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 Avouer ses faiblesses [

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Alanya de Broissieux
Humain
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Âge : 217
Date d'inscription : 08/04/2014

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  27 ans.
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: Avouer ses faiblesses [   Dim 17 Mai 2015 - 20:11

L'entrevue avec Théobald s'était bien passé et le traité qui unissait le Langecin et l'Alonnan était enfin signé. Alors qu'elle entrait dans le hall simple de la demeure où elle s'était établit, elle s'installa dans le bureau qu'elle s'était amenagée à l'étage. Elle avait pas mal de choses à faire et pour la plupart, elles ne pourraient attendre le lendemain. Elle appela une des femmes qui la servait et l'envoya chercher Ingrid et un copiste, un vieil ecclésiaste qui n'avait plus l'âge de se livrer à sa foi dans la sulfureuse Diantra et qui était venu trouver la baronne pour lui offrir ses services en attendant de voyager à ses côtés vers le Nord où il voulait passer ses derniers jours.
L'on frappa quelques minutes plus tard à sa porte.
«Entrez».
La même tête rousse que plus tôt dans la journée entra suivit d'un homme en bure et portant les signes distinctifs propre à l'Eglise des Dieux. Il avait toute sa vie durant voué sa vie à la foi et il était temps pour lui que quelqu'un lui offre plus de considération que les Immortels qu'il vénérait à tord. «Asseyez vous monsieur. Je suis désolée de vous convoquer à cette heure tardive». Le vieil homme sourit à travers sa peau ridée et marquée de tâche marron, symbole de son âge. Alanya avait beaucoup de respect pour les anciens car ils avaient un recul et une sagesse que la jeunesse ne permettait pas. D'un pas lent appuyé par une canne de bois simple, il s'assit face à la baronne qui avait cessé ses activités pour lui prêter toute son attention.
«Je me doute que ce que vous vous appretez à demander à un vieux prêtre comme moi est assez important pour me faire appeler à la tombée du jour. Et puis, je suis peut-être âgé votre Honneur, mais je ne me couche pas encore avec les poules. J'apprécie les lectures tardives». Alanya sourit avec affection. Il n'avait pas tord.
«J'ai signé un traité aujourd'hui auprès de son Honneur Théobald de la Courcelle, baron du Missedois.»
«Vous avez fort bien fait. De ma mémoire et de celles des livres de la grande bibliothèque, le Missédois a toujours été prospère dans ses alliances, du moins dans sa généralité. Les gens du Langecins sont peut être riches, mais ils l'ont gagné à la sueur de leur front votre Honneur»
Elle hocha la tête, résignée: «Ce sont des gens loyaux et droits, je n'en doute pas. Mais là n'est pas la raison de votre venue. J'aurais besoin que vous vous rendiez auprès du baron de Missède et que vous copiez notre traité en trois exemplaires identiques en tout point avec l'original. Nous avons convenus qu'il était sage de laisser à la Couronne le soin de veiller à ce que notre traité sois respecté des deux partis car c'est à elle que nosu rendons compte».
«Mais il faut aux signataires un exemplaire de ce traité afin qu'il sois répertorié dans chacune des archives concernées».
«Vous avez compris. Puis-je vous laisser le soin de vous en charger? J'ai confiance en vous et votre rang d'homme de foi vous donne légitimité. C'est un service que je vous demande là Père Gontrand et vous n'êtes pas tenu d'accepter».
«C'est pourtant ce que je vais faire ma Dame. Je me sens redevable. Vous m'acceptez auprès de vos gens comme si j'en étais, vous m'hébergez et me nourrissez à votre table avec des égards que je ne mérite même pas. Alors, votre Honneur, j'irais.»
«Je vous remercie mon Père. Allez voir mon garde personnel et remettez lui ceci. Il vous accompagnera et fera venir une diligence pour vous». Elle tendit un rouleau scellé par son propre sceau. Jusqu'à l'ordre contraire, le prêtre était une personne représentante de la baronne, ce qui en faisait une cible de choix. Sa garde avait pour ordre de le protéger autant qu'elle jusqu'à la fin de sa mission et la copie du traité en la possession d'Oschide, Théobald et elle-même. Le vieil homme s'éclipsa avec la lenteur d'un homme de son âge après un aurevoir de circonstance. Elle avait confiance en cet homme et elle savait que de toute façon le baron de Missède s'assurerait du bon déroulement de l'opération.
La baronne reporta son attention sur la petite rousse restée silencieuse jusqu'à présent. Elle lui intima de fermer la porte et de prendre place face à elle, là où plus tôt siéger l'homme de foi. La belle s'était remonté les cheveux dans une coiffure négligée mais qui lui permettait de travailler plus sereinement qu'avec ses longs cheveux bruns se baladant sur son travail. «Bien. Nous avons été interrompu ce midi.».
«Ma Dame, comment saviez-vous pour les... Les espions?». Elle avait prononcé le dernier mot en chuchotant, comme s'il avait s'agit d'un blasphème. Elle se leva et servit deux coupes en en déposant une face à la jeune fille. Alanya buvait peu mais aimait à créer une proximité qu'une bonen coupe de vin permettait aisément.
«J'ai eu une éducation, à peu près comme celle que je m'éfforce de t'offrir.», Alanya retourna s'asseoir en se frottant les tempes. «J'ai besoin de personnes de confiance dans mon entourage le plus proche. De personnes qui pourraient me servir aussi bien que je pourrais le faire. Et il n'y a pas meilleur moyen d'obtenir ce résultat qu'en enseignant ce que je sais et ce que j'ai appris au cours des années. Mais pour cela il faut que t'intéresse un peu à ce que je te raconte Ingrid.». Elle était énervée mais elle ne voulait rien laisser paraitre. «Ne rien laisser au hasard. J'ai des gens qui me sont fidèles, comme toi. Souviens toi que pour avoir des informations fiables, il te faut plusieurs sources qui te rapportent la même chose mais aussi leur loyauté. Sans ça, tu n'obtiendras au mieux que les ragots de grand-mère. Mais bon, là n'est pas la question du jour et ce sujet m'agace assez pour que nous le passions sous silence pour le moment. Dis moi ce que tu as appris d'autre». La baronne n'était pas réputée pour sa patience et il lui avait déjà couté de devoir écourter la discussion du matin. Mais elle ne pouvait prendre de risques.
«J'ai... Il s'est dit que Margot de Soltariel est auprès du Grand-Duc du Médian»
«Margot de Soltariel.. Voilà qui est intéréssant. Elle a passé pas mal de temps sous silence et maintenant que l'Etréventine proclame un nouveau royaume voilà qu'elle se réveille? Selon toi, est-ce vraiment une facheuse coïncidence?». Bien sûr, elle savait que s'en n'était pas une et la venue à Diantra de l'ancienne Duchesse du Sud n'était pas annodine.
«Je ne pense pas ma Dame... Il serait peut être justifié que le Manchot est appelé à lui la seule femme légitime sur le trône de Soltariel non?».
«Effectivement, c'est une possibilité. Mais dans ce cas-ci, Nimmio de Velteroc engagerait une armée fatiguée dans une bataille, lui qui ne demande que la paix pour le moment. Soit il serait un avide de terres soit il serait traité de menteur et renvoyé par quelques énervés chez lui, dans les montagnes du Médian». Alanya doutait que le seigneur s'engage à nouveau autant dans une guerre. Il venait de gagner et ses plus proches alliés n'accepteraient pas de le suivre si tôt après la prise de Diantra. «Et si elle n'a pas été mendatée par Nimmio, c'est qu'elle cherche un appui politique. Je serais curieuse de suivre son avancée». Elle sourit et invita la rousse à poursuivre son compte rendu.
«Eh bien, ma Dame on aurait vu la Dame du Médian se rendre à la villa Anoszia de Diantra.»
«En es-tu sûre? Je n'ai eu vent de la venue du patriarche Anoszia et aux dernières nouvelles Oschide a établit ses quartiers dans une maison près du centre. Cela me semble étrange qu'une cousine de la famille est accès à la grande demeure de la famille des Dragons. Ils sont peut être à cheval sur les liens du sang mais le vieil Anoszia n'aurait pas permis cela à moins que...» Elle secoua la tête. Ce à quoi elle pensait n'était pas possible. Arichis avait pris du repos après son atteinte qui avait failli lui couter la vie. Il avait dû quitter le Langecin pour Ydril où son jeune fils l'attendait certainement. Sysiphe était encore jeune et malgré tout, Arichis était un homme sage qui savait sa situation actuelle. Il était plus prudent pour lui de se rendre là où son pouvoir était effectif.
«[b]On m'a aussi remis ça cette après-midi, pour vous. Il n'y avait pas de sceau lorsqu'on me l'a remis et il l'homme qui me l'a donné n'a pas décliné son identité avant de s'éclipser. Je ne l'ai pas ouvert mais je pense qu'il doit y avoir un indice de qui vous remet ce paquet dedans
».
La petite rousse sortit de sa poche un parchemin enveloppé qui effectivement ne portait aucun sceau. La baronne l'observa un temps. Qui pouvait bien lui envoyer une missive anonyme? Elle n'avait pas vraiment l'habitude des lettres qui n'était pas signé, la plupart de ses interlocuteurs étant des grands noms de la noblesses ou des seigneurs influents de ses propres terres qui ne loupait aucune occasion de montrer leur encrage terrien. Elle jetta un rapide regard à sa dame de compagnie avant d'ouvrir la missive. Elle était composé de lettres grasse mais joliment appliqué, avec une force dans la plume indéniable au vu de la largeur de chacun des traits présents. Il n'y avait aucune signature. Rien qui pouvait distinguer l'expéditeur. Même le papier était médiocre. Poreux et rugueux, ce n'était pas de la première main et cela se sentait jusque dans les doigts. Il avait une couleur jaunâtre, propre aux endroits humides. C'était d'ailleurs la seule indication que l'on pouvait tirer de ce bout de chiffon. Après son inspection de l'aspect général, la baronne de l'Alonnan commença à lire les lignes et elle vira au blanc. Livide.



[/b]

    «Ma Dame de Broissieux, baronne parvenue du trône de l'Alonnan,Je suis enchanté de vous écrire enfin. Je n'ai eu le courage de le faire plus tôt, mais vous sembliez plus occupé à vous entretenir avec conviction avec le Dragon du Sud plutôt qu'à converser politique et économie.Ô douce Dame, je sais bien des choses et votre petit secret n'est qu'une infime partie des cadavres de nos traditions que vous trainez. Catin du Nord. Qu'avez-vous fait dans la tente du Maréchal du Nord pour que lui et le comte Arétria vous laisse la vie sauve alors que vous parjurez? Traitre. Et le jeune et fringuant Oschide d'Anoszia? Etait-ce réellement la vivacité de son esprit que vous avez apprécié car il se dit -non il est sûr- que vous préférez des Anoszia la lame dure plutôt que leurs palabres ennuyantes. Je vous souhaite ma chère, une tendre et heureuse grossesse. Que le batârd que vous portez, ce rejetons du Mal, vous consumme tant que vous n'ayez d'autre choix que de finalement attenter à vos jours. Et si jamais, ma Dame, vous n'avez pas la force de vous rendre ce service assez tôt, sachez que je saurais le faire au moment opportun.Mais ma Dame, je ne saurais gâcher une telle beauté, aussi profiterais-je autant que je le peux de vos derniers moments. N'ayez crainte, je serais plus doux que votre amant et ma lame sur votre gorge ne sera finalement qu'une délivrance au cours de votre jouissance.Ma Dame, qu'importe le nom que vous donnerez à celui que vous portez en votre sein, je ne saurais oublié comment il est apparu et je doute que votre peuple apprécie le mensonge et la trahison. Le meurtre de leur baron, votre époux, est-il un fait assez fort pour que l'on vous porte au bucher? Ô la triste fin.. Mais vos cris seront certainement assez proches que ceux que vous avez poussé plus tôt dans l'un des salons d'Ydril. Vous apprécierez certainement autant les langues de flammes que celles des Anoszia, fille de joie, sac à foutre. N'allez pas crorie que je ne vous apprécie pas, votre beauté et votre volonté m'ont aussitôt subjugué lorsque je vous ai vu pour la première fois. Aussi, je serais magnanime. Marions-nous et je ferais de vous une femme comblée, votre batard sera protégée et votre titre et terre seront miens.Pensez à mon offre Douce Dame,Que vos rêves soient tendres.»





Le papier retomba avec douceur sur son bureau tandis qu'elle semblait figée. Ses mains tremblaient et elle n'entendait que vaguement la jeune rousse en train de la secouer pour la tirer de sa torpeur. Mais rien n'y faisait, elle était sous le choc. Qui avait osé poser ces mots sur le papier et pire encore, qui savait? Elle frissonna et machinalement, se leva, glissant la lettre dans son corsage pour ne pas la perdre. D'un ton vague, perdu on ne sait trop où, elle articula: «Va demander à ce que l'on me prépare mon cheval». Elle s'éclipsa dans ses appartements, relisant pendant quelques minutes la lettre qui lui avait été envoyé. L'on toqua à sa porte et elle se hata de cacher les mots horribles dans ses vêtements, presque honteuse. Elle avait la nausée mais elle semblait tant absorbée dans sa torpeur qu'elle n'y pensait même pas. Son homme de garde personnel entra et lui indiqua qu'il avait fait préparer sa monture. Elle enfila sa cape et plaça son capuchon sur sa tête. Elle était noire et en velour, elle passerait incognito dans les rues et puis, elle ne pensait même pas à ce qui était judicieux ou pas. Après avoir été menacé de mort, elle n'avait besoin que d'une chose: en parler à un homme que confiance, un homme qui était autant impliqué qu'elle dans cette histoire. Comme morte de l'intérieur, elle monta sur son cheval et le mit au trot vers la demeure des Anoszia à Diantra.
Les rues de la capitale semblaient plus glauque encore qu'à l'accoutumé. Alanya n'était une femme qui se laissait facilement impressionner mais la menace tombait mal. Un Royaume devait se reconstruire et il n'était pas le moment qu'un des protagonistes se voit humilier d'un scandale. Un scandale qui lui vaudrait au mieux les fers et au pire la potence, bien que cela sois plus radical. Puis elle repensa aux mots sur le vélin. Non, au pire Il se chargerait d'elle. Elle frissonna alors que la nuit était belle. Le bruit des sabots sur le pavé devenait plus inquiétant encore, résonnant contre les murs de pierres à moitié brulé pour la plupart. Certaines des grandes artères de la ville se voyaient animé de quelques couche-tards venus jeter leurs pièces à la taverne la moins chère ou aux filles qui vendaient leur plaisir.
La baronne n'avait jamais été dans ce monde là, pourtant elle n'en ignorait rien. Les gens avaient besoin de ces distractions pour continuer. Continuer à se taire, continuer à travailler, continuer à vivre. Pour la plupart des Hommes, l'amour se trouvait au fond d'une choppe ou dans le coeur d'une femme qui ne les aimera jamais comme leur femme. Mais ces vices faisaient tenir l'univers, comme si ela était normal. D'ailleurs qui osait penser, même parmi la noblesse, que ce n'était pas le cas? Peut-être que les bourses aisées ne se rendaient pas dans les auberges et dans la rue, mais croyez-vous réellement qu'ils ne buvaient pas pour autant et ne sautaient pas la pucelle? Certains étaient même pire que les braves gens cherchant un peu de réconfort à leur vie difficile.
Elle regarda le ciel alors que ses mains resseraient le cuir de la bride. Elle sentait. Elle sentait l'air tiède lui caresser le visage. Elle sentait les mouvements de son destrier par-dessous elle. Elle comprenait chacun des muscles, son souffle régulier dans la rue, le bruit cadencé de ses pas. Elle sentait la suie, les effluves des fleuves qui entouraient la ville et la crasse. Les marchés n'existaient presque plus et il faudrait encore quelques jours pour que les marchands se rendent à nouveau dans la capitale. Elle entendait le bruit des armures des soldats du Médian ou du Langecin marcher au pas dans les rues parallèles. Les hommes assuraient la sécurité dans la Grande Citée meurtris afin qu'aucun débordement n'ai lieu avant qu'une réelle couronne ne sois en place. Les offices pompeuses n'avaient pas fini de se célébrer les unes après les autres...
Elle arriva enfin devant la luxueuse demeure. Elle était à l'image de la famille du Dragon seulement rien ne semblait présager que le patriarche avait élu domicile dans sa maison de vilégiature. Elle démonta avec grâce mais toujours méfiante. Elle regardait les coins de la rue afin de s'assurer que personne ne la suivait. Elle était suspicieuse, même anxieuse et son coeur battait à tout rompre dans sa poitrine. Livide et toujours nauséeuse, elle observa un instant la villa. Vraiment rien n'indiquait la présence d'Arichis d'Anoszia, Régent d'Ydril. Rien. Pourtant elle poussa l'audace jusqu'à frapper à la porte. La première fois personne ne répondit et une boule se loga dans son ventre. Elle avait peur. Pour la première fois de sa vie, elle craignait pour elle-même. Alors elle attaqua avec plus de véhémence la grande entrée obstinément close. Une larme coula le long de sa joue. Elle semblait voir des formes indistinctes passer au loin dans l'allée perpendiculaire et elle insista un peu plus. Puis lorsqu'elle retourna la tête vers ces ombres il n'y avait plus que le calme de la nuit. Du revers de la main elle essuya le chemin humide tracé sur son visage. Elle avait l'intime conviction qu'il était juste là, dans sa maison. Elle commençait à avoir mal aux mains qui s'égratignaient toujours plus contre le bois, s'écorchant aux échardes du porche. «Ouvrez-moi par la Sainte Néeera! Je sais que vous êtes là!». Elle criait dans la ruelle calme et son cheval s'ébroua. Alanya jurait tant qu'elle ne sentit même pas la porte s'entre ouvrir. La baronne ne s'en apperçu que lorsqu'une forme se dessina au seuil de la porte. «Laissez moi le voir». Elle ne savait pas qui c'était mais elle était convaincue que la forme saurait de qui elle parlait..
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