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 Pour la Magie ou les affaires, quelle importance ? [Amshet]

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Ranaghar Medel'hel
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MessageSujet: Pour la Magie ou les affaires, quelle importance ? [Amshet]   Lun 30 Nov 2015 - 8:25

[Titre de merde, mais honnêtement, je savais pas quoi mettre x)]

Pour la première fois depuis son installation, il avait prit la décision de quitter sa boutique, laissant une porte close, un écriteau pour signaler son absence… et des pièges et scellés magiques pour le crétin qui tenterait l'effraction en son absence – toute sa demeure étant un véritable traquenard où chaque ouverture avait des chances de péter à la figure. Bref, oui, il s'était tiré, en se demandant si les larbins des autres sangsues, des puissants qui, tous, faute de pouvoir s'approprier son exclusivité semblait désireux de savoir comment il occupait son temps, allaient le suivre jusqu'à Thaar – même si en réalité, il s'en moquait, tant qu'ils se mettaient pas sur son chemin, ils pouvaient bien relever pour leurs rapports le nombre de fois qu'il est allé se soulager dans les lieux publics consacrés.

Mais le revoilà à Thaar… La dernière fois, sa visite avait été perturbé par un rassemblement improvisé de mages, qui lui avait permit d'ailleurs de confirmer que la puissance magique ne définit pas la sagesse de celui qui la manipule, mais tout ça, c'était du passé, ou presque. Car c'est une chose comparable qui l'amenait, entre autre chose, à Thaar, qui se trouvait être le véritable nœud communiquant avec le reste du continent, cosmopolite autant qu'on peut l'être au contraire de Sol'Dorn, en effet, son maître le lui avait enseigné, et c'était l'une des raisons de son intégration au Zho'us Raghar, au Puy d'Elda, le Maître Façonneur, le bon, se devait de s'ouvrir à toutes les magies, à toutes les manières de l'appréhender et de la comprendre, pour étendre toujours davantage le champ des possibles… L'Etude de l'Inconnu avait rempli cet office des siècles durant, mais d'ici, il pouvait contempler un continent entier et sa variété, et il était désireux de s'en saisir.
L'autre raison était d'un ordre plus… terrestre, matérielle. Sa présence en Ithri'Vaan, son Art, avait du commencé à se répandre, même au-delà de Sol'Dorn, et il y avait dans cette cité de nombreuses fortunes excentriques pouvant désirer le solliciter, aussi était-il soucieux de cueillir les fruits arrivés à maturité pour les affaires.

Il termina une longue journée passée à tenter de s'instruire sur divers sujets, a réaliser dans l'hypothétique tout un réseau le liant aux différentes régions du monde… Cherchant à savoir où trouver des esprits et mages susceptibles de l'intéressé, tant par leurs domaines que par leurs connaissances, leurs visions. De la variété, un maximum de variété… Attablé dans l'auberge assez chic sans l'être à l'excès – et qui avait accepté sa curieuse compagnie – qu'il  avait choisi comme point de chute, il profitait d'un repas qu'il voulait léger… l'appétit ne l'ayant plus vraiment affecté depuis si longtemps, même pour un représentant d'une des deux races éternels. Juste assez, pas davantage. Le tout en écrivant des choses, des pensées, des idées simples et légères qu'un coup de vent pouvaient emporter, elles lui traversaient l'esprit, la plupart n'ayant aucun intérêt, aucune portée, mais dans la banalité, la futilité, l'absurdité pouvait se dissimuler le génie, il ne pouvait risquer de la manquer quand il avait l'occasion de se consacrer à sa « recherche ».

Les choses allaient se mettre en place… Bientôt.
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Amshet Ahk Afah
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MessageSujet: Re: Pour la Magie ou les affaires, quelle importance ? [Amshet]   Mer 2 Déc 2015 - 13:35

La grande Thaar, cité ouverte sur tous les horizons de ce monde. On y trouve de tout ce que le cœur, le corps ou l'esprit peut désirer, il suffit de savoir où chercher. La grande Amshet dans son déplacement avait amené assez d'affaire et de gens pour bien une ennéade, l'arrivée de la dame ne fut pas discrète, c'était loin d'être son genre de se cacher. Elle était là pour affaire, rien d'autre n'aurait pu la faire d'Uldal. Bien que sa demeure dans la grande cité marchande soit coquette elle n'aurait pu se permettre de laisser son fief trop longtemps sans son ombre menaçante.

Elle était arrivée au matin et n'avait eu guère le temps de se reposer. La princesse des joies avait une journée fait presque deux fois le tour de la cité. En commençant bien entendu par ses petites affaires dans ses belles maison close. Elle avait ramené avec elle d'Uldal quelques nouvelles demoiselle et messieurs à former et rappelés quelques consignes. Au milieu de l'après-midi lors d'un entrevu avec un client, elle apprit que trainait en ville un joailler de renom. Mais elle demanda à trois de ses gardes personnels de faire le tour de la ville à fin de le lui trouver.

Il ne fut pas aise de le trouver, mais après avoir glané quelques renseignements ici et là, les trois hommes entrèrent dans une auberge de caste moyenne et demandèrent haut et fort :


- Nous cherchons le maître joailler Medel'hel Ranaghar, on nous a dit qu'il serait descendu dans cette auberge.


Les trois gardes étaient armés, mais pour l'heure ce n'était que dissuasif. Deux d'entre eux étaient des demi drow et l'autre un humain de très bonne constitution à la peau hâlé. Droit comme des I ils se tinrent debout au centre de la pièce observant les clients attablés d'un regard impassible.
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Ranaghar Medel'hel
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MessageSujet: Re: Pour la Magie ou les affaires, quelle importance ? [Amshet]   Ven 1 Jan 2016 - 11:08

Décidément, même en ce qui se présentait comme un joyau civilisé, on trouvait des puissants aux personnels… brutal. Il ne tenait qu'à la possibilité d'une affaire que le Maître-Façonneur daigne répondre à ce genre de sollicitation sauvage. Et lorsqu'on vint le chercher dans la chambre qu'il occupait, qu'il s'apprêta correctement pour sortir… Et vérifia plus d'une fois les divers pièges posés sur ses affaires, et remit en place les avertissements, il descendit dans la salle principale où l'attendait les hommes en arme…
Et c'est tout tranquillement, à dessein, qu'il manœuvra, un coup d’œil à ces derniers avant de s'en détourner pour aller au tenancier, sous le regard intrigué des clients… Même à Thaar, le Mage devait faire figure de curiosité, sa maigreur dissimulé sous un épais manteau, son apparence trapue et ses difformités, autant que son compagnon à la peau-verte.

« Désolé que ma présence ait inspiré du trouble… Je signalerais leurs aboiements à la personne qui tient leurs laisses, il y a des lacunes dans leur dressage. »

Il n'avait aucune hésitation, aucune peur, même à parler suffisamment fort pour que chacun l'entende, et surtout les trois hommes en arme. La dissuasion n'avait aucun effet, et il avait agit aussi inconsidérément devant des brutes plus sauvages et imposantes que ces bestiaux là.
Et c'est seulement après avoir bu un petit rafraîchissement, sans témoigner aucune attention aux hommes, quand bien même ils s'étaient adressés à lui, qu'il se tourna enfin vers eux. Il ne pouvait totalement agir, mais ennuyer des guerriers, c'était un vrai petit plaisir, et la meilleure des façons, c'était de ne pas leur offrir l'attention que leur entrée fracassante exigeait, de faire durer le moment où enfin, ils pourraient passer à la suite. Et à ce jeu, autant que dans son Art, le façonneur était un maître.

« Bon, dites-moi qui vous envoie et conduisez-moi à elle ou lui, vous avez suffisamment troublé ces gens avec vos manières rustres, alors on va les laisser tranquille hein. »

Et le pire, c'est que malgré sa corpulence, il balançait ça avec une autorité qui suggérait aucune discussion, et pressait désormais les hommes à se bouger le cul, quand bien même il avait lui-même traîner l'instant d'avant. Mais il avait confiance en la crainte de déplaire à leur propriétaire, car réduire à néant une affaire du fait de la perte de contrôle d'un larbin, ça promettait une terrible sanction, assurément.
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Amshet Ahk Afah
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MessageSujet: Re: Pour la Magie ou les affaires, quelle importance ? [Amshet]   Mer 20 Jan 2016 - 6:34

Les trois soldats ne pipèrent mot. Laissant le mage se préparer pour son départ. Il avait reçu l'ordre de ne pas malmener ce dernier qu'importe ce qu'il ferait ou dirait. Ils quittèrent les chambres pour descendre dans la salle commun. Les clients levèrent la tête vers eux, ce type de scènes sont fréquentes mais la curiosité gagne toujours les gens qui y assistent. Qui sont ces soldats ? Pour qui travaillent-ils ? Pourquoi leur maître les a envoyé chercher ce type ? Avait-il fait quelque chose de mal ? Ou a-t-il une dette à payer ce dernier ? Et surtout reviendra-t-il vivant ? Que de questions qui se bousculent dans les yeux des curieux.

Les trois gardes laissèrent le maître joaillier parler au tavernier, ils échangèrent à peine un regard quand ce dernier les dénigra. Quand il eut fini de parler au tavernier et s'installa pour boire un verre au bar le chef du groupe envoya les deux autres dehors chercher les chevaux pour leur départ. Lui il resta et observa sans un mot le drow boire lentement. Il n'émit aucune plainte, aucun raclement de gorge rien qui ne laissa suggérer son impatient. Ni dandinement, ni soupire, rien. Quand le mage eut fini son verre le demi-drow approcha du bar et laissa une petit bourse en cuir sur la comptoir en ajoutant avec calme :


- La princesse d'Uldal'Rhilz, s'excuse pour le dérangement occasionner. Bonne soirée.


Le drow était déjà sortie quand le demi-drow quitta à son tour la taverne. Les deux autre attendaient en tenant quatre chevaux. Il n'était à peine arrivé dehors que le maigrichon recommença et leur ordonna même de se presser. L'humain approcha le drow lui tendant les rênes de sa monture pour la route. Ni une, ni deux les autres soldat montèrent leur chevaux. D'une voix sombre et grave le meneur dit.


- La princesse Ahk Afah vous recevra dans sa demeure de Thaar. Elle s'excuse de n'avoir pu venir à votre rencontre elle-même, mais elle avait fort à faire aujourd'hui et ne désirait pas manquer l'occasion de vous voir.


Le garde humain et le drow se regardèrent un moment, l'invité de la dame grise n'avait pas le moins du monde l'air décidé à monter à cheval. Ce qui força les deux autres au redescendre de cheval. Il partir donc à pied il fallut presque une heure à la joyeuse troupe pour arriver chez la princesse marchande. Ce qui aurait pris prendre bien moins de temps à cheval.

A l'entré de la demeure attendait des serviteurs qui saluèrent humblement le drow et prirent les chevaux. Deux garde armés se tenait devant la porte et plièrent le genoux avant de pousser l'immense porte en acajou qui donna sur un vaste jardin, les limites de celui-ci était fait de haut mur en marbre blanc. Derrière la petite troupe la porte se ferma lentement et devant eux se dessina, au milieu du jardin, la résidence de la dame. Le marbre immaculé qui le composé tranché dans la nuit. Elle fait une belle hauteur, a une grande coupole au centre, deux tours semblable au bout d'une plume à écrire. Des statues et des colonnes ornent les façades. Il faut quelques minutes pour traverser le jardin et arriver à l'entrer du petit palais. Enfin petit est assez ironique, jamais rien n'est petit quand on est prince marchand !

Une nouvelle porte d'acajou s'ouvre pour la troupe, un large vestibule s'ouvre à eux. Encore des colonnes et un tapis au teinte chaude au décore celui accompagné d'une ou deux tapisseries. Juste en face d'eux, au sommet d'une dizaine de marchande se tient la princesse vêtue de soie. Les trois gardes s'agenouille alors que la dame descend lentement les marches.

-Soyez-le bienvenue dans mon humble demeure, maître !

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Ranaghar Medel'hel
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MessageSujet: Re: Pour la Magie ou les affaires, quelle importance ? [Amshet]   Jeu 25 Fév 2016 - 10:27

Quel ennui ! A quoi ça sert que Ranaghar se décarcasse si ces foutus bonshommes se donnent pas la peine de jouer le jeu et de réagir au cirque qu'il mettait en scène pour leurs beaux yeux, hein ? Et la reconnaissance des artistes, vous en faites quoi, messieurs, vous êtes du genre à ne pas donner de pièces à la fin de la représentation… Non, pire, vous êtes un fléau bien pire… vous n'applaudissez pas… Et là, mentalement se pose sur eux un regard noir d'une haine si profonde que même les plus grands seigneurs malveillants en trembleraient d'effroi… Même si la réalité le fait hausser des épaules et poursuivre sa route, réfléchissant à une nouvelle façon de leur pourrir l'existence, ce qui n'allait pas tarder à arriver. Il faut être réaliste, un regard de haine de sa part aurait autant d'effet que ceux que lui adresse son assistant la plupart du temps, se serait ridicule, et les vilains riraient à pleins poumons.

Mais l'occasion suivante n'allait pas tarder à se présenter. En passant, il grappillait à la volée quelques infos sur celle qui le recevrait. Une princesse… Ça flairait bon les bonnes affaires, tout ça… Et la réputation, oui, la réputation… Ces individus là sont riches et gouvernent, mais il peut leur arriver de se disputer des faveurs, surtout d'individus d'exception ou d'artiste, et lui était les deux. Sa venue, autant que cette visite ne passerait pas inaperçue !
Mais pour l'heure, un nouveau problème – et une nouvelle occasion de poser des problèmes de logistiques aux brutes insensibles à ses qualités artistiques – se posait tandis qu'on lui « apportait » une monture… Et il regarda autant l'homme que la bête avec beaucoup, mais alors beaucoup de soupçon. Non pas qu'il ait l'idée de les ennuyer, hein, ça c'est naturel… Non, c'est qu'il avait un préjudice assez ancien avec ces représentants équidés… Un douloureux préjudice… C'était par un beau jour ensoleillé, les oisillons gazouillaient, adressant des piaillements affamés, dénués de la moindre compassion, à leurs parents et aux pauvres vers gesticulant misérablement, promit à une triste fin… Mais la nature se vengera de ce crime, et ces oisillons, pour ceux qui ne tomberont pas du nid, finiront dans l'estomac d'un lézard, et la déjection qu'ils engendreront nourrira les vers… qui nourriront les oiseaux plus tard… Le cycle de la vie, mais surtout, un cycle de vengeance continuel, depuis la nuit des temps.
Mais c'était pas ça dont on voulait parler… Donc, une journée ensoleillée, quoiqu'en prélude de la catastrophe, des nuages gris approchaient, signe d'un mauvais présage selon une bonne femme dans les marais, en ce temps là, il n'avait pas la sagesse, il ne savait pas la folie qui l'avait frappé à accepter cette initiation à la balade équestre, à la longue balade. Cette folie, cette expérience le marqua au fer rouge… Ses fesses s'en souviennent encore… Par les dieux ce qu'il avait eu mal face à tant d'inconfort, mais trop timide hélas, et voyant les autres à l'aise, ou tout simplement masochiste face à cette sensation, il n'avait pas voulu attirer l'attention sur le fait que tout ceci, ce rite de passage était une torture indéfinissable, indigne, même pour l'Elda… Il avait subi, de longues heures durant, cette acte méprisable…
Dès lors, il avait décrété que les chevaux et leurs selles, à l'instar des brutes, et plus tard des mages cotillons, étaient une calamité, une erreur de parcours dans la divine création, un élan d'égarement, un délire sous l'effet d'euphorisant qui grilleraient sur l'instant l'esprit d'un mortel… Bref, que c'était juste une vaste blague de très très très mauvais goût. Alors quand ce bon serviteur lui approchait cette source de malheur, outre le fait d'avoir là l'opportunité de les faire marcher, de ruiner leurs projets, et bien, il avait cette autre raison de décliner l'offre.

Ainsi donc, ils marchèrent… Et il était souriant, le façonneur, fier de sa bêtise autant que bien heureux d'avoir échapper à la torture, cela valait amplement une heure de marche.




La demeure de la princesse était dans ce qu'on pourrait aller dans une sobre démesure… Car la démesure ne vaut que si elle se détache, et dans cette cité des merveilles, où les Princes et Princesses rivalisaient d'ingéniosité et de moyen pour s'élever plus haut, faire plus grand, plus faste, plus riche que son voisin, la démesure était la norme… C'est pourquoi, et sans volonté de vexer la propriétaire, il qualifiait pour lui-même cela de sobre démesure.
C'est avec un regard distrait qu'il observa tout ce qui l'entourait, en suivant ses guides, il ne savait pas vraiment quoi penser de tout ça… Il ne disait pas non à du confort, mais là… Autres peuples, autres mœurs hein… Il n'exigeait pas, et ne concevait pas possible, de toute façon, qu'on le comprenne et s'adapte à sa façon d'être, quoique le monde serait bien meilleur… Débarrasser de ses conflits insensés reposant sur des ambitions dénués d'intérêts, des barrières raciales, des brutes, des mages cotillons et des chevaux.

Finalement, la princesse, mis en scène dans une salle de trône d'un domaine finalement restreint, et sa cohorte de marchands… Plus encore qu'au sein des drows, le façonneur devait apparaître comme une curiosité, une tâche au milieu de tout ce tableau… Ils privilégiait la finesse, lui favorisait un lourd manteau, cachant autant que possible la maigreur que son Addiction avait façonner, et celle qui n'était qu'une sang-mêlée, à vue d'oeil, avait plus du drow que le difforme. Mais cela ne le dérangeait pas, sa différence permettait sa distinction, et son Art contraignait ces êtres prétendant à la perfection à le traiter en égal.
Et lorsqu'il descendit les marches, il s'inclina respectueusement… Il avait apprit les manières, pas seulement les principes, mais aussi, d'une certaine façon, une signification. Suffisamment s'incliner pour témoigner son respect au rang de la dame, mais pas trop, pour ne pas suggérer qu'il soit soumis à elle, un juste milieu qu'il avait travaillé, un juste milieu qui faisait sa marque de fabrique, également, car du seigneur au plus grand roi, nul n'avait droit à autre chose que cela.

« Merci à vous, pour cette accueil, même si je peux regretter les rustres manières de vos gens. » Et il n'hésita pas à jeter un œil à son escorte, posant un discret sourire carnassier qui semblait dire « Je t'avais prévu ! », c'était pas un beau geste de sa part, mais il avait un public alors autant en profiter et alourdir autant la charge contre les brutes. « Que puis-je faire pour vous satisfaire, Princesse ? »
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Amshet Ahk Afah
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MessageSujet: Re: Pour la Magie ou les affaires, quelle importance ? [Amshet]   Lun 21 Mar 2016 - 9:58

Sobre opulence, voilà un nom qui siérait à toutes les demeures du coin. Tu avais fait de ton mieux pour sortir du lot à ta façon tout en faisant aussi grand que tes voisins. Car comme tous tu voulais être vu, tout en affichant une certaine différence. À quoi bon avoir de l'argent si ce n'est pas être vu à Thaar. Tu avais venir du marbre des meilleure carrière, fait faire les sculptures, chaise, table, fontaine et autre mobilier par les meilleurs artisans.

Ô c'était une superbe demeure, tu n'en étais pas peu fière. Et bien entendu rien n'était figé, du moins pour tout d'ici quelques années sans doute rajouterais-tu une aile ou quelque chose qui te semblerait soudainement indispensable. Les caprices des princes et princesses, comment vivraient les marchands sans ?

Tu descendais lentement les marches opaline zébré pour rejoindre ton invité quand ce dernier t'annonça que tes gardes ne s'étaient pas tenus correctement. Tu leur glissa un petit regard froid, ils n'avaient pas relevé la tête, après tout tu ne leur avait pas permis. Réprimant un grognement, tu inspiras lentement et expira avec tout autant de douceur. Tu raclas doucement ta gorge avant d'articuler avec un léger sourire malsain aux lèvres.

- Ezal'Thran, ma douce, veux-tu bien me rejoindre.


La jeune demi-drow au visage inexpressif, qui n'était jamais loin de toi, planquée dans l'ombre d'une colonne s'avança sans un mot et fuyant le regard du drow en bas des escaliers. Lorsqu'elle fut à ta hauteur, tu passas un main bienveillant dans ses cheveux d'ébènes.

- Occupe-toi de la punition de ses messieurs, je te pris.


La petite te fis un signe de mâchoire avec ses deux mains ce qui te fit sourire.

- Non, les crocodiles ont déjà mangé. Puis je ne les ai pas choisis pour leur politesse, se sont des gardes... pas des diplomates Trouve une punition un peu moins radicale. Files !


La jeune fille dévala les escaliers, salua rapidement le drow pour ne pas paraître impolie et rejoins le groupe d'homme tapa dans les mains, ce qui raisonna dans le halle. Les hommes se redressèrent et suivirent les indications signé par la demi-drow. Le leader du groupe de garde avait la mâchoire crispé, mais ne posa guère ses yeux sur le drow. Ils repassèrent la porte d'entrée, laissant la princesse et le joailler seuls.

Tu invita le maître à te rejoindre d'un signe de main et à te suivre en esquissant un radieux sourire. Les femmes, elles t'envoie quatre hommes au casse-pipe et comme si de rien n'était elle sourire. Des vipères, mortelle !


- Je vous pris d'excuser le comportement de mes gardes et cette petite scène.


Un mot du drow ne fit qu'élargir le rictus déjà bien présent sur tes lèvres, princesse, comme tu pouvais aimer ce mot. Tu en avais presque des frissons quand cela ne venait pas de la bouche de tes serviteurs.

- J'ai quelques petites choses à faire réparer, sertir, fondre. Comme j'ai beaucoup entendu parlé de votre travail, je tenais à vous rencontre.

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Ranaghar Medel'hel
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MessageSujet: Re: Pour la Magie ou les affaires, quelle importance ? [Amshet]   Dim 8 Mai 2016 - 21:10

Les brutes si promptes à aboyer et à jouer des muscles se comportèrent finalement comme des chiens auxquelles on aurait mis une muselière. Des sans-couilles, comme aurait-il le tout-venant avec la familiarité qui sied à des conversations informelles, et peut-être l’étaient-ils vraiment, littéralement ? Il ne poserait pas la question, n’irait pas vérifier lui-même car si l’idée lui vint, il la balaya, revenant à la profonde satisfaction sadique d’avoir provoqué le malheur de ces types.
C’était une saloperie, mais que voulez-vous, on est ce que la vie et le destin contribue à forger. Il est très probable qu’il ait pu avoir un peu plus d’égard à l’attention de ces malheureux, n’ait pas exagéré sa réaction – car dans le fond, si il n’appréciait guère les manières brutales, il s’en moquait profondément -, si il n’avait pas tant été confronté au mépris des siens pendant les derniers siècles.

Bref, il était satisfait de son coup, mais ne pousserait pas le sadisme jusqu’à demander ce qu’il allait advenir d’eux… Non, non, il ferait pire : il ferait montre d’une indifférence totale de leur sort.
Revenant à la maîtresse de maison, il releva un sourire qu’il connaissait fort bien… Tous les puissants l’arborent après de tels mots dans sa bouche. C’est qu’avoir, même temporairement, un mage d’exception à son service, et qui le dit, ça vous gonfle l’ego !
Mais revenons à l’essentiel, elle avait donc du travail pour lui, des bijoux à réparer ou à recycle, c’était tout à fait dans ses branches, mais une idée lui vint immédiatement… Quoi d’autre ?
Non parce que, les Princes et Princesses Marchand sont de riches excentriques, fiers et se plaisant à l’exhibition… Non, pas celle-ci, bande de pervers… Mais pour faire fondre et réparer des bijoux, nul besoin d’un façonneur, un joailler ordinaire saura le faire pour un tarif bien moindre que celui qu’il pratiquait – prendre le temps du mage était évidemment un privilège coûteux -, alors quoi ? La curiosité ? Une subtilité dans la commande ?

Bon, tout ceci laissa un blanc, évidemment, il réfléchissait, inconscient – ou se moquant – du court silence qu’il installa devant une demande encore floue, faisant patienter une Princesse Marchande, dans sa demeure – mais ça, encore, il avait déjà fait pire au Puy.

« D’accord… »

Non, mais ne vous inquiétez pas, quelque chose va suivre, laissez-lui le temps de faire le point, et de rassembler les bons mots, un peu de patience !

« Bon… Inutile de jouer les faux-semblants. J’imagine que vous ne m’avez pas fait venir dans votre demeure, invitant votre cour, simplement pour quelques bijoux usés ou démodés, n’est-ce pas ? Qu’est-ce qu’une estimée princesse attend du façonneur ? »

Être direct, ne pas tourner autour du pot – sauf dans sa tête, mais personne y assistait, donc qu’importe -, ça faisait parti de sa réputation, et certains appréciaient – lui le premier, évidemment – et il n’y dérogerait pas, même avec une princesse marchande. Bon, derrière, elle pouvait fort bien tenter de l’embarquer dans quelques méandres et faire durer son plaisir, hein, si il y trouvait son compte, ça pouvait même être assez agréable, au-delà des seuls bénéfices en or et en réputation.

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Amshet Ahk Afah
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MessageSujet: Re: Pour la Magie ou les affaires, quelle importance ? [Amshet]   Ven 13 Mai 2016 - 9:26

Que pourrait bien se refuser un prince marchand ? Rien en ce monde n’est trop cher pour vous. Tu souriais avec une pointe de taquinerie au drow, tu pouvais très bien le payer à rester sur une chaise à te regarder dans le blanc des yeux si ça te chantait et ceux pendant des mois. Jusqu’à ce que tu te lasses. De l’argent facile personne ne cracherait dessus, sauf ceux qui ne tenaient pas en place plus d’une minute. Et hélas, tu es une femme de ce genre et en plus, une femme souvent occupée. Tu apprécias donc que ton invité fût aussi direct. Néanmoins, la discrétion est aussi une chose que tu aimes. Avec lenteur, tu viens te placer à la hauteur de l’immortel. Tu plongeas ton iris flamboyant dans le sien.

- Je pourrais vous payer une somme plus indécente qu’une de mes catins de bordel, pour ne rien faire, mais hélas vous et moi finirions par mourir d’ennui. Je vous en dirais plus dans mon bureau.


Tu l’invitas à te suivre à travers ta demeure. Richement décorée, de tapisseries, de statuts de toi, d’animaux sauvage faisant un festin de chaires ou encore d’icône religieuse, faites de bois, de marbre ou de tout autre matière malléable. Ici et là des meubles, des peaux de bêtes étendues sur le sol et diverses carpettes couraient le long des couloirs comme d’immense serpent dont les écailles duveteuses donnaient aux lieux un côté chaleureux et peut-être un peu chargé. Malgré la légère charge, il y avait du bon goût. Après quelques minutes dans un dédale de couloirs digne d’un labyrinthe, tu t’arrêtas devant une porte, vous en aviez croisé pas mal toute identique bien entendu, on se serait perdu comme un rien là-dedans. Tout ceci était bien entendu pensé pour cela, même les esclaves les plus anciens se trompaient encore d’une ou deux portes. Si jamais quelqu’un devait tenter de pénétrer chez toi, il se perdrait et mourrait sans doute dans un couloir où on le retrouverait 3 ennéades plus tard à cause de l’odeur de décomposition.

Tu poussas la porte qui s’ouvrit sans un bruit et laissa ton convive entrer en premier. En bruit de fond, on pouvait entendre un très léger sifflement animal.

- Faites attention vous mettez les pieds il y a sûrement un serpent dans la pièce, ou peut-être plus. Ils aiment se cacher dans des coins chauds.


Ta voix était assez morne quand tu annonças ceci, ça mettait toujours mal à l’aise certaine personne, mais pas toi et s’est toi la maîtresse de maison. Toujours tout sourire, tu entras à sa suite et t’installas derrière ton bureau. La pièce était assez sombre toujours dans les mêmes tons chauds. Plusieurs bougies étaient allumées çà et là. Tu offris à l’immortel de s’asseoir et tu entras dans le vif du sujet.

- Comme vous avez pu le voir, je ne suis pas drow et pas humaine non plus. Je ne suis donc pas immortel, même si j’ai encore de bonnes années devant moi, mon sang humain finira par faire défaillir la machine…


Tu rejetas une mèche de tes cheveux noir cerise tout en fixant ton cousin. Il avait dû en partie percevoir l’iceberg.
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Ranaghar Medel'hel
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MessageSujet: Re: Pour la Magie ou les affaires, quelle importance ? [Amshet]   Ven 13 Mai 2016 - 16:02

De la mise en scène… Tout ça, c’est de la mise en scène, ce palais, ces gens, cette princesse… Cette démarche lente, cette descente qui s’étirait, pour feindre plus de hauteur que la réalité. Décidément, ces gens-là étaient de curieux loustics. Mais c’est l’affirmation qu’elle fit, avec le trop plein d’assurance qui va avec le reste, qui ramena à ses esprits le façonneur… Elle croyait vraiment ce qu’elle disait, la petite ! Oh, elle allait être franchement déçue, et il n’allait pas la louper, vous pouvez en être sûr.

« Chère enfant, tu n’as pas les moyens d’acheter une telle chose. Des Prince-Marchands, il en existe des dizaines, si l’or qui permet mes recherches ne vient pas de toi, il viendra d’un autre, ou bien des drows. J’ai vécu plus que tu ne vivras sans jamais avoir besoin de toi, alors ne crois pas être indispensable, par contre, toi… Combien de Façonneurs de mon talent as-tu croisé ? » Et il conclue sa phrase sur un sourire qui signifiait tout… Son talent était plus important pour elle que son or pour lui, et ça, il le savait, et elle aussi, désormais.

Mais ce qui se passait était bel et bien réel, le façonneur osait remettre en cause la toute-puissance supposée de l’or de la marchande, et il ne le souffla pas, non, non, il aurait pu, c’est sûr, la préserver d’une telle déconvenue devant sa cour prosternée, mais ça n’aurait pas collé au personnage… Il était toujours dans la démonstration, le spectacle… D’autant qu’il voulait que le message se propage.
Prêter ses talents, oui, se plier à toutes les lubies et les caprices de ses fortunés marchands, alors là, ça n’était même pas la peine d’y compter. Il respectait le rang, même si il décida de la tutoyer, ça aussi, il le faisait souvent, mais il exigeait la réciprocité, et la princesse venait de suggérer un rapport de force qui n’existait pas, une emprise qu’elle n’avait pas.

Maintenant, il était impatient de voir la réaction… Et surtout, la façon dont elle s’adapterait au fait d’avoir en face d’elle un type qui ne la considérait pas supérieure, un électron libre dont sa fortune ne permettait pas de manipuler à souhait, qui n’avait pas la docilité d’esclaves ou d’artisans prompt à céder pour se distinguer des concurrents. Bref, une habituée à la domination dont le pouvoir avait fondu comme neige au soleil.

Elle le conduisit à part, à travers un labyrinthe dans la même veine que le reste… De l’inutile pour feindre une grandeur exagérée, et supposer la démesure. Tout, dans ce palais, n’était qu’artifice et apparence. Si le façonneur avait mal aux pattes, et son gobelin plus encore, il ne se laissa pas prendre. On ne la fait pas à un vieux roublard de huit siècles.
Il ne fit pas attention à la remarque, mais son gobelin, oui, il guettait le moindre recoin, avec une inquiétude certaine, presque comique. Et finalement, formula un début d’intention, dont il n’eut guère de peine à tirer les conclusions, enfin, une possible conclusion… Ah, ces princes et princesses… Qu’ils présentent aux dieux leurs fortunes matérielles et voient si ils pouvaient acheter leurs faveurs, ils se découvriraient aussi pauvre que le mendiant qui git dans une ruelle.

« Je ne suis pas plus immortel que toi, Princesse. Un coup de poignard m’ôterait tout aussi sûrement la vie qu’à toi. » Il jouait sur les mots, oui, mais bon, c’était tout lui. « Éternel… C’est une possibilité, mais j’ai des doutes. Un être qui aurait connu cinq cycles ne serait pas plus éternel que toi, il vivrait simplement plus longtemps… Il est pourtant tout aussi sûr de mourir. » Ainsi comprendrait-elle que le façonneur devant elle ne se considérait ni immortel, et pas davantage éternel. Il avait juste bien plus de temps. « Mais je vois bien où tu m’emmènes, et je te coupe tout de suite. Je ne peux altérer la réalité des dieux sur ta mortalité, pas davantage sur le temps qu’ils t’ont donné, ou encore sur le sang qui circule dans tes veines. » Il est des choses que même la magie ne peut modifier, des choses qui resteront à jamais le domaine réservé des dieux.

« Alors à moins que tu n’aies sous la main un mage capable d’un tel prodige et ouvert à me l’enseigner, et si tu vis toi-même assez longtemps pour que je l’apprenne, alors qui sait… Je pourrais peut-être reculer un peu l’inévitable, mais j’ai des doutes... Et quand bien même ça serait possible, tu n’as pas les moyens de me convaincre de consacrer le temps nécessaire pour un tel caprice. » Oui, il y allait franchement, en qualifiant la chose de caprice.

Il était des mages pour prétendre y être parvenu, mais ils n’étaient ni éternels, ni immortels, tout au plus, par quelques méthodes, s’étaient-ils offerts un répit, mais à quel prix ? Et combien de temps ? Un siècle, deux, dix ? Un rien face à l’immensité du rêve qu’ils prétendaient atteindre.
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Amshet Ahk Afah
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MessageSujet: Re: Pour la Magie ou les affaires, quelle importance ? [Amshet]   Jeu 26 Mai 2016 - 21:20

La mise est une chose importante, histoire de donner à tout ce riche décor un sens à son existence. Jouer la politesse, la tristesse, la joie, le rire. Le rire c’est d’ailleurs ce qui passa tes lèvres suite à la réponse de ton invité, invité très agaçant. Mais les drows sont ainsi fait, imbu de leur personne, comme toi en fait. Tu es une semi qui n’a vraiment rien de très agréable sinon le physique, tout le reste et bon à jeter. M’enfin il fallait bien ça pour arriver à te hisser là où tu es ! Tu retrouvas lentement ton calme, jeta une mèche noire cerise derrière ton épaule, sous les soubresauts de ton hilarité elle était venue gêner ta vu. Tu répondis alors avec aplomb :

- Vous avez raison, je ne suis pas née assez tôt pour être indispensable à vos yeux, mais dans votre cas il semblerait que l'âge vous ait fait oublier les leçons de savoir-vivre que l'on vous a enseignées. Si tous les Façonneurs de votre hypothétique talent sont aussi fats que vous, je serai bien aise que vous soyez le seul qu'il me sera donné de convier. Quant à vous, considérez-vous fortuné de vous trouver en ma présence, car votre suffisance pourrait bien vous coûter ce que vous semblez chérir le plus.


Des Princes Marchands, ils n’y en a pas des dizaines, mais une dizaine ! Tu fais partie des dix puissances de Thaar et tu l’entends bien le rester pour le restant de tes jours. Et tu entends bien que ce soit très long !

Ô bien entendu tu ne lui en voulais de ses propos envers ta personne, vous êtes des commerçants tous les deux. Tu n’as pour habitude d’être toute miel avec tes propres clients, mais il faut tout de même les laisser croire le contraire. Tu l’invitas à te suivre sans un mot, néanmoins il n’avait aucune obligation le porte était derrière lui s’il le voulait. À lui ensuite de sortir sans finir dans le ventre d’un des bestiaux qui traînait dans le pseudo marécage qui te servait de jardin. Oui, car ton jardin était un imitation d’un marais et il y vivait de sale créature à écaille pas tout à fait domestiqué. Tu es quelqu’un de très étrange. Passons !

Il t’a tout de même suivit dans le dédale de couloir interminable. Peut-être l’idée de se retrouver seul avec toi lui faisait envie, tu pariais qu’il mourais d’envie de t’étrangler, peut-être même pire. Où alors la curiosité ? L’appât du gain sûrement pas il l’avait bien fait comprendre. Tu t’installas et lui offrit de faire de même et la conversation repris.

Bien entendu tu t’attendais à ses réponses sans originalité, sans folie. Tu avais été esclave et tu sais combien une vie est fragile et combien elle est triste sans caprice. Tu souris encore :

- Je ne suis pas stupide, je sais bien que nul est immuable. Je désir plus de temps. Que les dieux me pardonnent par pur égoïsme, hélas. Mais j’ai quelque chose qui saurait vous convaincre. Vous ne me portez pas dans votre cœur, soit : je vous offre de mettre la main à la pâte ; vous aurez tout le loisir de me traiter d’idiote. Ainsi si je me tue à la tâche, vous aurez d’autant plus de raison de rire.


Bien entendu tu as ta fierté, mais te salir les mains et travailler ça ne te fait pas le moins du monde peur.
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Ranaghar Medel'hel
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MessageSujet: Re: Pour la Magie ou les affaires, quelle importance ? [Amshet]   Jeu 9 Juin 2016 - 15:05

« Exiger ce que vous n’êtes pas même capable d’offrir… Mon maître et ma propre expérience m’ont apprise qu’à laisser les puissants décider seuls la manière de vous considérer, on est bien souvent déçu. » Aussi avait-il comprit qu’il fallait souvent les recadrer, car ils se trompaient souvent lourdement quant à la façon de traiter avec le Façonneur.

« Si vous m’aviez traité avec le respect dû plutôt que de croire que je suis comme les autres lèches-bottes de votre cour, l’égal d’une vulgaire putain dont vous pouvez acheter le temps pour rien, vous auriez reçu de moi la même attention. » Et là encore, il l’avait dit assez haut pour que les « courtisans » entendent, toujours dans sa démarche de spectacle, qu’importe l’animosité qu’il faisait naître chez ces larves parasites qui s’engraissent en noyant de compliment béat la princesse-marchande qui les nourrit.
Bon, et la menace… Eh bien, il l’ignora… Des drows plus terribles en avaient suggéré sans susciter la peur de celui qui se considère trop précieux pour risquer d’être abîmé… Dont on ne pouvait contraindre l’exercice de ses talents par la force.

Quand, dans ce simili-marécage qui servait de jardins, ils discutèrent « sérieusement », le Façonneur eut toutes les peines du monde à contenir ses véritables pensées… Cette jeunette qui rêvait d’éternité avait bien besoin d’un retour sur terre, à croire que sa fortune lui permettrait de se l’offrir. Mais plus que tout, c’était ses « arguments » pour convaincre qui le mettait à mal… Désirait-elle à ce point allongé son existence qu’elle ne comprenait pas le non-sens de sa démarche ?

« Ne pas vous portez dans votre cœur ? Quelle idée ! Je ne vous connais pas, et vous m’êtes plus sympathique que les charlatans qui font quelques tours pour les passants que j’ai croisés en venant. » Si il s’intéressait à la psychologie des êtres vivants, il se serait demandé si elle ne transposait sa propre façon de percevoir et de classer les individus, mais bon, c’était des conneries dont il n’avait pas besoin, alors… « Les mots qui ont précédé n’étaient que la juste réponse aux vôtres… Je n’ai pas d’impression à votre sujet, et pour être franc, je m’en moque… Je n’ai pas besoin d’apprécier ou non pour exercer mon art. » Il laissait ses considérations, comme toutes celles qui poussent les êtres au conflit à ces derniers… La magie n’exigeait pas qu’il en tint compte, aussi les ignorerait-il. « Alors désolé, mais ça ne me convaincs pas… Je ne vois pas quel intérêt, ou quelle supposée satisfaction je devrais trouver à vous faire trimer et à vous rabaisser, ça, c’est votre truc, pas le mien… Vous n’êtes ni un mage-cotillon, ni une brute, donc… Non, vraiment, je ne vois pas ce que j’ai à en retirer. » Bon… Il n’expliquerait pas ce qu’englobaient les « mage-cotillon » et les « brutes », c’était la façon dont le mage découpait la société. « Mais dites-moi, qu’espérez-vous vraiment retirer de cela, en supposant que j’accepte, avec vous dans mes pattes ? »

En avait-elle seulement conscience ? Elle s’imaginait l’issue, un moyen de repousser l’inévitable, elle s’imaginait éternelle, rejeter toujours plus loin sa fin, mais avait-elle idée du chemin ? De la possibilité qu’il soit finalement sans issue ? Du prix à payer pour le fouler ? Pour comprendre le non-sens d’une telle quête ?

« Je veux dire… Bon, admettons, on se lance. Je n’ai pas les capacités pour réussir, je devrais donc étudier ce domaine particulier de la magie, sans même savoir si au bout, je serais capable d’y parvenir… Un siècle, puis deux, davantage peut-être même, tant la chose me parait exiger un niveau de connaissance dans ce domaine… Un siècle ou deux, une vie entière, que vous aurez perdu dans cette quête, votre richesse, vos possessions parties en poussière par négligence, car je vous le garantis, si je dois perdre mon temps dans votre quête égoïste, vous perdrez également le vôtre à ne plus pouvoir vous consacrer à autre chose, dussiez-vous passer chaque jour de votre vie un balai dans les mains. » Il n’était pas moqueur, il n’était pas hautain, bien au contraire, il voulait, avec les meilleures intentions du monde, apprendre à celle qui a trop d’appétit qu’il est certaine chose qu’il faut accepter, et réfréner sa faim, ses désirs. « Et tout ça pour quoi ? Un mince espoir de rallonger une existence sacrifiée de quelques années… »

Bon, ça n’était pas la meilleure part de ses attributions… Mais son statut supposait également de partager une part de ses connaissances, de sa sagesse acquise plutôt que d’encourager, toujours, dans des voies insensées. Il était d’autant moins enclin à l’encourager qu’elle exigeait qu’il sacrifie de son propre temps sur un projet intenable, alors qu’il ne proposait ses services qu’à seule fin de financer ses projets personnels.

« Au lieu de penser à l’issue, à l’inévitable, appréciez ce qu’on vous offre déjà, d’autant que vous en avez les moyens… Je sais bien qu’une gloutonne ne connait pas la modération, mais vouloir plus de temps vous en coûtera plus que vous n’en gagnerez en fin de compte, à supposer que ça soit possible. »
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Amshet Ahk Afah
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MessageSujet: Re: Pour la Magie ou les affaires, quelle importance ? [Amshet]   Ven 26 Aoû 2016 - 8:31

Les mots du bijoutier tiquèrent : laisser les puissants décider seuls la manière de vous considérer, on est bien souvent déçu. Tu as été il y a fort longtemps esclave, puis une simple vendeuse, les puissants t’ont très ouvertement fait comprendre à l’époque que tu n’étais rien. Mais par Uriz grâce à ta persévérance et ta patiente, tu as su prendre ta revanche sur ceux qui t’avais toujours traité comme une moins-que-rien. Tu voulais leur montrer aussi longtemps que possible qu’aujourd’hui s’est toi qui menais le jeu, qu’il devait ployer l’échine. Le pouvoir et le contrôle, c’est toi qui l’as. Tu voulais que ceux-ci courent sur plusieurs générations, hélas, tu n’es pas immortelle et personne ne l’est. Tu ruminais des souvenirs désagréables à cet instant ce qui te crispa la mâchoire et fit légèrement grincer tes dents.
Qu’il méprise ouvertement tes courtisans ne te gênais guère. Car toi aussi, il te tapait sur le système, bien entendu, tu fais bonne figure, mais à la première gaffe, ses messieurs finissent en pâture pour tes reptiles adorés. Tu soupiras doucement te forçant à te détendre, ce n’est en rien les paroles de ton invité qui t’agaçait, mais les souvenirs que tu ne pouvais effacer qui te souiller… Tous ceux qui t’ont connu à l’époque sont forts heureusement plus là pour en témoigner.

Vous aviez le point commun de tout bon marchand et artisan en commun, vous n’aviez pas besoin d’apprécier vos clients pour continuer de travailler correctement. Le façonneur contrairement à toi n’avait pas besoin d’user d’hypocrisie. Toi, tu es trop haute dans la chaîne alimentaire pour te mettre n’importe qui à dos. Tout du moins pas les neufs autres princes marchands. Toi, tu es trop haute dans la chaîne alimentaire pour te mettre n’importe qui à dos. Tu te servis remplit les deux verres avant de t’asseoir de nouveau.

- Vous ne savez pas d’où je viens, cela m’étonnerait beaucoup que ça vous intéresse. Vous voulez savoir ce que j’y gagne, le plaisir de voir succomber mes ennemis. Bon nombre sont déjà dans la tombe, néanmoins, je m’en fais chaque jour de nouveau.


Dans un geste lent et impérieux, tu pris ton verre et le portas à tes lèvres, laissant l’alcool caresser ton palais avant de l’avaler. Tu croisas les jambes et observas le drow ainsi que son laid animal de compagnie.

- On dit de vous que vous êtes un génie, la frontière entre le génie et la folie est une chose très floue. Il faut croire que soit vous n’êtes en rien un génie, soit la folie vous a quitté. En tous les cas, je pense que ce débat est stérile. Vous êtes un homme sage maître joaillier…


Oui, cela tenait plus de l’insulte que du compliment, néanmoins, elle était bien enrobée avec un charmant sourire. Tu te levas de nouveau, et te dirigeas vers la porte du bureau.

- Je vais vous raccompagnez ! Je ne vais pas vous faire perdre votre temps plus longtemps, vous et moi avons des choses à faire.

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