demandait même si son Protecteur n'avait pas vu l'avenir, lui qui lui avait tout offert au détriment même de feu son mari et cousin, le baron Desmond de Broissieux.
Parfois il lui arrivait de le regretter. Elle avait grandit avec cet homme aussi beau et froid que le Nord. Son cousin était habile à la guerre -ceux pour quoi il avait été entrainé plus que de raison. Mais quand il s'agissait des affaires de gérance ou de coeur, son inexpérience avait fait de lui une ombre qu'abhorrait Alanya. Elle le haissait tellement qu'elle avait fini par creuser elle-même la tombe dans laquelle elle l'avait poussé peu après son départ.
Si le jeune et fringuant Théobald de la Courcelle ignorait jusqu'où était capable d'aller son interlocutrice pour parvenir à ses fins, il n'ignorait en rien de son ambition et elle savait que le Duc d'Anoszia avait fait de lui son bras droit. La belle ne doutait pas des compétences du baron par ailleurs mais elle n'avait pas l'habitude d'être tendre et même l'ancien capitaine Royal devait se souvenir de l'amère première rencontre dans la tente de commandement du Seigneur de Clairessac, devenu par la suite et à force de tempérance son allié. De toute façon, le Cerf lui avait bien prouvé par son entrée en matière qu'ils n'étaient pas là pour quelques flagorneries de noblesse, mais bel et bien pour envisager l'Avenir. Oh, la Douce n'était pas dupe et elle se doutait que l'ainé des Anoszia était, tout comme son père, un dragon. Ils n'étaient pas là uniquement pour parler de paix mais aussi pour pouvoir se négocier une belle part dans le gateau laissé par la Régente et l'Ancien Régime. En soudant la terre et en faisant les bonnes alliances, la baronne s'assurait une bonne place et surtout, la réussite de ses projets à venir dont personne ne connaissait exactement la teneur.
Ils s'installèrent dans une pièce coquette, qui aurait presque semblé intacte si l'on avait ommis les quelques meubles déparaillés, trouvés certainement dans les demeures voisines. Alanya refusa tour à tour les mets qu'on lui proposait sauf la coupe de vin car il n'y ai de meilleurs négociations que celles liées par le sang de la vigne. Elle écouta Théobald avec attention, n'omettant rien de ce qui lui disait. Il parlait sans détour et cela lui plaisait. Une fois qu'il eut terminé, elle prit une gorgée de son brevage andrinople avant de reposer avec grâce la coupe sur la table, croisant les jambes et fondant un regard glacé sur le baron.
«N'avez vous pas peur de nouer un quelconque accord avec moi?», elle eut un petit sourire en coin, un rictus qui lui était propre lorsqu'elle s'amusait d'elle-même. Elle ne lui laissa pourtant pas le loisir de répondre. Il s'agissait plus d'une réthorique. Bien sûr qu'ils craignaient tous de faire un quelconque accord avec la Baronne Félonne et elle s'en gaussait assez pour que ça lui rende service. Elle se connaissait et savait que sa loyauté était toute claire lorsqu'on lui laissait assez de libre-arbitre et plus encore, lorsqu'on la traitait avec le même genre d'égalité que l'on élevait les gens du Nord. Un boulanger avait autant le droit de vivre que n'importe quel autre, qu'il sois soldat ou seigneur. Elle aimait à faire respecter ce vieux principe, quand bien même sa réputation la précède.
«N'ayez crainte, j'ai bien trop d'estime pour votre suzerain. Bientôt il sera le parrain de mon enfant à naître, et je ne voudrait pas froisser les Dieux en lui donnant une raison suffiasante pour m'en vouloir. Pardonnez-moi d'ailleurs votre Honneur si par la suite je vous parle sans ornement mais vous semblait autant enclin que moi pour les phrases pompeuses que notre rang nous oblige à formuler, même lorsqu'il s'agit d'une chose aussi importante qu'une négociation.
Vous avez mon seigneur emis plusieurs points qui me plaisent à entendre. Je serais ravie de faire fructifier l'accord que j'ai déjà établit avec le Langecin par votre intermédiaire mais je ne suis pas dupe, et si Oschide vous envoie négocier pour l'entièreté du Langecin c'est que vous avez un rôle à jouer dans l'établissement de ce nouveau royaume et entendez moi bien: personne ici n'ignore ni mon ambition ni mes capacités à obtenir ce que je souhaite. Et il me semble que le duc vous ai pris pour égal, aussi j'en ferais de même. Mes amis sont mes alliés mais mes alliés ne sont pas forcément des amis. Soyez mon ami et je vous aiderai autant que je le peux. . A vous de choisir lequel des deux vous voulez devenir et auquel cas je me ferais une joie de vous répondre.
»
«Je ne souhaite qu'être votre ami, mais sachez avant tout que je suis un homme fidele à ses serments. Ainsi je ne trahirai jamais le confiance de mon suzerain. Le duc étant aussi votre ami il n'y aura guere de soucis. Cepandant je ne ferai rien au nom de notre amitié qui puisse enfreindre mon serment.»
«Il n'en sera rien, soyez-en certain. Comme je vous l'ai dit, le Duc est un ami et je ne marche jamais contre ceux que j'apprécie assez pour les considérer comme tels. Je suis d'ailleurs heureuse de voir que votre volonté de prospérité n'est pas seulement du fait de votre rang et cela me rassure sur vos intentions.
Maintenant que nous nous sommes mis au clair quant à notre investissement moral, j'entends remanier quelques points de votre accord préalable. Tout d'abord sachez que je serais ravie d'offrir sur ma terre un acceuil pour vos marchandises et marchands, qu'il me plairait aussi d'installer dans vos grandes citées des Alonnais tout prêt à commercer avec le Sud. Mais je ne le ferais pas à n'importe quel prix et j'entends que cela me rapporte autant qu'à vous aussi je vous propose de fixer les taxes à vingt pour cent des revenus mensuels de chacun des comptoirs, que cela sois pour vous ou pour nous. Le transit des marchandises pour la nanie sera taxé de cinq pour cent, de même que les dépôts pour le Médian ou les marchés Thaaries le seront pour vous sauf lorsqu'il s'agira de très gros chargements. Ceux-ci le seront à dix pour cent.
Pour ce qui est des mines de l'Alonnan, je ne peux vous offrir le minerais brut. Nous avons l'une des plus grande force armée du Royaume aussi comprenez qu'il faut renouveler très régulièrement armes et armures. En revanche, je peux vous offrir le meilleur de nos forges en faisant importer autant que possible nos produits de guerre. De même, vous disposez de grands savoirs dans le Langecins et nous avons les meilleurs ingénieurs et stratèges militaires de la Sgarde à Ydril. Montons un collège de savants qui pourraient se réunir aussi souvent qu'ils le désirent afin de créer des objets qui pourront nous être utile autant d'un point de vue urbain que militaire ou même domestique. Ainsi nos deux contrées seront dotées de ce qui se fait de mieux, de la médecine à l'art culinaire.
Officieusement, de tels échanges scelleraient bien plus qu'économiquement le Langecin et l'Alonnan et je vous remercie de clarifier votre soutien en cas, pour reprendre vos termes, d'ingérence du Seigneur Clairessac».
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Théobald de la Courcelle
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MessageSujet: Re: Négocier pour l'avenir (Alanya )   Mer 22 Avr 2015 - 15:19




Théobald écouta avec attention la baronne. Elle semblait s’amuser de sa réputation après avoir rejeté la suzeraineté de Jérôme de Clairssac. La baronne parlait sans détour ce qui plaisait au baron. Au moins cela éviterais de passer des heures à parler dans le vide.  L’époque était à la guerre et la constitution d’un nouveau royaume, et non pas aux joutes oratoires. Le temps était ici une denrée précieuse qu’il ne fallait pas épuiser.  La baronne parlait aussi d’amitié ce qui laissa le baron quelque peu sceptique. Mais si cela pouvait aider la baronne à avoir confiance en lui. De plus une réelle amitié pouvait en émerger, la baronne était une personne franche et semblait ne pas manquer d'esprit , cela ne déplaisait pas au jeune baron. Et puis la baronne n’était pas désagréable à regarder ce qui aida surement Théobald à accepter cette amitié.  Au moins elle ne refusait en rien les propositions du Langecin et éclaircissais de nombreux points.  Elle entra rapidement dans les détails de l’accord ce qui promettait une signature rapide du traité de commerce.   Des comptoirs pourraient ainsi être crées, même si Théobald savait que le langecin étant plus commerçant la création de comptoir serait surtout de son fait. Cependant plusieurs points ne plaisaient guère au jeune baron et il n’allait pas hésiter à le dire. Le duc lui  avait accordé sa confiance il ne pouvait pas la bafouer maintenant.  

Les taxes me semblent convenables dans leur ensemble mais je pense que taxer les comptoirs à 20% est une erreur.  En effet il faut aux marchands un trajet assez longs entre nos terres et déjà s’acquitter de taxes de passages dans nos ports ou route.  Ainsi une taxe trop élevé pour un comptoir risque surtout de dissuader d’éventuels marchands. 10% me semble être une taxe tout à fait raisonnable.  

Quand au minerai je crains que ce dernier ne soit le véritable intérêt de nos marchands pour le commerce avec vos terres. Les armes ont une capacité d’usure assez limité et dans le langecin nous n’en avons pas le même besoin. Ainsi le seul commerce des armes ne pourrait suffire à créer un commerce d'importance.   Je suis quelques peu circonspect quand au peu de minerais présent sur vos terres.  Mais si tel est le cas nous pouvons vous aider à l’extraction de ce minerai en créant à Missède une compagnie des mines Alonnaises, il s’agit de réunir des investisseurs langecin ou Alonnais afin de soutenir l’extraction de minerais sur vos terres.  Votre économie ainsi que la notre ne pourrait que mieux s’en porter.

Quand au collège de savant je trouve cette proposition plus qu’intéressante. Nous pourrons ainsi profiter du savoir de toutes nos terres.  Et en effet cela lierai nos terres plus que nous l’espérions.  Il nous faudra cependant éclaircir  les attributions, les locaux ainsi que le fonctionnement de ce college. Mais cela peut tout à fait s’effecteur ultérieurement, quand l’époque sera à la paix.   Quand au baron d’Eterna nous souhaitons avant tout être en bon terme avec lui, mais ne connaissait pas ses positions nous nous devons d’être prudent. Ainsi nous ferons pression sur ce dernier s’il cherche à vous reprendre votre titre.  Nous devons lui faire comprendre que vous avez des amis et qu’il doit accepter ce qui c’est passé.

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Alanya de Broissieux
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MessageSujet: Re: Négocier pour l'avenir (Alanya )   Ven 24 Avr 2015 - 16:59


Plus les négociations avançaient plus la belle trouvait ce fringuant baron venu du sud fort intéréssant. Sa jeunesse et son inexpérience ne se voyaient presque pas alors qu'il argumentait encore sur l'arrangement qui était en train de se profiler. En l'observant attentivement, un sourire naquit sur ses lèvres. Il avait la beauté frêle d'un enfant tout juste adulte pourtant son sérieux et sa mine grave tranchait avec le reste de son physique. Il avait été à bonne école et malgré tout, elle savait très bien qu'Oschide ne faisait cela que de manière à le former pour une tâche bien plus grande que la simple régence de sa baronnie. Elle était d'ailleurs curieuse d'apprendre le rôle que jouerait de la Courcelle dans la suite des évènements. Elle ne se priverait d'ailleurs pas de le demander. Elle n'aimait pas beaucoup ignorer les choses, surtout lorsqu'elles se déroulaient sous son nez.
Ecoutant patiemment le baron, elle hochait la tête pour lui indiquer son accord et fronçait les sourcils quand le point restait à éclaircir. Alanya savait que les négociations étaient sur leur fin et cela lui plaisait. Les deux jeunes gens avaient fait vite pour trouver un arrangement décent, bien que cela ait déjà été travaillé en amont par le Duc lui même. Lorsque Théobald eu fini, elle se leva sereine et parcoura gracieusement la salle: elle n'aimait que peu rester assise sagement. Elle était de celles qui avaient besoin de toucher, de marcher, de sentir. Elle était de celles qui n'étaient pas faite pour quatre murs mais pour les voyages, aussi loin fussent-ils.
«Reprenons dans l'ordre. Je vous accorde que pour une installation, vingt pour cent peut paraitre élever. Aussi pourrait-on s'arranger de manière à établir les cinq premières années à dix pour cent comme vous le suggérez, et si le commerce fonctionne bien, taxer de deux pour cent à chaque nouvelle année -et ce jusqu'à atteindre les taxes énoncées de bases. Nous ne sommes pas là pour prendre à la gorge les travailleurs après tout.» La baronne eut un petit rire tandis qu'elle s'accoudait à son ancien dossier pour regarder son interlocuteur. «Mais revenons à ce que vous disiez concernant l'exploitation des mines. Nous estimons encore trop peu rentable notre extraction pour tirer d'autres gisements. Cela représente un très gros investissement et une main d'oeuvre que l'Alonnan ne peut fournir à elle seule. Cependant quelques filons de fer et d'or restent à exploiter et je serais ravie de voir se créer un échange tant humain que matériel en ce sens. Promettez d'investir pour moitié dans nos mines et vous aurez une rente identique à votre mise de départ. Ces gisements seront de fait à mitié vôtre ce qui scellera -je pense- pour de bon notre entente commune en matière de commerce.» Elle reprit sa petite route, marchant d'un pas léger en observant les tapisseries qui avaient été déposé dans la salle pour la décorer. «Vous avez bon goût Monseigneur. Un goût qui sera profitable à notre collège de savants, quand la paix reviendra dans ce royaume bien trop meurtris.» Alanya se retourna en caressant le tissus brodé du bout des doigts. «Etablissez nos accords par écrit au plus vite et je reviendrais auprès de vous apposer mon sceau et ma signature.»
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Théobald de la Courcelle
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MessageSujet: Re: Négocier pour l'avenir (Alanya )   Jeu 14 Mai 2015 - 10:47




Les derniers mots de la baronne symbolisaient bien les nouvelles relations entre le Langecin et Alonna.  Même si la baronne s’entendait bien avec le duc Oschide Anoszia il n’y avait pas encore eu d’accord officiel.   Le traité était fondé sur un respect mutuel entre les dirigeants mais aussi, et surtout, sur les gains dont on pouvait en tirer.  Ces deux raisons permettaient d’espérer que le traité sera durable.  

Lorsque Théobald revint dans son manoir il fît appeler  plusieurs clercs missedois. Cela faisait un moment que la présence missedoise   s’effectuée  autrement que par l’armée. Des fonctionnaires et des marchands s’installaient dans la capitale afin de profiter de la nouvelle position de Missède.  Ainsi il n’était pas difficile pour Théobald de trouver des gens capables de la servir dans de très nombreux domaines.  Les clercs en question avaient pour instruction de rédiger le traité de commerce en fonction des clauses négociées précédemment avec la baronne.  Ce travail ne dura pas très longtemps, les deux partis étant rapidement parvenu à un accord et n’ayant pas complexifié le traité. Les choses simples étant souvent les plus efficaces.

Une fois le traité terminé le baron de Missede y apposa son sceau, et apporta le traité à son duc pour que ce dernier puisse le signer à son tour.  Le suzerain de Théobald donna l’accord au traité et apposa à son tour son sceau. Le jeune baron était fier de voir à coté du dragon des Anoszia le cerf des de la Courcelle. Il fallait maintenant compter sur Missède et Théobad en tirai légitimité ainsi que respect.  Toutes ces formalités ne prirent qu’une journée.  Le baron pût ainsi envoyer un messager à la baronne d’Alonna afin de lui annoncer la bonne nouvelle. La réunion était fixée le lendemain en milieu d’après midi.

Théobald fût heureux de voir la baronne arriver, non seulement parce qu’elle lui était sympathique mais aussi parce que son travail allait  être reconnu.  Tout était prêt pour accueillir la baronne. Des vins de qualité, des pâtisseries missedoise, des fruits  frais ainsi que le traité bien en valeur sur la table des négociations.

Ravi de vous revoir votre excellence, le traité est fin prêt et n’attend plus que votre signature. Mais si vous souhaitez vous un verre ou quoique ce soit d’autres nous serons ravi de fournir ce que vous réclamer.



Le jeune baron emmena ensuite la baronne à l’étage et lui présenta le traité :


Citation :
Traité relatif au commerce et aux relations entre l'Alonna et le Langecin

Article 1 : Les marchands des  puissances signataires du traité de commerce auront toutes les autorisations nécessaires à leurs installations dans les territoires contrôlés par ces mêmes puissances.

Article 1 bis : La sécurité des marchands et de leur bien est assurée par les puissances signataires.

Article 1 ter : En cas de procès, si un marchand est  attaqué en justice, ce dernier peut choisir entre le droit de son territoire d'origine ou celui du territoire où il se trouve.  Au contraire si le marchand est l'accusateur  le jugement se fera selon le droit du défendeur. Sauf si ce dernier est aussi un marchand d'une des puissances signataires. Dans ce cas le marchand défendeur peut choisir le droit qui s'appliquera comme prévu dans cet article.

Article 2 : Le transit des produits par les marchands des puissances signataires  sera taxé à hauteur de 5%.

Article 2 bis : Les comptoirs des puissances signataires seront taxés  à hauteur de 10%.

Article 2 ter : Dans 5 ans les puissances signataires se retrouveront et renégocieront les taxes

Article 3 : Afin de soutenir le développement des mines en Alonna une compagnie des mines Alonnaise sera crée et sera ouverte à tout investisseur provenant des puissances signataires.

Article 3 bis : L'Alonna s'engage à envoyer des conseillers militaires dans le Langecin .

Article 4 : Les puissances signataires du traité s'engagent à se soutenir politiquement et à protéger leurs intérêts. Ce traité ne valide aucune alliance militaire.

Article 4 bis: Un collège des savants commun aux puissances signataires devra être fondé. Les puissances s'engagent à se retrouver et à  prendre toutes les mesures nécessaires à la création de ce collège
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Alanya de Broissieux
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MessageSujet: Re: Négocier pour l'avenir (Alanya )   Dim 17 Mai 2015 - 19:54


«Ma Dame, son Honneur Théobald de Courcelle vous convie à vous joindre à lui demain dans la journée pour finaliser vos accords.»
Le messager portait des vêtements aux couleurs de la famille qu'il servait et il ne serait pas étonnant de voir frapper quelque part le Cerf de Missède. Alanya était dans la demeure où elle avait choisi de s'installer plus tôt, à table. Elle était autant agacée d'être dérangée durant son repas qu'impatiente d'en finir avec les négociations du Langecin. Elle en avait assez de se justifier chaque jour et signer le vélin permettrait de figer dans le temps une alliance qu'elle espérait fructueuse sans que ses nouveaux «alliés» ne s'inquiète pour leur terre et la véracité des propos qu'ils entretenaient avec la baronne d'Alonna. Sa réputation la précédée un peu trop et elle espérait faire taire les plus bavard avec cet accord.
«Eh bien allez transmettre à son Honneur que je serais chez lui demain au plus tôt, lorsque mes affaires seront réglées. Dîtes-lui aussi que je me réjouit de la rapidité de l'établissement de notre traité et que je me fais une joie de le signer dès que possible.»
Elle ne mentait pas et son regard, bien qu'inquisiteur restait franc. Elle congédia le messager d'un geste de la main et repris sa sustantation là où elle l'avait laissé. Cela faisait plusieurs jours qu'elle n'avait pas réellement pris le temps de se nourrir convenablement et au matin, elle s'était sentit faible. C'est qu'à présent elle se nourrissait pour deux et elle avait tendance à l'oublier facilement. L'on pénétra à nouveau dans la salle à manger mais les pas ne ressemblaient pas à ceux des deux servantes que la baronne avait embauché de la rue pour quelques piecettes par énnéade. Aucun de ses gens n'était esclave et elle mettait autant de force que possible à faire respecter ces valeurs propres aux personnes du Nord.
Une petite tête rousse apparut face à elle, à l'autre bout de la massive table de bois brut, de bonne facture mais sans trop de valeur. Les anciens propriétaires de la maison qu'elle habitait semblait être de nouveaux bourgeois avec des moyens qui ne conccurençaient pas encore les richesses de la noblesse. Alanya s'arrêta une nouvelle fois, essuyant ses mains après les avoir trempées dans un bol d'eau propre. «Que me eux-tu Ingrid?». Elle n'avait été ni méchante ni sèche. Elle appréciait froncièrement la jeune demoiselle qui lui rappelait sa Angélique. Elle n'avait pu l'éduquer comme elle l'aurait voulu, aussi elle espérait laver son âme en aidant cette dame de compagnie qui avait un temps été servante au castel de la capitale de l'Alonnan. «Ma Dame, je ne voulais pas vous déranger, je vais me retirer». La rousse s'inclina respectueusement et tourna les talons mais dans un soupir lassif, la baronne la rappela: «Reste. Prends un siège et dis moi ce qui ne pouvait attendre le souper». La Dame de Broissieux était préoccupée. L'énnéade précédente elle avait reçu des nouvelles d'Odias, un fidèle ami, seigneur de Wacume qui était partit en Sgarde auprès du Corbeau et la belle ne trouvait encore aucun mot pour réparer la bévue qu'ils avaient commis en Alonnan durant son absence.
«Vous m'avez confié une mission ma Dame et je viens vous rendre compte». En effet, elle avait laissé sa jeunette trainer ses oreilles afin que rien ne lui échappe, en n'importe quelle circonstance. «Bien. Je t'écoute Ingrid mais prend garde à ce que tu me diras». Elle venait de prendre un air sévère afin que la petite ne se mette pas à raconter les malheurs de la boulangère ou celle du forgeron qui n'avait plus de forge. Ce genre de ragots lui importait peu. «Je... Oui ma Dame».
«J'ai entendu nombreuses choses. L'on dit que le Duc Anoszia ne serait pas venu à la capitale que pour la noblesse de son coeur et la vaillance de ses valeurs».
«Attention Ingrid...», le ton était menaçant. La baronne savait pertinnement ce qui se tramait, il ne fallait pas être voyante pour le comprendre mais elle était curieuse d'entendre ce qui se disait dans la rue, auprès des bourgeois, des soldats ou même des servants. Et même si sa curiosité aurait pu être maladive, elle n'accepterait pas que l'on crache de trop sur ses alliés les plus inffluents.
«Ma Dame, je ne fais que rapporter ce que j'ai entendu. Je... Je ne voudrais pas mettre en doute vos choix, aucunement».
«Je l'espère. Donc tu disais?».
«Il se chuchote que son alliance avec le Boucher du Médian n'est pas anodine et que ce dernier lui aurait promis quelques avantages non négligeab...».
«Je le veux. A ton avis, un partisan aussi inffluent économiquement ne mérite pas quelques avantages de plus? L'on attire pas les gros poissons avec des appâts pour petits et inversement. Ce ne serait ni logique ni intelligent. Et puis dois-je te rappeler le poids de la famille Anoszia? Même la femme du Grand-Duc a du sang commun avec eux. Il ne serait pas prudent de froisser l'une des plus vieilles et riche famille de la noblesse, même si ces derniers n'ont pas forcément d'interêts à rejoindre l'Etréventine. Ils pourraient très bien faire cessession à leur tour. Imagines-tu les répercussions? Pire encore, avec les bonnes alliances, ils pourraient reprendre le pouvoir».
«Oui ma Dame, mais l'on dit que le Duc du Langecin cherche non seulement à tirer bénéfices mais aussi à placer des personnes au plus haut». La Baronne eut un sourire en coin. Bien sûr qu'il le voulait, sinon que ferait Théobald à ses côtés, réglant des arrangements en son nom? Elle appréciait beaucoup ce jeune homme. Et Oschide avait été à bonne école. Il semblait qu'il avait plus d'ambition que son père.
«Parle.»
«L'on dit que l'on aurait vu un certain Henri de Montecale. Selon certains ce serait un très bon ingénieur naval et que le Duc en aurait fait son conseiller principal dans son domaine».
«Intéréssant. Cela en dis plus long sur ses revendications futures. M'enfin, cela ne te concerne nullement. Poursuis».
«Le baron de Missède s'est non seulement installé militairement avec son Duc mais l'on raconte qu'il commence à s'installer économiquement et politiquement. Je n'en sais pas plus mais, Ma Dame, promettez-moi de rester prudente... Les gens du Sud ne sont pas sûrs et ne servent que leurs interêts...»
«Ingrid, n'était-ce pas ce que l'on fait aussi? Nous ne sommes pas là parce qu'il fait bon vivre à la capitale. Chacun des nobles présents ici va chercher à faire sa place. Certains auront plus de revendications que d'autres, mais au final nous sommes tous là pour obtenir les partis les plus justes dans une nouvelle royautée. Le Duc d'Anoszia est certes un ambitieux mais il est aussi militairement apte et il ne fera aucune folie. C'est un homme que j'apprécie pour ces qualités. Bien sûr qu'il ne cherchera pas seulement soutenir le nouveau roi mais aussi à s'impliquer autant que possible dans la nouvelle royauté. Pouvons-nous le condamner pour autant? Si c'était le cas, l'on m'aurait déjà passer les fers».
La petite rousse pensait encore que le monde était une vaste pleine de bonheur et de compréhension. Et il fallait le dire, Alanya s'assurait non seulement de son éducation pour en faire une Dame de compagnie compétente mais aussi qu'elle ne subisse pas les atrocités qui l'attendait au dehors, comme elle aurait aimer le faire pour sa soeur qui ne devait pas être bien plus vieille. «Je... Je comprends votre Honneur... Veuillez excuser mon ignorance...».
«Je t'excuse. Tu n'es pas habituée aux affaires de noblesses et voilà que je te jette dans la fosse au lion sans le moindre rudiment d'éducation polique».
La baronne claqua des doigts et demanda à la vieille femme qui s'avançait de faire porter une assiète pour sa protégée. C'était un acte de bonté qui cachait en réalité une demande de pardon muette.
«Je... Ma Dame je ne mérite pas tant d'honneur...»
«Tu me sers assez bien pour que je t'offre de manger aurpès de moi plutôt que dans les cuisines les restes froids des marmitons», la rousse rougit si fort qu'elle dû baisser la tête de honte.
«Vous.. Vous le saviez?...»
«Rien ne m'échappe, et certainement pas dans ma maison Ingrid», elle posa un regard froid sur la demoiselle qui n'osait même plus lever les yeux. «Sinon comment saurais-je qui ne m'est pas fidèle et qui sers les autres nobles?»
Un plateau tomba avec facas sur le sol. La baronne ne se retourna pas. Bien sûr qu'elle savait. Elle savait qu'elle était espionnée par d'autres. Il semblait d'ailleurs presque normal qu'il en soit ainsi. La seule chose qu'Alanya ignorait encore c'était qui les employer plus cher qu'elle. Et même si la réponse restait en suspend ce n'était pas le plus important dans le cas présent. «Allons ramassez et dépêchez vous de porter l'assiète jusqu'à la table la prochaine fois». Elle se leva et son corps élancé se mouva jusqu'à la sortie. «Mangez Ingrid. Nous nous retrouverons plus tard».

Le jour suivant était marqué d'un beau soleil dans la matinée et d'un voile nuageux au début d'après midi, lorsque la baronne décida de mettre fin aux quelques entrevues et à ses missives pressantes. Elle avait bsoin de quitter cette maison et de prendre un peu l'air pour rejoindre le baron de Missède. Même si cela faisait peu de temps qu'elle le connaissait et pourtant elle éprouvait un profonde sympathie pour ce dernier. Lui aussi avait encore beaucoup à apprendre et il semblait qu'il avait un bon professeur. Cela faisait depuis son arrivée qu'elle n'avait pas croisé le du du Langecin. Il était un homme occupé et elle savait qu'elle n'avait en rien à s'inquiéter pour lui. Elle fit venir deux servantes qui s'occupèrent de l'habiller comme elle se devait. Elle portait une longue robe de brocart bleu aux dessins soigneusement brodés au fil d'argent sur le haut avant de disparaitre dans une jupe bleue nuit. La baronne ne cacha pas son ventre qui s'arrondissait un peu cette fois-ci. Il ne se voyait que peu. L'on n'aurait rien remarqué si cela était la première fois que l'on croisait sa route. Et malgré sa déformation ponctuelle, elle était resplandissante. Elle avait une beauté particulière, une beauté sauvage, presque féline. Ce n'était un standard de beauté comme on l'entendait alors. Alanya était grande et élancée, avec des formes de femmes faite. Sa démarche n'était pas cérémonieuse et ses hanches bougeaient de manière insolente. Son port de tête haut était encadré d'une cascade de cheveux bruns qui ne frisaient jamais. Ses yeux gris comme l'argent était perçant et ses lèvres charnues sensuelles. Elle était une parfaite contradiction entre la violence et la douceur, la passion et la tendresse.
On avait fait préparer son cheval tandis qu'elle se préparait et un cri familier retentit au devant du porche qu'elle franchissait pour récupérer sa monture. Elle leva ses yeux et un sourire presque enfantin illumina son visage tandis que planait au dessus d'elle son faucon. Elle l'avait lâché quelques jours auparavent et elle ne l'avait pas vu reparaitre. Elle avait d'abord été patiente avant d'accepter sa disparition. Mais le voici qui planait fièrement comme le faucon Alonnan qu'il était. La journée semblait sous une bonne augure.
Lorsqu'elle arriva au batiment officiel qu'occupait le beau Théobald de Courcelle, on l'acceuilli avec un grand respect et une amicalité qui semblait presque étrange. Elle s'avança dans la grande salle du bas et s'inclina devant le baron de Missède en souriant sincèrement. «L'on m'a dit que vous n'attendiez que moi, votre Honneur. Je n'aurais su vous faire plus attendre». Elle rit un peu. Ce n'était qu'une boutade, il lui plaisait de rejoindre quelqu'un qui faisait un temps sois peu l'effort de ne pas montrer sa rivalité. Elle était las des vautours.
Ils montèrent à l'étage et sans plus de cérémonie, le jeune baron étala le vélin finement entâché d'une écriture gracieuse. Elle lut le traité et il ne semblait pas y avoir de fautes. A sa fin était déjà aposés les sceaux du Dragon et du Cerf avec les signatures respectives d'Oschide d'Anoszia, Duc du Langecin et de Théobald de Courcelle, baron de missède. Elle sourit et hocha la tête. Le traité ne portait aucune mention du soutien politique qu'ils avaient convenus mais elle savait qu'il s'agissait ici de deux hommes de paroles. «Portez moi une plume et de la cire que l'on en finisse avec tout cela». Elle fut servit dans la minute qui suivit et d'un geste gracieux elle apposa sa signature et son nom avant de faire fondre une cire rouge sur la papier et de tamponner la liquide chaud et épais du Faucon. «Permettez à mes copistes de consulter ce parchemin dans la semaine afin qu'une copie sois faite pour l'Alonnan, une pour Missède, une pour le Langecin afin que l'original reste dans les archives royales et que la Couronne sois garant de nous».
Le jeune homme sourit et acquiessa: «J'accepte que la Couronne sois garante de notre accord, car c'est un pouvoir neutre à qui nous devons tous rendre compte. Il n'y a pas meilleur choix».
«Je le pense aussi. Et si nous prenions le temps de bavarder un peu? A moins que vos obligations ne vous emmènent ailleurs pour la fin de l'après-midi?»
«Rien n'est plus important que les relations entre nos terres et je dois bien avouer que votre compagnie ne m'est pas désagréable. De quoi souhaitez vous parler, votre excellence?»
Alanya eut un petit rire franc. «Votre compagnie ne m'est pas désagréable non plus votre Honneur, cela ne gâche donc rien», elle reprit un peu de serieux avant d'aller verser deux coupes de vin et d'en tendre une à son hôte: «Je voulais vous faire part de mes inquiétudes. Les gens commencent à parler et mes informateurs m'ont rapporté de bien tristes rumeurs à votre sujet. Et même si cela est légitime et fondé car la plupart ne connaissent rien à la politique, j'ai peur que temps faisant, le discours n'ai plus la même teneur dans les rues». Elle s'inquiétait réellement de ce qui se disait aujourd'hui. Si déjà l'on voyait ses alliés comme des Dent-longues, qu'en serait-il demain?
«Je crains de ne pas comprendre. De quelles rumeurs parlez vous? Et de quels informateurs?»
«J'ai des gens fidèles à l'Alonnan que j'envoie sonder les rues. Les rumeurs et les ragots rapportent parfois des informations capitales comme en ce jour. Pour le moment il ne se dit rien de grave, rassurez-vous. Les gens ont du mal à concevoir qu'on ne sois pas là uniquement pour la décoration et que chacun à un rôle à jouer. Il se dit avant tout que le Grand-Duc du Médian a proposé quelques avantages à votre Duc et que ce dernier en profiterait pour vous placer, Henri de Montecale et vous-même au plus haut afin d'avoir la main mise sur le plus de pouvoir possible», elle but une petite gorgée et posa une main compréhensive sur le genou de l'homme mais ses yeux étaient perçant: «Bien sûr, nous savons tout deux ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas. Je ne suis pas dupe et vous non plus. C'est d'ailleurs en toute connaissance de cause que je vous soutiens. Méfiez-vous tout de même à ce que cette vilaine rumeur ne traine pas trop -ou pire- dégénère. N'offrez pas à des gens qui ne le mérite pas un moyen d'entâcher votre réputation et vos valeurs. Je ne sais que trop ce qu'il en coute».
«Ce ne sont pas des rumeurs votre Excellence, nous avons bien servi notre duc et ce dernier nous récompense. La loyauté est une vertu rare de nos jours»
«Et je trouve cela aussi juste que normal votre Honneur. Seulement ce n'est pas mon avis qui influt le plus l'avis populaire. Les pauvres gens ont seulement vus des armées rutilentes et des sillons ensanglantés traverser leurs contrées dévastées et prendre possession d'une capitale brulée. Comprenez aussi ces personnes là. Il est important que l'on ne se serve pas de vos récompenses et de l'implication de votre Duc et mon ami pour tourner à votre désavantage la situation», la belle plaça ses longs cheveux par dessus son épaule droite en soupirant. «Je suis moi-même actuellement espionnée par des serviteurs que j'ai embauché. Je ne sais pas encore qui tire les ficelles mais soyez prudent».
«Je vous remercie de vos conseils. Nous espérons que la bonne administration des terres nous donnera une meilleure légitimité aux yeux du peuple», il s'intérompit un instant pour siroter le liquide que j'avais plus tôt versé. «Des espions? Cela nous chagrine au plus haut point, si vous souhaitez de l'aide pour votre enquête...»
Alanya balaya la fin de sa phrase d'un mouvemnt gracieux de la main, offrant un sourire mystérieux au jeune baron: «Vous êtes fort aimable et je vous remercie de votre offre mais ce ne sera pas nécéssaire. Je doute que ça ne sois pour autre chose qu'obtenir des informations sur ce qu'il se trame autour du Médian et du Langecin et je ne suis pas tellement du genre à recevoir chez moi. Ils attendront des informations qui n'arriveront jamais. Cela me laissera toute la latitude nécéssaire pour remonter le fil jusqu'à leur employeur», elle posa la coupe à moitié pleine sur la table et se leva sans lacher son sourire qu'on ne savait ni menaçant ni espiègle ou même amusé: «Allons marcher. Je pense qu'une pause vous fera autant de bien qu'à moi-même».
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