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 L'esclave attend son maître [Haldren]

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Halystra
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MessageSujet: L'esclave attend son maître [Haldren]   Lun 7 Mar 2016 - 14:46

    Thaar.
    Cité des libertés.
    Depuis son arrivée là-bas, Halystra n'était plus personne... et elle adorait ça. Au Puy elle était l'esclave du Ditrown Da're, la confidente d'Haldren Baenfere – du moins le croyait-elle – elle avait porté des chaînes et elle avait essuyé le mépris dans les yeux de ses congénères. Aujourd'hui, elle était loin de tout ça. Elle était libre... Libre mais étrangement seule. Elle se sentait vide. Jamais elle n'aurait cru qu'un jour elle éprouverait une chose pareille. Le maître n'avait pas toujours été tendre avec elle. Loin de là même, mais il avait su apprivoiser la tigresse qu'elle était, et finalement elle l'avait servi parce qu'elle le voulait et non parce qu'il pouvait la contraindre à le faire.
    Depuis sa mort, sa vie n'était plus la même.
    Elle avait fui le Puy avant qu'un drow ne pense à venir la tuer dans son sommeil. Elle était partie avec ce qu'elle pouvait emporter... Quelques vêtements évidemment, mais avant de fausser compagnie à ceux de sa race, elle avait fait un détour par le bureau de son maître. Elle savait qu'il possédait un coffret auquel il tenait tout particulièrement. Que contenait-il ? Aucune idée mais elle ne voulait pas le leur laisser. Elle avait pris quelques objets, ceux qu'elle l'avait vu manipuler, mais aussi des babioles qu'elle pensait être magique.
    Son idée n'était pas de les revendre, en fait elle n'était pas certaine de pouvoir s'en séparer. Mais elle ne voulait rien laisser qui puisse aider les siens à user de la magie de son maître. Enfin, elle se permit de se servir dans la caisse. Il lui faudrait de l'agent pour survivre loin du Puy et son maître n'en avait plus besoin maintenant.

    Ainsi donc elle avait quitté la seule maison qu'elle n'eut jamais connue. Et la seule destination qui lui parut viable... c'était l'Itrhi'Vaan et Thaar la Cité. Là-bas elle pourrait disparaître et renaître. Peut-être qu'on la chercherait quelques temps, mais la fuite d'une esclave était-elle assez importante pour qu'on se mette à sa poursuite ? Non probablement pas.

    Et pour le moment cette nouvelle vie lui allait plutôt bien. Elle logeait dans une auberge et pour payer sa chambre, le soir elle servait les clients. Le propriétaire était ravie des services de la drow, elle n'était pas du genre à se laisser faire et depuis son arrivée les autres serveuses avaient bien moins de soucis. Il suffisait d'un regard pour calmer les ardeurs de certains et si cela ne suffisait pas Halystra s'était toujours montrée très habile avec une dague.
    Un soir, après son service, Halystra monta directement dans sa chambre. D’habitude elle sortait prendre l’air mais cette nuit elle était plus nostalgique que d’habitude. Toute la soirée ses pensées n’avaient été tournées que vers son maître, elle avait été de si mauvaise humeur que les humains présents dans la taverne n’avaient quasiment pas élevés la voix de tout son service, comme s’ils pouvaient ressentir la noirceur de son humeur et qu’ils redoutaient de voir les foudres de la drow se déchaîner sur eux.

    A son arrivée, elle avait caché un sac de toile sous le dernier tiroir de la commode de bois, elle ne voulait pas que ses affaires traînent n’importe où… ce que contenait ce sac était bien plus précieux pour elle que toutes les pièces que comptaient et recomptaient le tavernier avec tant d’acharnement.
    Elle n’y avait plus touchée depuis qu’elle avait caché le sac à cet endroit, pourtant, ce soir elle avait besoin de revoir ses objets, de les prendre dans ses mains comme si ce simple contact pouvait lui rappeler son maître.
    Tirant entièrement le tiroir hors de la commode, Halystra sentit avec plaisir le tissu sous ses doigts. Elle l’agrippa et le sortit de sa cachette. Il n’était pas épais mais il contenait quelques objets qui avaient appartenu à Haldren Baenfere.
    Retournant sur sa paillasse, Halystra vida le contenu du sac. Le coffret en bois se trouvait toujours là. Elle ne pouvait pas l’ouvrir… et elle n’avait de toute façon pas très envie de le faire. Qui sait ce que son maître avait pu cacher là-dedans.
    Farfouillant sur le lit, la drow attrapa un sachet fermé par un petit cordon. A l’intérieur une gemme, verte. Elle la fit glisser dans sa paume et la regarda sous toutes les coutures. Il y avait quelque chose de fascinant dans cette pierre scintillante. La lumière de la bougie n’éclairait que faiblement la pièce mais elle pouvait voir son reflet des dizaines de fois. Elle avait vu son maître avec cette pierre … son cœur se serra et une nouvelle fois elle ressentit cette haine féroce. Elle s’apprêtait à ranger son trésor mais avant elle embrassa la pierre, adressant en même temps une prière à son maître et à Tari. Mais ce qui se produisit ensuite…. Rien ne l’avait préparé à le vivre.

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Haldren Baenfere
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MessageSujet: Re: L'esclave attend son maître [Haldren]   Lun 7 Mar 2016 - 19:26


Au retour d’Haldren, beaucoup de ses comparses ne l’avaient tout d’abord pas reconnu, tant il leur paraissait incroyable que cet espèce de mendiant débraillé et crasseux soit la même personne que l’élégant maître de guilde qui les dirigeait depuis plusieurs mois. Mais après quelques engueulades monumentales déclinées sur un vocabulaire ordurier et l’arrivée de sa panthère favorite, tous avaient dû se rendre à l’évidence : oui, il s’agissait bien de leur chef. Par souci de préserver leur propre santé, aucun d’eux n’osa demander à l’irascible drow les raisons de son fagotage pouilleux, et ce ne fut que lorsque les nouvelles de la bataille d’Eraison arrivèrent à Thaar que certains commencèrent à soupçonner une partie de l’explication.

Il se murmurait en ville qu’elfes et drows s’y étaient affrontés avec une violence inouïe, et qu’un phénomène magique aussi incompréhensible que destructeur avait bien failli engloutir la cité. Bizarrement, l’idée que leur maître puisse se trouver à l’origine d’une tentative de catastrophe magique vint rapidement à l’esprit des principaux lieutenants du drow, preuve qu’ils le connaissaient relativement bien. Les elfes ayant finalement remporté la victoire, sans doute fallait-il y voir la raison du caractère et de l’état d’Haldren… ce en quoi ils avaient parfaitement raison.

Une fois débarrassé de ses guenilles, Haldren s’était immédiatement plongé dans un bon bain chaud en hurlant qu’il ferait
« faire le tour des plans extérieurs à coup de pompe dans le cul au premier enfant de putain qui viendrait le déranger ». Les membres du gang de l’Aile Blanche se le tinrent pour dit et filèrent doux, espérant que les nuées d’orage crèveraient suffisamment loin d’eux.

Maudits elfes, maudits Protecteurs, maudit mage, répétait l’archimage dans sa baignoire en frottant la crasse qui le recouvrait.

Si près, il était passé si près du but ! N’aurait été ce coup d’épée désespéré, le Nœud qu’il prévoyait de manipuler aurait pu achever sa création, absorbant les âmes des deux armées et lui offrant un réservoir de puissance virtuellement infinie. Lourdement blessé par la déflagration lorsque le rituel s’était retourné contre lui, le drow n’avait pas réussi à se téléporter jusqu’à Thaar, le choc et sa fatigue physique limitant drastiquement ses capacités magiques. Plusieurs jours à crapahuter dans les bois pour s’éloigner suffisamment de la zone des combats l’avaient laissé dans un état désastreux, avant qu’il ne puisse voler une vieille rosse à un paysan pour regagner l’Ithi’Vaan. Le simple fait de s’en être sorti vivant constituait un petit miracle, qui toutefois n’atténuait en rien le sentiment d’échec.


Où étaient mes fidèles quand j’avais besoin d’eux ? murmura Haldren tout en se séchant.

Mieux vaudrait désormais faire profil bas quelques temps. Les elfes risquaient d’enquêter sur son rituel, et plusieurs d’entre eux connaissaient son visage. Décidé à se concentrer sur ses affaires à Thaar jusqu’à ce que la pression retombe, Haldren sortit de la salle de bain lorsque se produisit…

…une vision…

Une vision lui traversa fugitivement l’esprit, le déstabilisant au point qu’il dut se raccrocher au chambranle de la porte pour ne pas tomber. La vision… d’une drow… une drow tenant une gemme devant son visage… un visage qui lui rappelait de vieux souvenirs… des souvenirs remontant à l’époque où il dirigeait le C’nros… le C’nros où une de ses esclaves avait pu devenir sa favorite, sa confidente.


Halystra ?

La vision disparut aussi subrepticement qu'elle était apparue, de même que l’étourdissement qui l’accompagnait, laissant l’archimage aussi intrigué que circonspect. De telles visions correspondaient aux effets des sortilèges qu’il avait fait enchâsser dans plusieurs gemmes afin de maintenir une connexion entre lui-même et ses agents en mission. Son ancienne concubine aurait-elle mis la main sur une telle gemme ? Mais si oui, pourquoi l’utilisait-elle ? Et surtout, d’où ? Tout en descendant d’un pas lent les escaliers du bordel afin de donner des ordres à ses séides, le drow se fit la réflexion qu’un tel sortilège ne fonctionnait pas à grande distance sans l’intervention d’un maître mage. Donc soit Halystra se trouvait au service d’un rival… soit elle se trouvait à Thaar même.
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Halystra
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MessageSujet: Re: L'esclave attend son maître [Haldren]   Ven 11 Mar 2016 - 9:54

    « - Halys, tu peux t’occuper du gars là-bas dans l’coin ? Il est bizarre. J’prendrai ton tour de plonge. »

    Comment refuser pareille demande ? S’il y avait une chose qu’elle n’aimait pas dans son travail s’était les longues heures de vaisselle quotidienne. Chaque fille tournée une à deux fois dans la journée pour qu’il y ait toujours des couverts et des choppes plus ou moins « propre ». Certaines préféraient rester cachées en cuisine pour éviter la lourdeur et l’insistance de certains clients. C’était le cas d’Ana. Une petite humaine pas très jolie, du moins aux yeux d’Halystra, mais très gentille. Enfin habituellement sa gentillesse avait un goût de bave épaisse et dégoulinante mais la drow tâchait de se montrer sociable. D’ailleurs c’était à Ana qu’elle avait adressé l’un de ses rares sourires, et à elle aussi qu’elle avait confié quelques informations sur les coutumes drows. Disons que c’était ce qui se rapprochait le plus d’une amie pour elle. Et il fallait reconnaître que fragile comme elle était, Ana avait bien besoin d’une amie comme Halystra.

    Poussant un soupir, la drow se dirigea dans le coin de la pièce, l’homme était vêtu de noir. A son approche il fit glisser la capuche qui cachait son visage et lui adressa le plus éclatant des sourires pervers qu’elle n’ait jamais vu. Cet homme ne doutait visiblement de rien et voyant la sombre venir à lui il s’appuya négligemment sur son coude dans une posture qu’il croyait hautement attirante.


    « - Qu’est-ce qu’on vous sert ? » demanda la drow une fois parvenue à son niveau.
    « - Deux verres de ton meilleur vin. J’attends quelqu’un. »

    Pivotant pour retourner au bar, Halystra sentit la main de l’humain se saisir de son bras. Aussitôt son visage se durcit mais elle ne fit aucun mouvement dans sa direction, se contentant juste de se figer sur place.

    « - Mais en attendant, peut-être que tu pourrais te montrer un peu plus gentille avec moi. Tu m’as l’air très… appétissante. J’ai toujours voulu savourer les charmes des femmes de ta race. »

    Posant son regard glacial sur l’humain, Halystra dégagea sèchement son bras. Elle devait se faire violence pour ne pas lui en coller deux et l’escorter à grand coup de pied jusqu’à la sortie. Mais le ton de sa voix dû calmer les ardeurs du client.

    « - Ne pose pas tes mains sur moi Humain ou je jure sur Tari que je te couperai ce qui guide tes paroles à la place de ton cerveau. » Son regard descendit jusqu’à l’entrejambe de l’homme puis revint se braquer sur son visage. « Si tu as besoin des services d’une putain c’est pas les bordels qui manquent à Thaar. »
    « - Humm, une vraie tigresse avec ça. Tu m’intéresses encore plus. Peut-être que celui que je dois rencontrer ce soir sera également intéressé par tes charmes. Je te verrai bien dans l’un de ses bordels ! »

    Serrant les poings, Halystra fit demi-tour avant de céder à son envie de faire avaler ces dents à cet abruti. Retournant derrière le bar près du tavernier, celui-ci l’attendait la mine renfrognée. Certes il était ravi de voir que les serveuses qu’il embauchait rester plus longtemps dans son établissement. Avant l’arrivée d’Halystra il devait constamment renouveler son personnel, les femmes ne supportant pas de se faire violer… Mais à présent il était contraint de tempérer la drow pour qu’elle ne fasse pas fuir la moitié de sa clientèle.

    « - Montre-toi plus aimable avec ce client, c’est un vendeur d’esclave réputé dans le coin…. Et un excellent client. »
    « - J’ai été très aimable en me retenant de lui en coller une. »
    « - Va chercher le vin à la cave » grogna-t-il.

    Halystra quitta la salle bruyante de la taverne. Elle prendrait tout son temps pour remonter l’une des fameuses bouteilles de vin qu’Hans réservait à ses meilleurs clients.
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Haldren Baenfere
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MessageSujet: Re: L'esclave attend son maître [Haldren]   Sam 12 Mar 2016 - 15:08


[HRP : j’utilise des pnj décrits ici : http://miradelphia.forumpro.fr/t19790-des-miracles-dans-la-cour]

Askäron avait suivi l’altercation opposant Halystra au marchand d’esclave d’un œil particulièrement attentif. De telles scènes n’étaient pas rares dans ces quartiers mal famés de la ville où la vie ne valait pas grand chose. Tout en sirotant sa mauvaise bière et en grignotant du pain frotté aux oignons, le drow réfléchissait, se demandant si la serveuse était bien la personne que le maître souhaitait retrouver. Le nom comme l’apparence physique correspondaient à la description reçue l’avant-veille, toutefois Askäron détestait agir avant d’être sur de son coup, sa conscience professionnelle de sicaire lui dictant de ne jamais laisser le hasard contrarier ses plans. En face de lui, le nain Kruss buvait et rotait bruyamment, comptant sur son acolyte pour lui dire si ses muscles s’avéreraient nécessaire.

Les deux brigands faisaient partie du gang de l’Aile Blanche depuis quelques temps déjà. Haldren les avait choisis pour retrouver Halystra, car ils avaient pour habitude de passer de taverne en taverne à la recherche d’une proie. Leur présence dans différents quartiers de la ville n’étonnerait donc personne, ce qui faisait d’eux des enquêteurs parfaits. Habituellement, Kruss et Askäron cherchaient des bandes de jeunes nobliaux avinés que le drow défiait sous un motif futile comme une bousculade ou un regard de travers. Une fois leurs victimes attirées un peu à l’écart des rues trop animées, rapière et hache prenaient le relai de la discussion qui finissait inévitablement par la récupération d’une bourse bien remplie. Quand à ceux qui croyaient pouvoir jouer au plus fort… eh bien ni le nain ni le drow ne s’embarrassait des scrupules qu’engendre un meurtre.

Ils virent donc Halystra descendre les escaliers qui menaient au cellier de la taverne. Quelques minutes plus tard, l’esclavagiste quitta la taverne en maugréant des menaces à voix basse. Le gaillard leur était vaguement connu, et sa réputation même dans le milieu des marchands de chair humaine n’était pas flatteuse. Se penchant vers son compagnon, Askäron murmura :


Cinq as contre un fou qu’il l’attendra dehors avec des gros bras pour lui passer les chaînes.

D’un grognement, le nain fit signe qu’il partageait cet avis, puis il tapota affectueusement le manche de sa hache comme pour indiquer que ce problème n’en serait pas un. Aucun des deux ne connaissait le lien qui pouvait bien unir leur chef de gang à cette simple serveuse, mais dans le monde de la truanderie mieux valait souvent taire sa curiosité. Si Haldren souhaitait voir cette drow, ils la lui amèneraient sans prendre de gants envers ceux qui tenteraient de les en empêcher.


Dernière édition par Haldren Baenfere le Mar 22 Mar 2016 - 15:12, édité 1 fois
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Halystra
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MessageSujet: Re: L'esclave attend son maître [Haldren]   Sam 12 Mar 2016 - 16:43

    La bouteille de vin en main, Halystra poussa un long soupir avant de quitter l'obscurité de la cave. Elle devait ravaler sa colère et afficher son indifférence pour ne pas réagir violemment lors de son prochain service. Parce qu'elle ne doutait pas un instant que l'humain insisterait une nouvelle fois. Mais elle fut presque surprise de constater que l'homme était parti et le regard que lui adressa Hans lui signifia clairement qu'il la tenait pour responsable. Haussant les épaules, la drow continua son service pendant une petite heure. Le jour venait de se coucher et le nombre de client avait presque doublé mais Halystra avait fini sa journée et elle se fichait pas bien mal que son absence rajoute du travail aux autres serveuses. Un accord est un accord et elle avait respecté le sien pour la journée. Après avoir salué d'un signe de tête son patron elle regagna l'étage pour se rafraîchir un coup et pour se changer. Cela faisait plusieurs jours qu'elle voulait se rendre chez le forgeron pour faire affûter ses dagues et maintenant qu'elle avait un peu de monnaie de côté, elle ne voyait plus de raison d'attendre.
    Bien sûr elle aurait pu utiliser l'argent de son maître, mais à part en de rares occasions où elle n'avait pas eu d'autre choix, elle avait refusé d'y toucher.

    Une fois prête, la drow traversa le couloir et descendit l'escalier en nouant sa cape sombre sur ses épaules. Sans même un regard vers la salle, elle quitta l'auberge. La nuit l'enveloppa aussitôt et elle s'éloigna d'un pas rapide. Ce n'était pas le quartier le plus recommandable de la ville, certains le considéraient même comme un vrai coupe gorge la nuit, mais Halystra n'y faisait plus attention.

    A mesure qu'elle avançait elle percevait des bruits de pas derrière elle. Rien de bien alarmant si ce n'est qu'à chaque fois qu'elle s'arrêtait pour regarder dans son dos, il n'y avait personne. Fronçant les sourcils et pensant s'éloigner des problèmes, Halystra bifurqua dans une petite ruelle. Mais, alors qu'elle pensait que le petit groupe cherchait juste à se déplacer discrètement, elle eut la mauvaise surprise de les voir débarquer dans la ruelle. Deux hommes. Ils la cherchèrent du regard et quand enfin ils la virent un sourire étira leurs lèvres. Faisant glisser sa main jusqu'à sa ceinture, Halystra détacha ses deux dagues et s'avança vers eux, prête à en découdre.

    Mais à peine eut-elle fait un pas dans le rayon de lune, qu'une main s'abattit sur sa bouche tandis qu'un bras puissant la ceinturait fermement. Un grognement monta dans sa gorge et elle se débattit en ruant comme une diablesse. Son assaillit la lâcha en grognant de douleur lorsqu'elle lui planta ses dents dans le gras de sa paume.


    « - Allons la tigresse, si tu coopères ils te feront pas de mal, t'as ma parole. J'ai horreur d'abîmer la marchandise »

    La voix du client qu'elle avait servi plus tôt la figea sur place. Fléchie sur ses genoux, une dague dans chaque main, elle était prête à se défendre... mais un éclat scintillant attira son regard et le bruit des chaînes lui hérissèrent les poils. Non. Ca non. Elle ne redeviendrait plus jamais une esclave. Elle n'avait eu et n'aurait qu'un seul maître. Plutôt mourir que de sentir à nouveau la morsure des chaînes sur sa peau.

    Reculant d'un pas, l'esclavagiste y vit un signe de frayeur. Mais c'était bien le contraire. Les deux gorilles se précipitèrent sur elle. Si elle put esquiver le premier, le deuxième était plus vif. Il lui saisit un poignet, le fit pivoter violemment, l'obligeant à lâcher sa dague.
    Un cri de rage monta dans sa gorge et elle chercha une nouvelle fois à échapper à son assaillant, mordant, griffant, tandis qu'il la maintenait contre lui et qu'il s'évertuait à lui faire lâcher sa deuxième dague. Elle sentait qu'il faiblissait, mais avant qu'elle ait pu s'échapper, le premier gorille la saisit par la gorge et la souleva en resserrant sa prise. Au bord de l'asphyxie, Halystra n'entendit même pas les sarcasmes de l'esclavagiste. Des tâches noires et blanches dansaient devant ses yeux, sa force l'abandonnait... Elle allait mourir là, dans une ruelle dégoûtante. Son corps pourrirait sûrement un jour ou deux avant qu'on la trouve... Mais elle reverrait son maître.

    Elle sentit qu'on la lâchait et qu'elle tombait brutalement sur le sol, et malgré la douleur qu'elle ressentit lorsque l'air s'infiltra à nouveau dans ses poumons, la drow sombra dans l'inconscience.
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Haldren Baenfere
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MessageSujet: Re: L'esclave attend son maître [Haldren]   Sam 12 Mar 2016 - 21:15


Askäron et Kruss venaient de finir une cinquième choppe de bière lorsqu’ils virent Halystra quitter la taverne, son service terminé. Jetant quelques pièces sur la table en guise de paiement pour leur humble repas, les voleurs sortirent à leur tour et s’apprêtèrent à suivre la drow lorsque le nain retint son partenaire.

Attends.

Un peu plus loin, d’autres silhouettes se faufilaient déjà derrière la drow. Devinant sans grande difficulté de qui il pouvait bien s’agir, les deux comparses attendirent quelques secondes puis se mirent à leur suite, attendant le bon moment pour intervenir. Sans doute auraient-ils pu alerter Halystra du danger, mais le bon sens des ruelles voulait qu’ils laissent les esclavagistes porter le premier coup afin de s’assurer de leur nombre. Trop d’imprudents avaient fini avec une dague dans le dos suite à un excès de confiance : l’ennemi le plus redoutable n’est pas celui qui se tient devant vous mais celui qui se cache dans votre dos, voici l’une des lois fondamentale à Thaar.

Ils assistèrent en silence à la rapide échauffourée, reconnaissant qu’Halystra ne manquait pas de cran ni de caractère. Alors que la drow venait de sombrer dans l’inconscience et que l’esclavagiste s’apprêtait à lui passer les chaines en ricanant, Kruss plaça un démarrage dont seule la robuste race des montagnes a le secret. Trop souvent, les nains sont considérés comme lents à la course du fait de leurs courtes jambes, plus aptes de ce fait à effectuer des marathons que de performer sur de courtes distances. Cela est vrai, mais ces courtes jambes sont mues par des muscles d’acier qui leur permettent de placer des accélérations tout à fait appréciables.

Obnubilés par leur prise, l’esclavagiste et ses deux sbires ne virent pas arriver le nain. La hache brilla à la lueur des torches et s’enfonça violemment dans la colonne vertébrale de l’un des gorilles, qui poussa un hurlement de goret qu’on égorge. Sans plus se préoccuper de l’agonisant, Kruss se tourna vers le second gros bras qui recula prestement à distance de ses moulinets mortels.


Connard ! cria l’esclavagiste en dégainant son épée.

L’homme se mit en garde, s’apprêtant à frapper le nain de flanc, lorsqu’un mouvement à la limite de son champ de vision l’alerta. De justesse il para l’attaque d’Askäron, sa lame ne déviant la rapière qu’à la dernière seconde. Sans lui laisser le temps de se reprendre, le drow se fendit de nouveau, visant cette fois ci le jarret. L’esclavagiste contra et d’un coup de taille rageur qui fit reculer son assaillant.


Sale chien ! Tu vas crever !

Pendant ce temps, le gorille survivant avait détalé aussi vite que possible, ayant jaugé que sa vie ne valait pas le salaire qu’on lui versait. Kruss s’approcha donc d’Halystra et lui fit couler entre les lèvres un peu de liqueur naine, parfaite pour enflammer une cheminée ou désinfecter une plaie.

Du calme, m’dame, vous êtes en sécurité.

Tout en aidant doucement Halystra à s’asseoir, Kruss regarda le duel qui se poursuivait de l’autre côté de la ruelle. Askäron tournait autour de l’esclavagiste, le taquinant de sa rapière, esquivant sans peine les coups et infligeant de petites coupures en retour. Le sourire malsain sur le visage du drow montrait bien quel plaisir il ressentait à humilier ainsi son adversaire au lieu d’en finir rapidement.

Arrête de jouer avec lui, la garde va finir par arriver, bougonna le nain.

Acquiesçant comme à regret, le sicaire drow dévia la lame de l’humain qu’il enroula autour de la sienne avant de se fendre à la vitesse d’un serpent. La pointe de sa rapière traversa l’épaule de l’esclavagiste qui lâcha son arme et tomba au sol en gémissant.


Pitié, pitié !

Méprisant les suppliques du vaincu, le drow lui piqua la gorge de sa lame avant de tourner légèrement la tête vers Halystra.

Vous voulez le tuer ou je le fais ?

Pour ceux qui en douteraient, je vous confirme qu’il s’agissait là des meilleures capacités d’Askäron en matière de politesse.


Dernière édition par Haldren Baenfere le Mar 22 Mar 2016 - 15:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'esclave attend son maître [Haldren]   Mer 16 Mar 2016 - 10:05

    Un liquide brûlant coula dans sa gorge et sur son menton. Un liquide qui enflamma son estomac à une vitesse fulgurante et qui la fit tousser à s’en décrocher les poumons. Bien que le remède soit d’une violence rare, il fallait reconnaître qu’il était des plus efficaces. Son retour dans le monde des vivants la laissa quelques secondes perdue, mais quand les pensées d’Halystra se remirent dans le bon ordre elle lança un regard meurtrier au nain qui se tenait devant elle. Malgré ses paroles elle ne lui faisait absolument pas confiance. Qui pouvait se sentir en sécurité auprès d’un homme – enfin d’un nain – qui venait littéralement de vous brûler de l’intérieur ? Malgré son aide, la drow se dégagea brusquement et se remit sur pied en toussotant encore.
    La scène qui se déroulait sous ses yeux avait de quoi surprendre. Les hommes qui s’étaient jetés sur elle quelques minutes plus tôt étaient tous dans un sale état.
    Un drow s’occupait de leur donner une leçon. Toujours méfiante à l’encontre des gens de sa race, Halystra le fixa sombrement. Pourquoi lui venait-il en aide ? L’avait-il reconnu ? Est-ce que quelqu’un au Puy la cherchait encore ?

    Les paroles du drow la surprirent pourtant. Alors qu’il avait joué avec l’humain comme un chat avec une souris, il lui proposait à elle de le tuer. C’était presque une démonstration de bonnes manières à la sauce drow. Un sourire mauvais étira les lèvres de la sombre tandis qu’elle s’approchait de l’esclavagiste. En chemin elle récupéra ses deux dagues, en remis une dans son étui à sa taille et fit danser la deuxième dans sa main droite.
    Une fois à un pas de lui, Halystra se pencha pour croiser son regard.


    « - Te tuer ne m’amuserait même pas et à vrai dire ce n'est pas moi qui est mérité ce plaisir. En revanche, je t’avais promis quelque chose si tu osais poser à nouveaux tes sales mains sur moi. »

    Malgré les suppliques de l’humain, Halystra mit ses menaces à exécution. Le drow à côté d’elle se chargea d’étouffer les cris de panique et de douleur de l’esclavagiste tandis qu’elle tranchait … dans le vif ! Après une poignée de seconde, le drow acheva le travail et rejeta le corps sans vie de l’homme derrière lui.
    Toujours sur la défensive, Halystra observa le nain et le drow qui s’étaient portés à son secours.


    « - Même si je ne comprends pas pourquoi vous avez fait ça, merci d’être intervenus. Me direz-vous à qui je dois ma liberté ? »

    Son regard allait de l’un à l’autre, cherchant à savoir si elle avait déjà croisé le nain dans l’auberge où elle travaillait et le drow au Puy. Non leurs visages ne lui rappelaient rien, peut-être avaient-ils vu qu’elle était suivie et qu’ils l’avaient gracieusement aidé … non, ce genre de sentiment n’existait pas à Thaar, rien n’était gratuit et elle gardait fermement sa main serrée sur le manche de sa dague au cas où ils leur viendraient à l’esprit de réclamer leur dû.
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Haldren Baenfere
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MessageSujet: Re: L'esclave attend son maître [Haldren]   Sam 19 Mar 2016 - 11:28


Askäron parut beaucoup s’amuser de la fin douloureuse de l’esclavagiste, alors que Kruss se contentait de maintenir l’humain sans laisser la moindre bride d’émotion transparaître sur son visage buriné. Qu’il s’agisse d’un jeu ou d’une simple routine, tuer et voir mourir constituait une part ordinaire de leur quotidien comme se laver ou manger. Ni l’un ni l’autre toutefois ne chercha à dissimuler le cadavre, de tels meurtres étant fréquents à Thaar où les différents se réglaient régulièrement à coups de poignards. Leur victime ne serait qu’un nom de plus dans la longue liste de décès que tenaient les autorités de la ville sans même chercher à les punir. Comme disait d’ailleurs un magistrat «  de toute façon, la plupart du temps les assassins se feront eux-mêmes assassiner à leur tour, pourquoi se fatiguer à les condamner ? ».

Halystra restait en position défensive, méfiante face à ses deux sauveurs qui rengainèrent leurs propres armes pour montrer leurs intentions pacifiques.


Je suis Askäron, et mon compagnon barbu s’appelle Kruss. Nous travaillons pour quelqu’un qui souhaite vous rencontrer et qui nous a demandé de vous conduire jusqu’à lui.

Les voleurs gardaient leurs mains bien en évidence, signe de bonne volonté dans la pègre lorsque l’on souhaite discuter plutôt que se battre. Leurs instructions imposaient d’éviter la violence vis-à-vis d’Halystra, sauf en cas d’urgence absolue. Deux guerriers entraînés auraient probablement pu venir à bout de la drow et l’assommer pour la trimbaler jusqu’à l’Aile Blanche, mais outre le risque de récupérer un coup de dague dans une partie charnue de leur anatomie, cela aurait constitué une bien mauvaise façon de commencer leur collaboration.

En effet, Kruss comme Askäron ignoraient encore ce qu’Halystra pouvait représenter aux yeux d’Haldren. Malgré tout, ils pouvaient deviner certaines choses : pour que le chef du gang leur ait ordonné d’arrêter toutes leurs activités crapuleuses afin de ne se concentrer que sur sa recherche, il fallait qu’elle soit précieuse aux yeux de l’archimage. Inutile dès lors de s’attirer les foudres de la drow qui risquait de se retrouver ensuite en mesure de leur rendre la monnaie de leur pièce. Askäron décida donc d’employer la méthode douce.


Le nom d’Haldren Baenfere ne vous est pas inconnu, je présume ? C’est lui, notre employeur.


Dernière édition par Haldren Baenfere le Mar 22 Mar 2016 - 15:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'esclave attend son maître [Haldren]   Dim 20 Mar 2016 - 8:41


S'il y avait bien une chose qu'elle n'avait pas imaginé un seul instant, c'était d'entendre le nom de son maître prononcé par l'un de ces deux inconnus. L'espace d'une seconde l'étonnement s'imprima sur le visage de la drow, mais il fut bien vite remplacer par un regard plus noir et plus meurtrier que celui qu'elle avait adressé à l'esclavagiste. Comment osaient-ils se servir de ce nom ? Comment avait-il appris qu'elle était liée à lui ?

« - Vous mentez... Je ne sais pas comment vous savez que je... »

Reculant d'un pas, Halystra garda les yeux rivés sur le drow face à elle. Il lui mentait forcément, et visiblement si elle, elle ne l'avait pas reconnu ce n'était pas son cas. Il devait l'avoir vu au Puy, il devait savoir qu'elle avait emporté avec elle des objets ayant appartenu à Haldren. La sombre réfléchissait à toute vitesse, jaugeant les deux hommes en face d'elle autant que ses possibilités de fuite.
Elle était acculée du mauvais côté de la ruelle et même si elle était extrêmement agile, elle doutait de pouvoir leur fausser compagnie. Ils avaient rangé leurs armes, signe de leur bonne foi ou alors signe qu'il cherchait à endormir sa méfiance. Si elle les suivait elle n'était pas sûre de ce qu'il adviendrait d'elle, mais elle aurait probablement le temps d'y réfléchir en chemin. Si elle tentait de fuir... elle finirait avec un poignard fiché dans le dos. La première option semblait être la meilleure, d'autant que s'ils s'intéressaient aux objets qu'elle avait ramené... elle ne les avait pas sur elle. A nouveau la colère qu'elle avait ressentit ses derniers mois la submergea. Haldren était mort, peut-être même à cause du drow en face d'elle. Elle avait cru qu'à Thaar elle pourrait se faire oublier, qu'elle serait la seule à penser à lui et voilà qu'après une échauffourée, aussi violente que brève, on lui balançait le nom de celui qu'elle pleurait toujours.


« - Je vous suis. »

Sa décision était prise, elle irait rencontrer celui qui utilisait le nom de son maître avec si peu de vergogne et elle lui ferait regrettée amèrement d'avoir voulu salir Haldren Baenfere.
Rengainant sa dague pour leur montrer qu'elle avait des intentions tout aussi « honnête » qu'eux, elle leva ses paumes ouvertes devant elle avant de s'approcher d'un pas.
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MessageSujet: Re: L'esclave attend son maître [Haldren]   Mar 22 Mar 2016 - 15:11


Halystra ayant accepté de les accompagner, les deux voleurs la guidèrent loin de la ruelle où l’esclavagiste gisait raide mort. Déjà des silhouettes apparaissaient aux angles des rues, n’attendant que le départ de ces sicaires lourdement armés pour aller dépouiller les cadavres. Dure loi de la vie à Thaar, où l’opulence côtoie la misère plus que dans toute autre ville de l’Ithri’Vaan. Des vêtements, mêmes tachés de sang, feraient le bonheur d’un malheureux lorsque le froid nocturne s’abattrait sur lui. Chemin faisant, Kruss et Askäron gardèrent leurs armes à la main, les pointant parfois vers des groupes qui s’approchaient un peu trop à leur convenance. Les rues par lesquelles ils passaient jouxtaient les pires quartiers de la cité, de véritables coupe-gorges où mieux valait posséder une belle longueur d’acier pour tenir la vermine à distance.

Personne toutefois ne vint tenter de les stopper, le sinistre visage du drow étant connu et les robustes épaules du nain annonçant une force peu commune. Ils purent ainsi rejoindre les docks où peu à peu le calme revint. Les maisons n’y débordaient plus sur la rue en créant parfois de quasi-couloirs, l’odeur de pisse y diminuait et par moments des miliciens patrouillaient. Les deux voleurs rengainèrent leurs armes, se sachant en terrain moins dangereux.


Nous sommes arrivés, annonça  Kruss en désignant un bâtiment devant eux.

L’ancien hôtel particulier qu’Haldren utilisait comme quartier général pour ses activités ne fermait jamais vraiment ses portes, le bordel qui s’y trouvait travaillant jusqu’à l’aube et quelques tapineuses faisaient valoir leur charme près de l’entrée principale sous la surveillance de gros-bras au regard revêhce qui indiquaient clairement qu’un paiement devait précéder la consommation. Les deux voleurs contournèrent la bâtisse et y entrèrent par la porte arrière, arrivant directement dans la salle réservée aux membres du gang. Guidant toujours Halystra, qui attira sur elle nombre de regards interrogatifs, ils montèrent les escaliers jusqu’au dernier étage et toquèrent à une lourde porte en bois.


Entrez, répondit une voix à l’intérieur, voix que l’ancienne esclave du Puy connaissait.

La pièce où ils entrèrent rappelaient quelque peu les appartements du Ditronw Da’re au C’nros : partout des bibliothèques remplies de grimoires, sur une table de côté des instruments alchimiques attendaient patiemment, et le sol se trouvait recouvert d’un épais tapis. Le bureau du maître des lieux se trouvait entre deux fenêtres donnant sur les quais, d’où il pouvait surveiller les arrivées ou les départs des navires. Haldren Baenfere releva la tête du parchemin qu’il lisait, fixa les trois arrivants en silence, puis se leva lentement.


Laissez-nous, ordonna-t-il aux deux voleurs qui s’inclinèrent puis tournèrent les talons, refermant la porte derrière eux.
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MessageSujet: Re: L'esclave attend son maître [Haldren]   Mar 22 Mar 2016 - 15:47


Le trajet n’avait rien de rassurant et plusieurs fois Halystra résista à l’irrésistible envie de s’enfuir. Elle repérait certaines ruelles, elle évaluait la hauteur des toits… bref elle cherchait une échappatoire. Mais à chaque fois qu’elle s’apprêtait à fausser compagnie à son étrange escorte, elle se rappelait qu’un homme se servait impunément du nom de son maître et son sang se remettait à bouillir. Quitte à mourir ce soir, elle emporterait avec elle cet usurpateur.
A l’approche du bâtiment, la drow marqua un temps d’arrêt. Un bordel ? Vraiment ? Ils la conduisaient dans un bordel. Peut-être qu’ils l’avaient simplement aidé dans la ruelle pour éliminer un concurrent potentiel. Et bien là aussi ça leur ferait drôle s’il s’imaginait qu’elle vendrait ses charmes pour eux. Elle n’avait plus de maître et elle n’en aurait plus.

Lorsqu’ils arrivèrent en haut du long escalier, la sombre observa les deux hommes qui la précédaient, ils semblaient moins sûr d’eux. Comme s’ils craignaient la personne qui se trouvait de l’autre côté de la porte. Après les coups frappés contre le bois, une voix leur répondit et son cœur se serra. Son imagination lui jouait des tours à présent. Elle fronça les sourcils, sa main glissant jusqu’à sa ceinture pour se saisir de sa dague. Le nain poussa la porte et ils pénétrèrent dans le bureau.
Le choc qu’elle éprouva lui fit lâcher son arme et elle resta les yeux plantés dans ceux d’Haldren, le souffle court. Etait-ce possible ? Etait-il vraiment là en face d’elle ?

Le drow et le nain s’éclipsèrent en une fraction de seconde, visiblement trop heureux de ne pas rester davantage dans la pièce.
Le silence devint presque palpable entre eux, Halystra devait lutter entre une multitude d’émotion. La drow tremblait tant la tension qui l’habitait soudainement était violente. La colère de le retrouver là, bien confortablement installé alors qu’elle l’avait pleuré, la douleur  qu’elle ressentait encore avec violence de l’avoir cru mort tout ce temps, la surprise et la joie également… Tout se bousculer en elle. Elle voulait tour à tour le toucher, le gifler, l’embrasser, le torturer pour ce qu’elle avait enduré… Mais elle était incapable du moindre mouvement, du moindre son… S’il était vivant, lui reprocherait-il de ne pas l’avoir retrouvé ? L’accuserait-il de ne pas l’avoir cherché ?


« - Maître… »

A peine sortie de son mutisme, incapable de soutenir davantage son regard, elle se laissa tomber à genoux, tête baissée, soumise à cet homme qui l’avait autrefois mâtée d’une poigne de fer. De la haine qu’elle avait éprouvée pour lui, elle avait fini par l’aimer, au point qu’elle avait été désespérée par la mort de son maître et désorientée une fois libre.
A présent elle retrouvait l’un pour perdre l’autre… Et aussi étrange que cela puisse paraître, si c’était pour le servir lui, alors retrouver son statut d’esclave ne la dérangeait pas.  


« -Je vous demande pardon… » murmura-t-elle alors.

Pardon de ne pas l’avoir retrouvé, pardon de l’avoir sincèrement cru mort alors qu’elle n’aurait jamais dû douter de lui.
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Haldren Baenfere
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MessageSujet: Re: L'esclave attend son maître [Haldren]   Mer 23 Mar 2016 - 10:23


Haldren se sentait envahi par des sentiments contradictoires : colère, joie, émotion, assurance et incertitude… la jeune drow agenouillée devant lui faisait remonter dans son esprit délabré des souvenirs d’une autre époque, celle où il dirigeait les mages de guerre du Puy d’Elda. Depuis son « retour » sur Miradelphia, l’archimage ne disposait plus de point d’ancrage relatif à son ancienne vie et il s’en était très bien accommodé jusqu’à cette vision d’Halystra perçue quelques jours plus tôt. La sensation de manque qu’il avait depuis lors ressenti le troublait et l’agaçait à la fois. Saisissant Halystra par le menton, il lui fit relever la tête pour la regarder dans les yeux, y cherchant des souvenirs de son passé.

Tu devais me croire mort, n’est-ce pas ?

S’il était surpris de la retrouver à Thaar, Haldren était suffisamment honnête avec lui-même pour admettre qu’il aurait agit à l’identique à sa place. La favorite du Senger du Vème ost ne pouvait qu’attiser des jalousies, qui au Puy risquaient de se terminer par une mort lente et douloureuse.

Je l’étais. Enfin… d’une certaine façon que tu ne comprendrais pas. Parfois je ne suis pas sur de le comprendre moi-même.

Les souvenirs de son exil dans les Ombres restaient parcellaires pour le drow, qui évitait de trop se concentrer dessus. En ce lieu étrange où le temps et l’espace ne répondaient plus aux mêmes lois physiques, la notion même de force vitale perdait en partie sa signification. D’une certaine façon, Haldren devinait qu’il ne faisait plus tout à fait partie du monde de ses ancêtres, les Ombres ayant marqué son âme à tout jamais. Chassant ces sombres pensées, il revint au présent.

Mais je suis de retour, c’est la seule chose qui compte. Les jeux politiques du Puy n’offrent plus guère d’attrait pour moi, Thaar et ses possibilités m’intéressent nettement plus.

L’archimage revint s’asseoir derrière son bureau, se calant confortablement dans son fauteuil.

Et toi, Halystra ? Qu’as-tu donc fait durant toutes ces… le drow réfléchit… cela fait huit ans, je crois ?
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MessageSujet: Re: L'esclave attend son maître [Haldren]   Jeu 24 Mar 2016 - 12:30


Le contact de ses doigts sous son menton lui fit l’effet d’une décharge, rendant encore plus réel ces retrouvailles qu’elle n’espérait plus. Croiser son regard la propulsa des années en arrière, dans ce temps où elle avait porté des chaînes, où elle avait reçu coups et blessures, où la rage s’était mêlée à son désespoir. Et puis il y avait eu ce jour. Ce jour où elle lui avait cédée, entièrement, corps et âme. Elle avait cessé de lutter, cessé d’alimenter sa colère et sa haine. Et de ce jour, lui, son tortionnaire, s’était montré moins dur. Il avait senti sa volonté voler en éclat, sa soumission complète et totale et il n’avait plus jamais eu besoin d’user de violence pour qu’elle lui obéisse. Intérieurement elle se mit à prier pour qu’il n’ait plus besoin de le faire…
Ses paroles la prirent de cours, si bien qu’elle ne trouva rien à répondre à sa première question. Elle l’écouta tandis qu’il cherchait à lui faire comprendre qu’il était effectivement bien mort… mais qu’il ne l’était plus à présent. Halystra fronça légèrement les sourcils, cherchant à comprendre comment on pouvait être mort, sans l’être réellement. Sûrement quelque chose en rapport avec la magie, son maître avait toujours excellé dans cet art et elle, elle n’y avait jamais compris grand-chose.

Dès qu’il la lâcha pour retourner derrière son bureau, Halystra baissa à nouveau les yeux sur l’épais tapis. Le changement était saisissant et extrêmement brutal pour la drow. Une heure plus tôt elle se tenait tête haute, elle parlait avec assurance et jouissait de sa liberté. A présent elle était agenouillée devant son maître, tête basse, complètement incertaine de ce qu’elle allait advenir.
Il ne lui parlait pas avec agressivité, ni colère. C’est donc qu’il n’était pas fâché, mais elle s’était toujours méfiée des réactions de son maître.

Quand il prononça son prénom, elle osa lever les yeux pour croiser son regard. C’était tellement déroutant. Elle avait tant espérer l’entendre à nouveau sur ses lèvres, il n’y avait que lui pour le prononcer de cette façon.


« - Huit ans ? Je ne saurais vous dire maître… j’ai cessé de compter les jours depuis bien longtemps. »

Baissant à nouveau les yeux sur le tapis, Halystra laissa flotter le silence entre eux une poignée de seconde avant de reprendre.

« - J’ai fui le Puy à l’annonce de votre….mort. Je ne voulais pas y croire mais j’ai été contrainte de partir. L’homme qui m’a prévenu m’attendait aussi pour me faire disparaître. J’en ai réchappé de justesse et je n’ai pas attendu de savoir si on enverrait quelqu’un d’autre. J’ai erré longtemps. Je ne savais pas quoi faire… Ni comment vous retrouver… Et puis j’ai fini ici, à Thaar. Et les rumeurs de votre mort me sont parvenus … alors j’ai fini par les croire. »

Cela faisait-il réellement huit ans qu’elle était à Thaar ? Huit ans qu’elle servait dans cette auberge miteuse ? Cela ne lui avait pas semblé aussi long, mais que sont huit années lorsqu’on peut en vivre des centaines. Elle questionnerait Hans, lui devait bien savoir depuis combien de temps il l’employait. Mais elle était restée un certain temps dans un petit village entre le Puy et Thaar… combien exactement elle n’en avait aucune idée, mais à ce moment-là elle fuyait, persuadée que les gens qui avaient assassiné son maître la recherchée.
Penser à Hans lui rappela ce qu’elle cachait sous le dernier tiroir de sa commode.


« - Quand j’ai quitté le C’nros … Je suis allée dans votre bureau. Je sais que je n’aurais pas du toucher à vos objets, vous me l’aviez interdit… mais je voulais qu’ils leur restent le moins de choses possibles. J’ai vos affaires ici à Thaar, je peux aller vous les chercher si vous voulez. »

L’angoisse la submergea à nouveau. Elle ne voulait plus être enfermée. Mais en même temps…elle ne voulait pas non plus être à nouveau séparée de son maître. Ses yeux gris remontèrent lentement jusqu’à ceux de son maître, espérant ne pas y lire un quelconque mécontentement.
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MessageSujet: Re: L'esclave attend son maître [Haldren]   Ven 25 Mar 2016 - 13:30


Le drow écouta en silence le récit de son esclave sur sa fuite du Puy puis sur sa vie à Thaar durant ces dernières années. Il ne croyait guère au destin ni au hasard, toutefois il se réjouissait intérieurement d’avoir retrouvé Halystra. Outre qu’elle ferait une concubine parfaite, il savait pouvoir lui faire relativement confiance. Jusqu’à présent, sa loyauté s’était avérée totalement fiable, ce qui la rendait précieuse dans cet univers où de telles qualités demeuraient rares. Bien entendu, Haldren prévoyait déjà de toujours garder quelques précautions dans sa manche, tout bon drow sachant que même les plus loyaux serviteurs peuvent un jour se retourner contre vous si les circonstances évoluent défavorablement.

Tu vivras ici avec moi, désormais. Les membres du gang n’auront pas d’ordre à te donner, mais ils ne sont pas pour autant à ton service, donc sois polie avec eux. Nous verrons ensuite quel rôle je peux te confier dans l’organisation. Mes activités recouvrent un bordel, une école de gladiateurs, du vol, de l’extorsion et de la contrebande. Classique, en résumé.

N’ayant pas encore pu réfléchir à la façon dont Halystra s’intégrerait au gang, Haldren préféra laisser cela de côté le temps de trouver un rôle à sa mesure. Le bordel disposait bien d’un bar, mais les serveuses pouvaient elles-mêmes être consommées, ce qui excluait bien évidemment cette possibilité. Certes son esclave pouvait rester à son entière disposition, mais le monde du crime de Thaar n’aimait guère les inactifs et l’archimage ne souhaitait pas causer de tensions entre sa amante et ses lieutenants. Il fut tiré de ses réflexions par l’annonce de la jeune drow qu’elle s’était enfuie du Puy avec une partie des affaires de son maître.

Des affaires venant du C’nros ? Oui, va les chercher immédiatement. Prends Kruss avec toi pour éviter les problèmes.

Tandis qu’Halystra sortait du bureau pour accomplir sa mission, Haldren se renfonça dans son fauteuil en réfléchissant à l’avenir qu’il lui laisserait dans son organisation.
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MessageSujet: Re: L'esclave attend son maître [Haldren]   Dim 27 Mar 2016 - 8:38


Haldren n'y allait pas par quatre chemins et le fait qu'il souhaitait la présence d'Halystra à ses côtés était à la fois rassurant et étonnant pour la drow. Elle l'avait cru mort jusqu'à présent et les effets du choc de le retrouver en chair et en os ne s'étaient toujours pas dissipé. Elle l'écouta donc sans l'interrompre et elle ne releva la tête que lorsqu'il lui demanda de retourner à l'auberge chercher les objets qu'elle gardait précieusement depuis sa fuite du Puy.

« - Bien, Maître »

Autant elle était encore sonnée par ces retrouvailles inattendues et inespérées, autant elle se souvenait parfaitement de tous les gestes et comportements qui avaient fait son quotidien au C'nros. Elle se releva, s'inclina et quitta la pièce sans un regard vers son maître.
Le drow et le nain attendaient en bas de l'escalier et elle demanda au dénommé Kruss s'il acceptait de la raccompagner à l'auberge. Comprenant qu'il y avait derrière cette étrange demande, la volonté du chef du gang, il inclina la tête et la précéda dans les couloirs puis dans les ruelles.
Ils n'échangèrent pas un mot et il l'accompagna tout le long, même dans la petite chambre qu'elle avait occupé jusqu'à présent. Elle rassembla dans son sac ses maigres possessions et elle récupéra le paquet qu'elle cachait sous la commode.

Après un dernier regard dans la pièce, Halystra fit signe à Kruss qu'ils pouvaient repartir. Marcher lui faisait du bien et l'aidait à réfléchir, à mettre de l'ordre dans ce qu'elle ressentait et pour le moment... elle avait peur. Peur qu'elle finisse avec les autres prostituées de son bordel, peur qu'il l'enferme à nouveau, peur qu'il la punisse d'avoir touché aux affaires qu'elle s'apprêtait à lui rendre... Elle n'avait pas encore réussi à rembourser la totalité de l'argent qu'elle avait utilisé. Elle n'avait touché au coffret rempli de pièces que lorsqu'elle n'avait plus eu le choix, pour manger et pour se loger. Son maigre salaire à l'auberge lui permettait surtout d'avoir une chambre mais dès qu'elle pouvait économiser quelques sous, ils finissaient dans le coffret...

Avant qu'elle n'ait pu réaliser qu'elle était déjà arrivée devant la porte du bureau d'Haldren, Kruss frappa sur le battant à sa place. Prenant une grande inspiration, elle entra dans la pièce tandis que le sombre refermait la porte derrière elle.
Posant la besace contenant ses affaires près de la porte, la drow s'approcha du bureau et vida le sac de toile de tous les objets qu'il contenait. L'étrange boite qu'elle n'avait jamais pu ouvrir, des bibelots qu'elle avait trouvé sur le bureau et les étagères de son Maître, le sachet contenant la pierre qu'elle avait sortit quelques jours plus tôt et pour finir le coffret.


« - Je n'ai pas fini de rembourser la somme que je vous ai ...emprunté. Mais je le ferai dès que je le pourrais Maître. »

Ne lui avait-il pas appris à coup de fouet qu'il valait mieux qu'elle avoue ses fautes avant qu'il ne les découvre ? Cela avait fait partie de son long....apprentissage. Et son souvenir la faisait encore trembler.

« - Tout ce que j'ai pris est là... je n'ai jamais rien vendu ou perdu. »

Cela pouvait paraître dur à croire. Après tout elle avait sûrement conservé des objets de valeur, des objets qui lui auraient permis de vivre une vie bien plus aisée. Mais jamais elle n'aurait pu se résoudre à vendre ses objets, après tout il avait fallut qu'elle soit complètement affamée et couverte de crasse pour qu'elle accepte de toucher à l'argent du petit coffre. Elle ne s'en était resservie qu'une fois à Thaar lorsque l'aubergiste lui avait dit qu'il l'embaucherait si elle se trouvait des vêtements  neufs.
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