AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Pour l'amour d'un sou [Pv Liwa]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Ìrim'Urn Elenarda
Hybride
avatar

Masculin
Nombre de messages : 26
Âge : 20
Date d'inscription : 05/02/2016

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  205
Niveau Magique : Arcaniste.
MessageSujet: Pour l'amour d'un sou [Pv Liwa]   Jeu 11 Fév 2016 - 18:05



Des draperies inutiles, des voilés tissés d’une main de maître dont les propriétaires flambeux ne savent même pas apprécier la qualité, des bijoux en veux-tu en voilà… et au coin de la rue, la misère. Une pluie de diamants et de perles d’or dont les gouttes s’évaporent juste à temps pour ne pas se souiller dans la fange qui recouvre le sol, voilà la véritable face de la cité de Thaar. Loin du grand air des campagnes, la ville a le parfum de ces vieilles malles que l’on a trop longtemps rechigné à ouvrir, mais qui renferment un bien dont vous avez absolument besoin. La puanteur des déchets versés par les malpropres, ces mêmes gens imbibés des fragrances les plus sophistiquées et dissimulés dans leurs manteaux de velours, elle t’agresse les narines. Ces gens sans considération pour autre chose que leur fortune, n’ayant d’intérêt qu’à leur propre personne, ils ne peuvent imaginer à quel point tu les méprises… et pourtant ta vanité ferait presque de toi l’un de leurs semblables. Mais tu es au-dessus du monde entier, tu es celui qui n’est jamais en tort, alors tu railles à tout-va, sans prendre le temps de te remettre en question.
Tu les méprises et ce sont pourtant eux qui te regardent de haut. Ces ridicules petites personnes sans élégance même en levant la tête vers toi trouvent moyen de te faire comprendre à quelle point elles se sentent supérieures. Les lourds bijoux qui les forcent à traîner leurs courtes pattes sont au final à leurs yeux de bien plus de valeur que ta propre vie. Qu’importe la finesse de tes traits, la beauté de ton visage, la profondeur de ton regard, la perfection de ton corps et l’étendue de tes talents lorsque ton apparence n’était jamais que celle des paysans esclaves des Seigneurs et Grands Marchands Thaaris. Qu’importe à quel point l’être dévoilé par la faible couverture de son gilet pouvait être beau, puisque si ton gilet dévoilait ton sternum et que tes bras étaient à l’air c’était que tu n’avais pas les ressources nécessaires à l’achat d’une tunique. Tu es magnifique c’est vrai, mais à quoi bon, vu que tu n’as aucun pouvoir. Tu es pour eux tout juste bon à enfermer dans un bordel, pièce de choix, parfait appât pour les bourses les plus généreuses.
 Et tu les connais bien les bordels Thaaris. Tu les connais bien parce que ce sont eux que tu viens visiter chaque fois que tu quittes ton dispensaire de campagne pour la cité. Triste personnage, si tu pénètres les maisons de joie, ce n’est pas pour y dépenser ton peu d’argent en plaisir, mais pour, en échange de menue monnaie, t’assurer du bien-être des employés, souvent traités avec bien peu d’égards par les saoulards qui profitent habituellement de leur intimité. Dans ces endroits tu auras eu à faire face à des blessures incongrues, à des maladies inconnues et à des troubles des plus biscornus. Tu t’es souvent attaché aux patients des bordels que tu auras visité plus d’une fois. Tu as vu certains vieillir, devenir indésirables. Tu en as vu se faire jeter aux chiens lorsque les charmes de la jeunesse les ont quittés, et ils auront été d’autant plus de ventres à nourrir chez toi. À Thaar, ces maisons de luxure ne sont que les extensions de ton dispensaire, parce que c’est bien ici que se cachent les plus grands blessés.
Tu entres dans la maison comme si elle avait été la tienne, te dirige au comptoir avec un naturel déroutant, bien loin des demi-pas que font les fortunés honteux de ne trouver qu’ici moyen d’assouvir à leurs passions. Tu approches la gardienne de ces lieux, te laisses surprendre par la longueur de ses oreilles, mais finalement sans ciller, le verbe dégoulinant d’une assurance malsaine prend le temps de saluer, et sans lui laisser l’occasion de te renvoyer la censeur, lui lance la question qui t’a poussé à entrer.

- Mes salutations mademoiselle. Je suis à Thaar pour quelques jours et au vu de la sécurité toute relative des lieux ; je me demandais si vous sauriez où je pourrais me fournir une escorte à un prix raisonnable.

Une escorte à un prix raisonnable qui ne poserait pas de questions, ou acceptant de travailler sachant qu’elle risquerait de faire face aux assassins et autres mercenaires engagés par les fortunés vendeurs de remède pour éliminer la concurrence déloyale que tu représentes. Tu détestes Thaar, parce que chaque fois que tu pénètres cette cité, c’est pour manquer d’y mourir.


Dernière édition par Ìrim'Urn Elenarda le Jeu 31 Mar 2016 - 18:39, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Eliwa
Elfe
avatar

Féminin
Nombre de messages : 1679
Âge : 21
Date d'inscription : 10/08/2011

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge : 140 ans
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: Re: Pour l'amour d'un sou [Pv Liwa]   Ven 12 Fév 2016 - 1:43


La journée s'écoulait à un rythme infiniment lent. Le temps était censé ne rien représenter pour une fille du peuple éternel, mais aujourd'hui, elle avait l'impression d'être engluée dans une sorte de lenteur dont elle n'arrivait pas à se dépêtrer. Il était rare qu'elle en vienne à s'asseoir derrière le guichet qui servait d'accueil, laissant la plupart du temps cette tâche qu'elle jugeait assez indigne à quelqu'un d'autre, mais il fallait croire qu'elle avait besoin de voir du monde. Et peu importait si ce monde la dégoûtait, elle le voyait tout de même. Il fallait dire qu'elle était moins sensible à ce genre de sujet. Désormais, elle avait réussi à accepter qu'on puisse vouloir ainsi profiter d'un autre, le considérer à ce point comme un objet, et qu'on puisse le faire par pur et simple plaisir. Elle n'approuvait pas réellement, mais au moins ses locataires n'étaient plus contraints. S'ils s'y soumettaient de leur plein gré, alors elle n'était personne pour les en empêcher. Et il fallait dire que cela la faisait vivre, cela entretenait la maison. Lui donnait un refuge temporaire. Ainsi qu'une raison de continuer, de ne pas tout abandonner pour se lancer dans un périple qui pourrait être dangereux, voire mortel pour sa fille. Les clients se succédaient, depuis maintenant trois heures, quand un hybride un peu plus intéressants que les autres passa le pas de sa porte. Elle pensa d'abord au fait qu'il voudrait certainement le meilleur, et qu'il leur rapporterait sans aucun doute une certaine somme d'argent, mais elle fut bien vite détrompée, puisqu'il la renseigna sur la véritable raison de sa présence. Une escorte. Il cherchait une escorte.

Les maisons de passe étaient sans aucun doute réputées pour rassembler un certain nombre d'informations. Des plus banales aux plus excentriques. Il était vrai qu'elle savait beaucoup de choses. Et elle savait où trouver une escorte, à bon prix. Ses propres gardes feraient certainement l'affaire, mais elle avait envie de se dégourdir les jambes. Elle avait envie de changer d'air, d'aller arpenter les rues, à l'affût du danger. Sortir son sabre, sa louve, et patrouiller. Elle connaissait les ruelles et les recoins, les endroits à éviter, ceux à ne pas approcher, et approximativement les allégeances des personnes les plus emblématiques. Alors, contre toutes attentes, elle répondit, un sourire ravageur affiché sur ses lèvres :

 - Evidemment, je connais un endroit. Je pense que vous êtes entré dans la bonne maison, je peux vous proposer mes services, si vous le souhaitez. Je me contenterai d'une récompense honnête, n'ayez crainte à ce sujet. Je connais les recoins de cette ville, je n'hésite pas lorsqu'il s'agit d'ôter la vie, et je ne pense pas que vous trouverez ailleurs telle combinaison. Vendu ?

Le sourire toujours aussi large qu'elle affichait, et l'excitation certaine qu'il pouvait lire dans ses yeux ne laissait aucun doute sur la motivation dont elle faisait preuve. Avant qu'il ne puisse répondre, elle attrapa ses lames, les cala contre ses cuisses, et siffla sa louve qui accouru après quelques instants. Le poil ébouriffé, les yeux à moitié ouverts, elle l'avait certainement sorti d'une sieste.

 - J'espère que les loups ne vous rebutent pas ? Sans elle, tout ceci deviendra moins... drôle, je crois.

Elle ne lui laissa pas réellement le temps de répondre, et lui demande de patienter le temps d'un instant. Elle avala les marche de l'escalier qui menait aux appartements à une vitesse folle, attrapa son sabre qui était rangé soigneusement au fond d'une malle, et redescendit aussi vite qu'elle était montée, si ce n'était plus. Le rangeant entre ses omoplates, elle déboula devant l'hybride, se tenant bien droite, ses yeux dans les siens.

 - On y va ?

Un jappement de la part d'Ara souligna l'envie pressante de l'elfe, celle de pouvoir enfin faire quelque d'intéressant. De plus palpitant que de surveiller les entrées et les sorties de ses clients.
Revenir en haut Aller en bas
Ìrim'Urn Elenarda
Hybride
avatar

Masculin
Nombre de messages : 26
Âge : 20
Date d'inscription : 05/02/2016

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  205
Niveau Magique : Arcaniste.
MessageSujet: Re: Pour l'amour d'un sou [Pv Liwa]   Dim 14 Fév 2016 - 21:08



Appelons cela un coup de chance ou un signe du destin, tes mots n’étaient pas tombés dans l’oreille d’une sourde… la perspective de si longues oreilles incapables de capter le moindre son en ferait d’ailleurs rire plus d’un. Mieux que d’être capable de trouver homme à te recommander, c’est elle-même qu’elle recommandait et tu dois l’avouer, l’entrain avec lequel elle prit les armes aura suffi à te convaincre de son efficacité. On ne survit pas en tant que mercenaire lorsque l’on est un incapable et l’on ne prend pas les armes avec plaisir lorsque l’on est celui que le fer est le plus à-même de tuer. Tu tiens cependant à clarifier une chose, une seule et unique chose, mais d’une importance capitale. Si elle te croyait de ce genre d’hommes-là, alors elle se trompait. Ce n’est pas pour ce genre de besogne que tu avais besoin d’elle.

- J’ai besoin de quelqu’un capable de me protéger, pas d’un assassin sanguinaire. Il est hors de question qu’un mercenaire sous ma gouverne ne mette à mort quelqu’un d’autre en dehors d’une situation d’extrême urgence.

D’une impériosité peu commune chez les sans-le-sou, n’avoir que peu d’argent à dépenser te rend d’autant plus intransigeant sur les conditions dans lesquelles tu effectues la moindre des transactions. En dehors d’un esprit un peu trop combatif, la demoiselle te semble une candidate parfaite. L’œil aguerri, confiante en ses capacités, ayant la connaissance de la cité… elle avait l’avantage supplémentaire d’être une elfe et le passé t’a bien appris à quel point les femmes Sylvaines savent se montrer féroces. Ce n’est pas un pauvre chien qui allait t’empêcher de conclure un marché aussi profitable, d’autant plus qu’il représentait un bonus sur la note, pour autant qu’il ne soit pas lui aussi facturé. Ce n’est de toute façon qu’une fois ta presque autoproclamée garde du corps prête à quitter les lieux que tu as eu le loisir de t’exprimer. S’il y a un domaine dans lequel tous les Thaaris sont doués, c’est bien la vente forcée.  

- Je n’ai rien contre les animaux, mais je doute très sérieusement que vous tiriez un quelconque amusement à m’accompagner dans mes vadrouilles à Thaar… à moins bien sûr que vous soyez en mesure de pleinement apprécier ma compagnie. Tu roules des yeux Mais ça, peu de gens savent le faire.

Vous regagniez les rues sous les jappements de l’animal, toi en première ligne, l’elfe et la louve te suivant de près. Te voilà personnage principal d’un tableau pour le moins fantasque. Jeune hybride aux allures paysannes conduisant son cortège à la manière des Princes-Marchands seigneurs de Thaar. Aucun amateur d’art cependant pour apprécier la peinture, car ce ne sont jamais que des rues mal famées que vous traverseriez pendant encore de longues minutes.

- À qui ai-je donc l’honneur ?

Dans l’apparente nonchalance qui te sied si bien, tu écoutes attentivement chaque mot prononcé par la Sylvaine, lui renvoie le verbe par instant, profite du calme pour discuter, jusqu’à ce qu’éventuellement les râles des passants ne deviennent trop à supporter pour ta conscience. Quand parmi les déchets de la capitale certains pleurent les conséquences de la bouteille de trop, la crasse, la faim, la soif et les maladies sont la source de douleurs légitimes chez d’autres. L’empressement est loin d’être suffisant à faire taire les instincts du guérisseur, mais la raison t’empêche de t’arrêter pour t’occuper du moindre souffreteux. En aider un, c’est être forcé de les aider tous, et tu ne peux pas les aider tous. Ton agacement est palpable, et l’on aurait presque pu entendre tes dents grincer jusqu’à ce que l’atmosphère s’allège à l’entrée de quartiers plus recommandables… mais aussi plus mortels. Ce sont les ruelles aux recoins des échoppes qui dissimulent les assassins, et malheureusement, ce n’est que dans ces échoppes que tu retrouves certaines des herbes dont tu as besoin.

- Espérons que personne ne voudra ma mort aujourd’hui.
Revenir en haut Aller en bas
Eliwa
Elfe
avatar

Féminin
Nombre de messages : 1679
Âge : 21
Date d'inscription : 10/08/2011

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge : 140 ans
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: Re: Pour l'amour d'un sou [Pv Liwa]   Mar 16 Fév 2016 - 21:23


Les consignes assez strictes que lui donna le sylvain tombèrent sous le sens de la jeune elfe. Fallait-il qu'on lui rappelle ce qu'un garde du corps était ? S'il le jugeait nécessaire, elle n'allait certainement pas broncher, mais elle était loin d'être un assassin sanguinaire. Elle voulu le lui faire savoir, mais elle ne le fit pas, préférant se taire, et acquiescer sagement. Après tout, c'était sans doute ce qu'il attendait d'elle. Qu'elle fasse profil bas, et embrasse son travail à la perfection. N'ayant rien de mieux à faire, elle se prêta volontiers au jeu. Quand il souleva le doute qu'il avait à propos de l'amusement qu'elle pouvait tirer de cette escapade, elle ne put s'empêcher de répondre.

 - Je sais m'amuser de très peu, et j'ai cruellement besoin de divertissement aujourd'hui. Ne vous en faites pas, vous accompagner dans les ruelles de Thaar sera autrement plus sympathique pour moi que vous ne semblez le penser !

Et sur ceux, ils s'élancèrent dans les rues. S'ils n'étaient pas encore dans les quartiers les plus tortueux, et les plus propices aux assassinats de la ville, l'elfe était tout de même en alerte. Elle vérifiait rapidement chaque recoin, tout en gardant un œil sur celui qu'elle escortait. Légèrement en retrait, elle n'entendit d'abord pas la question qu'on lui posa, et ce ne fut qu'après un léger moment de silence qu'elle s'aperçut qu'on lui avait demandé quelque chose. D'un ton plus posé cette fois, elle répondit largement :

 - Eliwa, j'ai plus ou moins grandi ici, contre mon gré. La propriété dans laquelle vous êtes entré tout à l'heure appartenait à mon Père, qui est malheureusement parti rejoindre le royaume Tari il y a peu. Un... bête accident, qui m'a laissé aux commandes du navire ! J'avoue ne pas avoir encore décidé ce qu'il serait bon d'en faire, sur le long terme, mais je repousse un peu l'échéance de la décision. Après tout, je me plais bien ici, la ville n'est pas horrible, le climat est supportable et les gens me connaissent. Ils ont toujours du mal avec Ara, mais que voulez-vous, ils sont sans aucun doute trop étriqués dans leur façon de penser !

Elle parlait sans vraiment faire attention à ce qu'elle pouvait bien raconter, trop préoccupée par son entourage. Ils allaient bientôt mettre les pieds dans des rues plus animés, plus étroites pour certaines, et donc plus favorables aux attaques surprises et autres réjouissances. Chaque reflet argenté attirait son regard, focalisant sa concentration un instant sur ce point lumineux. La petite réflexion de son compagnon provisoire la fit sourire. Si quelqu'un voulait le tuer, elle ne lui en laisserait certainement pas le temps. Elle n'aimait pas particulièrement ôter la vie d'un être humain, mais elle n'y rechignait certainement pas. Elle était du genre à penser dur comme fer que certains ne méritaient pas d'être en vie, et si elle pouvait remédier à cette légère injustice, elle n'était absolument pas contre.

 - Puis-je demander qui vous êtes, pour penser que quelqu'un pourrait en vouloir à votre vie ? Ou si ce n'est votre personne qui est directement visée, avez-vous fait quelque chose qui vous attirerait les foudres de quelqu'un de haut placé ?

Elle n'avait forcément de savoir qui elle protégeait. Tant qu'il la payait au bout du compte, cela lui ferait une sortie de plus, un divertissement plutôt sympathique. Aralaurë à son pied, elle avait désormais les doigts d'une main posés sur la garde d'une de ses dagues. Ses sens étaient bien plus à l'affût qu'au début, et elle retrouvait presque l'excitation primaire de la chasse. Celle qu'elle effectuait volontiers aux côtés de sa compagne à quatre pattes. Voilà pourquoi sa présence rendait la chose bien plus amusante, bien plus exaltante. Parce qu'à elle deux, elles étaient l'équivalent d'une meute. Elles étaient si proches qu'il en devenait difficile de les séparer. Elle était son renfort, celle qui couvrait ses arrières, celle qui donnerait sans hésiter sa vie pour sauver la sienne. Elle avait besoin d'elle, comme la louve avait besoin de l'elfe. Elle était bien plus efficace, bien plus détendue en sa présence. Elle était un atout non négligeable qu'on ne pouvait se permettre de laisser derrière.
Revenir en haut Aller en bas
Ìrim'Urn Elenarda
Hybride
avatar

Masculin
Nombre de messages : 26
Âge : 20
Date d'inscription : 05/02/2016

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  205
Niveau Magique : Arcaniste.
MessageSujet: Re: Pour l'amour d'un sou [Pv Liwa]   Dim 21 Fév 2016 - 4:17


Qui tu es ? A-t-elle vraiment besoin de te demander qui tu es ? Ces mères maquerelles ne manqueront jamais de te surprendre et celle-ci plus encore que les autres. Non seulement la première de ses occupations l’exposait à la moindre des rumeurs circulant dans la cité, mais le second aurait dû l’autoriser à se mêler des affaires même les moins ébruitées. Habituellement les mercenaires… ou du moins les bons mercenaires savaient tout ce qu’il y a à connaître de tous. Les plus prisés des maîtres d’arme indépendants ont l’opportunité de prendre part aux commerces de plus d’un des puissants.
D’escorte en escorte ils apprennent les intrigues qui rythment la vie de leurs employeurs autant que celle de leurs cibles. Il t’est presque inconcevable qu’elle n’ait jamais entendu parler de l’hybride à la chevelure de feu qui trouble tant les faux-médecins de la cité des sniffeurs d’or. Tu ne peux pas accepter qu’elle ne sache pas qui tu es quand il suffit d’un pauvre cheveu aperçu dans le lointain pour que les portes d’échoppes se ferment ou que les prix triplent. Au moins sans la connaissance des prix posés sur ta tête serait-elle moins encline à te poignarder dans le dos ou à t’extorquer plus que tu ne peux lui offrir. Ta dernière virée en ville t’a laissé avec un goût amer en bouche et une bourse désespérément vide. Le soi-disant code d’honneur des mercenaires est plus d’une fois ce qui t’a tenu en vie, mais jamais il n’aura empêché ces roublards de te dépouiller. Un jour ta magie deviendrait plus dangereuse que leurs épées et leurs flèches et ce jour-là… et ce jour-là tu ne seras pas plus capable de leur infliger la moindre blessure.

- En tant que seule personne à pratiquer la gratuité dans tout l’Ithri’Vaan, j’aurais pensé ne pas obtenir la reconnaissance que de ceux qui ne rêvent que d’avoir mes tripes servies à leur table. Irim’Urn, guérisseur de ceux que l’avidité Thaarie a lâchement abandonné aux portes de la mort. Disons que mes activités ne plaisent que moyennement à ceux qui ont choisi de faire leur fortune sur la maladie des autres, et ils sont malheureusement légion ici.

Tu avances avec une apparente assurance, fait mine que rien ne peut t’arriver, mais tu es en réalité animé d’une insoutenable anxiété. Tes yeux dardent le moindre coin de rue, tu dévisages purement et simplement les passants, sans faire aucun cas du respect qui leur est dû. Tu laisses échapper un soupire aussi dédaigneux que sonore à l’ouïe de l’herboriste hélant la foule, vantant une concoction que tu n’imagines n’être qu’une arnaque parmi d’autres. Tu laisses glisser un œil empreint de dégoût sur des femmes dont la tenue chatoyante rendait les formes grossièrement vulgaires plus qu’elle ne les rendait attirantes. Tu rêves de la nourriture qu’aurait pu t’offrir un centième des sommes gaspillées de manière éhontée par d’incapables crétins vivant sur les rentes de leurs fortunés parents et s’occupant plus de leur paraître que de leur être. Tu déteste avoir à faire dans cette Cité, parce qu’après avoir souffert la traversée des rues mal famées, l’étalage de breloques des « beaux » quartiers devient vomitif. Et il en faut pour donner envie de vomir à un hybride quotidiennement exposé aux abominables infestations qui touchent les gens peu soigneux que sont ses patients.

- Tshh. Un seul de ces foutus bracelets pourrait nourrir mon dispensaire entier pour une semaine. Les gens d’ici ne sont pas seulement stupides, ils sont complètement fous.

Au travers de tes râleries, une odeur tout à fait particulière vient te chatouiller les narines. Tes grincements de dents se coupent soudainement à la recherche de la source de la senteur. Des fleurs… et pas n’importe quelles fleurs. Un trésor. Des fleurs de chêne doré. Le rêve d’un herboriste, et ton cauchemar à toi. Ton accompagnatrice ne te connaît pas, le vendeur en revanche connaît ton visage, et s’il te voyait tu sais que jamais l’ingrédient n’entrerait en ta possession. Si comme tu en as l’impression, il avait plus l’œil à la bourse des potentiels clients proches qu’au paysage, alors peut-être Eliwa pourrait-elle finalement enfin te servir à quelque chose.

- Il me faut ces fleurs, mais jamais je ne les obtiendrai en allant moi-même les acheter. Tiens, voilà tout ce que j’ai. Je te fais confiance pour négocier, vu que c’est avec ce qu’il restera que je vais te payer. Rejoins-moi au coin de la rue après la transaction, je ne peux pas prendre le risque qu’il me voie.

Elle a à la fois ta vie et ta bourse entre les mains. Le futur seul te dira si ce fameux code d’honneur des mercenaires est légitime.


Dernière édition par Ìrim'Urn Elenarda le Mar 23 Fév 2016 - 1:14, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Eliwa
Elfe
avatar

Féminin
Nombre de messages : 1679
Âge : 21
Date d'inscription : 10/08/2011

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge : 140 ans
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: Re: Pour l'amour d'un sou [Pv Liwa]   Mar 23 Fév 2016 - 1:11


Un léger rire s'échappa de sa gorge quand elle sentit la pointe de désapprobation dans la voix de son employeur. Il s'offusquait de son manque de connaissance à son propos, et ce n'était pas la première fois qu'elle entendait ce genre de discours. Beaucoup se pensaient, voire se savaient uniques, et ne comprenaient pas qu'ils puissent n'être pas connus de tous. Irim’Urn, donc. Un guérisseur qui ne demandait rien en échange de ses services. Noble geste, certes. Et elle se demandait comment il était possible qu'il prospère de la sorte. Sans rémunération dans un système qui ne valorisait que ça, il devait s'avérer compliqué de maintenir la tête hors de l'eau.

 - Ne t'offusques pas de la sorte, je ne connais pas tout le monde aux alentours de Thaar. Je n'y suis revenue que depuis peu, et lorsque j'y étais avant, disons que les sorties n'étaient pas ce qui rythmait ma vie. Mais je note que beaucoup tireraient bénéfice de ta mort. Pour l'isntant, je ne pense pas que tu sois en danger, si cela peut te rassurer un minimum.

Elle ne le pensait pas réellement inquiet, mais il devait tout de même être préoccupé. A sa place, elle le serait sans aucun doute. La réflexion qu'il fit à propos d'un bracelet quelconque lui donna envie de lui en apporter un sur le champs. Il était aisé de voler à ceux qui se pensaient intouchables, à ceux qui se pavanaient outrageusement avec leurs artifices. Ils ne se méfiaient pas assez, pas tout le temps. Et si on n'était pas trop grossier, l'emprunt ne se remarquait même pas. Peu s'y frottaient parce que les conséquences étaient fortement déplorables si on se faisait prendre, mais là était tout l'intérêt. De ne pas se faire prendre. D'être assez habile pour se fondre dans la masse, et passer inaperçu. Mais ce n'était sans doute pas ce qu'il attendait d'elle, et ce bijoux volé vaudrait sans aucun doute plus que ce qu'il lui donnerait finalement. Alors elle ne voyait pas bien l'intérêt. Le fait qu'il les traite de stupide lui passa cependant au dessus. Ils avaient certes un mode de vie excentrique, bien loin de celui des elfes, ou des humains, mais ne s'était jamais plainte de cet environnement. Elle y avait évolué avec aisance, et elle le connaissait assez bien pour ne plus le détester. Elle avait appris à l'aimer, et même à désirer ses défauts. Parce qu'elle savait comment les contourner, comment les éviter. Et c'était une chose qui rendait sa vie nettement plus confortable. Ils arrivèrent bientôt en vue d'une boutique dans laquelle Irim'Urn voulait visiblement faire escale. Lorsqu'il lui remit sa bourse en main, elle fut légèrement surprise.

 - Et bien, je vois que tu as confiance, c'est rare par ici, surtout lorsqu'il s'agit de bourse. Je serais sans doute payée bien plus cher si je ne revenais pas avec ta commande. Mais soit, je vais aller te chercher ce dont tu as besoin. Essaye de ne pas mourir entre temps, mon honnêteté serait sûrement remise en cause, et mon efficacité par la même occasion.

Sur ces mots, elle s'éloigna de son employeur pour pénétrer dans herboristerie qu'elle ne connaissait que de nom. Saluant le gérant comme il se devait, elle lui demanda rapidement ce dont le guérisseur avait besoin. Il hésita d'abord à lui donner, puis balança un prix qu'elle sut exorbitant. Elle n'y connaissait rien, et cela se voyait sans doute, mais elle n'était pas étrangère à la négociation. Baissant largement le prix, elle vit le vendeur se renfrogner, et faire une offre un peu plus raisonnable. Mais qui ne convenait toujours pas à l'elfe. Réajustant un peu en deçà de ce qu'elle jugeait adapté, elle eut droit à un ronflement en guise de réponse, et des fleurs déposées sur le comptoir. Un dernier prix fut lancé, et elle paya sans plus discuter. Un sourire charmeur étira ses lèvres avant qu'elle ne quitte le commerce, et elle s'autorisa même un léger clin d'oeil avant de passer le pas de la porte. La bourse dans une main, les fleurs dans l'autre, elle rejoignit rapidement celui qui l'attendait au coin de la rue. Toujours debout, sans égratignure apparente, il la regardait revenir vers lui. Avec une certaine satisfaction, elle lui tendit ce qu'il l'avait envoyé quérir, et sa monnaie.

 - Satisfait du change ? Ou aurai-je besoin d'aller faire d'autres courses ?

A croire qu'elle avait un don pour ça. Père l'envoyait souvent dans les rues, avec pour mission de remplir le panier qui lui confiait en un temps imparti. Peut-être parce qu'elle n'avait pas cette obsession pour les pièces de métal qu'avaient les autres. Et qu'il savait qu'il retrouverait toujours sa monnaie lorsqu'elle reviendrait du marché.
Revenir en haut Aller en bas
Ìrim'Urn Elenarda
Hybride
avatar

Masculin
Nombre de messages : 26
Âge : 20
Date d'inscription : 05/02/2016

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  205
Niveau Magique : Arcaniste.
MessageSujet: Re: Pour l'amour d'un sou [Pv Liwa]   Sam 27 Fév 2016 - 15:13



Elle commence à se faire longue… très longue. Et Uriz seule sait à quel point tu les aimes longues. Les impatients s’en mordraient les doigts, mais tu dégustes goulûment chaque seconde s’écoulant en l’absence de ta garde du corps. Tu connais très bien les requins qui nagent dans les marchés de cette cité. Ils sont agressifs, ils attaquent sans tarder. Si les minutes passent c’est que la proie se bat, et e bat bien. Leurs dents saigneront ta bourse, tu le sais très bien, mais pour chaque instant qu’Eliwa passait loin de toi, tu savais que quelques souverains se retiraient à la valeur de ton achat. Pour le peu d’accent qu’elle aura mis sur son dû lorsque tu l’as engagé, tu ne t’en serais pas douté le moins du monde, mais l’elfe qui t’accompagne est une véritable experte du marchandage.

Tu fais les cent pas, encore et encore, imaginant déjà toutes les possibilités que t’offriraient les potions issues de ces plantes bénies. Tu vois déjà les douleurs épargnées à tes patients et les libertés que cela t’autoriserait à prendre avec ta magie. Tu pourrais enfin progresser, et cela sans le faire aux dépens de quiconque. L’idée de la portion onéreuse de plante que tu perdrais probablement durant tes expérimentations pour trouver les dosages parfaits te laissait un pincement au cœur… mais après tout, quelle valeur peut bien avoir l’argent que l’on ne dépense pas ?

- Tu auras presque su te faire désirer. C’est que j’ai eu le temps d’avoir peur pour ma vie.

Ou pas. Te méfier de ce qu’il peut bien se passer aux coins des rues ne fait pas de toi un froussard, ni un paranoïaque. Ne pas vouloir mourir ne va pas jusqu’à te faire voir la face de Tari à tous les angles. L’absence d’Eliwa n’est pas une souffrance, mais sa présence est un véritable soulagement. Tu reprends ta bourse et tes fleurs, sourire satisfait aux lèvres. Les remerciements ne sont par contre qu’implicites. Le service elle te le doit de toute façon, et elle le sait bien. Elle le sait puisqu'avant de partir elle a abordé le sujet épineux que pourrait devenir sa paie… et elle l'a fait avec un esprit de déduction digne des plus grands détectives. Plus tu dépenses de l’argent, et moins tu en auras pour elle… mince, si elle ne t’avait pas prévenu, tu ne l’aurais sûrement pas deviné. Il faut dire que tu ne t’es jamais rendu compte que le peu d’argent que tu as a tendance à finir bien plus vite que tu ne le voudrais et que tu as eu du mal à te rendre compte que manger t’empêcherait de bien t’habiller. Tout le monde sait que porter un gilet abîmé sans tunique est la dernière tendance Thaarie.

- Mercenaire, femme d’affaire, détective… c’est que tu es véritablement la femme de toutes les situations. Il m’a été rassurant de constater tes impressionnants talents d’investigation.

Reste de tes sous à la ceinture et fleurs d’or en main, tu reprends ta marche de plus belle. Les souverains n’ont fait aujourd’hui que t’échapper, et il est temps maintenant de renverser la tendance. Quelqu’un dans Thaar t’attends avec une somme bien juteuse… et bien plus encore déjà préparé pour ton passage. Au moins une personne reconnaissant la qualité de ton travail à sa juste valeur. Au moins une personne qui peut se vanter d’au moins partiellement te connaître. Il est des choses que la dénommée Amshet sait que tu préférerais ne pas savoir ébruitées. Heureusement dans un monde où l’argent est roi, la perspective de perdre un soigneur aussi peu cher que toi devait lui suffire à voir au-delà de ton absence totale de politesse, de tes sempiternelles remontrances hautaines… et des libertés que tu pouvais prendre. Tu faisais du bon travail, voilà tout ce qui comptais.

Faire du bon travail te donnait le droit de rentrer dans cette maison close sans saluer sa maquerelle, de pénétrer sans prévenir dans la chambre d’une de ses femmes, d’y inviter ta mercenaire, et de commencer ta besogne.

-  J'ai besoin que tu me la maintiennes.

Tu aurais bien aimé pouvoir prendre plaisir à plonger tes mains dans l’intimité de cette femme, mais le fait est qu’il n’y avait pour toi ici d’agréable que l’utilisation de ta magie.
Revenir en haut Aller en bas
Eliwa
Elfe
avatar

Féminin
Nombre de messages : 1679
Âge : 21
Date d'inscription : 10/08/2011

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge : 140 ans
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: Re: Pour l'amour d'un sou [Pv Liwa]   Sam 27 Fév 2016 - 21:11


Ses courses semblaient lui suffire. Et sa bourse semblait être assez remplie pour qu'il ne lui fasse rien remarquer. Elle avait fait au mieux, et visiblement, cela avait payé. Il n'allait pas la renvoyer faire d'autres courses, du moins le pensait-elle, mais il avait l'air d'avoir une certaine destination en tête. Les compliments qu'il lui fit, si c'en était, ne trouvèrent pas de réponse. Elle était assez autonome, certes, et elle savait se débrouiller dans bien des situations. Mais elle n'avait certainement pas besoin d'être une femme à tout faire. Non, elle décidait ce qui était bon pour elle ou non. Ce dont elle avait envie, et ce qui ne lui plaisait pas. Elle avait pour elle la liberté de choisir. Et on n'allait certainement pas le lui enlever en faisant le décompte de ses qualités. Surtout lorsque la dernière phrase respirait l'ironie. Peut-être se trompait-elle à se sujet, mais elle en doutait fort. Suivant minutieusement son employeur, elle se retrouva dans un bordel, un de ceux qu'elle ne fréquentait pas beaucoup. Elle était déjà venu dans cet établissement, mais elle n'en connaissait que très peu la clientèle, ainsi que ceux qui le géraient. Les filles et les garçons qui y servaient lui étaient déjà plus familiers. L'elfe reconnaissait la plupart des visages, et c'était avec une certaine tristesse qu'elle les regardait. Ils étaient encore esclaves de leur propre corps, et elle ne pouvait rien y faire. Parfois, quand elle croisait le regard d'une femme enfant, elle se revoyait des années en arrière. Et cela lui donnait la nausée.

Elle n'eut pas vraiment le temps de s'attarder cette fois ci, puisque Irim pénétra sans se faire prier dans une chambre, occupée par une femme. Elle devait être un produit de choix, pour faire venir un guérisseur à son chevet. Même s'il rendait ses services gratuitement, cela lui faisait perdre du temps, et peut-être des clients. L'éliminer et la remplacer aurait sûrement été plus rentable, bien que ce ne soit pas un choix facile. Lorsqu'il lui demanda de la maintenir, elle ne put s'empêcher de froncer ses sourcils, comme pour en demander la raison. Allait-il lui faire quelque chose de si insoutenable qu'elle ne pourrait s'empêcher de se débattre ? Elle ne posa cependant pas la question et s'exécuta. Attrapant ses poignets, et les ramenant au dessus de sa tête, elle les maintint d'une main, tandis que l'autre s'appuyait sur le haut de son buste. Si elle cherchait la mordre, elle pourrait l'en empêcher rapidement. Si elle avait l'air plus affolée qu'agressive, elle se méfiait tout de même. Elle ne connaissait pas cette femme, et elle pouvait être capable de n'importe quoi. La dernière chose dont elle avait besoin était de se battre avec elle.

 - Tu sembles être un habitué de ce lieu. Tu connais la mère maquerelle ?  

Elle n'en savait pas tant qu'elle aurait voulu, mais elle savait au moins que ce n'était pas un homme qui gérait cette établissement. Cela était entièrement suffisant pour elle, puisqu'elle avait bien d'autres maisons closes dont elle était bien plus proche, tant géographiquement que personnellement. Mais si l'occasion de rencontrer une nouvelle gérante se présentait, elle serait idiote de ne pas s'en réjouir. Plus elle connaissait de monde, plus elle prenait d'importance. Et plus il était difficile de l'atteindre. Avec ses récents exploits, le nombre de ceux qui voyaient en elle une menace avait considérablement gonflé. Ce qui n'était pas vraiment pour la rassurer.

 - Je suis peut-être trop curieuse, mais j'aimerais bien savoir ce qui se passe ici, aussi. Pourquoi je dois la tenir ? Que se passe-t-il avec elle qui nécessite l'intervention d'une personne dans ton genre ?

Non qu'elle ait réellement besoin de savoir, mais elle aimait bien être mise au courant de ce qui se passait. Surtout quand cela l'impliquait. Elle savait qu'elle ne pouvait rien réclamer, puisqu'elle s'était momentanément mise à son service, mais demander ne lui coûtait rien. Comme chaque fois qu'elle entrait dans un nouvel établissement, ou du moins un de ceux qu'elle n'avait pas l'habitude de visiter, sa louve restait à l'entrée. Elle surveillait consciencieusement les gardes, et les allées et venues. Si jamais on lui demandait de partir, elle la rejoindrait rapidement, elle le savait. Mais une partie de son attention allait tout de même à Ara, et si elle posait toutes ces questions, c'était en partie pour se concentrer sur ce qui se passait maintenant.
Revenir en haut Aller en bas
Ìrim'Urn Elenarda
Hybride
avatar

Masculin
Nombre de messages : 26
Âge : 20
Date d'inscription : 05/02/2016

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  205
Niveau Magique : Arcaniste.
MessageSujet: Re: Pour l'amour d'un sou [Pv Liwa]   Mar 15 Mar 2016 - 21:33


T’as la main fichée sans délicatesse dans les parties intimes d’une femme, et c’est une autre femme qui ose te demander pourquoi est-ce qu’elle devait la maintenir… Décidément, les femelles sont toutes aussi étranges les unes que les autres… ou alors peut-être les points sensuels de ton accompagnatrice mercenaires étaient-elles habituées à des traitements bien peu délicats. Sûrement une elfe aussi endurcie qu’elle se laissait-elle aller à des jeux sexuels qui l’auront rendue insensible à qui fait encore preuve de douceur. À chacun ses plaisirs après tout. Qui es-tu pour juger en plus, toi qui enfonce allègrement ta verge dans les conduits fécaux d’inconnus ?

- Elle a l’intimité fragile, mais il semblerait qu’elle soit toujours celle qui écope des étalons les mieux lôtis. Et les moins avenants aussi.

Et comme chaque fois, tu venais panser de tes mains les blessures qui faisaient si laissées à l’abandon trop longtemps de son travail comme de sa vie un véritable cauchemar. La douleur qu’engendrait ton traitement n’était qu’un mauvais moment à passer, elle le savait, et elle y était habituée. Ses yeux se posaient dans les tiens, te lançant un merci silencieux et presque odieux. Ses dents se serraient mais ses yeux ne pleuraient plus. La jeune femme trouvait même à plaisanter durant ces moments. Façon comme une autre d’oublier son mal.

- Il m’en manque au moins un encore d’étalon bien monté à mon tableau de chasse.
- Economise ton souffle pour hurler Isa.
- Ce serait-y pas mignon ? Tu pourrais m’écorcher mon intérieur et le réparer juste après à chaque fois ! Ça t’excite pas au moins un peu ?
- Sans façon. Ça ne te suffit pas de saigner une seule fois le mois ?
- Allez… juste une fois. C’est une honte de ne pas faire profiter une femme de tant d’Homme. Abel passe son temps à nous raconter comme elle est bonne chaque fois que tu passes nous voir. J’l’entends encore se vanter de comment pour une fois on l’a bien raboté jusqu’au fond. J’pensais que t’étais généreux moi. C’pas très sympa de pas partager quand t’as en abondance.
- Mais tu vas la fermer !

Un dernier éclat de lumière, plus vif cette fois, s’échappe d’entre les cuisses de ta patiente. La douleur vive arrache un gémissement à la patiente, la coupant dans ses discours. Abandonner la précision et le peu de douceur que ta maîtrise encore à parfaire t’autorise pour jouer l’efficacité. Un sourire satisfait se dessine sur tes lèvres à l’entendre plaintive plutôt que taquine et c’est avec un rictus provocateur que tu retires ta main poisseuse de son entrejambe.
Vite debout, vite rhabillée, Isabel encore boiteuse suite à l’opération te lance une bise depuis l’encadrement de la porte avant de regagner ses appartements.

- Tu pourrais au moins faire plaisir à celle-là ! Regarde comme elle est mignonne.
- ISABEL !
- Et dire que c’est censé avoir du sang Drow.

Tu te laisses allègrement choir sur le lit. Moitié amusé, moitié saoulé par la péripatéticienne. Isabel parle trop. Beaucoup trop. Encore l’acceptais-tu quand tu étais en entrevue particulière avec elle, ou entouré des seuls prestataires de l’établissement, mais en présence d’une étrangère, c’est le silence qui fait loi. Les rumeurs courent bien trop vite dans cette cité, alors tu préfères autant ne pas devoir en supporter plus que de nécessaire.
Revenir en haut Aller en bas
Eliwa
Elfe
avatar

Féminin
Nombre de messages : 1679
Âge : 21
Date d'inscription : 10/08/2011

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge : 140 ans
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: Re: Pour l'amour d'un sou [Pv Liwa]   Jeu 17 Mar 2016 - 14:16


La réponse de son employeur fut sommaire, mais suffisante. Elle se prit à penser que la gérante de cette maison n'était pas si bonne en affaires pour laisser ainsi ses filles se mettre dans de tels états. Si une plaisait à beaucoup mais n'avait pas la constitution nécessaire pour assurer derrière, il allait sans dire que leur donner à tous n'était pas une gestion optimale. Mais qui était-elle pour juger, après tout ? Un guérisseur passait assez souvent, visiblement, pour les réparer, pour les remettre d'aplomb chaque fois qu'un problème trop important se présentait. Dans ce cas, il était évident que continuer ainsi lui rapportait sans doute plus d'argent, et épargner des filles n'avait pas réellement d'importance, parce qu'elle ne faisait aucun bénéfice dessus. Le dialogue qui suivit ensuite entre l'hybride et sa patiente la fit sourire. Elle reconnaissait bien là la mentalité de la plupart des filles de joie, et fut un temps où elle aurait agit de même. Tout était bon pour ramener un nouveau client, ou simplement pour goûter à autre chose qu'une simple utilisation sans réelle considération derrière. Bientôt, la dénommée Isabel s'en alla, sans oublier de le pousser encore peu. Eliwa ne put s'empêcher de lui faire un clin d'oeil quand elle souligna le fait qu'elle était plutôt agréable à regarder, mais finalement, elle se retrouva seul avec Ìrim.

 - Ne t'inquiète pas pour ça, je n'ai pas la langue bien pendue, contrairement à d'autres. Disons que je sais garder ce que je sais pour de bonnes occasions.

Soit des moments où elle avait besoin de monnaie d'échange. Quand elle même avait besoin d'informations, ou plus largement de quelque chose. Si elles étaient assez bonnes, elles pouvaient rester inconnus de tous pendant un long moment, avant qu'elle ne trouve une raison assez importante pour les dévoiler. Vu la véhémence avec laquelle l'hybride voulait la faire taire, elle savait qu'il y avait quelque chose qu'il ne voulait voir se répandre. Elle se demandait bien ce que cela pouvait être, avant tout par pure curiosité. Eliwa n'était pas dupe, elle savait bien qu'il ne le lui dirait pas. Après tout, elle n'était qu'une employée passagère, une fille qu'il avait récupéré dans une maison close pour assurer sa sécurité momentanément. Pas une connaissance, encore moins une confidente.

 - Je vois bien qu'il y a quelque chose que tu ne veux pas que je sache, mais je crois qu'elle n'a rien dit à ce sujet. Ne t'en fais pas trop. Ca ne peut pas être pire que mes petits secrets !

Un clin d'oeil et elle se releva pour bientôt s'inscrire dans l'encadrement de la porte. Elle jeta un rapide coup d'oeil à droite et à gauche, admirant rapidement quelques dispositifs, puis revint vers le guérisseur. La maison était un véritable moulin, et cela lui rappelait plus que bien sa jeunesse. Elle avait l'habitude de voir du monde défiler, de l'esclave le plus mal loti jusqu'au prince marchand. Et cette bâtisse n'avait pas l'air de déroger à la règle. Des allées et venues incessantes comblaient sans cesse les couloirs, ne les laissant que très momentanément vides. L'édifice grouillait de vie, et à voir Ìrim couché là, elle se prit à penser qu'il aurait très bien pu être un client. Son client. Mais l'idée ne resta pas, et elle la chassa en ouvrant à nouveau la bouche.

 - Isabel était ta seule patiente ici ? Ou tu en as d'autres à aller voir ? Parce que si ce n'est pas le cas, j'aimerais faire un rapide tour de l'établissement, voir si je ne connais pas quelques filles, ou quelques garçons.

Surtout s'assurer que ceux qu'elle avait libéré n'étaient pas retombés dans les mains de marchands, et n'avaient pas fini ici. Sans quoi elle allait devoir les racheter. Parce qu'elle était une femme de parole, et qu'elle ne souffrirait pas que quelqu'un la bafoue ouvertement. Elle leur avait annoncé leur liberté. Elle leur avait certifié qu'ils avaient le choix. Et le leur reprendre était exclu.
Revenir en haut Aller en bas
Amshet Ahk Afah
Sang-mêlé
avatar

Féminin
Nombre de messages : 133
Âge : 25
Date d'inscription : 04/07/2009

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  105 ans
Niveau Magique : Apprenti.
MessageSujet: Re: Pour l'amour d'un sou [Pv Liwa]   Lun 21 Mar 2016 - 11:06

Thaar une ville pleine de vice, au combien fleurissante, pleine de va et vient. Les gens se croisent se mêlent ce qui en fait sa diversité et sa richesse. Il y en a pour tous les goût dans la grande ville marchande. Pour tous les goûts voilà bien une chose que tu appliquais dans tes maisons de passes. Tu avances dans les rues de la villes avec nonchalance flanquée de deux hommes type gorille et d'Ezal'Thran. Tu sais où tu vas, tu ne prend guère le temps de te promener, tu n'es pas là pour ça. Aller à l'essentiel, ne pas tourner autour du pot une de tes qualités ou un de tes défauts tu ne le sais pas bien tous ceux qui ont tenté de te rabaisser ou de te dire quelques vérités dérangeantes sont morts... Enfin pas tous, mais un certain nombre, ceux qui pouvait devenir gênant, le sont.

Tu te rends dans une de tes maison de passes, la demeure est plutôt bien décoré, entretenu, il s'en dégage quelque chose l’intimiste, peu d'éclairage, de petite fenêtre. Enfin tout cela était ton point de vu. Ton passage de le porte en bois sculpté fit grand bruit. Sa cours çà et là, tu salue à peine la tenancière demanda après le guérisseur. Tu as à peine articuler la première syllabe de son nom que tu vois une de tes petites sortir d'une chambre en marchant comme un crabe. Ni une, ni deux tu rejoins la chambre dont tu l'as vu sortir. Tu pousse la porte sans ménagement et entre toujours suivis de tes molosses.

- Írim, combien de temps Isabel va-t-elle marcher comme un crustacé ?


Bonjour, oui, nous allons tous très bien, enfin du moins tant qu'on a pas à passer entre les mains du guérisseur c'est que tout va bien ! Tu ne t’aperçus de la présence de l'elfe qu'après trente secondes de silence. Tu sursautas légèrement, tu la toisas légèrement, un sourire se dessinant sur tes lèvres plaqua ton piercing contre tes dents blanche.

- Bonjour, vous ! Ravissant modèle, elle vient de ton dispensaire ?

Revenir en haut Aller en bas
Ìrim'Urn Elenarda
Hybride
avatar

Masculin
Nombre de messages : 26
Âge : 20
Date d'inscription : 05/02/2016

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  205
Niveau Magique : Arcaniste.
MessageSujet: Re: Pour l'amour d'un sou [Pv Liwa]   Mar 22 Mar 2016 - 0:03



Soit la mercenaire tentait contre toute logique et par toute les manières possibles de te rassurer, soit tu avais grandement surestimé sa perspicacité. À quoi bon tenter de te faire croire qu’elle ne comprenait pas ce que tu voulais faire taire lorsqu’elle venait à peine de te confier savoir se taire. S’il on promet de garder le silence, c’est bien que l’on a quelque chose à dire. Qu’une mère maquerelle sache ton penchant pour la gente masculine t’était dérangeant sans t’être invivable, mais que deux de ces pipelettes aient l’une de tes rares… sinon ta seule insécurité entre leurs mains était de trop.

- Ecoute, si tu pouvais simplement faire comme si de rien n’était et ignorer les élucubrations de notre chère amie la putain, ça m’arrangerait. D’ici à ce que ta tête mette bout à bout les pièces du puzzle, il pourrait s’être passé une minute, une ennéade ou même un siècle. Tout ce que je te demande, c’est qu’à ce moment, tu évites de le faire savoir, à moi ou à n’importe qui d’autre. Ok ?

Debout, assise, allongée, encore debout… elle te donne le tournis. Comme si poser tout un tas de questions inutiles et de faire des promesses insensées ne suffisait pas, il fallait qu’elle ait la bougeotte. Meh. Après tout, tu la comprends. Quand on se retrouve entre les murs de l’une de nos concurrentes vendeuses de joie, on a envie de savoir à quoi ressemble l’établissement histoire de pouvoir lui piquer une part de sa clientèle, pas de rester affalée sur un lit à regarder un guérisseur à la maîtrise précaire s’exercer sur des cobayes aux organes sexuels abîmés. Mais qu’elle se laisse aller à ses lubies et qu’elle te laisse travailler ! Elle est juste la mercenaire que tu as engagé, pas ta nounou ! Tu es plus ou moins en sécurité ici de toute façon. Qui oserait donner à quelqu’un la mort dans une maison de bonheur après tout ? Ce serait triste de ne même plus pouvoir tirer un coup tranquille avant de revenir risquer son sang et sa chair dans la vie de tous les jours.

La voilà d’ailleurs la sécurité. Amshet comme toujours ne se déplace jamais sans être accompagnée de gardes au physique un peu trop avantageux pour en rester élégant. Si l’autre doutait ne serait-ce qu’un instant pour ta vie avec les deux énormes créatures qui à elles deux devaient bien faire dix fois son poids à la garde, c’est qu’elle ne devait pas avoir grande confiance en ses propres capacités… ou alors elle voyait son talent comme étant de bien plus de valeur que les capacités d’intimidation des gorilles d’Amshet. En situation dangereuse, tu le lui accorderais, mais des bougres comme ceux-là, c’est plus fait pour éviter l’occurrence d’une situation dangereuse que pour s’en sortir.

- Mes salutations chère Amshet, voilà qui serait un bon début. Comme si toi tu daignais saluer les gens Notre bonne Isabel ne devrait pas en avoir pour plus de quelques heures,  qu’elle n’aurait sûrement pas à endurer si tu ne passais pas ton temps à la maquer avec des Bœufs Wandrais.

Tu roules des yeux, tristement impressionné par la vitesse à laquelle les deux femmes venaient de te saouler.

- Elle n’a rien à voir avec mon dispensaire.  Amshet, voici ci présente mon accompagnatrice, maîtresse d’arme, détective, marchande, mère maquerelle et éleveuse de Kerkands. Chère mercenaire surpayée dit celui qui n’a pas encore versé un sou, comme je cherchais à vous dire avant que la maîtresse de ces-lieux ne m’interrompe grossièrement, j’ai presque autant de patients qu’il n’y a de femmes et d’hommes dont on abuse dans cet endroit.

Tes yeux volent de l’une vers l’autre, puis croisent ceux des molosses avant que tu ne finisses par sortir de tes gonds, te levant d’un grand bond, et élevant pour la première fois la voix depuis bien longtemps. Tu invites sans vraiment demander leur avis tous les occupants à se diriger vers la porte et à la traverser vers l’extérieur, pour ne plus jamais y repasser avant nouvel ordre.

- Et d’ailleurs il serait bien plus aisé de faire mon travail si vous n’étiez pas si envahissants !

Les intrus enfin dehors, c’est aux patients d’entrer. Souvent pour des blessures mineures, de douloureuses mais bénignes ecchymoses, des coupures et des rougeurs. Parfois venait l’occasionnel muscle gravement déchiré ou la pernicieuse hémorragie interne qui coulait à petites gouttes depuis trop longtemps. Souvent se présentaient les pestes sexuelles, généreusement offertes par des clients à l’hygiène douteuse. Pour chacun d’entre eux tu prenais le temps qu’il fallait, tu t’autorisais même à ralentir… parce qu’il finirait par arriver. Tu offres de longs moments à chacun des pensionnaires, à la fois pour économiser tes forces et pour feindre l’innocence devant ceux qui te savaient de toute façon coupable.  Si tu leur offrais tant de temps, c’est parce que le dernier, tu comptais en toute impunité prendre de son temps.  

Il arrive face à toi au meilleur moment, après que la magie déployée ait rongé juste ce qu’il faut de ton énergie. Là où tes mains ont froidement manipulé des corps de longs moments durant, c’est avec sa douceur de toujours que ton amant sans amour est venu ranger tes mèches en bataille derrière ton oreille, libérant ton visage pour mieux en apprécier le marbre adroitement ciselé. Tu t’amuses de la quasi adoration qu’il te voue de son plein gré, redessinant les lignes de tes muscles magnifiés par tes précédents efforts et tracés par une transpiration abondante. Abel te tente comme il sait si bien le faire, lui qui sait son physique d’éphèbe t’être agréable. Il t’offre ses caresses sans rien attendre en retour, parce qu’il te sait aussi plus chiche qu’un pois. Il se dénude de lui-même, offrant à ton œil sa virilité pour mieux relever la tienne. Et c’est seulement lorsque tes yeux le lui commandent, que ton regard lui communique que tu ne saurais plus attendre, qu’il s’attèle à te libérer des contraintes du tissu.

À la grande joie du jeune homme, Isabel ne mentait pas lorsqu’elle vantait tes possessions intimes. Ton membre aurait été bien trop pour ses fragiles murs de femme, mais il est à la juste mesure de l’appétit du vorace compagnon qui à ta vue, ne pouvait s'empêcher de se pourlécher les babines.
Revenir en haut Aller en bas
Eliwa
Elfe
avatar

Féminin
Nombre de messages : 1679
Âge : 21
Date d'inscription : 10/08/2011

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge : 140 ans
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: Re: Pour l'amour d'un sou [Pv Liwa]   Mer 30 Mar 2016 - 17:54

Írim n'a même pas le temps de lui répondre qu'une sang mêlée, à la poitrine plutôt oppulente fait son apparition. Sans aucun doute la maîtresse de maison, vu le ton qu'elle emploi et la garde avec laquelle elle se déplace. Elle ne la connaissait pas réellement, n'en avait qu'entendu rapidement parler, mais désormais c'était chose faite. Elle l'avait devant elle, et sa réflexion quant à son physique la fit sourire généreusement. Certes elle avait été comme l'une de ses filles, un jour. Mais aujourd'hui, elle ne l'était plus du tout. Et qu'elle la considère ainsi était loin de lui déplaire, au contraire. Qu'elle passe pour une catin, plutôt que pour une mercenaire, était sans aucun doute tout à son avantage. Cette apparition détourna d'ailleurs complètement l'attention des demandes d'Írim, et un moment, elle oublia totalement qu'elle avait été engagée pour assurer sa protection. Non pas qu'il craigne quoi que ce soit, à première vue, mais elle devait tout de même garder la chose en tête. Elle n'eut pas le temps de se présenter elle même, puisque l'hybride le fit à sa place. Ne s'en formalisant pas, elle ne quittait tout de même pas la sang mêlé des yeux. Et lorsqu'il les congédia brutalement, elle ouvrit enfin la bouche.

- Alors comme ça, tu trouves que je suis un modèle ravissant ? Malgré ce qu'a pu laisser paraître Írim, tu m'en vois flattée. Je dois avouer que je ne te connaissais pas auparavent, j'avais déjà rapidement entendu parler de toi, mais vois-tu, je n'avais aucune idée de ton nom. Je suis Eliwa, tu me permets de t'appeler Amshet ?

A vrai dire, ce n'était pas réellement une question. Elle le ferait tout de même, qu'elle soit d'accord ou non. Elle lui donnait seulement la possibilité de faire de même, et si ça ne lui plaisait pas, alors leur conversation s'arrêterait sûrement très vite. Mais avant cela, elle avait des questions pour elle.

- Excuse mes manières un peu rudes, mais puisque tu es là, je voulais te demander si tu avais récemment acquis des filles et des garçons qui n'étaient pas à vendre sur le marché, mais qui possédaient encore une certaine liberté. Si c'est le cas, j'aimerais les voir. Si tu ne refuse, je comprendrai.

Mais elle allait devoir s'attendre à ce que l'elfe aille vérifier d'elle même. Parce qu'elle avait besoin de s'assurer qu'aucun de ceux à qui elle avait rendu la liberté ne s'était lâchement fait piéger par la suite. Peut-être était-ce une idée saugrenue, et une grosse perte de temps. Elle n'en avait cure, parce qu'elle avait l'éternité devant elle. Et tant qu'elle pouvait se soucier de son prochain, elle ne se priverait pas de le faire, au contraire. Alors ceux qui avaient été ses compagnons, ceux qui avaient connu père comme elle l'avait connu méritaient un temps soit peu son soutient. Et sa bienveillance. En attendant sa réponse, elle ne la quittait pas des yeux. Elle était tout à son écoute, et Amshet ne devait pas en douter. Elle ne devait pas douter être la principale source de préoccupation de l'elfe. Même si à vrai dire, la réelle source était dans cette maison, plus précisément dans une chambre hors de portée de son ouïe, sans aucun doute en bonne compagnie. Bientôt, elle irait le retrouver, parce qu'elle n'avait aucune envie qu'il file sans même la payer. Elle était peut-être gentille, honnête, et actuellement de bonne humeur, mais elle n'était pas stupide. Et il n'avait pas eu besoin de lui compter son avarice pour qu'elle la remarque. Si une chose était certaine, c'était qu'elle n'allait pas le laisser s'en tirer sans qu'il n'ait rémunéré ses services.
Revenir en haut Aller en bas
Amshet Ahk Afah
Sang-mêlé
avatar

Féminin
Nombre de messages : 133
Âge : 25
Date d'inscription : 04/07/2009

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  105 ans
Niveau Magique : Apprenti.
MessageSujet: Re: Pour l'amour d'un sou [Pv Liwa]   Jeu 31 Mar 2016 - 12:48

Tes entrés sont toujours remarqués, tu n'avais pas fait deux minutes dans la pièce que ton médecin attitré te faisait des réflexions. Sacré Ìrim, il te salua brièvement tout de même. Un peu de politesse était de mise avant de taxer tes clients de bœuf wandrais de façon aussi décomplexé. Surtout que lui aussi était un sacré bœuf avec des goûts peu orthodoxe, mais tout à fait légitime. Dans ta maison tout plaisir est légitime tant qu'on y met le prix. Pour le coup ton cher ami, car oui tu trouvais votre relation saine et amicale, te permettait de proposer une hygiène de qualité et ne pas avoir à remplacer ta main d’œuvre trop souvent. Tu lui offrais quelques moment de plaisir en plus d'une compensation monétaire tout travail mérite salaire, même celui de soigner les catins. Le gaspillage n'était pas ton fort, puis en traitant assez correctement les filles et garçons de ta maisonnée il avait moins envie de se carapater. Oui, ils sont nourrit, logés, soignés et lavés, ils sont presque traités comme des êtres vivants.  

L'hybride vous a à peine présenté la jeune elfe et toi, qu'il vous mettez déjà à la porte. Il avait donné un certain nombre de fonction à sa chère amie immortel. Celle de mère maquerelle fit un peu tilte dans tête, tu ne l'avais jusqu'à lors jamais croisé cette bonne femme. Tu te méfia donc de celle-ci. Il faisait chaud, malgré la pénombre qui régnait dans l'établissement. Une obscurité réfléchit pour encourager la proximité. Dans tes soieries qui couvre à peine la chair que tes origines drow ont fait généreuses, tu ne souffrais guère de la chaleur ambiante.

La jeune dame t’interpella, te sortant de tes réflexions à fin de toujours proposer mieux à tes clientèles. Tu esquissais un mince sourire alors qu'elle te disait avoir entendu parler de toi, bien entendu qu'on parle de toi tu es une princesse marchande après tout, ce qui flatta ton ego déjà conséquent. Ce qui vient ensuite te plus moins, mais il n'y a bien que les hommes pour baver des compliment pendant des heures. Tu n'étais pas vraiment connue pour être facile en affaire ou pour donner tes petits secrets. Tu pouvais néanmoins en cas de potentiel cliente lui donner l'origine de ta marchandise.

- Hé bien Eliwa, il en faut pour tous les goûts. Je proposes beaucoup de plaisir de type différent, à partir du moment qu’il y a de la demande je me plie en quatre pour la satisfaire. Je vais donc me présenter plus proprement. Amshet Ahk Afah, princesse marchande d’Uldal’Rhilz, ainsi vous me garderez mieux en mémoire. Si j’ai un nom s’est pour qu’il soit dans toutes les bouches, mêmes la votre.


Tu souriez à l’elfe en effleurant doucement du pouce les lèvres de la jeune femme. La malice se lisait dans tes yeux flamboyants. Elle te posa ensuite une question plutôt particulière au sujet d’esclave semi-libre, soit on est libre soit on l’est pas… Toi qui avait bien connue le fer, tu savais pertinemment que l’entre-deux est un fantasme, un peu comme ce que tu faisais actuellement vivre à ta matière première ici.  

- Je vais rarement au marché aux esclaves en tant qu'acheteuse très chère. Je fournis essentiellement.


Ne pas répondre n’aurait fait qu’attiser sa curiosité, alors autant jouer franc jeu.

- Puis-je vous proposer de goûter à un de nos plaisirs en attendant que notre tortionnaire en ait fini ?


Ta clientèle étaient bien souvent masculine, mais elle était ouvert aux femmes aussi. Des clientes très régulière, elles avaient leur chouchou et n’en changeait jamais ou presque.

Revenir en haut Aller en bas
Ìrim'Urn Elenarda
Hybride
avatar

Masculin
Nombre de messages : 26
Âge : 20
Date d'inscription : 05/02/2016

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  205
Niveau Magique : Arcaniste.
MessageSujet: Re: Pour l'amour d'un sou [Pv Liwa]   Jeu 31 Mar 2016 - 18:39


Avec la froide satisfaction dont seuls sont capables les véritables narcisses tu te laisses servir sans même prendre la peine de préciser ta demande. Il sait de toute façon très bien ce que tu veux. Il connaît tes mimiques, a appris le langage de ton corps au point de te comprendre peut-être mieux que tu ne te comprendrais toi-même. Lorsque tu t’allonges il s’allonge avec toi, t’enlace et te tend ses lèvres pour que tu t’en empares. Lorsque le baiser dure depuis trop longtemps, il relâche son étreinte que tu le manipules sans encombre, se laisse piéger entre toi et le sommier, en proie aux quelconques tortures que tu lui aurais inventé cette fois-ci. Il sourit lorsque tes canines manquent de traverser sa peau, gémit de plaisir quand ta poigne se fait plus insistante. Il soulage tes muscles embrasés par la chaleur de l’ébat de ses mains agréablement froides. Il t’abreuve de compliments sincères lorsque tu te tais, et se tait lorsque tu parles. Mais là où il sait se faire amant parfait, c’est en se mettant à genoux avant même que tu ne te lèves.

C’est quand l’humain se fait plus petit encore que ne l’est sa race d’éphémères qu’il prend le plus de plaisir. L’œil révulsé, ignorant le réflexe d’écœurement d’un cerveau mis face à un repas trop copieux, il se sert à grandes bouchées, manque plusieurs fois de s’étouffer, doute un temps de la robustesse de son estomac, mais refuse d’abandonner le met si doux à ses papilles. La commissure des lèvres finalement engourdie pour échapper à la douleur engendrée par la tension, il va et vient sous tes attentionnées flatteries. Tes mains, chaque fois qu’elles se crispent sur son crâne lui insufflent infinie satisfaction, conditionné qu’il est à abandonner son propre plaisir pour celui du client.

Egoïste que tu es, tu vois tout de même sa peine. En souverain juste et bienveillant dictateur, inquiet pour sa santé, tu choisis de lui confisquer l’objet avec lequel il manque de s’étrangler. Tu t’abaisses à son niveau pour le prendre dans tes bras, tu soulèves comme un chérubin celui dont les yeux comme ceux d’un enfant pétillent de joie. Abel attend, le ventre noué, sachant que le supplice va arriver. Un fin liserai rouge perle sur sa lèvre quand ses propres dents s’en saisissent, son corps tout entier se crispe tordu par la souffrance. Le sacrifice est ignoble, mais par les Cinq, que le bonheur en valait la peine. La sensation d’être traversé de part en part… ce qui n’était finalement pas si loin de la réalité, aura sans attendre arraché le jeune Abel à toute factualité. Tu te fais doucereusement invasif, et quand finalement toutes ses terres sont tiennes, tu l’envoies en exil parmi les étoiles. Ces hommes… si facilement repus…

- Mais Ìrim…
- S’il fallait m’attendre, on en aurait pour un moment encore. Tu as eu ce que tu voulais non ?
- Mais tu…
- Ecoute, c’est très amusant de passer du temps avec toi, mais on est pas un couple que je sache, alors occupe-toi de tes affaires et laisse-moi gérer les miennes. Tu veux me faire plaisir et c’est bien mignon, mais faut bien avouer qu’une fois que t’es arrivé à bout, je me sens un peu seul.
- Comment tu veux que j’apprenne à t’accompagner si tu ne me laisses pas m’exercer ?
- Un autre fois chéri, une autre fois.

Déçu d’écourter votre petite partie de jambes-en-l’air, tu l’es. Vraiment. Mais tu n’as pas assez de temps pour en accorder plus à ton compagnon à moitié mort dans l’extase. Le réel souci en fin de compte était plus de réussir à réenfiler ton pantalon malgré les engorgements encore présents, et de supporter la gêne le temps que tout passe une fois derrière le tissus. Sortir de cet endroit avec le mât encore visiblement enflé était hors de question ; sauf que la main d’Abel pour là où elle se posait ne semblait rien vouloir savoir. Les autres pensionnaires savaient, Eliwa et les possibles clients qui passeraient par-là ne savaient pas, et tu préférais que cela reste ainsi. Tu étais là pour soigner, rien d’autre. Le temps d’essuyer vos saletés, de vous rhabiller, et de faire disparaître pour la forme quelques hématomes, vous ressortiez comme si de rien n’était, au grand dam de l’amant sans amour qui n’aura à travers ses grognements pas manqué de te faire comprendre encore une fois comme cette situation le gênait.
Revenir en haut Aller en bas
Eliwa
Elfe
avatar

Féminin
Nombre de messages : 1679
Âge : 21
Date d'inscription : 10/08/2011

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge : 140 ans
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: Re: Pour l'amour d'un sou [Pv Liwa]   Jeu 7 Avr 2016 - 16:34

L'arrogance dont fit preuve Amshet ne lui déplut absolument pas. Elle savait pertinemment qu'il valait mieux avoir une personne sachant manier les mots en face d'elle, qu'une de celles qui ne savait pas se faire entendre autrement qu'à travers la violence. Elle n'avait pas l'air d'avoir le sang chaud, et il était plutôt évident qu'elle ne ferait preuve d'aucun débordement, si Eliwa ne l'y poussait pas. L'elfe appréciait ce qu'elle voyait, un peu moins ce qu'elle entendit. Qu'elle n'aille pas souvent au marché était une chose. Qu'elle ne sache pas ce qui circulait dans sa maison en était une autre, et elle doutait fortement que ce fut le cas. Certes elle n'était pas venue pour discuter de ses filles, ni de ses garçons. Et le faire était peut-être quelque chose que la maîtresse de maison n'aimait pas faire. Elle jetterait tout de même un coup d'oeil lorsqu'elle serait guidée au travers de son établissement, mais elle n'insisterait pas dessus.

- Dans ce cas n'en parlons plus, cela n'a pas réellement d'importance.

A vrai dire, cela en avait plus qu'elle ne voulait le faire croire. Mais insister à ce propos était de mauvais goût, alors elle n'en fit rien. Après tout, elle ne connaissait pas la princesse marchande, et se comporter avec elle comme elle pouvait se comporter avec certaines connaissances n'était pas une bonne idée. Alors quand elle lui proposa de goûter à un plaisir, elle ne put refuser, sous peine de froisser la semie. Et il fallait dire que cette offre lui avait mis l'eau à la bouche. Elle était curieuse de savoir ce qu'on allait bien pouvoir lui proposer, et il fallait dire qu'elle était toujours partante pour découvrir de nouvelles choses. Ce qui se faisait de plus en plus rare, vu l'étendue de ses connaissances actuelles. Il n'était plus si aisée de la surprendre, ou de lui faire découvrir de nouvelles sensations. Mais si on voulait s'y essayer, alors elle ne refusait jamais. Parce qu'elle savait pouvoir être tout de même surprise, parfois, et elle adorait cela.

- Írim est loin d'être mon tortionnaire, je ne sais à quelles occupations il vaque actuellement, mais il faut bien avouer qu'il me tire de mon ennuyeux quotidien. Ce sera cependant avec plaisir que j'accepterai ta proposition ! Fais moi donc part de ton idée, Amshet, je t'en prie. A moins que tu veuilles conserver la surprise ?

Elle n'avait absolument pas idée de ce qu'on allait lui répondre, et c'était ce qu'elle aimait, quelque part. De ne pas savoir à l'avance ce qui allait être dit, ou ce qui allait être fait dans l'instant. Elle avait encore ce frisson parfois, mais en ce moment, elle était surtout submergé par le quotidien et la routine. Heureusement, elle restait tout de même à Thaar, et elle avait autour d'elle cette agitation citadine, et cette possibilité d'être tirée de sa routine à tout moment par un inconnu, ou un client un peu plus pointilleux qu'un autre. L'arrivée de Mîrmae l'avait obligé à se tenir à cette stabilité, ne voulant pas, et ne pouvant pas, l'emmener à droite à gauche, au risque d'en faire pâtir sa qualité de vie. Alors lorsqu'une occasion telle que celle ci se présentait, elle n'hésitait pas à la saisir. Bien au contraire. Elle n'attendait plus que de voir ce qu'on avait à lui proposer, et si on allait réellement la distraire.
Revenir en haut Aller en bas
Amshet Ahk Afah
Sang-mêlé
avatar

Féminin
Nombre de messages : 133
Âge : 25
Date d'inscription : 04/07/2009

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  105 ans
Niveau Magique : Apprenti.
MessageSujet: Re: Pour l'amour d'un sou [Pv Liwa]   Ven 8 Avr 2016 - 16:57

Ton arrogance et ton ego voilà des choses dont tu ne serais te débarrasser.  Après tout arriver là où tu en étais après des débuts dans la vie plus que foireux, tu avais le droit selon d’avoir ce type de comportement. Tu n’es pas née avec une cuillère en argent dans la bouche comme le précédent propriétaire d’Uldal’Rhilz et bien d’autre d’ailleurs. Non, toi tu étais arrivée à la force de… charme et autre subterfuge ! Quand on est une femme, le meurtre seyait bien moins de la finisse de la ruse. Ô non pas que tu n’étais pas capable de tuer bien contraire, mais la mort est bien trop définitive. Tu aimais à recroiser les regards de tes adversaire vaincus, tu te sentais alors tellement grande, tellement puissante. Parfois dans ta grande mansuétude ou ton immense sadisme tu leur jetais quelques miettes pour qu’ils ne puissent rien faire de mieux que survivre.

L’immortelle n’insista guère au sujet des esclaves qu’elle semblait rechercher. Bien entendu tu sais combien d’esclaves arpentent tes couloirs, mais aucun d’eux n’a jamais connu la liberté. Sauf la semi-liberté qu’ils ont ici entre ses murs, traité avec une partiel humanité, le peu qu’ils ont ils ont tellement peur de le perdre qu’ils n’oseraient pas le bafouer. Tenir les gens avec une bouché de pain, voilà quelque chose que tu maîtrisais. Les esclaves ayant connus la liberté ne ferait que semer la zizanie dans tes rangs et tu ne pouvais le tolérer.

Tu fus agréablement surprise de voir l’elfe accepter sans se faire prier ton invitation à goûter à tes fabuleux plaisir. Ton sourire de prédateur s’élargit, ton piercing à la lèvre cogne doucement contre tes dents lors de l’allongement du rictus. Tu fis donc signe à la demoiselle de te suivre, vous descendiez un escalier lentement quand elle repris la parole.

- Certes, certes, Írim n’est pas un tortionnaire, mais je n’aimerait pas à avoir à passer entre ses mains. Mais toi et moi nous sommes bien lotie nous tombons difficilement malade. Pas contre les humains, de vrai plaie ! Il en faut néanmoins pour tous les goûts comme je te disais. Et je te réserve une de mes nouveautés.


La descente touché à sa fin et s’ouvrit devant vous un long couloirs éclairé de lampe à huile. Il faisait plus frais ici qu’à l’étage. Tu t’arrêtais devant un mur pour saisir un bandeau et te dirigeais vers une porte peinte de noire.

- Tu connais sans doute le fantasme de quelques hommes, un enchevêtrement de corps innombrable, un nombre de possibilité infinie, derrière cette portes autant de femmes que d’hommes, tous en plein ébat dans le noir le plus complet. Tu sais pas qui, tu ne sais pas quoi… Voilà un bandeau pour tes mirettes si cela te tente. Autrement j’ai des plaisirs plus classique.


Tu tendais le bandeau à la donzelle un petit sourire malicieux sur tes babines.
Revenir en haut Aller en bas
Eliwa
Elfe
avatar

Féminin
Nombre de messages : 1679
Âge : 21
Date d'inscription : 10/08/2011

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge : 140 ans
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: Re: Pour l'amour d'un sou [Pv Liwa]   Lun 18 Avr 2016 - 17:30


Le discours sur le fait qu'elles étaient plutôt bien loties n'était pas vraiment une chose qui l'intéressait, et tandis qu'on l'emmenait vers les sous sols, elle jetait un coup d'oeil à droite à gauche. Pour repérer une ancienne fille, ou un ancien garçon de Père. S'il y en avait ici, elle les rachèterait sans doute. Mais elle n'en avait pas vu, et son attention fut bien vite accaparée par tout autre chose. La proposition que lui avait faite Amshet était une chose qu'elle pouvait difficilement refuser. Si elle connaissait les chambres noires, en ayant elle même deux chez elle, elle n'avait jamais pensé à tenter l'expérience. Plus jeune, elle priait même pour ne pas y être envoyée. Elle ne voulait pas qu'on la prive du contrôle relatif qu'elle exerçait avec la vue, ni qu'on la jette au milieu de tous, sans qu'elle ne puisse savoir face à qui elle était. Mais aujourd'hui, elle n'était plus cette petite fille, et l'idée que ses autres sens soient plus exacerbés que d'ordinaire lui paraissait alléchante. Elle était ici pour le travail, certes, mais Írim semblait bien occupé, et n'avait visiblement pas besoin d'elle. Alors pourquoi refuserait-elle ? Elle n'avait rien à perdre, et tout à gagner. Le bandeau qui pendait délicatement dans la main de la semie la tentait beaucoup. Mais, avant de le prendre, et d'ainsi accepter sa proposition, elle émit une condition d'un air taquin.

 - Je prendrai ce bandeau avec plaisir, si tu acceptes de venir avec moi.

Elle n'était pas une cliente, et par cette proposition, elle le lui faisait savoir. Aucun acheteur de ses services ne lui aurait demandé une telle chose, et elle le savait pertinemment. Elle s'attendait certes à un refus, mais elle voulait tout de même tenter. Se retrouver seule dans le noir parmi des mâles en rut n'était pas vraiment une chose qu'elle voulait expérimenter. Et si le noir la séduisait énormément, si la proximité des autres corps était une chose qu'elle se savait pouvoir apprécier, restait tout de même l'inquiétude d'être à nouveau prise pour une chose. De demander à la patronne de l'accompagner était quelque part demander une garantie pour que tout se passe bien. Alors quand Amshet refusa, comme elle s'y attendait, elle fit la moue.

 - Je comprends, on n'utilise pas ce qu'on vend. Mais je ne crois pas que tu proposes mes services, je me trompe ?

Elle aimait ce petit jeu de séduction qu'elle avait lancé, et elle n'attendait plus que de voir si la semie allait y entrer. Eliwa était d'humeur assez gaie, et elle avait envie de s'amuser. Tout en légerté, et en finesse. L'elfe aguichait, et elle ne demandait qu'à ce qu'on la suive.
Revenir en haut Aller en bas
Amshet Ahk Afah
Sang-mêlé
avatar

Féminin
Nombre de messages : 133
Âge : 25
Date d'inscription : 04/07/2009

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  105 ans
Niveau Magique : Apprenti.
MessageSujet: Re: Pour l'amour d'un sou [Pv Liwa]   Lun 18 Avr 2016 - 20:14

Dans ta main le bandeau resta finalement, non pas car ton idée ne plaisait pas, au contraire l’immortelle semblait intéressée, mais car tu refusais de toujours à ta propre marchandise. Tous marchands si refusent, question d’étique ! Puis au final elle pourrait y prendre goût et finir par rester vautrée dans lit à profiter. Non hélas, un marchand vend sont vin sans jamais en boire une goutte, il en allait de même pour les plaisirs de la chaire. Elle te proposa tout de même que vous partagiez un tous les deux. Tu n’avais rien contre ce type de délice. Il fait chaud dans les sous terrains, les flambeaux éclairent de leur flamme vibrante l’exigu couloir. Les teintes chaudes de leur lumière dansent sur le mur tandis que les deux femmes se font face. Les ombres des corps s’emmêlent dans un désir discret. Sur tes lippes se dessine à nouveau un sourire prédateur, puis tu n’enfreins là aucunes règles. Si jamais avant tu n’aurais cédé à un client ce genre de demande, pour une fois tu te laissa toi-même tenter. Bien entendu d’autre avant elle avait essayé de te mettre dans leurs lits, mais tu n’es pas à vendre. Et ici, point d’argent en jeu ! Tu ne la « paies » pas, elle ne te paie pas. Tu fis mine d’y réfléchir, les gorilles qui t’accompagnaient échangèrent un regard en silence, serait-ils invités. Avec dextérité tu joues avec le bandeau, il glisse souplement entre tes doigts.

- J’ai toujours eu envie de goûter au nectar des immortels, consentirais-tu à avoir mes charmants amants avec nous. Plus on est de fou plus on rit, quand dis-tu ?


Les deux mâles dans leurs armures de cuirs font style de rien, les fausses joies sont monnaies courantes avec toi. Puis eux autant que toi, ne connaissent pas vraiment qu’elle genre de mâle pourrait plaire à la demoiselle. Tu te saisissais d’une mèche de la blonde chevelure de ta compagne et sans doute future amante. Si tes cheveux de jais brillaient d’une coloration violine légère celle de l’elfe voyait sa crinière or être parcouru de reflet roux.

Tu lui attacha le bandeau que tu avais toujours dans les mains sur les yeux. Avant de lui murmurer à l’oreille :

- S’ils ne peuvent pas prendre part aux jeux encore pourront-ils regarder. Je vous guide ma mignonne ?


Tu fis glisser tes mains de l’arrière de sa tête à son cou, une caresse du bout des doigts, avant que tu lui prenne la main pour la guider dans le couloir dans lequel vous vous enfoncèrent. Tu poussas la porte d’une chambre, qui grinça lourdement et fit s’asseoir l’elfe sur une toile suspendue aux quatre coins de la salle. Le tissu flotte au dessus à quelques centimètres du sol solidement maintenu par ses amarres.
Revenir en haut Aller en bas
Ìrim'Urn Elenarda
Hybride
avatar

Masculin
Nombre de messages : 26
Âge : 20
Date d'inscription : 05/02/2016

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  205
Niveau Magique : Arcaniste.
MessageSujet: Re: Pour l'amour d'un sou [Pv Liwa]   Mar 19 Avr 2016 - 11:15



- Tu sais où est passée ta patronne ?
- Je ne…
- OÙ EST TA PATRONNE ?
- Elle est partie vers les sous-sols !
- Tu vois quand tu veux.

Ton bras au départ refuse de se détendre, et plutôt que de délicatement le déposer, tu lâches sans regrets le col du pauvre jeune homme qui n’a commis comme délit que de se trouver sur ta route et le laisse s’écraser lourdement au sol. Tu es bon joueur tout de même, alors lorsque finalement il t’aura donné l’information que tu voulais, tu gratifies le sommet de son crâne d’un contact presque complice, jurant avec le regard incendiaire que tu lui adressais il y a une seconde encore.

- Tu y as été un peu fort pour le coup Ìrim.
- On a rien sans rien, et puis il verra pire de toute façon.
- Depuis quand est-ce que c’est dans tes habitudes de violencer les gens d’ailleurs ?
- Depuis que j’ai décidé que ça fait trop longtemps que je suis dans cette ville, et que j’ai besoin de mon argent pour me tirer à la campagne. Et je te signale que je n’ai jamais été particulièrement doux avec personne, c’est pas parce que je suis guérisseur que mettre une claque ou deux m’est inconcevable.
- Pas doux…tu marques un point... et puis c'est vrai que tu es beau quand tu joues les durs.
- Bon, maintenant, plus qu’à retrouver la patronne et à se tirer d’ici... et je suis toujours beau.

Tu avances à grandes enjambées, pas vraiment enchanté à l’idée de traîner dans cet endroit sordide. Le haut de la maison close t’allait encore. Là-haut tout se faisait à la lumière, les abus étaient courants, la violence n’était pas rare, mais au moins gardait-on un semblant de sentiment de sûreté. Ici, tes instincts Drows eux-même étaient rebutés par les gémissements incessants filtrant au travers des portes. Là-dessous tout semble lourd, humide… et froid. Froid, c’est vraiment le pire.

- Il s’est bien fichu de nous l’autre, elles ne sont nulle part.
- Elles sont là-dedans.
- Comment tu peux le savoir ?
- Parce que presque jamais personne n’utilise cette chambre. Si Amshet a disparu, et que la porte est fermée, il y a de grandes chances qu’elle soit dedans.
- Et Eliwa alors ?
- Probablement en train de s'amuser avec elle.
- Sérieusement ?

Ton poitrail est secoué des influx d’un rire nerveux. Celle-là, c’était la meilleure. Alors toi tu fais des pieds et des mains pour dissimuler ta déviance et pendant ce temps les femmes fricotent entre elles sans la moindre pudeur. Les femmes… et le pire c’est qu’elles peuvent se le permettre. Ils sont légion, les gros dégoûtants qui paient plusieurs femmes pour s’astiquer le manche en les regardant se tripoter. Elles, jamais cela ne portera atteinte à leur féminité, quand ce sont les femmes, c’est excitant. Toi par contre, au lit avec un autre homme, te voilà tout de suite moins virile…

Revenir en haut Aller en bas
Eliwa
Elfe
avatar

Féminin
Nombre de messages : 1679
Âge : 21
Date d'inscription : 10/08/2011

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge : 140 ans
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: Re: Pour l'amour d'un sou [Pv Liwa]   Mer 20 Avr 2016 - 12:15


Elle sait que la partie est presque gagnée quand la semie se laisse aller à des propositions. On ne propose rien lorsqu'on a envie de rien. Alors, quand elle pose le bandeau sur ses yeux, l'elfe ne dit rien, se contentant de sourire légèrement. La main qui glisse le long de sa nuque la fait frissonner un instant, avant qu'on ne lui prenne la main pour l'emmener dans un endroit qu'elle ne connaissait pas. Ce n'était pas sa maison, son domaine, et elle n'avait pas idée de ce qui pouvait bien l'attendre. Mais c'était sans doute là toute la beauté de la chose, et ce fut docilement qu'elle se laissa guider. Au creux de sa main, elle sentait celle d'Amshet, assez douce pour avoir envie de la garder contre sa peau, et assez ferme pour lui imposer une notion assez relative de domination. Elle se savait à sa merci, et pourtant son cœur ne s'affolait pas, ses yeux ne cherchaient pas désespérément à s'ouvrir. Parce qu'elle savait qu'elle ne lui voulait aucun mal, et parce qu'elle savait avoir envie de ce qui allait sans doute suivre. Cela n'avait rien à voir avec ce que l'elfe avait pu vivre auparavant, si ce n'était l'ambiance assez intime et les gémissements moites qu'elle pouvait malgré elle entendre à travers les murs. A vrai dire, elle en fit assez vite abstraction, puisqu'on ouvrit bientôt une porte pour la refermer rapidement sur elles. Ses acolytes étaient là, dans la pièce. Et son esprit s'affola alors. Elle ne savait pas bien si elle avait envie de les inviter à se joindre à elles, ou si elle voulait qu'ils se contentent de regarder. Peut-être avait-elle même envie d'avoir la tenancière pour elle seule ? Alors, quand elle sentit les doigts de la semie filer contre la paume de sa main, elle les rattrapa doucement, et remonta les siens le long de son avant bras, puis de son bras. Passant légèrement dans son dos, elle rapprocha sa bouche de son oreille, et chuchota :

 - Invite donc tes amants si tu en as envie, mais ce n'est pas à eux que j'ai actuellement envie de faire plaisir.

Et rapidement, avant qu'elle ne puisse tourner la tête, elle attrapa gentiment son lobe entre ses dents, comme pour l'inviter à lancer les hostilités. Elle ne savait pas si Amshet comptait lui laisser son bandeau pour un temps indéterminé, ou si elle allait le lui enlever rapidement. Alors, tandis qu'elle n'avait toujours pas rompu le contact, elle attendit qu'on la guide, qu'on lui montre ce qu'on attendait d'elle, et cette attente était des plus délicieuses. Elle ne pouvait s'empêcher de penser à ce qu'on avait prévu, à ce qu'on allait faire d'elle. Et si d'ordinaire, elle n'aimait que très peu l'idée de ne pas avoir la main, de laisser l'autre prendre des décisions à sa place, cette fois elle n'avait pas cette appréhension, et elle s'en félicitait. Mais si elle était privée de sa vue, elle ne l'était pas de son ouïe, et elle pouvait facilement savoir ce qui se passait autour d'elle. Les colosses bougeaient, lentement, non loin d'elle. Dans les couloirs, résonnaient des grognements, et des soupirs explicites. Un instant, l'idée qu'elle avait été embauché par quelqu'un qui se trouvait actuellement dans ce bâtiment, pour assurer sa protection, lui traversa l'esprit, et elle se demanda si elles n'allaient pas être interrompues par l'arrivée impromptue du guérisseur. Idée qui s'estompa rapidement, quand elle sentit la semie la frôler, focalisant ses pensées sur ses perceptions physiques. Eliwa savait pertinemment qu'on allait lancer les hostilité d'ici peu.
Revenir en haut Aller en bas
Amshet Ahk Afah
Sang-mêlé
avatar

Féminin
Nombre de messages : 133
Âge : 25
Date d'inscription : 04/07/2009

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  105 ans
Niveau Magique : Apprenti.
MessageSujet: Re: Pour l'amour d'un sou [Pv Liwa]   Sam 23 Avr 2016 - 19:06

Le voyeurisme lucratif plaisir, les hommes rêvant d’assister aux ébats de deux femmes sont légions. Ils ne demandent pas forcément à participer, mais juste à regarder. Ce n’est sans doute pas le pire des délices que tu dispense dans ta chère maison. Il doit même faire partie des plus doux, beaucoup de filles préféraient faire cela que de coucher avec un des bœufs wandrais qui te servaient de client. Tu ne serais pas spectatrice mais bien actrice du plaisir de la jeune elfe. En parlant de spectateur il y en avait bien dans la pièce. Tes deux gardes, qui avaient refermés sur vous la dense porte d’acajou, ils se tenaient là droit comme des I un de chaque côté de la porte. Silencieux, seuls leurs souffles trahissaient leur présence dans la pièce. Des animaux bien dressé, ils ne parleraient pas à moins d’y être invité.

Tu allais te défaire de la main de l’immortel, quand elle l’avança pour te caresser le bras le long du bras remontant ses longs doigt jusque ton épaule pour la poser dans ton dos. Sa peau était fraîche contre la tienne, le contact te procura un léger frisson. Elle rapprocha son corps bardé de cuir de ton corps couvert de soie. Une tenue très adapté à son travail de mercenaire, mais bien inutile et encombrant ici présent. La petite demoiselle vient te susurrer à l’oreille qu’elle ne désirait faire plaisir qu’à toi, tes gorilles étaient donc hors course pour le moment. Un petit rictus se dessina sur tes lèvres. Une expérience à ajouter à ton palmarès. L’elfe s’attaqua à ton oreille avec ses dents, tout en douceur, provoquant un autre frémissement. Lentement tu fis glisser ta main de la joue de ton amante à son cou, pour être bloquée par le cuir de sa tenue. Chose bien moins agréable que sa peau selon toi. Tu entrepris alors de la défaire de son carcan de peau tannée, tu la trouvais bien trop habillé. Tu défis les attaches des ses habits de tes mains habillent et rapide.

Le gilet de cuir tomba lourdement sur le sol. Saisissant délicatement les hanches de ta compagne pour la guider avec une légère fermeté vers la toile tendu qui vous servirez de lit. Tandis que tu la guidais tu posas tes lèvres dans son cou pour un déposer quelques douceurs agrémentés de petites morsures. Tu poussas l’elfe sur la toile qui la rattrapa. L’idée que peut-être Irim devait vous chercher partout dans l’établissement te traversa la tête pendant une seconde, mais l’elfe dans sa chemise immaculé ne t’aida guère à te focaliser de tes devoirs. Puis le faire attendre te plaisait bien aussi. Les soieries tombèrent mollement. Tu repris néanmoins tes occupations, te défaisant à ton tour du peu de tissu qui couvert ta peau tu rejoins ta partenaire sur la tenture. Et tu te mis à découvrir le corps de la jeune femme du bout de tes lèvres et de langue.
Revenir en haut Aller en bas
Eliwa
Elfe
avatar

Féminin
Nombre de messages : 1679
Âge : 21
Date d'inscription : 10/08/2011

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge : 140 ans
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: Re: Pour l'amour d'un sou [Pv Liwa]   Mer 25 Mai 2016 - 12:15


Les vêtements tombèrent peu à peu, faisant un bruit sourd lorsqu'ils frappaient le sol. Elle frissonnait un peu plus chaque fois qu'elle savait le cuir toucher la pierre. Ou le bois. A vrai dire le plancher l'intéressait peu, la semie était bien trop entreprenante pour qu'elle puisse se concentrer sur autre chose. Basculant rapidement sur ce qui semblait être un filet, suspendu à bonne hauteur, elle sentit les mains de la sang mêlé parcourir son corps, avant que ses lèvres ne les rejoignent. Sa langue, ses dents, ses lèvres frôlaient son corps d'une manière si subtile et si sauvage à la fois que son corps se tendait, en demandant chaque fois un peu plus, chaque fois un peu plus fort. La chaleur l'irradierait bientôt entièrement et elle attendait cet instant avec impatience. Quand Amshet descendit le long de son bas ventre, elle la rattrapa pour quémander un baiser. Qu'elle lui donna sans se faire prier, laissant l'empreinte de ses dents sur sa lèvre inférieure. Guidant sa main vers l'attache de son bandeau, elle la laissa libérer sa vue, mais elle ne la reprit pas de suite. Elle garda un instant les yeux fermés, savourant la proximité de son souffle, la douceur de sa peau contre la sienne. Sa main s'aventura au dessus de sa poitrine, à la base de son cou. Elle s'y attarda quelque peu, laissant sa main réchauffer son torse. Puis elle descendit doucement, trouvant le chemin de sa gorge, appréciant ses formes généreuses. Sa bouche suivit, comme pour lui rendre la pareil. Mais s'arrêta bien vite, avant d'atteindre le nombril, car elle savait. Elle savait qu'elle n'était pas celle qui guidait, mais celle qu'on guidait. Elle lui laissait le dessus, parce qu'elle l'avait pris dès le début. Et elle se délecta, tout au long de leurs ébats, se laissa faire sans jamais tenter de prendre l'ascendance, se laissa surprendre encore et encore, croisant parfois le regard des amants d'Amshet.

Si cette situation l'avait amusée, si elle aurait aimé quelque part que l'instant ne se termine jamais, il prit tout de même fin et elles durent retourner à la réalité. Enfilant rapidement ce qui avait été plus tôt retiré, elle vola un dernier baiser à la semie avant de partir à la recherche de son employeur. En espérant qu'il ne l'aurait pas attendu trop longtemps. Mais à vrai dire, elle n'avait cure de ce qu'il pouvait bien penser de son absence, parce que cette dernière avait été largement justifiée. Et s'il décidait maintenant de ne pas la payer pour cet écart à son poste, elle ne lui en tiendrait pas rigueur. Elle connaissait désormais Amshet et elle savait que ce serait un atout futur. Retrouvant rapidement son chemin, elle siffla sa louve qui accourut aussitôt.  

 - Írim, vous voilà. J'imagine que vous avez fini votre bénévolat, vous avez encore besoin de mes services ?

Peut-être aurait-il besoin d'une escorte dans les rues, pour quitter Thaar, ou pour se rendre dans un nouvel endroit. Pour ce qu'elle en savait, il était possible qu'il la garde à ses côtés pendant un moment encore. Il fallait dire qu'elle s'amusait plutôt bien là, mais elle craignait tout de même qu'il y mette rapidement un terme. Ce n'était pas dans ses habitudes de s'absenter lors d'un contrat, mais ne les avait-il pas congédier temporairement ? La culpabilité n'avait pas lieu d'être, alors elle l'effaça rapidement. Glissant le bout de ses doigts dans le pelage d'Aralaurë, elle attendait sa réponse.
Revenir en haut Aller en bas
Amshet Ahk Afah
Sang-mêlé
avatar

Féminin
Nombre de messages : 133
Âge : 25
Date d'inscription : 04/07/2009

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  105 ans
Niveau Magique : Apprenti.
MessageSujet: Re: Pour l'amour d'un sou [Pv Liwa]   Mar 23 Aoû 2016 - 11:19

Les caresses, les baisers s’échangèrent entre les deux femmes avec fougue. Deux corps entremêlés dans une passion soudaine et passagère. Une passion qui n’aurait aucune conséquence, au contraire des risques que tu prends avec certain homme. Forte heureusement la nature ne t’avais jusque maintenant pas fait de mauvaise surprise. Puis tu avais une solution toute trouvée à ce type d’inconvénient, ta magie avait ce bon côté… Toi, Amshet, tu n’aurais surement jamais d’enfant légitime ou non. Tu n’as d’amour pour d’autre personne que toi !

Comme tout plaisir à une fin, vos échanges, mélanges de fluide et de corps arrivèrent à leur terme. On te vola un baiser, ce qui te fit sourire d’amusement, non sans t’être rhabillé tu pris le chemin des étages pour retrouver tes « invités ». Tu déambulas avec lenteur dans les couloirs emplit de soupires et de gémissements de plaisir un frisson parcourra ton échine satisfaite. Tu retrouvas à l’étage les deux immortels, tu payas la somme convenu à Ìrim et les raccompagnèrent à la porte. Bien entendu tu ne t’excusas guère de ton absence prolongé, ce n’étais pas ton genre. Tu les saluas brièvement sourire aux lèvres et referma la porte.  

Il n'y ai de bonne compagnie qui ne ce quitte !

[Hrp : Une petite fin sans prétention ! Sujet Clos]
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Pour l'amour d'un sou [Pv Liwa]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Pour l'amour d'un sou [Pv Liwa]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Pour l'amour d'une blonde... [Pv Aaron]
» [1754] Pour l'amour de ma reine (Angel-Hypnos)
» Rose gage d'amour éternelle et des lys gage de tendresse [Viktor]
» Pour l'amour du forum Haïti
» Pour l'amour d'une fille… [PV Coeur d'Âme]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Miradelphia :: Ithri'Vaan ~ CENTRE :: Principautés de Thaar :: Thaar (Cité)-
Sauter vers: