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 Les portes du placard [PV Zaahrian]

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Zaahrian
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MessageSujet: Re: Les portes du placard [PV Zaahrian]   Sam 14 Mai 2016 - 23:34

Zaahrian n’eut pas à attendre longtemps pour que Ìrim se réveille à son tour. Il avait probablement senti le blond remuer même s’il avait fait attention pour ne pas le déranger. En tourna la tête, il le vit lentement ouvrir les yeux, luttant contre la torpeur du sommeil. Il était vraiment beau dans cette lumière. Zaahrian ne pensait jamais penser cela d’un demi-drow, mais son visage était vraiment splendide, tout comme le reste de son corps. Il n’avait vraiment rien à envier de ce côté-là. Ìrim se retourna sur le ventre pour pouvoir lui faire face et déposa un baiser sur ses lèvres qui fit sourire l’assassin qui soupira de contentement. Malgré la douleur, il pouvait difficilement être plus content. Toutefois, le sens de l’observation aiguisé du guérisseur ne laissait rien passer et il vit son air pensif.

— Oh non! Je n’ai pas passé un meilleur moment depuis longtemps au point que j’aimerais beaucoup recommencer, encore et encore. Malheureusement, je ne peux pas promettre que ça va arriver.

Il fit la moue comme un enfant le ferait avant de sourire. Il posa une main sur la joue d’Ìrim qu’il caressa.

— Ça n’arrive pas souvent qu’on rencontre des gens… comme nous. De mon côté, je les compte sur les doigts d’une seule main et ça inclut la nuit que nous venons de passer. La vie que je mène est plutôt incertaine. Je ne sais pas pour combien de temps je vais être encore à Thaar ni où je vais aller ensuite. Donc, il est possible que je disparaisse. Je ne fais pas ça pour le plaisir de la chose. J’ai une grande gueule, je joue les arrogants, mais j’ai encore assez d’honneur pour ne pas faire ça. Enfin, je me tracasse sans doute pour rien. Qui sait, tu m’auras probablement dans les pattes pour un moment encore à moins que tu ne le veuilles pas! Même si tu ne le veux pas, j’ai tendance à être tenace. En plus, tu as été une trop bonne surprise pour que je te laisse filer aussi facilement!

Zaahrian s’étira langoureusement, essayant d’ignorer la douleur qui lui vrillait toujours les reins. Ce fut intense à plus d’un niveau, mais l’assassin préférait jouer franc jeu. Il parlait avec sa désinvolture habituelle, mais il était sérieux. Il ne savait pas pour combien de temps il sera encore à Thaar et il ne savait pas non plus où il allait aller ensuite. Il pensait à son père qui devait l’attendre au pays des elfes. Il pensait aussi à la Péninsule où la situation chaotique était pleine de promesses pour un assassin en quête de contrats juteux. C’était juste dommage que le roi actuel soit un enfant et dont certaines rumeurs le disaient déjà mort. De toute façon, Zaahrian ne tuait pas des enfants. Même si on lui offrait une somme astronomique pour le faire, il ne sera jamais lié de près ou de loin dans la mort d’un enfant. En plus, les enfants ne devraient même pas être roi. On ne met pas une couronne sur la tête de quelqu’un susceptible d’encore faire pipi au lit!

— Je déteste devoir te demander ça, mais si tu pouvais faire marcher tes douces mains magiques sur moi, ça me serait d’un grand secours. Tu as été plein de surprises la nuit dernière. D’habitude je suis celui qui mène la danse, mais tu t’es rapidement imposé. Tu as eu quelque chose que je n’ai jamais donné sauf au tout premier il y a longtemps déjà. J’avoue ne pas être très habitué de ce côté-là et la nature t’a fort bien équipé…

Une main coquine descendit vers l’objet de ses compliments avant de remonter pour simplement caresser son torse.
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Ìrim'Urn Elenarda
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MessageSujet: Re: Les portes du placard [PV Zaahrian]   Jeu 26 Mai 2016 - 13:03


Recommencer, encore et encore… tenter de nouvelles choses, lui faire découvrir nouvelle sensation après nouvelle sensation… c’est vrai que l’idée était tentante. Tu n’aurais pas attendu une seule seconde pour t’y atteler si seulement l’air n’avait pas été à la mélancolie, et si ton amant n’avait pas recommencé le jeu du mystère et de la distance. Raison de plus pour refermer la distance. S’il n’avait pas la possibilité de jouer plus tard, alors pourquoi ne pas jouer maintenant ? L’idée à elle seule suffisait à remettre un peu de vie en ton membre endormi.

- Tu sais, je n’ai pas besoin de promesses…

Le reste, d’une certaine manière, tu le vois comme une déclaration de sa part, faite à sa façon. C’est que malgré ses grands airs il s’était attaché à toi plutôt vite le bougre. Après tout, comment ne pas s’attacher à toi après que tu aies tant donné ; et si c’est ce qui l’inquiétait, à l’instant présent, pour rien au monde tu ne laisserais passer une chance de garder son fabuleux fessier auprès de toi. Tu n’as plus envie de perdre ni le postérieur ni son propriétaire en vérité. Tu sens que Zaahrian a quelque chose à t’apporter, qu’avec lui tu pourrais vivre quelque chose, et même si ce qu’il pourrait advenir d’un vous est encore ambigu, et que tu imagines l’influence de tes hormones toujours plus forte que celle de ton cœur à l’heure présente, ce dernier n’en a pas moins commencé à battre.

- J’ai des responsabilités ici sur les terres Thaaries. Peut-être moi aussi partirai-je un jour, mais si le monde t’appelle avant que je ne sois prêt, alors je ne pourrai pas te suivre. Tu resserres ton étreinte Alors autant en profiter tant que l’on le peut encore.

Sauf qu’il n’était pas encore prêt à pleinement en profiter, ou plus exactement, pas en état. Tes démonstrations de la veille avaient définitivement laissé leur marque, plus profondément que tu ne l’imaginais… Tu ne pensais pas que la douleur aurait pu lui être si intense, pas au point du moins d’avoir besoin de tes soins, mais Zaahrian avait l’habitude d’être celui qui fait les avances plutôt que celui qui les reçoit, et pour quelqu’un de peu habitué à cet ordre de choses, te recevoir était visiblement plus ardu que tu ne peux le concevoir, mais étais-ce réellement si étonnant ? Tu t’amuses régulièrement à railler certaines de tes patientes, blessées dans leur intimité par des partenaires à la fois trop aventureux et trop gâtés, et du peu que tu en sais, tu étais mieux loti encore que la majorité d’entre eux… et ça, Zaahrian semblait vouloir te le faire comprendre en images, puisque sa main laissait un coquin compliment sur ton entrejambe déjà à l’affut de la moindre attention.

- Disons simplement que j’ai craqué le premier et que tu ne conçois pas les places comme pouvant être échangées Il faut dire que tu sais provoquer les choses. Mais ne t’inquiètes pas, c’est avec plaisir que je te soulagerai de la douleur ; je ne suis pas de ceux prenant plaisir à la souffrance de leurs partenaires, tu jettes un œil à ta virilité grandissante, sauf s’il on m’y force bien sûr.

Mais quand il suffit d’un si simple toucher pour attiser ta gourmandise, alors il est bien facile de t’y forcer. Tu serres à nouveau Zaahrian contre toi, reprenant ta dose de peau à peau comme s’il s’agissait de la plus addictive des drogues, et t’emparant de ses lèvres furent-en-t-elles l’antidote. Tu t’autorises à te laisser aller encore un moment avant de te mettre au travail, et bientôt, ton mât aura repris ses proportions de haute gloire, signe qu’il est temps pour toi de briser l’étreinte et de te lever. Debout de toute ta hauteur, l’étincelle dans l’œil, te voilà impérieux à nouveau.

- J’aurais juste une faveur à te demander avant tout. Tu souris d’un air satisfait Je sais que je n’ai en théorie plus aucun habit, mais je ne pense de toute façon pas être capable d’enfiler un quelconque habit dans cet état-là. Il serait peut-être une bonne chose que tu m’aides à m’occuper de ce problème avant que je ne marque l’heure de notre départ en te guérissant. Tu entoures ta virilité de tes mains, lui apposant un lente caresse, démonstration de ce que tu recherches, puis tourne à nouveau l’œil vers le blond. Qu’en dis-tu ?
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Zaahrian
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MessageSujet: Re: Les portes du placard [PV Zaahrian]   Dim 29 Mai 2016 - 1:40

Ìrim n’avait pas besoin de promesses et c’était tant mieux ainsi, car Zaahrian ne pouvait pas lui en donner. Il était soulagé bien que ce ne soit pas sa nature de s’en faire pour ce genre de chose. L’assassin avait rapidement compris que, vu son style de vie, il lui était tout simplement impossible de faire des projets à long terme. Il devait profiter de la vie au maximum en étant conscient que tout pouvait s’arrêter brusquement sans possibilité de revenir en arrière. Zaahrian espérait qu’au moment de sa mort, il puisse regarder en arrière et se dire qu’il avait vécu sa vie comme il le fallait, peu importe qu’elle ait été longue ou brève. Ìrim faisait partie de ces chances qu’il fallait saisir lorsqu’elles se présentaient sans se poser de questions. Zaahrian ne parlait pas de sentiments ou d’engagements; c’était beaucoup trop tôt encore. Non, c’était simplement l’occasion d’être pleinement lui-même avec quelqu’un qui le comprenait sans le juger. Évidemment, il y avait encore ce petit détail mineur et sans importance à propos de sa véritable profession qui échappait totalement à Ìrim. Zaahrian savait également que si le semi-drow devait l’apprendre, il lui en voudrait énormément de lui avoir menti de la sorte. Après tout, le blond pratiquait un métier en totale contradiction avec les valeurs profondes du guérisseur. Il était payé pour prendre des vies alors qu’Ìrim sauvait les gens en refusant d’être payé. Soudainement, il s’en voulait de lui cacher la vérité, mais égoïstement, il voulait continuer à lui mentir pour profiter le plus longtemps possible de cette relation qui venait de naître entre eux. Il était franchement bien dans les bras de cet homme surprenant.

— Les gens ici ont de la chance d’avoir un guérisseur aussi doué que toi. Je peux comprendre sans mal que tu as des responsabilités ici. On compte sur toi! Alors, oui, avant que le monde nous appel l’un ou l’autre, autant profiter du temps que l’on a…

Zaahrian aurait pu facilement passer la journée entière, vautré sur ce lit en compagnie d’Ìrim. Au diable les responsabilités! Il voulait oublier le monde et ses obligations pendant une seule journée pour être avec le guérisseur. Thaar n’allait pas s’écrouler s’il était absent pendant quelques heures de plus.

— Dès que j’ai posé les yeux sur toi, j’ai eu envie de te séduire. Toutefois, il m’a fallu un peu de temps pour comprendre que j’avais véritablement une chance d’y parvenir. Comme je te l’ai dit, il est rare de rencontrer des gens qui partagent les mêmes affinités que nous et les signaux ne sont pas toujours clairs.

Les bras du guérisseur se refermèrent sur lui alors qu’il venait chercher ses lèvres pour un autre baiser. La caresse était délicieuse et éveillait ses sens. Il en oubliait la douleur qui irradiait toujours son bassin. Le désir naissait également chez Ìrim dont le corps commençait à le manifester de façon très visible. Au plus grand regret de Zaahrian, le guérisseur quitta le lit pour se mettre devant lui. Toujours étendu, l’assassin avait maintenant une vue imprenable sur le membre fièrement dressé de son compagnon. À la lumière du jour, il était plus glorieux encore et désirait manifestement qu’on lui accorde de l’attention.

— En effet, dans cet état, aucun pantalon ne pourra te contenir. Je peux cependant m’assurer que tu puisses à nouveau te vêtir pour quitter cet établissement sans causer de commotion que pourrait provoquer tant de… splendeur.

Il n’aurait pas eu à lui demander. Le simple fait de le voir dans cet état lui donnait des envies déplacées. Zaahrian se redressa en position assise semblant oublier soudainement qu’il avait mal. D’une main, il empoigna sans gêne le membre dont la chair était dure et chaude sous ses doigts. Il apprécia la douceur caractéristique de l’épiderme avant de lui imposer un va-et-vient vigoureux. Le blond ne pouvait pas rester totalement insensible à ce spectacle et son corps commençait aussi à réclamer de l’attention. Son prince était toutefois exigeant et il allait s’occuper de lui jusqu’au bout avant toute chose.

— Alors, mon prince, dis-moi que tu aimes ça.
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Ìrim'Urn Elenarda
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MessageSujet: Re: Les portes du placard [PV Zaahrian]   Lun 30 Mai 2016 - 20:11


- C’est plus que parfait.

Ton corps portant encore le souvenir de la nuit de la veille manque de patience. Tu profites tant que tu le peux du doigté de ton partenaire, jusqu’à finalement ne plus pouvoir tenir, moment auquel sans prendre la peine de lui demander son avis, tu lui rends avec un plaisir non feint le service. Ça ne valait pas la première expérience, ni pour toi, ni pour lui, mais les petits plaisirs méritent autant que l’on prenne le temps de les déguster que les plus grands… n’est-ce pas vrai ?

- Et bien ton regard se fait presque attristé Il est temps que je m’occupe des quelques désagréments que je t’ai créé.

À nouveau tout contre lui, baignant dans la lourde combinaison de vos senteurs masculines, à nouveau échangeant de fugaces baisers, tu finis par te résigner. Tu as profité du temps, mais le temps de profiter est passé. Ta conscience te rappelle, tes responsabilités te reviennent en mémoire, envers lui comme envers les autres. Cette fois tu ne resserres pas ta poigne pour lui faire mal, mais pour effacer la douleur. Tes doigts désespèrent de le caresser alors que sa peau s’illumine, et tu plonges dans un état de profonde concentration, à la recherche des sensations de la fois précédente, celle où tu avais guéri sans infliger de douleurs inutiles.

- Serre la mâchoire, ça risque de ne pas être très plaisant.

Tu puises dans tes forces autant que dans les siennes, démultipliant le pouvoir régénérateur de a peau, éliminant les toxines, mais provoquant dans les mêmes temps un travail bien trop poussé de son organisme. Les cicatrices disparaissent lentement, les crampes s’effacent, mais le traitement se fait dans la douleur ; heureusement moins forte qu’elle ne l’aurait été en temps normal. Tu progresses dans ton art Ìrim, mais il te reste encore énormément de chemin à faire avant de pouvoir te targuer d’intégrer le cercle très fermé des Grands Guérisseurs. Au moins les résultats en valaient-ils la chandelle. Une minute à peine, voilà qui te suffisait à effacer toutes les traces de la soirée… ou presque.

- Maintenant il n’y aura plus que les draps et nous pour se souvenir de ce qui s’est passé ici.

Signe qu’il est temps de quitter les lieux, sauf que tu ne pouvais pas te permettre de le faire, plus maintenant que les vêtements dans lesquels tu avais dépensé une bonne part de tes économies étaient réduits en charpie. Te montrer nu ne te dérangerait en vérité pas le moins du monde, ton corps étant quelque chose que tu prends plaisir à montrer plus qu’à cacher ; mais un tant soit peu de respect pour la société t’oblige à t’enquérir de cette situation. Tu te lèves donc, définitivement cette fois, marquant ton intention en ce moment de reprendre le cours normal de vos vies.

- Maintenant que je peux enfiler un pantalon, il ne reste plus qu’à trouver un moyen de me fournir un pantalon.

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Zaahrian
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MessageSujet: Re: Les portes du placard [PV Zaahrian]   Sam 4 Juin 2016 - 17:36

C’était peut-être un peu exagéré de dire qu’il avait le regard attristé, mais Zaahrian s’était bien amusé et il regrettait le moment de la séparation, car il ne savait pas quand ils se reverraient. Il s’était donc appliqué à lui faire plaisir une ultime fois, profitant de chaque minute jusqu’à ce que leurs obligations respectives ne les amènent sur des chemins différents.

— Oui, peut-être un peu. En toute sincérité, j’aurais préféré paresser toute la journée sous les draps en agréable compagnie.

Ìrim lui avait promis des soins pour le soulager de la douleur qui lui vrillait les reins sournoisement. À nouveau réuni dans une étreinte fugace, le mage l’empoigna solidement tout en lui rappelant que les prochains instants ne sont pas agréables pour lui.

— T’inquiète pas, j’ai l’habitude. Dit-il un sourire aux lèvres.

Enfin, il sentit la magie opérer en lui. La douleur s’intensifia au point de pratiquement le paralyser. Zaahrian avait mal, mais pas un mot ne franchissait ses lèvres. Il agissait comme quelqu’un qui était habitué à la douleur. Il supporta dans un silence absolu le traitement jusqu’à ce que la douleur soit remplacée par intense sentiment de soulagement. C’est lorsqu’il expira que Zaahrian réalisa qu’il avait retenu son souffle durant tout le processus. Ce n’était pas la première fois qu’il subissait un traitement magique de la sorte. Il savait que ça ne se ferait pas sans douleur.

— C’est toi qui te fais nostalgique maintenant? Ne t’inquiète pas, je ne suis pas du genre à oublier. Je n’ai peut-être plus mal, mais je vais me souvenir de chaque parcelle de ton corps, c’est certain.

Zaahrian se leva lui aussi et fouilla à travers les lambeaux de tissus ses propres vêtements. Heureusement, ils n’avaient pas trop souffert de la vigueur monstrueuse d’Ìrim à l’exception de sa tunique qui avait été un peu déchirée au niveau des coutures. Il devra s’en contenter jusqu’à ce qu’il puisse se changer. Par contre, Ìrim n’avait rien du tout à se mettre et il ne pouvait quand même pas quitter la chambre aussi nue qu’au jour de sa naissance.

— Donne-moi une demi-heure et je vais te trouver des vêtements convenables. Après les soins que tu m’as donnés, c’est à mon tour de te rendre service.

Il se dirigea vers la fenêtre par où il était entré la nuit d’avant. Il en ouvrit un volet et se pencha pour observer ce qui se passait à l’extérieur.

— Je reviens.

Un clin d’œil et l’assassin blond avait disparu, aussi agile et silencieux qu’un prédateur. Une bonne demi-heure passa avant qu’il ne revienne avec les vêtements qu’il avait promis. Où les avait-il trouvés? Mystère! Toutefois, la présence de plumes dans ses cheveux ainsi qu’une égratignure toute fraiche sur sa joue laissait entendre qu’un poulet avait été impliqué à un moment ou à un autre de sa quête.

— Tiens, ce ne sont pas des vêtements dignes d’un prince, mais ils devraient pouvoir te permettre de rentrer chez toi sans causer une émeute. Bon… Je suppose que c’est le moment de se dire au revoir…
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Ìrim'Urn Elenarda
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MessageSujet: Re: Les portes du placard [PV Zaahrian]   Mar 7 Juin 2016 - 12:17


Une demi-heure d’attente ? Que pourrais-tu bien faire pendant une demi-heure d’attente seul dans une chambre vide, si ce n’est penser. Penser à ce qu’il venait de se passer et réfléchir à ce qu’il pourrait se passer. Tu as passé une excellente journée en la compagnie de Zaahrian. Oui c’est vrai, les jeux d’œillades du tout début t’ont été autant source d’agacement que d’entrain, mais ils auront eu le mérite de piquer ton intérêt à vif. S’il y a une chose que le semi aura réussi à faire, c’est te tenir en alerte tout du long de votre entrevue , chose que peu peuvent se targuer d’être capables de faire. Et puis la nuitée… tu ne saurais pas comment la décrire autrement qu’en disant… non tu ne saurais pas du tout la décrire en vérité. Zaahrian est bâti comme tu les aimes, une musculature bien entretenue sans être trop proéminente, juste le parfait chouïa moins massive que la tienne, et pour ne rien gâcher, il a un beau visage, et des lèvres délicieuses ; mais surtout ; il a un cul à t’en faire rêver éveillé, et ça tu ne pourras jamais l’oublier. Qui aurait cru que sous ses pantalons se cachait une telle invitation à la débauche ? Au diable les jugements de ton entourage, tu te laisserais cracher dessus, lyncher et brûler si ça voulait dire que ce cul pouvait t’appartenir à toi et à toi seul pour le restant de ton éternité.

Oui tu t’es épris des atours de Zaahrian. L’enveloppe te plaît, le personnage t’amuse, mais connais-tu réellement l’Homme ? Non. Et loin de là. Finalement, il devait probablement en avoir plus vu de ta personne que lui de la sienne, ou alors était-il toujours ce même boute-en-train. Le temps vous le dirait, si seulement vous l’aviez. Pour deux êtres presque immortels, voilà que vous vous retrouviez bien pressés par l’horloge. Lui sur le chemin du départ, et toi pris par tes responsabilités, vous n’aviez l’un ou l’autre qu’une mince marge de manœuvre pour décider de tout lâcher, de vous abandonner, et de suivre votre amant pour le meilleur et pour le pire, en espérant que tout aille pour le mieux, comme dans les contes de fées, ambiance chaste en moins.
Sauf que la réalité est bien loin des histoires contées par les parents à leurs jeunes enfants à l’orée de la nuit. Dans votre monde, toi abandonnant tout pourrait coûter des vie pour te récompenser d’une relation superficielle, plus charnelle qu’amoureuse et sur le long terme non-fonctionnelle. C’est vrai, à défaut de mieux, tu n’aurais pas refusé de faire de lui un simple compagnon de nuit, mais son postérieur si beau soit-il ne vaut pas que tu sacrifies l’établissement que tu as tant de peine à tenir, et les vies que tu y sauves. Que ton dispensaire soit brisé, et c’est toi qui le sera, et pour personne tu n’accepterais d’être brisé.

Le retour d’un Zaahrian souriant ne manqua pas de te sortir de tes réflexions pour lui poser sur les lèvres un long baiser de remerciements qui serait peut-être le dernier. C’est cher payé pour des vêtements si quelconques, mais après tout ce qu’il a fait, tu le lui dois bien. Tu enfiles le gilet et les braies d’un trait avant de lui enlever, sans te priver de rire, quelques une des plumes mêlées dans sa crinière.

- C’est que tu as dû mener un combat acharné pour revenir avec ce trésor on dirait. En tout cas, tu as l’œil. C’est exactement ma taille.

Tu poses une main sur sa joue, la caressant doucement alors que tu t’éloignes lentement, déception apparente au visage.

- On dirait que nous avons tous les deux un chemin à reprendre. Peut-être nos routes se croiseront-elles à nouveau. Qui sait ?

Et tu sortais de la chambre, comme tu y étais entré. Seul. Ne pouvant t’arracher à une seule et unique pensée.

Et maintenant ?

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Zaahrian
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MessageSujet: Re: Les portes du placard [PV Zaahrian]   Mer 15 Juin 2016 - 22:12

Zaahrian avait l’œil non pas parce qu’il a pour habitude de courir les rues de la ville pour trouver des vêtements à ses amants, mais parce qu’il a été entrainé pour gauger la force de ses adversaires. Un simple coup d’œil suffisait à Zaahrian pour déterminer les forces et les possibles faiblesses des autres et il avait eu toute la nuit avec Ìrim pour l’observer sous toutes les coutures. Il le regarda s’habiller sans cesser de sourire. En fait, il n’avait pas arrêté de sourire depuis le réveil au point qu’il devait sembler idiot. Ça n’avait pas d’importance. Pour l’une des rares fois dans sa vie, il avait l’impression que tous ses problèmes étaient sans importances. Tout allait bien et rien ne pourrait le troubler, pour aujourd’hui du moins. Il regrettait cependant que cette relation ait pour base un vilain secret, mais Zaahrian ne pouvait pas lui dire qu’il était un assassin. Il savait que la réaction d’Ìrim risquait d’être très violente et désagréable, car il avait compris qu’il chérissait la vie et la protégeait alors que Zaahrian était payé pour tuer. Pour l’instant, il n’avait pas besoin de lui dire et il souhait que ce moment n’arrive jamais.

— J’ai peut-être bousculé une poule par accident en revenant ici. C’est plus agressif qu’on le pense…

Il rit en repensant à ce qui venait d’arriver. Zaahrian passa une main dans ses cheveux pour en chasser les plumes restante. Le duvet blanc tomba en tourbillonnant lentement vers le sol.

— En effet… Nous nous reverrons. Je suis doué pour retrouver les gens. Je vais te retrouver. Laisse-moi un peu de temps pour régler certaines choses, mais on va se revoir…

Ìrim quitta la chambre par la porte. Zaahrian ne le quitta pas des yeux jusqu’au tout dernier instant. Alors, son sourire s’élargi. Il tourna les talons pour faire face à la fenêtre. L’air plus frondeur que jamais, il s’élança vers l’ouverture baignée de lumière. La dernière chose que l’on entendit de lui fut un grand éclat de rire alors qu’il disparaissait dans les ruelles de la ville le cœur aussi léger que les plumes jonchant le plancher de la chambre, témoin silencieux de leur union.
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