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 Revenir sur ses pas pour aller de l'avant [libre]

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Cécilie de Missède
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MessageSujet: Revenir sur ses pas pour aller de l'avant [libre]   Mar 14 Juil 2015 - 9:50

 
6ème jour de la 7ème ennéade de Barkios, an 8


Le voyage, l’installation, l'entrevue avec Jérôme... Une fois de retour dans ses appartements, il fallait encore que Cécilie arrive à mémoriser la répartition des meubles, des objets et une rapide orientation des lieux. Une fois n'est pas coutume, malgré toute sa bonne volonté, impossible de se repérer ne serait-ce que dans sa chambre. Il n'y avait rien à faire. C'était peine perdue. Évitant in-extremis une saute d'humeur, elle préféra abandonner et s'étendre un moment. Sans penser qu'elle serait si facilement vaincue par la fatigue...

Lorsqu'elle s'éveilla en sursaut, la respiration haletante, le silence l'accueillit. Pas un bruit de respiration, de plume crissant sur de papier ou de froissement de tissus ne troublait l'atmosphère. Pas non plus de pas discrets cliquetant et résonnant dans le couloir. Seuls quelques échos de coup d'épée et de cris dans la cour lui parvenaient par la fenêtre, sans doute ouverte. Tout était lointain, étouffé par des murs de pierre épais.

-Rose?

Assise sur le bord de son lit, elle guettait un écho, même lointain. Rien. Et elle ne redevenait qu'une aveugle dépourvu de repère... Elle inspira un grand coup. En admettant que ce qu'elle entende soit le bruit d'un entraînement et non d'une attaque, le soleil ne devait pas encore être couché. Pour le reste...Au moins elle était en sécurité relative. Une grande amélioration en comparaison avec ces derniers jours.

Cela faisait presque deux ennéades qu'elle ne s'était pas retrouvés en sécurité. Elle ne connaissait certes pas les lieux, mais elle savait que quelque part il y avait Jérôme et Maélyne, des gens qui veillaient sur elle sans qu'elle en soit dépendante. C'était étrangement rassurant de les savoir non loin. Pour la première fois, ce n'était pas seulement pour leur compagnie qu'elle était heureuse de les trouver là. Quelque soit ce qu'elle disait à ses proches, l'inquiétude ne l'avait pas quittée. Même après avoir récupéré son médaillon et quitté Serramire, les souvenirs disparates de l'embuscade lui revenaient par vague à chaque fois qu'elle laissait le sommeil la gagner.

Le trajet avait été une épreuve. Elle n'avait pas souvenir d'avoir été si tendue dans l'un de ses voyages... Et l'idée qu'il était temps de s'établir s'imposait de plus en plus à son esprit. Cette lubie avait été celle de trop. Voyager en temps de guerre était une folie. Elle ne voulait plus être la cause d'autres morts inutiles. Jusqu'ici, sa vie valait treize sacrifices. Treize de trop.
Une fois de plus, elle récita à voix basse une prière à Tyra et une à Néera. Elle aurait aimé pouvoir se rendre au Temple, mais ce n'était pas raisonnable pour l'instant... Finalement, c'était un lieu qu'elle avait bien trop côtoyé depuis la mort de sa cousine...

Elle se leva prudemment, avançant à tâtons dans la pièce étrange. Elle passa près d'une malle, frôla un autre meuble qui se révéla être un fauteuil puis heurta un guéridon avant de trouver son instrument, encore soigneusement empaqueté dans sa housse de tissus. Assise à même le sol, elle commença à défaire les cordes qui protégeaient sa fidèle amie, passant et repassant les doigts sur les plis du tissu pour trouver comment l'ouvrir.

Mais ce subterfuge ne suffisait pas à occuper son esprit. Avec le temps, la peur avait reflué et elle pensait plus calmement à ce qu'il s'était produit. Elle arrivait à démêler lentement ses souvenirs pour reconstituer les événements. Elle commençait à accepter le danger, la violence... la mort avec laquelle elle avait été en contact. Et plus elle se reprenait consciemment, plus elle pensait à ce qu'avaient enduré les autres participants de cette débâcle. Le lieutenant de la garde qui avait vu ses hommes tomber un a un. Rose, seule sans assistance dans la calèche. Cet assaillant qui avait fini par s'ouvrir la gorge de sa propre main en voyant la débâcle. Et Jindanor qui avait aidé ses camarades comme il pouvait... Elle avait été dure envers lui.

Durant leur voyage pour arriver à Cantharel, elle avait eu le temps de parler longtemps à Rose. Elles étaient revenues sur leurs précédentes étapes, sur leurs difficultés et leurs petits bonheurs. Rose s'était confiée. Elle avait parlé de la difficulté qu'elle avait à accepter que Cécilie la tienne à l'écart de la politique et la frustration qui l'habitait lorsqu'elle recevait des ordres. A force de parler, les nœuds qui s'étaient formés avaient commencé à disparaître. Il faudrait encore du temps, mais les non-dits avaient été pour la plupart révélés.

Par contre, depuis qu'elle était arrivée à destination, d'autres devoirs taraudaient la jeune femme. Elle n'avait toujours pas trouvé le temps de voir sa cousine, elle-même prise par les préparations du conseil. L'opposition récente entre Maélyne et Jérome la mettait dans une position délicate; et voila que la décision qui la faisait le plus hésiter était d'aller ou non s'enquérir de l'état du Lieutenant dont la guérison prenait un tour peu engageant et de s'entretenir avec son propre garde du corps.

Enfin elle arriva au bois de l'instrument. Les dessins et gravures étaient polis par l'usage. Le corps légèrement dilaté par l'humidité qu'il avait subi pendant le voyage. Les doigts de la jeune femme s'immobilisèrent à un souffle des cordes.

Depuis l’embuscade, elle ne lui avait pas réellement reparlé. Elle s'était contenté de lui attribuer une bourse pour se faire faire une armure à sa mesure et de lui faire savoir leur jour de départ ainsi que leur destination. Mais plus les jours passaient, moins elle supportait cet état de fait. Elle savait qu'elle n'était pas la seule a avoir été touchée par cette attaque. Après tout, la vue des massacres lui était bien étrangère. Jindanor restait tendu, fermé. Sa voix et sa présence avaient légèrement changé. Malgré le peu de temps qui c'était écoulé depuis leur rencontre, le savoir dans cet état après avoir été à la fois si surprise et touchée par sa franchise et sa légèreté étant étrange.

Reposant doucement sa harpe, Cécilie se releva avec mille précautions. Elle siffla deux ou trois fois pour avoir une idée des dimensions de la pièce et de l'emplacement des murs. Marchant jusqu'à l'un d'eux, elle glissa sa main sur la surface froide parfois recouverte de tenture et avança tant bien que mal pour trouver la porte. Lorsque ses doigts passèrent sur le lourd battant de bois, elle hésita une dernière fois. Ce n'était ni raisonnable, ni bienséant, mais attendre le retour de Rose lui apparaissait de nouveau comme insupportable. Elle tâtonna jusqu'au couloir.

Reprenant la même stratégie pour pouvoir retrouver son chemin, elle choisit au hasard un pan de mur à suivre. Bientôt, des pas rapides claquèrent quelque part devant elle. Une fois à la bonne distance, elle interpella le plus courtoisement possible l'inconnu. La voix qui lui répondit était basse et pétrie de respect sans aucune sorte d'aplomb. Un serviteur à n'en pas douter.

-Pardonnez-moi. Pourriez-vous m'accompagner au jardin ? J'ai peur de m'être perdue.
-Bien ma Dame.

Le reste du trajet passa en un éclair. Elle ne devait pas relâcher un instant sa concentration pour suivre son guide presque pas à pas. Plus d'une fois, elle manqua de trébucher sur une marche ou de heurter quelqu'un mais au final, tout se déroula plutôt bien. Elle sentit un soleil timide glissé sur son visage au moment ou un premier coup de vent tentait d'arracher quelques mèches à son chignon. Malgré tout, le temps de Cantharel était plus doux que celui de Serramire. La poussière lui piqua le nez puis une très légère odeur d'herbe et de fleur la remplaça.

-Ma Dame veut-elle aut'e chose ?

Elle acquiesça une seconde fois.

-En effet. Allez trouver un garde du nom de Jindanor.

Une fois quelques précisions fournies et le serviteur reparti, elle s'avança dans la direction du parfum de fleur jusqu'à ce que son pied se pose à moitié sur le d'herbe pour pouvoir suivre le bord du parterre. Si elle devait attendre, autant faire quelques pas.
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Jindanor Numanor
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MessageSujet: Re: Revenir sur ses pas pour aller de l'avant [libre]   Mar 14 Juil 2015 - 12:30


La journée avait débutée tôt pour Jindanor, un réveil amicale de la part d'Antoine qui était venu le secouer.

Il s'en souvenait maintenant que la brume de son esprit s'évanouissait lentement en même temps que son buste se redressait. Il avait reçu l'armure avant le départ, mais n'avait pas encore eu le temps de combattre avec, hors aujourd'hui entrainement serait à cet effet.

Ils passèrent quelques minutes à vêtir le jeune garde du corps de son armure, celle-ci lui saillant bien mieux que les vieilles frusques qu'il portait jusqu'alors. Ses mouvements s'accompagnaient d'un cliquetis de maille assourdis par le cuir matelassé. Pour la première fois de son existence il portait une armure, une vraie, faîtes sur mesure par l'un des plus grands forgerons de Serramire. Malgré qu'il du mettre quelques pièces de sa poche, il ne le regrettait pas.

-Bon sang, Jindanor, tu es un autre homme avec ça sur le dos ! Lui fit part son camarade Antoine, amusé et un grand sourire aux lèvres. Pour sûr que maintenant, on y réfléchira à trois fois avant de s'en prendre à vous, toi et Dame Cécilie !

-Ha, je dois avouer que porter une armure sur mesure est particulièrement plaisant.. Cependant il va falloir que je m'habitue à combattre avec elle sur le dos, dépéchons-nous ! Répondit Jindanor.

S'emparant de sa lame , cet espadon à double tranchant, cette arme que lui avait donné Antoine après l'assaut des elfes sur le convoi. Il avait dis l'avoir trouver, Jindanor se doutait bien que son camarade l'avait obtenu sur l'un des corps, cette lame était bien trop légère et ouvragée pour être l'oeuvre d'un forgeron Humain. Cependant, il n'avait pu refuser ce cadeau, lui aussi avait souffert de l'embuscade et cette lame était la preuve de ses quelques exploits au combat.

Le début de matinée se déroula simplement, les combats furent rude et sans pitié, entrainement se voulait réaliste, et diantre il l'était, aucun de ses camarades ne laissait de repos à Jindanor, il perdit bon nombre des combats, se faisant projeter au sol, désarmer, ou sonner. Cependant ce fut une autre histoire quand Antoine lui fit part de quelques tactiques d'escrime, le cours des combats fut quelque peu renversé et Jindanor parvint même à remporter trois de ses escarmouches.
Le temps en ce lieu était plus doux, et le soleil se voyait plus présent et chaud, le géant cuisait dans son armure, suant à grosses gouttes face a ses multiples efforts physique.

Mais il ne se laissait pas aller, reprenant du poil de  la bête après quelques gorgées de vin noyé dans de l'eau, il retournait s’entraîner, redoublant d'efforts. Cet entrainement devait lui permettre de ne pas faillir à sa mission. Protéger la Dame, cette dame dont il se savait entiché, même si ces quelques sentiments devraient se taîre à jamais, il ne la laisserait pas de nouveau connaître ce qu'elle vécu lors de l'embuscade. Il s'en était fait la promesse. Lorsque la moitié de la matinée pointa le bout de son nez, Jindanor était exténué, haletant, pantois. Antoine l'avait fais s'asseoir sur son lit. En effet quelques minutes auparavant, Jindanor venait de se faire joyeusement cueillir par l'un de ses compagnons entrainement, un coup de pommeau sur l'arrière du crâne, la fatigue physique et le coup ne  l'aidèrent ainsi pas à se tenir debout, un voile noir commençait à couvrir ses yeux tandis qu'il se sentait vaciller vers le sol.

Puis plus rien, du moins jusqu'à son réveil... Un Domestique s'était amené dans les lieux, tonitruant son nom, Antoine s'était donc empressé de le réveiller.. Le même réveil embué et brumeux que ce matin l'accueillit, il se trouvait assis sur le bord du lit tandis que le domestique déblatérait un flot de parole dont il se serait cru le seul a même de le faire.

Il leva sa main droite vers le domestique, avant de prendre la parole.

-Ralentis... Qu'est-ce qui te prends, tu as vu la mort ou quoi ... ? Bon... Soit précis et concis...Que veux-tu ?

-Hé ben... Dame Cécilie de Laval veut vous voir.. Elle vous attends dans les jardins.

Jindanor redressa la tête vers le domestique, plutôt correctement vêtue pour sa part, Jindanor lui était dans une chemise de lin, assez crasseuse., et d'un froc en cuir léger.

-Tu vois... Ce n'était pas si difficile... Amène moi une gourde d'eau, et des vêtements propres... Fais savoir à Antoine de m'aider pour mon armure..Il faut que je sois présentable.

-Bi...Bien monsieur.. J'y vais de suite.

Un petit quart-d'heure s'écoula durant lequel Jindanor se prépara, se lavant prestement et changeant ses frusques pour des vêtements plus noble et présentable. Antoine s’attelait déjà à l'aider à fixer son armure, ceci prendrait bien une dizaine de minutes de plus, alors Jindanor entrepris de reprendre la discussion.

-Merci pour l'aide Antoine, j'aurais bien eu du mal à serrer ces ceinturons moi-même.

-De rien Jindanor, tu me dois une boisson pour la peine, ricana-t'il, tandis qu'il finissait de nouer le plastron.

-Ha, toi et l'alcool ! Répondit en riant Jindanor. Il faut que je me hâte, si la dame m'a fait mander, ce n'est certainement pas pour des broutilles pouvant attendre... Et puis ce serait bien idiot de ma part que de la faire attendre.

-J'dois prendre ça pour un : Magne-toi ? Lui répondit Antoine, ricanant. J'ai bientôt finis de passer les boucles des ceinturons..

Tandis que ce faisant Antoine fixait son plastron, Jindanor s’attela à passer ses jambières ainsi que ses bottes... Il se sentait bien plus présentable dans cette armure que dans n'importe quel autre de ses apparats.

Une fois le tout mis en place, Jindanor s'empara de ses gants qu'il attacha à sa ceinture, pour pouvoir les atteindre en cas de nécessité, tandis que son armure trônait a côté d'un fourreau de cuir que son camarade Antoine s'était démené à réaliser... Il n'était pas encore finit, aussi laissa-t'il sa lame ici même.

-Bien, Je te suis. Dit-il au Domestique, tout en accompagnant ses dires à un geste de la main.

Le Domestique ne se fit pas prier, filant assez rapidement, tandis que le géant lui emboîtait le pas... La marche ne fut pas bien longue et ils parvinrent assez rapidement dans les jardins du Château.
Depuis leur arrivé Jindanor ne s'était encore jamais présenté dans ces jardins, ainsi admirait-il l’endroit.. Fleuris, semblant être le lieu le plus vivant de cette forteresse.

Le Domestique s'arrêta, et désigna la dame à Jindanor, celle-ci se promenait, seule dans ce jardin, et s'en sortait plutôt correctement.. Un sourire amusé orna le visage de Jiindanor, tandis qu'il faisait signe au Domestique qu'il pouvait disposer.

Celui-ci fila sans demander son reste, tandis que Jindanor s'approchait calmement de la dame, bras croisés dans le dos... D'une voix assez douce et posée il entreprit de faire part de sa présence à la dame, même si ses cliquetis l'avaient certainement trahis.

-Ma dame, Vous m'avez fait mander... ?

Il s'en approchait maintenant un peu plus,toujours ses bras dans son dos.. Dominant la jeune femme par sa taille importante, la situation était en effet cocasse, ce géant aux côtés de Cécilie devait passer pour un monstre, ou bien celle-ci passerait pour une jeune fille.
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Cécilie de Missède
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MessageSujet: Re: Revenir sur ses pas pour aller de l'avant [libre]   Mer 15 Juil 2015 - 23:42

Le temps s'écoulait doucement. Le soleil qui était si agréable en sortant de la bâtisse fraîche finissait par taper durement sur le visage de la jeune femme. Ses cheveux relevés en un simple chignon tressé ne protégeaient pas non plus son cou ou la naissance de ses épaules, dévoilés par sa robe bleue légèrement désajustée par le sommeil. De peur de se perdre, elle ne s'était pas vraiment éloignée de son point de départ, restant près du massif de fleurs devant lequel le serviteur l'avait laissée. Par chance, il était bordé d'un côté par un muret suffisamment haut pour projeter une ombre constante.

Après avoir erré quelques temps, elle profita du coin d'ombre près du bosquet. Seule. Elle n'était que très rarement seule. Encore plus rarement seule et à l'extérieur. Elle réprima un éclat de rire. Rien que l'idée paraissait folle !

Rose n'était pas là. Ni aucune autre personne pouvait surveiller ses faits et gestes. Depuis quand cela ne lui était pas arrivé ? C'était inconvenant. Et elle était là pour voir un homme de peu. Un homme a son service à l'encontre de qui elle se sentait coupable. Cela n'avait aucun sens ni aucune raison d'être... Mais la rareté du moment surpassait toutes les craintes et toutes les questions que son rang et son devoir lui demandaient de se poser.

Comme lorsqu'elle était arrivée pour la première fois à Beaurivages et qu'elle avait pu sortir dans un jardin, elle se baissa jusqu'à effleurer un duvet de pétale du bout des doigts. Épais et doux. La fleur était de bonne taille, mais comme toutes ses congénères elle pliait mollement au contact de Cécilie.

Certains disent que les fleurs sont de ces êtres qu'on ne peut apprécier qu'en les embrassant du regard. Leur couleur, leur forme, leur beauté passagère seraient tout ce qu'elles ont à offrir. Mais comme tout le reste, cela n'engage que ceux qui ne s'en approchent pas plus.

Un parfum entêtant embaumait l'air, mêlé à l'herbe grasse. La jeune femme avait toujours apprécié les fleurs pour toutes les significations qui se cachaient derrière et la gaieté qu'elles mettaient au cœur des gens. C'était un réconfort comme un autre de savoir que même une aveugle pouvait apprécier les petites choses ordinaires, même si elle ne pouvaient les embrasser que du bout des doigts.

Des bruits de pas étaient passés de temps à autre mais une nouvelle paire de visiteur approchait bien plus rapidement. L'un des compères portait une armure. Puis il ne resta que l'homme en armure métallique qui approchait toujours plus dans un fracas de cliquetis.

Elle releva vivement le nez de la fleur qu'elle respirait pour accueillir son visiteur mais les choses ne se passèrent pas exactement comme prévu. Ses gestes un peu emportés glissèrent sur une corolle pour atterrir maladroitement le long d'une tige. Une pointe de douleur la fit retirer sa main. Le côté de son index pulsait légèrement mais le temps de l'emportement était fini. Pourtant même cette interruption brutale ne parvenait pas tout à fait à briser l'atmosphère étrange qui s'était tissée autour d'elle. Elle prit seulement soin de garder la main droite et loin d'elle pour éviter une tache malvenue.

-Ma dame, Vous m'avez fait mander... ?
-Oui. Mais ce n'est rien d'important. Pardonnez mon outrecuidance. J'espère ne pas vous avoir arraché à vos activités...

Les légers mouvements de l'homme a qui elle faisait face étaient accompagnés de frottements de cuir, de tissus et de métal. Mais contrairement a ce qu'il avait déjà put revêtir, cela ne semblait pas interférer avec les dit-mouvements.

-En tout cas je suis heureuse que votre armure vous aille si bien. Ajouta-t-elle avec son sourire calme si différent de celui qui avait éclairé son visage quelques minutes plus tôt.

Mais tergiverser ne servait pas à grand chose. Si elle ne voulait pas retomber dans les affres qui l'avaient conduite ici et profiter d'une discussion simple, comme ils en avaient déjà eut, elle n'avait qu'à laisser faire un peu la franchise... malgré tout le reste.

-En réalité je voulais prendre des nouvelles de l'état du Lieutenant... et du vôtre. Je...

Elle s'interrompit. Un filet poisseux et chaud coulait le long de son index. Elle détourna légèrement la tête pour porter la coupure a ses lèvres.

-Pardonnez-moi. Je suis maladroite.
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Jindanor Numanor
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MessageSujet: Re: Revenir sur ses pas pour aller de l'avant [libre]   Sam 18 Juil 2015 - 13:15

Jindanor se tenait non loin de la demoiselle, il avait légèrement accéléré le pas en la voyant trébucher sur les roses, il n'était pas certain de ce qu'il avait vu, cependant, il se prêtait à penser qu'elle appréciait ces fleurs, leur odeur particulière...

Il est vrai que depuis que Jindanor avait mis les pieds dans ce jardin, les divers odeurs qui se mêlaient à l'air trottaient sur ses naseaux, de la lavande par ici... Un peu de rose par là, un pied de lilas à quelques mètres d'où s'étalait un léger bourdonnement. Ce bourdonnement provenant des dizaines d'abeilles qui butinaient calmement. Ce Jardin était beau, Jindanor pouvait apprécier les alentours, la taille précise des pieds de fleurs, leurs asymétrie et leurs formes si particulière.. Aux côtés du parterre de rose se trouvait un pied de glycine, à quelques mètres seulement, grimpant le long d'une arche de bois, cette plante grimpante s'enchevêtrant dans les rectangle de cette arche, formant une chute de fleur aromatisée, à la couleur bleuté, et blanches.
Si Jindanor appréciait bien une chose dans la nature, s'était sa beauté sauvage. Cependant il y avait toujours ce quelque chose dans les jardins qui le fascinait, vous savez, ce petit quelque chose qu'apporte l'homme, un ordre désordonné, une fausse sauvagerie, un atours qui attrait l’œil de beaucoup, mais qui dans son cas le fascinait. Malgré ses moindres connaissances en ces terres magnifique et ces panorama mirifique que pouvait apporter ce monde, Jindanor savait que ces Jardins, travaillaient, entretenues, étaient des merveilles, mélangeant la culture locale à la nature.

-Ma dame, vous m'avez fait mander... ?
-Oui. Mais ce n'est rien d'important. Pardonnez mon outrecuidance. J'espère ne pas vous avoir arrêté dans vos activités...

Jindanor sourit légèrement s'approchant un peu plus, toujours bras dans le dos, observant les alentours d'un œil posé et admiratif..

-Ma dame, vous ne me dérangez jamais. Osez m’appeler, j’accourrais quoi qu'il y est, vous le savez bien...

Il la regarda, appaisé, soulagé d'apprendre que cette rencontre n'était pas importante, qu'il ne devrait pas avoir à gérer encore une situation épineuse, quoi que, même si la situation avait été épineuse, Jindanor n'aurait pu qu'apprécier cet instant. Ils s'étaient fait rare.

-En tout cas, je suis heureuse que votre armure vous aille si bien. Ajouta-t-elle avec ce sourire bien à elle, ce sourire qui attira le regard de Jindanor.

Les jardins étaient assez calme, peu nombreux étaient les visiteurs, certainement occupés à leurs affaires... Aussi Jindanor se permettait ces quelques regards, détaillant cette dame de la tête au pied.

-Moi de même, il ricana légèrement, C'est grâce à vous que j'ai pu me vêtir de cette armure, et que ma garde robe ait pu se garnir un peu plus. Je suis bien heureux de vous servir... Cécilie, vous êtes une dame que beaucoup aimeraient servir. J'en suis certain.

Il la regardait en souriant, posant son regard dans celui de la demoiselle. Ces Iris, d'une couleur proche de la glace, aussi pure que le diamant lui firent détourner le regard, malgré qu'il la sache incapable de percevoir ce regard, il se sentit gêné un instant.

-En réalité je voulais prendre des nouvelles de l'état du Lieutenant... Et du vôtre. Je...

Jindanor observa la demoiselle, portant à ses lèvres ce doigt d'où s'écoulait quelques gouttes vermeil. Ainsi s'empressa-t'il de fouiller dans sa besace à sa ceinture, petite, d'où il extirpa un léger tissus, un mouchoir, que celle-ci lui avait laissé, un mouchoir qu'il gardait sur lui à toute occasions, ce petit mouchoir dans lequel elle avait laissé quelques pièces pour qu'il puisse continuer sa route.

-Permettez ma dame... Dit-il, tout en prenant calmement l'autre main de la dame, glissant sa main sur la paume de celle-ci, entraînant lentement la main dans son geste, la retournant ainsi afin d'y déposer le mouchoir, sa main caleuse glissant sur la peau satin de la dame.

-Pardonnez-moi.  Je suis maladroite.

Jindanor sourit, légèrement amusé.

-Que devrais-je dire dans ce cas ? Il ricana légèrement. Concernant le Lieutenant, les médecins ont dit qu'il avait besoin de repos, ce qui l’agace particulièrement.. C'est un homme d'action, rester cloîtrer ainsi... Le pauvre. Il repris un léger rire. Cependant, rassurez-vous, il ira bien.

Il recula un peu, recroisant ses bras dans son dos.

-Vous souhaitiez... Des nouvelles de moi... ? Il s'autorisa un sourire. Hé bien, j'en suis particulièrement flatté. Et je dois vous avouer que je souhaitais aussi... Des nouvelles de vous. Cela fait longtemps que nous n'avons pas eu l'occasion d'une discussion.. Comme nous en avions eu la première fois. Alors, pour débuter... Comment vous portez-vous... ?

La question était... Innocente, frêle, légère... Si légère qu'elle pouvait faire rire, Jindanor lançait une conversation réellement banale avec ces quelques mots, son ton si vivant était réapparu, comme ravivé.

Ils étaient ... Seuls, ensemble, dans un jardin magnifique, un ciel clairsemé de minuscules bibundum cotonneux, le soleil trônant sur ce tableau, une belle journée. La vie avait ses aléas, elle pouvait être rude, douloureuse, sadique. Mais elle savait récompenser ceux qui passait les épreuves qu'elle posait sur leur passage. Ainsi les avait-elle récompensé d'une journée qui ne pouvait mieux se dérouler.. Une légère brise venant frôler leurs visages, les drapés de tissus présent sur l'armure pour le rendre plus présentable qu'il ne le serait autrement se gonflant légèrement au souffle de cette dite.

-Que diriez-vous, d'une petite balade dans ce jardin... ? Proposa-t'il, tout en tendant sa main vers la sienne, dont il frôlait déjà la peau.

Jindanor respira lentement, il n'avait pas réellement apprécié de pause depuis l'incident..Aussi, une journée d'innocence, d'humour et de vie simple ne pourrait lui apporter que du bien... Ainsi, son sourire vint éclaircir son visage, dominant sur un ton qui se verrait... Aussi doux et vivant qu'il l'était lors de leurs première rencontre.

Il la regardait, détaillant son visage, sa peau satinée, ses lèvres légèrement rose, et ses yeux.. Il revenait toujours à ses yeux, s'y perdant... Il ne pouvait pas s'en empêcher, et ne parvenait à décrocher que lors de quelques palabres, ou lorsque celle-ci détournait le visage pour... "Regarder" un parterre de fleurs qu'elle effleurait de la main.
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Cécilie de Missède
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MessageSujet: Re: Revenir sur ses pas pour aller de l'avant [libre]   Mer 22 Juil 2015 - 14:12

Cécilie sourit malgré elle. Jindanor était bien trop franc, comme à son habitude. Elle avait certes mis un peu d'argent dans l'équipement de son garde personnel, mais à part ça, depuis qu'il avait accepté cet emploie, le destin leur jouait sans arrêt de très mauvais tour. Et pourtant il trouvait le moyen de lui faire des compliments sincères.

-Je vous en prie, nous savons tous deux que bien peu de gens seraient heureux de se trouver à votre place, et pour de bien trop nombreuses raisons. Mais en réalité je voulais prendre des nouvelles de l'état du Lieutenant... Et du vôtre. Je...

Le goût cuivré de son propre sang la fit grimacer plus que la légère douleur qui continuait de battre dans son doigt. C'était une odeur et un goût lourd, bien trop proche de ce qu'elle avait sentit ce jour là. Elle essayait d'en détourner son attention lorsqu'une main s'empara de la sienne. Large, forte rugueuse.

Le geste la surpris tant qu'elle eut un mouvement de recul et faillit arracher ses doigts de cette emprise. Mais la voix sûre de Jindanor l'en dissuada. Elle qui pouvait faire connaissance avec quelqu'un en suivant quelques traits sur sa paume n'avait absolument pas l'habitude qu'on la touche ainsi sans lui demander sa permission... Enfin presque sans. Mais n'aillant pas vu le geste qui avait précédé la demande, elle n'avait eut le temps de rien. Ces petites choses faisaient parties des moments où elle se demandait si les livres disaient vrai lorsqu'ils peignaient tout ce que l'on pouvait interpréter dans un simple regard. Car le geste seul était bien déstabilisant.

Les doigts épais éraflèrent sa paume, l’emmenant dans un mouvement dont elle ne connaissait pas le but. Le dos de la jeune femme s'était légèrement raidi. Elle sentit les manches longues de sa robe dévoiler son poignet alors qu'il retournait sa main vers le ciel alors qu'il en approchait une nouvelle fois la paume. Un tissus doux et fin était pris dans cette paluche déformée par les cales. Un tissus qu'il laissa dans la dextre de la jeune femme avant d'effacer tout contact en glissant une dernière fois le long de sa peau.

De nouveau seule, le pincement de douleur et le goût écœurant refirent leur apparition. Cécilie froissa légèrement ce qu'elle venait de recevoir, cherchant ce que cela pouvait-être. Un léger soupire franchit ses lèvres dans un sourire lorsqu'elle trouva la nature de l'objet : Un mouchoir. Son mouchoir. Elle l'avait presque oublié. Alors qu'elle s'en était séparé uniquement pour masquer ce qu'il contenait alors, il lui revenait d'une façon bien inattendu.

Son agitation était idiote. Jindanor était charitable. Elle s'excusa de sa maladresse et pressa le mouchoir sur l'égratignure après avoir essuyer le bord de sa lèvre, au cas où une tache y aurait persisté.

-Vous me voyez rassurée. Je lui souhaite de se remettre vite, pour son moral autant que pour celui de ses troupes...

Le trait d'esprit était autant pour continuer sur un ton plus plaisant après les quelques éclats de rires de Jindanor que pour lui permettre de reprendre contenance. Sentant le guerrier reculer un peu, elle laissa ses mains se croiser devant elle, continuant à serrer le mouchoir.

Qu'il avoue avoir souhaité également prendre de ses nouvelles la laissa entre deux eaux. Mi-heureuse de l'attention, mi-contrariée de ne pas avoir sût passer au-dessus de ce qu'elle avait vécu un peu plus vite. Mais le ton du jeune-homme en revanche, la ravie tout à fait. Il semblait avoir retrouvé quelque chose de l’insouciance qu'elle y avait perçu lors de leur rencontre.

-Bien... Je vais bien mieux. Et mes cours de magies ont discrètement repris depuis que mon médaillon m'est revenu.

-Que diriez-vous, d'une petite balade dans ce jardin... ?

-A voir ce qu'il se passe lorsque je reste seule trop longtemps, mieux vaut sans doute que je sois accompagnée, acquiesça-t-elle en montrant légèrement le tissu blanc serré dans sa main.

Tout en répondant, elle avait avancé doucement la main, attendant que Jindanor la pose sur son bras pour bien vouloir la guider. Ses gestes, son ton, il semblait plus détendu que lors du dernier trajet. Un petit bonheur dans une journée fort chargée.

-Mais les dernier voyage n'a pas été de tout repos, je voulais savoir si tout allait bien  pour vous ? … Et si Rose avait finalement arrêter de vous ignorer ?
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Jindanor Numanor
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MessageSujet: Re: Revenir sur ses pas pour aller de l'avant [libre]   Lun 27 Juil 2015 - 20:27


Jindanor observait toujours un peu les alentours, évitant de garder son regard braqué sur la dame qu'il servait.. Ce n'était pas convenant, d'autant plus qu'il était pour la première fois réellement seul avec elle. Rose n'était pas ici, et même si leurs relations repartait sur de bons termes depuis quelques jours, il en était légèrement soulagé.

-Oui, il vaut sans doute mieux, répondit-il, souriant.

Jindanor pris la main de Cécilie, la posant avec délicatesse sur son bras, il souriait, enfin un peu de calme.

-Mais le dernier voyage n'a pas été de tout repos, je voulais savoir si tout allait bien pour vous ? ... Et si Rose avait finalement arrêter de vous ignorer ?

Jindanor souri d'autant plus en entendant de nouveau cette phrase... Savoir qu'elle s'inquiétait pour lui le faisait sourire, il se sentait plus important qu'il ne l'était certainement, mais il ne se priverait pas de ces petits plaisirs, surtout après ce voyage chargé en émotion.

-Pour moi ... ? Hé bien, je dois dire que cela va plutôt bien, les hommes m'aident pour m’entraîner à la lame, afin que je puisse être plus présentable à vos côtés.. Une lame est toujours plus noble que ma vieille hache. Et puis, plus présentable aussi... Je m'imagine difficilement abordable avec cette hache. Il ria légèrement.. Avant de regarder la dame, ils marchaient déjà, se dirigeant dans ce jardin, bercé par la brises légère, et les quelques odeurs qu'y s'en échappaient.

-Cela s'arrange petit à petit avec Rose.. J'ai réussi à lui faire décrocher un sourire plus tôt dans la journée... Cependant je pense que cela durera encore quelques temps.. Il semblait un peu moins joyeux en abordant ce sujet. Je suis réellement navré de ce qui c'est passé, et je n'aurais pas dû vous laissées seuls.. C'est ma faute ce qui c'est passé, et je comprends la rancune de Rose... C'est pourquoi je me tiendrais à mon devoir. Vous protéger, vous et Rose.

Quelques mètres furent parcourus, Jindanor observant les plantes , guidant la dame du mieux qu'il le pouvait..

-Je suis heureux que ce moment paisible se déroule à vos côtés...

Sa voix étaient ponctuée de sincérité. Il était paisible.
Il s'approcha avec elle d'un énième pare-terre de fleurs, celui-ci étant composé de quelques plants de Lilas et d'un pied de Rose rouge. Jindanor s'emparant d'une des fleurs qu'il enleva au plant avec une certaine délicatesse, la rose en main il l'observa de plus près.

-Et dire que vous vous êtes fais du mal sur une de ces fleurs...

Prononçant ces quelques mots, il tourna son regard vers Cécilie.

-Une rose, celle-ci est rouge, leurs tiges sont couvertes d'épines, mais la fleur est magnifique, les couleurs sont vives, et la pétale est douce... Si je me le permettais je serais très certainement entrain de vous faire d'énième compliments. Lesquels , comme à mon habitude, je penserais. Il lui sourit, tout en restant ici un instant, se glissant légèrement devant elle. Vos yeux ne vous permettent peut-être pas de l'observer, mais j'ai cru comprendre que celle-ci vous plaisait... La voudriez-vous ?

Il se tenait ainsi devant elle, la fleur en main, débarrassant délicatement la tige des quelques épines, peu nombreuses, la recouvrant.. La fleur ne tenait que sur cinq centimètres de tiges, juste de quoi la tenir.

-Après tout, leur odeur est délicate, et leur touché est doux... Si l'on oublie les épines. Souri-t'il légèrement.

Ils avaient ainsi parcourus quelques dizaines de mètres avant qu'ils ne s'arrêtent devant ce nouveau parterres de fleurs... Les alentours étaient beau, fleuris, quelques bancs étaient à portés, de petits murets bordaient le chemin par endroîts.

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Cécilie de Missède
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MessageSujet: Re: Revenir sur ses pas pour aller de l'avant [libre]   Sam 1 Aoû 2015 - 14:50

-Je suis forcée de vous croire sur parole, répondit-elle lorsqu'il exprima les doutes qu'il avait quant à son allure lorsqu'il portait ses haches.

Les échos qui décrivaient l'allure de Jindanor n'avaient pas changé pour Cécilie. Géant. Colosse. Impressionnant. Voilà qui revenait depuis qu'elle l'avait rencontré. La taille et la force de ses mains suffisaient à la jeune femme pour confirmer cette idée, alors une épée ou des haches ne faisaient pas grande différence dans son esprit. Mais elle ne pouvait pas le laisser croire plus longtemps que tous les torts lui revenaient.

-Arrête. Ne revenons pas encore une fois là-dessus. La peur m'a aveuglée. J'ai été injustement dure à votre égard. Il est vrai que vous avez fait une erreur, mais la décision que vous avez dû prendre à ce moment-là était loin d'être facile.

Elle baissa d'un ton en continuant. La prise de sa main se raffermit légèrement sur le bras du jeune homme.

-Je ne sais quel choix j'aurais fait s'il m'avait été donné d'être à votre place... Et je ne sais non plus dans quel état, je serais si d'autres vies avaient été sacrifiées pour ma mièvrerie Vous êtes un homme bon... Alors ne laissez pas les remarques d'une femme choquée pesées sur vos décisions. Je sais que vous accomplirez votre devoir à votre manière et ce n'est pas à moi de vous demander de changer.

Pour alléger un peu, l’atmosphère après cette digression un peu sombre, quoi que nécessaire, elle ajouta en riant :

-L'important, si la comparaison m'est permise, est de pouvoir se regarder en face quoi qu'il arrive.

Les mètres passèrent. Jindanor n'avait clairement pas l'habitude de guider quelqu'un, mais s'en tirait honorablement compte tenu de leur différence de taille qui ne facilitait pas les choses.

-Je suis heureux que ce moment paisible se déroule à vos côtés...
-Vous êtes bien trop sincère, répondit-elle dans un sourire sans y penser.

Mais il avait raison. L'air extérieur était plus qu'agréable. A part à Beaurivages, elle ne sortait pas beaucoup et encore moins avec de la compagnie. Après le voyage et l'entretien de la mâtiné avec Jérôme, il était doux de se vider l'esprit en faisant quelques pas avec quelqu'un qu'elle appréciait. Ils échangeaient encore quelques mots en avançant lorsqu'un bruit de casse et un remous de feuille troublèrent le calme. Les paroles qui suivirent le troublèrent bien plus. Le rouge monta aux joues de la jeune femme.

-Vous m'avez vu... Murmura-t-elle.

Il n'y avait pas d'autre explication, il avait dû la voir baissée près du rosier un peu avant qu'elle n'entende son pas. Le fait d'arracher une fleur dans un jardin qui n'était pas le sien paraissait même moins honteux que ce détail. N'importe qui d'autre avait pu la voir... Où le pouvait encore. Elle n'aurait pas dû sortir sans Rose. Cette décision était aussi puérile que le comportement dont elle avait fait preuve après coup... Mais elle n'y pouvait plus rien.

-Merci. C'est... Une délicate attention.

Elle s'obligea à sourire. Sa main hésitait et son trouble était visible. C'était inconvenant. Mais il ne pouvait pas forcément le savoir. Elle n'était pas venue pour recommencer à le réprimander. Pas encore. Il ne l'avait jamais mise dans l’embarras devant autrui. Et sa présence si différente de celles des hommes qui gonflaient à l'excès les mots, la plus simple lui réchauffait le cœur…

-Mais ce genre de démonstration peut nous desservir aussi bien l'un que l'autre. Les rumeurs… Se propagent rapidement et ne se taisent pas. On murmure déjà que j'ai trouvé en Jérôme de Clairssac plus qu'un protecteur. Bientôt, vous serrez le roturier qui tente de s'anoblir en séduisant une aveugle ou moi une catin qui joue de ses charmes pour enchaîner des galants et survivre malgré sa médiocrité. Ne donnons pas aux vipères plus de poison à cracher, je vous en prie.


Sa main s'abaissa et elle fit un effort pour se reprendre.

-Mais dites-moi. Les soldats doivent avoir une vision bien différente de la guerre qui fait rage. Pour tout vous dire, je pensais retourner à Bastylle au lieu de me perdre en chemin encore une fois. Qu'en pensez-vous ?
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Jindanor Numanor
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MessageSujet: Re: Revenir sur ses pas pour aller de l'avant [libre]   Mar 4 Aoû 2015 - 19:12



Jindanor se tenait devant elle, toujours souriant.

Le léger murmure ayant quitté les lèvres de Cécilie flotta dans l'air jusqu'à ce que la douce brise qui traînassait dans ce jardin l'emporte avec douceur. Emmenant avec elle quelques pétales de fleurs alentours... Ce Jardin était beau, l'un des plus beau qu'il lui avait été donné de visiter. Après tout, ceux-ci ne dépassait pas le nombre de doigt d'une main. Cependant, il se sentait bien plus calme en ce lieu qu'en d'autres.

Il observa Cécilie, ses joues devenant légèrement rosée, ce geste la gênait-elle... ?

-Merci. C'est... Une délicate attention.

Jindanor sentis en elle une certaine gêne.. Un malaise... Son sourire semblait forcé... Que faisait-il de mal ? Il se posait bien la question. Il avait déjà eu l'occasion de tendre une fleur à une femme, et avait lu dans ses yeux une gêne, mais pas une gêne semblable à celle-ci. Il observa aux alentours, ne percevant personnes... Cependant il semblait lentement se rendre compte de sa bourde.

-Mais ce genre de démonstration peut nous desservir aussi bien l'un que l'autre.[...] Ne donnons pas aux vipères plus de poison à cracher, je vous en prie.

Sa main s'abaissa, il lui fallut un effort visible pour qu'elle reprenne les rênes de son esprit. Jindanor l'avait visiblement plus bouleversé qu'il ne l'aurait cru... Il recula légèrement la main tenant la fleur, passant sa main libre dans sa nuque, visiblement gêné à son tour.

-Je... Comprends ma Dame... Veuillez m'excuser.. Je serais plus prudent à l'avenir.. ? Il sourit légèrement sur ces quelques mots, pour détendre l'atmosphère, malgré que ces quelques mots puissent traduire une vérité.

-Mais dites-moi. Les soldats doivent avoir une vision bien différente de la guerre qui fait rage. Pour tout vous dire, je pensais retourner à Bastylle au lieu de me perdre en chemin encore une fois. Qu'en pensez-vous ?

-Ce que j'en pense... ? Ma dame... Vous êtes en votre droit de vouloir repartir à Bastylle. Je suis en effet habitué aux voyages, ainsi qu'à leurs problèmes... Mais en tant que votre garde personnel, je vous conseillerais en effet d'écourter ces voyages.. Bien entendu, vous avez bien plus de devoirs que je n'en ai...

Il glissa la rose dans un pan de tissu orangé de son armure, la fleur se voyant ainsi disposé, il prit une légère respiration, glissant son bras prés de celui de Cécilie.

Ce bras une fois de nouveau en possession de la main de Cécilie, il reprit le chemin, semblant encore réfléchir quelques instants.

-Hors... Ces devoirs demanderont très certainement à ce que ces voyages se répètent.. Les temps sont dures, et avec cette guerre arrivera certainement son lots de problèmes. Cependant, je doute que ma vision de la guerre diffère grandement de la votre... Mon honneur me demande de faire de mon mieux pour aider ces hommes au front. Ma foi, je suis aussi horrifié de ce que l'on raconte...

Il prit quelque temps pour prendre son souffle et admirer le paysage, tandis que tout deux marchaient paisiblement le long de ces chemins pavés, accompagné des chants d'oiseaux et du bruissement des feuilles.

-Parmis les hommes, il y a une rumeur circulant, comme quoi ...Les armées Drow ne s'affaibliraient pas réellement au fur et à mesure des batailles. Que...Des mages noirs relèveraient des armées de mort... Des frères, comme des ennemis que nous serions parvenus à faire tomber... L'idée de voir ...

Jindanor s'arrêta un instant, posant son index et son majeur sur son front, tandis que son pouce frottait sa tempe.

-... Puis-je vous faire part de mes ressentis ma dame... ?

Jindanor parraissait bien plus sérieux, plus... Concerné, comme si un poid pesait sur ses épaules.

-... Avant de vous rejoindre, j'ai rencontré deux compagnons de routes.. Nous avons fais quelques jours de voyages côtes à côtes...

Il reprit sa route paisiblement, toujours au bras de la Dame.

L'un d'entres-eux, Grégoire de Rimbert, devait se rendre au front. Lors de l'annonce de l'assaut des Drow's, et de la défaite... J'ai eu le sentiment que je ne le reverrais pas. Si... Si cela venait à être réel...Si ces créatures, étaient réellement capable de faire revenir les morts à la vie...

Jindanor lâcha un long soupire... Passant sa main libre dans sa nuque.

-Je pense, que les hommes qui combattent ces créatures, doivent avoir beaucoup de difficulté à le faire.. Le moral doit être bas... Je ne pourrais pas moi même m'imaginer combattre un homme qui a combattu à mes côtés. De plus...D'après ce que l'on m'a conté...

Il s'arrêta un instant, semblant appréhender la chose.

-Oui... Je n'aimerais pas être au front.. Malgré tout l'honneur, et le courage que je puisse avoir... Je n'aimerais pas me trouver face à ces créatures. Face à des hommes morts.

Jindanor avait posé sa main gauche sur la main de Cécilie qui se trouvait sur son bras... Il respirait calmement, voulant penser à autre chose.

-Et je pense malheureusement, ne pas être le seul à être effrayé par cette guerre.
Je ...Pense qu'il faudrait quelqu'un, ou quelque chose pour remotiver les troupes... Continuer à se battre sans la foi, c'est envoyer nos hommes à la boucherie..



Quelques minutes s'écoulèrent, une dizaine, à vraie dire, avant que Jindanor ne s'arrête sur le chemin pavés.

Ils avaient quitté la douce brise et le bruissement des feuilles un instant, pour se retrouver dans un couloir de pierre, voûtés. Le flanc à gauche de Jindanor laissait passer un air frais et agité par les vents. Leurs pas résonnaient dans ce couloir.

Une fenêtre à quelques mètres devant eux, était ouverte, donnant sur la ville en contrebas, les maisons et le peuple s'y bousculant, s'animant telle une fourmilière... Si quelqu'un s'approchait dans ce couloir, les deux personnages l'entendrait arriver avec aisance.
Ainsi, Jindanor s'approcha de la fenêtre, Cécilie toujours à son bras.

-Et vous... Comment voyez-vous cette guerre... ?

Jindanor se tenait légèrement déporté de la fenêtre, la populace en contrebas laissant s'élever une ambiance chaleureuse, tandis que quelques oiseaux passaient par instant, piaillant et chantant.
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Cécilie de Missède
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MessageSujet: Re: Revenir sur ses pas pour aller de l'avant [libre]   Mer 5 Aoû 2015 - 19:56

Avec un réel soulagement, Cécilie reprit la marche. Il n'insistait pas. Elle le remercia avant de changer de sujet. Tout plutôt que de penser encore à cela. Même la guerre était préférable.

Comme elle le pensait, Jindanor n'eut pas une seule objection à son projet d'arrêter les frais de ses voyages, bien qu'il y mit inhabituellement les formes.

-A part ceux que j'ai envers Jérôme et ma famille, mes devoirs peuvent attendre des jours meilleurs.

Mais ce ne semblait pas être le cas de Jindanor. Elle l'écouta exposer son avis sur les combats en cours. Comme cela lui était déjà arrivé, elle se demandait s'il était vraiment de la roture. Il parlait bien, savait lire et écrire, quelque chose que même elle ne pouvait hélas faire, et il maniait les armes. Bientôt une épée. De plus, ses valeurs semblaient si... Nobles ? Devoir et Honneur sonnaient juste dans sa bouche.

A sa façon de parler, elle eut même l'impression que son honneur le poussait à partir au front. A bien y réfléchir, cela devait représenter plus qu'une simple guerre pour quelqu'un qui voyait son foyer piétiné par les sombres... Mais a cette idée la gorge de Cécilie se serrait un peu.

Par crainte de le brusquer, et a cause du trouble qu'elle sentait dans sa voix, elle le laissa faire une pause sans risquer un mot. Le parfum qui les entourait avait légèrement changé et la brise était des plus agréables. Mais lorsqu'il repris la parole, elle comprit pourquoi il avait hésiter. Si ce n'étaient pas des contes, ce qui se produisait sur le front du Nord était bien pire qu'une simple guerre. Elle frissonna. L'idée de reconnaître un ami, un frère, un camarade dans une nuée de morts et de devoir dégainer contre un corps ainsi bafoué n'était pas seulement macabre... mais terrifiante.

-Tyra et Néera nous protègent. Si ces rumeurs sont vrai... Le Nord est dans une situation bien pire que je ne l'imaginais...
-... Puis-je vous faire part de mes ressentis ma dame... ?
-Bien sûr.
-... Avant de vous rejoindre, j'ai rencontré deux compagnons de routes.. Nous avons fait quelques jours de voyages côtes à côtes...

Une nouvelle fois, la voix de Jindanor s'éteignit. Sa respiration était profonde, mesurée. Elle devinait que cela n'était pas sans rapport avec ces scabreuses rumeurs... Mais si elle pouvait se tromper, elle en aurait été reconnaissante aux Cinq. Elle pria intérieurement pour les deux hommes qu'il avait rencontré en chemin. La main de Jindanor vint se poser sur ses doigts. Elle resserra sa prise sur son bras en réponse.

-Personne ne pourrait imaginer sereinement faire face à un tel spectacle.

Il acheva sa pensée. Trouver la foi pour continuer à se battre... Oui. Dans des heures sombres, sans quelque chose à se raccrocher, il était facile de se laisser sombrer. Alors qu'une cause. Une raison de prendre les armes pouvait permettre à un soldat de porter son bouclier plus haut quelques instants de plus. De sauver sa vie ? Du moins c'est ce que prétendaient les livres que Rose lui lisaient depuis l'enfance. Qu'en savait-on lorsque l'on restait cloîtrée une vie entière, protégée par des hommes prêt à donner leur vie ?

La seconde main de Cécilie vint s'appuyer contre le bras du jeune homme – ou tout du moins contre les protections dont il était bardé – pour lui assurer son soutien et l'inciter à s'arrêter, mais cela ne suffit pas. Il avait beau dire que sa perception de la guerre ne devait pas être bien différente de celle de la demoiselle, leur expérience n'avait rien de commun. Il avait sans doute survécu à des choses qu'elle se refusait à imaginer. Souvenirs ou sombre imagination, il avait prononcé ses derniers mots d'une voix inhabituellement grave. C'était sans doute un geste ridicule mais les yeux de la jeune femme se tournèrent un instant vers celui qu'elle ne pouvait voir.

Voir des Barons qui se déchiraient pour la possession de terres qui seraient bientôt en ruine était d'autant plus écœurant lorsque l'on pensait à ceux qui donnaient leur vie à chaque seconde pour ralentir l'avancée Sombre.

-Tu as sans doute raison. Nous demandons beaucoup à chacun des soldat posté au Nord. Affronter ce... genre de chose doit être bien pire que tout le reste. Mais chacun d'eux à une famille, un foyer, des souvenir, ou au moins un être cher qu'il protège en participant à une telle entreprise. Bientôt des renforts arriveront et avec eux un nouveau souffle. Chaque homme arrivant de l'arrière avec des nouvelles pourra raviver cette flamme et rappeler aux soldats présent qu'il existe encore une vie après la guerre...

Cécilie sentait bien ses paroles pouvaient être maladroites pour quelqu'un qui avait sans doute connu le feu des combats, mais c'était ce qu'elle avait trouvé de mieux pour apaiser son guide. L'idée de la situation au front semblait troubler Jindanor au delà des mots.

-Je suis convaincu que cette peur n'est une fatalité pour personne...

Mais les minutes s'écoulaient. Avec l'échos de leur pas, le parfum des fleurs avait disparu. La brise caressait toujours le visage de la jeune femme sans défaire outre-mesure ses cheveux soigneusement tressés. Le sol inégale avait fait place à un pavé plat et régulier. Elle fronça le nez, incertaine, l'écho caractéristique des couloirs en pierre rebondissait sur ses tympans.

Seuls le bruit persistant de leur pas était audible, même de loin. Ils étaient seuls. Un léger souffle d'air et un défaut dans l'écho de la question de Jindanor indiquaient la présence d'une ou de plusieurs fenêtres alors qu'ils s'arrêtèrent.

-Et bien... Comme une femme je suppose. Je crains le pire pour les hommes de mon entourage sans rien pouvoir faire. On ne m'apprend que le strict nécessaire sur les horreurs du front et j'ai la faiblesse de voir chaque vie mise en jeu comme une raison de plus de maintenir la Paix.

Doucement, elle fit quelques pas dans la direction supposée de la fenêtre tout en gardant la main plus lâchement posée sur le bras du garde. Sous la voûte qui portait le son au loin du couloir, cette ouverture cassait l'écho comme s'ils étaient à l'air libre. Elle hésita un instant mais le couloir était parfaitement silencieux. Elle soupira.

-Au début du mois, mon père et mon frère sont partis rejoindre les forces de notre suzerain. Je ne suis pas rentré pour leur faire mes adieux...et je n'ai pas reçu une seule lettre de Gaël depuis lors...

La guerre état devenue une partie du quotidien depuis quelques temps déjà, mais elle semblait prendre plaisir à se laisser découvrir peu à peu. La Crainte, l'Angoisse, la Mort... Et peut-être même les Révenents à présent. Depuis qu'elle était dans le Nord, sa correspondance avec son petit frère s'était peu à peu distendue, faute de trouver le destinataire sans doute. Mais elle craignait réellement pour sa vie malgré les différents que leur imposait leur père.

-En ce moment dans le Médian, les nobles se déchirent pour choisir un nouveau roi. Diantra a été incendiée et les affrontements fratricide n'en finissent plus...

Les guerres de successions et de pouvoirs n'avaient rien à voir avec les affrontements du Nord mais Cécilie les côtoyait depuis toujours... Et c'était là, la guerre qu'elle connaissait.

-Mais la guerre que je vois ne se déroule pas seulement sur un champ de bataille. Je ne sais même pas si on peut appeler ça une guerre après tout. La peur n'est pas la même. Les horreurs comme celles du Front ne sont pas aussi visible... C'est peut-être bien naïf de ma part de faire cette comparaison...

Les doigts de la jeune femme se tordaient. Elle parlait d'une voix sourde pour être sûr que l'écho n'emporte pas ses paroles.

Malgré l'air frais et les bruissement dans la nature qui leur parvenait, ils étaient venus à cause et pour la guerre.

-Ma destination n'a en général que peu d'importance. Mais voyages n'avaient jamais été si coûteux en vies... et je ne sais pas si rentrer à Bastylle sans rien tenter servirait à quoi que ce soit.

Elle fit une pause, écoutant les alentours.

Elle avait vu ce que pouvait coûter un faux pas. Lyanna en avait payé le prix...

-Ma sœur... Je veux dire ma cousine a été assassinée pour des questions de politiques. Des terres. Des titres. D'autres terres. D'autres titres. Des prises de positions qui déplaisent aux mauvaises personnes. un lien de parenté pouvant fragiliser un ennemi... C'est un jeu sans fin ou nous nous battons pour les valeurs de nos familles, choisies entre toutes pour guider, faire prospérer et protéger les peuples.

Elle assura sa prise sur le bras de Jindanor.

-Je sais que ce n'est pas mon rôle de dire cela... Mais vous m'avez demander ma vision des choses.... Et je ne peux m'empêcher de penser... Maintenant que le peuple a besoin de ces lignées, personne ne peut répondre présent sans être mis pied et poings liés par d'autres envieux. L'apparence, l'honneur et les valeurs sont sauves. On utilise les moments de faiblesses de nos adversaires pour prendre l'ascendant et le détruire. Voila ce qui crée les guerres.

Elle se tût, tendant l'oreille à un bruit de pas qui passait non loin mais repris une dernière fois en l'entendant disparaître sans s'approcher.

-Je n'ai aucune idée de la violence ou de la longueur des combats. Mais si rien n'est décidé, ce qui se déroule au Nord sera bientôt une débandade plus qu'une guerre et je n'ai pas la moindre idée de la façon dont je pourrais aider à en finir avec cette guerre. Voila ce que je pense.

       Tout cela n'était pas exactement ce que l'on pouvait appeler correcte mais cette fois, cela importait peu. La confiance ne s'accordait pas à sens unique.  


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Jindanor Numanor
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MessageSujet: Re: Revenir sur ses pas pour aller de l'avant [libre]   Mar 11 Aoû 2015 - 3:33




Jindanor l'écoutait attentivement, se tenant à ses côtés... Sa vie n'était pas facile, elle ne connaîtrait certainement jamais le dur labeur, les nuits froides ou la faim, mais elle n'en restait pas moins humaine, et bien vivante.. La vie n'est tendre pour personne, ce que lui contait actuellement Cécilie confirma ses pensées.

Ne pas avoir de nouvelle des membres de sa famille parti au front...  Les morts passés dû aux intrigues du pouvoir.. Jindanor avait beau avoir juré de la protéger, il était certain qu'il ne pourrait la protéger de la souffrance mentale qu'elle endurerait encore, très certainement... Lorsqu'elle fit part de son passé douloureux, et du manque de nouvelle de ses parents, Jindanor posa sa main sur celle de Cécilie, comme pour lui faire par de sa compassion.


Lorsqu'il sentit celle-ci assurer sa prise su son bras, Jindanor lui souri légèrement, comme pour attendrir l'atmosphère qui se faisait lentement pesante.

-Je sais que ce n'est pas mon rôle de dire cela... Mais vous m'avez demandé ma vision des choses... Et je ne peux m'empêcher de penser... Maintenant que le peuple a besoin de ces lignées, personne ne peut répondre présent sans être mis pied et poings liés par d'autres envieux. L'apparence, l'honneur et les valeurs sont sauves. On utilise les moments de faiblesses de nos adversaires pour prendre l'ascendant et le détruire. Voila ce qui crée les guerres. 

Jindanor tourna légèrement la tête vers le son qu'il entendit provenant de l'extrémité du couloir... Une poterne entre-ouverte donnant sur un énième couloir, visiblement plus utilisé que celui-ci.

-Je n'ai aucune idée de la violence ou de la longueur des combats. Mais si rien n'est décidé, ce qui se déroule au Nord sera bientôt une débandade plus qu'une guerre et je n'ai pas la moindre idée de la façon dont je pourrais aider à en finir avec cette guerre. Voilà ce que je pense.

Jindanor lui souri, resserrant à son tour sa prise sur sa main, une pression douce.

-Mon père me disait... Que seuls ceux ne souhaitant pas le Pouvoir étaient digne de l'obtenir... Je n'ai jamais réellement compris cette tirade, mais je pense que je peux en interpréter le sens aujourd'hui...

Jindanor sembla légèrement pensif quelques instants, son souffle calme et posé.

-Ceux qui ont le pouvoir en veulent toujours plus, pour un grand nombres d'entres-eux... La soif, l'orgueil... L'ambition, sont des fléaux qui dominent sur l'honneur et les valeurs... Je ne connais que peu de personne qui feraient de bons commandants..Ou de bons Rois... Cependant, pour continuer dans ma franchise éternell-...


Quelques pas retentirent dans le couloir, puis se stoppèrent à quelques mètres d'un croisement, avant qu'une porte ne s'ouvre... Jindanor patienta quelques instants.
Il préférerait que les murs se bouchent les oreilles, cependant ce n'était pas aussi simple... Décidé à éviter d'être entendu, il sourit légèrement, soupirant.

-C'est une belle journée, en tout cas... Reprit-il, tandis que la porte se rouvrait, et que les pas s'éloignaient de leur emplacement... C'est aussi une ville magnifique... Je serais toujours impressionné par ces agglomérations.

Quand le son des pas précédent s'estompa, Jindanor soupira un instant avec de laisser s'échapper un léger rire.

-Il est impossible d'être seuls un instants dans ces bâtisses... C'est tellement plus simple pour les pauvres gens.

Jindanor observa le couloir, en tendant son cou, sur la droite, puis la gauche... Ne percevant plus de bruits de pas, il su qu'ils étaient enfin seuls à nouveau...

-Où en étais-je... ? Ha oui... Cela me vaudrait très certainement la corde au cou mais...

Jindanor reprit, dans une phrase murmurée mais audible.

-Maintenant que nous sommes seuls et hors de vue...Serait-ce toujours offensant de recevoir cette rose de ma part ?

Jindanor semblait jouer entre la taquinerie... Et la sincérité... Il souhaitait probablement volontairement mettre Cécilie dans l'embarras... Et si cela réussissait... Et cela réussirait certainement, après tout... Les convenances étaient plus ancré dans le subconscient de Cécilie que dans le siennes. Cependant, il s'était refermé suite aux pas qu'il avait entendu plus loin dans le couloir, et avait certainement gardé une partie de ce qu'il souhaitait réellement énoncé, pour repartir sur une discussion plus cocasse.

Il patienta quelques instants, tout en observant la dame.

-Vous aurais-je mis dans l'embarras... ?

Sa voix était douce, et légèrement taquine... Il ne souhaitait pas gêner de trop la dame et voulu faire ressortir la pointe d'humour qu'il avait essayé péniblement de mettre en place, afin d'alléger l'atmosphère et de détendre Cécilie.

-Ma dame... ?

Interrogea Jindanor, posant son regard sur elle, malgré une probable réprimande suite à ses phrases précédentes.

-Merci.


Elle se demanderait certainement pourquoi il la remerciait, mais ce remerciement était sincère et profond.

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Cécilie de Missède
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MessageSujet: Re: Revenir sur ses pas pour aller de l'avant [libre]   Mar 25 Aoû 2015 - 22:17

Cécilie sourit lorsque Jindanor évoqua son père. Oui, c'était bien quelque chose dans ce goût là qu'on murmurait tout bas dans la petite noblesse en regardant la moyenne et dans la moyenne en regardant la grande.La roture était la mieux placée pour connaître ses propres besoins finalement, même si elle n'avait pas les capacités de gouverner. L'écouter était toujours une bonne idée.

Elle profita des quelques instants qui suivirent. Près de la fenêtre, ils entendait tout ce qu'il se passait au dehors, les passages dans le corridor, ceux dans le couloir parallèle. Tout était clair et les échos pouvaient être perçus de loin. Un oiseau passa au-dessus de leurs têtes, sûrement pour rejoindre un interstice entre deux poutres. Mais pour l'instant, elle n'entendait pas de pépiement.

Jindanor avait repris avec son mordant habituel. Un mordant que peu de noble de sa connaissance aurait apprécier finalement. Après tout ils avaient peut-être eu tout les deux un peu de chance malgré les apparences. Quelques pas résonnèrent au loin. Elle attendit d'être sûr qu'il se dirige vers eux pour lever la main, mais son ami s'interrompit de lui même. Le passage de l'inconnu dura longtemps. Il n'y avait que la pression de l'énorme main de Jindanor pour lui tenir compagnie. Puis le trublion s'éloigna.

-Attendez de voir Diantra, on dit qu'il faut une journée entière pour la traverser en marchant en ligne droite. Ou Missède. La bibliothèque vous plairait peut-être, ou la grand rue des Artisans.

Elle avait répondu autant pour retrouver leur atmosphère dégagée que pour s'assurer que Jindanor ne dirait rien de trop franc à porté d'oreilles de celui qui venait de passer et qui, au son de son pas, n'était pas un simple serviteur.

-Il est impossible d'être seuls un instants dans ces bâtisses... C'est tellement plus simple pour les pauvres gens.

-Plus simple ?

Elle fronça légèrement le nez, intriguée par cette dernière phrase. Il n'y avait pas grand lien entre le fait d'être seul et de rendre le quotidien plus simple. Pour la jeune femme c'était même tout l'inverse. Si Néera avait eu la bonté, malgré tout, de lui donner une famille qui avait préférer lui attacher des vies plutôt que de l'abandonner à Dieux savaient quelle maison de passe – ou dentellière sur le déclin dans le meilleur des cas – elle se devait d'être reconnaissante malgré les épreuves. Et ce train de vie lui permettait d'agir au quotidien bien plus facilement que seule, en souillon, avec un simple canne.

Quelques personnes passaient encore au loin dans les couloirs, mais aucun à porté d'oreille. Et surtout aucun qui semblait se rapprocher particulièrement. Elle prit conscience qu'elle n'avait aucune idée de leur emplacement. Juste qu'il l'avait guidé dans un lieu calme.

-La corde au cou ? Mais...

-Maintenant que nous sommes seuls et hors de vue...Serait-ce toujours offensant de recevoir cette rose de ma part ?


La voix du jeune homme était amusée mais pas moqueuse. Alors c'était là son éternelle franchise. L'emmener dans un lieu plus discret pour avoir la véritable réponse qu'elle s'était refusée à donner ? Cécilie se raidit un peu. L'une de ses mains avait quitté l'emprise de celle du garde.

-Je n'était pas offensée ! Je...

Elle garda le visage légèrement baissé vers la fenêtre. C'était cela qu'il voulait dire en parlant de « plus simple ». Elle sentit le rouge lui monter aux joues. Sa voix taquine avait choisit les bons mots pour prendre sa petite revanche. Elle pouvait être sûre d'une chose : il avait été froissé de son premier refus pour lui faire payer ainsi. Mais il semblait connaître si mal les convenances... La mettre dans un tel embarras n'était sûrement pas son but premier. Et s'il était ne serait-ce qu'un peu sincère... Et il l'était, c'était évident puisqu'il s'agissait de Jindanor.

-Je suppose qu'il n'y a pas de mal... murmura-t-elle d'une voix presque inaudible, comme pour s'en convaincre.

Car oui il y en avait. Avec ou sans témoin, elle savait que ce n'était pas convenable. Mais ce n'était pas réellement répréhensible non plus. Cette galanterie ne mènerait jamais a rien d'autre. Elle se trouvait soudain bien des raisons de faire tête la petite voix de la bienséance... et en rougit d'autant.

-Vous aurais-je mis dans l'embarras... ?

Elle releva soudain la tête au son de la voix rieuse. Alors le but était bel et bien de la mettre dans l'embarras.

-Oui. En effet. Répondit-elle vivement, laissant l'écho s'emparer de sa voix à son grand embarras... encore.

Un peu plus vivement qu'à l'accoutumée. Volontairement amusée, une pointe d'agacement patinait quand même sa voix, mais c'était plus envers elle et son émois qu'il était tourné que vers les frasques de Jindanor. Elle se détourna totalement vers la fenêtre dans l'espoir que ses joues arrêtes de chauffer.

-Ma dame... ?
-Un instant. Je vous en prie.

Il ne lui laisserai donc pas une seconde de répit ?! Elle avait été bien attrapé par ses propres principes. Au moins sa voix avait retrouvé la maîtrise suffisante pour ne pas rebondir contre les murs jusqu'à Dieux savaient où. Elle ne mis pas bien longtemps avant de continuer. A peine le temps de prendre une ou deux respirations en réalité. Et cette fois un véritable sourire sincère, quoi qu'un peu réservé, flottait sur ses lèvre, en parfait accord avec son ton balançant entre amusement et le sérieux.

-Vous êtes infernal. Voila que je perds encore toute contenance devant vous.

Elle était sensé se contrôler en toute circonstance. Repousser cordialement des importuns n'étaient pas bien difficile. Pourtant les discussions qu'elle pouvait avoir avec Jindanor se transformaient de plus en plus souvent en joute verbales qu'elle gagnait avec trop de remords ou perdaient avec trop de facilité.

-Un gentilhomme ne devrait pas tant s'amuser de l'embarras d'une jeune femme.

Elle se laissait peu à peu gagner par l'esprit taquin de son ami, plutôt que de se cramponner à son son mal aise. Le trait était peut-être un peu appuyé mais elle ne voulait pas paraître plus affectée que nécessaire. Et puis son accent était beaucoup plus fort lorsqu'elle utilisait des expressions du Médian. Peut-être cela jouerait-il en sa faveur.
Elle attendait une réplique, une réponse.

En tout cas, Jindanor ne s'était pas trompé. La sincérité et la soudaineté de son remerciement n'aidait pas vraiment Cécilie a chasser son trouble.

-Je... vous en prie... Bien que je ne sache pas vraiment pourquoi... ?
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Jindanor Numanor
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MessageSujet: Re: Revenir sur ses pas pour aller de l'avant [libre]   Jeu 27 Aoû 2015 - 13:49


En tout cas, Jindanor ne s'était pas trompé. La sincérité et la soudaineté de son remerciement n'aidait pas vraiment Cécilie a chasser son trouble. 

-Je... vous en prie... Bien que je ne sache pas vraiment pourquoi... ?

-Pourquoi ... ? Pour tout ce que vous m'avez donné. Pour... Il s'arrêta un instant, entendant quelques pas dans les couloirs adjacents, des pas assez précipité... Peut-être que Rose avait remarquée l'absence prolongée de sa Maîtresse... Pour vous comporter aussi simplement avec moi... Je ne saurais jamais vous remercier suffisamment. Vous m'avez tiré de ma situation, m'avait permis de vous servir...

Il se tourna vers elle, la regardant, sa voix était comme à l'accoutumée, devenue douce, il retint l'une de ses mains qui voulu s'aventurer sur celle de la Dame, croisant ses bras dans son dos.

-Si je suis ici, c'est grâce à vous. Je n'aurais probablement jamais pu connaître ceci sans votre aide. Je vous dois cette vie. Qu'il y est des risques qu'elle s'écourte ne m'effraie pas, tant que la votre continuera. Je veux que vous sachiez que vous pouvez me faire confiance.

Il souri, observant le bout du couloir un court instant, s'assurant que personne n'était présent.

-Bien... Il glissa délicatement sa main gauche vers celle de la dame, la frôlant, pour lui signaler qu'elle se trouvait ici, avant de délicatement la prendre. Je suis désolé de vous avoir embarrassée ma Dame.. Il souri, encore légèrement taquin dans le son de sa voix.


Il ria très légèrement, avant de reprendre un air assez sérieux.

-Votre accent du médian est particulièrement... Comment dire... Déstabilisant ? Il souri en l'observant. Vous parvenez à le faire disparaître plutôt efficacement. Je ne m'attendais pas à ce qu'il ressorte autant. Mais.. Il vous va bien.

Il patienta quelques instant, l'observant, s'attendant à une réplique sur son propre accent du Nord, qu'il traîne sans réellement savoir s'en débarrasser d'ailleurs, malgré que celui-ci soit léger.

-Cela fais un moment déjà que nous discutons... Je pense que Rose va s'inquiéter si la discussion dure encore... Il observa le ciel par dessus la ville, le soleil se trouvant à mi-chemin du soir. La pauvre doit vous chercher dans tout les recoins de ce château ma Dame.

Et quelle fut sa surprise, lorsqu'il entendit les pas précipité de rose parvenir de dans son dos, sa main glissant de celle de Cécilie, pour rejoindre l'autre dans son dos, croisant ses bras ainsi. Il observa la nouvelle venue... S'attendant déjà à une réplique cinglante de sa part, si ce n'est d'une réprimande. La pauvre semblait quelque peu irritée.
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Cécilie de Missède
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MessageSujet: Re: Revenir sur ses pas pour aller de l'avant [libre]   Jeu 27 Aoû 2015 - 16:35

Il la remerciait pour l'avoir tiré de sa situation ? Pourquoi ? Parce qu'il avait désormais une armure a sa taille et droit aux regards suspicieux des petites gens autant que des nobles pédants ? Peut-être préférait-il avoir le gîte et le couverts assuré mais sa vie n'en tenait pas moins à un fil.

« … Qu'il y est des risques qu'elle s'écourte ne m'effraie pas, tant que la votre continuera... »

Elle sursauta.

Quelqu'un approchait rapidement.


« Moi, cela m'effraie ! …. Je veux dire. J'ai confiance en vous. Vous risquez votre vie pour les autres, et vous l'avez risqué pour moi avant même de savoir qui j'étais.  

La main de la jeune femme trouva la joue de Jindanor grâce au souvenir de sa voix, osant à peine la frôler. Haussée sur la pointe des pieds, elle était encore bien plus petite que lui. Lorsqu'elle posa un baiser sur sa joue, ses lèvres ne se piquèrent qu'à l'angle de sa mâchoire. Une mâchoire carrée et rugueuse.


-Je suis votre obligée bien plus que vous ne l'êtes. »

Lorsqu'elle s'écarta à nouveau son cœur battait à tout rompre. Elle n'avait pas le droit à de telles frivolités. Ça ne devait pas être. Et d'ailleurs, ça n'était pas. Lyanna aurait rit... Mais elle n'était pas Lyanna. Elle avait survécu, elle...

Tandis qu'une ébauche de visage aux traits appuyés et marqués par les éléments naissait dans l'esprit de la jeune femme, la voix de Jindanor avait toujours cette trace d'amusement. Cecilie retira vivement la main de la sienne comme si elle risquait de la brûler. Soudain les actes de Jindanor lui paraissaient d'autant plus oppressants qu'elle avait été stupide. Mais elle ne pouvait reculer.

-...Il vous va bien.

-Merci. Il faut bien qu'il me reste quelque chose des mes terres. Le votre ne trompe pas non plus.

D'autres pas se rapprochaient toujours plus. Les pas de Roses. Elle aurait put le reconnaître entre mille.


-Vous avez sans doute raison. Mais je n'ai pas la moindre idée d'où elle peut être.

-Cécilie !

La furie dépassa Jindanor sans s'arrêter pour serrer un bref instant la musicienne avant de l'écarter d'une longueur de bras pour l'observer. Elle avait presque les larmes aux yeux.

-Si vous saviez comme je me suis rongé les sangs ! Vous avez disparue sans laisser de trace ! Sans même demander à quelqu'un de me prévenir ! Il m'a fallu aller jusqu'aux casernements pour trouver quelqu'un qui ait entendu parler de vous !

L'absence totale de retenue de la jeune femme malgré la présence de Jindanor suffisait à comprendre l'étendue de son trouble. Cette fois, Cécilie jeta l'éponge. Elle n'avait rien à dire pour sa défense. Quelles que sont ses actes ou ses décisions de la journée, aucune ne semblait sensée. C'était à se demander si même les conseils qu'elle avait donné à Jérôme n'étaient pas absurdes... Après tout, c'était la première fois qu'elle sortait seule sans prévenir son amie.


-Je suis désolée Rose. C'était irresponsable de ma part et cela ne se reproduira plus. Mais tu vois, tout va bien. Jindanor m'a escorté.

-Je vois ça. Constata-t-elle en se refermant un peu.

Rose lâcha lentement les épaules de la demoiselle pour planter son regard lourd de reproches dans celui du garde mais s'abstint de tout commentaire.


-D'ailleurs, Jindanor... J'espère que nous pourrons discuter à nouveau. J'ai passé un très bon moment... Et si vous désirez malgré tout rejoindre vos anciens compagnons demain ou dans un mois, ou si vous désirez vous rendre ailleurs, laissez-le moi savoir.

Elle n'aurait sût dire s'il était cruel de rappeler à lui les souvenirs de ceux partis  à Oesgar étant donné les rumeurs dont il lui avait fait part, mais elle était sûre que si elle ne lui disait pas dès à présent, elle n'en aurait plus jamais l'occasion... ou la folie peut-être.


-Ce n'est pas parce que vous êtes à mon service que vous ne pouvez avoir vos propres ambitions.

Oui, la folie sans aucun doute.

-Si vous voulez bien m'excusez, Rose peut m'escorter jusqu'à mes appartements.
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Jindanor Numanor
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MessageSujet: Re: Revenir sur ses pas pour aller de l'avant [libre]   Sam 29 Aoû 2015 - 15:56


Jindanor observa Cécilie après ce baiser sur l'angle de sa mâchoire, Jindanor fut... Quelque peu surpris. Pensant avoir rêvé, il se reprit assez vite en entendant Rose accourir...  Malgré tout, Jindanor restait particulièrement joyeux, un sourire ne quittant pas son visage.

-Vous avez sans doute raison. Mais je n'ai pas la moindre idée d'où elle peut être.
-Cécilie !

Rose le dépassa sans s'arrêter... Allant serrer la Dame dans ses bras avant de l'écarter d'une longueur de bras pour l'observer. A son état, Jindanor aurait dis qu'elle était plus que soulagée.

-Si vous saviez comme je me suis rongée les sangs ! [...]

Il assista à la scène sans pouvoir retirer ce léger sourire de son visage, elle était fidèle à elle même, elle aimait Cécilie, comme une sœur, et cela Jindanor l'avait compris depuis l'incident...

-Je suis désolée Rose. C'était irresponsable de ma part, et cela ne se reproduira plus. Mais tu vois, tout va bien. Jindanor m'a escorté.

-Je vois ça. Constata-t-elle en se refermant un peu.

Son regard lourd de reproches vient se planter dans celui du Garde, dieux merci, elle s'abstenait de toutes réprimandes.

-D'ailleurs, Jindanor...J'espère que nous pourrons discuter à nouveau. J'ai passé un très bon moment... [...] Si vous désirez vous rendre ailleurs, laissez le moi savoir.

Jindanor l'observa, souriant légèrement, elle était trop bonne avec lui. Bien qu'il se garda de lui faire part de cette avis, et c'était bien là la seule dont il s'était abstenu jusqu'à aujourd'hui.

-Je vous remercie ma Dame, ce fut un très bon moment pour moi aussi. J'espère que nous en aurons bientôt l'occasion moi aussi. Je ne voudrais pas vous mettre en danger. Nous suivrons l'itinéraire dont vous déciderez ma Dame.

Il lui sourit, un sourire amicale comme à l'accoutume.

-Ce n'est pas parce que vous êtes à mon service que vous ne pouvez avoir vos propres ambitions.

Cette phrase le fit d'autant plus sourire. Si la folie s'emparait d'elle, c'était alors une douce folie. Cependant, il ne put qu'apprécier cette frasque, même s'il s’abstiendrait bien de la mettre en pratique.. La seule ambition qu'il nourrissait n'avait aucun avenir.

-Si vous voulez bien m'excuser, Rose peut m'escorter jusqu'à mes appartements.

-Vous êtes toute excusée ma Dame. Cependant... Rose, voudriez-vous bien me rejoindre dans la journée... J'aimerais que nous discutions... Si cela ne vous gêne pas ?

Oui... En effet il souhaitait discuter avec cette dame... Il voulait crever l’abcès une bonne fois pour toute, il voulait revenir à ce sourire qu'il arrivait à lui faire afficher... Il ne supportait pas recevoir ces regards emplis de reproches.

-Je vous attendrais au casernement... Si vous ne me trouvez pas, prévenez Anthoine, celui-ci saura où me trouver. Si vous ne déniez pas venir, je ne vous en tiendrais pas rigueur, vous avez bien du travail.

Il pensait ces mots, il aimerait ne pas lui en tenir rigueur, mais plus ils attendaient pour crever l’abcès, plus celui-ci gonflait et gagnait en importance... Plus il devenait... Malsain.

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