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 Conseil de La Ligue - 1ère séance [Nim, Blanche]

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Niklaus d'Altenberg
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MessageSujet: Conseil de La Ligue - 1ère séance [Nim, Blanche]   Mar 23 Fév 2016 - 22:45



HRP:
 





1ère séance du Conseil de la Ligue








Elenwënas de la 6ième énnéade de Vérimios de la 8ième année du 11ième cycle




La Diète avait été un succès, au moins partiel. De cela au moins l'on pouvait se féliciter. Le départ de Diantra de la plupart des nobles de la Ligue avait été rapide, chacun ayant de toute manière bien des choses à faire dans ses pénates. Seuls les grands de la Ligue devaient se retrouver le surlendemain à Christabel la ville. Pour Niklaus, il s'agissait également d'une course contre le temps pour retrouver à Apreplaine les nobles du nouveau duché du Garnaad pour parler de l'avenir. Bien des choses étaient en discussion, et il fallait au plus vite proclamer la formation du nouvel ensemble féodal et de son organisation.

Avant même de partir pour la Diète, les hommes en charge des anciens domaines royaux s'étaient déjà réunis plusieurs fois et avaient eu le temps de discuter en long en large et en travers de ce qu'ils entrevoyaient pour la suite des évènements. La fondation d’un nouvel ensemble devenait naturellement une évidence et il fallait discuter rapidement de son organisation. Les discussions à ce sujet avaient déjà été très avancées à l’issue de la réunion à Vallancourt, et il avait été décidé de différer la mise en place de l’organisation à après la Diète, pour pouvoir pallier au cas où les autres interlocuteurs se seraient retournés. Il fallait laisser la possibilité d’effectuer un pivot diplomatique de dernière minute si nécessaire.

C’est finalement ce qui arriva, mais dans une moindre mesure, seul le Langehack se retirant du protocole de paix. Finalement la signature des autres composantes permit de placer le Garnaad sur la trajectoire préalablement définie, et une nouvelle réunion eut lieu en Apreplaine dans la foulée de la Diète pour proclamer la formation du duché et l’élection de Niklaus.

Ce dernier avait longtemps échangé avec Messire de Vallancourt sur l’opportunité de prendre le poste, Niklaus étant très diminué par les derniers événements et par une sourde douleur mêlée à de la colère qui montait en lui suite au révélations concernant sa progéniture perdue. Malgré les remords de Niklaus, Vallancourt ne voulut du poste et sous les encouragements de ce dernier et des représentants du Valblanc et de Castel-Pic, accepta l’honneur qui lui était fait.

C’était donc la mort dans l’âme mais plein d’optimisme pour la ligue nouvellement constituée que Niklaus se rendit à Christabel la ville où étaient restés les représentants d’Erac, Messire de Velteroc et Mme de Hautval en attendant de retourner dans leurs domaines.

Il arriva en fin de matinée, une journée très chaude comme seul l’été Miradelphien permettait parfois. Christabel la ville était une ville quelque peu destabilisée par la présence d’encore un certain nombre de troupes de Velteroc et de Hautval. Le duc-électeur, car c’était là son nouveau titre officiel auquel il ne s’était pas fait, arriva donc entouré d’une petite garde de six hommes. Cela n’avait pas été très raisonnable, mais Niklaus ne se faisait pas encore à son statut. Lui qui avait jusqu’à présent oeuvré comme assesseur, à l’instar de ses ancètres, se retrouvait en ce jour comme représentant et arbitre d’un ensemble substentiel. Il ne doutait pas cependant d’être bien reçu, ayant conservé de bonnes, voire très bonnes relations avec ses futurs interlocuteurs.

Le conseil devait se dérouler le soir même, ce qui n’était pas pour déplaire au jeune duc-électeur, ce dernier voulant rentrer rapidement en Apreplaine. Mais les affaires publiques avaient comme toujours avec Niklaus pris le pas sur ses affaires privées.

La salle choisie pour le conseil était très simple, une table et quatre chaises, ce qui allait très bien à Niklaus. Il n’était pas un grand amateur de l’excès de faste, surtout pour les affaires publiques. Dans sa vie privée il était un amateur de choses épurées, même si elles pouvaient être sophistiquées.

Il attendit debout que les autres arrivent, les saluant chaleureusement à leur arrivée. Il constata avec plaisir que les derniers événements avaient rendu bien plus humble le duc d’Erac et ce dernier fut très courtois, ce qui était de bonne augure.

On s’installa. Il y eut un petit silence amusé, chacun devant naturellement goûter l’instant. Niklaus décida alors de prendre la parole.


“ - Je pense que nous sommes tous très émus de cet instant solennel. Nous avons attendu bien des jours et eut bien des frayeurs pour en arriver là où nous en sommes. Je pense formuler un vœu commun et nos aspirations communes en disant qu’aujourd’hui nous formons un nouvel organe de gouvernement que j’espère voir durer très longtemps et qui nous permettra certainement d’apporter une sécurité et une prospérité commune à nos domaines. Il s’agit ni plus ni moins de la première construction politique concrète visant à remplacer l’autorité royale disparue par un régime visant à faire reculer la tyrannie qui rongeait petit à petit l’autorité royale et à rendre à l’aristocratie son rôle de protection de ses terres et de ses sujets.

Un grand nombre de sujets doivent être abordés, et je me permets de vous soumettre un ordre du jour de ceux que je souhaiterais voir discutés, naturellement vous devez également avoir vos propres sujets brûlant, et je vous laisser ajouter à cette liste que vous trouverez bon.

Je propose ainsi de parler d’abord de la formation du gouvernement de la ligue, et en particulier de l’élection du chancelier, du premier magistrat et du connétable. Je souhaite également parler de la situation diplomatique actuelle, et des actions que nous devons menées en direction de quatre ensembles : le sud, le nord, Diantra, et le Langehack. Je souhaiterai également aborder une proposition de proclamation de la ligue que nous devrions envoyer à toute la péninsule et peut-être au-delà. Je me suis permis d’en rédiger un premier jet pour votre critique.”


Il fit passer trois parchemins à ses interlocuteurs.

Contenu du parchemin:
 

“ - Pour finir je souhaiterai également que nous parlions rapidement de la situation des productions agricoles dans la Ligue afin de nous assurer de la situation pour l’hiver à venir.”

Il fit une pause pour laisser les autres ajouter quelque chose si ils le souhaitaient puis continua pour donner son avis sur les sujets mentionnés, laissant à chaque fois les autres parler.

“ - Concernant le gouvernement de la Ligue, nous devons changer nos plans et je propose de l’établir ici-même, à Christabel en attendant de voir ce que l’avenir nous réserve. La situation de la ville, à une distance raisonnable de nos différents domaines, et sa protection militaire correcte permet d’en faire un siège provisoire raisonnable. Elle dispose de suffisamment de bâtiments publics pour abriter une administration primaire réduite. ”

Il laissa là encore les autres répondre.

“ - Concernant les postes de premier magistrat, de chancelier et de connétable, qui sont les trois postes clefs desquels découleront l’essentiel des attributions de la ligue, il faut je pense ne pas les confier à des assesseurs à ce stade. Pour ma part je pense qu’il serait profitable que M. de Velteroc prenne le rôle de connétable de la ligue, nous sortons d’une guerre et même si je prie les Dieux pour que nous n’y retombions pas avant bien des années, nous devons rester méfiants. Étant donné que le Garnaad doit réformer ses armées, qui sont dispersées entre milices domaniales et restes de l’armée royale, et que vos propres armées du Médian sont encore sur le bien équipées et en ordre de bataille, il paraîtrait logique que vous assumiez cette tâche, votre expérience permettant certainement à l’Erac et au Garnaad, par vos conseils, de remonter rapidement leurs propres défenses. Cela vous permettra également de prendre les mesures adéquates et expéditives pour renforcer la défense interne de la Ligue en attendant le futur conseil. A cela s’ajoute l’échange des territoires avec le Langehack que nous devrons organiser et dont vous aurez certainement la charge diplomatique en tant que connétable.

Je souhaiterai pour ma part vous proposer d’assumer la charge de la chancellerie. Outre mon inexpérience militaire qui ferait de moi un mauvais connétable, je pense que mes qualités sont plutôt de l’ordre de l’administration et de la diplomatie. Je pense pouvoir former rapidement une administration civile efficace qui permettra de réorganiser les finances de la ligue et de lancer sa diplomatie.

Concernant la première magistrature, dont la tâche complexe sera d’organiser la justice entre les seigneurs de la Ligue pour toutes les infractions aux actes de cette dernière ou pour les arbitrages entre deux seigneurs de deux domaines différents, je pense que Mme de Hautval pourrait assumer cette fonction.”


Il laissa à nouveau les autres s’exprimer sur ces sujets.

“ - Concernant la diplomatie, je pense que nous devons apaiser les tensions avec nos voisins et débuter des discussions exploratoires avec le nord et le Soltaar. Je suppose que vous avez eu le temps de lire ma proposition de proclamation, je vous laisse m’en dire ce que vous en pensez. Dans tous les cas je pense que si nous souhaitons promouvoir délicatement la Ligue et son système, il serait surtout profitable d’explorer un rapprochement nordique. Je pense que nous devons pratiquer une diplomatie d’apaisement, visant principalement à ménager notre image et prouver que nous sommes de bonne volonté. A ce prix nous pourrons convaincre le reste du continent que nous ne sommes pas des régicides mais de bonnes gens.

La guerre nordique avec les hordes drows est en passe de s’apaiser d’après mes informations. Une victoire du nord sur les sombres sera une nouvelle bienvenue, et nous devons engager rapidement des discussions avec ces derniers. Je pense que notre système pourra en intéresser plus d’un, si nous prouvons que nous tenons nos engagements et que nous sommes apaisés. Je me propose de mener ces discussions exploratoires. ”


Les autres purent à nouveau répondre.

“ - Par ailleurs la situation à Diantra mérite toute notre attention. La révolte sur place face au Langehack prouve que la ville est en ébullition et cherche des solutions concrètes. Je pense également que nos idées ont fait leur parcours parmi les bourgeois de la ville et l’idée d’une cité libre n’est pas pour leur déplaire. L’autorité royale mise à bas, je ne pense pas qu’ils voient d’un très bon oeil le remplacement de la régence par le Langehack. Si nous pouvons les convaincre de l’auto-détermination dont ils jouiront dans la Ligue, nous pouvons envisager je pense de les voir revenir à la Ligue.

Pour autant Diantra est un cadeau empoisonné, car la ville n’est plus que l’ombre d’elle même. La reconstruction entamée par le Langehack fait preuve de lacunes importantes, et a eu pour conséquence naturelle une inflation des prix des matériaux. L’erreur principale de ces derniers, que j’ai répété plusieurs fois a été de vouloir donner la priorité à démontrer la reconstruction par la construction d’immeubles plutôt que de donner la priorité à la logistique. Je suis convaincu que la reconstruction telle qu’initiée par le Langehack et Missède conduira d’ici à l’hiver à la ruine de l’un et de l’autre. Ruine financière pour Langehack et famine pour Diantra. Cela signifiera donc le départ de milliers voire dizaine de milliers de réfugiés Diantrais vers nos domaines cet hiver.

Diantra peut sur le long terme être une excellente opportunité, mais sur le court terme elle nécessitera que l’ensemble de nos domaines prennent des décisions fortes en particulier sur la nourriture en forçant un rationnement important et en profitant de la fin de l’été et de l’automne pour augmenter rapidement notre production alimentaire. Je pense que c’est faisable, mais nécessitera de l’administration de la ligue qu’elle prenne rapidement d’importantes décisions agricoles pour notre compte commun, et également que nous gérions avec attention une reconstruction graduelle et moins m’as-tu-vue que celle de nos collègues. “
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Nimmio de Velteroc
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MessageSujet: Re: Conseil de La Ligue - 1ère séance [Nim, Blanche]   Mer 24 Fév 2016 - 9:09

Nimmio écoutait avec grand intérêt les propos du nouveau Duc du Garnaad. Après l’avoir longtemps suspecté d’être un arriviste opportuniste, il avait fini par voir en Niklaus un homme d’une rare sagesse et d’une grande mesure. Ce dernier avait réussi à démêler une situation complexe en les terres qu’il gouvernait désormais et à ménager la chèvre et le chou afin que les épées demeurent dans les fourreaux où elles venaient de se ranger. Aucun événement n’avait réussi à le déstabiliser et, avec son bâton de pèlerin,  il avait continué, patiemment à participer à l’élaboration de cette ligue, seule garante à l’heure actuelle de la paix.

Après la fin de la Diète, l’Archiduc du Médiant s’était immédiatement rendu en Christabel, accompagné de sa délégation et de sa femme. Il voulait profiter du trajet en sa compagnie pour rattraper le temps perdu ces derniers jours d’agitation diplomatique. Mais la situation requérant ses décisions, il n’avait cependant pu couper tout à fait à ses obligations.

Il avait en effet envoyé des messagers en avant-garde à son frère Jesbel, le futur Comte de Christabel et à son cousin Clotaire, futur Baron d’Estaria, leur demandant de renforcer la présence militaire du Médian dans le sud d’Estaria. Langehack refusait de restituer Diantra comme il était prévu qu’il le fasse, il n’était donc pas question qu’il s’empare de la partie sud de la Baronnie afin de constituer celle d’Edelys. S’il voulait l’obtenir comme il en avait émit le souhait, il lui faudrait respecter sa part du contrat.

Après un court voyage, ils étaient finalement arrivés en vue de leur capitale temporaire. La Ville trônait à nouveau fièrement au sommet de sa colline et sur ses murs flottaient les étendards du Grand Duché. Malgré un long siège, elle avait été particulièrement bien préservée. La rampe d’assaut et les vestiges des combats avaient disparus et seuls quelques indices demeuraient encore des événements funestes qui s’y étaient déroulés.

Passant la porte de la ville le couple ducal continue a sa route par la grande rue, jusqu’à la place principale où une foule s’était massée afin d’observer leurs souverains. Si l’appréhension avait été la marque de la première entrée des velteriens dans la ville, il n’en restait désormais plus aucune trace. La soldatesque du médian s’était en effet cent fois mieux comporté qu’on ne le leur avait annoncé et avait respecté la propriété et l’intégrité de chacun. Nuls troubles ne s’étaient développés sous la surveillance des montagnards comme ils se plaisaient à les surnommer. Christabel avait désormais des seigneurs de pleins exercices, cela lui rappelait l’époque lointaine à présent où elle disposait du même statut et de pouvoirs qu’elle avait perdu au profit des terres royales.

Après cette pérégrination, l’Archiduc du Médiant prit ses quartiers à la citadelle où il avait attendu que l’ensemble des invités arrivent pour laisser Niklos débuter les festivités. C’est ainsi dans la salle du trône christabelois, devant un siège symboliquement vide que débuta la réunion, dans une ambiance plus détendue qu’à la Diète. Niklos avait prit longuement la parole afin d’énoncer ses vues et il revenait à présent à Nimmio de lui succéder au crachoir. Il se leva ainsi lentement et solennellement tendis que son prédécesseur s’asseyait et entreprit sa démonstration.

Mes très chers Pairs,

Je souhaite féliciter avant toute chose le Duc Niklos pour son élection. Je suis heureux que les seigneurs du Garnaad aient su voir en lui le seigneur le plus à même de les guider en ces temps décisifs et le reconnais sans hésiter un seul instant parmi nous.

Je vous remercie également d’être tous ici présents, en cette terre de Christabel qui a enfin retrouvée la place qu’elle occupait jadis au sein d’un médian fort et unifié. Je tiens plus particulièrement à remercier la délégation Eracienne d’avoir fait le déplacement malgré les écueils qui ont pu entacher nos relations réciproques ces dernières années et je souhaite que la hache de guerre soit définitivement enterrée entre nous.

Mais venons en à présent à ce qui nous amène en ces lieux, venons en à la mise en place concrète de notre ligue.

Notre pair, le Duc de Garnaad  à annoncé un certain nombre de propositions qui me paraissent justes et empreintes de bon sens. Aussi, si vous les appuyez, accepterais-je avec honneur et humilité le titre de Connétable de notre Ligue et prêterais alors le serrement d’en défendre les terres, dus-ce être au péril de ma vie.

Concernant la diplomatie, je pense que le faite que nous soyons aujourd’hui réunis en ces lieux et dans une ambiance apaisée atteste des qualités de Niklaus d’Altenberg en ce domaine et j’appuierais sa désignation sans aucune hésitation.

Concernant enfin le pouvoir de justice entre les seigneurs, je ne m’étendrais pas d’avantage. S’il y a bien une personne dont la connaissance des lois, des légitimités et des mœurs ne souffre aucune comparaison en ces terres, c’est bien l’Archiduchesse Blanche d’Ancenis. J’appuierais donc également sa nomination.

Mais j’ai moi-même une proposition additionnelle à formuler. Nous avons présentement discuté de trois charges régaliennes, il en reste à mes yeux une quatrième, à savoir celle de la trésorerie de la ligue et de la gestion de ses finances. Je propose à cette délégation, s’il l’accepte, la désignation d’Harold du Lyron, Duc d’Erac que je reconnais à cette occasion comme mon pair.


Un instant de surprise flotta dans l’assemblée. Les représentants eraciens n’en revenaient visiblement pas. Après des années de conflit diplomatique et militaire, l’Archiduc du Médian venait de proposer Harold du Lyron, son ennemi d’hier encore à un ministère régalien de premier ordre. Mais avant qu’un brouhaha n’ait le temps de s’installer, Nimmio reprit de plus belle.

Il est grand temps que les ennemis d’hier apaisent leurs cœurs et que la rancœur fasse place au pragmatisme et à l’apaisement. Bien des dangers nous guettent et bien des ennemis attendent le moindre signe de faiblesse de notre part pour frapper. Il est de notre devoir de ne former qu’un seul et solide bloc d’acier, une ligue indissociable et déterminée, une ligue ouverte aux autres, mais dont la solidité découragera chacun d’attenter à ses intérêts. Pour cela, nous  avons besoin du savoir faire et de la force de chacun et c’est unis que nous relèverons le défi.

Il marqua une pause, revenant sur les propos du Duc de Garnaad concernant la stratégie diplomatique à appliquer et la situation spécifique à Diantra. Bien des choses restaient à faire pour que la paix ne soit définitivement installée, mais les choses semblaient désormais se dessinent sous un jour plus favorable que par le passé.

J’appuie pleinement la teneur du message à diffuser auprès des autres seigneurs de notre péninsule. Il est clair et précise et dépeint, il me semble, assez bien notre volonté. Je pense également que le nord représente une terre de mission des plus adéquates pour notre diplomatie. Il me semble divisé et instable et peut-être pourrons nous lui apporter une aide non négligeable pour se structurer et nouer avec lui de solides liens d’amitiés et de commerce dont nous avons grandement besoin.

Concernant Diantra, il est clair que la ville n’a pas vocation à rester langecine. Déjà au bord de l’asphyxie, elle ne pourra survivre coupée de son arrière pays et de ses voies d’approvisionnement principales. J’essayerai d’entamer prochainement les négociations avec Langehack pour que nous sortions de cette crise dont j’ignore pour l’heure les fondements. J’espère cependant qu’il ne sera pas nécessaire de tirer l’épée du fourreau. Il n’y aurait rien de bon à gagner d’une nouvelle effusion de sang.


Il se rassit finalement. L avait bien des choses à dire encore sur la défense de la ligue et sur la réforme de ses armées, mais n’ayant pour l’heure pas officiellement été désigné Connétable du royaume, il n’avait point la légitimité de s’exprimer sur ces enjeux.  
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Niklaus d'Altenberg
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MessageSujet: Re: Conseil de La Ligue - 1ère séance [Nim, Blanche]   Jeu 25 Fév 2016 - 18:57



Niklaus écouta avec calme et attention les propos de M. de Velteroc. Il n’y trouva rien à redire.

“ - Si Messire du Lyron souhaite venir me seconder à la chancellerie en prenant la Légature de grand argentier, je n’y vois naturellement aucune forme d’opposition, comme nous ne nous connaissons au final tous que très peu, et que chacun sait que l’argent est une puissance parfois trouble pour l’âme des hommes, il sera profitable pour notre confiance commune que les finances soient supervisées par deux personnes du conseil à la fois. Je suis certain que M. du Lyron et moi-même n’auront aucun mal à travailler ensemble et je suis certain qu’à nous deux nous parviendrons à assumer avec succès la tâche d’organiser la chancellerie et le Trésor.

Je suis appelé à voyager vers le nord pour engager nos voisins, et vous même Messire de Velteroc serez certainement occupé principalement sur mes terres et sur les vôtres à résorber la conscription d’une part et à réorganiser l’armée du Garnaad de l’autre, tâche pour laquelle je donne d’ailleurs à vos fonctions de Connétable entière délégation sur les forces du Garnaad pour toute la durée de la réforme. En conséquence je propose de raccompagner Messire du Lyron à Erac, nous pourrons formuler un plan d’organisation de l’administration de la ligue que nous pourrons vous soumettre par écrit. Je pense de toute manière que nous aurons beaucoup à échanger par écrit pour nous coordonner en attendant le prochain conseil, qui n’aura certainement pas lieu avant, au mieux, le milieu du mois prochain.

L’administration de la ligue ne devant pas être opérationnelle avant le milieu du mois prochain, au mieux, chaque domaine devra prolonger l’effort d’administrer les tâches régaliennes par lui même dans l’intervalle.

Nous nous sommes mis d’accord avec M. de Vallancourt que pour une durée réduite, le temps de convenir d’un seigneur à sa tête, la baronnie de Castel-Pic sera administré par Vallancourt et le comté de Valblanc par l’Apreplaine pour les sujets ne pouvant être traité par les officiers locaux. J’ai donné délégation totale à M. Alex Jäger, mon surintendant, de s’occuper plus précisément de l’accueil des réfugiés de Diantra. La ville est en proie à une révolte grandissante, comme je vous en faisait part, et la main de fer que tente d’y appliquer le Langehack convainc nombre d’habitants de déferler sur les terres alentours, c’est à dire le Garnaad. Le Valblanc accueillait déjà avant cela une grande partie des habitants de Diantra que nous avions mis au travail sur ces terres très arables afin de parer à une famine hivernale. Si la situation à Diantra tourne à une occupation totale par le Langehack, il sera certainement nécessaire de parer au manque d’habitation en construisant une cité nouvelle dans le Valblanc. Mon bilan en Apreplaine et mon attitude libertaire et raisonnée étant bien connue des sphères bourgeoises et des artisans de Diantra en opposition aux poussées dernièrement tyranisante des maîtres du Langehack, il est clair qu’un grand nombre de ces personnes de potentiels ont déjà fait un calcul rapide de l’endroit où ils seront le plus à même d’exécuter leur art et d’en conserver les fruits, d’où ces vagues de réfugiés, car nous ne voyons pas arriver que des pauvres gens, loin de là.

Toutes ces préoccupations étant avant tout des affaires internes au Garnaad, ces déplacements massifs de populations allant surtout vers nos terres, je ne souhaite pas en faire un fardeau pour le reste de la Ligue et me contente pour le moment de vous le signaler, car je suis confiant sur nos capacités d’accueil. Les projections de M. Jäger indiquent que jusqu’à environ un tiers de la population actuelle de Diantra, nous seront capables de tenir sur nos propres réserves, ce nombre dépassé, et jusqu’aux deux tiers de la population, nous serons capables d’assumer la charge alimentaire, mais auront besoin de votre soutien afin de construire rapidement des habitations supplémentaires. Au delà et si la ville se vide totalement de ses habitants, nous seront obligés de faire appel à votre charité et d’accepter de prendre sur vos domaines une partie des réfugiés.

Cette situation pénalise énormément les perspectives économiques de Diantra en dehors de la Ligue, sujet de mon intervention précédente, et c’est pourquoi je vous suggère mon cher Messire de Velteroc de laisser la capitale aux Langecins si ces derniers ne souhaitaient pas accéder aux demandes de la bourgeoisie d’en faire une ville libre. Qu’ils se débrouillent avec cet énorme boulet à leur pied, qui, d’ores et déjà vidé d’une grande partie de sa substance, et n’apporte aucun intérêt économique ou militaire majeur.”


Il fit une pause pour laisser les autres réagir.

“ - J’ajoute que je suis très inquiet des actions du Langehack. Messire d’Asnozia, que j’ai rencontré plusieurs fois, à toujours soufflé le chaud à mon endroit en privé et soufflé le froid en public. Une méthode peu glorieuse de négociation diplomatique et qui m’amène à penser sans détour que ce dernier effectue un pivot diplomatique vers le sud. Je vous suggère la plus grande méfiance à ce sujet. J’ajouterai que je n’ai plus aucune confiance dans la parole de l’homme. Il parait plus que certain que ce dernier joue le jeu du Soltaar où, sauf erreur de ma part, il a lui même des intérêts familiaux.

A ce titre je m’inquiète de la porosité de la frontière sud, et en particulier de l’intérêt que pourrait revêtir une veille attentive auprès des ponts sur le Garnaad de manière, si nécessaire, à couper ces derniers au cas où une attaque devait se préparer en provenance du Sud. Les Soltaari étant les plus royalistes d’entre tous, nos idées d’auto détermination y seront combattues avec force, et il est à craindre qu’ils ne cherchent la moindre excuse pour nous attaquer, voire n’attendent même pas d’excuse. J’aimerai beaucoup connaître votre opinion sur le sujet Messire de Velteroc.”


Il s’arrêta encore un instant.

“ - Vous pouvez avoir confiance dans le Garnaad. Je connais ces terres mieux que personne. Les gens des anciens domaines royaux sont fiers, et harassés par des siècles d’un règne sans partage d’une Couronne plus centrée sur ses intérêt et sur ses tentatives de domination de la Péninsule que sur le bien être de ses gens. M. d’Asnozia a commis une faute importante en pensant pouvoir régner par la force sur Diantra, la fuite que cela entraine en est la preuve.

Si nous venions à être envahis par les royalistes, je pense que nous, anciens barons des domaines, aurions un soutien sans faille du peuple des anciens domaines royaux, et des réfugiés Diantrais. Si ces gens ne sont pas des guerriers de base, la multitude en elle-même devrait faire réfléchir à deux fois tout attaquant. Afin de garantir cet état de fait, je compte souligner aux sujets du Garnaad l’attachement que nous avons à leurs libertés, et la condamnation très ferme que nous faisons des agissements du Langehack ainsi que notre volonté d’accueillir dans le Garnaad toutes les familles souhaitant fuir Diantra. Je souhaitais soumettre à votre avis cette politique que nous allons prendre, car elle ne facilitera certainement pas vos relations avec le Langehack.”


Il fit une dernière pause.

“ - Pour finir j’aurai aimé savoir quelle étendue de pouvoir vous me laissez pour négocier avec les nordiques.”
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Nimmio de Velteroc
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MessageSujet: Re: Conseil de La Ligue - 1ère séance [Nim, Blanche]   Jeu 3 Mar 2016 - 16:04

Nimmio écouta avec attention le Duc de Garnaad dans la réponse qui était faite à sa proposition de donner au nouveau Duc d’Erac une charge à la hauteur de ses attentes et qui lui permettrait de démontrer à ses vassaux, s’il en était besoin, que sa stature demeurait assurée.

Je ne peux que me réjouir que cette proposition vous plaise. Je pense en effet que M. du Lyron a toute la compétence et l’énergie nécessaire pour vous accompagner dans cette tâche colossale qui s’annonce, que de permettre à notre ligue d’affronter les difficultés économiques à venir.

Je ne peux également qu’approuver la proposition que vous me faites de réorganiser les armées de notre ligue. Entourés que nous sommes, de territoires hostiles, nous ne pouvons nous permettre de retarder encore le redressement de nos armées. Le Médian étant actuellement dans une situation des plus stable et ses armées étant bien entrainées et équipées, il est en effet en mesure d’apporter un soutien dans ce sens. Les forges Velteriennes travailleront également et activement à produire les équipements, armes et armures dont nous aurons besoin dans ce cadre et, je suis certain que les éleveurs d’Erac seront plus que ravis de nous fournir leurs réputés destriers pour rétablir une chevalerie digne de ce nom dans le Garnaad.


Il avait prononcé ces mots en direction de Harold à qui il faisait finalement beaucoup de concessions sans même que ce dernier les ait demandées. Mais il ne fallait pas non plus y voir un acte désintéressé. L’Archiduc du Médian savait qu’Erac était un des territoires clefs du dispositif de protection de la ligue et que le faite que ce dernier soit en bonne santé et volontaire était un gros plus pour leur cause commune.

De plus, je propose que le changement de statut d’Erac, qui redevient un Duché de plein exercice, ne remette pas en cause sa participation à la direction et aux dispositifs de l’Ordre de la Main écarlate qui est, à mes yeux, un des outils les plus efficaces pour assurer notre protection. Je vous proposerais d’ailleurs Messire d’Altenberg que le Garnaad intègre ce dispositif à terme si vous le souhaitez. Mais ce sera l’objet d’une autre réunion je le pense, les choses étant encore en train de se mettre en place dans les configurations actuelles.

Je ne vois par ailleurs pas d’inconvénients à ce que nous discutions par courrier des évolutions prochaines de nos territoires pendant la durée de vos nécessaires voyages diplomatiques. Nous ne pouvons rester immobiles quand le monde qui nous entoure évolue.

Concernant la situation à Diantra, vous êtes visiblement plus informés que moi. Si mes hommes ont repéré des mouvements de population, j’étais loin de penser que la situation puisse être aussi catastrophique. Dans ce cas, il est évident que le Garnaad pourra compter sur le soutien du Médian si d’aventure l’afflux de population devait dépasser ses capacités d’accueil.


Nimmio fit une pause à l’énoncé de la situation avec le Langehack. Celle-ci le préoccupait particulièrement. S’il comprenait parfaitement que les flues et reflues diplomatiques aient pu contrarier le Duc Oshid, il ne comprenait en revanche pas comment cela avait pu dégénérer au point qu’il s’extrait totalement des négociations tout en prenant Diantra en otage.

Je dois avouer que la situation m’inquiète également. Je ne comprends pas où le Duc de Langehack veut en venir. Il avait toutes les latitudes pour négocier les points du traité qui ne lui convenaient pas.
Son refus de participer à la Diète et ses actes qui ont suivis ne laissent rien présager de bon. Quelque chose nous échappe et il faut que nous tirions tout cela au clair. Qu’il joue le jeu do Soltaar me surprendrait, mais comme rien n’est impossible, il vaut mieux prévenir que guérir.

J’irais donc rencontrer Oshid pour m’enquérir de la situation et essayer de le raisonner. Peut-être acceptera-t-il de discuter et de revenir sur certains de ses décisions malheureuses. Mais j’ai bien peur de devoir user en attendant de mes prérogatives de Connétable pour assurer la sécurité des territoires limitrophes des possessions langecines.

Dans ce cadre, pouvez-vous, Messire d’Altenberg me faire état des garnisons postées le long des fleuves et sur les ponts qui l’enjambent ? Pouvez-vous également leur faire parvenir l’information de ma nomination afin que je puisse leur faire parvenir mes recommandations ? De même, et afin de pouvoir officier plus efficacement, pensez-vous que l’un de vos conseillers où vassaux accepterait de me seconder et de me conseiller pour la direction des troupes du Garnaad ?

Concernant la frontière sud, je m’inquiète comme vous de les voir franchies dans les ennéades à venir. Cependant, les premiers contacts que j’ai eus avec Soltariel étaient des plus mitigés. En effet, il m’a rapidement semblé que la stabilité du Soltaar était précaire et qu’avoir un ennemi comme nous à agiter pour fédérer les seigneurs autour de lui était une aubaine à leurs yeux. Aussi, passer pour l’agresseur serrait mal jouer de leur part, surtout que numériquement, nous avons sur eux une avantage équivalent à celui qu’ils sur les mers. Nous attaquer serrait à terme s’exposer à de grosses déconvenues. Mais une fois de plus, rien n’est impossible. Maintenir vos garnisons en alerte et construire des postes d’observation à la frontière me semble être une sage décision en attendant la construction de structures plus définitives.


Il se rassit alors tranquillement avant de conclure son propos par la réponse à l’ultime question de Niklaus.

Pour ce qui est de négocier avec le nord, je vous laisse toutes les latitudes quant à vos propos pourvus que l’intérêt de la ligue soit assuré, ce dont je ne doute pas. Si vous le souhaitez et afin que vous ayez à votre disposition toutes les informations dont vous pourriez avoir besoin sur le Médian, je peux vous détacher un de mes conseillers.
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Niklaus d'Altenberg
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MessageSujet: Re: Conseil de La Ligue - 1ère séance [Nim, Blanche]   Lun 7 Mar 2016 - 20:33

Le baron d’Apreplaine croisa les mains sur la table, écoutant avec attention les remarques et suggestions du duc du Médian. Le duc d’Erac quant à lui intervint pour ajouter quelques mots, confirmant qu’il acceptait le poste et confirmant qu’il travaillerait avec plaisir avec Niklaus. Tout le monde autour de la table avait envie d’avancer, c’était palpable, et cela était très bien. Il ne connaissait pas les dispositions militaires dont le duc du Médian voulait parler, mais il ne doutait pas qu’ils auraient le temps d’en reparler.

" - Nous resterons donc tous les quatre en contact de cette manière, moi en Ambassade au nord, vous aux alentours de Diantra, vous en Erac et Mme de Hautval là où elle souhaitera s’établir. M. du Lyron et moi-même auront besoin de personnes de confiance pour les seconder, et pour assumer les principales fonctions au sein de la Ligue. Je vous proposerai avec M. du Lyron une organisation de l’administration de la Ligue sous peu. Outre votre avis sur la question, je serai très heureux si chacun d’entre nous pouvait soumettre des idées de noms pour les principales fonctions que nous créerons. Il serait profitable que les principaux Légats de la ligue soient issus de nos quatre domaines, de cette manière nous favoriserons les travaux de concert entre les personnes à la tête bien faite de nos domaines ainsi que la connaissance de l’administration de la Ligue de problème locaux.

Mon objectif de toute manière, et je suppose que vous m’approuverez en ce sens, est de maintenir un maximum de compétence dans nos domaines respectifs et de n’élever au sein de la Ligue que les tâches nécessitant impérativement un regard supérieur d’administration. J’entends par là la construction des principales infrastructures ayant vocation à être stratégique pour nos économies, notre défense -en collaboration avec vous Messire de Velteroc-, et notre diplomatie. J’entends également par là la frappe de la monnaie.

Par ailleurs je pense que nous devons nous appuyer sur chacun des domaines pour assumer l’exécution de ces tâches et ne maintenir dans les faits au niveau de la Ligue que la coordination. Pour donner un exemple concret, la ligue ne frapperait pas elle-même sa propre monnaie mais donnerait à chaque domaine les droits de frappe au mois le mois. Afin de favoriser le commerce et la production par les personnes les plus à même d’exécuter avec habileté leur art, je pense également que nous devrions nous reposer essentiellement pour les dépenses d’équipement sur des commandes faites aux artisans et aux bourgeois de nos domaines plutôt que la construction de structures au niveau de la ligue. Y compris pour l’équipement militaire."


Il fit une pause.

" - Concernant les Ambassades que je souhaite mener au nord, je serai plus qu’heureux de prendre les conseillers que vous me donnerez avec moi. Inversement et conformément à votre suggestion, je préparerai dès mon retour à Apreplaine et avant mon départ pour le nord, un édit concernant votre prise en main des affaires militaires au Garnaad.

J’ai commandé un rapport sur l’état de la situation des réfugiés Diantrais à Mme Suzanne de Eberhard, qui assure la régence de Valblanc. Il vous sera également transmis naturellement. A ce stade je reste confiant sur la situation et notre maîtrise. Nos méthodes au Garnaad et ma propre façon de gouverner sont -je pense pouvoir le dire sans trop m’avancer- à l’exact opposé des façons de régner et d’être du Langehack et de ses maîtres. Nous aurons donc, j’en suis convaincu, bien plus de succès avec les populations Diantraise qu’ils n’en n’ont eu. Ces personnes sont surtout fatiguées du statu quo et réclame des réformes. Le simple fait que les bourgeois de Diantra se soient montrés si réceptifs et aient tant poussé pour l’idée d’une ville libre à Diantra en est l’expression.

A présent que cela leur a été retiré, il me parait normal qu’ils préfèrent à la tyrannie de la troupe une contrée qui tiendra les promesses qui leur a été faite.

Beaucoup dans la péninsule réagiront je pense avec choc à la nouvelle de notre création, qui redessine en profondeur les contours du pouvoir et la façon de gouverner. Notre création est le retour à mon sens à une féodalité plus pure et confirme d’une certaine manière que nous sommes plusieurs peuples aux destinées communes mais aux humeurs et coutumes différentes. L’union provenant de l’entente de l’aristocratie en opposition à l’union autour d’une Couronne devant par nécessité devenir tyrannique pour assurer l’union n’est pas un concept qui passera rapidement dans les mœurs.

A ce titre nous devons être vigilants à ne pas donner le moindre signe, la moindre velléité guerrière. Si nous voulons tenir le rôle que nous nous sommes donnés d’être le symbole d’un gouvernement raisonné et agile, il est impératif que nous ne soyons des agresseurs pour personne. C’est pour cette raison que je défends encore une fois l’idée que récupérer Diantra ne doit pas être pour nous une priorité. Bien que la période transitoire soit difficile, nous disposerons en temps voulus d’une force économique plus grande que Diantra ne l’a jamais été car nous avons pour nous le savoir faire de ceux qui la quitte et la volonté de leur donner les moyens de l’utiliser pleinement. Diantra ne vaut pas une bataille. Loin de là. Et elle nous permet de nous placer du bon côté de l’échiquier diplomatique, car si nous cherchons à aider les pauvres diables à Diantra par la force, nous sommes certains que nos ennemis nous dépeindront comme des va-t-en-guerre. Pour dire les choses avec clarté, beaucoup vous collent encore cette étiquette Messire de Velteroc. Et peu importe qu’ils aient torts ou raison, il s’agit ici d’un problème de perception, et la perception n’a que peu faire de la réalité.

Il est impératif pour nous de conserver également la perception de ce que nous souhaitons être. Ne me prenez pas néanmoins pour un pacifiste bêlant, je vous rassure de suite. Si je souhaite la paix, cela ne m’empêche pas d’être réaliste sur nos chances de survie sans s’assurer de maintenir l’avantage militaire, et c’est pourquoi je soutiendrai naturellement votre action en ce sens avec toute ma force."


Il fit une nouvelle pause.

" - Pour répondre précisément à votre question, nous disposons dans les domaines royales d’un potentiel militaire mais qui est bien mal mis à profit. Je mettrai à votre disposition MM. Jäger, l’intendant du duché qui s’occupe également de préparer les financements concernant les places fortes et ports, Vallancourt, à qui j’ai donné la responsabilité d’organiser militairement le duché en votre attente, et Klaus Rosenberg mon bâtisseur en chef.

Nous disposons d’une population très importante et qui nous est très favorable. Elle l’est d’autant plus depuis la réforme. Je ne doute pas qu’en cas de besoin nous trouverons les moyens de galvaniser ces foules contre un envahisseur. Les gens sont fiers de leurs terres, et aussi paradoxalement que cela puisse paraître, la proximité avec la Couronne a établi une distance entre l’institution et ses sujets. Le roi passant plus de temps à contenir les ferveurs de ses vassaux qu’à soutenir l’action des barons de ses terres, nous sommes devenus les principaux interlocuteurs des sujets des domaines royaux et notre rôle a été bien plus vu comme celui d’intercesseurs auprès de l’autorité de la Couronne que de personnes déclinant cette dernière vers le peuple.

A cette réserve bien réelle et non négligeable de sympathie que nous entretennons avec nos sujets, mais qui nécessite que nous puissions prouver que nous sommes les défenseurs et nons les attaquants, s’ajoute les milices domaniales. Malgré les moqueries de certains, elles sont une force connaissant bien le terrain et disciplinée. Si elles sont mal équipées en raison des limitations importantes que nous donnait la couronne en la matière, elles sont néanmoins fidèles et bien organisées. Avec la disparition des armées royales, elles tiennent leur rôle et sont présente dans toutes les fortifications ou casernement des domaines autrefois sous contrôle de l’armée. Pour ceux qui ne sont pas occupés par vos propres forces naturellement… Si elle sera certainement d’une grande aide dans les domaines, la milice ne peut être considéré comme un atout en cas d’un épisode de combat en dehors des frontières du Garnaad.

Les frontières sont contrôlées à ce stade et nous disposons des moyens de connaitre des mouvements à nos frontières y compris une pénétration, mais nous ne disposons pas des moyens de repousser une armée bien entrainée si elle devait faire mouvement.

Un débarquement sur nos côtes est improbable au nord de Syriac, la côte étant assez découpée. Mais il faut réfléchir avec sérieux à cette éventualité.

Les petits ports de pêches sont quant à eux des lieux impropres à un débarquement d’une armée complète, en raison du temps de déchargement nécessaire et de l’inexistance de quais dignes de ce nom pour les bêtes. Syriac me semble une cible potentielle mais le port est bien organisé contre une attaque ennemie. Une adaptation du dispositif est en cours néanmoins, M. di Montecale, amiral du Langehack ayant inspecté le port avant que la situation avec le Langehack ne tourne court. Je me désole de cet état de fait, car je m’étais lié d’amitié avec le personnage, mais la vie est ainsi faite et je ne saurai dire si ce dernier vendrait ou non les secrets de notre organisation. Dans le doute nous modifions tout ce qui peut l’être, de manière à ce que ce dernier se retrouve sans plus d’information qu’un potentiel ancien dignitaire des terres royales. En particulier nous modifions le dispositif de veille portuaire et d’interdiction d’entrée au port, les signaux d’approche et le principe des rondes côtières. Le burgrave de Syriac est un homme compétent, ancien de la marine royale et disposant d’ingénieurs compétents, je vous le recommande.

Concernant les ponts, ces derniers sont tenus mais ne sont pas aisément destructibles pour ceux en pierre. Selon vos ordres, nous pouvons organiser une pré-sape. Le gué de Valmont-sur-Garnaad est quant à lui un lieu plus stratégique car potentiellement praticable en cette saison même si le pont y est détruit.

Voilà pour la situation militaire en deux mots. Je pense que vous pourrez de toute manière avec les personnes dont je vous ai parlé, qui sauront mieux vous guider que moi en la matière."


Il fit une dernière pause.

“ - J’aurai pour finir bien aimé parler des projets d’importance dont la ligue devrait dès maintenant organiser leur réalisation. J’en vois plusieurs qui me paraissent être d’importance. Le premier serait d’organiser avec efficacité la défense des frontières par des positions fortifiées. Le second serait le pavement des routes principales de nos domaines, profitable aux mouvements commerciaux et aux mouvements de troupes, et enfin le dévelloppement d’infrastructures portuaires sur la facade érisienne. Syriac est le seul port digne de ce nom des domaines sur l’Eris à ce stade. Je vous en fournirai les plans ainsi que les plans modifiés des travaux que nous allons mener pour donner une stature de port principal sur l’Eris. Je sais que dans nos discussions vous parliez de l’accès à la mer qui vous préoccupait grandement Messire de Velteroc, Je pense que l’infrastructure de Syriac pourrait être renforcée en ce sens, il n’y aurait que peu de sens à cumuler deux ports d’importance sur l’Eris à quelques dizaines de lieux de distance. Le Médian s’étant fait une réputation continentale en matière de dispositif militaire terrestre, il serait complémentaire que le Garnaad se focalise sur les aspects maritimes d’autant que nous disposons de ressources en bois facilement transportables pour la construction navale à proximité des côtes. J’ajouterai qu’il serait peut-être profitable de centraliser la Marine au sein de la Ligue."
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Blanche d'Ancenis
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MessageSujet: Re: Conseil de La Ligue - 1ère séance [Nim, Blanche]   Mar 10 Mai 2016 - 20:57


Blanche d’Ancenis avait écouté avec attention les divers palabres des deux hommes. Elle s’était montrée silencieuse jusqu’à présent, n’offrant que pour seule réponse parfois le pincement de ses lippes enchanteresses. On pouvait déceler dans l’attitude de la Baronne un certaine distance vis-à-vis de son époux. Quant aux faits concernant la couronne, Blanche ne pouvait réprimer quelques froncements de sourcil, elle avait la nette impression que Niklaus désirait, tout aussi simplement que cela, rejeter une bonne fois pour tous les fondements de la royauté et donc de l’histoire de la Péninsule toute entière alors qu’elle était une fervente protectrice de cette dernière. Elle préféra ne pas évoquer la valeur de ses filles, du moins pas au premier conseil. La Ligue était une infrastructure nouvelle et il valait mieux ne pas aborder de sujets trop épineux pour une première fois surtout qu’elle avait encore des comptes à régler à ce sujet et que cela prenait naturellement du temps surtout quand il était question de son époux qui était pour ainsi dire pratiquement jamais disponible.

« J’accepte. »

Glissa-t-elle entre deux discours des trois hommes. Elle allait à l’essentiel et ne préférait pas s’épancher à de longues et ennuyeuses tirades. Ceux qui la côtoyaient assez souvent connaissaient impeccablement l’ennui qui la submergeait lorsqu’il était question de politique et de diplomatique.

Concernant le sujet de Langehack et de Diantra, la Dame du Val haussa négligemment les épaules en réprimant un soupir d’agacement. Elle rejoignait ses deux comparses à ce sujet, Oschide d’Anoszia était telle une girouette tournoyant selon les caprices du vent. De fait, elle avait du mal à le cerner et donc bien que ce dernier soit son cousin, elle le considérait avec méfiance.


« Il est en effet préférable de tenir à l’oeil le Duc de Langehack. Il faut aussi prendre en compte le fait qu’il ne gouverne pas seule et que derrière lui se trouve l’ombre de Méliane de Lancrais... C’était dans mes projets d’envoyer des vivres à Diantra, vu vos positions... Je dois donc m’en abstenir, c’est bien cela ? Mon cœur se serre malgré tout pour tous ces malheureux n’ont rien demandé et doivent désormais pâtir des agissements des nobles... je dirais même de mes agissements. »

Les billes cérulées se perdaient un instant sur le bois de la table, pensive et triste à la fois. Blanche avait toujours manifesté une tendre compassion pour les petits gens et selon elle, l’aristocratie ne serait rien sans eux. Il était le fondement de la pyramide, la base et sans eux, ils n’existeraient pas, ce pourquoi la Dame du Val avait toujours veillé à ce que les hautvalois mangent à leur faim et ce même dans les hivers les plus rudes. Elle était même allée jusqu’à se priver et partager sa richesse personnelle.

Pour ce qui fut du dernier point, Blanche se sentit beaucoup moins concernées. Hautval était la seule terre qui possédait une route pavée pour les marchands. Elle penchait tantôt son minois à droit, tantôt celui à gauche. Il proposait de mettre fin au règne de sa priorité marchande en pavant les routes. Elle redoutait alors que les caravanes abandonnent ce chemin ancestral mais l’heure était à l’innovation.


« Concernant les routes pavées, ce serait en effet une bonne idée… Cependant avons-nous seulement les finances pour entreprendre ce genre de travaux qui sont titanesques… Nous sortons d’une guerre et cela va de soi que nous avons eu des pertes qu’ils font désormais verser une pension alimentaire aux invalides... D’ailleurs, je pense réhabiliter une ancienne caserne en hôtel des invalides pour les soldats qui n’ont plus famille et sont désormais obliger de mendier. »

Elle marqua une courte pause afin de prendre quelque gorgée de son thé.

« Nous pourrions en effet nous tourner vers la mer, cependant nous avons la réputation de n’être pas très bon navigateurs… Il faudrait soit démarcher des gens au Sud afin de leur … comment dire… soustraire les secrets de leur réussite ou bien se tourner vers l’Estrevent qui ont aussi une excellente réputation à ce sujet. A ce titre que naviguer en mer Olienne et sur l’Océan d’Eris sont deux choses complètement différentes donc il me semble que ce n’est pas les même bâtiments mais... Bon je ne m’y connais tellement pas à ce sujet... Que je ne serais d’être d’une grande aide, je pourrais éventuellement tenter de contacter quelques grands armateurs... À moins que je tente quelque chose auprès du Seigneur Arichis d’Anoszia. Nous sommes, ma foi, en très bon terme lui et moi. Il apprécie ma famille. Comme il vous plaira... »


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