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 Quelques fleurons pour impressionner la populace!

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Neleth Senjak
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MessageSujet: Quelques fleurons pour impressionner la populace!   Mer 29 Avr 2015 - 21:33

Ne lui demandais pas comment il s'est trouvé à Thaar, ca serait plus difficile à expliquer que d'essayer de ramener chez lui un ivrogne aveugle, sourd et muet. Surtout que Neleth Senjak, comme il aime le clamer haut et fort n'est pas un nomade. Non, cet homme de théâtre est plus sédentaire qu'un prisonnier laisser aux oubliettes. Il ne quitterait Langehack pour rien au monde, bon, si, pour une paire de jupons peut être. Mais pour le coup, point de jupons à l'horizon. Juste une vieille histoire de vol à la tire qui avait finir la tête la première caché dans des fûts de bière vide. Le seul problème, c'est que ces fûts étaient dans une charrette. Que cette charrette était sur un navire qui était près à appareiller pour le continent et quand ils s'en aperçurent, il était bien trop tard pour faire machine arrière. Car même en marchant sur les cordes, tel des funambules, la berge était trop loin et l'eau était froide.

"Une redingote à peine salit! Jamais de la vie."


Aurait-dit Klim aux milles bagues. Grand ami et compagnon de mauvaises aventures grimpés sur ce rafiot avec notre homme de théâtre à l'accent Langecien prononcé. Donc, pas question pour ces deux jeunes mortels que de retourner à Langehack en cette nuit noire. Non, ils trouvèrent mieux que de se révéler à l'équipage, échangeant leurs quatre bras pour qu'ils ne les jettent pas à l'océan ! C'est ainsi que plusieurs semaines plus tard, ils se retrouvèrent à terre. On leur conseilla de rejoindre une caravane de marchands qui se rendait à la péninsule par la terre ferme mais qui passait par Thaar. Et qu'ils devraient forcément "payer" d'une manière ou d'une autre leur place dans la caravane avant la fin du voyage.

Et c'est pour toutes ces raisons que les deux jeunes hommes se retrouvèrent dans l'une des rues festives de la nuit à se chamailler théâtralement pour ameuter du monde et espérer gagner piécettes. Et alors que le public s’amoncelait peu à peu, bloquant littéralement la rue, la chamaillerie se transformait peu à peu en un spectacle de duelliste, montant sur les tables et les rebords de fenêtres, balconnés et étals pour échanger quelques passes d'armes maîtrisées créant au passage quelques vagues de frayeurs et de fraîcheurs salvatrices à ce publique non frileux d'un peu de spectacle en cette nuit des plus mornes.

"Par sang bleu, comment as tu osé me voler mon bien le plus précieux !?"

Dit le premier homme vêtu d'une redingote bleu nuit ouverte sur le devant et d'une chemise révélant un torse nue et un pantalon marron ceinturé d'un tissu de lin en écharpe rouge.

"Ton bien le plus précieux ?! Mais je l'avais vu le premier !"


Dit le deuxième, Neleth, aux cheveux sombres mal rangés, la chemise beige ouverte et le pantalon de cuir marron bougeant sur ses appuies avec ses chausses de cuir pour percer la défense de son compagnon d'armes.

"Tu as déjà utilisé cette excuse, la dernière fois, tu ne peux pas être tous le temps aussi vif ! Bref, elle est à moi !"

Dit Klim en venant érafler la chemise et le côté gauche de notre duelliste laissant une trace rouge imbiber l'étoffe et un "hoo!" d’effrois hanter le publique.

"La dernière fois, c'était différent. Mais qu'importe, ce soir, tu dineras à la table des géants ! Oh. Meurs!"

Et mimant une passe-d'armes agile, d'un coup d'estoc calculé, il glisse sa lame entre le bras et le coeur de son adversaire, faisant croire au public qu'il l'avait tué. Klim jouant de manière dramatique sa propre fin. Laissant en énigme la raison de leur conflit et ne divulguant rien sur ce qui était précieux aux yeux des deux combattants pour amener à une telle mort.

"Maudit soit ton nom. Et que ton avidité infini emporte les tiens sur ... dix générations. Les géants y veilleront... roi des voleurs."

Et c'est ainsi qu'il termina allongé, les pieds en l'air, disparaissant aux yeux du public grâce au rebord d'une fenêtre du rez de chaussé, par laquelle, il était passé à travers. Et que Neleth s'inclina pour saluer son public d'une révérence de duelliste avant de s’exclamer.

"Mesdames et messieurs, si vous avez apprécié le spectacle. Vos pièces sonnantes et trébuchantes rempliront bien mieux nos estomacs que vos précieux applaudissements. Dans tous les cas, nous vous remercions pour votre attention dans cette lourde chaleur."

Il fit mine d'essuyer son front avec le revers de sa main pour mimer la lourdeur du climat puis continua.

"Et nous espérons que vous avez passé une agréable nuit en notre compagnie. Gentes dames, si quelqu'unes veulent bien réanimer mon empoté d'adversaire, soyez libre! Quand à moi, je vais aller me rafraichir. Douce nuit à vous, héros qui s'ignorent !"


Sur ces mots, il tenta de se frayer un chemin parmi la foule alors que quelques jeunes demoiselles partaient à la rescousse, un peu timide, vers le pauvre duelliste allongé derrière la dite fenêtre, espérant qu'il n'avait rien et qu'elles auraient des réponses aux énigmes qu'avaient révélées l'histoire. Qui sait si elles les auraient un jour.. et que serait-elles prêtes à faire pour les avoir... seule la nuit le saura.
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Eïnad'Alin Akar'Demlir
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MessageSujet: Re: Quelques fleurons pour impressionner la populace!   Jeu 30 Avr 2015 - 20:36


Dans l’un des plus beaux quartiers de Thaar, réservant tout un hôtel particulier, dans l’une des chambres décorées aux goûts de la princesse, sur le lit drapé de soie se trouvait Eïnad. La tête pendant du lit, ses jambes dressées contre un de piliers qui soutenait le voile du lit à baldaquin, elle scrutait la pièce.

Cette chambre accueillait également d’autres personnes. Ceux-ci étaient au nombre de trois. Une femme, douce et docile qui s’occupait des moindres caprices de sa maîtresse. Il y avait également deux hommes, mais pas pour les raisons dont vous imaginez. Non, car au premier coup d’œil, ils peuvent paraitre normaux mais ils ne l’étaient point.

« Je m’ennuie… » Dit-elle alors en accentuant sur la fin de son mot. « Je suis lasse… »

Alors qu’elle changea de position, ressentant le besoin de se redresser la tête, elle se coucha sur le ventre, plongeant son regard par la fenêtre. L’un des hommes approcha alors, avec une démarche qui pouvait interpeller. Il s’installa près de la princesse, au pied du lit et celle-ci se mit à lui caresser le cuir chevelu. L’autre se mit alors à avoir un petit rire satirique, sautillant de son fauteuil jusqu’au lit tel un gosse qui s’impatiente de recevoir une friandise.

« Et si nous sortions ?.... » Demanda-t-il alors qu’il venait de se remettre à genoux, les mains devant la bouche pour retenir son excitation. « Dites oui, Dites oui, Dites oui, Dites oui, Dites oui. » s’exclama-t-il.

Un sourire s’afficha sur le visage d’Eïnad. « Tu veux allez jouer ? » Lui dit-elle alors. A la simple écoute de ces mots, l’homme laissa sortir toute son excitation sautillant de joie dans la pièce en criant un simple « OUIIII. »

Le sourire de la semi se transforma alors en un petit rire. « Allons-y dans ce cas. » Dit-elle alors qu’elle se leva du lit. « Laissez-moi d’abord me préparer. Je risquerais de faire des envieuses en sortant ainsi, sans aucun tissu. »

Le deuxième homme s’était levé et se préparait également à partir. Il s’équipa de son armure en cuir et de ses diverses armes.

Les ruelles de Thaar les attendaient, mais il fallait rester discret. C’est donc habillé d’une robe bordeaux, assez sombre malgré ses goûts pour les couleurs vives, accompagnée d’une capuche qu’Eïnad sortit de son hôtel.

Ils déambulèrent dans la grande Thaar, cette ville n’avait aucune égale. L’ambiance qui y régnait était enivrante même pour le petit peuple. Mais Eïnad ne trouvait rien à son goût, elle qui était habituée à sa populace de Geresh, ces gens étaient différents et ne reflétaient pas l’esprit qu’elle recherchait.

C’est pourtant au détour d’une ruelle qu’elle vit un attroupement inhabituel, il semblerait que deux hommes se donnaient en spectacle. Ce n’était vraiment pas du goût de la semi, elle qui préférait les buveries plutôt qu’au théâtre.

Alors que le spectacle semblait se terminer, Eïnad prêta l’oreille. Son accent… cet homme ne venait pas de Thaar, ni même de L’ithri’Vaan. Elle le scruta, il était humain et plutôt agréable à regarder.

Des pièces volèrent sur les planches mais elle n’y fit pas attention. Toute son attention était fixée sur l’homme qui remerciait le publique.

Un de ses amis s’approcha d’elle.

« Lui. » dit-elle alors en murmurant. « Ce sera lui. »

Le garde sembla alors s’effacer et la foule ne sembla pas vouloir regagner leurs chaumières.

« ENCORE ! » Cria-t-elle alors. « Donne nous encore plus ! »

Elle prit alors une de ses petites bourses et le lança au pied de l’acteur. Son garde avait fait le tour de la foule et attendait le bon moment pour s'emparer du futur jouet d'Eïnad.
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Neleth Senjak
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MessageSujet: Re: Quelques fleurons pour impressionner la populace!   Ven 1 Mai 2015 - 11:43

Le maître d'art s'attendait à avoir du succès mais pas au point de réveiller quelques gens importants. Même si bon, il n'en savait rien. Il entendit juste la voix cristalline d'une femme au dialecte local. Voix suffisante pour qu'il s'arrête dans son entreprise et l'écoute. Se laissant aller à la détailler longuement des pieds à la gorge, la caressant de son regard d'artiste comme un sculpteur essayant de comprendre une statue qu'un dieu avait façonné. Oui, car seul un dieu aurait pu façonner le corps de cette femme rivalisant avec la perfection aux yeux de Neleth. Et ce fut suffisant pour qu'il réponde à sa requête.

Aussi, il s'approcha. Telle la brise courant lentement entre les arbres. Prenant possession de son environnement, de ce cercle formé par les passants, de l'air qui l'entoure. Plus personne ne pourrait bientôt respirer sans qu'il n'en donne l'autorisation. C'était ca, être maître d'art, savoir prendre possession de l'environnement. Et pourtant, il n'avait rien dit, il avait juste fait quelques pas vers cette noble femme qui l'avait interpellé. Et peu à peu, il allait l'inviter à cette prise de possession du temps qu'il avait crée. Glissant près d'elle, sur le ton du murmure, il commença, comme s'il voulait lui faire une confidence, lui confier quelques mots secrets qu'elle seule pouvait entendre. Et c'est après l'avoir longuement regardé dans les yeux de son regard noisette qu'il observa son oreille gauche de très très près. Si près qu'elle pouvait presque sentir le souffle de ses mots caresser le lobe de son oreille. Et d'une voix très basse et lente, mue d'un art propre à son accent langecien, il lui confia :

"Pas maintenant.... il nous regarde."

Puis, glissant dans son dos avec la langueur d'un félin tournant autour d'une proie, il continua :

"Ce serait un réel plaisir que de vous en offrir plus. Mais je crains que l'art ne se commande pas. Et même s'IL le commandait, je lui offrirais la même réponse."

Il continua pour se retrouver près de son épaule droite et tendre le cou pour continuer son murmure :

"L'Art s'improvise, l'Art vous surprends, l'Art est unique et l'Art vous frappe subitement au visage aux moments où vous l'attendez point. Je puis vous en offrir plus, là, maintenant, mais la qualité sera plutôt médiocre. Je ne danse qu'avec la perfection...."

Il laissa sa phrase en suspend et continua en tendant sa main paume vers le ciel vers elle, lui faisant maintenant face, plongeant son regard dans le sien pour finir sa phrase après un court silence :

"... m'inviteriez vous à danser avec vous ? Loin de SON regard, j'acculerais l'épuisement contre un mur pour pouvoir vous entendre crier "ENCORE" pendant des jours et vous offrir la jouissance des voies les plus exotiques de l'Art..."


Il laissa encore une pause pour conclure avec une condition :

"... si la muse de l'inspiration m’accueille dans ses bras chaud. Je ne puis au final, rien promettre."

Sur ces mots frôlant l'exotisme et l'interdit, il en resta là. Et inclina la tête et légèrement le dos pour un douce révérence théâtrale attendant sa réponse. Laissant sa main en suspends vers Eïnad. Il en avait oublié de ramasser la bourse.
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Eïnad'Alin Akar'Demlir
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MessageSujet: Re: Quelques fleurons pour impressionner la populace!   Ven 1 Mai 2015 - 14:10

Immobile telle une statue, elle écouta chaque mot qui sortait de sa bouche. Le laissant ainsi s’amuser avec elle. Le public formait désormais un cercle autour d’eux et contempla le spectacle que leur offrait l’inconnu. Eïnad, quant à elle n’appréciait pas vraiment d’être mise en avant d’une telle façon. Après tout, elle parcourait les rues de Thaar discrètement. On pouvait dire qu’à présent, ce n’était plus le cas.

Un silence s’installa, l’homme fit une révérence en tendant sa main. Eïnad n’accepta pas l’invitation préférant se dévêtir de sa capuche laissant apparaitre son visage aux yeux de tous. Sa longue chevelure rousse en fit réagir plus d’un.

Des voix se levèrent dans la foule et l’un d’eux s’exclama dans un des nombreux dialectes que comptait l’Ithri’Vaan. Il semblait prétendre qu’elle était la Princesse de Geresh. La semi, quant à elle n’avait pas quitté l’homme des yeux. Après un court instant, elle s’exprima à son tour en Moyen-Oliyan et se présenta effectivement comme étant l’héritière de la seigneurie de Geresh.

Le péninsulaire ne pouvait rien comprendre à ce qu’il se passait ou à ce qu’elle disait. Mais cela l’importait peu, son jeu avait commencé. Eïnad, à son tour tourna autour de lui en continuant à s’adresser à la populace. Une fois terminé, la jeune femme insista sur un seul mot que pouvait comprendre l’humain car il suffisait de se rendre compte de la réaction du public qui se mit à se disperser.

La ruelle semblait se vider et devenir déserte. Désormais, la semi ne pouvait pas trainer. Elle n’avait après tout qu’un seul garde. Pourtant elle prit le temps de plonger son regard dans celui de l’acteur avant de s’approcher, posant sa main sur sa gorge et de le pousser contre la scène qui lui servait pour ses multiples représentations.

Le geste était tendre et aucunement menaçant. Son visage était proche du sien mais son regard se fixa sur la bouche de l’humain pendant que ses doigts, pâles et froids vinrent toucher puis jouer avec ses lèvres. Elle murmura alors quelques mots.

« J’improvise, je surprends et je suis unique. Suis-je une forme d’art ? »

La semi continua alors son ballet de caresses, dirigeant ses doigts vers sa nuque dont elle prit possession avant de le pousser contre un mur qui se trouvait non loin de là.

« Nous voilà contre un mur. » Souffla-t-elle à son oreille. « L’épuisement s’en est allé. Et je ne crie pas, je murmure….» Eïnad s’approcha de lui, collant son corps contre le sien. « Encore. »

Un rire s’échappa de sa bouche alors que la ruelle semblait à nouveau accueillir des passants.

« Je décide. » Dit-elle sérieusement en le regardant de face. « Souhaiteriez-vous une danse ? » lui demanda-t-elle en tendant sa main vers son garde qui lui rendit la petite bourse. Elle resta encore plantée là quelques secondes avant de défaire son emprise sur lui, plaçant dans ses mains la fameuse bourse qui pouvait lui servir à faire moult choses.

Des hommes s’engouffrèrent dans la ruelle plutôt déterminés à savoir si les rumeurs de sa présence étaient vraies.

« Princesse ! » Pouvait-on entendre de la part de son garde.

Un grand sourire s’afficha alors que son attention était encore portée sur l’acteur. Sa capuche vint retrouver sa place d’origine et cachait à nouveau son visage. Un jeu de chat allait commencer, à elle de ne pas se faire attraper mais cela l’amusait déjà.

« Je vous laisse le choix, mais faites le vite. » Lui dit-elle en lui tendant sa main.
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Neleth Senjak
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MessageSujet: Re: Quelques fleurons pour impressionner la populace!   Ven 1 Mai 2015 - 21:37

Neleth comprenait maints dialectes de la péninsule mais il était un peu rouillé en termes de langues exotiques. Il arrivait à lire certains passages d’œuvres théâtrales venant des quatre coins de ces terres mais souvent, c'était des vieux dialectes morts ou usés par le temps. Bien évidemment, il y avait de grands noms contemporains qui ressortaient mais ces noms menaient la vie dure face à la cité des lumières. La cité dont le poumon ne respirait qu'Art et encore Art. Langehack était la référence, c'était la grande, l'Art y était à son apogée et tous venaient de loin pour y prendre des leçons, publier leurs œuvres afin qu'elles soient reconnues du monde entier. Du coup, si il avait entendu parler de pièces exotiques, c'était souvent en Langecien. Et sédentaire qu'il était, il n'avait aucun réel moyen d'apprendre une langue étrangère, ni l'utilité. Les langues mortes étaient bien plus intéressantes pour un maître d'Art.

Tout ca pour dire qu'il ne comprit pas grand chose de la première partie de la conversation. Et il fut bien obliger d'utiliser ses connaissances en gestuelles et lecture des visages pour comprendre la situation. C'est ainsi qu'en regardant la foule à mesure qu'elle tournait autour de lui, il comprit un sentiment d'importance mais ne compris pas la dispersion. Était-ce de la frayeur ou avaient-ils répondu à un ordre émanant de cette personne ? Il n'en savait rien.

Puis, la surprise vint, quand il sentit ce regard posé profondément sur lui suivi de cette main menante tentant de l'acculer d'abord contre les tables qui avaient servie de scène puis contre un mur. Il se laissa faire, ne sentant aucun réel danger vu la douceur des gestes de sa compagne de danse et apprécia à sa juste valeur l'affection portée. Il aimait cette proximité, cette tendresse, tout cette grâce émanant de cette personne. Et les mots qu'elle prononça attisèrent sa curiosité. Et il était heureux d'avoir trouvé quelqu'un ayant envie de jouer au même jeu que lui.

C'est pour cela qu'il l'écouta longuement. Laissant le mot "Encore" profondément résonner au creux de son âme. Il adorait l'entendre dire ce mot. Tout autant qu'il adorait sentir son corps parfumer collé au sien. Appréciant son poids l'acculer avec douceur. Le battement de son coeur résonner contre le sien. Son souffle s'écraser contre lui. Sa poitrine se relever au rythme de la sienne. Et regretta terriblement de sentir cette proximité disparaître quand elle vint à rompre ce doux contact. Il ferma les yeux un instant, pour faire paix avec lui même et écouta sa question. Question brusquée par le garde et les hommes qui semblaient arriver en nombre.

Et ce qu'il allait faire, allait surement lui déchirer le coeur, mais il fallait qu'il le fasse. Jetant un dernier regard vers la foule qui approchait, il soupesa la bourse et la posa sur la main tendue pour finir par refermer ses mains sur la sienne avec douceur.

- Une philosophe. Vous m'intriguez. J'accepte cette danse avec grand plaisir. Mais tel un dieu, je suis soufflé par la brise et je me morcèle à chaque instant. L'Art ne s'achète pas. Si vous êtes assez vaillante pour sortir seule alors retrouvons nous sur la plus vaste des collines en tête à tête. Nous pourrons continuer cette agréable conversation philosophique dans la quiétude la plus grande. Car, j'ai beaucoup de choses à répondre à vos quelques mots.


Puis, il lui fit un clin d'oeil et souffla des mots muets comme pour sceller une promesse. Avant de lui chuchoter.

- Je crois que vous avez de la compagnie. Princesse. (Ce dernier mot fut dit dans un hasardeux Oliyan ancien. Langue morte depuis bien des temps dont on ne trouve trace que sur de vieilles pierres ou de vieux parchemins.)

Il la laissa sur ces mots et si personne ne l'en empêche tentera de disparaître dans une ruelle.
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Eïnad'Alin Akar'Demlir
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MessageSujet: Re: Quelques fleurons pour impressionner la populace!   Sam 2 Mai 2015 - 8:40


Des mots muets pour sceller une promesse, Eïnad les retiendrait. Alors qu’il s’engouffra dans une ruelle, la semi se mit à rire.

« J’adore ce jeu... » Dit-elle alors.

« Rhalé ! » Cria-t-elle ensuite.

L’esclave vêtu d’un long manteau et d’une capuche s’avança vers elle, reprenant ses habitudes de marche tel un chien soumis qui avance la queue entre les jambes vers une séance de coups de fouets.

« Tu veux jouer dis-moi, mon beau ? » Lui dit-elle, un sourire en coin.

Rhalé ne sut comment retenir son excitation, devinant déjà le prochain ordre de la belle.

« Très bien...  Va chercher tes compagnons et attrape-le ! »

Il n’en fallait pas plus pour voir l’homme s’en aller en vitesse courant après sa proie... sa balle. La semi voulait pimenter un peu le jeu. Eïnad se tourna alors vers la masse de personnes qui s’approchait de plus en plus. Affichant toujours un sourire... un rire vint combler le silence qui s’était installé.

Elle recula puis s’engouffra à son tour dans une ruelle, s’évadant ainsi de l’emprise de la menace. Elle parcourait ces rues et ruelles d’une facilité consternante en compagnie de son unique garde.

Sa destination, vous la connaissez.

De son côté, le chien avait fait appel à ses amis et pistait les traces de l’acteur. Certains parcouraient les toits de la cité, d’autres le suivait de près. Ils avaient reçu un ordre et entendait bien l’exécuter. Le péninsulaire courait, il semblait fuir ou bien courait il uniquement par envie. Se sentait-il peut-être menacé ?

La meute communiquait entre eux, l’assaut allait être donné sur cette proie dont ils ne savaient rien. Il fallait rester prudent.

C’est au détour d’une rue, dans une petite ruelle, qu’un homme décida de s’interposer dans la course du péninsulaire. Un deuxième vint le rejoindre, puis un troisième, et un quatrième. Entourant ainsi l’homme alors que d’autres s’ajoutaient de plus en plus.

Rhalé s’avança vers lui, tel un quadrupède venant sentir l’inconnu ayant fait un pas de trop dans son territoire. Il le reconnut et un sourire s’afficha sur son visage laissant apparaître des dents taillés en crocs. Ils s’avancèrent tous mais l’artiste ne laissa pas faire, engageant alors un combat.

Sortit de la ville, après avoir parcouru un certain temps la campagne Thaari, une colline fit son apparition. La marche était rude sur cette terre abrupte, il fallait réussir à monter, surtout lorsqu’on était chargé. Mais peu importe, la Princesse attendait depuis trop longtemps déjà.

Le sommet était vide de toute construction, laissant ainsi une vue sur les terres alentours. Faisant les cents pas, la belle attendait. C’était long, trop long.

Un grand sourire s’afficha lorsqu’elle vit apparaître au loin ses chiens. Après quelques instants d’attente supplémentaire, ils déposèrent à ses pieds un corps bâillonné dont la vue avait également été privée.

L’artiste devait surement se poser des questions. Il sera peut-être un peu plus farouche après ce sale coup mais cela importait peu Eïnad. Elle avait gagné la première partie.

Pieds et mains liés, un foulard cachant son regard ainsi qu’un autre l’empêchant d’émettre un son, la semi s’agenouilla devant lui et décida de le libérer de ses liens.

L’homme, à terre pouvait enfin découvrir l’identité de son ravisseur.

« Nous sommes sur une colline. » Lui dit-elle tendrement alors qu’il était à présent, totalement libre de ses mouvements mais également, totalement dénudé d’une quelconque arme, cachée ou non.

Elle scruta son visage, celui-ci semblait avoir reçu quelques coups.

« Ils vous ont blessé... quel dommage. » reprit-elle avant de poser sa main sur la joue de l’artiste. « Ne vous ais-je pas dis que je décidais ? » continua-t-elle, affichant un nouveau sourire.

Eïnad fit alors un signe de la main et les hommes qui l’entourèrent s’écartèrent, s’éloignèrent les laissant seule. Une erreur ? Peut-être mais la semi ne se sentait pas menacée et avait plus d’un tour, ou plutôt, plus d’une dague dans son sac au cas où l’artiste tenterait quelque chose. Il pouvait s'échapper s'il le souhaitait, cette fois-ci la semi le laisserait partir. Mais en avait il l'envie?

« L’art ne s’achète pas, mais je n’ai pas l’habitude que l’on me refuse quelque chose. Nous sommes seuls à présent, tel était votre souhait, n’est-ce pas ? » Continua-t-elle. « Vous m’intriguez, vous m’enivrez. Vous êtes... différent. »

Elle s’écarta alors de l’homme avant de lui lâcher un :

« Vous aviez des choses à me dire. Je vous écoute. »
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Neleth Senjak
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MessageSujet: Re: Quelques fleurons pour impressionner la populace!   Dim 3 Mai 2015 - 16:17

Le maître duelliste, si on peut seulement l'appeler maître vu ses compétences dans le domaine aura essayé de s'enfuir. Il comprit bien vite que c'était peine perdue. On lui barra la route, on tenta de l'attaquer. Bien fort furent punies ceux qui essayèrent en premier. La princesse verrait que deux de ses "esclaves" ne reviendraient pas.

Mais Neleth n'était pas fou. Ou en tout cas, pas suicidaire. Alors, face au nombre, il se rendit simplement. On le frappa, on l'attacha, on le désarma, on le bâillonna et on l'emmena hors de la ville. C'est ainsi qu'il se retrouva en plein air bien attaché. A croire qu'ils avaient peur de lui. Ce n'est pas pour cela qu'il allait gigoter ou se défendre, il avait déjà choisit sa destinée. Il posa donc son regard sur un visage familier et calmement, attendit de voir ce qui allait se passer.

A son grand bonheur, elle le libéra de ses entraves et il l'écouta marquer compatissance à ses blessures. Blessures superficielles, il avait déjà connu pire dans quelques batailles de taverne. Bref, une fois libéré, il se redressa sur son séant et passa sa main dans sa nuque plus par réflexe que pour vraiment détendre un muscle endolorie. Il ne put s'empêcher de sourire suite à ses mots à propos de l'Art et quand vint son tour de parler, il dit dans un accent péninsulaire profond, limite sur le ton du théâtre comique.

"Ce n'est pas cordiale que d'entraver un homme libre. Un artiste doit pouvoir suivre sa destinée pour pouvoir s'exprimer pleinement, créer, composer. Tel un dieu, donner vie."

Puis, il se redressa sur ses jambes et regarda au lointain avant de continuer. Cherchant l'océan. Il ignora les questions au sujet de son état physique et s'attaqua au gros du sujet.

"Vous voulez m'entendre. Et pourtant je vous ai déjà tant offert sans que vous vous en rendiez compte. Vous vouliez de l'Art, je n'ai fais que vous en offrir. Moi, je veux vous entendre dire 'Encore' de manière infini, j'adore vous entendre dire ce mot. Il fait de vous une femme intéressée. Je veux aussi vous sentir collée à moi jusqu'à ce que la fin des mondes arrive. J'ai tellement aimé être acculé entre le mur et vous. Cette sensation fait de vous une femme intéressante. Cette douceur, cette chaleur... "

Puis il commença à marcher en disant simplement :

"Au-revoir, princesse. Je dois m'élever et votre statut ne vous permet pas de m'offrir ce que je désire. Peut être un jour, nous nous recroiserons et je pourrais vous dire ce que j'avais à vous dire."


Sur ces mots, il enleva sa chemise blanche, légèrement imbibée de sang sur un côté et la jeta derrière lui, continuant à marcher torse nue vers la lune et donc la mer.
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Eïnad'Alin Akar'Demlir
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MessageSujet: Re: Quelques fleurons pour impressionner la populace!   Dim 3 Mai 2015 - 18:36

Au fur et à mesure du flot de paroles qu’il déversait, l’expression sur le visage de la semi changeait du tout au tout. Se redressant à son tour alors que l’artiste avait jeté sa chemise à terre, tournant le dos à la belle… Mais quelle erreur !

Elle était dorénavant debout, sans avoir fait le moindre bruit. Ses origines elfiques lui permit de s’avancer doucement tel un félin. Ramassant la chemise qu’il lui avait jeté, elle le porta près de son visage et en huma l’odeur. Eïnad se sentit alors frissonner et avança à nouveau vers l’artiste. D’un tour de main rapide, le vêtement se retrouva autour du cou de l’homme à deux reprises, lui volant un cri d’étranglement.

Alors qu’il reprit son souffle, la semi se retrouva devant lui. « Croyez-vous que c’est cordiale de me laisser sur ma faim ? Ne me forcez pas à vous faire du mal… » Dit-elle alors qu’elle afficha un sentiment de tristesse. Il se redressa et le comportement de la belle changea à nouveau.

« Qui êtes-vous pour me réclamez de telles choses ?! » cria-t-elle. « Je suis intéressée par votre art. Je suis intéressée par votre talent. Mon statut me permet de m’offrir tout ce que je souhaite. Des hommes tels que vous, je peux en avoir à revendre lorsque l’envie m’en prend. Pourquoi comblerais-je vos désirs dîtes-moi ? » Elle fit une légère pause s’avançant encore plus d’un air menaçant vers l’homme. « Me croyez-vous idiote ? Croyez-vous que je n’ai rien comprit à votre petit jeu ? Vous n’êtes que stupidité…»

Elle perdait clairement son temps et son calme, et ça, Eïnad en avait horreur. Après tout, elle était sortie pour s’amuser. Or ce jeu devenait lassant. Si cet homme ne l’intéressait pas autant, sa gorge serait déjà tranchée. Pourtant, elle avait beau ressentir un désir de torture, elle ne le touchera sans doute pas. Non, ça elle en était certaine mais lui, n’en savait rien.

La semi sortit alors une de ses dagues qu’elle lança sur l’homme. Celle-ci vint frôler son visage lui laissant ainsi un souvenir. « Vous m’offrez votre chemise, je vous offre ma marque. » Lui dit-elle.

Eïnad s’approcha de lui, posant sa main sur la joue légèrement balafrée. De ses doigts elle étala le peu de sang qu’offrait la blessure. « Vous n’avez toujours pas comprit… » Commença-t-elle doucement. « Je décide de ce qui ce passe, je décide de ce qu’il y aura entre nous, vous ne décidez de rien.» continua-t-elle d’une voix plus douce. Eïnad s’empara d’une des mains de l’homme et le guida jusqu’à son visage, elle forçait l’artiste à suivre ses mouvements, descendant ensuite le long de son cou, parcourant ensuite sa poitrine pour finir sur ses hanches. « Tout comme votre main, je vous manipule, vous n’êtes autre que ma marionnette. Vous jouez pour moi, vous êtes en pleine représentation. Vous êtes fait de bois, je peux vous détruire, je peux vous brûler, je peux vous façonner. Prouvez-moi que je peux avoir pitié, faites donc vos preuves. Donnez-moi et je vous donnerais.»

Elle se dégagea, le laissant à nouveau seul et le privant de la chaleur de son corps. « Vous dites m’avoir tant offert, pourtant ce n’est pas assez. Vous dites être un dieu qui donne vie. Montrez-moi. »

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