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 [Publication & Essais] De la monarchie élective en Péninsule

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Niklaus d'Altenberg
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MessageSujet: [Publication & Essais] De la monarchie élective en Péninsule   Mar 7 Juil 2015 - 18:04






Publication d'un essai



"De la monarchie élective en Péninsule"

Par M. Niklaus d'Altenberg

Publié la 8ième ennéade de Bàrkios de la 8ième année du 11ième cycle


Note personnelle

Tout le monde juge et beaucoup aiment juger. Je ne sais comment l’on jugera mes écrits. Si ces derniers offensent certains, il faut savoir que cela n’a pas été fait avec une mauvaise intention de ma part. Je ne cherche nullement à critiquer les hommes qui ont travaillé à la prospérité et à la stabilité de notre pays et j’ai le plus grand respect pour nos rois et les aristocrates qui ont, depuis fort longtemps, régnés sur notre pays, une monarchie héréditaire.  

Si on aime juger, on aime souvent moins se faire juger. C’est pourtant à cet exercice que je m’emploie en vous soumettant mes idées et mes opinions. Elles sommeillent en moi depuis fort longtemps, et tout le monde pourra confirmer la retenue et le grand respect dont j’ai jusqu’à présent fait preuve en tant que serviteur de la Couronne.

Mais la Couronne a disparu, et avec elle mon devoir de réserve. Je me présente donc à vous avec les idées qui sont les miennes et qui peuvent je pense trouver leur application dans la crise à laquelle nous faisons face. D’aucuns se demanderont ou spéculeront de savoir si la force que je mets à défendre mes idées est le fruit des fortes opinions d'un homme se voulant philosophe des affaires royales ou s’il s’agit là d’une tentative de ma part d’accaparer le discours à mon profit.

On dit que l’influence de la participation aux affaires n’est pas négligeable sur les pensées d’un homme souhaitant défendre ses idées. On aime juger de savoir si l’homme privé eut une autre morale que l’homme public. De savoir ainsi si M. d’Altenberg met ses théories d’accord avec ses pratiques ou si il souhaite le pouvoir pour lui-même. Mon ambition nourrit certainement mes certitudes et mes opinions, je ne m’en cache pas. Mais mon ambition n'est pas une couronne ou une extension de mes terres ou de mes richesses.

Je suis un homme, et à ce titre je suis un être fait de faiblesses et d’ambitions, comme chacun d’entre nous. Je ne pourrai vous affirmer que l’ambition ne m’habite pas, et que je parle de manière toujours désintéressée. Celui qui vous dit cela est un hypocrite. Alors oui, j’espère que mes propos seront entendus et que des hommes plus sages et plus puissants que moi y trouveront des choses intéressantes. J’espère que ces propos seront repris. J’espère et je travaille à ce que ma contribution ne passe pas inaperçue dans notre belle Péninsule. J’espère devenir de ceux qui influent le destin de nos peuples en imprimant ma marque sur notre futur, qui que soit notre prochain souverain.

Et je ne me cache pas mon ambition de vouloir la prospérité pour le royaume et pour mon domaine. Notre mission en tant qu’aristocrates est d’être les meilleurs et de guider nos sujets. Nos valeurs sont toujours en opposition avec le désir humain de survie. Car dans notre esprit le pouvoir assure la survie.

Mais si mes motifs ne sont pas tous nobles, au moins suis-je de ceux qui essayent de confondre leur ambition avec celle du bien commun. Je m’implique dans les choses de la politique de notre royaume car je pense pouvoir y faire une différence par mes idées et par mes compétences.

Lisez donc ce document en sachant tout cela et en sachant que l’auteur, s’il a les faiblesses d’un homme, en aussi les forces, et l’une d’entre elle est la volonté inflexible de travailler à des jours meilleurs.



Propos


Les premiers siècles de la monarchie ont donné lieu à d’immenses travaux par des historiens et des philosophes dont l’esprit sera pour toujours supérieur au mien. Je ne peux ici qu'espérer faire une proposition sur l'avenir à partir de l'entendement que j'ai de notre passé. Cette période a été l’objet de recherches très approfondies qui nous ont fait connaitre non pas seulement les faits qui se sont passés alors, mais les lois, les usages, l’esprit du gouvernement et de nos sujets à ces différentes époques.

Personne jusqu’à présent ne s’est encore donné la peine de considérer notre époque de cette manière et de si près. Nous croyons très bien connaitre la société péninsulaire, parce que nous voyons clairement l’écume des vagues, que nous possédons dans le détail l’histoire des héros qui y ont vécu, et que des critiques éloquentes nous ont rendues familières les œuvres des grands écrivains qui l’ont illustrée. Mais quant à la manière dont se conduisaient les affaires, à la pratique vraie des institutions, à la condition et aux sentiments de celles qui ne se faisaient encore ni entendre ni voir, au fond même des opinions et des mœurs, nous n’en avons que des idées confuses et souvent fautives.

En ce moment même, tout le monde le sait, les nobles de notre pays prennent beaucoup de peine et déploient beaucoup d’effort pour mettre debout quelque chose qui ait l’air d’un centre de Péninsule à peu près en équilibre. A cet instant décisif de notre Histoire, le centre de la Péninsule, tant bien que mal en équilibre, se divise ou, selon le point de vue, se groupe en deux systèmes d’alliances, dont l’un au moins ne perd pas une occasion de proclamer sa légitimité de part le soutien des Dieux.

Beaucoup jouent les innocents, mais qui ne voit pas qu’à cet instant, la guerre est sur le point de reprendre ? Tout le monde à cette heure se regarde en chien de faïence. Chacun est sûr de sa force, certain de la force de ses armes, d’autre de la force des Dieux, tous convaincus d’être soutenus par une part non négligeable de la population. A cela s’ajoute que si l’étranger n’est pas encore intervenu, il serait naïf de penser que cette situation restera sans suite et que certains ne trouveront pas leur compte à déstabiliser un peu plus nos domaines.

L’équilibre de la Péninsule reposait sur la Couronne, elle seule était le juge de paix à même de liquider les conflits les plus prégnants entre nobles. Dans les domaines royaux comme dans le reste du pays, c’est sur cette institution que repose (ou plutôt reposait) notre système et, par suite, l’équilibre présent de la Péninsule. Or il commence à s’opérer ou il se prépare une transformation qui, de conséquence en conséquence, pourrait finalement entraîner la chute de tout l’échafaudage et, avec lui, de toute la bâtisse, car la bâtisse ne tient que par l’échafaudage.

La guerre de succession que nous vivons est une honte commune de toute la noblesse péninsulaire. J’en porte moi aussi le fardeau, mais je me refuse à continuer de soutenir la guerre civile de quelle que manière que cela soit. Aussi mes actions sont elles tournées toutes entières vers la création d’un état de paix intérieure. Sans la paix, point de sécurité. Sans sécurité, point de prospérité. Mes collègues et amis nobles m’amusent à proclamer de beaux traités commerciaux en espérant que ces textes hypothétiques permettront de retrouver le commerce d’entant et de relancer nos productions. Ne croyez pas les mensonges de quelques conseillers peu avertis des réalités commerciales : nos productions ne repartiront pas sans une politique pragmatique et organisée visant à une reconstruction en douceur, une gestion optimisée de nos ressources et le retour à une sécurité des personnes et des biens. Sans ces pré-requis, rien ne pourra être accompli.

Or pour organiser une politique au niveau du pays complet, il faut un gouvernement royal capable d’organiser un tant soit peu les choses entre les différents grands ensembles domaniaux. Pour cela nous avons besoin d’une union des domaines autour d’un roi et autour de son gouvernement.

Dans la situation actuelle, il me parait clair que personne ne peut prétendre faire l’unanimité. Chaque candidat dispose d’une légitimité propre qui ne saurait être remise en cause aussi simplement que par l’invocation d’arguments.

La solution ne peut qu’être un compromis, ou encore une synthèse permettant de garantir à chacun de ne pas être défavorisé par un futur souverain et d’apporter à ce souverain non seulement la légitimité des dieux mais également celle de ses pairs.

Pour cela, nous n’avons pas d’autre choix à mon avis que de réfléchir à la notion de monarchie élective. Une telle monarchie, basée sur le vote secret de princes-électeurs permettra de constituer un gouvernement à la fois légitime par les hommes et par les Dieux.

Beaucoup penseront qu’une monarchie élective est une monarchie des hommes et ne peut se réclamer des Dieux. Je pense que c’est une erreur.

Je ne peux croire que nos Dieux ne nous prêtent pas dans nos pensées et dans nos décisions un peu de leur Providence. En conséquence une assemblée de pairs se réunissant et élisant un souverain ne peut le faire qu’avec la Providence et le soutien de leurs Dieux. Je ne peux croire qu’une assemblée de nobles dispose moins de la Grâce de nos Dieux qu’une personne en particulier.

La loi des hommes et la loi des Dieux ne se confondent pas, elles ne le peuvent car elles n’adressent pas le même pouvoir, mais elles peuvent se superposer par endroit.

A cela s’ajoute que si ce changement permet d’assurer un roi approuvé de tous, il permet aussi de maintenir le droit du sang, auquel beaucoup d’entre nous sont attachés. En effet la charge de prince-électeur se devra d’être, dans les faits comme dans la loi, issue de la filiation. Ces charges devront être représentative des états de notre royaume, à la fois temporels et intemporels.


Conclusion concernant le sommet de Waldhouse

Chacun sait qu’un médiateur se doit de ne pas être juge et partie. A ces fins un médiateur ne peut se permettre de favoriser l’une ou l’autre des parties. Chacun cherchant à le savoir saura qu’au dernier conseil j’ai plaidé pour l’intronisation de M. de Velteroc avant que M. du Lyron ne fasse sa déclaration. C’était alors la bonne décision, j’en reste convaincu, même si regrette certaines actions commises en son nom.

J’ai quitté la salle du conseil en plaidant pour plus de maturité politique pour notre pays et pour notre salut. Je reste sur cette ligne. L’Apreplaine, les domaines royaux, et le reste du pays, ne peuvent vivre plus longtemps sous le joug destructeur d’une guerre fratricide. Je ne soutiens à l’heure actuelle ni l’un ni l’autre des camps, que je juge tout autant légitimes mais avec des arguments différents pour chacun.

La situation actuelle mène à la guerre et à la défiance, tout le monde s’en rend compte. Si ce n’est pas aujourd’hui, cela sera demain ou sous peu. Je me refuse d’être coupable de passivité, et c’est pourquoi j’en ai appelé à une rencontre entre les factions. Je remercie chaque responsable et les Dieux d’avoir prêté l’oreille à mes propositions, et je m’engage en échange à mettre toutes mes forces et toute mon âme dans la recherche d’un compromis.

Au sommet de Waldhouse, qui se rapproche à grand pas, j’entends écouter les demandes et les lignes de rouge de chacune des factions et si un autre compromis se dessine immédiatement, j’entends bien ne pas saboter ces discussions avec mes propositions. Mais si aucun compromis immédiat ne se dessine, je tiens à faire connaitre l’option que j’envisage pour notre avenir commun, en lieu et place d’une nouvelle guerre pour le trône. C’est cette proposition que je compte proposer aux protagonistes que chacun connait et que je présente aux yeux de chacun avant d’en faire promotion pour que tous connaissent mes opinions.

Je pense que la clarté et l’absence d’ambigüité dans mes opinions et dans mes propos avant ce sommet permettra à chacun de juger mes actions et d’avoir confiance dans mes paroles. Cette transparence, je la dois à la sagesse des chefs de faction qui ont accepté de discuter avec moi et de me faire confiance. Et je la dois également à tous ceux qui liront ce billet et qui sauront ainsi conseiller leurs supérieurs en accord avec leurs convictions.
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