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 Correspondance avec Mme Alanya de Broissieux

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Niklaus d'Altenberg
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MessageSujet: Correspondance avec Mme Alanya de Broissieux   Mer 26 Aoû 2015 - 21:52

Correspondance privée

entre Mme la baronne d'Alonna
Alanya de Broissieux



et M. le baron d'Apreplaine
Niklaus d'Altenberg


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Niklaus d'Altenberg
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MessageSujet: Re: Correspondance avec Mme Alanya de Broissieux   Mer 26 Aoû 2015 - 21:55





Maison Altenberg

Monsieur Niklaus Anasis Termal D'Altenberg




Manoir d'Altenberg, Apreplaine,
Kÿrianos de la 9ièmeennéade de Bàrkios de la 8ème année du 11ème cycle,

Chère amie,

Je vous écris ces quelques lignes après avoir fait bon retour chez moi. Mon départ de la capitale m’a fait le plus grand bien. Si j’ai été heureux de constater que ma famille et mes amis sont sains et saufs dans la capitale, et si j’ai été charmé de vous rencontrer, l’atmosphère de la capitale, et la mascarade de congrès que nous y avons tenus m’ont fait quelque peu regretter d’être venu.

J’ai invité les protagonistes de notre tragédie Diantraise à venir me rencontrer au monastère de Waldhouse, dont vous avez peut-être déjà entendu parler. L’abbé est un ami personnel et la communauté a de manière générale toujours été très proche de ma famille. Il a accepté de me permettre de mener ces tractations en terres neutres. J’espère ainsi pouvoir les mener bien mieux à bien. Mme de Hautval est mon invitée pour quelque jour en attendant le congrès.

Le temps ici ne change guère, l’été s’approche et pour le moment aucune catastrophe n’est à déplorer dans mes campagnes. Le plus gros de mes problèmes vient de l’insécurité des abords de la capitale. Des troupes de bandits tendent à pénétrer nos frontières ouest. Ils s’éloignent de plus en plus de la capitale. J’ai été obligé de déplacer une partie de la milice vers ces zones, de manière à augmenter les patrouilles. Même s’il me faut rester strict face aux crimes de ces individus, il m’est plus difficile qu’à l’accoutumée de prononcer des verdicts sévères. Ces gens sont pour la pluparts d’anciens honnêtes gens dans le désespoir et non des criminels de carrière. Hier encore nous avons jugé un jeune orphelin de douze ans capturé dans une troupe de criminels. Ses parents étaient morts au combat face aux troupes de nos anciens ennemis.

M. du Lyron et M. de Velteroc m’ont donné leurs accords de principe pour le congrès, et en conséquence je les recevrai bientôt sur mes terres. Souhaitez-moi bonne chance.

J’espère que votre retour se fait dans les meilleures des conditions et que votre domaine ne vous donne ni chagrin ni trop grosses difficultés,

Avec toute mon amitié,

Niklaus

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Alanya de Broissieux
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MessageSujet: Re: Correspondance avec Mme Alanya de Broissieux   Mar 1 Sep 2015 - 3:26





Domaine baronnial d'Alonna

Dame Alanya de Broissieux, baronne d'Alonna et Protectrice de l'Alonnan.




Castel d'Alonna les Trois-Murs,
Arkuisa de la 1ièreennéade de Verimios de la 8ème année du 11ème cycle,

Bel ami,

Je n'ai reçu votre missive que présentement et la chaleur de vos mot ont appelé mon coeur et ma plume si tôt. Il me plait de vous savoir de retour parmi les votre.
Je ne peut que comprendre ce que vous ressentez quant à Diantre la-Brûlée. Ce n'est plus que l'ombre d'une capitale et la couronne n'est plus qu'un vague souvenir je le crains. Votre prise de parole lors du conseil m'a ébloui. Elle était si pleine de vérité et pourtant... Pourtant encore s'obstine ceux qui ne mérite pas plus que les voyous envoyés au trou. Ma peine est grande de voir cet avenir prometteur se transformer doucement en tombeau.

J'espère que votre acharnement pour sauver ce qui peut l'être encore payera. Vous êtes un homme de bien Niklaus. Beaucoup aurait abdiqué -et beaucoup l'on fait d'ailleurs mais vous, vous voguez contre vents et marées.
L'Apreplaine a dû être tout en émoi d'accueillir un pareil évènement. Je n'ose imaginer l'excitation des vôtres. J'espère que votre congrès a pu être mené à bien. Ne croyez-vous pas que les confidences les plus éclairées sont faites dans le secret des Dieux?
Je sais déjà que la Comtesse saura trouver chez vous un hôte fort agréable. Vous lui serez certainement d'une bonne aide quant à la suite. Il reste toujours une lueur d'espoir, même là où on s'y attend le moins. Saluez les tous de ma part chaudement et puisse la douceur de votre terre leur porter conseil.

La vie en Alonnan est plus rude encore qu'à mon départ. Les drows avancent inexorablement vers nous et l'ancienne Oësgardie n'est plus que l'ombre d'elle-même. Je me vois contrainte de gérer un afflût de réfugier qui ne cesse d'augmenter.
Et si seulement il s'agissait là de ma seule peine... Chemin faisant, il m'a fallut trouver un époux pour m'aider à gérer l'avenir de ma terre. Peut-être connaissez-vous le seigneur Duncan du Lys. Notre mariage s'est fait discrètement et mes nobles mettent à mal ma patience et mon autorité.Du temps que je reste debout, ils n'oseront rien je le sais mais je crains le moment où mon enfant m'empêchera d'être physiquement présente là où je le devrais. Me voilà dans une situation bien délicate mais j'ai foi. Que puis-je avoir d'autre après tout?
S'il y a une chose où notre peine est commune c'est bien la misère qui frappe à notre porte. Les guerres ont dévastés la plupart des champs et maintenant c'est la Noire-Mort qui semble se propager. J'espère que jamais vous n'ayez de pareils ennuis.

Néanmoins il me plait d'être enfin revenu de mon voyage, aussi éprouvant fusse-t-il et aussi mouvementée était l'arrivée. Mon pays verdoie tandis que la petite brise des montagnes vient caresser de son souffle frais l'herbe qui tend à repousser. J'aime à croire que pour chaque chose détruite, une chose plus belle encore repoussera. D'ici une année, peut-être deux, je gage que mes prés seront les plus fleuris de tout le royaume.

J'attends des nouvelles de ce que l'on appellera dans les livres un jour "Le fameux congrès de l'Apreplaine". Et si personne ne veut l'écrire, je le ferais moi-même alors n'omettez aucun détail.

Je vous envoie mille pensées et une de plus encore.

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Niklaus d'Altenberg
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MessageSujet: Re: Correspondance avec Mme Alanya de Broissieux   Mar 27 Oct 2015 - 23:13





Maison Altenberg

Monsieur Niklaus Anasis Termal D'Altenberg




Christabel-la-ville, Apreplaine,
Julas de la 1ièreennéade de Verimios de la 8ème année du 11ème cycle,


Ma chère Alanya,

Aujourd'hui commence le congrès de l'Apreplaine. Les parties arrivent divisées et je ne suis pas certain d'arriver à un compromis dans les temps. Je crains plus que jamais que la guerre ne reprenne et que cette fois elle ravage nos contrées sans laisser place au moindre espoir d'un prompt retour à la prospérité. Avec vos encouragements et ceux de bien d'autres, je garde espoir dans ma quête de trouver un jour un compromis entre les grands de ce monde.

Je suis convaincu que nous y arriverons avec la faveur de la Providence. Ces personnes ne sont pas toutes aussi instinctivement malfaisante que nous pouvons les décrire, et beaucoup cherchent le bien de leurs sujets, même si leur propre bien passe parfois en premier. Je reste optimiste, nous verrons si l'avenir me donne raison.

Je suis fort triste d'apprendre que les rumeurs d'une invasion drows se confirment. Chacun y verra certainement le signe que les temps sont rudes, et que les malheurs n'arrivent jamais seuls. Si nous sortons tous de la guerre, nous devrons nous montrer à la hauteur de cette paix que la Providence nous accorde enfin. Croyez bien que j'y veillerai.

Comme vous j'ai la foi. Nous partageons une vue de nos Dieux que beaucoup trouveraient certainement bien étrange, mais j'ai l'espoir que les hommes ne sont au fond pas si mauvais, si tout du moins on veut leur en donner la chance. Je vous tiendrai informée de tout ce qui se passera dans l'avenir proche.

J'ai appris votre mariage par une autre voie, et j'ai pu écrire à votre époux. Comme à lui je vous présente mes meilleurs voeux de bonheur pour votre union. Les temps sont difficiles, mais de si bonnes nouvelles sont toujours un salut pour l'âme.

Portez vous bien,

Avec toute mon amitié,

Niklaus



Dernière édition par Niklaus d'Altenberg le Mer 24 Fév 2016 - 18:01, édité 2 fois
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Alanya de Broissieux
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MessageSujet: Re: Correspondance avec Mme Alanya de Broissieux   Dim 24 Jan 2016 - 22:55





Domaine baronnial d'Alonna

Dame Alanya de Broissieux, baronne d'Alonna et Protectrice de l'Alonnan.




Camp de l'armée Réunifiée, Sgardie, près d'Amblère
Panahos de la 2èmeennéade de Verimios de la 8ème année du 11ème cycle,

Mon très cher Niklaus,

Je crains que les affres de la guerre n'ont fait que retarder la venue de votre lettre et, certainement, l'arrivée de la mienne. Aussi excusez d'avance le temps que prendront les mots pour voler jusqu'à vous.

Malgré les temps troublés que cela sois au Nord comme au Sud, votre calligraphie apporte un peu de chaleur en mon coeur. Voilà bien longtemps que je n'avais pas été aussi pressée qu'en ce moment alors que je couche avec frénésie ces quelques palabres. Des choses bien futiles je vous l'accorde alors que mon âme devrait être dévouée à toute autre chose.
Ô mon ami... Parfois -même souvent- le silence de l'eglise Sainte Deina me manque. Ici bas la vie n'est que perpétuelle agitation et constant mouvement. Le monde vit dans la crainte permanente. Plus personne ne s'accordre une seconde hors du temps. Cette même seconde où nous nous sommes rencontrés.

Nous sommes, mon époux et moi-même, auprès de la grande armée réunifiée où nous assiegeons à ce moment même Amblère, dernier bastillon de la Noire Invasion. Vous même n'en croiriez pas vos yeux. Tant de personnes -plus de dix milliers d'hommes- autour d'une seule ville... C'est fascinant. A tel point que tandis que son Honneur du Lys mène nos troupes, je m'adonne à une passion toute nouvelle. Quelques écrits historiques, relatant du mieux que je le peux la guerre. C'est sale, bruyant, inquiétant... Il y a des morts que l'on brûle chaque soir au pied des épaisses murailles: des Puysards comme des hommes. Et alors que toute moeurs s'accorderaient sur le dégoût et la tristesse que cela devrait normalement inspiré, j'y trouve cette seconde magique, hors du temps. A la fois si tangible et éthérée. Du beau dans du laid, de la fraîcheur dans le feu.
J'y vois, votre Honneur, la joie. Le soulagement d'arriver encore à respirer à la fin d'une éprouvante journée. La tendresse et l'amour des soldats pour leur terre et leurs camarades. Mes yeux voient aussi la beauté d'un geste, d'un mot, d'un ordre. Je n'en dis pas plus et vous transmet quelques passages copiés de mes récits qui auront plus de valeurs que mes mots chancelant sur ce vélin de mauvaise qualité.

Je crains aussi que la maladie ne touche cette maudite contrée. La peste grouille, comme amenée par ces sauvages des terres lointaines. Je dois vous avouer que cela m'inquiète. Nous veillons à ce que l'épidémie ne touche pas nos troupes, ni les terres alentours mais je crains que cela ne relève pas seulement de notre viligence. Il y a encore tant de choses que nous ignorons...

Depuis notre rencontre, il s'est passé beaucoup de choses. Il me plait de lire que votre congrès se tient chez vous, en ce moment même pour délibérer du sort de la couronne. Nous n'avons guère de nouvelles des affaires du sud ici bas, aussi prendrais-je peut-être la peine d'en avertir les nobles qui guerroient depuis maintenant bien trop de temps pour se préoccuper de ce genre d'affaire.
Je ne pourrais vous cacher qu'à cet instant un sourire illumine mon visage. Vous êtes un homme bon Niklaus d'Altemberg, et un jour prochain vos efforts pour la diplomatie seront récompensés. Vous l'avez largement mérité. Vos ancêtres peuvent être fiers de vous. Vous avez réussi à faire de l'Apreplaine une terre neutre de tout conflit et votre humilité n'a qu'embellit cette dernière. J'espère de tout coeur que vous parviendrez à bout de l'entêtement et de la méfiance propre à la noblesse du Royaume.

De mon côté, j'ai eu mon lot de surprise. J'ai trouvé en Duncan un époux charmant et attentionné. Je ne me leurre pas sur son esprit aiguisé -certainement bien plus que le mien ou que n'importe quel autre homme sur cette terre- mais pour l'instant nos volontés font causes communes. Je gage que vous vous entendriez fort bien avec lui. En somme, je suis heureuse de mon choix marital, trouvant peut-être le bonheur là où je ne m'y attendais pas.
Mais je dois avouer que la plus grande des surprise fut la naissance ici même de ma chère fille, Pénélope dont vous avez l'honneur de connaitre en premier parmi les gens du sud, l'existence. Le travail ne s'est pas très bien déroulé mais chaque jour qui passe me redonne un peu plus de force, si bien que les médecins estiment ma totale rémission avant le mois suivant. Cela me laisse toute la largesse pour vous écrire -et c'est un peu aussi la raison de la longueur décourangeante de ma lettre. Il me plairait vous la présenter. Elle fairait fondre le coeur du plus hardi des soldats.

J'espère qu'elle connaitra elle aussi la chance d'une rencontre inopinée dans un lieu hors du temps et que cette rencontre mènera à une profonde amitié comme vous et moi.

J'espère avoir mis un peu de baume dans votre coeur et qu'en puisant dans mes mots, vous trouverez la force de poursuivre votre combat. Sachez Niklaus que je serais toujours présente pour vous conseiller comme une amie sincère et j'espère de tout coeur que vous nous offrirez par votre implication un avenir meilleur encore que celui que nous pouvions imaginer.

Que votre quête sois couronnée de succès.
J'attends avec impatience de vos nouvelles, mon tendre ami.

Je vous envoie mille pensées et une de plus encore.



Petite précision:
 
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Niklaus d'Altenberg
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MessageSujet: Re: Correspondance avec Mme Alanya de Broissieux   Mer 24 Fév 2016 - 18:04





Maison Altenberg

Monsieur Niklaus Anasis Termal D'Altenberg




Christabel-la-ville, Baronnie de Christabel,
Arkuisa de la 6ièmeennéade de Verimios de la 8ème année du 11ème cycle,


Ma chère Alanya,

Les affres de la guerre ne sont pas les seules coupables de ma réponse tardive. Depuis quelques temps les plis se multiplient et j’ai le plus grand mal à tenir tête à la fatigue. Jamais je n’aurai imaginé un seul instant que nos vies puissent changer autant en si peu de temps.

Vous savez que je ne verse pas facilement dans l’épanchement de mes sentiments, et que je n’aime pas donner de moi l’image d’un homme faible. Mais chaque homme à ses limites, et chaque homme doit donner à son coeur le droit de vivre en dehors de sa raison. Mes yeux se sont embués de larmes lorsque j’ai lu, avec bien du retard, votre missive.

Cette dernière s’était égarée parmi d’autres courriers arrivés à ma demeure, et mes secrétaires ne l’ont porté à l’attention de mon aide que ce soir, il  me l’a apporté immédiatement. Je vous en prie, à partir de maintenant adressez votre pli non à moi mais à Messire Janson (Jegor de son prénom), qui est mon fidèle aide et garde. Mes plis privés passent par lui, son nom étant plus mal connu que le mien. Ne faite pas circuler cette information autour de vous, il s’agit d’un canal que je réserve à mes amis et mes proches.

J’ai appris par M. de Clairssac ce que vous m’expliquez dans votre pli. Je suis ravagé des nouvelles qui nous parviennent du nord. Jamais je n’avais pensé que la situation était si extrême. J’ai la satisfaction de contempler en vous et en les gens qui vous entoure une formidable force, qui, j’en suis certain, permettra de faire face à ce péril.

De notre côté les choses sont allées mal pour aller mieux par la suite. Le Congrès d’Apreplaine a été un demi succès, un compromis ayant été trouvé pour accorder à M. du Lyron la Couronne. Au final ce compromis a été jeté à bas par le couple ducal du Langehack, ces derniers refusant d’adhérer au protocole tant que M. du Lyron souhaitait devenir roi.

Revenant à Diantra avec ces tristes nouvelles, je cherchais un moyen de relancer un protocole de paix et de présenter la situation à M. du Lyron quand tout s’arrêta brusquement, mettant en échec le Protocole d’Apreplaine. Un coup du sort voulu que M. du Lyron tombe malade chez M. de Vallancourt. Maladie qui s’avérra plus tard être un empoisonnement.

La situation prenait rapidement la direction d’une nouvelle guerre, le pouvoir laissé vacant par M. du Lyron semblant se déchirer, et les propos tenus par la haute prétresse devenant de plus en plus clairement pour tous une interprétation fantaisiste. In extremis nous sommes parvenu à force de négociation en sous-main à construire un nouveau régime visant à donner à chaque aristocrate une voix et à chaque ensemble de domaine un rôle fondamental de gouvernement. Nous avons appelé ce système la Ligue Péninsulaire et avions réussi à convaincre, tout du moins en apparence, les protagonistes, y compris les plus proches soutien de M. du Lyron, qui fut soigné par la gardienne de Nééra.

Lors de la première Diète de notre Ligue, quelle ne fut pas notre surprise de voir ces Messieurs du Langehack rejeter encore une fois toute idée d’association. La vie est ainsi faite que certains ne trouvent leur intérêt que dans la division. Mais nous ne nous sommes pas démonté et avons réussi à signer la Paix de Diantra et à organiser la première Ligue Péninsulaire !

Le Médian, l’Erac et les anciens domaines royaux sont à présent représentés égalitairement dans une structure reprenant le pouvoir royal sur nos domaines à notre compte commun. Cette organisation née sur le compromis et encourageant le compromis est conçue de manière à donner à tous les aristocrates, vassaux et suzerain, une voix, et permet aux plus hauts suzerains de décider ensemble de l’organisation des pouvoirs autrefois entre les mains de la Couronne. Nous avions parlé entre nous de la possibilité d’une couronne élue par ses premiers pairs, mais nous sommes maintenant allé encore plus loin. Quel extraordinaire dénouement, et quelle chance pour nos contrées. Bien utilisé, ce système est non seulement d’une incroyable portée pour tous les aristocrates de la ligue en donnant un chemin parallèle à l’Hommage pour faire entendre sa voix, mais permettra également d’arbitrer les choix de politique générale de notre fédération en fonction des besoins de ses membres et non selon le bon vouloir d’un roi pouvant se montrer, s’il est un mauvais roi, tyrannique.

Je suis aujourd’hui même à Christabel la ville où à eu lieu hier notre premier conseil de la Ligue. Les domaines royaux se sont réorganisés en Duché électoral sous mon impulsion et celle de M. de Vallancourt, peut-être en avez-vous entendu parler. Après de nombreuses discussions, et malgré mes scrupules, j’ai accepté l’honneur de devenir le duc électeur de ce nouvel ensemble.  

Je reçois plus d’une centaine de courriers par jour, quand il y a seulement de cela quelques énnéades je n’en recevais qu’une dizaine par énnéade. M’imaginez-vous chère amie à la tête d’une armée de scribe ? Figurez vous que je ne rédige plus que quelques lettres bien particulières et que je n’ai plus le temps de relire la plupart des documents que je dicte.

A cela s’ajoute un drâme personnel et familial, dont je ne puis vous parler dans cette lettre, même si mon coeur souhaiterait se libérer en vous racontant ses malheurs dans les moindres détails. Mais j’ai bien trop peur que notre lettre soit lue.

Je m’en fais pour vous et pour vos proches. Je ne sais comment la guerre a évoluée dans le nord, et j’espère que vous arriverez à un dénouement aussi heureux que le notre. Sachez que vous avez tout mon soutien, pour le moment moral, mais que j’espère aussi réel sous peu.

Ayant fait candidature et obtenu l’honneur des suffrages de mes pairs pour la chancellerie de la Ligue, je compte remonter sous peu dans le nord pour discuter avec qui le souhaitera de la Ligue et de notre paix commune, car, croyez le bien, c’est à cela que nous aspirons ici bas. Je compte me rendre à Sainte Berthilde dès cette énnéade et continuer ma route vers Serramire et vos contrées, si vous voulez bien de moi. L’objectif est de me présenter, et d’ouvrir les discussions entre la Ligue et ses voisins, certains seront peut-être même intéressé pour rejoindre notre association. Car c’est là la plus importante et la plus formidable des caractéristiques de notre Ligue, il s’agit d’une association à part égale, et non d’une entreprise expansionniste. Rassurez bien autour de vous les personnes sur le fait que nos frontières sont figées et que si nous devions étendre la Ligue, cela sera par l’adhésion de domaine et non par la force, comme beaucoup l’ont fait par le passé. Nous essayons de forger une entreprise de paix et de stabilité, forte dans sa défense, mais mesurée dans ses agissements. Si nous venons au bout de notre entreprise, il peut s’agir là du plus bénéfique des changements jamais opéré en Péninsule.

Envoyez votre prochain message à Christabel la Ville à l’intention de mon aide Janson, on saura me retrouver dans les plus prompts délais. Je vous donnerai des nouvelles de ma progression vers le nord.


Avec toute mon amitié,

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MessageSujet: Re: Correspondance avec Mme Alanya de Broissieux   Jeu 5 Jan 2017 - 23:52





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Monsieur Niklaus Anasis Termal D'Altenberg




Hôtel des abeilles, Ville libre de Diantra,  
Oglicos de la 2ièmeennéade de Barkios de la 9ième année du 11ième cycle,


Ma chère Alanya,

Après de biens longues ennéades de silence, j lee brise par cette simple lettre. J'ai du partir bien trop vite de votre beau pays à mon goût. J'aurai préféré passer plus de temps à vos côtés pour vous soutenir dans votre douloureuse épreuve. Les charmes de votre contrée n'ont été que de courte durée, et il me tarde d'y retourner pour en faire une visite plus exacte. Je n'ai même pas eu le temps de rencontre vos sujets que j'imagine braves.

La dernière fois comme souvent, les sordides histoires m'ont amené à partir bien trop vite. J'ai rencontré de bien déplaisants personnages après ma venue. Mais cela est maintenant du passé, car j'observe qu'en mon absence le paysage de la Péninsule a bien changé. Mais je pense les chances de paix plus grande à présent. Ce qui ravit mon esprit et remplit mon cœur d'espoir.

J'avais le coeur lourd en vous rencontrant, non pas par votre faute, mais par ma peur. Je vous cachais, comme je cachais au reste de la Péninsule, un terrible secret qui transperçait mon âme chaque jour que les Dieux faisait. J'ai perdu mon épouse dans un terrible naufrage, alors que nous rentrions de notre union dans le sud de la Péninsule, et alors que mon père venait de décéder. Il me fallait remonter en Apreplaine pour assurer ses funérailles et soumettre ma candidature au roi pour la baronnie tenue depuis si longtemps par ma famille.

Si obtenir la charge fut sans effort, l'accepter fut pour moi le résultat de ma plus grande volonté. Car les Dieux savent que mon coeur meurtri préférait à l'époque mourir plutôt que de vivre sans celle que j'aimais et qui m'avait été séparé. Les seuls courages que j'ai trouvé ont été de me mettre au service du roi et de l'Apreplaine, mais surtout je me suis menti à moi même en me disant que ma femme, comme moi, avait pu en réchapper.

Récemment, et par la grâce des dieux j'ai découvert que cette dernière était bien décédée. Mais j'ai découvert qu'elle était morte dans l'épuisement de la naissance de notre fils Franz. J'ignorais jusqu'à son existence, à notre séparation aucun signe ne pouvait me faire douter.

C'est la révélation de l'existence misérable de mon fils et la confirmation de la mort de mon épouse qui m'ont poussé à quitter la Péninsule. Mais peut-être en avez vous eu l'écho par la lettre publique que j'ai fait à mes sujets pour exposer les raisons de mon départ.

Je vous écris aujourd'hui comme un homme certes endeuillé, mais dont la douleur est passée. Nous avons fait réaliser en vitesse une gravure de Franz ici à Diantra. Je vous en envoie une copie que j'ai fait crayonner au plus pressé. J'espère qu'elle ne s’effacera pas d'ici à son arrivée.


Je n'ai pu être trompé sur la paternité de ce garçon. Lorsque vous viendrez enfin en Apreplaine et que je vous montrerai des portraits de moi au même âge, vous pourrez penser qu'il s'agit de Franz.

Nous ne disposons pas encore l'un pour l'autre de la relation qui conviendrait. Je suis un père aimant, cela est certain, mais nous venons seulement de nous retrouver et l'enfant est plus perdu qu'autre chose. Je l'emmène avec moi partout où je vais de manière à avoir du temps avec lui. Nous devons encore faire connaissance après tant d'années de séparation.

J'ai commis pour le retrouver des choses que je ne déposerai pas par écrit Alanya. Je vous en parle car j'ai confiance dans votre discrétion, mais si je ne regrette rien, j'ai bien peur d'être allé faire un tour en enfer chercher mon fils...

Je parle de moi mais j'en oublie de prendre de vos nouvelles, ce qui est absolument impardonnable. J'espère que vous allez bien. Sachez en tout cas que je souhaite de tout coeur. Et si vous aviez des tracas, dites moi en quoi je pourrai vous être utile.

Avec toute mon amitié,

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Alanya de Broissieux
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MessageSujet: Re: Correspondance avec Mme Alanya de Broissieux   Mar 10 Jan 2017 - 17:32



Domaine baronnial d'Alonna
Dame Alanya de Broissieux, baronne d'Alonna et Protectrice de l'Alonnan.


Castel du Mervallois, cour du Roy
Panahos de la 3èmeennéade deBarkios de la 9ème année du 11ème cycle,

Mon ami,

Il me plait de vous avoir en pleine santé. Votre prompt départ d’Alonna ne m’a point contrarié mais plutôt inquiété. Il me plaît à lire vos lignes car – je dois l’avouer – ces nombreux jours de silence m’ont laissé craindre le pire. Mon corps et mon âme n'auraient pu supporter une nouvelle perte. Je crains que nos pauvres jours ne baignent plus de sang que jamais.
Mais trêve de pessimisme. Ce que vous me dîtes là, je l'ignorais malheureusement. Il faut dire que j'ai été très peu présente sur mes propres terres depuis notre rencontre. J'ai bien de la chance de recevoir votre papier si vite et je dois dire que même si cela me surprend, il me soulage grandement. Vous savoir heureux me comble de plaisir. Vous le méritez bien plus que quiconque en ce bas monde et si quelques Dieux existent, il était temps qu'Ils montrent de la bienveillance envers les gens bons comme vous l'êtes. Je crains ne jamais parvenir à avoir un si grand cœur et c'est pour moi un honneur que de vous compter, mon bien-aimé Niklaus, parmi mes amis les plus précieux.
Je crois même que vous êtes de loin, celui auquel je tiens le plus. C'est étrange n'est-ce pas ? Nous ne nous sommes rencontrés qu'il y a un an à peine, dans une église, et voilà qu'aujourd'hui je guette vos missives comme un enfant guetterait une friandise. Pitié, ne jugez pas trop durement ces quelques mots mais je crois avoir compris depuis peu l'importance de dire aux gens que l'on aime ce que l'on pense.
Si votre fils est fidèle à l'esquisse jointe, il est sans nul doute un fier et fringuant petit garçon qui deviendra un homme éclairé. Du moins, c'est bien là tout le mal que je lui souhaite. Avec un père comme vous, il n'y a pas de crainte à avoir. Vous saurez lui inculquer vos valeurs et lui donner tout votre amour. Il n'en sera qu'une meilleure personne.
Il est bien normal que ce petit bout soit encore un peu lésé de tout ces changements; imaginez-vous à son âge vous découvrir un père noble de sang qui change du jour au lendemain toutes vos habitudes et vos repères. Sans nul doute que j'aurais moi-même quelques réticences mais, mon ami, laissez le temps faire son œuvre. Il se rendra bien vite compte qu'il n'y perd rien à vous aimer autant que vous semblez l'apprécier.
Néanmoins vos paroles me troublent. Qu'avez-vous fait pour avoir le cœur si lourd ? Si vous le voulez bien, nous pourrons nous retrouver lors de mon chemin du retour. Je pars demain pour me rendre quelques jours à Diantra. J'aimerai que cela ne prenne plus de trois jours et je ferais de mon mieux pour tenir ces délais. Je remonterai ensuite par la terre – passant par le Médian et le Berthildois – pour rejoindre les miens qui me manque terriblement.
Je crains de plus en plus pour mes amis et ma famille. Non pas de quelconques représailles car de ce côté là je n'ai rien fait de préjudiciable mais il semblerait que le sort s'acharne à me retirer ce qui me tient à cœur. Mon cousin et mon second époux – bien n'avoir aimé ni l'un ni l'autre ils restaient tout deux des êtres chers. Oschide, qui était devenu plus qu'un partenaire politique. S'il ne s'était jeté de cette maudite fenêtre, il aurait été le parrain de ma petite Pénélope. Et puis, sans être une perte physique, la chute de l'Anoszia m'a beaucoup affecté. Je vous en parlerai lorsque nous nous verrons car il m'est plus facile de mettre des mots dessus que de l'écrire; cela serait bien trop concret et mon âme est encore meurtrie.
Sachez cependant que je refais surface. Pour ceux que j'aime, pour ma fille et pour mes gens je saurais faire fi de tout cela – du moins du mieux que je le pourrais. Comme je vous l'ai déjà dit, vous n'êtes pas étranger à ma détermination de poursuivre malgré tout et en cela, je vous serais éternellement reconnaissante.

A la faveur d'un silence ecclésiastique,

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Niklaus d'Altenberg
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MessageSujet: Re: Correspondance avec Mme Alanya de Broissieux   Mer 18 Jan 2017 - 22:14




Madame Alanya de Broissieux,

A l'occasion de sa présence à Diantra,




Monsieur Niklaus d'Altenberg

Baron d'Apreplaine
Duc électeur du Garnaard
Chancelier de la Ligue

Vous prie de bien vouloir venir à la réception qu'il offrira en l'honneur du monde commerçant Diantrais,

à l'hôtel des Abeilles, Julas de la 4ième énnéade de Barkios à 18 heures

Cette invitation vous est strictement personnelle,

Tenue de soirée
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Niklaus d'Altenberg
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MessageSujet: Re: Correspondance avec Mme Alanya de Broissieux   Mer 12 Avr 2017 - 23:15





Maison Altenberg

Monsieur Niklaus Anasis Termal D'Altenberg




Soltariel,
Arkuisa de la 2ièmeennéade de Verimios de la 9ème année du 11ème cycle,

Chère Alanya,

Cette lettre je le crains n’est pas de celles qui vous feront sourire.

Dans les prochains jours les anciennes terres royales réaliseront sous ma direction la passation de pouvoir d’un régime de régence à l’autorité de la chancellerie du parti de Bohémond. Cette décision a été motivée d’une part par le fait que la noblesse des terres royales n’a jamais réclamé de droit sur les terres en question et d’autre part parce que nous considérons que l’essentiel de la Péninsule a à présent défini son opinion sur la succession royale.

A ce titre nous jugeons que le régime de régence auto-administré que nous avons constitué suite à l’invasion des terres n’a plus vocation à exister.  

Dans les prochaines ennéades nous allons donc procéder à cette transition importante. Nous savons tous que la légalité des actes est une chose, la perception de ces derniers en est une autre. Je n’ai pas peur du lendemain ou pour ma personne. Je retire une certaine fierté de mes actions et du fait que nous avons réussis à éviter le pire aux terres royales qui étaient promises avant notre prise en main aux pires destinées tant le bain de sang et les frictions des puissants étaient importantes.

Je serai en Apreplaine durant toute la durée de la transition afin de m’assurer que les choses se passent avec douceur. Bien que j’espère que les choses se feront de manière apaisée, et bien que je sois certain d’avoir le droit pour moi, je suis conscient que les nécessités politiques sont parfois étrangères au droit. A ce titre je suis conscient qu’il existe certainement un nombre non négligeable de personnes souhaitant organiser une purge aux anciennes terres royales. Soit par passion, soit par intérêt.

Dans tous les cas ma sécurité personnelle, celle de mes biens, et celle de mes amis semble compromise si le droit et la justice ne prévalent pas sous le gouvernement de Bohémond. Ce risque mon honneur me guide de l’affronter ici et maintenant, avec l’honneur qui est celui de ma famille, de mon mandat et ma personne.

En revanche je crains bien plus pour mon fils qui n’est ni dans l’âge de comprendre, ni encore moins  de se défendre.

Je sais que la charge que je vous demande est immense, mais je souhaiterai vous envoyer Franz, au moins pour quelques temps. Ce dernier est placée chez sa tante pour le moment, mais cette dernière est au plus mal et risque de trépasser d’un jour à l’autre. Bien que la dame soit généreuse dans la garde de Franz. Il ne s’agit pas d’un lieu correct, ni pour lui, ni pour elle. A ce titre je vous supplie de bien vouloir accepter ce fardeau. Pourriez-vous l’accueillir et le préserver des nouvelles les plus rudes, les commentaires incendiaires à mon encontre et de manière plus générale lui donner une version adoucie de ma déchéance si elle devait intervenir ?

J’ai assuré les préparatifs qui permettront de transférer mes propriétés et ma fortune à Franz. J’ai également préparé pour lui un journal dans lequel j’ai écrit mes mémoires et les nombreuses pensées que je n’ai pas eu le temps de lui communiquer vu son jeune âge. Rien n’est jamais exhaustif, mais au moins ai-je pu trouver le temps de coucher sur le parchemin au prix de mes nuits l’essentiel de ce que je souhaitais lui communiquer.

Je lui ai également écrit un testament qui explique ma vision de la situation actuelle et explique les raisons de ma conduite que je pense honorable. Il pourra en juger à sa majorité. J’ai donné le tout à l’abbé de Waldhouse, un ami de la famille, qui conservera ces documents pour Franz.

Par ailleurs je laisse à Franz une fortune considérable divisée dans de nombreux intérêts privés en Apreplaine et en Arcani et un trésor important, placés en de nombreux endroit. Alix Jäger, mon surintendant et bras droit et Jean Ignace mon avoué, disposent de tous ces éléments. Il aura de quoi subsister au centuple à ses besoins et ne pas être un fardeau pour ses tuteurs. Il pourra étudier avec les meilleurs précepteurs et faire de sa vie ce qui lui plaira. A ce titre j’espère assurer par ces actes le mieux que je puisse pour mon fils.

Comme vous le voyez Alanya, j’ai comme habituellement réalisé les choses avec la méthode qui me caractérise. Je vais vous faire une confidence : bien que je me considère être un homme de sang-froid et avoir été particulièrement bien formé à rester froid et méthodiques en toutes circonstances, je vous avouerais que contempler sa propre mort et l’opprobre publique à mon jeune âge, et pour des raisons qui ne dépendent ni de moi ni de mes actions me laisse penser que les Dieux ont joué bien des tours à ma courte vie… C’est un sentiment indescriptible et quelque peu poignant. Certains choisiraient certainement de se donner la mort, mais à la fois pour Franz et parce que j’ai l’intime conviction d’être du côté du droit et de l’Histoire, je n’aurai jamais cette lâcheté.

J’espère de tout mon cœur que tout cela sera vain, mais je ne souhaite pas être pris par surprise par les évènements. J’espère pouvoir vous revoir et sourire avec vous de cette lettre et de ces préparatifs morbides.

S’il devait m’arriver du mal, je vous demande simplement de bien vouloir veiller sur lui le temps que mon cousin puisse s’en occuper. Il est un Altenberg et est marchand à Diantra. Il dispose d’une fortune considérable lui également. Son épouse et lui-même seront d’extraordinaires tuteurs. Son nom en revanche est un problème pour le moment, je n’ose lui confier Franz pour cette raison. Il viendra le chercher chez vous à l’été, si les choses tournent mal.

En espérant que vous accepterez ce lourd fardeau, je vous envoie mes salutations les plus amicales,

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Alanya de Broissieux
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MessageSujet: Re: Correspondance avec Mme Alanya de Broissieux   Jeu 1 Juin 2017 - 17:14



Domaine baronnial d'Alonna
Dame Alanya de Broissieux, baronne d'Alonna et Protectrice de l'Alonnan.


Castel d’Alonna, en Alonnan
Panahos de la 6èmeennéade de Verimios de la 9ème année du 11ème cycle,

Mon très cher ami,

Je m’en reviens de mon long périple et malgré avoir plaidé votre cause auprès de mon suzerain, sachez qu’au printemps le Nord sera à votre porte. Mon cœur se serre de ne pouvoir faire plus pour vous et sachez que jusqu’à la fin de cette mascarade je demeurerai votre amie fidèle. Pardonnez les quelques larmes qui viennent se mêler à l’encre mais je ne puis accepter le sort qui vous attend alors même qu’aucun de ces gaillards n’étaient là à la chute de Diantra. Pire encore, je crains pour votre peuple et je prie les Cinq que vous saurez les mettre à l’abri de l’orage qui approche.
J’aimerai vous dire que tout se passera pour le mieux pourtant je ne peux m’y résoudre. Les hommes ici sont plus enclins à la guerre qu’à la paix si bien que leur esprit n’est point fait de raison mais de fer et de vengeance. La Sainte Néera nous prenne en pitié, car il ne reste que cela à faire.
Quant à votre fils, il sera élevé comme un enfant d’Alonna. Nos épais murs le protègeront des horreurs et je veillerai à ce qu’on l’éduque selon son rang. Il a ma bénédiction et ma protection. Je ne peux que vous comprendre : un enfant n’a point le devoir de subir l’effroi d’une guerre débrayée de sens et dont la seule volonté est le chaos par le sang. J’envoie sur l’heure une troupe de confiance qui le mènera lui et son précepteur à mes côtés.
Niklaus, vous écrire me devient pénible. Vous n’avez pas mérité ce qui vous attend et l’injustice de ce monde me fait regretter ma propre existence. J’ose croire encore à un espoir de pardon royal mais cet espoir s’envole chaque jour un peu plus loin de moi. J’aurais aimé être près de vous, vous serrer dans mes bras et vous dire, encore une fois, combien vous m’êtes cher. Mon doux ami, les mots m’échappent à présent et la douleur m’étreint. N’y a-t-il rien de plus que je puisse faire pour vous ?
Loin de nous est le temps de silence dans la Sainte Deina. Pourquoi ne pourrions-nous pas apprécier la même innocence qu’alors ? Ne résistez pas, je vous en supplie. Les gens qui vont arriver à la capitale n’auront de cesse de répandre la mort et la violence. Ils n’ont pas l’intention de parlementer et n’ont pas non plus l’idée d’abandonner. Promettez-moi mon ami de vous rendre sans mal et la tête haute car je ne pourrais trouver le sommeil s’il advenait que vous vous trouviez sous les coups ennemis. Ne point vous savoir ni vivant ni mort me serait bien trop insupportable.
La délégation que j’envoie vous trouvera, je l’espère, en pleine santé. Ne craignez plus pour votre fils, je l’élèverai comme le mien et j’espère pouvoir combler la douleur de vos adieux un jour… Je ne parviens plus à vous en dire d’avantage…

N’oubliez point mon affection et mon soutien,
Je vous aime mon ami.

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Niklaus d'Altenberg
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MessageSujet: Re: Correspondance avec Mme Alanya de Broissieux   Mar 18 Juil 2017 - 20:08





Maison Altenberg

Monsieur Niklaus Anasis Termal D'Altenberg




Manoir d'Altenberg, Apreplaine,
Panahos de la 1ièreennéade de Karfias de la 10ème année du 11ème cycle,


Chère amie,

Je ne peux vous écrire que quelques courtes lignes. En effet l’hiver est très rude ici bas et je passe le plus clair de mon temps sur les routes de mon domaine à voir les gens et à assurer que l’hiver se passe le plus doucement possible. J’ai reçu l’ordre d’assurer la remonte militaire de l’Apreplaine. Nous accomplissons cette tâche qui risque de préfacer la fin de Sa Majesté si cette dernière prend réellement la décision de mener cette guerre. J’ai peur que Sa Majesté soit mal conseillée en la matière et qu’elle troque un trône contre un royaume.

Nous verrons au printemps…

Au printemps justement je vous avertis que mon cousin viendra chercher Franz dans vos contrées pour l’emmener auprès de sa famille. Il est établi en campagne au sud, non loin également de la famille de ma très chère Ariane. Il disparaitra de l’action et sera protégé là-bas. Il sera également dans sa famille, ce qui vaut mieux pour lui et me permettra de savoir que je ne vous impose pas un trop lourd fardeau.

Je vous remercie grandement de votre aide pour cacher mon fils pour l’hiver, les coups bas sont devenus monnaie trop courante pour que je puisse courir un risque plus grand.

Mes amitiés à Franz,

Mes amitiés à vous,

Niklaus

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MessageSujet: Re: Correspondance avec Mme Alanya de Broissieux   Lun 24 Juil 2017 - 21:10



Domaine baronnial d'Alonna
Dame Alanya de Broissieux, baronne d'Alonna et Protectrice de l'Alonnan.


Castel d’Alonna, en Alonnan
Arkuisa de la 3èmeennéade de Karfias de la 10ème année du 11ème cycle,

Mon très estimé Niklaus,

Sachez qu’ici aussi l’hiver fait son œuvre. Toutefois nous avons eu la chance de le voir arriver, si rude après ces temps troublés – peut-être parce que nous y sommes plus coutumiers que vous ne l’être au sud du Médian. J’espère que vos cultures ne sont pas trop durement touchées, afin que vous puissiez faire une bonne saison qui saura effacer les complications de ces dernières ennéades et de celles à venir. Je sais que votre tâche vous tient à cœur plus que tout autre chose mais préservez-vous mon bel ami car si vous n’êtes plus apte à le faire, qui pourrait prendre le relais ?

Cela m’inquiète de vous savoir au prise à l’amertume et la rancœur, vous qui faîtes temps pour garder au chaud les privilèges de quelques orgueilleux. Prenez garde à vos forces, je vous ai déjà connu épuisé et je ne voudrais vous voir aussi bas ; la royauté s’en va déclinant à mesure que les Grands Seigneurs prennent pleinement conscience de sa faiblesse. Ce pauvre enfant est maintenu dans des serres qui le saigne tant qu’elles le peuvent. J’ose croire que cette mascarade prendra fin bientôt.
Mais, à tout vous dire, j’ai fini de rêvé à la paix il y a fort longtemps. Nos corps et nos cœurs encore meurtris de l’Infâme attaque d’Oësgard, des guerres du Nord, des Champs Pourpres et du Soltaar, les hommes se tiennent prêt à nourrir la terre de sang, une fois encore. La chute de Nimmio et de Blanche ne règlera pas le problème, et il y aura toujours un ennemi à pendre quelque part. Au printemps je me verrais contrainte d’envoyer de mes gens dans l’ost du Corbeau ; des garçons parfois pas bien plus vieux que votre fils, que mon frère, parfois père, parfois époux. Combien me reviendront ?

Assez de pensées noires pour l’heure. Sachez que votre enfant se porte au mieux. Il s’épanouit malgré le temps exécrable, et j’essaye de lui apporter ce dont il a besoin à son âge – bien que rien ne pourrait remplacer votre simple présence. S’il ne le dit guère, je sais que vous lui manquez beaucoup. De plus, il n’est pas un fardeau pour moi, et si la guerre menace encore au Sud, il pourra rester ici aussi longtemps qu’il le faudra : la guerre n’est pas du fait des jeunes gens. Je vous laisse le soin de décider ce qui est préférable ou non, aussi nous languirons de recevoir votre cousin.

Trouvez du temps pour vous mon ami, car personne ne le trouvera à votre place. Veillez sur vous et que la Sainte Mère vous garde aussi vif.

A bientôt,
Votre amie.

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Correspondance avec Mme Alanya de Broissieux
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