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 Les gladiateurs de l'Aile Blanche

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Haldren Baenfere
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MessageSujet: Les gladiateurs de l'Aile Blanche   Sam 29 Aoû 2015 - 11:29

[Ce rp se déroule après la seconde bataille d’Eraison et fait suite à celui-ci => http://miradelphia.forumpro.fr/t19923-le-calme-avant-la-tempete-libre]

Dans les faubourgs Est de Thaar, un peu à l’écart des zones d’habitations, se trouvaient les fameuses écoles de gladiateurs. Créées des siècles plus tôt afin d’entrainer des combattants pour les arènes, elles étaient peu à peu devenues de véritables institutions spécialisées avec leurs propres règles et leurs modes de fonctionnement spécifiques. Appartenant à divers nobles ou à de riches marchands, ces écoles avaient peu à peu été amenées à se regrouper géographiquement afin de mutualiser une partie de leurs centres d’entrainements et de faciliter les rondes des gardes qui veillaient à ce qu’aucun gladiateur ne sorte sans autorisation. Inutile de préciser en effet que ces derniers étaient pour la plupart esclaves, or un esclave armé et entrainé au combat risque d’avoir des idées tout à fait regrettables pour la tranquillité publique.

Il existait des écoles de toutes tailles, mais ce jour-là c’est vers une plutôt modeste que se dirigeait Haldren Baenfere, archimage de son état et voleur à ses heures perdues. Derrière lui marchait un elfe portant cape et capuchon, l’air renfrogné et qui fusillait du regard le drow. Le bâtiment dans lequel ils entrèrent ne tenait pas la comparaison en termes de taille vis-à-vis des immenses centres que possédaient les princes marchands, mais l'endroit se trouvait propre et en bon état, signe que cette école de gladiateur n’était pas qu’une simple usine à viande. Passant dans une enfilade de couloirs, le drow guida son compagnon jusqu’à la cour intérieure, où plusieurs lutteurs et lutteuses s’entrainaient sous la direction de deux maîtres d’armes.

La présence du drow fut remarquée, et les maîtres d’armes houspillèrent les gladiateurs pour qu’ils fassent preuve de plus de zèle en présence du nouveau propriétaire des lieux. Haldren avait en effet acquis l’école quelques ennéades auparavant auprès d’un marchand qui souhaitait s’en retourner dans son Velteroc natal. Renommée « l’école de l’Aile Blanche », en guise de clin d’œil au bordel du même nom près des quais que possédait le drow, elle regroupait en tout une douzaine de gladiateurs à différents stades de leur formation. S’accoudant à la balustrade et observant la séance, le drow fit signe à son compagnon de s’approcher, ce qu’il fit non sans une répugnance manifeste.


Bienvenu chez toi, Edrÿn, dit Haldren d'un ton un peu moqueur.
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Haldren Baenfere
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MessageSujet: Re: Les gladiateurs de l'Aile Blanche   Sam 26 Sep 2015 - 16:02

Quelques jours plus tard, Haldren assistait à une nouvelle séance d’entrainement à laquelle Edrÿn participait. Juste vêtu d’un pagne, deux couteaux en main et un troisième à la ceinture, le jeune elfe affrontait un humain armé d’une épée large et d’un bouclier. Les deux adversaires tournaient l’un autour de l’autre, l’elfe toutefois plutôt sur la défensive. Sans doute aurait-il préféré pouvoir utiliser un arc, mais de telles armes ne faisaient que rarement partie de l’attirail d’un gladiateur. Le corps-à-corps, la lame tranchant les chairs et broyant les os, voilà quelles étaient les valeurs fondatrices des combats que tentaient d’enseigner les écoles comme celles de l’Aile Blanche.

Agacé, l’humain attaqua plus franchement, ouvrant un peu sa garde et commettant alors une erreur. Leste comme un chat, Edrÿn pivota, roula de côté et lança l’une de ses lames en pleine poitrine de son adversaire qui poussa un petit cri de douleur. Posant son bouclier, il regarda le petit filet rouge qui perlait, car bien que soigneusement émoussées, les armes d’entrainement n’en restaient pas moins douloureuses. De son balcon, Haldren applaudit bruyamment des deux mains, félicitant le vainqueur qui se contenta de lui jeter un regard mauvais.

Assis à côté du drow, le responsable de l’école n’avait rien perdu de la scène.


Il n’est pas mauvais, cet elfe, malgré sa piètre maîtrise des armes de contact. Utiliser ainsi ses couteaux en lancer était une excellente idée. Mais je crains qu’il n’ait pas encore accepté son sort.
Bien sur qu’il ne l’a pas accepté, s’esclaffa le drow. Sa nature rebelle et têtue l’empêche d’admettre l’inévitable, et je gage qu’il réfléchit en cet instant même à un plan d’évasion. Aussi, n’oubliez pas de verrouiller à double tour la porte de sa cellule et d’aller la fouiller régulièrement.

Il n’avait finalement pas été si compliqué d’inciter Edrÿn à combattre les autres gladiateurs. Aucune violence ni aucune contrainte ne s’était révélée nécessaire, Haldren ayant trouvé un angle d’approche bien plus simple mais très efficace : l’orgueil. Le jeune elfe gardait une très haute opinion de ses talents acquis à l’armée et avait donc mal supporté les insinuations moqueuses du drow sur ses « faibles qualités de combattant » le comparant aux autres gladiateurs de l’école. La présence de drogues augmentant l’agressivité dans sa nourriture avait fait le reste. De tels composés se trouvaient parfois utilisés dans les unités d’assaut des armées du Puy pour leur ôter toute hésitation face à l’ennemi, et Haldren en fournissait désormais à ses gladiateurs avant les combats.

Toutefois, cette victoire ne veut rien dire. Il faut plus que cela pour devenir un gladiateur apte à l’arène.
Alors formez-le ! Dans quatre ennéades se tiennent des jeux à Thaar, je veux qu’il y participe.

Dans la cour d’entrainement, l’objet de leur attention affrontait un nouvel adversaire et venait d’encaisser un douloureux coup de pied en plein sur la coquille de protection qu’il portait entre les cuisses. Bouillant de rage face à l’affront, Edrÿn fonça sans se couvrir, ce qui lui valut un direct à la mâchoire qui l’étendit net, sonné pour le compte.

Il apprendra, marmonna l’archimage.
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Haldren Baenfere
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MessageSujet: Re: Les gladiateurs de l'Aile Blanche   Sam 3 Oct 2015 - 18:17

Les jours puis les ennéades passèrent, rythmant un entrainement monotone mais particulièrement rigoureux. Levé dès l’aube, Eylin passait sa matinée à se renforcer musculairement, soulevant de la fonte et courant sans relâche autour de l’école de gladiateurs. L’après-midi était dévolu à l’entrainement aux armes, en compagnie d’un maître ou face à un autre gladiateur. Lorsqu’enfin le soleil se couchait sur l’horizon, l’elfe s’effondrait sur son lit, totalement éreinté. Mais sa résistance à l’effort augmentait à un point qu’il n’aurait jamais cru pouvoir d’atteindre auparavant. Porté par la haine, l’esclave se jetait à corps perdu dans le combat, comme pour y évacuer son trop plein de frustration.

Au moins devait-il reconnaître que la nourriture était saine et copieuse, les lits confortables et le suivi médical de qualité. Un bon combattant d’arène valait une coquette somme, aussi Haldren avait-il donné des ordres en conséquence pour qu’il soit bien traité. Mais rien ne remplacerait jamais son Anaëh natale, et le lointain souvenir de ses patrouilles sous les vertes frondaisons en compagnie d’Artaën lui ravageait le cœur. A quelques reprises, il avait failli laisser tomber et retourner son arme contre lui, sans oser aller jusqu’au bout de son geste. Tenait-il à ce point à la vie ou refusait-il de renoncer ? Lui-même l’ignorait.

Un beau jour, on lui ordonna de monter sur la terrasse pour se présenter au seigneur Baenfere. A son arrivée, il trouva l’archimage assis en tailleur, lui tournant le dos. Le drow tenait sur ses genoux un lourd bâton orné de runes et sur lequel dansaient des flammes noirâtres, huileuses, dont l’origine magique ne faisait guère de doutes. Apparemment concentré, le seigneur des lieux ne se retourna pas, rien ne laissant entendre qu’il avait seulement entendu arriver l’elfe. Les yeux d’Eylin se portèrent alors sur la table où se trouvaient les restes d’un repas, et sur un couteau soigneusement aiguisé qui semblait l’appeler, l’implorer de le prendre. Son cœur bâtant la chamade, l’elfe se saisit de l’arme et avança lentement, ses pieds nus ne faisaient aucun bruit sur le sol dallé. Arrivé à moins d’un pas du drow, il prit son inspiration et plongea à la vitesse de l’éclair, visant les points létaux qu’on lui avait enseignés.

Sa charge se brisa contre une barrière énergétique, qui le renvoya brutalement en arrière. Eylin brisa dans sa chute la table dont un angle lui amocha l’épaule. A moitié assommé, il vit le drow se lever doucement, s’épousseter et le regarder d’un air satisfait.


Admirable, mon jeune ami. Je ne t’ai même pas entendu arriver.

Une force inconnue se saisit de lui, le tirant vers le haut. Balloté telle une poupée par la pouvoir télékinésique de l’archimage, Eylin vit Haldren se baisser pour ramasser le couteau avec laquelle il l’avait attaqué, puis lui sourire comme un professeur complimentant un bon élève.

Ton entrainement pour l’arène arrive à son terme. Tu seras le clou du spectacle lors des prochains jeux qui se dérouleront bientôt. Toutefois, il te faut un nom apte à galvaniser la foule… tu es vif et rapide comme le scorpion, c’est donc sous ce pseudonyme que tu combattras. Il ne manque plus qu’un dernier élément pour parachever mon œuvre.

Eylin sentit que la force invisible qui le retenait prisonnier le retournait, exposant son dos. Sa dernière vision fut celle d’Haldren avançant, le couteau dans une main et une flamme noirâtre dans l’autre. Lorsque la lame pénétra sa chair, l’elfe serra les dents, cherchant à retenir aussi longtemps que possible ses cris. Mais au moment où le feu vint se mêler au métal, la douleur devint trop forte et il hurla à s’en déchirer les poumons.


~~~~~


Le soir venu, le serviteur qui apportait leur nourriture aux gladiateurs trouva Eylin assis dans sa cellule, la tête entre les bras, sanglotant doucement. L’humain eut du mal à retenir un hoquet de surprise en voyant le réseau de cicatrices noirâtres qui recouvraient le dos de l’elfe. Fines mais profondes, s’entrecroisant et se chevauchant, elles dessinaient un scorpion d’un réalisme tellement stupéfiant qu’on aurait presque pu croire qu’il allait jaillir hors du corps de l’elfe.
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