Autopassion.net le site dédié à l'automobile créé par ses utilisateurs
Partagez | 
 

 Oschidize baque ! [solo]

Aller en bas 
AuteurMessage
Oschide d'Anoszia
Humain
avatar

Nombre de messages : 477
Âge : 27
Date d'inscription : 10/02/2014

Personnage
:.: MANUSCRIT :.:
Âge :  29 (Mort)
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: Oschidize baque ! [solo]   Mer 12 Aoû 2015 - 6:20

A l’ombre d’un pommier, dans le petit jardin qui encerclait les hautes tours de la citadelle, Oschide rêvassait. Tout avait été plus calme depuis son retour dans le Langecins. La petite infection qu’il avait eu avait disparu avec le bon air du duché et sa convalescence touchait à son terme. Il reviendrait bientôt au-devant de la scène politique, il le savait. Mais pour le moment, il préférait profiter des derniers moments de tranquillité, bien que les affaires langecines ne le laissaient pas totalement inactif. Quelques nobles qui mangeaient des patates, avaient eu envie de rejoindre l’Eracien qui prétendait au trône, le fameux Harold, qui s’était dévoilé dans une mise en scène grotesque orchestrée par une haute prêtresse surement soudoyée vu l’intérêt des Eraciens pour Néera. Mais soit, tout cela était bien loin à présent et il pouvait être sûr d’une chose dorénavant : Il ne prendrait pas part à la mascarade des Vallancourt et des Eraciens.

Dès son retour, les choses étaient allées de mieux en mieux, à commencer par l’état de son épouse qui s’améliora un tant soit peu dès que son ventre commença à s’arrondir. Les sourires leurs revinrent et ils purent de nouveau profiter de quelques moments intimes qui lui avait cruellement manqué. Pourtant, le mestre lui avait assuré qu’elle n’était pas sortie d’affaire et qu’une rechute pouvait avoir lieu à tout moment. En tout cas, Méliane ne tarda pas à revenir dans les affaires du duché puisqu’elle siégea à ses côtés au conseil qui suivit son retour. Si cela laissa le sieur d'Amderran indifférant, les sieurs de Brevise, de Tall et d’Ausal affichèrent leurs plus grandes joies à la vue de leur duchesse. C’était d’ailleurs la fille unique du seigneur de Brevise qui s’apprêtait à épouser son cousin. L’union devait avoir lieu là-bas et une délégation langecines devait se préparer à y faire route dans les jours qui suivraient.

Sa sieste prit fin au moment où il aperçut le sénéchal devant lui. Toujours l’air aussi solennel, Sir d’Olside esquissa un petit sourire en le voyant ainsi.

-On m’a dit que je vous trouverais là.

-Il est déjà temps ?

-Oui, altesse, le chancelier et l’intendant vous attendent, ainsi que votre épouse qui a déjà pris place.

Chassez la politique et elle revient au galop se dit-il avec humour. Il se remit alors sur ses jambes et marcha aux côtés du sénéchal jusqu’à la grande salle qui n’attendait plus que lui. Oschide prit place à la droite de Méliane qui lui adressa un sourire comme elle seule pouvait lui donner, puis la séance débuta par un compte rendu des doléances. Luther de Bône, l’intendant s’évertua à ne pas passer un long moment et fit en sorte de terminer au plus vite pour passer à autre chose. Méliane eu tout de même le courage et la force de prendre une décision pour chacun des problèmes, puis le sujet passa aussitôt à la politique extérieure que leur chancelier, Simon de Cavrour, ne tarda pas à afficher un certain scepticisme.

-Aucune avancée dans le nord, les seigneurs se rassemblent péniblement, mais l’issue semble toujours incertaine. Notamment à cause des prétentions de chacun.

-Suivant, répondit sèchement Méliane.

-Nous avons reçu les rapports de Nelen. Le trait et le frère de l’amiral ont consolidé leur position et attendent de nouveaux ordres. Les mines sont de nouveau exploitées et l’Olienne surveillée. Quelles sont vos directives ?

-C’est l’affaire de mon époux, à lui de voir, dit-elle en le fixant des yeux.

-Il est vrai ma douce. Qu’on leur apporte les provisions, matériaux et tout ce dont ils ont besoin pour continuer la consolidation de l’île. Je veux qu’elle devienne imprenable et que l’archipel devienne officiellement le vicomté de Nelen avec notre amiral de Montecale comme gouverneur en mon absence.

-Ce sera fait, rétorqua le vieux chancelier avant de reprendre, concernant le sud de la péninsule, il semblerait que rien n’ait bougé depuis la dernière séance, mise à part que votre père ne se cache pas d’appartenir au premier cercle de l’estréventine.

Le vieux dragon devait avoir ses raisons. Mais un jeu sur les deux tableaux politiques du médian et du sud ne lui plaisait guère. Ainsi, il préférait délaisser les liens qu’il avait avec Ydril au profit de ses gens et de ses alliés. Si on lui avait attribué une image d’arriviste, plus personne ne pourrait à présent l’accuser de travailler sur le compte de sa famille et d’Ydril.

-Qu’en est-il des terres royales et du Médian, Chancelier ?

Le vieux fit une mine affreuse à l’annonce du sujet qui semblait déjà être délicat rien qu’en l’annonçant.

-Harold a gagné du soutien et traverse à présent les terres royales pour renforcer sa légitimité.
. De leur côté, l’archiduc du Médian semble observer la chose sans trop réagir.


-Libre à Harold d’incarner le roi d’Erac si cela lui chante, mais Langehack n’interviendra pas dans son jeu. Reprit Oschide. Laissons Langehack à l’écart pour le moment et attendons qu’on vienne à nous. Nous avons suffisamment payé pour pas grand-chose dans ce simulacre.

-Mon époux a raison, Langehack restera à l’écart de cette situation jusqu’à nouvel ordre.

-Cela veut-il dire que vous rompez les liens avec le médian ?

-Non, l’alliance reste effective et ma loyauté envers ma cousine d’Hautval est intacte même si elle donne tous les meilleurs arguments du monde pour se faire haïr. Mais nous avons déjà fait le premier pas, à eux d’y mettre un peu plus de volonté s’ils ne veulent pas perdre le Langecins. En attendant, Langehack ne fermera pas ses portes si des négociations doivent avoir lieu, faites le savoir, Chancelier.

-Je le ferais savoir, autre chose ?

-Oui, faites écrire une missive à l’Archiduc pour lui demander de confier le manoir d’Edelys au baron de Missède. Faites-lui comprendre que sera un moyen pour nous de lui fournir une aide en cas de nécessité et que ce sera pour lui un moyen de montrer que notre alliance n’est pas à sens unique. S’il refuse, nos relations en pâtiront très certainement.

Au moment même où il cessa de parler, Méliane grimaça en mettant ses mains sur son ventre tout arrondi.

-Quelque chose ne va pas ma douce ?

-Non, rien… l’enfant ne doit pas apprécier lorsque vous vous énervez.

-Qu’il se rassure alors, à partir de maintenant, je serai le plus serein des pères, le plus bienveillant des suzerains et le pire cauchemar de ceux qui menaceront nos terres.

Après un bref sourire de son épouse, il l’aida à descendre de l’estrade et lui permit de s’appuyer sur son épaule pour débuter une marche dans les couloirs encore ensoleillés de la citadelle. Une fois qu’ils furent alors à l’abri des oreilles indiscrètes, Méliane brisa en première le long silence qui s’était installé.

-Vous semblez amer ? Est-ce encore les propos de Vallancourt qui te mettent dans un tel état ?

-Non, je ne crois pas, cela ne m’a pas atteint et je crois que mon absence de réaction face à ses propos ont dû le faire plus bouillir que moi. Non, ce qui me rend perplexe est l’avenir du royaume. J’ai placé de grands espoirs dans le triomphe du Velterien et de ma cousine, mais il semble évident aujourd’hui que les dieux ne leur ont pas accordé la place qu’il réclame… Ou du moins, pas encore.

-Personne ne peut vous accuser d’avoir voulu donner votre aide, mais vous vous êtes probablement trop investi dans la réussite d’un autre que vous. Votre devoir est ici maintenant, à mes côtés, pour que nous puissions régner jusqu’à notre mort et laisser le duché à nos enfants. Mais ne donnez plus rien à ceux qui ne vous apporterons jamais rien en retour. Vous avez des hommes fidèles dansvotre entourage qui ne demande qu’à vous servir et hausser les couleurs du Langecins. J’ai cru comprendre que vous accordiez une grande importance et une grande confiance en notre nouvel amiral ?

-Il est vrai ma douce, ce Montecale est surement celui en qui j’ai le plus confiance malgré le fait que nous ne nous connaissons que depuis peu.

-Dans ce cas, Nelen est entre de bonne main, ça ne fait aucun doute. Il me tarde déjà de rencontrer cet homme si prometteur. Et qu’en est-il du jeune baron de Missède qui a succédé à Viktor. J’ai entendu dire qu’une bonne entente régnait entre vous.

-Lui aussi est prometteur et semble également mettre la périclité du Langecins avant tout, même s’il lui reste beaucoup à faire pour redresser le missédois. Ce de la Courcelle est l’un des rares à vouloir faire avancer les choses autant que moi tandis que les autres piétinent dans leurs intrigues et leurs ambitions. A ce rythme-là, le Langecins aura mieux fait de proclamer son indépendance et de devenir un Royaume à part entière. Au moins, nous serions assurés de ne pas avoir de cloportes dans nos plates de bandes.

-Vous n’y pensez pas sérieusement ?

-Rien n’est impossible, mais nous ne serions de toute façon pas assez puissants pour clamer notre indépendance. La construction d’une ligue dans l’Olienne serait surement plus adéquate et permettrait à chacun de bénéficier d’avantages économiques et autres sans devoir se mettre à genou devant l’un ou l’autre. Car aucun dans cette péninsule ne semble vouloir ployer le genou, c’est bien là tout le problème.

-Sans compter toutes ces intrigues et ces coûts-bas qui m’écœure. Je ne comprends même pas comment Harold, qui a pourtant essuyé un large revers face au Velterien, en vienne à se proclamer Roi sous la seule bénédiction d’une haute prêtresse de Néera, surtout lorsque l’on connaît l’affection des Eraciens pour elle. Cela sent la corruption à plein nez, n’êtes-vous pas d’accord ?

-Toujours est-il qu’il incarne pour certains un meilleur parti que le Velterien, qui lui, a infligé plus de peurs que d’espoirs depuis son arrivée dans les terres royales. Il est comme qui dirait un pion éphémère placé là juste pour empêcher Nimmio d’accéder au Royaume. Je l’ai vu de mes propres yeux cette soudaine opposition lors du conseil de Diantra. Ils étaient vaincus et en minorité, d’un seul geste du petit doigt, Nimmio aurait pu tous les exécuter, mais il n’a rien et tant mieux. Ces opposants ont agi de manière totalement improbable, nous ne pouvions pas nous attendre à ça.

-Mais il faut reconnaître que vous avez tenté un passage en force, lui en tant que l’ogre du Médian et vous en tant que tout nouveau duc d’un duché ayant perdu deux de ses vassaux, même si cela me tue de devoir l’avouer.

-Effectivement, des élections auraient surement été plus efficaces, mais nous voulions en finir au plus vite pour nous tourner vers d’autres problèmes plus graves.

-Le nord ? C’est bien ça ?

-C’est cela ma douce. Des négociations venaient d’être entamées avec le nouveau marquis d’Odélian, un certain Gaston. Même si le début a été totalement infructueux, nous espérions à la longue obtenir de lui qu’il nous laisse franchir ses terres pour aider le nord à lutter contre les noirs-elfes. Mais je crois de toute façon que les nordistes n’auraient jamais supportés voir les troupes du Médian débarquer.

-Les nordistes et leur fierté… nous n’y changerons rien malheureusement.

-Les nordistes et leur médiocrité surtout. Je ne comprends même plus les raisons qui poussent De Clairssac à vouloir la Sgardie. Il n’y a plus que des ruines, des morts, des malades et des mendiants là-bas. Mais il reste un idéaliste.

-Tout comme Vous… Je plains la baronne d’Alonna qui s’est retrouvée au centre de tous ces conflits.

-Ne voyez pas non plus en elle une blanche colombe, la baronne sait ce qu’elle fait et sait comment procéder pour obtenir ce qu’elle veut. Saviez-vous d’ailleurs qu’elle m’avait demandé d’être le parrain de son futur enfant ?

-Non, vous me l’apprenez. Etrange qu’elle vous le demande juste après son passage sur les terres de votre père même s’il est vrai qu’un mariage est prévu entre vos deux familles…. Oh vous ne pensez pas que…

Que la baronne soit enceinte du vieux d’Ydril, il n’y avait jamais vraiment pensé. A vrai dire, cela regardait son père et personne d’autre. Comme toujours, le vieux avait ses raisons même si elles n’étaient pas forcément toujours valables.

-De la part du vieux dragon, cela ne m’étonnerait même pas. La baronne sait attirer les regards et donner du désir pour ceux qui en manquent. Si l’enfant qu’elle porte est bien celui de mon père également, il n’est pas impossible d’imaginer ce que le vieux avait en tête derrière pour se rapprocher d’Alonna. Son passage dans les gêoles a dû lui remettre les idées en place.

-Navré de dire ça, mais il est vrai que votre père s’est peut être vu comme un lion tandis qu’il n’était qu’un loup tout au plus.

-Se prendre pour ce que nous ne sommes pas a toujours été le plus grand vice de notre famille après notre avidité, notre arrogance et notre quête de renommée.

-Je commence à regretter de vous avoir épousé, dit-elle en se gaussant doucement.

-Oh je définissais surtout mon père par ces termes ma douce, je ne pense avoir hérité de lui que son envie d’être ce qu’il n’est pas.

-Je confirme, rétorqua-t-elle en se moquant une nouvelle fois. Mais quoique l’on dise, vous avez désormais votre place à mes côtés même si certains ont eu l’impression de s’être fait passer devant. Tout le monde doit bien reconnaître que la prise de Nelen apportera plus de richesses au duché et aux seigneuries du littoral. Même si d’Amderran ne vous l’avouera jamais par fierté, je sais qu’il est heureux de voir ses bénéfices augmenter.

-Alcion d’Amderran ! Cet homme restera un grand mystère pour moi. De tous nos seigneurs, il est celui qui m’échappe le plus.

-De toute façon, Alcion sait qu’il s’isole de plus en plus. Uthar et Guilhem ne l’apprécient que très moyennement. Alcion a encore dans l’espoir de voir revenir les Sephren à la tête du duché, mais il devra se faire une raison. Dans tous les cas, les seigneurs m’ont choisi pour être leur duchesse, je resterai aussi longtemps qu’il en sera possible… Mais si je venais à mourir…

Oschide s’arrêta net à l’évocation des derniers mots de son épouse.

-Vous ne mourrez pas ma douce. Regardez ! Vous allez déjà mieux et je suis persuadé que l’enfant est en bonne santé.

-Mais dans l’éventualité où j’y laisserais la vie, votre légitimité pour diriger le duché sera remis en question et provoquera surement des contestations.

-Si vous mourrez, il ne me sera plus d’aucune utilité de continuer à vivre. S’il le faut je mourrais en défendant mon titre, mais je ne capitulerais pas.

-Faites en sorte d’éviter un bain de sang, je ne supporterais pas que ma mort soit la raison d’une guerre civile. Langehack ne le mérite pas. Vous ne pouvez laisser des cendres derrière vous.

-Ce jour ne viendra jamais de toute façon, je vous le jure.

-Nous ne connaissons malheureusement pas les destins que les dieux nous réservent. Ils peuvent se montrer généreux à un moment, puis basculer dans la violence et la haine juste après. Et toute cette agitation qui règne dans la péninsule n’est surement pas pour les plaire. Le voile n’a peut-être été qu’un avertissement, les noirs-elfes en sont la conclusion.

-Une bien triste conclusion... Je pensais que cette invasion serait une occasion pour toute la péninsule de s’unir et de mettre de côté les rancunes, mais je devais être trop idéaliste une fois de plus. Décidément, ma bonté me perdra.

Ils marchaient encore côte à côte dans les longues allées des jardins lorsqu’ils arrivèrent en bas des remparts qui séparaient la citadelle de la cité et qui la surplombait de toute sa grandeur. Oschide aida son épouse à gravir les quelques escaliers qui permettait d’accéder au tour de ronde et une fois qu’ils y furent tous deux, le spectacle valut très certainement tous les efforts pour gravir les marches. Langehack était beaucoup moins vaste que Diantra, mes ses ruelles étaient plus ordonnées et une odeur moins pestilentielle en réchappait. Tandis que l’on entendait en bas mille échos en provenance des quartiers encore animés, on voyait la grande forêt de Bois-clair s’étaler jusqu’à la ligne d’horizon.

-N’est-ce pas magnifique ? demanda-t-elle alors même qu’elle devait déjà connaître sa réponse.

-Aucune autre vue ne parviendra à me combler encore plus que celle-ci, ni celle du haut de Diantra, ni celle d’Ydril. Je suis chez moi maintenant.

Les yeux plongés dans ceux de son épouse, il ne tarda pas à l’embrasser délicatement sur la bouche. Puis il se mit à genou et embrassa le ventre bien rond qui lui faisait face.




Dernière édition par Oschide d'Anoszia le Mer 26 Aoû 2015 - 15:55, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
 
Oschidize baque ! [solo]
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» présentation Bob Solo [Validée]
» Chasse de chasseur de renards (C, solo)
» Rompre la solitude (Solo acquisition Kuchiyose)
» Arrivé a Jadielle...Mouillé...(Solo) [TERMINÉ]
» La bourse ou la vie (Solo Rang B)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: PÉNINSULE :: Marquisat de Langehack :: Marquisat de Langehack-
Sauter vers: