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 Mauvaise journée pour un assassin [pv Arsioné]

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Zaahrian
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MessageSujet: Mauvaise journée pour un assassin [pv Arsioné]   Lun 12 Oct 2015 - 14:18

C’était passé près… Très près… Trop près au gout de Zaahrian. Il faut dire qu’il s’était attendu à tout sauf à ça. Lorsqu’on lui avait demandé d’éliminer un marchand, l’assassin s’attendait à un petit contrat tranquille sans risque de complication et non pas à un ancien mercenaire s’étant reconverti dans le but de faire du trafic en tout genre sous l’apparence d’un homme respectable. Il s’était légèrement empâté avec le temps, mais Zaahrian pouvait confirmer qu’il avait encore de bons réflexes pour un homme aux cheveux grisonnants et abusant visiblement un peu trop de l’eau de vie. Enfin, ses réflexes étaient chose du passé maintenant, l’assassin ayant réussi à avoir le dessus. L’homme était mort, mais non sans avoir opposé une farouche résistance au bout de laquelle Zaahrian en était sorti non sans être blessé. Rien de grave en apparence, mais ça lui faisait mal au point qu’il ne pouvait pas simplement disparaître comme il le faisait d’habitude. Lorsque l’on tue quelqu’un, on s’arrange pour ne pas rester trop longtemps dans les environs. C’était la règle d’or si l’on espère durer dans le métier. Donc, Zaahrian avait déjà planifié sa porte de sortie une fois le méfait accomplit, mais le marchant l’avait violemment projeté contre son comptoir durant leur altercation. Résultat, il était certain d’avoir des côtes de fêlées, peut-être même une de brisée ce qui rendait ses déplacements très douloureux. Il avait réussi à se faufiler par la fenêtre et à disparaître par une ruelle. Il n’avait pas remarqué qu’il était aussi blessé au bras. Ce n’était qu’une simple entaille, mais elle commençait à bruler. Ironiquement, la sensation devint plus vive lorsqu’il en prit conscience. Ce n’était définitivement pas sa journée.

Au bout d’un moment, Zaahrian n’en pouvait tout simplement plus. Il devait reprendre son souffle et se reposer un peu. Péniblement, il s’assit sur une caisse de bois, le dos appuyé contre le mur. Il ferma les yeux pendant un moment essayant de calmer sa respiration. S’il inspirait trop profondément, une violente douleur déchirait sa poitrine. Il n’avait jamais eu de côte cassée avant. Il comprenait maintenant quand ses camarades lui disaient que ça faisait mal. Le simple fait de respirer devenait douloureux et comme on ne pouvait tout simplement pas retenir son souffle, on devait supporter la douleur. Il en aurait pour un moment à ne pas pouvoir faire de cabriole et il connaissait quelqu’un qui ne sera pas ravi de l’apprendre. Tant pis, elle n’avait qu’à lui donner de l’argent. Si elle avait accepté de le payer, il n’aurait pas eu à prendre le risque d’accepter un contrat. D’ailleurs, il devra passer voir l’autre marchand pour prendre le reste de la somme qui lui était due. Il se demandait si cet homme savait pour le passer de son rival. S’il lui avait caché des informations, Zaahrian se ferait un plaisir de lui soutirer un peu plus d’argent. Il venait de risquer sa vie.

Lorsque Zaahrian ouvrit les yeux, son regard croisa celui d’une jeune femme. Il détourna aussitôt ses yeux gris et tira un peu plus son capuchon sur sa tête. Dans un excès de confiance, l’assassin était tombé dans ses anciennes habitudes qui consistaient à couvrir son visage de peinture lorsqu’il remplissait un contrat. Il était convaincu que ça le rendait plus difficile à reconnaître, mais il aimait aussi le petit côté sauvage et dangereux que ça lui donnait. L’un de ses anciens camarades lui avait dit un jour que lorsqu’il faisait ça, il ressemblait à un Noss, un elfe des forêts sauvages. Ça l’avait bien faire rire, mais après coup, il s’était demandé si son père n’était pas l’un de ces Noss. Zaahrian commençait à se dire qu’il y avait un peu trop de monde dans les environs. Il se leva péniblement, non sans laisser échapper malgré lui une plainte entre ses lèvres et reprise lentement sa route.
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Arsinoé Sathrian
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MessageSujet: Re: Mauvaise journée pour un assassin [pv Arsioné]   Mar 13 Oct 2015 - 18:08

À l’image du temps, la journée s’annonçait mitigée. Il faisait chaud et lourd, laissant présager quelques orages, quelques pluies qui viendraient tôt ou tard délaver la fange et rafraîchir les humeurs nauséabondes de la belle Thaar. Pour autant, cela n’était d’aucun réconfort à Arsinoé qui sentait sa blessure l’élancer si douloureusement qu’elle avait eu besoin d’une cane pour marcher toute la matinée, et qui sentait que cette vieille carne ne se tairait pas de sitôt. Clopinant avec mauvaise humeur, Benvenuto sur les talons, elle avait néanmoins vaqué à ses occupations avec d’autant plus de détermination qu’elle n’avait pas envie de laisser ce fâcheux souvenir lui gâcher la journée. Les choses avaient semblé s’arranger un peu, toutefois : elle avait réussi à monnayer un lé de belle toile qu’elle avait reçu en paiement d’un décor dans une maison, et l’avait échangé contre un cent de belles noix avec leurs feuilles, quelques onces d’une belle poudre d’os qui ferait une encre merveilleuse, et quelques autres menus ingrédients dont elle allait pouvoir tirer de jolies couleurs pour sa prochaine commande.

Pataugeant dignement dans les détritus de la rue, elle allait de cette démarche curieusement chaloupée et balancée qui ne manquait jamais d’attirer l’œil, et pas seulement parce qu’elle se servait parfois de sa canne pour écarter de son chemin quelque obstacle qui gênait sa progression, qu’il s’agisse d’un poulet égaré ou d’un enfant. Souhaitant échapper à l’agitation de la voie principale, elle s’éloigna rapidement vers une venelle plus paisible où elle risquait moins de faire la culbute à cause d’un passant peu regardant ou de la faiblesse de sa jambe estropiée. Ce faisant, elle s’arrêta un instant pour attendre que son chaperon la rejoigne, et posa un regard absent sur une figure étrange qui avait attiré son attention : des traits fins, étirés et déliés comme des tracés de plume, des yeux profonds, miroitants et teintés de jolis reflets, une silhouette qui avait toute la puissance languide d’un chat au repos. Instinctivement, la machine mentale de la peintre se mit en branle, capta les couleurs, le bleu vague qui lançait des lianes et des branchages sur le visage de l’elfe, la pâleur délicate du teint et la tonalité sourde de la chevelure qui ruisselait de la capuche. Un peu de cyan, un peu de gris, des nuances douces en touches subtiles, elle pouvait déjà esquisser dans sa tête quel beau portrait elle pourrait en faire... Ce visage, sans doute banal au demeurant, prenait tout son intérêt avec ces peintures qu’elle n’avait vu que dans les livres, ornant quelques représentations de ces lointains habitants des bois qu’on appelait Noss. En faisait-il partie ? C’eut été étonnant, ils avaient la réputation de détester les villes, et de ne pouvoir qu’à peine survivre hors de leurs forêts. Il fallait reconnaître néanmoins qu’il avait quelque chose de très convaincant, même si c’était du faux : vrai ou non, Arsinoé s’en fichait déjà et remit vraiment les pieds sur terre que lorsque sa proie s’esquiva bien vite hors de sa vue, dissimulant son visage sous sa capuche. Elle crut le voir se lever difficilement, étouffer une plainte entre ses dents, avant de s’en repartir : avec son sens naturel pour louper des évidences, elle ne comprit qu’après qu’il était peut-être blessé.

D’un geste impatient, elle tira la manche de Benvenuto, lui indiquant la silhouette vague qui reprenait déjà sa marche, furtif comme un félin qui ne veut pas se faire remarquer.

— Hé là, quoi donc ? fit-il.

Un instant de silence, son regard alla d’Arsinoé au malandrin, et il soupira, levant les yeux au ciel.

— Par les Cinq, Arsinoé, non ! On ne va pas courir au train du premier bougre venu juste parce qu’il t’a tapé dans l’œil !

Il savait d’avance que c’était peine perdue, mais il râlait toujours pour la forme, histoire d’être certain d’avoir assez manifesté sa désapprobation pour être lavé de tout soupçon de complicité en cas de pépin. Et puis, peut-être qu’un jour ses vues entreraient-elles dans la caboche rétive de sa patronne, qui sait ?

— Épargne-moi ça, Benvenuto. Tu sais que c’est inutile. Il a l’air mal en point, en plus de ça.


Un haussement d’épaules et un soupir persistèrent, mais le spadassin abandonna la partie aussitôt commencée : quand la peintre était prise de ces lubies, elle aurait pu soulever des montagnes juste pour un instant d’inspiration.

— Hé, vous ! s’écria-t-il à l’adresse de l’étrange bonhomme, sa grosse voix balayant la ruelle comme une lame de fond. Besoin d’un coup de main, messire ?

À voir la figure renfrognée de Benvenuto, il n’y avait rien qui puisse vraiment convaincre même un mourant d’accepter une aide quelconque de sa part, mais sans doute que la mine un brin plus engageante de sa maîtresse pouvait inciter à revoir ses opinions.
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Zaahrian
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MessageSujet: Re: Mauvaise journée pour un assassin [pv Arsioné]   Jeu 15 Oct 2015 - 22:04

Ce n’était certainement pas le moment d’importuner Zaahrian. Pour une rare fois dans sa vie, il n’était pas d’humeur pour faire la conversation et tout ce qu’il voulait c’était de se trouver un endroit tranquille pour se soigner. Si ce n’était que de sa blessure à l’épaule, ça ne serait pas compliqué pour lui de la traiter, mais pour les côtes, c’était une autre histoire. Se faire lui-même un bandage autour du torse pour se soutenir ne serait pas facile vu son état. Peut-être que s’il arrivait à retourner au manoir, il pourrait apostropher un esclave pour qu’il l’aide. Il imaginait déjà Krish se tordre de rire en le voyant. L’assassin débordant de confiance en lui au point d’en être arrogant venait de frapper un mur ou plutôt un ancien mercenaire charpenté comme un taureau. Il avait mal physiquement, mais son orgueil écorché était plus douloureux encore que ses côtes brisées.

Zaahrian venait tout juste d’entrer dans une ruelle tranquille lorsqu’il entendit une voix l’interpeller derrière lui. L’assassin se figea avant de glisser discrètement une main sous sa cape pour attraper son poignard. Il n’était certainement pas en état de se battre, mais il n’était pas dit qu’il allait se rendre sans opposer de résistance. Malheureusement pour Zaahrian, la ruelle débouchait sur un cul-de-sac. Normalement, ça ne l’aurait pas arrêté et l’assassin aurait simplement escaladé le mur pour disparaître sur les toits, mais ses côtes empêchaient la moindre acrobatie. Le seul moyen de sortir de cette ruelle était en passant par là où il était entré, mais ça signifiait aussi faire face à ceux qui l’avaient interpellé.

L’assassin se retourna lentement, le capuchon de sa cape toujours sur sa tête. Seule la moitié de son visage était visible. Le reste se perdait dans l’ombre, ce qui lui donnait un air plutôt inquiétant. Il avait toujours la main sur sa dague, prête à réagir. Devant lui, il y avait un homme costaud au visage buriné et aux poings aussi large que des massues. Derrière, il voyait la silhouette beaucoup plus menue d’une jeune femme. Il la reconnut aussitôt. C’était la femme dont il avait brièvement croisé le regard il y a quelques instants à peine. Il haussa un sourcil interrogateur. Que lui voulait-elle? Avait-elle remarqué sa démarche hésitante montrant qu’il était probablement blessé? Cet homme qui l’accompagnait était probablement son garde du corps. Elle venait donc d’une famille fortunée.  C’était peut-être la fille d’un marchand ou même d’un noble, quoique dans cette région du monde, les deux vont souvent de pair. Ça signifiait aussi que cette fille devait être sujette aux crises de caprice en tout genre. Elle voyait donc Zaahrian comme un nouveau jouet avec lequel s’amuser. Elle allait le soigner, lui foutre des vêtements convenables et jouer avec jusqu’à ce qu’elle se lasse. Tout ça probablement dans le but d’embêter ses parents qui feraient des boutons juste à la voir roucouler au bras d’un vilain garçon des rues. Ça ne risquait pas d’arriver. Zaahrian n’avait rien d’un gentil chaton, mais elle avait quand même réussi à embobiner son serviteur. Elle devait donc avoir un sacré caractère la petite.

— Merci, mais je n’ai pas besoin d’aide.

Le ton de Zaahrian était poli, mais ferme. Ce type avait vraiment une mine patibulaire. Peu importe ce qu’il faisait avant de se retrouver, chien de garde pour princesse gâtée pourrie, ça devait avoir un lien avec les armes et l’assassin s’était assez frotté à d’anciens mercenaires pour aujourd’hui. S’il voulait espérer s’enfuir, c’est lui qu’il devait viser. Il pourrait lancer sa dague, mais le coup devait être précis pour le tuer ou au moins l’entraver suffisamment pour que l’assassin puisse fuir. En même temps, il n’avait vraiment pas envie de se battre et espérait simplement reprendre son chemin sans qu’on ne l’arrête.

— Si vous permettez, je vais reprendre mon chemin.

Zaahrian allait reprendre la route lorsqu’un amas de bois mal empilé s’écroula. C’était trop loin pour les blesser, mais le bruit le fit sursauter. Le sursaut lui arracha une plainte de douleur et il porta la main à ses côtes, tenant toujours sa dague. Ça ne servait plus à rien de la cacher maintenant. Cet homme devait voir maintenant que Zaahrian était incapable de faire quoi que ce soit.

— Bon… d’accord, peut-être que j’ai besoin d’aide… Siffla l’assassin entre ses dents.
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Arsinoé Sathrian
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MessageSujet: Re: Mauvaise journée pour un assassin [pv Arsioné]   Jeu 5 Nov 2015 - 23:45

Un refus ? Rien d’étonnant. Arsinoé n’était pas sotte et savait très bien qu’à alpaguer les inconnus dans la rue, on obtenait rarement de bons résultats, mais la croire résignée eut été une grave erreur et Benvenuto ne se trompait pas en sachant qu’elle ne lâcherait pas l’affaire de sitôt. Elle était fine mouche, l’artiste, et observatrice, avec ça. On l’eut été à moins, après tant d’années passer à disséquer l’ordre des apparences pour mieux les retranscrire sur la toile.

Sans se démonter, elle suivit de quelques pas l’inconnu, non sans frissonner un brin devant l’apparence que prenait son visage, à demi noyé dans les ombres de la capuche. Oh que oui, il y avait à faire, tant à faire ! Elle eut ce sourire caractéristique que son entourage avait appris à chérir et à redouter tout à la fois : un mélange de malice, et comme un feu intérieur qui lui incendiait le regard d’une lueur qui dissipait bien vite la froideur de son allure maussade.

Elle clopina un peu, accusant la faiblesse de son côté, mais revint bien vite sur les pas de l’étranger. Le tout était d’insister, mais pas trop : suffisamment pour convaincre, mais pas assez pour atteindre ce point de rupture au-delà duquel la personne ne voulait plus rien entendre.

— M’est avis que si, cher sire, j’ai l’œil plus fin que vous ne le pensez.

Difficile d’avoir l’air engageant quand on ne sait qu’être... eh bien, soi-même. Arsinoé avait encore beaucoup à apprendre sur la façon de caresser son prochain dans le sens du poil pour en obtenir ce qu’elle voulait, et pour l’heure elle ne savait vraiment que leur lancer ses quatre volontés à la face et s’arranger pour qu’elles collent avec le reste. Elle manquait de finesse et de souplesse, sans doute.

Heureusement néanmoins, l’homme prouva très vite que la peintre ne s’était pas trompée, et elle ne put retenir l’esquisse d’un sourire railleur.

— " Peut-être", en voilà un grand mot, persifla-t-elle avec un brin de moquerie.

Son sourire s’élargissait, les yeux brillants. C’était peut-être un peu inhumain, mais en vérité elle se fichait bien de savoir pourquoi et comment il était blessé : c’était monnaie courante ici, un malandrin, un accrochage, un vol qui tourne mal... C’était Thaar, à sa façon : sans quoi elle ne s’encombrerait pas d’un garde du corps, et puis Arsinoé savait très bien ce à quoi on s’exposait à traîner un peu trop tard dans les rues. L’homme devait être un de ces innombrables spadassins, mercenaires, assassins ou autres porte-dagues plus ou moins patentés qui jonglaient entre les contrats au service des plus puissants et constituaient la réserve grouillante et passablement patibulaire de millions de guerres intestines et des règlements de compte des grands de ce monde. C’étaient eux qui se salissaient les mains, tout compte fait, pendant que les patrons les gardaient bien blanches pour s’échanger des poignées de main et des sourires éclatants et faux.

Elle l’aurait presque plaint, tiens, si elle avait eu l’esprit à ça. Mais non, à présent qu’elle était plus proche, ses yeux bleus détaillaient avidement ce qu’elle pouvait percevoir, les traits, les figures, les couleurs et les ombres.

— C’est votre jour de chance, reprit-elle en lui tendant aimablement le bras pour qu’il puisse s’y appuyer. J’ai quelque chose à vous proposer : je vous paie un apothicaire ou un barbier pour vous remettre sur pied, et en échange, vous acceptez de me laisser faire votre portrait. L’affaire est honnête, vous y gagnez la gratuité des soins, et moi une nouvelle tête à mon registre, vous n’aurez qu’un peu de temps à m’accorder, rien de plus.

Parfois, c’était la franchise qui marchait le mieux, et quand elle n’avait pas la patience de recourir aux artifices du discours, Arsinoé se décidait à jouer franc-jeu, souvent avec une absence tout à fait remarquable de subtilité. Il n’y avait plus qu’à voir s’il mordait à l’hameçon.
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Zaahrian
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MessageSujet: Re: Mauvaise journée pour un assassin [pv Arsioné]   Mar 10 Nov 2015 - 12:36

Zaahrian aurait grandement aimé que Guilin soit avec lui, mais son ami était occupé ailleurs. De toute façon, le blondinet devait pouvoir se débrouiller tout seul. Lui qui clamait sans arrêt être le meilleur assassin de la région. Normalement, c’était le cas, mais il arrivait parfois de tomber sur des contrats plus compliqués que d’autres. Celui qui l’avait engagé avait soit volontairement caché des informations, soit il n’avait pas la moindre idée de l’identité réelle de son rival. Résultat, Zaahrian se retrouvait dans cet état et il avait devant lui une jeune femme déterminée à vouloir « l’aider » et un homme de main contre qui il ne pourrait rien faire si les choses tournaient mal. Toutefois, voilà que la douleur était insupportable et il avait effectivement besoin d’aide. Il plissa les yeux jusqu’à ce que ses iris ne soient plus qu’un fin liséré d’argent. Il n’aimait pas qu’on se moque de lui. Il avait mal! Cette fille n’a jamais eu de côtes cassées de sa vie. Zaahrian en aurait mis sa main au feu s’il n’avait pas eu si mal déjà. Enfin, elle lui proposait de l’amener chez un soigneur et de payer les frais en échange d’un service en retour. La nature de ce service avait de quoi surprendre, même l’assassin ne put s’empêcher de rire malgré la douleur.

— Aïe! Arrêter de me faire rire, ce n’est pas agréable lorsqu’on a des côtes brisées. Vous êtes sérieuse? Vous voulez vraiment faire mon portrait? Ça vous arrive souvent d’arpenter les rues comme ça pour aborder de parfaits inconnus pour les convaincre de prendre la pause pendant des heures? Il me semble qu’il y ait assez de marchands et de riches nobles suffisamment imbus de leur personne pour accepter de le faire sans être supplié ou acheté d’une quelconque façon.

Voilà, Zaahrian se sentait effectivement flatté par la proposition. Le contraire aurait été étonnant! Quelqu’un avait vu son visage et le trouvait suffisamment beau pour l’immortaliser à tout jamais. Guilin se tordra surement de rire en l’apprenant. C’est pourquoi il n’allait rien dire. C’était déjà connu que Zaahrian appréciait grandement ce qu’il voyait dans le miroir. Il se trouvait beau et usait beaucoup de son charme naturel. Dommage que cette fille l’ait vu dans cet état. Blessé, il était nettement moins avenant.

— Je n’ai pas vraiment la patience de rester là sans bouger pendant des heures à me faire examiner par vos yeux inquisiteurs, jeune fille, mais j’ai effectivement besoin d’un guérisseur qui bandera mes côtes et cette blessure à l’épaule et me donnera un baume pour soulager le mal le temps de la guérison. Je ne pense pas être en état de prendre la pause pendant un moment et je me demande ce que vous allez faire le temps de ma guérison? Me retenir de force pour être certaine que je ne vous échappe pas? Je suis attendu ailleurs. J’ai des responsabilités et des comptes à rendre…

Zaahrian n’avait pas tort. C’était bien beau de vouloir le soigner, mais à moins qu’elle ait envie de faire son portrait alors qu’il est recroquevillé sur sa chaise, l’assassin n’était pas en état de faire ce qu’elle lui demandait. Il en avait pour quelques semaines avant d’être complètement remis de ses blessures et que comptait-elle faire pendant ce temps. Après tout, il pouvait très bien disparaître sans laisser de trace après avoir profiter de sa générosité. Il n’allait pas se sentir coupable pour cela, même s’il allait se souvenir d’elle comme étant la jeune fille ayant marchandé des soins en échange d’une séance de portrait. Ce n’est pas le genre de chose qui arrive tous les jours dans la vie d’un assassin. La vie de Zaahrian est décidément pleine de surprises…
HRP:
 
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Arsinoé Sathrian
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MessageSujet: Re: Mauvaise journée pour un assassin [pv Arsioné]   Sam 21 Nov 2015 - 20:45

Arsinoé croisa les bras et sourit, les yeux brillants et la mine pleine d’une malice déterminée.

— Vous avez encore beaucoup à apprendre des peintres, on dirait.

Elle n’en dit pas plus, sans doute parce qu’elle ne songeait pas utile d’expliquer à un malandrin au joli minois les subtilités et les nécessités du réalisme en peinture et ses théories personnelles en matière de dessin d’après nature.

— Je ne vous retiendrai pas longtemps, reprit-elle avec un geste d’invite. Ce ne sera que le temps d’un demi-jour, tout au plus, et c’est de toute manière le temps que vous auriez passé à ne rien faire à cause de votre blessure.

Oh, sûr, c’était cavalier, mais Arsinoé n’était pas réputée pour sa prudence, ni pour sa couardise verbale. Il fallait bien oser, tiens, et à la voir, on comprenait immédiatement qu’elle avait déjà tout planifié et qu’elle avait une idée derrière la tête.

— De toute manière, vous avez besoin d’un médecin. Vous n’irez pas loin dans cet état, à voir votre démarche et votre attitude, je vois bien que ce n’est pas qu’une vilaine ecchymose. Je vous offre les soins, au moins pour cela, il sera sage d’accepter.

Nouveau sourire, un geste, encore. Benvenuto se taisait, derrière elle, et il n’aimait pas cela, c’était visible : la trogne du bonhomme lui disait peut-être quelque chose, mais il s’apercevait surtout avec un certain déplaisir que de toute évidence, il n’aurait guère de chances en combat singulier contre le semi-elfe. Le thaari gagnait sur la carrure et sans doute la force brute, mais il connaissait ce type d’énergumènes. Des rapides, des souples, des qui ne font pas toujours dans la dentelle, des efficaces qui ne s’appesantissent pas sur la tâche, d’autant que l’homme avait cet air finaud dont se méfient les gens de peu, comme Benvenuto.

Arsinoé était bien loin de ces considérations, et ses yeux bleus dévoraient la face du malandrin comme si elle le découpait déjà en petites figures géométriques pour le coucher par avance sur la toile. Elle avait cette façon très désagréable de regarder les gens, elle regardait à travers eux pour déjà prévoir les couleurs, les brosses, les pigments, les formes et les coups de pinceau.

Finalement, elle daigna en dire plus long sur son idée :

— Vous allez bien devoir rester immobile pendant qu’on vous soignera, cela me laissera assez de temps. Je trouverai bien à grappiller ça et là de quoi faire de vous un portrait acceptable, et s’il vous prend l’envie de revenir à mon atelier pour que je vous croque de plus adroite manière, eh bien, ma porte vous sera toujours ouverte.

Elle avait parlé avec une espèce de gaieté étrange, comme un sourire de jeune fille, et surtout une sincérité étonnante qui serait prise comme telle ou non, la peintre ne semblait pas s’en soucier.
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Zaahrian
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MessageSujet: Re: Mauvaise journée pour un assassin [pv Arsioné]   Sam 12 Déc 2015 - 3:07

— Je n’y connais rien, car je ne me suis jamais intéressé à la question. Disons que mes activités sont plus, comment dire, clandestines. Vous êtes la première à me faire une telle proposition. Normalement, j’en serais flatté, mais je trouve vos méthodes discutables. Vous profitez de ma faiblesse pour satisfaire vos propres envies de voyeurisme sur ma personne.

La jeune femme continuait d’insister, affirmant qu’il n’y en avait pas pour longtemps. Elle désirait simplement croquer son portrait et elle profiterait du moment où il se fera soigner pour ce faire. Ainsi, une fois les traitements appliqués, il pourra reprendre son chemin sans être obligé de la revoir. L’idée ne lui tentait guère plus qu’au départ, mais elle offrait les soins dont il avait besoin. Après mure réflexion, il regarda la jeune femme puis le garde du corps qui l’accompagnait.

— Vous savez, je compatis. Dit-il à l’intention de la montagne de muscle. Ça ne doit pas être facile de travailler avec une jeune femme si peu soucieuse du danger dans lequel elle peut se mettre.

Il soupira, provoquant une vive douleur dans ses côtes qui le fit gémir. Bien malgré lui, les larmes lui montèrent aux yeux embrouillant sa vision un court instant.

— D’accord, d’accord, j’abandonne! Amenez-moi chez un médecin et je vous laisserai faire mon portrait. Je vous demande une chose cependant : le silence sur ce que vous verrez et entendrez. Je n’ai pas d’argent pour vous acheter, mais je compte sur votre bonne foi. Disons que vous tombez à un très mauvais moment et qu’il aurait peut-être mieux valu que vous refréniez votre insatiable curiosité pour une fois.

Zaahrian se redressa en lâchant une plainte sourde. La douleur était pire maintenant qu’il devait bouger après avoir été immobile pendant un moment. Il était toujours prostré, un bras entourant sa poitrine comme s’il essayait de maintenir ses cotes en place. Il était pâle et son front était couvert de sueur, mais son regard restait vif comme celui d’un prédateur. Il regarda la jeune femme, jugeant qu’elle avait tout de même un certain culot. Bien qu’il attribue ce trait à une éducation de petite princesse gâtée, il devait admettre que ce n’était pas nécessairement un défaut. Ce n’est pas facile de faire son chemin dans un monde principalement dominé par la gent masculine. Il lui manquait peut-être un peu de discernement, mais elle n’était pas bête et ça la rendait presque charmante aux yeux de l’assassin.

— Bon, j’espère que votre médecin n’est pas loin, car je ne suis pas en état de marcher bien longtemps et je n’ai aucune envie d’être trimbalé dans les bras de votre serviteur. J’ai encore trop d’amour-propre pour permettre une telle chose.
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Arsinoé Sathrian
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MessageSujet: Re: Mauvaise journée pour un assassin [pv Arsioné]   Sam 12 Déc 2015 - 12:02

Arsinoé éclata d'un rire franc, plutôt surprenant venant d'une dame de qualité... Mais elle n'en était pas à cette seule incongruité.

- Mon voyeurisme ? Cher sire, je vous parle d'Art -on sentit nettement la majuscule- et c'est cela que vous me rétorquez ?

C'était commun, en vérité. Les gens de peu ne savaient rien de tout cela, et trop souvent la peintre se trouvait confrontée à l'incompréhension, au mépris, voire à la peur quand il s'agissait de capter sur la toile les traits du modèle et que cela semblait inquiéter, comme si voir son visage fixé dans le temps eut pu être dommageable. Mais elle ne comptait plus sur l'avis de ceux-là, à présent : rien que leur tête, c'était suffisant, qu'ils disent ou croient autre chose n'était guère important.

Bien loin de ces considérations, Benvenuto ne répondit que par un grognement, parce qu'il n'aimait pas le ton badin de l'étranger et surtout pas la menace qu'il pensait y voir lovée. Sotte de peintresse qui n'en faisait qu'à sa tête ! Elle finirait comme son père, ça oui, tailladée par quelque fâcheux, découpée en rondelles comme un rôti !

Souventes fois le spadassin se demandait combien de temps lui faudrait-il avant d'avoir à chercher un nouvel employeur.

- Je suis bien aise de vous voir revenu à la raison, messire, lança Arsinoé qui ignorait superbement les réticences de son garde. Et n'ayez crainte : je me fiche bien de ce que vous avez pu faire pour récolter cette blessure, et je me ficherai tout autant du reste, fussiez-vous en train de nous révéler que vous êtes le roi des elfes. Ce qui m'importe se limite environs à ceci.

Achevant sa phrase, elle avait formé un cadre avec ses doigts et y observait l'étrange d'un oeil goguenard. Ce qu'elle ne disait pas, parce qu'elle l'estimait évident, c'était que la prudence la plus primaire était, à ici plus qu'ailleurs, de ne pas poser de questions. Si rien n'est dit, c'est qu'on ne doit pas savoir, point à la ligne. Le reste n'est que hardiesse sans fond et rodomontades propres à se retrouver à compter les poissons dans le port de Thaar.

- Cela dit, reprit-elle en le regardant se plier en deux à cause de la douleur, je vous trouve quand même un peu imprudent de faire confiance à ma bonne foi. Vous avez beau jeu de me faire la leçon, mais vous n'êtes pas mieux que moi, dirait-on.

Elle resta pensive un instant comme si une idée lui traversait la tête, puis elle haussa les épaules et tendit sa canne au malandrin.

- Appuyez-vous dessus, si cela peut vous aider. Je vous proposerai bien l'appui de mon bras, sans doute un brin plus aimable que celui de mon Benvenuto, mais je suis un peu trop bancale pour cela.

C'est un équipage de piètre allure qui sortit de la ruelle pour s'engager vers une artère plus fréquentée : le spadassin éclopée, la peintresse qui clopinait sur sa jambe croche, et guère autre que Benvenuto pour ne pas sembler esquinté d'une quelconque manière. Arsinoé ne se pria pas d'en faire la réflexion en riant, évidemment, ce qui attira rien moins qu'un bref sourire dans la barbe du garde qui soutenait sa patronne sans efforts apparent.

Le médecin n'était pas loin, fort heureusement, sans quoi l'artiste eut perdu son modèle en route, fort probablement. Poussant la porte, ils furent accueillis par un nuage de senteurs typiques des échoppes de ces apothicaires qui cumulaient les fonctions de médecin et de chirurgien, et faisaient même les dents à l'occasion. Il semblait connaître Arsinoé, car le médecin, un vieux monsieur au teint cuivré, l'accueillit avec beaucoup d'amabilité en lui demandant pêle-mêle des nouvelles de sa jambe, de sa mère, de son commerce et de ses apprentis.

Fort heureusement, la peintre parvint très vite à juguler la loghorrée verbale du praticien pour indiquer que c'était à leur gai compagnon qu'on devait apporter ds soins, mais cela ne sut tarir le flot du loquace vieillard qui continua son babil tout en examinant son patient. Arsinoé s'installa non loin, et sortit de son panier plusieurs feuillets cousus en un carnet grossier, ainsi que tout le matériel nécessaire au dessin. On ne se sépare jamais de tout cela, justement au cas où l'on croise des occasions comme celle-là...

- Voyez, dit-elle en jetant à grands traits la silhouette de l'assassin sur le parchemin, vous ne perdez pas de temps. Je croque, vous guérissez.
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Zaahrian
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MessageSujet: Re: Mauvaise journée pour un assassin [pv Arsioné]   Mar 29 Déc 2015 - 0:56

Ce n’était pas du voyeurisme, mais de l’Art… Ah! Mais Zaahrian n’en avait rien à faire de l’Art! Il n’avait pas été éduqué pour l’apprécier. Personne ne l’avait initié aux subtilités des courants artistiques et pour être franc, tout ceci n’était qu’une perte de temps à ses yeux. Selon lui, l’art était le passe-temps des gens oisifs qui n’ont pas à travailler pour gagner leur vie. Ce n’était évidemment pas le cas de Zaahrian. S’il n’avait pas manqué d’argent, il n’aurait pas accepté ce contrat et il ne se serait pas retrouvé dans cette situation aussi désagréable qu’embarrassante. Il avait rarement vu une fille aussi obstinée et insouciante. Elle se fichait complètement de ce qu’il était! Bon, il n’avait pas l’intention de la tuer, mais elle devrait tout de même se montrer plus prudente. Il n’était pas bon pour une jeune femme d’approcher ainsi les inconnus. Certains pourraient avoir de mauvaises intentions à son égard. C’était un joli brin de femme, même pour Zaahrian et son effronterie lui donnait un certain charme.

— Moi je dis que vous ne devriez pas vous en moquer, mais qui suis-je pour vous donner des conseils?

Évidemment, la remarque s’appliquait également à lui. Il n’était peut-être pas très sage de lui faire confiance. En même temps, il se demande bien ce qu’il pourrait craindre de cette jeune femme et de son garde du corps. Même s’ils voulaient le dévaliser, ils seront bien tristes de constater que le semi-elfe n’a pas d’argent sur lui. En fait, il n’avait rien à l’exception de ses vêtements et de ses armes.

— Peut-être, sauf que j’agis en désespoir de cause. Je n’ai rien à perdre, sauf la vie et je vous déconseille fortement d’essayer de me tuer. Même blessé je suis capable de me défendre.

Zaahrian n’en dit pas plus, n’ayant maintenant qu’une seule idée en tête : rejoindre le plus rapidement possible le cabinet de ce médecin. Fier comme un paon, il voulut marcher sans prendre d’appuis, mais il réalisa bien vite qu’il en était incapable et finis par accepter le bras massif du garde du corps. Lorsqu’ils arrivèrent enfin au cabinet, l’assassin était presque plié en deux tellement il avait mal et son front brillait de sueur. Il ne connaissait pas l’endroit, mais la jeune femme semblait être une régulière des lieux. Le médecin, un homme assez âgé, débita un flot ininterrompu de paroles en l’apercevant, s’enquérant de choses et d’autres alors que Zaahrian attendait patiemment qu’on daigne s’occuper de lui. Finalement, Arsinoé lui indiqua que ce n’était pas elle qui avait besoin de soin, mais le semi-elfe blond qui l’accompagnait. D’ailleurs, il était sur le point de tourner de l’œil tellement il avait mal. Zaahrian fut installé sur un tabouret et le médecin commença à l’examiner.

D’abord, la blessure la plus visible était l’entaille à l’épaule. Elle était profonde et saignait encore un peu.

— Hum, il faut enlever ses vêtements. Le sang a commencé à sécher et le cuir adhère à la plaie.

Zaahrian n’avait pas envie de se tortiller pour retirer ses vêtements, mais quand il vit le médecin s’approcher de lui avec de grands ciseaux, il lui dit qu’il pouvait les retirer sans son aide. Il fallut plusieurs minutes à Zaahrian pour se déshabiller et quand il eut fini, il était en nage, le teint blafard et il soufflait comme un bœuf. La blessure avait recommencé à saigner et le sang coulait maintenant en traits épais sur son dos et son torse. Le médecin fit pression avec une grosse boule de coton pour arrêter l’hémorragie. Pendant plusieurs minutes, il serra l’épaule de l’assassin comme un étau avant de relâcher doucement la pression. Ensuite, il nettoya soigneusement la plaie, y appliqua une couche épaisse d’un onguent odorant avant de faire un pansement. Zaahrian ne savait pas ce qu’il y avait dans la mixture du médecin, mais ça picotait légèrement sur la peau.

— Voilà une bonne chose de faite. Voyons voir ces côtes maintenant…

De gros hématomes se formaient sur le torse de Zaahrian, particulièrement au niveau de ses côtes. Il fallait être un idiot pour ne pas comprendre qu’il avait passé un sale moment. Le médecin commença à les palper délicatement jusqu’à ce que l’assassin tressaille de douleur.

— Il y en a au moins une de cassée… Il faut arrêter de remuer. Si vous bougez trop, la côte brisée pourrait perforer un poumon et faire de vous un homme mort. Je vais faire un bandage pour vous immobiliser.

Le vieil homme s’empara d’un paquet de bandelettes de lin et se mit à la tâche. Zaahrian le laissa faire, étrangement silencieux depuis le début des traitements. Il n’aimait pas les médecins et il ne se sentait pas très bien. Il était impatient de pouvoir retrouver un lit pour pouvoir dormir, mais comme il ne connaissait pas très bien ce coin de la ville, il ne savait pas comment il allait rejoindre la demeure de Krish, surtout dans son état actuel. Lorsque le médecin eut terminé, le bandage était si serré que Zaahrian avait de la difficulté à respirer.

— C’est trop serré! Je n’arrive pas à respirer!

— Restez calme! Le bandage doit être serré pour éviter que les côtes ne bougent. Il vous faudra le garder pendant quelques semaines et éviter de faire des efforts physiques importants. Je ne sais pas ce que vous avez fait pour vous mettre dans un tel état…

— Vous ne voulez pas le savoir… Zaahrian tourna la tête vers la jeune femme. Voilà, je suis réparé et la séance est terminée! Maintenant, j’aimerais bien m’étendre et dormir!
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Mauvaise journée pour un assassin [pv Arsioné]
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