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 Réponse ouverte à Niklaus d'Altenberg

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Duncan du Lys
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MessageSujet: Réponse ouverte à Niklaus d'Altenberg   Sam 5 Mar 2016 - 20:11



VIIème énnéade de Verimios, VIIIème année, XIème cycle



A l’attention des nobles seigneurs de la Péninsule, barons, comtes, ducs et marquis,


C’est dans un concert d’émotion que nous, Duncan du Lys et Alanya de Broissieux, souverains d’Alonna, avons reçu la lettre de Son Honneur Niklaus d’Altenberg, baron et suzerain d’Aprelaine. Par son caractère public, et par l’importance à la fois de cette lettre mais aussi de la réponse qu’elle nécessitait, nous avons décidé de nous adresser ici à tous ceux qui, par le sang, se trouvaient concernés par ces lignes.

Nous reconnaissons que la complexité des événements ayant rythmé les derniers mois nécessitait une réponse adaptée, proportionnelle tant dans les moyens que dans les mesures requises, face aux nombreuses actions dont la Régence s’était rendue coupable. Nous reconnaissons que les actions d’icelle, coupables d’avoir floué de nombreux seigneurs, méritaient une réponse appropriée, bien que nous ayons conscience que ces actions aient été profitable à plus d’un. Nous reconnaissons que la Couronne dans son ensemble méritait de faire l’objet d’une ample concertation, et que son détenteur se devait de ne point être l’héritier des actions répréhensibles citées ci-dessus.

Toutefois nous demeurons persuadés que l’institution monarchique et la couronne n’étaient nullement la cause des maux du Royaume, et que rien ne légitimait que la chute de la Régence n’occasionne également la chute de la Couronne. Fervents défenseurs de l’institution royale et monarchique, nous n’entendons pas cautionner son abolition par une minorité de seigneurs, qui bien qu’animés d’intentions louables en quelques points, ont outrepassé leurs prérogatives en disposant de la Couronne comme d’une fantaisie. Nous n’entendons pas cautionner la création d’une entité politique, économique et militaire, constituée des débris de l’Ancien Royaume, basée sur le seul droit autoproclamé de la disposition des terres.

Nous ne considérons pas que l’ensemble des seigneurs représenté par Niklaus d’Altenberg dispose des droits nécessaires pour appeler les seigneurs à les rejoindre selon leur gré, passant outre les principes de la féodalité. N’oubliant pas l’amitié qui nous unit à un certain nombre d’entre eux, nous sommes néanmoins contraints de mettre en lumière que l’Appel pourrait s’avérer dangereux, si des terres vassales entreprenaient de rejoindre cette association au détriment de leur terre suzeraine. Aussi, en bons amis, nous demandons le retrait de cet appel, qui pourrait causer maints torts et moult conflits.

Bien que nous, barons d’Alonna, ne reconnaissons pas l’association des seigneurs comme légitime et légale, nous n’oublions pas de noter que la paix, si durement acquise, est la priorité des seigneurs. Aussi, nous nous engageons à ne point porter les armes contre ces seigneurs, sauf si ces derniers se rendent coupables d’actes hostiles à notre égard. Nous nous engageons, en tant que détenteurs de la souveraineté sur nos terres, à œuvrer pour le maintien de la paix, et à respecter la position de notre suzerain, Son Excellence Aymeric de Brochant, marquis de Serramire.


Duncan du Lys et Alanya de Broissieux
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Niklaus d'Altenberg
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MessageSujet: Re: Réponse ouverte à Niklaus d'Altenberg   Jeu 10 Mar 2016 - 23:51





Maison Altenberg

Monsieur Niklaus Anasis Termal D'Altenberg




Chateau d'Erac, Erac
Julas de la 7ièmeennéade de Verimios de la 8ième année du 11ème cycle,

A tous ceux qui ont put entendre l’appel de M. du Lys et Mme de Broissieux,

J’ai lu avec compréhension et bienveillance les arguments qui me sont envoyés. S’ils sont adressés à mon nom propre, certainement en raison du respect et de l’amitié que MM. du Lys, de Broissieux et moi-même partageons, ils s’adressent à l’ensemble des membres de la Diète de la Ligue. Certaines critiques sont légitimes, et nos divergences de vues politiques sont respectables, mais d’autres sont issues de l’incompréhension de notre projet. Chacun fera la part des choses pour se faire l’idée la plus juste de nos décisions. Qu’il me soit donné par cet appel le droit de réponse aux vœux et appels des maîtres de l’Alonna.

Nous nous associons à l’analyse qui a été menée dans leur missive concernant la complexité de la situation actuelle. J’ajouterai à cela que la déstabilisation de la Péninsule est double, et que nous en avons tous souffert des effets, par l’invasion à son nord, et l’implosion politique à son sud. Dans ces deux circonstances particulièrement criantes d’urgence, nulle Couronne ou administration royale n’est venue à notre secours. Je me garderai bien ici de jouer au corbeau et d’accuser quiconque pour la dégradation de la situation. Voilà néanmoins où s’arrête mon partage de vue avec M. du Lyron et Mme Mme de Broissieux.

Nééra m’est témoin d’avoir tenté ici bas, à la suite du Congrès de M. de Velteroc, de trouver une solution permettant de préserver la Couronne. Nous avons du faire face au mécontentement, à l'opprobre même que nous jetait certains et au dédain continuel. Mais au final les seigneurs de la Ligue se sont retrouvés pour passer outre leurs différences et reprendre le dessus sur la situation via la Paix que le conseil a annoncé dans sa précédente missive.

Si l’urgence de la situation et les maux de la guerre ne l’avaient prévenu, il va de soi que cette discussion aurait inclus tous les nobles nordiques. Mais je ne puis être coupable d’une invasion des sombres par le nord ou encore de la pression populaire réclamant une solution politique au conflit au sud. Car les sujets, s’ils sont fidèles à leurs serments, attendent également que leurs princes soient fidèles aux leurs et qu’ils assurent les services qu’ils ont promis. Si le père boit et rosse ses enfants, qui peut leur en vouloir s’ils quittent la maisonnée ou se retournent contre l’autorité pourtant légitime de leur patriarche ?

L’analyse a été menée, et attendre était impossible pour les raisons que je vous ai cité. En ces conditions j'assume personnellement, et je suis certain que le reste de la Diète et du Conseil partage cette vision, d’avoir été obligé de prendre une décision pour nos domaines avant de prendre conseil auprès de l’ensemble de la Péninsule.

Si j’assume cette décision, je réfute l’argument sous-jacent qui voudrait que nous nous soyons précipités pour notre intérêt personnel. Notre nouvelle organisation ne donne pas à la Ligue un territoire, elle associe des territoires dans des décisions. Et nous avons une population formidable à nourrir cet hiver et au printemps. Je suis confiant sur nos chances de réussite, nos terres étant fertiles, et notre organisation, maintenant que nous avons justement retrouvé une liberté d’action, est je crois à la hauteur des événements. Notre double objectif est de maintenir la paix en dedans comme au dehors et de faire en sorte que les malheurs que des événements péninsulaires ont amenés aux territoires du centre de la Péninsule ne pèse par sur la vie de vos sujets.

J’ajouterai qu’il est de l’intérêt du reste de la Péninsule de trouver dans le Garnaad le buvard bienveillant et pacifique d’une population Diantraise brimée et qui risque de crier vengeance face à la brutalité avec laquelle elle est poussée hors de ses propres murs soit par la force pour les plus pauvres, soit par la brutalité politique et commerciale pour les plus riches. Mon cœur se tord de douleur en voyant le traitement infligé à l’ancienne capitale royale en raison des demandes de son propre peuple, que je cautionne personnellement et totalement, qu’en l’absence d’une Couronne claire, d’être ville libre et non rattachée à l’un ou l’autre des ensembles féodaux, et en particulier Soltariel, où se sont réfugiés les auteurs du désastreux incendie de la capitale, ayant marqué le début du déclin rapide de la cité.

J’en viens au deuxième jeu d’arguments de l’appel des maîtres de l’Alonna, concernant la responsabilité de l’institution monarchique dans les maux du royaume. Il m’apparaît que personne dans la Ligue n’a prétendu que la Couronne était la raison de tous nos maux. La précédente Monarchie Diantraise, en la personne de la Régence et de sa lignée, a effectivement été la source d’une part de nos maux, et nous ne la reconnaissons plus. Que d’autres puissent la reconnaître est leur droit le plus entier, mais qu’ils sachent que nous ne la reconnaissons plus, c’était le but de nos propos dans la lettre du Conseil. Il n’a jamais été question d’affirmer que la Monarchie en elle même était le pire des systèmes politique et la source de tous nos problèmes, loin de là. Le système de la Ligue n’empêche en rien la formation d’un nouveau royaume et la reprise d’un régime monarchique, ces accusations sont sans fondement.

Je réfute totalement l’accusation qui nous est porté, à tous les seigneurs de la Ligue, Suzerains comme vassaux, d’avoir cautionné et causé la destruction de la Couronne et de l’institution monarchique. Si nous nous sommes organisés, ce n’est pas au détriment de la Couronne, mais en son absence. Il m’est insupportable d’entendre dire, après avoir été des seuls assesseurs de la Couronne sur ses terres à tenter d’en préserver l’intégrité, que j’en suis son meurtrier. C’est là une accusation qui est soit issue de l’incompréhension de notre projetet de la réalité de la situation, soit mensongère et je la regrette pleinement.

Nul ne pourra nier que le régime monarchique est un régime de gouvernement personnel où le détenteur de l’autorité est celui disposant des pouvoirs de la Couronne. Il est issu d’une lignée, et cette lignée dispose de la Couronne par le droit de la naissance.

Nul ne pourra nier identiquement que la situation de la lignée royale est la raison à minima de la guerre civile dont nos contrées souffrent, et a maxima  la raison pour laquelle nous pourrions poursuivre une guerre stérile qui pourrait détruire les dernières chances de l’humanité à subsister sur ces terres en ayant la maîtrise de son avenir. Cette lignée est selon notre avis disparue. J’accepte bien volontier de ne pas avoir la science infuse, et en conséquence je puis me tromper. Moi et les autres nobles de la Ligue.

Mais à moi, ancien baron royal de l’Apreplaine, j’attends que l’on me dise ce que l’on attend exactement de moi plutôt que de m’accuser d’un régicide que je n’ai pas commis. Existe-t-il un Roi, une Reine ou même un prétendant légitime et reconnu de tous les seigneurs du royaume (ou même par une majorité d’entre eux) devant lesquels je puisse me rendre pour prendre mes ordres ? Existe-t-il une personne dont je n’ai pas connaissance qui soit monté sur le trône de la Péninsule ?

Le dramatique épisode de la régence ne donne pas droit à cette dernière de prétendre à la Couronne selon l’avis d’un grand nombre de seigneurs hors de la Ligue, et selon l’avis de l’unanimité des seigneurs de la Ligue réunis en Diète.

J’attends de connaître l’avis de chacun sur qui doit poser la Couronne sur sa tête. L’impression partagée par l’essentiel de la Diète, que j’associe à mes mots ici est que les avis sont pour le moins divergents. Les vues sont souvent même incompatibles. Personne ne peut prétendre à la Couronne de manière claire, sans quoi aucune de ces questions ne se poserait.

Nous accuse-t-on alors d’avoir saboté ce qu’il restait de l’administration royale ? Diantra n’est pas sous notre contrôle et son statut est en déclin constant depuis son incendie, ce déclin s’accélère au point de plus pouvoir être rattrapé depuis quelques énnéades. Je n’y préside pas. Je n’ai pas présidé à l’incendie des biens du roi. Je n’ai pas présidé à la dispersion des archives royales. Je n’ai pas présidé à la dissolution de ce qui restait d’armée royale. Ou de sa flotte. Ou de sa cour. Ou au vol de la Couronne, de son trésor. Ou au pillage d’Edelys.

De quoi parle-t-on alors lorsque l’on nous accuse d’avoir aboli la Couronne ? S’il n’y a plus de roi, de reine, de prétendant reconnus par une majorité de nobles de la péninsule. S’il n’y a plus d’administration royale dont j’étais certainement l’un des derniers fidèles représentant... Que reste-t-il de cette Couronne que nous aurions abolie ? Je refuse d'être affublé du rôle de bouc émissaire dans une situation dont chacun comprends bien qu'elle est hors de notre contrôle.

Ou bien s’agit-il d’une promesse que moi et les autres membres de la Ligue aurions fait de lutter à jamais contre tout pouvoir monarchique, de refuser de nous plier à la volonté du moindre souverain ? L’appel que nous avons lancé tantôt indique que nous ne reconnaissons plus d’autorité royale puisque de notre avis elle est défunte. L’objectif de cette phrase est de faire savoir que nous ne reconnaissons pas ceux qui dans la Péninsule prétendent encore être les héritiers du pouvoir monarchique de la régence, non que nous visons à empêcher la monarchie ad vitam aeternam. Et laissez moi vous dire ici même haut et fort que la Ligue ne s’oppose pas au pouvoir royal, si ce dernier devait réémerger de manière légitime, grandement majoritaire, commune et concertée entre tous les nobles de la Péninsule, comme le propose justement MM. du Lys et Mme de Broissieux.
Nous ne sommes pas des anti-monarchistes, au contraire. Mais nous cherchons en l'attente du retour d'une couronne claire à maintenir la paix et l'organisation de nos territoires pour éviter une crise humaine et politique dont personne ne mesure l'ampleur.

Nous avons attendu, attendu autant que faire se pouvait, et nous avons tenté de maintenir les terres royales sans couronne, sans légitimité, sans défense et sans moyens politiques autres que la force de notre conviction. Bien des nobles ont fuit, se sont réfugié à un endroit ou à un autre. La cour s'est dispersée, l'administration a posé ses plumes et ses parchemins. Nous seuls sommes restés pour préserver ces terres du chaos et de l'anarchie.

Je ne souhaite pas nous tresser des lauriers. Nous aurions du être plus direct dans nos reproches faits à la régence plutôt que de rester passif, écartelé par nos serments. Mais si j'assume une part de l'échec politique des dernières énnéades, ce derniers incombe à toute la péninsule. Mais je pense que les responsabilités sont communes, et j’entends continuer à faire mon possible, comme je le crois le reste des personnes s’étant associées à nous, pour remédier aux maux qui sont les nôtres. Cela nécessite que l’on puisse, au moins le temps de la réémergence de la Couronne, trouver des réponses politiques à des problèmes politiques. Je ne puis rester les bras ballants en voyant une famine s’organiser autour de Diantra. Je ne puis rester les bras ballants devant la pénurie de monnaie frappée sur nos terres. Je ne puis rester les bras ballants devant l’absence total de cadre juridique dans lequel nous autres, nobles des terres royales, évoluons. Le régime d’interim que nous avions organisé a atteint sa péremption. Il s’agissait d’agir.

Et nous avons agis. Nous nous sommes associés autour d’un traité que nous jugeons équilibré, juste, pacifique et habile. Il met à jour la réelle situation du royaume, qui est celui d’un déchirement, et nous assumons de dire les choses telles qu’elles sont et de chercher des solutions de manière factuelle et sans les fausses prétentions qui ont fait notre misère. Ce traité ne remet pas en cause l'institution monarchique, il permet d'assurer une pérennité en attendant mieux.

Pour ce qui est de retirer l’appel que nous avons fait, nous n’en ferons rien, car nous considérons que si certains ensembles féodaux souhaitent rejoindre notre association en attendant qu’une Couronne émerge, ils sont les bienvenus. J’ajoute qu’il n’a jamais été question de demander aux nobles de la Péninsule de ne plus respecter l’avis de leur suzerain, le but de la Ligue n’étant pas de rejeter la féodalité mais bien de la favoriser, en donnant une voix égale à chacun des suzerains pour les décisions paliant l’absence d’une Couronne. Une lecture attentive de nos propos vous confirmera que nous soulignons notre engagement à la paix, chose que vous saluez et je vous en remercie, et que nous reconnaissons chacun avec ses territoires et ses charges actuelles. Nous appelons les domaines qui le souhaite à rejoindre la Paix de Diantra pour nous rejoindre, et une lecture attentive de cette dernière vous apprendra qu’un vassal ne peut rejoindre la ligue sans l’accord de son suzerain. Je ne vois pas en conséquence en quoi votre critique et votre accusation que nous jouons un jeu déstabilisant est fondée. A personne nous ne demandons de briser ses serments.

J’irai sous peu présenter ces choses et mon amitié à M. de Brochant, et à toutes les personnes acceptant de recevoir mon Ambassade, dans une action non de prosélytisme d’anarchie, mais bien de paix et de prospérité retrouvée, ce à quoi je pense que nous visons tous.

Avec mes respects les plus sincères,


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