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 Fils prodige et Fils prodigue. [Oschide]

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Oscario d'Anoszia
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MessageSujet: Fils prodige et Fils prodigue. [Oschide]   Mar 15 Mar 2016 - 22:11

C’est à regret que le puîné d’Arichis consulta à nouveau ses portulans. Après les avoir longuement sermonnés du regard, il finit par les rouler dans le sens de la largeur pour les contraindre dans un cylindre de cuivre. Il en obtura l’extrémité d’un bouchon à vis et scella hermétiquement l’ensemble. Destiné à mettre ses plus précieuses cartes à l’abri de l’humidité – pas rare en pleine mer – et des maladresses – assez courantes lorsque le sol vire de bord au gré de la houle – le dispositif était la marque de ceux qui parmi les marins s’affichaient comme d’authentiques navigateurs.

Manipuler ce tube avait aussi le don de lui rappeler les voies navigables de la haute mer. Connues ou encore à tracer sur une cartes,  ces routes reliaient de vénérables ports d’attaches à une seule destination : l’aventure.

Hors, malgré toute l’importance de la tâche qui était actuellement la sienne, force était de reconnaître que le convoi qu’il menait relevait principalement du cabotage. Au vu des contingences d’organisation qui étaient les siennes, il aurait été bien improbable de s’éloigner des côtes. Aux navires confiés par son père, l’amiral s’était adjoint cinq autres vaisseaux que le terme d’épaves n’aurait pas fait rougir. Si ce n’étaient leurs équipages à bord on aurait pu les prendre pour des derelicts.  Tant que ces tire-au-flanc conservaient un tirant d’eau acceptable – entendez par là qu’ils ne vacillaient soudainement pas par un bord et s’enfonçaient dans les abysses – leurs capitaines s’en contentaient. Leurs instructions étaient claires et leurs ambitions, sous la tutelle du seigneur-intendant du Curzio, conservées à un niveau tout à fait borné.

Plusieurs missives étaient parties en prévision du passage du convoi afin que les seigneuries locales ne s’alarment pas du passage d’un corps expéditionnaire fort de trois cents hommes. Les cavaliers de Mirabelo avaient été répartis sur les navires les plus robustes en compagnie de leurs montures au grand dam des moussaillons qui auraient à décrotter les ponts concernés. Les plus habiles d’entre eux en profiteraient pour apprendre les bases du métier de palefrenier durant leur temps de repos ; les autres à récurer plus vite. Les arbalétriers et archers venus de Castelo étaient eux répartis sur les navires prêts à prendre une trajectoire d’interception si la nécessité d’une telle opération se présentait. Les lanciers du Calozi eux restaient pour l’heure réuni en une compagnie homogène afin de gérer le cas malheureux où il faudrait mouiller en eaux claires. Ainsi réuni l’unité débarquerait assez rapidement pour sécuriser une portion de terre.

La logistique militaire n’excluait aucunement celle plus usuelle du fret tel que pratiqué par les navires de commerce. Il était du rôle de l’amiral de répartir judicieusement les marchandises d’une cale à l’autre. Cette tâche était assurément la plus laborieuse et avait rendu chèvre plus d’un notaire patenté. Elle était toutefois indispensable. De sa bonne exécution dépendaient plusieurs facteurs essentiels dont le principal était le bon lestage du navire. Il n’était pas rare que des chargements mal répartis ou mal fixés n’aient envoyé par le fond navires et équipages. Parfois, lorsque les vagues prenaient le navire par le bord, tout l’équipage sentait le point d’inflexion se tordre, le bois gémir et les gonds crisser et priait l’espace d’un instant en espérant que l’ensemble tienne la tension. Nombre de jeunes gens pensaient qu’un Capitaine avait pour principale fonction de tenir la barre et de distribuer des ordres tout en observant l’horizon mais il n’en était rien. Le premier talent du Capitaine était de pouvoir ranger un grenier d’antiquaire long de quarante pas sur plusieurs niveaux pour en assembler un ensemble cohérent qui ne foutrait pas le navire à la renverse en cas d’intempéries.

Une fois assurée la logistique, le second rôle du Capitaine était d’occuper l’équipage. L’ennemi principal de toute compagnie maritime résidait dans l’ennui et la procrastination. Sans l’application de centaines de menues tâches pourtant indispensable, l’état général du navire finissait par se dégrader. Pour l’exemple des voiles non huilées finissaient par s’imbiber d’eau et retenaient moins bien les vents. En cas d’inventaire du bord peu orthodoxes, on découvrait toujours trop tard qu’il manquait le goudron nécessaire à mener une réparation d’urgence ou une plante réputée apte à traiter le scorbut. Enfin et n’importe quel marin d’eau douce aurait pu vous le dire : les cordages avaient une fâcheuse tendance à lâcher si on ne les vérifier par à minima une fois tous les deux jours.

Derrière ces occupations de grandes ou d’improbables importances, on luttait en réalité contre un seul et unique ennemi : l’ennui. Bien que la cohésion soit une valeur importante au sein d’un équipage et que l’on recrute souvent parmi les « cousins de cousins de cousins » dans la marine d’Ydril, l’ennemi pernicieux qu’était l’ennui résidait perpétuellement à bord. Le désœuvrement et l’inaction pesaient sur les nerfs. Bien plus que le danger qui vous fouettait à vif ou les tempêtes que l’on devait combattre à coups de cordages tendus ou relâchés, l’oisiveté et l’ennui érodaient les nerfs de chaque marin. Dès lors, chaque remarque anodine pouvait dégénérer en rixe cruelle qu’il fallait alors sévèrement châtier avant que l’on ne commence à se dire que tout ça était probablement de la faute du Capitaine.

Ce n’est qu’après tout cela qu’un Capitaine pouvait alors poser sa main sur la barre et regarder dans le lointain.

La main d’Oscario quittait rarement la proximité d’une longue-vue – un instrument servant à voir le loin de près – et c’est avec une appréhension constante qu’il vérifiait la ligne d’horizon, en mer comme du côté des terres. Une missive pouvait avoir été interceptée. Un allié pouvait avoir trahi ou un vassal ivre ne plus arriver à lire les armoiries à distance. Et puis, cela rompait aussi un peu la monotonie du trajet. De l’Ydril, le convoi cabota jusqu’au comté de Scylla et n’entreprit la remontée des voies fluviales vers Diantra qu’à partir de cette position en direction du Port-Royal, ou ce qu’il en subsisterait. Dès qu’ils passèrent l’embouchure, on sonna le tocsin afin que chacun se tienne en alerte. L’un des navires à fond plat prit de l’avance et repéra les passages délicats à l’aide de perches longues et pas trop raides pour qu’elles ne cassent pas face au courant. L’approche de Diantra coula comme un poids supplémentaire aux cargaisons ployant dans le ventre de vois des navires. Là-bas, sous les fortifications, les réfugiés se terraient comme éberlués en un ramassis de tentes donnant à l’ensemble l’aspect d’une termitière négligée.

C’est sous les regards ternes de ces pauvres hères que passèrent les navires jusqu’à leur point d’appontement. Toujours dans le détail, les équipages restèrent longuement à l’affût de potentielles embuscades mais ne dénotèrent d’aucun point proche pouvant faire office de point de ralliement. Certes, une cavalerie pourrait tout à fait se trouver embusquée derrière une colline ou à l’orée de bois passés tantôt et prendre d’assaut les débarcadères. Mais pour quel effet ? On voyait rarement chevaux et chevaliers prendre d’abordages des navires. Evidemment, pour contrarier toute folie d’un chevalier en mal de charges héroïques, on arma des carreaux à têtes lourdes, juste pour le cas où. Les lanciers avaient pour objectifs de sécuriser les quais et éviter que l’appontement du convoi ne soit perturbé par la venue de réfugiés cherchant quelques ressources « tombées du canot ».

Leur heure viendrait mais point encore.

L’un des officiers du bord proposa d’envoyer une estafette en ville pour prévenir le seigneur Oschide, ce que rejeta Oscario.

« Les hommes de mon frère ont déjà dû le prévenir ; il ne tardera pas à nous rejoindre s’il n’est pris dans d’autres affaires plus urgentes » concéda Oscario.

« Nous attendrons ses instructions avant de procéder au débarquement de nos cargaisons » compléta l’amiral.

« Tout vient à point, à qui sait attendre… un peu » conclut-il temporairement.
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Oschide d'Anoszia
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MessageSujet: Re: Fils prodige et Fils prodigue. [Oschide]   Mer 16 Mar 2016 - 11:40

Première ennéade de Farkias, an de grâce neuf du onzième cycle
-Altesse ! Altesse !

Avec difficulté, il ouvrit ses yeux et celui encore sous le bandage lui fit un mal de chien. Encore allongé dans le lit, il maudissait encore les courbatures et cicatrices toutes fraîches qui le relançaient à chaque mouvement trop brusque. Cette nouvelle année commençait dans les plus mauvaises conditions, mais que pouvait-il faire de plus ? Entendant de nouveau l'un de ses serviteurs s'affoler à sa porte en la martelant de toute ses forces, il finit par trouver le courage d'aller lui ouvrir, le corps parsemé d'hématome.

-Qu'y a-t-il de si important pour venir me réveiller de la sorte ?

-Des bateaux, altesse ! Sur la Garnaad, ils se dirigent vers nous !

Son cœur se mit à battre un peu plus vite et un long frisson le parcourut. Etait-ce l'arrivée des renforts où bien le passage à l'action de la ligue pour reprendre la cité ? Si tel avait été le cas, il aurait été fort mal avisé de leur part de tenter une action fluviale. Autant dire qu'en cette éventualité, la ligue aurait franchi un nouveau pas dans l'illogisme le plus complet.

-Quelles sont leurs couleurs ?

Un peu penaud, le serviteur, plus habitué à la vue des étendards des ost qu'aux pavillons des embarcations, releva les épaules et parut bien con.

-Je ne peux vous le dire, altesse, mais ils viennent du sud !

Du sud ?! De Port-Royal ?! Un sourire vint se dresser sur son visage et le duc n'attendit pas un instant de plus avant d'enfiler des habits propres et de se munir de ses armes.
Une fois dans la grande cour du palais royal, ses hommes vinrent le retrouver avec sa monture. Augustor Rasque et Pietro Colleoni l'accompagneraient  pour cette petite chevauchée en dehors des remparts. Plusieurs aigles se joignirent à l'escorte et la petite compagnie entreprit sa cavalcade dans les rues encore inanimées de la cité. En sortant, lorsqu'ils furent en vue des embarcations qui glissaient sur les eaux, le capitaine Augustor fit de gros yeux, montrant par là sa totale stupéfaction quant à cette arrivée inespérée.

-Quel homme aurait eu assez d'audace pour naviguer de la sorte, aux yeux et à la barbe des hommes du médian.

Un nouveau sourire au coin des lèvres, Oschide répondit tout en gardant ses yeux braqués sur les navires qui s'apprêtaient à accoster.

-Cet homme, capitaine, se nomme Oscario d'Anoszia.

-Votre frère, altesse ?

-Tout juste.

La petite troupe de cavaliers aux couleurs de Langehack et des Anoszia finit par arriver sur les berges à la vue de tous ces hommes qui entreprenaient leur débarquement. Mais lui, la première silhouette familière qu'il vit fut celle de son frère, tout frais et comme à son habitude, bien entouré de ses hommes.

-Ton arrivée tombe à pique, Oscario, dit-il haut et fort pour que l'Anoszia l'entende. Je craignais de ne jamais plus te revoir petit frère.  


Dernière édition par Oschide d'Anoszia le Sam 26 Mar 2016 - 15:59, édité 2 fois
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Oscario d'Anoszia
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MessageSujet: Re: Fils prodige et Fils prodigue. [Oschide]   Mer 16 Mar 2016 - 15:03

A l’approche d’un petit groupe de cavaliers, Oscario avait rapidement confié ses instructions à la cantonade.  Il avait placé son bicorne entre les mains fines d’un mousse et avait annoncé d’une voix légère aux hommes qui l’entouraient un « rentrez vos ventres les gars, ce n’est rien de moins qu’un Duc qui nous arrive là » trahissant sa bonne humeur.

« Faisons comme si nous étions à l’œuvre et non comme de jeunes filles en fleur attendant que le prince arrive au bal pour se remettre à respirer » confia-t-il à son entourage alors que la compagnie de son frère avalait les dernières centaines de pas les séparant encore. Lorsque les cavaliers s’immobilisèrent en arrachant quelques hennissements contrariés à leurs montures qui auraient bien poussé la cavalcade plus loin, le Duc de Langehack interpella directement son cadet.

« Ne plus jamais me revoir est le rêve de bon nombre de pères inquiets pour l’avenir de leurs filles ! » lui retourna Oscario en arrachant quelques rires gras autour de lui.

« Mais tu n’auras pas cette chance, j’en ai bien peur » compléta le navigateur en affichant un sourire plein de gouaille. Il s’approcha de son frère les bras ouverts et lui offrit une accolade lorsque ce dernier mit pied à terre. De la main, il flatta le bras valide d’Oschide et l’orienta en direction des navires.

« De notre flotte militaire ; trois navires. En sus des équipages, tu trouveras trois cents hommes : une centaine de cavaliers de Mirabelo, accompagnés de leur monture et de leur nécessaire de campagne. A ce titre, tu nous pardonneras de l’odeur mais nous avons poussé le vice à conserver les excréments des chevaux pour enrichir les sols encore cultivables. Tu pourras aussi compter cent piquiers du Calozi et autant d’arbalétriers et d’archers natifs du Castelo » énuméra-t-il posément en dressant l’inventaire des troupes envoyées par Arichis.

« Un avant-gout de ce que réserve père, pourrait-on dire » glissa Oscario.

« Maintenant, passons à ce que t’apporte ton frère » dit-il en désignant les rafiots presque échoués comme de vieilles barriques le long des quais.

« De la farine tout d’abord, en grande quantité, afin de pouvoir ravitailler les habitants de Diantra en bon pain de blé ou de seigle, ainsi qu’en galettes. Les fours à bois pourront de nouveau et pour un temps tourner à bon régime ; autant dire que les boulangers ne vont pas chômer. Nous avons aussi embarqué des réserves de viandes et de poissons séchés. Du point de vue du gout, c’est à ravir un marin n’ayant pas vu terre depuis des mois mais il se peut que l’estomac des locaux mette quelques jours à s’habituer. Mais ces aliments ne manquent pas de qualités : si on les embarque en mer c’est qu’ils se conservent aisément durant des mois sans souffrir de la température ou de l’humidité. Par ailleurs, une fois viandes et poissons mangés, il nous restera encore le sel. Là encore, il s’agit d’une ressource de choix en mer, comme pour tout endroit coupé de ravitaillement. Une légère dose quotidienne de sel ralentit les pertes en eau du corps et repousse l’état de déshydratation.  Si l’eau potable est un problème et qu’il faut en venir au rationnement, une faible quantité de sel journalière pourra entretenir la santé de nos ouvriers » développe le jeune homme.

« Puisque nous parlons d’ouvriers, nous avons avec nous un ravitaillement d’outils : ciseaux à bois, maillets et massettes, trois établis en hêtre et autant de pierres à meuler, des rabots et des racloirs. Nous avons aussi des outils destinés à travailler la pierre mais en moindre quantité. Ah, et d’après mes estimations, pas moins de quarante tonnes de bon bois » ajoute-t-il en ralentissant le rythme de sa phrase, à l’image d’un conteur cherchant l’attention de l’auditoire.

Le Capitaine Augustor intervint à cet endroit, tombant de fait dans le piège rhétorique qu’espérait l’Anoszia.

« Vous m’excuserez mais vos comptes doivent être surestimés; le ventre de vos navires ne peut contenir autant d’emport de bois » apporta le Capitaine en guise de contradiction.

« C’est juste » approuva Oscario en dodelinant de la tête en signe d’assertion.

« Ces rafiots ne transportent pas de bois, Capitaine, ils sont le bois » posa sommairement l’amiral d’Ydril.

« Et nous allons nous servir allègrement de leur composition. Quoiqu’il advienne ces navires viennent de vivre leur dernière traversée et j’en ai fait l’acquisition contre une poignée de pièces d’or, quelques échanges judicieux et certaines promesses qui n’engagent que moi. S’ils flottent encore il s’avère que leurs structures ont souffert des intempéries et du temps passant, voire de collisions impromptues avec des récifs ou d’autres navires. Si les dommages apparents ne les ont pas envoyés par le fond, il s’avère néanmoins que leurs propriétaires ne leur faisaient plus confiance pour la haute mer et guère plus pour le cabotage. Comprenez messieurs que lorsqu’un navire atteint un grand âge ou la décrépitude, il devient de plus en plus malaisé de restreindre ou d’anticiper les avaries qui pourraient apparaître. Ceux qui poussent leur chance trop loin finissent par le fond, équipages et marchandises inclus. Leurs propriétaires ont vu d’un bon œil que je leur propose de s’en débarrasser : un bénéfice immédiat, même maigre, valant bien souvent mieux que futures emmerdes. Nous avons donc mené des réparations d’urgence avec pour seul objectif que de rejoindre Diantra » explicite Oscario.

« Nous démonterons donc ces navires poutre par poutre, cordage par cordage et voile par voile. Ces éléments réunis ne forment que des navires en fin de vie. Mais leur bois est d’un bois traité pour être imperméable. Il s’agit par ailleurs d’un bois massif à l’excellente densité, lequel ne brûle que très lentement. Cette caractéristique n’est pas négligeable en cas d’incendie mais fournira aussi un excellent bois de chauffage en cas de basses températures. Cordages et voiles auront de nombreux usages. Les voiles feront entre autres d’excellentes tentes ou de toitures temporaires s’il faut entreprendre des chantiers extérieurs ou des remplacements de toiture. Et pour ce qui est des cordages, ma foi, s’il faut pendre quelqu’un haut et court, nous aurons de quoi faire. Par ailleurs, il y a à la jonction des poutres entre elles des vérins métalliques servant à lier les pièces de bois ensemble. Il suffira de les faire fondre dans des fourneaux pour leur donner une seconde vie. Peu importe donc ce que tu souhaiteras construire, Oschide, te voilà équipé de bois en quantité, de métal pour fabriquer clous et fixations et de quelques autres matériaux, quoiqu’en moindre quantité » décrivit-il tout en suggérant la possibilité de construire quelques maisons en bois à destination des réfugiés.

« Tout ceci apporte des solutions à court terme ; j’en suis conscient. Pour le moyen terme nous avons emportés de nombreux lots de graines afin de relancer les plantations avoisinantes, et conservé les oboles puantes fournies par les chevaux du bord… puissent les dieux accorder à mes narines d’être un jour aptes à sentir une autre odeur que celle-ci. Bref… Nous avons aussi embarqué quelques vaches laitières bien qu’en nombre trop faible pour espérer en fournir à tous ces réfugiés. Mais qui sait, si nous trouvons un reproducteur, nous pourrons peut-être relancer quelques exploitations d’ici une année. Enfin nous avons tout ce qu’il faut pour pêcher en une grande quantité de poissons. Autrefois l’activité de pêche de la Garnaad suffisait à fournir une cité de la taille de Diantra ; il n’y a pas de raisons que les poissons se soient fait la malle entre temps. Bien au contraire, le ralentissement d’une activité normale a du faire exploser la quantité de poissons dans ces eaux. Nous avons tout ce qu’il faut comme filets pour commencer à rabattre le poisson dès que possible  » développe le marin.

« Une partie de ces poissons devrait aller dans des bassins que nous creuserons afin de développer un « champ de poisson » comme ils en font dans le grand sud. C’est un travail sale et exigent, car il faut récurer sans cesse les bassins pour que les poissons n’étouffent pas mais ainsi, nous aurons de la nourriture à disposition » explicita Oscario.

« Le reste de l’inventaire est décrit dans ce carnet » affirme-t-il en désignant un registre tenu par un de ses sous-officiers.

« Mais tu sais désormais l’essentiel » achève-t-il en affichant toute la modestie possible pour un Anoszia.
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Oschide d'Anoszia
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MessageSujet: Re: Fils prodige et Fils prodigue. [Oschide]   Jeu 17 Mar 2016 - 9:02


Oschide écouta avec attention le descriptif détaillé d'une grande partie des denrées rapportées d'Ydril. De voir à quel point ce petit corps expéditionnaire avait été finement pensé et préparé pour lui venir en aide le réconforta au plus haut point. De voir son frère venir ainsi, telle la providence, eut finit de lui faire broyer du noir. Mine de rien, les derniers jours avaient été bien plus rudes. L'insurrection des diantrais avait été un avertissement fort douloureux à avaler et l'on avait déjà enterré les soldats morts la veille. Diantra n'était plus qu'une véritable ruche sans aucune reine pour la contrôler et il priait déjà pour qu'aucune nouvelle révolte ne vienne replonger la cité dans le chaos. Il invita dès lors son frère à prendre une monture et de le suivre. L'un de ses intendants resta avec les condotierres pour superviser leur entrée et veiller à la bonne livraison des matières premières et autres denrées. Sur le chemin du retour, Oschide et son frère cavalèrent ainsi en tête, laissant les autres capitaines et gens de bon aloi dans leur sillage. Les deux frères Anoszia étaient de nouveaux ensemble et personne ne réussirait à venir troubler leur retrouvaille.

Alors qu'ils cavalaient à faible allure et que les remparts de la cité se faisaient de plus en plus imposants et menaçants, Oschide vit en cet instant le bon moment pour échanger quelque conseils avant d'entrer.

-Nous avons essuyé une insurrection il y a quelque jours, d'où mon œil sous les bandes et les cicatrices toutes fraîches. La populace a crié sa colère de voir la cité plongée dans la mendicité et par l'absence de nourriture. Autant dire que ton arrivée est une bouchée d'air frais, même si j'avais imaginé une plus grande compagnie sous ton commandement.

Cette allusion l'incita à se poser des questions sur les derniers événements survenus dans le Soltaar. Ici, à Diantra, seuls quelques échos lui étaient parvenus et il craignait déjà d'entendre bien pire.

-Quelles nouvelles m'apportes-tu Oscario ? Comment se porte notre père et nos sœurs ? J'ai ouï dire que le duc est mort il y a peu dans des circonstances bien étranges. Que son épouse a pris la fuite sans attendre. Est-ce pour cette raison que tu as été retardé ? Notre famille, est-elle encore sous la menace ?



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Oscario d'Anoszia
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MessageSujet: Re: Fils prodige et Fils prodigue. [Oschide]   Jeu 17 Mar 2016 - 13:39

La monture d’Oscario cheminait à l’unisson de celle montée par le Duc. C’est au grand galop que les frères terribles issus d’Arichis remontèrent le lit du fleuve en direction de la Cité ; comme si Diantra les sommait de rejoindre ses murs au plus tôt.

« Notre famille est perpétuellement sous la menace » confirma Oscario sans sembler s’en alarmer outre mesure, comme si le fait était depuis le temps entièrement intégré dans la catégorie des lieux communs. L’inquiétude bien entendu restait permanente, principalement envers le devenir des enfants et des sœurs, aînées ou plus jeunes. Mais au pays, on comptait une chiée de cousins, de cousins de cousins, et si ceux-là étaient étrillés, resteraient encore les cousins de cousins de cousins. Chaque village pouvait devenir un point de retraite comme chaque grotte une caserne.

« De nos sœurs, je n’ai guère de nouvelles. Et père est égal à lui-même, comme en toutes circonstances » confessa Oscario d’un ton égal.

A l’approche des fortifications, le rythme de la course ralentit. A la fois pour pouvoir discuter quelques instants sans que l’air cinglant ne tranche les mots mais aussi probablement pour laisser à l’escorte le temps de refaire leur retard. D’une manière ou d’une autre, il suffirait à des révoltés d’éliminer Oschide pour foutre Diantra cul par-dessus tête. Evidemment, Oscario allait se montrer vigilant.

« Les hommes que je mène sont des condottieres, Oschide. Des mercenaires dont l’intervention n’incriminera pas le sud plus que de raison. Mais père veille sur nous comme une poule sur ses œufs par temps d’orage, tu peux en être certain. Etant des mercenaires, il te faudra les payer avec du bon or et respecter le contrat d’engagement que je te demanderai de contresigner. N’objecte pas que tes caisses sont vides ; père est un homme prévoyant : avec les hommes, j’emporte assez d’or à te remettre pour que tu puisses les payer durant des lustres. Ainsi que de la menuaille d’argent et de cuivre, afin que l’on puisse relancer le commerce en ville » annonça le cavalier en tirant sur la bride de sa monture.

Il contrôla l’avancée de leurs poursuivants et plaça quelques mots de plus à l’intention d’Oschide.

«  La rumeur court plus vite à terre que par mer, semble-t-il. Nous avons appris la nouvelle lors de notre halte à Scylla : Maciste n’aurait pas supporté une mauvaise toux et la jeune Kahina d’Ys aurait fermé boutique dans le Soltaar pour reprendre une vie plus simple en ses terres d’origine » décrivit-il en affichant une moue clairement dubitative. S’il existait quelque chose d’encore plus pourri que de coutume au royaume du Soltaar, Oscario ne semblait pas vouloir en avoir connaissance.

Avec la prudence d’un chat craignant la bastonnade, Oscario porta son regard sur les créneaux et la lande environnante.

« Les insurrections sont parfois spontanées » dit-il sans avoir besoin d’énoncer le fait qu’elles étaient le plus souvent commandées.

« La nourriture et les renforts devraient momentanément apaiser les ardeurs ; aurais-tu déjà quelques idées sur la manière de profiter de ce répit ? » lui transmit-il rapidement.

« Mon conseil serait le suivant, Oschide : voir Diantra comme un navire livré à la tempête. Tout ce qui entoure la ville nous est hostile et entre ses murs, nombre de dangers demeurent. Si nous étions sur un navire, je te dirai qu’il faut remettre tout le monde à la tâche, désapprendre aux insurgés la mécanique de la colère et leur réapprendre ce qui fait la vie de tous les jours. Il faut parer au plus pressé, assurer le quotidien et la sécurité, et bien entendu, gagner les cœurs. Tu es grandement occupé aux affaires de la cité et à assurer le maintien de l’ordre. Mon conseil serait d’envoyer ton frère se salir les bottes sur les chantiers, faire les bonnes œuvres auprès des nonnes de Notre-Dame de Deina et remettre les artisans et les commerçants à l’œuvre. Ce frère est un faquin. Il râlera et tentera d'échapper à son devoir par mille excuses. Mais tu ne céderas pas. Démontrons-leur que les gens du sud peuvent aussi être du coin  » ponctua-t-il.

« C’est que je suis né ici » rappela-t-il à son frère pour la forme mais en soulevant un argument qui pourrait peut-être jouer en sa faveur lorsque viendrait l'heure de côtoyer les habitants de la cité.  
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Oschide d'Anoszia
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MessageSujet: Re: Fils prodige et Fils prodigue. [Oschide]   Sam 19 Mar 2016 - 19:28

Oschide éprouva quelque réconfort à écouter son plus jeune frère parler pendant la chevauchée. Isolé depuis tellement longtemps, la vie à Diantra n'avait été qu'une succession de désillusion et de sacrifice. Les tombes fraîchement recouvertes non loin de la grand route pouvaient en témoigner. Le duc avait ruminé dans son coin depuis ces derniers agissements et l'attente de voir des renforts s'était fait plus long chaque jour de cette nouvelle année. Nouvelle année d'ailleurs fêtée sommairement, mais les temps n'étaient guère encore aux célébrations et aux fêtes.

Ainsi fait, son père lui avait envoyé des condottieres d'Ydril. D'autres mercenaires viendraient rejoindre ses troupes et celles de son vassal de Missède, même s'il doutait encore que trois cents hommes suffiraient à stopper l'hémorragie. Pourtant, suite aux idées d'Oscario et à ses propositions, il ne put que sentir le poids de Diantra se faire moins lourd. Son père avait vu juste en l'envoyant à ses côtés, car ce n'était pas un homme de guerre qu'il lui fallait, mais bien un homme capable de s'immiscer un peu partout pour trouver des solutions.

Ils passèrent les grandes portes, sous les yeux tantôt curieux, tantôt désintéressés de la populace qui commençait à s'agglutiner dans les ruelles. Les cavaliers de tête demandèrent aux badauds de faire place au duc et à son frère, mais ils leur fallut hausser la voix et gueuler à tout-va pour se frayer un passage.

-En un autre temps, je t'aurai bien proposé d'aller à la digue du fût, mais je doute que nous ne fassions bonne impression. Tu n'auras droit qu'aux bouteilles de notre père en guise de rafraîchissement.

Au lieu de faire route vers l'imposant château aux innombrables tourelles, les deux frères cavalèrent en direction de l'hôtel de leur père. Une fois passé le portique et laissé les chevaux dans la cour intérieure, Oschide l'invita à le suivre dans la salle de réception et prit la première chaise qui vint.

-Je te laisse choisir la bouteille. Celles d'en haut sont les meilleures si tu te souviens, dit-il en repensant aux interdictions répétées de leur père pour que ces bouteilles ne soient bues qu'en de grandes occasions.

Une fois la bouteille ouverte et les verres remplis, Oschide put repenser aux paroles de son frère, tout en faisant tournoyer le liquide.

-Tu dis pouvoir te salir les bottes, à ta guise, reprit-il en levant son verre. Je manque de tout ici, et encore plus d'hommes de confiance. Les notables du coin sont aussi fiables que des putains d'Ithri'Vaan et il nous faudra un temps incertain pour remettre la cité à flot. Mais je ne compte pas m'éterniser ici indéfiniment. Bientôt, Diantra retrouvera son roi et ce pot à merde lui reviendra, de droit.

Il but son vin presque cul-sec en imaginant bien la tête de leur père en le voyant boire ainsi l'un des meilleurs crus de la péninsule.

-J'ignore ce que comte faire notre père à la cour de Soltariel, mais je l'imagine aussi isolé que je puisse l'être ici. La mort du duc Maciste et la fuite de son épouse plongeront la cité dans une lutte de pouvoir et je crains nos ennemis bien trop nombreux pour que le dragon réussisse à prendre l'ascendant. Ce pourquoi, j'attendais ton arrivée pour pouvoir prendre la route vers le nord afin d'y rencontrer ses seigneurs. Nous ne pouvons pas rester focalisés uniquement vers le sud si nous voulons lutter contre la ligue. Le nord est resté profondément loyal envers la couronne, il me faut savoir si je puis compter sur leur aide, tu comprends ?

Oscario l'avait peut-être compris, mais il voulait lui léguer le fardeau de Diantra pendant son absence. Cela était bien plus que de se salir les bottes, mais il n'était question de rechigner à la tâche. Le nord pouvait être un allié et un atout bien efficace pour lutter contre la ligue s'il le fallait et son frère n'en ignorait probablement pas les raisons.

-Si tu l'acceptes, le baron de Missède viendra afin de tenir la cité à tes côtés. Le capitaine Colleoni, de la compagnie du Trait, veillera également à ce que l'on suive tes prérogatives, dit-il d'un air aussi sérieux qu'aurait pu l'être le vieux dragon. Père souhaitera sûrement avoir des nouvelles de ton arrivée également, il faudra lui informer que Diantra n'est pas encore suffisamment sécurisée pour y recevoir le jeune Roi. Cette ville peut exploser à n'importe quel moment...

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Oscario d'Anoszia
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MessageSujet: Re: Fils prodige et Fils prodigue. [Oschide]   Mer 23 Mar 2016 - 9:38

« Eh bien pour commencer » dit-il en retournant du côté de la cave à vin inspecter les bouteilles.

« Il va falloir que je réhabitue mon palais au bon gout du vinaigre et de la piquette » ajoute Oscario en farfouillant à l’endroit où les crus de plus basses exactions – mais d’excellente facture, il s’agissait d’une cave comme il n’en existait rarement à Diantra et de par le monde – sommeillaient. Il épousseta une bouteille dont l’étiquette avait connu de meilleurs jours. La quantité de poussière était telle qu’on aurait pu la croire sortie d’un trésor de l’antique Nisétis.

« Disons que j’accepte » considère le puiné en débouchant le contenant avec le naturel conféré par la force de l’habitude. Il remplit les deux verres de ce vin de basse exaction et vida le récipient d’un trait.

« Vinaigre » commente le jeune homme en affichant un air aigre.

« Tu ferais bien d’en prendre quelques-unes pour ceux du nord ; ils ont parait-il des goûts particuliers, du genre « impropres à la consommation ». Ton voyage ne sera pas sans danger et ton stoïcisme risque d’être mis à rude épreuve. Pour tout t’avouer, ce n’est pas un caillou que tu laisses dans ma chaussure mais une Diantra dans ma botte. J’aurai du me méfier. Mais il est trop tard. Et j’aurai du me taire. Même si cela relève de l’impossible, j’en conviens. Diantra, rien que ça » grince-t-il un instant avant de tenter de saliver quelques instants pour évacuer l’acidité du vin de ses papilles.

N’avait-il pas dit qu’il râlerait ?

« Nous avons entendu lors de l’une de nos haltes que la DameDieu s’était exprimée en faveur du jeune roi. Ses opposants n’en ont-ils cure ? Leur outrecuidance ira-t-elle jusqu’à renier la voix de la Déesse ? Si tel est le cas, le royaume est tombé bien bas » regrette-t-il.

« La politique me lasse et m’ennuie. Parler vrai. Parler fort. Brailler un peu peut-être. Voilà ce que je sais faire. Et pour les mécontents, s’adresser à ma protectrice qui prendra les plaintes en note » adoube-t-il en soulevant légèrement sa sabrière au fourreau.

Suite à cette déclaration, il considéra longuement le plafond.

« Assez râlé » dit-il en se levant et en se resservant un verre de vinaigre qu’il vide à nouveau d’un seul geste décidé.

« Fichtrement bon au final, et juste un avant-gout de ce que Diantra me réserve » pérore-t-il pour la forme.

« Grimpe sur ton cheval, préviens tes subsides et tes vassaux, envoie une estafette auprès de notre père. Et pour le reste, reviens-nous vite » conclut-il provisoirement.
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Oschide d'Anoszia
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MessageSujet: Re: Fils prodige et Fils prodigue. [Oschide]   Sam 26 Mar 2016 - 15:01

Ce n'est pas sans émettre une certaine forme d'appréhension que son frère accepta de gérer la cité durant son absence. Cette attitude ne le choqua pourtant pas un seul instant. Oscario devait bel et bien comprendre les raisons qui le poussaient à quitter Diantra, mais il devait surtout deviner le rôle qu'il lui réservait. Le but de la manœuvre n'étant aucunement de se montrer tous les jours devant la foule comme le régent de la cité, mais bien d’œuvrer à droite et à gauche pour tenter de calmer les ardeurs de la populace. Bien que son frère excellait sur les océans, Oschide ne douta pas un seul instant de le savoir aussi bien à son aise pour agir dans l'ombre.

Néanmoins, un point vint lui provoquer un début de toux qui manqua presque de lui faire recracher le nectar du patriarche. Lorsque Oscario aborda le cas de la DameDieu, Oschide ne put qu'esquisser ensuite un vague sourire mêlant nervosité, colère et sarcasme.

-La DameDieu, par l'intermittence de ses portes-paroles, nous a rapporté beaucoup de chose ces derniers temps. L'élévation d'un Roi sorti de nulle part, la reconnaissance d'un jeune Roi qui pourrait être une imposture. Alors Oscario, je te le demande. Depuis quand la DameDieu interfère-t-elle dans les intérêts de notre famille ? Aujourd'hui, les rois naissent, vivent et meurent à un rythme effréné. Mais nous, nous sommes encore là et notre père peut en témoigner. Chercher des alliances, arranger des mariages, prêter de l'argent, promettre notre soutien ont toujours fait parti de nos prérogatives, peu importe alors qu'un tel où un tel ait eu l'idée de bafouer les préceptes de la Dame.

Il prit une nouvelle gorgée.

-Je préfère laisser la religion au bas peuple, reprit-il. Il en a bien plus besoin que nous.

Son amertume vis-à-vis de Néera datait du grand conseil de Diantra. Ce fameux jour où la grande prêtresse était venu briser ses rêves et ceux de Nimmio pour imposer son candidat d'Erac. A ce point-là, ce n'était même plus de l'amertume finalement, mais bien de la haine. Oscario dut comprendre à ce moment-là qu'il ne valait mieux pas l'amener sur des sentiers escarpés comme celui-ci.

-Notre oncle ne tardera pas à arriver avec des renforts, et notre sœur Cornélia arrivera de Langehack pour t'accompagner. Tu ne seras plus le seul Anoszia dans cette cité qui nous a vu grandir.
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